Tâchons d’en savoir plus sur sa ligne éditoriale et son contenu ...
Interview de Philippe Bainier, le fondateur de cette Revue
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Bonjour Philippe Bainier. Vous n’êtes pas tout à fait un Libraire comme les autres, puisque non seulement spécialiste de l’écologie mais aussi e-Libraire, nous avions eu l’occasion d’en parler lors d’une précédente Interview. Aujourd’hui vous êtes aussi fondateur et directeur de la rédaction d’une nouvelle revue.
Pourquoi ce webmag littéraire ?
Philippe Bainier : Parce que c’est un domaine que je connais bien étant e-libraire spécialisé dans l’écologie. Actuellement, il n’existe pas, à ma connaissance, de magazine spécialisé dans ce domaine.
Les magazines littéraires existants parlent peu des livres écologiques, malgré une production abondante et souvent de qualité.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Que va t-il apporter de plus ou quel manque va t-il combler ?
Philippe Bainier : Ce webmagazine est consacré à la littérature écologique et naturaliste. Vous y trouverez des thématiques dites "alternatives" oubliées et marginalisées par les autres magazines littéraires telles que l’écologie, le végétarisme, l’écoconstruction, le jardinage biologique, les médecines alternatives... Ce webmagazine va combler un vide littéraire.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Pourquoi ce nom ?
Philippe Bainier : Tout simplement, il fait référence à ma e-librairie spécialisée en écologie, Planète Métis. Notre planète bleue est une planète métisse constituée d’un ensemble de biodiversités différentes.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Quel va être son support ?
Philippe Bainier : Ce magazine est un webmagazine, donc diffusé principalement par internet, publié tous les deux mois. Son format est A4 et il est composé d’une trentaine de pages. Le premier numéro en compte 32. Ensuite, il y aura une possibilité d’obtenir une version papier payante sur demande.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Comment s’abonner et combien cela coûte ?
Philippe Bainier : La version numérique est gratuite. Vous pouvez le recevoir directement dans votre boîte mail tous les deux mois en envoyant un petit message à l’adresse suivante : magazine@planetemetis.com. Vous recevrez ainsi un lien qui vous permettra d’accéder au magazine.
où vous pourrez consulter le magazine, laisser des commentaires, écrire aux rédacteurs, s’y abonner.
Pour la version papier, vous pouvez vous abonner pour les 6 numéros au prix de 33 € frais port inclus, à partir du prochain numéro, en envoyant un message à l’adresse indiquée ci-dessus.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Y-a-t-il une place pour les annonceurs et seront-ils néanmoins triés sur le volet ?
Philippe Bainier : Non, PlanèteMétis magazine souhaite vis à vis de ses lecteurs, garantir un confort de lecture en évitant une pollution visuelle dûe à la présence des publicités. C’est aussi un gage d’indépendance.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : A qui s’adresse t-il ?
Philippe Bainier : A tout le monde !
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Parlez-nous de la Thématique du premier numéro ?
Philippe Bainier : Le premier numéro était consacré à notre alimentation et ses conséquences sur notre santé. Nous y abordions les problèmes des pesticides et des OGM dans nos assiettes. Vous pourrez également découvrir un dossier sur le manga et l’écologie. Chaque numéro traitera d’une thématique précise. Le prochain aura pour fil conducteur l’agroécologie.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Quelles rubriques va t-on trouver ?
Philippe Bainier : Tout d’abord, "un livre, une histoire" présentera un livre qui a marqué la mouvance écologique. Pour le premier numéro, il s’agissait de Printemps silencieux de Rachel Carson
Ensuite vous pourrez lire une rubrique "actualité" consacrée à l’actualité environnementale par le livre.
Puis une rubrique "coup de coeur" où sera présentée un livre aimé par un des rédacteurs.
Vous pourrez trouver une rubrique "livre audio", dédiée aux livres audio écologiques.
et bien entendu, vous y trouverez des chroniques de livres et des recensions.
Nathalie Damide Baldji pour MPL : Merci beaucoup Philippe Bainier.
La philo à l’école primaire, est-ce bien sérieux ?
Questions à Jocelyne Beguery, professeure agrégée de philosophie, ancien formatrice en IUFM à l'université de Cergy-Pontoise, qui vient de publier Philosopher à l’école primaire, préface d'André Comte-Sponville, aux éditions Retz, dans la collection Comment faire ?, dirigée par André Ouzoulias.
