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  • Changer le Soi

    Changer le Soi.

    L'idée est absurde en fait. Le Soi est établi et n'a aucune nécessité de transformation. Il est la Vie. Le travail spirituel s'effectue sur les manifestations du Moi, sur la pensée, l'imagerie, l''intellect, les conditionnements, les adaptations sociales. Le Soi est immuable et n'a pas à être corrigé. C'est comme vouloir intervenir sur la rotation de la Terre. Dans le même temps, vouloir intervenir sur les flux de pensées en y pensant, c'est se condamner à nourrir leur croissance. Il faut entrer dans l'immobilité intérieure en laissant s'épuiser les images et les mots; Jusqu'au silence. C'est cela que le monde ne permet pas dès lors qu'on s'y intéresse. Dilemme insoluble. Il est impossible de se confronter au monde sans y perdre son intégrité. Cette alternance constante entre l'intérêt pour l'environnement qui nous occupe et dans lequel nous évoluons et cette conscience de la perdition qu'il génère est une occupation malsaine. C'est sans espoir, sans remède, sans solution.

    Je comprends les ermites. Et simultanément, je n'arrive pas à entrer dans ce détachement. Sans doute que ma fonction d'enseignant y perdrait son âme. Et pourtant, quel est ce droit que je m'octroie ? Ce que je propose à mes élèves, les discussions et les échanges, cette influence qu'ils subissent, en quoi est-elle plus honorable que tout ce qu'ils rencontrent dans leur vie quotidienne ? Rien ne peut me le dire.

    J'ai été moi aussi influencé. Est-ce que c'est en bien ? Est-ce que je suis parvenu à établir ce que le Soi portait ou me suis-je égaré ? Est-il possible d'identifier ce que nous sommes, intrinsèquement, fondamentalement ? Est-il possible d'éprouver la réalité de cette Vie en nous ? En nous extirpant de toutes les images de ce Moi auquel nous sommes attachés ?

    Non, il ne s'agit pas de changer le Soi. Il s'agit de se défaire du Moi pour que le Soi s'illumine, déchirer les voiles opaques qui le couvrent ou tout au moins éviter d'en ajouter constamment;

    C'est ce que je cherche actuellement dans le silence.

  • Prends soin de toi

    "Prends soin de toi."

    "Parce que tu le vaux bien. "

    Deux phrases bien connues et qui témoignent bien d'un profond problème. C'est l'identification au moi. 

    Dans cette attention qu'on se porte, c'est l'individu qui est mis en avant et la Vie elle-même disparaît.

    "Prends soin de la Vie en toi parce qu'elle le vaut bien. "

    Ce message-là me semble beaucoup plus sain parce qu'il met en avant la dimension "miraculeuse" de l'existence sans se l'approprier. C'est la source même de l'humilité et c'est bien le drame de l'humanité depuis bien longtemps. La perte de cette humilité parce que l'individu est mis en avant, dès ses premiers jours, dans un complet déséquilibre au regard de la vie en lui.

    On pourrait trouver cette autopsie linguistique bien exagérée mais si on remonte à la source, toutes les dérives de l'homme y trouve leur explication.

    De l'assassinat à la destruction de la planète, de la torture pratiquée sur les hommes comme sur les animaux, de l'empoisonnement des ressources naturelles à des fins mercantiles...Si on analyse toutes les dérives de l'homme à travers ce prisme de la négation de la vie et de son remplacement par l'hégémonie individuelle, tout s'éclaire.

    Et c'est sans espoir.

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  • Farine animale

    Un potager, une canne à pêche pour aller dans les torrents de montagne, cueillir les champignons et les fruits de saison dans les forêts, élever quelques poules...
    Ceux-là survivront.
    Les autres consommateurs ne sauront pas de quoi ils mourront. On leur parlera de cancer sans doute. Mais ils ne sauront pas d'où il vient réellement. Aujourd'hui, les causes de mortalité sont bien moins claires qu'il y a cinquante ans...
    Bienvenue dans un monde moderne Petit d'Homme...

    Accueil > Planète > Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

    Les farines animales réintroduites pour nourrir les poissons

    Créé le 14-02-2013 à 16h27 - Mis à jour à 17h08

    Le recours à ces farines était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle". Elles pourront à nouveau être utilisées pour la pisciculture à compter du 1er juin.

