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  • Pédagogie.

    La bonne façon de critiquer est d’encourager


    Ne vous imaginez pas pouvoir améliorer les autres en soulignant sans cesse leurs imperfections.
    Pourquoi est-ce qu’une personne serait motivée de s’améliorer puisque vous la critiquez? Si vous avez déjà une si piètre opinion d’elle, pourquoi ferait-elle des efforts?

    Si vous critiquez régulièrement quelqu’un, il devient complètement démotivé. Et vous obtenez l’effet contraire de vos critiques. C’est-à-dire que plus vous critiquez et moins la personne veut s’améliorer.Critiquer est une mauvaise méthode dans la grande majorité des cas.

    Pour obtenir quelque chose des autres, il faut les encourager même si la réalité n’est pas tellement fameuse. Il ne faut pas adopter envers les gens une attitude critique, car à ce moment-là vous les paralysez. Il est très souvent préférable de garder ses opinions négatives pour soi.
    Cela ne signifie pas qu’on doit fermer les yeux et ne pas voir que quelqu’un est en train de vous faire du tort. Si vous devez absolument souligner certains points négatifs du comportement de quelqu’un, faites-le avec une grande diplomatie. Faites-le en mentionnant également les qualités de la personne. Et mettez l’accent sur ces qualités, car si vous soulignez certains points négatifs de quelqu’un et que cette personne réagit en devenant défensive; alors celle-ci ne sera pas motivée à se corriger.

    En général, plutôt que de critiquer, il faut chercher à découvrir chez les autres des vertus et des qualités. Ces éléments positifs sont parfois cachés, et quelquefois la personne elle-même ne les connaît même pas. Il faut prendre l’habitude de regarder profondément dans les êtres au lieu de se limiter aux apparences. Celles-ci sont souvent trompeuses. Il est facile et peu noble de trouver les défauts. Mais pour trouver les qualités, il faut parfois une grandeur d’âme. Une fois les qualités de l’autre identifiées, il faut focaliser sur ces dernières, Ces bonnes pensées modifieront votre attitude face aux autres.

    « La meilleure façon d’avoir de bonnes relations avec les autres est de se concentrer sur leurs qualités, Et ensuite de les aider à exprimer le mieux possible celles-ci. »
    Allen J. Boone

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  • Les Indifférents

    J'ai passé pas mal de temps sur le net depuis deux jours, à lire divers sites, blogs, forums. A lire aussi les infos "officielles" et puis les sites d'infos parallèles, celles qui cherchent à ouvrir les yeux.

    Il y a une euphorie communicative et une force immense qui se déploient sur la toile. Rien de bêtement joyeux ou de niais mais une lucidité de plus en plus intense. J'ai l'impression que les Puissants perdent la partie, que la masse se retourne, que les consciences s'éveillent.

    Et puis, il suffit que je sorte et que par malheur, des obligations m'amènent à rejoindre une ville pour avoir l'impression de croiser des milliers "d'Indifférents". Ceux qui s'agitent devant des vitrines ou visitent fiévreusement tous les magasins, qui s'assoient à une terrasse pour "boire un coup", qui discutent du dernier PSG-OM ou de la dernière édition de "the voice". Cette impression de côtoyer des gens immatures, des consommateurs chroniques, des hallucinés.

    J'ai repensé à tout ce que j'avais lu ces deux jours et je ne comprenais pas cette distance immense entre ce monde de la ville et celui de la Toile. Comme s'il existait un espace futil et un espace spirituel et que les deux mondes évoluaient dans deux univers parallèles.

    Simultanément, j'avais le sentiment que cette indifférence nourrie de l'artificiel était extrêmement fragile, qu'un rien suffirait à l'ébranler, à en saper les fondements. Sans doute que cette crise financière et économique a ce pouvoir. Malheureusement. Car tout cela est forcé, tout se fait sous la contrainte et on sait, historiquement, que les crises imposées sont suivies de rebonds tout aussi hallucinés pour la simple raison qu'il ne s'agit pas d'un travail sur soi, sur la conscience mais juste d'une souffrance au regard de ce qu'on croit avoir perdu. Alors qu'il n'y avait fondamentalement rien du tout. Comme si le pouvoir d'achat avait un réel pouvoir sur la conscience de la vie. Un pouvoir d'effacement certainement mais absolument pas un pouvoir d'éveil.

    Alors, ces Indifférents pourront-ils un jour changer de voie ?

    Je pense qu'il est préférable d'être indifférent que convaincu. L'Indifférent n'a pas d'ancrage, il suit le courant. Il suffit par conséquent qu'un mouvement puissant se dégage pour qu'il éprouve le besoin de sy intéresser. Il ne vit que dans le mimétisme alors que le convaincu est un être borné, fermé.

    Personnellement ma seule conviction est de n'être convaincu de rien. Je suis même ouvert à l'idée que les politiciens peuvent contribuer à faire le Bien...C'est dire si je reste ouvert...

    Je ne suis pas Indifférent. Je cherche à connaître, à comprendre, à élargir mon champ de vision. Je refuse les conditionnements et les mouvements de masse lorsqu'ils ne sont que des mimétismes reproduits.