Commençons par un point de vocabulaire. Le concept que les médias ont retenu de certaines expériences, c'est « la philo à l'école ». Vous le reprenez d'ailleurs, sur un ton moins familier, dans votre titre. Mais à vous lire, on s'aperçoit vite que vous préférez les termes de « discussion à visée philosophique »...
Le titre, de même que "la philo à l'école" sont des termes génériques. La notion de "discussion à visée philosophique", initiée par Michel Tozzi, est plus précise. Je la reprends à mon compte pour me démarquer essentiellement du terme de "débat" très usité aussi et qui ne renvoie pas au même exercice.
Pratiquer la « discussion à visée philosophique » à l’école primaire, parfois dès la grande section de maternelle, cela veut-il dire, de la part de l'enseignant, s'écarter délibérément du programme ?
Pas du tout. Même si elle n’y est pas formellement inscrite, la discussion à visée philosophique est conforme à l'esprit des programmes depuis longtemps, y compris, même si cela peut étonner, aux programmes de 2008 actuellement en vigueur. Il s'agit en effet d’une pratique du dialogue régulée par l’enseignant, où les élèves s’efforcent de penser ensemble des concepts comme la beauté, grandir, le courage, l’amitié, la liberté, etc. Les programmes demandent aux enseignants d’être autre chose que de « simples exécutants » et disent qu'à « partir des objectifs nationaux, le professeur des écoles doit inventer et mettre en œuvre les situations pédagogiques qui permettront à ses élèves de réussir dans les meilleurs conditions ».
Or justement, les pratiques de discussion à visée philosophique les plus réussies sont nées de l’initiative de maîtres confrontés aux nécessités internes à l’enseignement : ici l'apprentissage de la langue, ailleurs l'instruction civique et morale, ailleurs encore le rapport au savoir, etc. Amener les élèves sur le terrain de la philosophie est une façon de servir les missions et finalités de l’institution scolaire. Il s’agit avant tout d’apprendre à parler pour apprendre à penser. Et il est bon de prendre plaisir très tôt à partager le sens des mots. Au nom de la maîtrise de la langue, première compétence du « socle » à acquérir, cela s'applique dès la grande section, quand les enfants commencent à pourvoir argumenter. Au cycle 3 (CE2-CM), l’introduction de contenus relatifs à la « culture humaniste » apporte de nouvelles justifications à ce type de pratique. La culture humaniste, qui met en jeu des valeurs, relève du discutable et nécessite donc examen et échanges. L’instruction civique ainsi que l’enseignement de la morale, questions, semble-t-il, toujours d’actualité, donnent également prise à la réflexion philosophique.
Je reviens sur la définition. Apprendre à parler, apprendre à penser : ce sont vos propres mots. Alors pourquoi vouloir à toute force se hausser du col avec « discussion à visée philosophique » ?
C’est tout l’enjeu du livre que je propose, sur la base d'un travail fait en amont avec les professeurs d’école en formation. Le pari pour l'enseignant est de tenir la visée philosophique, d’en connaître les enjeux et les difficultés, de s’y préparer. La référence disciplinaire, même s’il ne peut évidemment être question à l’école élémentaire d’un enseignement de la philosophie, garantit contre les dérives de vertueuses intentions démocratiques, le débat stérile qui répète lieux communs ou préjugés, la sophistique ou le seul plaisir de triompher de l’autre, la démagogie.
En général, ce qu'on appelle « débat » est exclusivement contradictoire : il faut être pour ceci ou contre cela. Les élèves ne gagnent rien à cette simplification. La discussion à visée philosophique exige une argumentation et une problématisation plus serrées. Elle exerce à la pensée dialogique. Il ne s’agit pas seulement de s’exprimer ou de communiquer mais de s’efforcer à penser, fut-ce modestement, en explorant par exemple les acceptions d’un concept. Et cela peut s’apprendre très tôt. Il s’agit de mettre le logos — langage et raison — au cœur de l’enseignement. Et les retombées des compétences acquises ne servent pas la seule civilité ni même l’esprit citoyen, si ce n’est par surcroît. La visée philosophique se suffit à elle-même, elle exclut l’instrumentalisation de la discussion à des fins d’inculcation ou de discipline scolaire. Elle forme à l’autonomie de pensée d’un sujet.