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    Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)

    Un employé de la Sogéma pose, le 22 avril 2002, au port fluvial de Strasbourg, lors du chargement de farines animales dans un camion citerne étanche. (AFP PHOTO THOMAS WIRTH)
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    Les poissons d'élevage pourront à nouveau être nourris avec des farines de porc et de volailles à compter du 1er juin, annonce ce jeudi 14 février la Commission européenne. Ce mode d'alimentation était prohibé dans l'UE depuis la crise de la "vache folle".

    Approuvée par les experts des Etats membres en juillet 2012, la mesure autorise le recours aux protéines animales transformées (PAT) dans l'alimentation des poissons d'élevage et des autres animaux de l'aquaculture.

    "Elle améliorera la durabilité à long terme du secteur de l'aquaculture, car ces PAT pourraient être un substitut précieux aux farines de poisson, qui sont une ressource rare", indique la Commission. "Elle est conforme aux avis scientifiques les plus récents selon lesquels le risque de transmission d'ESB entre animaux non-ruminants est négligeable pour autant qu'il n'y a pas de recyclage entre les espèces" [cannibalisme, NDLR], souligne Bruxelles.

    L'utilisation des farines animales pour les ruminants est interdite depuis 1997 en raison des risques de contamination par l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou "maladie de la vache folle". L'interdiction avait été étendue en 2001 aux aliments pour tous les animaux de consommation.

    Une réintroduction pour les volailles et les porcs ?

    "La situation épidémiologique actuelle de l'ESB montre que l'UE est désormais dans la phase finale de l'éradication de l'ESB au sein de son cheptel bovin", souligne la Commission.

    En juillet 2010, Bruxelles avait décidé d'entamer une réflexion sur les assouplissements pouvant être apportés à l'interdiction des farines animales dans l'alimentation des animaux.

    Ainsi, après l'autorisation des farines pour poissons, la Commission "entend proposer une autre mesure pour réintroduire l'utilisation des PAT de porc et de volailles pour les volailles et les porcs". Le cannibalisme (à l'intérieur de mêmes espèces) étant interdit, les volailles ne pourront pas être nourries avec de la farine de volailles, mais en l'occurrence de porc, et inversement.

    Mais cette autorisation ne devrait pas intervenir avant 2014, selon un porte-parole de l'exécutif communautaire.

    Les PAT resteront en revanche interdits dans l'alimentation des ruminants (bovins, ovins et caprins), de même que les PAT de ruminants à destination des animaux d'élevage non-ruminants.

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  • Rythmes anti-scolaires

    Ecole

    Rythmes scolaires: «Cela ne résoudra pas l’échec scolaire»

    100 % des enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne sont en grève ce mardi contre la réforme des rythmes scolaires voulue par le ministre Vincent Peillon. Ils dénoncent une réforme précipitée qui risque de nuire aux élèves.

    Porte close. Ce matin, aucun des douze enseignants de la maternelle Marcel-Cachin de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) n’ira en classe. L’établissement, rattaché à un vaste groupe scolaire aux murs de béton, affiche un taux de grévistes de 100 %. Du rarement vu. Dans son bureau, Patricia ­Durand, la directrice, soutient totalement cette mobilisation. « Prétendre que l’on va lutter contre l’échec scolaire avec cette réforme des rythmes, c’est n’importe quoi, lâche-t-elle. Ce n’était vraiment pas la priorité. »

    30 enfants par classe

    À Marcel-Cachin, l’urgence numéro un se situe du côté des effectifs. L’établissement accueille 310 élèves pour 11 classes. Soit une moyenne de 30 enfants, âgés de trois à cinq ans, par enseignant ! « Dans une telle situation, impossible de prendre du temps avec ceux qui ont des problèmes d’apprentissage, souligne Patricia Durand. Nous aurions surtout besoin d’au moins de deux ou trois maîtres supplémentaires et de moyens pour notre réseau d’aide aux enfants en difficulté, décimé ces dernières années. »

    Ici, cette réforme des rythmes apparaît comme un casse-tête précipité et imposé. Qui risque surtout d’aggraver le quotidien des élèves. « On diminue un peu le nombre d’heures de cours par jour mais on augmente l’amplitude horaire passée en collectivité, souligne Patricia Durand. Au final, la fatigue sera toujours là, et même plus car le périscolaire, ce n’est pas de tout repos… »