    Je ne sais pas d'où viendra le déclencheur d'un mouvement libérateur des consciences. J'espère qu'il ne s'agira pas d'un individu alliénant la masse, j'espère qu'il ne s'agira pas d'un prophète, on a déjà testé, c'est un échec cuisant dont on paie encore les dégâts, j'espère que rien d'identifiable ne permettra de situer le moment clé, qu'il n'y aura aucune raison historique, que personne ne pourra s'en attribuer la paternité.

    Les Gandhi, Luther King, Krishnamurti, Bouddha et autres personnalités charismatiques n'ont pas réussi à changer la masse. Justement parce qu'il y avait un attachement, une appartenance, une reconnaissance, des clans, des adeptes, des inconditionnels...

    Le mouvement ne viendra pas de nous, d'aucun homme en particulier. Je pourrais en être convaincu si je succombais à la prétention d'une telle prédiction. C'est juste que l'Histoire de l'Humanité n'a jamais montré un tel exemple. Rien n'a jamais duré.

    Chaque homme deviendra ce qu'il porte au plus profond en allant l'extraire lui-même.

    Il faut déjà cesser d'être indifférent à ce potentiel.

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  • Pensées intentionnelles. (spiritualité)

    Magazine | Articles

    http://www.inrees.com/articles/Nos-pensees-et-nos-intentions-influenceraient-elles-la-realite/

    Nos pensées et nos intentions influencent-elles la réalité ?

     

    Nos pensées et nos intentions auraient-elles la capacité d’influencer la réalité ? De changer notre vie et celle des autres ? D’après de nombreuses expériences scientifiques en physique quantique, cette idée ne semble plus irrationnelle. Explications avec la journaliste scientifique américaine Lynne Mc Taggart.
    © Andrew Myers
    Et si nos pensées exerçaient une influence sur la réalité physique ? Et si la vigueur de nos intentions, focalisées sur ce que l’on souhaite vraiment, avait le pouvoir d’induire de véritables changements dans notre vie et de façonner le monde qui nous entoure ? Le Secret, best-seller de Rhonda Byrne, traduit en quarante-six langues, évoquait déjà en 2008 la loi de l’attraction de la pensée. Selon l’auteure, il suffit de visualiser l’objet de nos désirs et d'être convaincu qu’on l’aura pour qu’un message soit alors envoyé à l’Univers, qui se débrouillera pour réaliser notre souhait dans n’importe quel domaine : amour, santé, bonheur mais aussi pouvoir, argent, biens matériels, etc. Une recette simpliste, généreusement saupoudrée de « magie » et de « new age », un peu dure à avaler pour les plus cartésiens – qui taxèrent ce livre de « tissu de mensonges » -, et trop difficile à digérer pour les plus ouverts d’esprit– qui reprochèrent à l’auteure de mélanger ambitions matérialistes et spiritualité.

    La même année pourtant, Lynne Mc Taggart, auteure à succès de réputation internationale, journaliste scientifique américaine primée et figure de proue parmi ceux qui se consacrent à l’étude de la conscience humaine, publie un ouvrage révolutionnaire, intitulé La Science de l’intention, dans lequel elle démontre, expériences et données scientifiques à l’appui, que la pensée dirigée ne serait pas une simple croyance et pourrait bien influencer la réalité.
    A en croire différentes conclusions de recherches sur la conscience humaine dans le domaine de la physique quantique, menées par d’éminents scientifiques du monde entier -comme le physicien Fritz-Albert Popp de l’Institut international de biophysique ou le Dr Gary Schwartz, professeur de psychologie, de médecine et de neurologie à l’université de l’Arizona -, il semblerait, en effet, que ce potentiel sommeille en chacun de nous. « Les plus récentes études de l’effet de l’esprit sur la matière, précise la journaliste, semblent indiquer que l’intention a des effets variables qui dépendent de l’état du sujet, ainsi que du moment où il émet une pensée et de l’endroit où il se trouve. L’intention a déjà été employée dans maints domaines, notamment pour guérir les maladies, modifier des processus physiques et influencer des événements. Il ne s’agit pas d’un don spécial mais d’une compétence apprise et aisément enseignée. En réalité, nous utilisons tous déjà l’intention dans de nombreux aspects de notre vie quotidienne. »


     

    Concrètement, qu’est-ce qu’une pensée ?


    De nombreuses expériences semblent indiquer que notre conscience n’est pas enfermée dans notre crâne, mais semble être une « substance » qui irradie hors des limites du corps physique. Une énergie ordonnée capable de traverser l’espace et le temps. « On sait aujourd’hui que les pensées sont une forme d’émission de biophotons - ces particules de lumière porteuses d’énergie émises par tous les organismes vivants : plantes, animaux, êtres humains. Elles créent une énergie qui émane de nous en permanence, explique la journaliste scientifique. Le fait d’orienter ses pensées vers un objectif précis – ce que les scientifiques appellent « l’intention » ou « l’intentionnalité » - semble produire une énergie assez puissante pour transformer la réalité physique. »
    Comment la pensée pourrait-elle influencer la réalité ? L’intention serait-elle une flèche d’information et d’énergie décochée par notre conscience et envoyée à l’Univers ?