C'est bien beau, mais d'une part n'y a-t-il pas des choses, ne serait-ce qu'en matière de comportement, à inculquer ? D'autre part, en quoi la seule référence à la « visée philosophique, par des enseignants qui, quelles que soient leurs qualités et leurs intentions, ne sont pas rompus à cette discipline suffirait magiquement à éviter les écueils que vous venez de citer ?
Bien sûr, il y a des choses à inculquer pas seulement en matière de comportement mais aussi en ce qui concerne les apprentissages fondamentaux, comme le langage ou la numération. C'est l'enjeu de l'école maternelle qui s'emploie également à inculquer des comportements, de civilité et des attitudes morales et civiques. C'est pourquoi les questions morales qui commencent à interroger l'autonomie morale de chacun ne peuvent être abordées avant la fin du cycle 3.
Les enseignants n'éviteront pas les écueils par incantation et magie mais par le travail et un minimum de formation philosophique. Il leur faut apprendre à distinguer une opinion d'un jugement vrai, à interroger les concepts. Et ne pas encourager les élèves à seulement dire ce qu'ils pensent, mais les amener à douter, à problématiser afin de réellement penser ce qu'ils disent.
Le ministre, Vincent Peillon, a mis en avant le concept de « morale laïque », ce qui n'a pas manqué de déclencher les réserves de ceux qui redoutent un catéchisme d'Etat. Comment analysez-vous ce concept et voyez-vous un rapport possible avec la discussion à visée philosophique ?
Vincent Peillon estime , je cite, « que la laïcité consiste à faire un effort pour raisonner, considérer que tout ne se vaut pas, qu’un raisonnement ce n’est pas une opinion. Le jugement cela s’apprend ». Sous couvert de laïcité, il me semble donner ainsi une définition de l’attitude philosophique. Ou alors, mais ce n'est pas du tout ce que j'ai compris, il s'agirait de revenir au catéchisme laïque et à ses maximes. Lorsqu'il parle de « morale laïque », cela renvoie plutôt à l'idée d'une morale universelle, de valeurs qui font consensus mais ne peuvent faire l’économie de l’adhésion propre du sujet, c’est-à-dire de son jugement. Or, la confrontation des idées dans la discussion, leur problématisation, leur conceptualisation et le recours à l’argumentation relèvent bien de la discussion à visée philosophique. Celle-ci consiste à construire rationnellement le jugement et non, comme cela arrive parfois, à faire comme si toutes les opinions se valaient. Il ne s'agit donc pas de déguiser en tolérance le relativisme intellectuel et moral ambiant. C’est pourquoi, avec les précautions qu’impose une déontologie laïque, la discussion à visée philosophique est une manière sensée et sensible de mener à bien l’instruction morale et de la faire aimer.
En d'autres termes, vous aimeriez bien qu’à la faveur de la prochaine révision des programmes de l’école primaire, ce soit généralisé...
Surtout pas ! Cela peut paraître contradictoire puisque je défends les bienfaits d’une telle pratique pour les élèves. Mais elle n’est pas pour les professeurs anodine. Elle doit correspondre à un réel intérêt de leur part et être menée en cohérence avec leur conduite de classe, dans un climat d’ouverture et d’écoute philosophique. Elle nécessite une posture particulière, que tous les enseignants ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir, ce qui est tout à fait leur droit. D'autre part, ces discussions doivent être en phase avec ce qui se vit dans la classe. Leurs sujets émergent souvent spontanément de questions posées lors des apprentissages. Et il n’y a pas de façon de mener ces discussions qui ne soit marquée par le style de l’enseignant. Les imposer serait imposer un programme et les thèmes traités perdraient ce lien vivant avec la curiosité des élèves. C'est précisément là que l'on risquerait l’artifice et le dogmatisme.
Depuis une dizaine d’années, sont déjà parus de nombreux ouvrages pédagogiques sur la discussion à visée philosophique. Qu’apporte de plus ou de différent votre livre ?