    14 adultes pour un enfant

    Pour l’équipe éducative, cette réforme fait l’impasse sur la spécificité de la maternelle. « Je suis étonnée que le gouvernement ait mis sur le même plan les rythmes d’un enfant de trois ans, qui fait la sieste l’après-midi et n’allait ­jamais à l’école le samedi matin avant 2008, et ceux d’un enfant de dix ans », relève Christine Darnault, représentante des parents d’élèves FCPE. Comme d’autres, elle s’inquiète de la nature des activités périscolaires, à la charge de la commune. « On parle de périscolaire de qualité, mais le gouvernement augmente de 10 à 14 enfants pour un adulte le taux d’encadrement des moins de six ans. Ça fait bricolage. »

    La directrice de Marcel-Cachin en est sûre, la municipalité n’aura pas les moyens de proposer autre chose que de la garderie améliorée. « Pour les enfants, cela risque de se finir devant un DVD. Je ne vois pas en quoi cela va lutter contre l’échec scolaire. » À la mairie, on a fait ses comptes : 500 personnes à embaucher et un coût avoisinant les 2 millions d’euros. La commune a opté pour un report à 2014. En espérant, l’ouverture d’une réelle concertation.

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    L. M.

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  • Permis de scolarité

    Les laboratoires pharmaceutiques imposent des adjuvants aux vaccins et l'Etat cautionne jusqu'à exclure une élève...

    Je n'ai plus AUCUN VACCIN à jour depuis des années...Aucun contrôle de médecine du travail depuis trente ans. Ce pays marche complètement à l'envers. Diktat financier et c'est tout.

    Nantes. Faute de vaccin, une élève exclue de l’école

    Santé mardi 12 février 2013

    Depuis vendredi, Louna, 4 ans et demi, est exclue de l'école. La raison ? Elle n'est pas vaccinée contre le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite), vaccin obligatoire.

    Les parents de Louna, Sophie Maisonneuve et Sébastien Heyn, qui vivent au Landreau, ne sont ni des « illuminés » ni de farouches opposants de la vaccination. Ils sont même prêts, assurent-ils, à faire vacciner leur fille contre le DTP. Problème : depuis 2008, ce vaccin seul a été retiré du marché. Aujourd'hui, il se présente sous une autre forme : DTP et coqueluche, DTP et hib (haemophilus) ou DTP et hépatite B.

    « Or, à part le DTP, ces vaccinations ne sont pas obligatoires, explique Sophie Maisonneuve. Comme ils ne sont pas obligatoires, si l'enfant déclare une maladie post-vaccinale, l'État se désengage. Et ne verse aucune indemnisation en cas de handicap. » Car cette nouvelle forme du vaccin comporte des adjuvants. « Autant le DTP seul est un vaccin relativement propre, autant ceux-là comportent des risques », estiment les parents de Louna.

    Louna est entrée à l'école La Sarmentille, en 2011. Avec un carnet de vaccination vierge. « Jusqu'à présent, malgré les discussions, il y avait une certaine tolérance. On a expliqué notre position : oui au DTP, mais pas au reste. » Depuis la rentrée dernière, les choses se sont durcies. L'Inspection académique a envoyé plusieurs courriers à la famille, « nous disant qu'on était hors-la-loi».

    « S'il le faut, on ira plus loin »

    Une alternative existe : une autre vaccination peut remplacer le DTP. « Le Dtvax et l'Imovax. Il faut un protocole particulier, en passant par un médecin qui fait une demande auprès du laboratoire Sanofi. »

    Sophie Maisonneuve et Sébastien Heyn ont fait cette démarche. « Mais les vaccins sont toujours dans notre frigo, dit la maman. Il y a du mercure dedans. On n'en veut pas. »

    Aujourd'hui, c'est l'impasse. Ce que souhaitent les parents de Louna ? Que leur fille retourne à l'école le plus vite possible. « On veut qu'il y ait une levée de l'obligation vaccinale au DTP, puisqu'on ne peut pas satisfaire cette obligation sans injection d'autres vaccins qui, par ailleurs, ne sont, eux, pas obligatoires. » Pour l'Inspection académique, la règle est claire : sans cette vaccination obligatoire, pas d'accueil possible à l'école.

    La famille est soutenue par l'Unacs (Union nationale des associations citoyennes de santé). Son avocat a fait une demande de référé auprès du tribunal administratif pour annuler l'exclusion de Louna. « S'il le faut, on ira plus loin », insistent les parents.

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  • Tecumseh

    "Quand tu te lèves le matin,

    remercie pour la lumière du jour,

    pour ta vie et ta force.