    « Cela suggère qu’il y a un moyen par lequel l’information est transférée et que le guérisseur, comme d’autres personnes d’ailleurs, est capable de se connecter à quelque chose de plus grand, quelque chose qui nous dépasse, qui va véhiculer la pensée », assure Marilyn Schlitz, chercheuse et présidente de l’Institut des Sciences Noétiques aux Etats-Unis. La physique quantique a, en effet, permis de mettre en évidence ce qu’on appelle le « champ du point zéro ». Un champ généré par les incessants mouvements d’énergie entre les milliards de particules subatomiques, composants de la matière de taille inférieure à celle d’un atome. Un champ auquel l’ensemble de la matière dans l’Univers est connectée grâce à de continuels échanges d’énergie. Lynne Mc Taggart présentait déjà dans son livre, Le Champ de la cohérence universelle, le concept d’un Univers interconnecté, étayé par des hypothèses scientifiques très sérieuses permettant de lever partiellement le voile sur certaines énigmes humaines passionnantes, allant de la médecine alternative – comme les thérapies énergétiques et l’acte de guérison à distance par exemple - aux perceptions extrasensorielles – comme l’intuition, la télépathie, les précognitions, etc. « L’acte de guérison à distance, explique Lynne Mc Taggart, est essentiellement un acte de pensée, une intention de guérir. Si c’est la jambe gauche qui doit être soignée, c’est vers elle que le guérisseur va envoyer l’intention en la dirigeant de manière précise. Comme beaucoup de physiciens quantiques, je suis convaincue que les guérisseurs, dans un « hyperétat » d’intense concentration sont capables d’exploiter ces pensées, pour en créer qui soient très cohérentes et énergisées, et de les projeter, peu importe la distance. Nous ne comprenons pas totalement ces mécanismes. Mais le modèle des biophotons nous permet de saisir que nous envoyons en permanence des instructions à l’Univers sous forme de rayonnements. Les guérisseurs, même à distance, sont, je pense, capables de rendre opérantes ces instructions en vue d’obtenir la guérison. »
    Le magnétiseur Jean-Luc Bartoli confirme cette hypothèse : « L’intention au fond c’est quoi ? C’est de la compassion, c’est de l’amour que tu envoies à ton prochain. Moi, je dis tout le temps : ma main c’est le prolongement de mon cœur. Les passes magnétiques ne sont que de l’habillage technique dans le sens où l’intention pourrait suffire. Et pour moi, c’est exactement ce qui explique pourquoi cela marche à distance. »

    Le pouvoir de la pensée et de l’intention a déjà été observé dans de tout autres circonstances. Au cours d’une étude américaine appelée « Love Study », impliquant plusieurs couples, l’un des partenaires devait envoyer à distance des pensées de guérison et de compassion à son partenaire malade. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on a constaté une corrélation significative entre l’activité physiologique de celui qui émettait ces pensées et l’activité physiologique de celui qui les recevait. Sans le savoir, ce dernier réagissait instantanément. On a même observé, entre les deux partenaires, plusieurs phénomènes de synchronie entre différentes parties de leur corps: leurs ondes cérébrales, leurs rythmes cardiaques, les réponses galvaniques de leur épiderme…
    Ce que des siècles de vision mécaniste nous ont appris à considérer comme irrationnel serait en train de devenir parfaitement plausible dans le monde quantique ! Nous nagerions donc dans un gigantesque champ d’énergie, dont nous faisons partie intégrante, et par lequel nous pourrions recevoir et envoyer de l’information, comme l’intention de guérir ou d’être guéri.

    « Scientifiquement, explique le Dr Thierry Janssen, ancien chirurgien aujourd’hui psychothérapeute, des études nous ont permis de mieux comprendre la matière dans ces états les plus subtils. Notamment que deux photons ou biophotons jumeaux séparés peuvent continuer de communiquer. Il est intéressant de se dire que la matière, depuis la création du monde, est un grand continuum et que ce sont ces liens qui créent le vivant. J’aime cette phrase du Professeur Linus Pauling, prix Nobel de chimie et Prix Nobel de la paix qui disait : « La vie, ce n’est pas les molécules mais les liens qui existent entre elles. » Si l’on explore cette voie-là, on comprend mieux pourquoi deux individus séparés peuvent communiquer au niveau de l’intention, obtenir des effets sur la santé de l’un et de l’autre... Ces phénomènes de guérison à distance posent d’ailleurs une question très dérangeante pour l’esprit occidental : quels sont ces liens qui nous relient les uns aux autres, et qui relient tous les éléments du vivant ? »