Ce livre reflète une expérience dans les classes de plus de dix ans. Je tente de relever le défi d’une véritable visée philosophique et ce dès les tentatives de discussion en grande section de maternelle, par l’attention portée, dès ce niveau scolaire, à l’analyse langagière et conceptuelle. J’ai voulu témoigner du faisable, à travers la restitution intégrale de discussions menées dans les classes de tout niveau par des maîtres formés à cet effet. J’ai cherché à penser la discussion à visée philosophique à l’école hors de tout esprit militant mais en référence aux principes de l’école publique et laïque, et à mettre en garde contre toutes sortes de dérives préjudiciables aux élèves. C'est pourquoi, j'invite aussi le lecteurs à s’interroger sur l’impensé de nos représentations de l’enfance, sur les attendus idéologiques de certaines de ces dites nouvelles pratiques.
« Dérives préjudiciables », dites-vous ?
Je suis très critique envers les ouvrages parus ces dernières années. Ils ont pour la plupart été rédigés dans la précipitation avec comme souci premier de livrer clés en main des méthodes courtes pour mettre en place à tout prix « du » débat, le plus souvent de la communication, à mon avis. D’autres, il est vrai plus instruits des techniques éprouvées par la recherche, s’intéressent exclusivement à l’éducation citoyenne et ont sur ce plan de l’efficacité. Mais je n’en connais pas qui prennent au sérieux la dimension philosophique et de ce fait formatrice de ces exercices. Je n'en connais pas qui mènent de concert la double question : « Qu’en est-il de la teneur philosophique de ces pratiques ? » et « Qu’en est-il de l’école dans ces tentatives ? » Beaucoup de ces parutions, de ce fait, s’emploient à une diffusion militante et inconsidérée des nouvelles pratiques dites philosophiques à l’école qui ne relèvent pas du projet de l’école et qui, pour certaines, peuvent même contribuer à le mettre à mal.
Ce que je crois comprendre, à ma surprise, c'est qu'il y a du conflit dans l'air et que vous vous placez en opposition à des personnalités ayant travaillé sur ce thème. Alors pourquoi ne pas mettre les pieds dans le plat et les nommer ? A qui faut-il attribuer la « diffusion militante et inconsidérée » ? Viseriez-vous par exemple Michel Tozzi, que nous avons cité au départ ?
En parlant de diffusion militante et inconsidérée, je vise une attitude et un esprit plutôt que des personnes qui ne sont cependant que trop nombreuses à vouloir prôner "la philo à l'école" où le débat comme une cause idéologique. Leur militantisme est d'ailleurs le plus souvent inversement proportionnel à leur formation philosophique et s'emploie à propager un anti-corporatisme vis-à-vis des professionnels de la philosophie. On le rencontre dans bien des associations se donnant pour tâche cette seule divulgation. Je ne vise pas Michel Tozzi avec qui j'ai travaillé et de qui j'ai beaucoup appris. Mais certains de ses épigones développent un esprit prosélyte et partisan que je trouve hors de propos en la matière.
Quelle peut être aujourd'hui la place pour cette pratique dans la formation initiale et continue des enseignants ?
Quelques enseignants chercheurs s’y intéressent et nombre de formateurs de terrain aussi. Mais le problème majeur est la lente agonie de la philosophie dans la formation des maîtres. Au moment où l’on célèbre le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, l’auteur de l’Émile, les IUFM sont en effet en train de perdre leurs derniers professeurs de philosophie ! Ce phénomène est très inquiétant. On peut l’analyser comme le produit d’une conception de la compétence pédagogique réduite à une pure technicité, avec, en arrière-plan, un projet d’éducation utilitariste et un projet de société fondé sur les valeurs de l’économie libérale. Il est indispensable de redonner à la philosophie la place qu’elle doit avoir dans le formation des maîtres dans notre pays. Cela s’impose évidemment si le ministre envisage d’encourager la pratique de la discussion à visée philosophique comme un des moyens de refonder l’éducation morale.
A quoi bon écrire. Tout a déjà été dit. Tout le monde répète ce que peu entende comme si le point haut spirituel avait été atteint depuis des lustres et que le surplace soit devenu une condamnation. Je me suis demandé un moment hier soir quelle était l'utilité de ce blog. Sur le point de le fermer.
J'ai tellement l'impression maintenant de me répéter.
J'ai peut-être atteint mon propre point haut.