    Remercie pour la nourriture et le bonheur de vivre.

    Si tu ne vois pas de raison de remercier, la faute repose en toi-même. "

    Tecumseh, chef indien Shawnee ( 1768-1813)



    "Quand vous êtes arrivés,

    vous aviez la Bible, nous avions la terre.

    Vous avez dit : "fermons les yeux, prions ensemble."

    Quand nous avons ouvert les yeux, nous avions la Bible,

     vous aviez la terre. "

    Indiens Algonquins.




    TECUMSEH


    Biographie

    Tecumseh est né à Old Picqua dans la région de l’actuelle Springfield dans l’Ohio en 1768, année du Traité de Fort Stanwix. À la mort de son père, un guerrier shawnee tué à la bataille de Point Pleasant (10 octobre 1774), il est élevé avec ses frères par sa sœur aînée et par le chef Blackfish, car sa mère d’origine Creek choisit de retourner dans sa tribu dans le sud. Son nom Tekoomsē signifie « Étoile filante »1,2 : l'étoile filante était assimilée à une panthère sautant d'une colline à une autre. Son frère cadet Lalawethika (Celui qui fait du bruit) grandit dans son ombre, mais acquiert une réputation de prophète après sa chute dans un feu, qui le laissa pour mort. Suite à la vision qu'il reçut durant cet accident, il prendra le nom de Tenskwatawa (Porte ouverte).

    Tecumseh vécut sa jeunesse à l'époque troublée de la révolution américaine, dans la vallée de l'Ohio, considérée comme le centre du monde par les Shawnees. Sa tribu prend le parti de la Grande-Bretagne et attaque les forts de la frontière américaine. En 1779, Tecumseh doit fuir avec sa mère à cause du conflit avec les “Longs Couteaux”. Il est impliqué dans de nombreux raids et escarmouches durant les dernières années de la guerre d’indépendance américaine de 1780 à 1783. Le Traité de Paris (1783) consacre la naissance des États-Unis qui obtiennent les territoires indiens entre le Mississippi et les Appalaches. Cependant, le Territoire du Nord-Ouest restait sous domination des Amérindiens encouragés par les Anglais à résister aux Américains.

    Bataille de la Thames et mort de Tecumseh3

    Il conduit sa tribu dans la guerre des Indiens du Nord-ouest (Northwest indian war 1790-1795), mais est battu par le général Anthony Wayne à la bataille de Fallen timbers le 20 août 1794. À la fin de cette guerre, il refuse de signer le traité de Greenville qui autorise la vente des terres amérindiennes aux Blancs. Il s’installe alors le long de la rivière Wabash.

    Progressivement, beaucoup d'Amérindiens adoptent le costume européen et découvrent l'alcool, à l'instar de Tenskwatawa. Certains font du commerce dans les forts américains et s'endettent. Du fait des guerres, leur société se trouve déstabilisée et le nombre de femmes dépasse de beaucoup celui des hommes. Tous ces facteurs concourent à un processus de colonisation et d'acculturation des Amérindiens, permettant aux colons blancs de s'installer toujours plus à l'ouest.

    Fédération des tribus indiennes

    août 1810 : Tecumseh rencontre William Henry Harrison à Vincennes (Indiana) où il demande l'annulation du Second traité de Fort Wayne du 30 septembre 1809 sous peine de s'allier aux Britanniques, ce qu'il fera. (Voir:Bataille de Tippecanoe)

    Avec l’aide de son frère Tenskwatawa, Tecumseh tente de fédérer les tribus amérindiennes du Canada à la Floride, afin de résister à l’avance inexorable des colons sur leurs terres. Tenskwatawa est persuadé que l’arrivée des Blancs est une punition envoyée par la divinité suprême, le Maître de la Vie. Le séisme de 1811 dans la vallée du Mississippi et une éclipse (1806) ne font que renforcer cette vision millénariste de la conquête de l'Amérique. Le Traité de Fort Wayhne (1809) décide Tecumseh à sortir de l'ombre de son frère. Il voyage dans tout le territoire compris entre le Mississippi et les Appalaches. Il espère fonder des États-Unis Indiens d'Amérique et de réaliser l'union des tribus pour la défense commune de leurs terres. En août 1810, il rencontre le gouverneur du territoire de l’Indiana et futur neuvième président des États-Unis, William Henry Harrison, à Vincennes dans l'Indiana, mais les deux hommes restent sur leurs positions.