    « En s’envoyant et en recevant de l’énergie, précise Lynne Mc Taggart, les particules subatomiques créent, le temps d’un battement de paupière, des particules virtuelles. Ce petit échange ne représente pas beaucoup d’énergie, environ un demi-watt. Mais lorsqu’on additionne toutes les particules subatomiques qui font cet échange d’énergie à travers tous les éléments de l’Univers, on arrive à une quantité d’énergie inimaginable. Ce champ d’énergie géant, nous y sommes tous connectés, même aux plus lointains confins de l’Univers. Nous devons nous concevoir nous-mêmes comme autre chose qu’un ensemble d’éléments solides. Je ne suis pas seulement un paquet de cellules différent du vôtre. A un niveau quantique, nous sommes, vous et moi, comme des petits nœuds sur la même corde, nous faisons partie d’un immense champ d’énergie auquel nous sommes tous reliés : c’est cela, la réalité qui nous englobe. Nous envoyons en permanence de l’information à ce champ. Et c’est aussi par ce moyen que nous pouvons recueillir de l’information. C’est un réseau géant. »

    La Science de l'intention, Lynne McTaggart
    Editions Ariane (M
    ars 2008 ; 416 pages)

  • Les Kogis (4)

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    Les indiens Kogis
    nous parlent de la Terre

    L’INREES a rencontré deux représentants de la communauté des Indiens kogis, peuple autochtone de Colombie, venus en France à l’occasion d’une tournée de conférences intitulée « Regards Croisés sur ce monde qui vient ». Quels liens entretiennent-ils avec la nature et le vivant ? Que pensent-ils de notre comportement à l’égard de l’environnement ? Vidéo.
    © Sébastien Lilli



    Mais que représente réellement la Terre aux yeux des Kogis, et qui sont ces Indiens, derniers héritiers des civilisations précolombiennes ? Eric Julien, fondateur de l'association Tchendukua, a été sauvé d’un oedème pulmonaire par les Indiens Kogis alors qu’il découvrait leur territoire au cœur de la Colombie. Il y reviendra plusieurs fois, des années plus tard, et sortira de ces rencontres profondément transformé : « De rencontrer une communauté qui vit sans frigo, sans voiture, sans télévision, et qui a l'air plutôt heureuse de porter des valeurs fortes, de partager un sens collectif et d'avoir des valeurs de coopération, sur un territoire qu'elle semble respecter et avec lequel elle vit en harmonie, c'est vrai que c'est troublant. Les Kogis portent un sens que nous avons oublié. Ils ont un accès au savoir qui est déroutant, ils défendent un système de médecine préventive alors que nous sommes plutôt dans un système de médecine curative... ». Une connaissance qui oriente leurs comportements : « En fonction de ce qu'ils savent, ils agissent pour protéger la nature... Ils ont d'ailleurs tout un système de divination pour cela. Et ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que malgré notre savoir, car nous "savons" aussi, nous faisons un tas de rapports et un tas de films qui nous expliquent que la planète ne va pas très bien, et pourtant rien ne change. » Et si le moment de changer, c'était maintenant ? Cela commence par ces prises de conscience, ces rencontres exceptionnelles qui nous invitent à transformer notre rapport à ce qui est pour vivre en harmonie avec les autres, avec la nature, avec la Terre.

  • Fracture.

    En fait, ce qui m'intéresse, c'est de constater que dans tous les registres de la société, l'implication des hommes politiques finit en désastre. La fracture, elle est générale.

    Notre mode de fonctionnement est pervers.



    Rousseau: "Il y a une fracture"

    Florian Rousseau quitte son poste d'entraîneur national. (Maxppp)
    Florian Rousseau quitte son poste d'entraîneur national. (Maxppp)
    Interview

    Au lendemain de championnats du monde plutôt réussis, avec quatre médailles dont deux en or, Florian Rousseau a choisi de quitter son poste d'entraîneur national. L'ancien triple champion olympique dénonce l'inaction de la Fédération Française de Cyclisme depuis les J.O. de Londres. "Les athlètes ne peuvent pas se permettre d’attendre des projets", dit-il.

    Florian, vous allez quitter votre poste d’entraîneur national. Quand avez-vous pris votre décision ?
    Avant les championnats du monde. Ce n’est pas une décision sur un coup de tête, c’est une décision mûrement réfléchie depuis les Jeux Olympiques.

    Vous n’avez pas digéré la déception de Londres ?
    Non, non, non (il insiste). Il faut savoir avancer. Bien sûr que ç'a été une déception. J’ai continué dans ma mission d'accompagner l’équipe de France, pour préparer les championnats du monde en disputant des manches de Coupe du monde. Ce n’est pas la déception qui me fait me retirer de mes fonctions d’entraîneur. C’est l’inertie, la lourdeur de la Fédération à prendre les devants. Cette situation n’est pas nouvelle, et les personnes de la Fédération avaient été informées. Je leur avais donné mon avis, mon point de vue qui avait peut-être été pessimiste à l’époque. Il n’a pas été entendu. Aujourd’hui, ça se confirme. Mon sentiment était le bon.

    C’est-à-dire ?
    Les Jeux Olympiques sont passés depuis sept mois et il ne s’est rien passé depuis. C’est stupéfiant. La nouvelle olympiade a déjà commencé et on a déjà fait un championnat du monde. Il y a eu le temps politique, avec la réélection de David Lappartient (samedi, ndlr). Il va maintenant y avoir le temps institutionnel, où il va falloir désigner des personnes et organiser le fonctionnement de la Fédération. Aujourd’hui, les athlètes ne peuvent pas se permettre d’attendre des projets. Eux, ils sont dans l’action. On a besoin de faire des choix dès maintenant. Ça pouvait être fait, ça n’a pas été fait.