Comme disent les marins du Vendée Globe : "C'est la pétole."
1 En 2008 Bruno Boulefkhad est entrepreneur depuis une vingtaine d’années, il est à la tête de plusieurs garages de vente de voitures d’occasion haut de gamme et emploie une douzaine de salariés, son affaire marche bien et il gagne très bien sa vie.
2 Il a un encours bancaire de 700 000 euros réparti dans deux banques la Société Générale et le Crédit Agricole et ce depuis des années, cet encours bancaire coûte à M. Boulefkhad 54 000 euros par an.
3 En 2008 crise financière, Oséo (http://www.oseo.fr/qui_sommes_nous/notre_mission) créée en 2005 est associé au « plan de relance des PME » pour faciliter l’accès des entreprises au crédit en garantissant leurs créances.
4 La Société Générale fait pression sur Bruno Boulefkhad pour qu’il prenne un crédit garanti par Oséo, de cette manière peu importe pour la banque que l’affaire de son client périclite puisque dans ce cas, c’est Oséo financé par le contribuable qui paiera les pots cassés.
5 Bruno Boulefkhad demande un prévisionnel à son expert comptable démontrant que l’entreprise ne pourra rembourser cet emprunt, encore une fois la banque s’en fiche puisque ce prêt est garanti.
6 La Société Générale menace M. Boulefkhad de ne pas régler les traites de ses fournisseurs et de le rendre interdit bancaire.
7 Bruno Boulefkhad est contraint d’accepter cet emprunt qui plombe son compte de résultat.
8 En 2011, comme il était complètement prévisible, la SARL de M.Boulefkhad dépose le bilan, il est ruiné et la Société Générale ainsi que le Crédit Agricole lui demandent encore 200 000 euros étant donné que Bruno Boulefkhad était cautionnaire de sa propre entreprise.
9 Bruno Boulefkhad a perdu en quelques mois ce qu’il a mis 20 ans à construire, son gagne pain et celui de sa famille, désespéré, il tente de s’immoler devant la banque le 16 mai 2012,
10 Bruno Boulefkhad reprend courage en décidant de dénoncer les pratiques dont il a été victime, il contacte les grands médias qui connaissent son histoire mais ne souhaitent pas la traiter, Pierre Jovanovic (journaliste indépendant http://www.jovanovic.com/blog.htm ) relaye son message. Que chacun en fasse autant c’est pour nous et pour faire bouger les choses que Bruno Boulefkhad se bat.
10 cm de neige sur Lons le Saunier. moins 5 au thermomètre, les mains et les pieds gelés, le dos déglingué, Bruno tiens toujours le siège de la Société Générale. Je viens de l'avoir au téléphone, c'est la victoire ou la mort. Le personnel de l'agence est au bord de la crise. Ils craquent et on les comprend.
En effet, chaque matin en arrivant à leur travail, ils croisent son regard. Chaque soir, en quittant les lieux, il est toujours là. Dans la ville on ne parle que de ça. Ce sujet revient sans arrêt dans les conversations avec leurs amis, leur famille.
"Au fait, le type, il est toujours là ?... Mais finalement, qu'est-ce qu'il veut ?... Moi je pense qu'il doit avoir raison, sinon il serait parti depuis longtemps... Et ça ne vous gène pas d'être bien au chaud pendant qu'il est dehors ?... Et vous avez perdu beaucoup de clients ?... Et votre direction, elle dit quoi ?... Vous ne craignez pas de vous faire virer s'il arrive quelque chose ?... J'ai lu l'article dans le journal, je pense quand même que vous avez déconné dans la banque ?... Moi je connaissais son garage, je ne comprends pas que vous l'ayez fait couler, c'était une belle affaire... Et ça ne vous réveille pas la nuit ?... Au fait, ta collègue est en arrêt de travail, c'est pour ça ?... Tu sais, on en parle partout en ville, vous allez être montré du doigt... Au café, l'autre jour, j'ai même entendu quelqu'un qui disait..............."
L'enfer, c'est le quotidien de Bruno, mais le Diable ne va pas s'arrêter en si bon chemin.
L'APLOMB, l'association dont Bruno est administrateur, lutte contre le fascisme financier. Les terroristes ne sont pas dans le désert du Sahara, Hollande a des mirages, Le vrais terrorisme est en France, tout près de lui.