    Tecumseh ne parvient pas à persuader les différentes tribus de surmonter leurs différences ou leurs haines ancestrales, et la défaite de Tenskwatawa, à la bataille de Tippecanoe en novembre 1811 face à Harrison, détruit son œuvre et ses espoirs. Le village abritant leur quartier général, Prophetstown, est déserté, et Harrison ordonne aux soldats américains de l'incendier.

    Tecumseh réunit de nouveau une armée de 3 000 hommes appartenant à 32 tribus différentes à Prophetstown en 18134. Puis il conduit sa tribu au Canada où il rejoint les forces britanniques.

    Engagement dans la guerre de 1812

    Quand la guerre de 1812 éclata entre les Etats-Unis et l'Angleterre, Tecumseh considéra cet événement avec satisfaction, car, selon lui, il devait être favorable à ses projets puisqu'il allait hâter la destruction des Américains, ses ennemis.

    Il choisit d'abord de rester spectateur avant de changer d'avis. Aider d'abord à la destructions des Américains, pour n'avoir plus ensuite qu'à frapper sur les Anglais, lui parut une politique plus sage. Aussi céda-t-il aux sollicitations des Anglais qui recherchaient son alliance par tous les moyens possibles. Depuis son enfance, il avait pris part à tous les engagements contre les colons, et personne encore ne pouvait lui reprocher une de ces actions cruelles si communes à ses compatriotes dans l'ivresse de la victoire. Il avait horreur du sang versé après le combat, et on le vit souvent défendre ses prisonniers contre la fureur de ses propres guerriers. Il devait bientôt rougir de l'atroce conduite de ses alliés, qui incitaient les Indiens qu'ils avaient enivrés à massacrer leurs prisonniers blessés. Tecumseh leur témoigna tout le mépris qu'ils lui inspiraient lorsqu'il refusa le grade de brigadier-général, ainsi que l'écharpe de soie que le général Henry Patrick Procter lui offrit au nom du roi d'Angleterre comme récompense de son courage au combat. Néanmoins, toujours préoccupé de ses vastes projets, il crut devoir persister dans son alliance avec les Anglais jusqu'à ce que les Américains, qu'il regardait comme ses plus dangereux ennemis, fussent anéantis.

    De nouvelles tribus vinrent se ranger sous ses ordres, et ce fut à leur tête qu'il participa aux côtés des Anglais à la bataille de la rivière Thames qu'il livrèrent au général Harrison.

    D'après une anecdote controversée5, au milieu de la mêlée, le colonel américain Richard Mentor Johnson, neuvième vice-président des États-Unis, se serait avancé presque seul vers un groupe d'Indiens qui se ralliaient à la voix de Tecumseh. L'éclat de l'uniforme de Johnston et la blancheur de son cheval l'auraient fait remarquer, et il serait devenu le point de mire de tous les coups. Criblé de blessures, il aurait été mis à bas de son cheval. Tecumseh serait arrivé près de lui, aurait levé son tomahawk pour lui donner la mort mais aurait hésité un instant qui lui aurait été fatal. Le colonel Johnson se serait saisi d'un pistolet à sa ceinture et aurait tiré à bout portant dans la poitrine de Tecumseh, qui serait tombé mort à ses côtés.

    Le corps de Tecumseh fut retrouvé parmi les morts après le combat. Le destin du corps reste sujet à controverse : selon Auguste Levasseur, les Américains le reconnurent, et pour rendre hommage à son courage, ils l'enterrèrent avec tous les honneurs militaires6. Selon la série documentaire American Experience, les membres de la milice du Kentucky le défigurèrent au point qu'il fut très difficilement identifiable par la suite7.

    Iconographie

    Anonyme, Portrait de Tecumseh d'après la gravure de Benson Lossing (localisation inconnue)

    Le portrait de Tecumseh gravé en 1868 par Benson John Lossing pour son ouvrage Pictorial Field-Book of the War of 1812, fut basé sur un croquis d'après nature de Pierre Le Dru daté de 1808. Lossing modifia le modèle original en habillant Tecumseh d'un uniforme britannique, prenant appui sur la nomination de Tecumseh en tant que brigadier général. Cette représentation est inhabituelle car il est représenté avec un anneau dans le nez, parure fréquente chez les Shawnee à l'époque, mais omise dans les représentations idéalisées du chef indien8. On ne connait aucun autre portrait fait d'après nature.