    Comme par exemple à Hyères, où plusieurs athlètes comme Kevin Sireau et Mickaël Bourgain se retrouvent sans entraîneur ?
    Ce n’est qu’une chose parmi un ensemble de choses dans les rapports entre les entraîneurs et la Fédération, comme le manque de confiance accordée aux techniciens.

    Vous n’êtes pas assez consulté ?
    Oui, effectivement. Quel que soit mon avis, bon ou pas bon. Pour faire des choix au niveau de la Fédération Française de Cyclisme, il faut quand même s’appuyer sur les entraîneurs, les techniciens, les hommes de terrain, les entraîneurs de terrain. Pour aller de l'avant, il faut avancer ensemble. On ne peut pas avancer seul, il faut l’avis de tout le monde. Cela n’a pas été le cas. Il y a une vraie fracture entre le côté politique et le monde sportif.

    Que reprochez-vous à David Lappartient ? D’agir trop seul ?
    Il est président de la Fédération. Il aura peut-être des explications à apporter concernant ses choix…

    Et quand il annonce la création d’une équipe au budget de 20 millions d’euros, multidisciplinaire, sous l’égide de la FFC, ça ne vous convainc pas ?
    Pour l’instant c’est un projet. Il faut trouver le partenaire. Les sportifs ne peuvent pas attendre. Un projet comme celui-ci, ça prendra un ou deux ans. Rio c’est en 2016 et les qualifications commencent dès 2014. Le projet est intéressant, mais ce n’est pas ça qui apportera des médailles d’or à la France. C’est un ensemble de choses. Il faut voir aussi comment on va restructurer les régions, revoir nos modes de fonctionnement concernant la détection, mais aussi la formation, des coureurs comme des entraîneurs. C’est un point important. Il y a un vaste chantier.

    Avant de prendre votre décision, avez-vous consulté Grégory Baugé ?
    Non, aucun athlète n’était au courant. Malheureusement, il va l’apprendre par la presse. Je n’avais pas souhaité l’annoncer avant parce qu’on préparait les championnats du monde. Si je l’annonce maintenant, ce n’est pas une coïncidence. La saison se termine, mais la nouvelle saison commence. L’entraîneur qui va me succéder va devoir faire des choix quant aux compétitions à disputer.

    En démissionnant, vous tirez la sonnette d’alarme...
    Je ne démissionne pas. Je n’ai pas dit que je quittais la Fédération, encore. Mais je quitte mes fonctions d’entraîneur national.

    Quel rôle pourriez-vous endosser au sein de la FFC ?
    Je ne sais pas. Je ne suis pas fermé à des propositions de la Fédération.

    Est-ce trop tard pour Rio pour l’équipe de France de cyclisme sur piste ?
    Il n’est jamais trop tard.

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  • Retraite à 50 ans, 9000 euros/mois

    C’est normal qu’il ne reste presque plus rien pour nous !
    Vous avez remarqué que nos politiciens se battent comme des fous pour rentrer dans l’administration européenne
    Pourquoi ?… Ce qui suit va vous éclairer…
    C’est tout simplement scandaleux !!!

    La retraite à 50 ans avec 9.000 euros par mois pour les fonctionnaires de l’UE a été approuvée !!!


    http://actuwiki.fr/eco/15604


    Ni la Gauche, ni la Droite ne supprimeront ces Privilèges. 

    5259115-7848578

    Cette année, 340 fonctionnaires partent à la retraite anticipée à 50 ans avec une pension de 9.000 Euros par mois.
    Afin d’aider l’intégration de nouveaux fonctionnaires des nouveaux états membres de l’UE (Pologne, Malte, Pays de l’Est…), les fonctionnaires des anciens pays membres (Belgique, France, Allemagne..) recevront de l’Europe un pont d’or pour partir à la retraite.POURQUOI ET QUI PAIE CELA ?Vous et moi qui travaillons ou avons travaillé pour une pension de misère, alors que ceux qui votent les lois se font des cadeaux dorés.

    La différence est devenue trop importante entre le peuple et les « dieux de l’Olympe » !!!
    RÉAGISSONS par tous les moyens en commençant par divulguer ce message à tous les Européens.
    Bonne journée à tous quand même.

    CES HAUTS FONCTIONNAIRES DE l’UNION EUROPEENNE CONSTITUENT UNE VRAIE MAFIA

    Les technocrates européens jouissent de véritables retraites de nababs.
    Même les parlementaires qui, pourtant, bénéficient de la « Rolls  » des régimes spéciaux, ne reçoivent pas le tiers de ce qu’ils touchent… C’est dire !
    -Giovanni Buttarelli, qui occupe le poste de « contrôleur adjoint de la protection des données », aura acquis après seulement 1 an et 11 mois de service (en novembre 2010), une retraite de 1 515 € / mois. L’équivalent de ce que touche, en moyenne, un salarié belge ou français du secteur privé après une carrière complète de 40 ans.

    - Son collègue, Peter Hustinx, vient de voir son contrat de cinq ans renouvelé.
    Après 10 années, lui aura droit à près de 9 000 euros de retraite par mois.