Chaque matin, des millions de Français découvrent les méfaits de leur banque sur leurs extraits de compte. Ce racket quotidien est totalement illégal, on l'a largement démontré et les tribunaux nous suivent.
Pour s'en sortir, chacun doit faire un acte de Résistance. Chaque citoyen à le devoir de ne pas se laisser spolier de ses droits.
Bruno est le percuteur d'un mouvement qui s'amplifie chaque jour.
Seule une vague de plaintes contre les banques fera plier ce système. Si chacun a le courage de faire valoir ses droits, c'est 24 milliards qui sont reversés chaque année dans l'économie française au lieu d'aller dans les Paradis fiscaux.
C'est une augmentation importante du pouvoir d'achat de chacun, c'est un ballon d'oxygène dans la trésorerie des entreprises qui peuvent alors embaucher.
LA RELANCE ECONOMIQUE PASSE OBLIGATOIREMENT PAR UNE VICTOIRE CONTRE LA DICTATURE FINANCIÈRE;
SIGNEZ LA PÉTITION ! Soutenez le en lui payant un sandwich ou un café par paypal : bruno.boulefkhad@orange.fr
Le général de Gaulle estimait que la nationalisation du système bancaire était nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général »
Préface de Maxime Gremetz, homme politique pour « Le livre noir de la Banque » de Gérard Faure-Kapper
Selon les chroniqueurs financiers le système bancaire français se porte bien. En fait ce sont les banquiers qui vont de mieux en mieux. Pour les consommateurs et les petites entreprises artisanales et agricoles cela va de mal en pis.
« Le livre noir de la banque » dont le titre résume fort bien le contenu arrive à point pour dénoncer les multiples abus de la position dominante bancaire. Son auteur Gérard Faure-Kapper rappelle s’il en était besoin les scandaleux privilèges et les astuces d’exploitation des clients du monde feutré et policé de la Banque.
A lire l’auteur il est bien loin de l’idéal des « jours heureux » du programme du Conseil National de la Résistance (C.N.R)
« "instauration d’une véritable démocratie économique et sociale impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie"
"retour à la Nation des grands moyens de production monopolistes, fuite du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques." »
Le 2 décembre 1945 le gouvernement d’union nationale alliant les gaullistes et les communistes annonce la nationalisation de la Banque de France et celles du crédit lyonnais, de la société générale, de la Banque nationale du commerce et de l’industrie et du comptoir national de l’escompte c’est-à-dire les quatre plus grandes banques.
Le général de Gaulle dit lui-même que la nationalisation du système bancaire est nécessaire contre l’influence néfaste des banques « assez puissantes pour faire échec à l’intérêt général ». De plus, l’Etat crée trois banques « à lui » : le crédit national pour les entreprises, le crédit foncier pour le logement et la Banque du commerce extérieur. Enfin les mutuelles du crédit agricole et de la Banque populaire sont alignées sur le secteur bancaire nationalisé.
Ceci étant la déréglementation financière commence avec les gouvernements socialistes et en 1956 les banques d’affaires redeviennent des banques à part entière et concurrencent dangereusement le secteur national.
Dès lors les quatre banques nationalisées font tout pour se libérer de l’Etat et se comportent de plus en plus comme des banques d’affaires.
En 1981 les nouvelles nationalisations voulues par la gauche ne vont pas arrêter ce mouvement et si l’Etat organise ces entités financières, il commence aussi en sous-main à organiser le retour du secteur privé.
A peine élue en 1986 la Droite fait de la privatisation des Banques la clé de son programme et très rapidement, la société générale, la CCF, Paribas et Suez sont privatisées. Jusqu’en 1994, sous la Droite comme sous la Gauche, pratiquement tout le secteur financier retourne au privé : la BNP, le CIC, le crédit local de France, etc.
Sous le ministère de Dominique Strauss-Kahn ministre des finances, les privatisations bancaires et des assurances s’achèvent, crédit lyonnais, AGF, GAM, etc.
Avec lui le monde bancaire français est entré dans « la finance mondialisée ! ».
La crise financière de 2008 met en relief ce pouvoir exorbitant des banques. Elles obtiennent de l’Etat en urgence 20 milliards d’euros, puis 90 milliards d’euros de garantie et sans aucune contrepartie, le gouvernement de Monsieur Sarkozy ne demande ni actions, ni sièges dans les conseils d’administration des Banques.