    La malédiction de Tecumseh

    Article détaillé : Malédiction de Tecumseh.

    Selon une tradition d'origine obscure, Tecumseh aurait lancé une malédiction sur tous les chefs d'états américains, à commencer par son adversaire, le futur président Harrison ; il aurait juré sur une colline, en 1811, une fin tragique à tous les présidents américains élus lors d'une année se terminant par zéro dans son écriture9 :

    Néanmoins, Ronald Reagan, qui a été élu en 1980, n'est mort de vieillesse qu'en 2004. Son premier mandat est tout de même marqué par une tentative d'assassinat.

    De même, George W. Bush, élu en 2000, est toujours vivant, bien qu'ayant également subi une tentative d'assassinat au cours de sa présidence. Ses deux mandats ont néanmoins été marqués par les attentats du 11 septembre, les guerres d'Afghanistan et d'Irak, ainsi que par une grave crise financière et économique.

    Même si sa stature a été amplifiée à des fins électorales par son vainqueur, Tecumseh n’en reste pas moins un tacticien talentueux et un chef qui fut aimé de son peuple et respecté par les autres tribus10.


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  • L'argent tue.

    ON SAIT TRES BIEN COMMENT ON EN EST ARRIVÉ LÀ !!

    Les financiers de la planète ont mis les comptes dans le rouge, les politiciens ont participé tant qu'ils pouvaient s'enrichir par la même occasion et être réélus.

    La plainte, c'est contre la finance qu'il faut la déposer.

    Le personnel de la maternité fait partie des victimes collatérales de ce désastre. Ils ne doivent pas payer pour les Privilégiés.


    Vendredi, une femme a perdu son enfant après avoir vu son accouchement différé par la maternité.

    http://www.europe1.fr/Faits-divers/Bebe-mort-in-utero-Touraine-demande-une-enquete-1401991/

    Une femme enceinte a perdu, vendredi à Paris, l’enfant qu’elle portait "faute de place", révèle dimanche Le Parisien. Le père de l'enfant a porté plainte contre X dimanche matin pour "homicide involontaire par négligence", avant que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, ne réclame une "enquête exceptionnelle" sur les circonstances de ce drame.

    Econduits par la maternité. Jeudi matin, le couple avait rendez-vous à 7 heures à la maternité de Port-Royal, à Paris. Un rendez-vous qui "avait déjà été reporté", confie Stéphane, le compagnon de Déborah, au Parisien. Bien que la grossesse de sa compagne soit considérée à risque, ils se font à nouveau éconduire par la maternité. "On nous a demandé (...) d'attendre 11heures. Et à 11heures il n'y avait plus de chambre disponible", ajoute-t-il.

    Une fois... puis deux. En insistant au téléphone, le couple est redirigé aux urgences. "Une sage-femme débordée qui courait de box en box est venue vers nous pour nous dire de rentrer chez nous. Pour elle, il n’y avait pas d’urgence", explique le compagnon de la jeune femme au quotidien. Ils repartent alors en voiture.

    Le verdict tombe dans la nuit. Ne se sentant pas bien, Déborah réveille son mari dans la nuit. Ils foncent donc de suite aux urgences, où les examens confirment les craintes du couple : le bébé est mort in utero. L'accouchement est tout de même déclenché vers midi, contrairement aux souhaits du couple. "On voulait une césarienne pour ne pas en rajouter au drame, mais ils ont dit que ce n'était pas possible", commente le père.

    Touraine demande une enquête. Après avoir exprimé sa "très vive émotion" à l'égard du couple, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a demandé "une enquête exceptionnelle, à la fois administrative et médicale, qui sera lancée dès lundi pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame". Le parquet de Paris a ouvert dimanche une enquête préliminaire.

    La maternité aussi. Avant la ministre, la maternité avait décidé de lancer une enquête interne "afin de comprendre ce qui s’est passé, voir si on est passé à côté de quelque chose". Toujours hospitalisée samedi, Déborah a reçu la visite de Patrick Houssel, directeur du groupe hospitalier, précise Le Parisien.

    Les équipes de la maternité sont "choquées". Dominique Cabrol, patron de la maternité, confie dans le quotidien que ses équipes sont "choquées" par ce décès. Il concède que son service était ce jour-là "en saturation totale". "On peut penser que si la jeune femme avait accouché comme prévu, le bébé serait vivant".

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