    C’est simple, plus personne ne leur demande des comptes et ils ont bien décidé d’en profiter.

    C’est comme si, pour leur retraite, on leur avait fait un chèque en blanc.

    En plus, beaucoup d’autres technocrates profitent d’un tel privilège
    1. Roger Grass, greffier à la Cour de justice européenne, va toucher 12.500 € de retraite par mois.

    2. Pernilla Lindh, juge au Tribunal de première instance, 12.900 € par mois.

    3. Ruiz-Jarabo Colomer, avocat général, 14.000 € par mois.

    Consultez la liste sur :

    http://www.sauvegarde-retraites.org/docs/Retraite_Hauts_fonctionnaires_europeens_Annexe_3_Etude_27.pdf

    Dans cette liste vous trouverez un certain Jacques Barrot( 73 ans) avec une retraite de 4.728,60 € pour 5 années de commissaire européen aux transports

    À cela il faut ajouter sa retraite d’ancien député, celle d’ancien ministre, d’ancien président du Conseil général de la Haute Loire, de maire d’Yssingeaux et pour couronner cette brillante carrière, le 23 février 2010 il a été nommé au Conseil Constitutionnel.
    En poste depuis le milieu des années 1990, ils sont assurés de valider une carrière complète et, donc, d’obtenir le maximum : 70 % du dernier salaire.

    Car, c’est à peine croyable… Non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 années et demie pour valider une carrière complète alors que pour vous, comme pour moi, il faut se tuer à la tâche pendant 40 ans et, bientôt, 42 ans.

    Face à la faillite de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l’allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc.

    Mais, pour eux, pas de problèmes, le taux plein c’est 15,5 ans…

    De qui se moque-t-on ? A l’origine, ces retraites de nababs étaient réservées aux membres de la Commission européenne puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d’autres fonctionnaires.

    Maintenant, ils sont toute une armée à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateur, etc.

    Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’ils ne cotisent même pas pour leur super retraite !!!

    Pas un centime d’euro, tout est à la charge du contribuable…

    Nous, nous cotisons plein pot toute notre vie et, au moindre retard de paiement, c’est la déferlante : rappels, amendes, pénalités de retard, etc. Aucune pitié !

    Eux, ils (se) sont carrément exonérés…. On croit rêver !
    Rendez-vous compte, même les magistrats de la Cour des comptes européenne qui, pourtant, sont censés « contrôler » si les dépenses de l’Union européenne sont légales, faites au moindre coût et pour l’objectif auxquelles elles sont destinées…, profitent du système et ne paient pas de cotisations.

    Et, que dire de tous ces technocrates qui ne manquent pas une occasion de jouer les « gendarmes de Bruxelles » et ne cessent de donner des leçons d’orthodoxie budgétaire alors qu’ils ont les deux mains, jusqu’aux coudes, dans le pot de confiture ?

    A l’heure où l’avenir de nos retraites est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique, les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12.500 à 14.000 €/ mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser…

    C’est une pure provocation !

    Mon objectif est d’alerter tous les citoyens des états membres de l’Union Européenne.

    Ensemble nous pouvons créer un véritable raz de marée.

    Il est hors de question que les technocrates européens continuent à jouir, à nos frais et en toute impunité, de telles retraites.

    Nous allons leur remettre les pieds sur terre : Sauvegarde Retraites a réalisé une étude précise et très documentée qui prouve par « A+B » l’ampleur du scandale, reprise par les médias.

    http://www.lepoint.fr/economie/les-retraites-en-or-de-l-europe-19-05-2009-344867_28.php

    Diffusons, diffusons massivement auprès de tous nos relais des vingt-sept pays de l’Union Européenne, il en restera bien quelque chose !!!

    la révolution n’est pas loin…

    Mireille MARZARO
    Cadre Coordinateur
    Réseau de Soins Palliatifs des Alpes Maritimes

    Source : Le blog de Lucien PONS

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  • L'acceptation de tout.

    "Lorsqu'on a l'attitude hostile et qu'on travaille à éliminer les choses, chaque fois qu'on en chasse une, il en surgit une autre à sa place et dès qu'on s'attaque à celle-ci, il y a celle-là qui arrive. La chose à faire, c'est de ne plus se battre, de ne pas chercher à expulser les mauvaises choses en voulant réaliser seulement les bonnes, mais au contraire, de les prendre en considération et de les accepter. La grande chose est, somme toute, de cultiver l'acceptation de tout ce qui se présente et ainsi n'aura-t-on pas à discriminer ou à être pris dans quelque lutte que ce soit. Voilà la technique essentielle de la méditation." Chogyam Trungpa.


    Quel terrible lutte...

    J'ai lu ce soir qu'un jeune garçon était mort après une bagarre dans la cour de son collège. Je pensais à sa famille.

    J'ai lu qu'une mère avait égorgé ses trois enfants et que c'est le père qui les a découverts. Je pensais à lui, à cet instant.

    Rien que ça, rien que cette douleur dans mon ventre, cette brûlure pour des êtres qui souffrent, au-delà de l'imaginable.