Pire, la généralisation du livret A atteint le nécessaire monopole de la caisse des dépôts et de la Banque postale. Cela parachève la main mise sur les particuliers du secteur juteux de la banque qui avait déjà œuvré pour la suppression des comptes personnels pour les particuliers à la Banque de France et au Trésor public.
Enfin la privatisation de la Banque postale livre les services bancaires de la poste à la capacité du secteur privé et les alliances de la poste avec la société générale et la Banque préfigure la fin de la Banque de service public.
Le rêve du « tout libéralisme » est atteint et les profiteurs peuvent maintenant se servir.
C’est ce que notre auteur nous livre les tenants de cette exploitation financière du grand public et des petites entreprises.
Que faire ? Avant de pouvoir revenir aux nationalisations bancaires de salut public il faut sans doute se battre pour dénoncer tous les abus qui sont tels que le pouvoir actuel en est lui-même gêné d’où ses déclarations politiques pour tenter de calmer le jeu.
Une proposition de loi visant à créer un observatoire parlementaire, économique et paritaire de surveillance du monde bancaire serait la bienvenue. D’où le grand intérêt de ce travail de qualité qu’a effectué Gérard Faure-Kapper que j’ai eu le privilège de préfacer.
Qu’il est loin le temps « des jours heureux » du programme du Conseil National de la Résistance !
"Agis comme si la maxieme de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle. "
E. KANT
Il conviendrait dans ce monde "moderne" d'établir la liste des actes et de les juger au regard d'une Loi universelle.
En quoi consisterait cette Loi universelle ?
C'est très simple : ne pas porter atteinte à l'espoir de la vie de tous ceux qui ne sont pas encore nés. Mais si, ceux qui ne sont pas encore nés avaient la possibilité de choisir cette naissance ou de la refuser, que feraient-ils ?
On peut espérer qu'ils accepteraient encore le défi.
Qu'en sera-t-il dans mille ans ?
Cette Loi universelle aura-t-elle définitivement disparu ?
"Si l'oeuf avait un judas, quel oiseau oserait en sortir ? " Lemson.
Je souhaite qu'aucun être humain n'en vienne jamais à se poser la question...Et je crains pourtant que ça ne soit déjà fait.
Si vous cherchez un chalet de vacances à louer ou même à acheter, ne cherchez plus :)) Si vous montez là-haut et que vous visitez un chalet traditionnel, exposé au sud, vous ne redescendrez plus, foi de Savoyard :))
Situation exceptionnelle dans les Belledonnes en Isère en 1450 / 2100 mètres d’altitude. Le charme d’un village familial sur Les Terrasses d’Allevard.
C’est sur les Terrasses du Collet d’Allevard en Isère que le hameau des chalets haut de gamme et authentique Honka seront réalisés. C’est un emplacement idéal pour les familles qui leur offre une vue imprenable sur le massif de Belledonne. Accès direct pour le ski, les premiers remontés mécaniques sont à 300 m des chalets.
Les Terrasses du Collet d’Allevard offre aussi le plus grand domaine skiable nocturne.
Les avantages
Vue panoramique sur les Belledonnes
Skis aux pieds
Chalets Honka de qualité en authentique bois massif
Les surfaces optimisées et chalets fonctionnels
Ensoleillement maximal
Services de gestion locative
Un espace détente avec sauna, jacuzzi et hammam seront disponible pour la saison 2013/2014.
Tous les chalets bénéficient d’une grande terrasse et d’une vue imprenable pour apprécier la montagne et la nature, hiver comme été. Vous disposez d’un local à skis chauffé, d’un parking privé et un accès internet wifi. Le restaurant pizzeria et la piscine chauffée ouvertes sont très appréciés..
Maison en sacs de terre de 50m2 pour 8700 € construite à 3 en 8 jours
Dans les pays occidentaux, le secteur du bâtiment est énergétivore et fortement émetteur de gaz à effet de serre. De plus, construire une maison engloutie les budgets des ménages.