    Je pensais aux enfants qui meurent de faim, de soif, de la guerre de leurs aînés, d'épidémies enrayées depuis longtemps ici.

    Je pensais aux massacres des aniamaux, à la déforestation, aux océans vidés, aux dauphins massacrés, aux baleines pourchassées, aux orang outans, aux rhinocéros, aux milliers d'espèces animales en voie d'extinction, aux forêts tropicales qui disparaissent.

    Je pensais à toute cette épouvantable souffrance. Si chaque plante, chaque animal, chaque humain qui meurt poussait un cri interminable, ce monde ne serait qu'un vacarme insupportable, une plainte infinie.

    "L'acceptation de tout..."

    Je comprends bien de quoi il s'agit. Ne pas apporter d'émotions exacerbées dans l'accueil, rester neutre et lucide, analyser et agir, le plus efficacement possible.

    L'émotion n'est pas un moteur, elle dévore l'énergie. Si je m'abandonne à la colère, je deviens une victime et je participe à l'extension du Mal.

    La violence de ce monde est peut-être une opportunité de croissance intérieure finalement.

    L'abandon est une voie, l'acceptation en est une autre. La collaboration est la pire de toute.

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  • Patrick Edlinger

    Nombre de pages : 320
    Photos : nombreuses

    ISBN-13 : 9782352210603

    Prix indicatif : 56€

    Auteur : Jean-Michel Asselin et Patrick Edlinger
    Editeur : Guérin
    Année d'édition : 2013
    Type : Biographie

    Résumé : Voici le livre tel que Patrick Edlinger l'avait imaginé. Voici le livre tel que nous l'avons concrétisé. À mi-chemin entre la biographie et l'autobiographie, Jean-Michel Asselin compose un portrait à hauteur d'homme, ce géant au sommet de son art.

    Voici les premières pages de la biographie de Patrick Edlinger

    Dédicace
    Je souhaite à tous les êtres, quelle que soit leur activité, de la vivre pleinement en homme libre. Il faut prendre la vie avec humour et détachement. Il faut savoir rester humble, à l’écoute des autres et s’efforcer de les aider. Peu importe si l’on juge que le monde est peuplé de crétins et de cupides, il se peut que nous en fassions partie, d’où cette idée de penser aux autres et rendre la vie plus belle pour tous. Avec toute ma sympathie !
    Patrick Edlinger

    Avant-Lire
    « Le livre que vous tenez dans les mains est une autobiographie. Patrick l’a écrite, je lui ai juste prêté mes doigts. Comme dans certaines fissures, les siens étaient trop forts, trop gros pour courir sur les touches d’un clavier. Il me disait et j’écrivais, c’est aussi simple que cela. Ce sont ses mots, ses souvenirs, ses pensées, ses faits et gestes, ses emportements, ses rêves, ses difficultés, ses gloires, sa vie. Il voulait ce livre, il l’a travaillé avec soin, avec passion. Il clôturait un grand chapitre de sa vie pour mieux en ouvrir d’autres. »
    Jean-Michel Asselin

    Exergue :
    « Et les doigts ! Longuement étirés puis pliés, coincés, pendus, accrochés, déchiquetés, poncés… et reblanchis de magnésie pour une longueur de plus. Les doigts d’Edlinger, ses mains. Comme les serres de l’Aigle… »
    Maurice Rebeix


    Extrait 1 :
    Quand Patrick rencontre Patrick
    Fin 1977, un des amis de Patrick, Robert Exertier, se met à lui parler d’un grimpeur niçois, Patrick Berhault, qui habite Nice et grimpe souvent seul au Baou de Saint-Jeannet. Après tout, ce pourrait être un bon compagnon de cordée, d’autant que la rumeur parle de lui comme d’un grimpeur très fort… Rendez-vous est pris. Robert prend sa voiture et conduit Patrick à Nice, plus exactement ils se rendent dans le quartier du Petit-Nice où Patrick Berhault vit avec son frère et sa mère Jeanine dans un petit appartement. Berhault est aussi brun qu’Edlinger est blond. Sinon, c’est un peu le même gabarit, le même accent du sud, une nonchalance apparente. Les deux garçons sympathisent vite. « Il m’a tout de suite plu ! J’ai compris que c’était le genre de gars que rien ne pouvait arrêter, il était à la fois totalement présent mais on sentait que son esprit ne cessait de penser montagne. On avait le même état d’esprit, la même passion folle de grimper. Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais rencontré quelqu’un qui ressente cette urgence : nous nous comprenions immédiatement. » Les deux Toulonnais ne peuvent s’empêcher de lui demander une petite démonstration, ils ont entendu dire qu’il accomplissait quelques jolis tours de force. Berhault s’exécute et, devant leurs yeux ébahis, il réalise une traction sur l’index de la main droite. « À cette époque, j’étais “juste” capable de tracter sur un seul bras… Inutile de dire qu’un peu plus tard, je lui ai rendu la monnaie de sa pièce en me tractant, cette fois, sur le petit doigt ! »

    Extrait 2 :
    Quand la vie tient à un film
    « Lentement, il se dirige au pied de la falaise. Il pose les mains sur le rocher et l’incroyable se produit. Tel un ludion élevé chez Nijinsky, le grimpeur s’élève sur la paroi. On dirait qu’il glisse, qu’il danse, qu’il se joue de la pesanteur. Janssen reste bouche bée, il voit Edlinger monter puis descendre, puis se reposer en pleine paroi, pendu par une main et le tout, sans l’assurance-vie de la corde. À chaque pas, Janssen ressent un pincement au coeur, comment est-ce possible ? Ses mains sont moites, il a le sentiment de vivre la séquence d’un film à suspens. Est-ce là qu’il va tomber ? Autour de lui technicien et preneur de son n’osent plus parler. Surtout, apprécier ces minutes de grâce, ne pas troubler ce moment qui ne reviendra sans doute jamais. Le moment où un homme semble défier le vide, tous les vides du monde. Le spectacle dépasse de très loin la performance physique, Janssen ne sait pas encore quel nom lui donner, quels mots mettre derrière cette gestuelle, il sent en revanche que ces quelques pas à la verticale racontent une histoire universelle, celle de l’effort des hommes pour vaincre la peur, la peur de vivre, la peur de mourir. La démonstration a duré une petite heure, et lorsque le jeune homme revient vers lui, le visage rayonnant, Janssen n’a qu’une question : « Tu peux refaire ça devant une caméra ? » La question semble presque incongrue et Patrick ne peut que lui avouer : « Évidemment, c’est mon truc, je peux le refaire dix fois de suite si tu veux ! » Alors, le lendemain, et ce pendant trois jours, ils vont tourner des kilomètres de pellicule. Et ils vont parler, l’écouter parler… Et lui, il ignore encore que cette histoire presque née du hasard va bouleverser sa vie. Il aura fallu quatre jours pour que naisse La vie au bout des doigts.

    Extrait 3 :
    Victoire à Bardonecchia
    Les 10 000 spectateurs présents attendent Patrick Edlinger et n’ont d’yeux que pour leur champion… Il porte le dossard 110. Et quand il arrive pour la voie de la finale, le silence s’installe. La pression est palpable. Patrick, en short bleu ciel pour la demi-finale, a revêtu son collant noir et rose, celui-là même avec lequel, l’an passé, il a réalisé ses voies les plus dures aux États-Unis. Sans oublier un bandana vert pâle. Il porte le débardeur officiel, des chaussons jaune et gris et un sac à magnésie à carreaux violets. « J’étais à la fois tendu mais je n’avais que cette pensée forte dans la tête : bien grimper. J’ai fait le vide, j’ai oublié le murmure de la foule, et j’ai regardé le rocher, exactement comme je le faisais d’habitude. La pression est tombée, j’étais juste un grimpeur qui prend du plaisir à suivre une ligne, à plier son corps, à quitter le sol. » Il va s’élever presque sans suspens jusqu’à la chaîne. La légende rapporte que son concurrent le plus redoutable aurait dit : « Personne ne sait lire le rocher comme lui ! » Patrick, lui, n’a qu’une ligne de conduite : «Même si je ne dois faire que deux mouvements et tomber, il faut que ces deux mouvements soient superbes ! » Cette année 1986, Patrick gagne…



    Quelques grandes citations évoquant la carrière de Patrick Edlinger

    Yvan Audouard dans le Canard Enchaîné
    Retournons sur la terre parmi les hommes. Parmi les miracles vrais. Pendant cinq minutes, lors du film de Jean-Paul Jansson (sic!), j’ai coupé le son. J’ai vu un fou mettre stupidement sa vie en péril le long d’une paroi rocheuse dont il risquait à tout moment de “dévisser”. J’ai remis le son et j’ai entendu cet énergumène (il s’appelle Patrick Edlinger) parler posément, raisonnablement, de son aventure, de sa folie. Nous étions bien loin de “Incroyable mais vrai”. Nous étions en présence d’un artiste : c’est à dire d’un homme qui veut savoir qui il est, de quoi il est capable et jusqu’où il peut aller trop loin. Et qui faisait le seul miracle à la portée de l’être humain : "se connaître pour s’accomplir”.

    Françoise Giroud dans l’Express
    Il faut rediffuser (la vie au bout des doigts) à une heure de grande audience. Ce que fait ce jeune homme, au péril de sa vie, avec une sorte d’ivresse lucide, n’a aucun sens apparent. C’est une affaire avec lui-même qu’il mène là. Une de ces somptueuses extravagances dont seuls les humains sont capables et qui les rend aimables en dépit de tout.

    Jacques Lanzmann, après avoir vu le film lors d’un festival à la Plagne
    On en a mal aux doigts, mal aux tripes. Edlinger qui chante ici son opéra vertical est formidable d’assurance et de modestie. En contrepoint des images superbes que l’on doit à Janssen, vient s’inscrire le texte, non moins superbe, d’Edlinger, sorte de monologue où se mêlent voix intérieure et voix extérieure. La première montant des entrailles en passant par l’âme, la seconde coulant de source et des lèvres pour lâcher des mots aussi précis que le geste du grimpeur.

    Pour en savoir plus: http://www.editionsguerin.com/boutique_fr_article_366.html

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