Le concept de maison en sacs de terre permet d'utiliser des produits locaux (terre trouvée sur place) et à un coût dérisoire.Les sacs peuvent être remplis de terre, de sable (ou autre matériau), en fonction des ressources disponibles localement. Un sac de terre ou de sable, cela ne bouge pas du tout (il existe plusieurs systèmes pour que l'adhérence des sacs entre eux soit totale : fil de fez barbelé, effet velcro etc.), la maison est très stable. La terre tassée et sèchée (le sèchage peut être accélèré dans les écodomes en faisant un feu à l'intérieur de la construction terminée) devient très dure, de type brique/céramique. La matière des sacs utilisés (polypropylène) par CalEarth est très résistante. Une couche d'enduit protecteur est ensuite ajoutée pour protèger de l'eau de pluie.
Cette maison, un vrai bunker, est presque indestructible. Les sacs de terre ou de sable sont d'ailleurs utilisés par l'armée comme abris anti-obus, mais aussi pour lutter contre les inondations. L'écodom (technique "SuperAdobe") est une maison entièrement recyclable, isolante, anti-sismique, et à un coût quasi nul. Elle résiste également aux passages des cyclones et aux inondations. Elle ne craint pas les attaques d'insectes (termites) ou de moisissure. La maison en terre est aussi solide que la terre elle-même :) - Comme dans les églises, la structure en dôme permet, par gravité, le maintien de l'ensemble de la structure. Des constructions droites (avec un toit ordinaire) sont également possibles et sont également très solides. L'inertie thermique de la construction est très bonne. Idem pour l'isolation thermique (les murs sont épais). Le plastique des sacs empêche les remontées d'eau du sol par capilarité.
En secteurs fortement déboisés (Haïti, Afrique subsahélienne etc.) le concept d'EcoDome apporte un avantage majeur : sa construction ne nécessite pas de bois (pas de charpente).
Le père du concept d'EcoDome est Nader Khalili, un architecte américain d’origine iranienne (il a fait ses études en Iran, en Turquie et aux USA), qui concevait à l'origine des gratte-ciel. Puis, suite à une demande de la NASA, il a élaboré un concept de maison pour les missions spaciales sur la lune, ceci en utilisant le matériau disponible localement : la poussière lunaire. Nader Khalili a passé 5 ans a silloner en moto les déserts iraniens, aidant les populations locales à construire des maisons en terre et améliorant d'année en année ses recettes (l'Iran est un pays fortement sismique). Il reçoit le prix Aga Kahn d'Architecture en 2004. En 1988, un village expérimental fut construit au nord de Los Angeles, dans une région désertique. Sur les plans environnementaux et socio-économiques, c'est à dire à tous les plans, le concept est franchement génial.
De la lune à la terre...
- Olivier
Nader Khalili est un architecte irano-américain qui a travaillé sur l'architecture lunaire dans les années 80 et a développé des constructions en sacs de sable, qu'il appelle "Super Adobe".
- "The real form of poverty is the poverty of hope. There is an endless reserve of strength in every human to reach his goal, if only this strength is spent in acheiving rather than competing."
"Je n'ai rien inventé. Toutes les civilisations méditerannéennes ont utilisé la terre sur laquelle elles vivaient pour bâtir (...)Imaginez un monde où tous les réfugiés ont un abri. En plus, cela ne coûte rien".
" Les Nations-Unies s'intéressent aussi au principe. Et de fait, le Haut Comité pour les réfugiés (HCR) et le Programme au développement (PNUD) ont envoyé des représentants à Hesperia étudier les réalisations de Nader Khalili, avant de les utiliser pour abriter les réfugiés des tremblements de terre en Iran en 2002 et au Pakistan en 2005."
Plan du dossier : Partie 1: Maison en sacs de terre durçie / Introduction Partie 2 - Maison en sacs de terre durçie / Références Partie 3 - Maison en sacs de terre durçie / Quel plastique pour les sacs ? Partie 4 - Maison en sacs de terre durçie / Constructions dans le monde Partie 5 - Maison en sacs de terre durçie / Budget
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La construction en sacs de terre est basée sur l'utilisation de sacs remplis de terre et du fil de fer barbelé. C'est très peu coûteux, mais nécessite de la main d'oeuvre.
Cette technique de construction naturelle a évolué à partir de la construction militaire des 'bunkers' et des méthodes de digues temporaires de lutte contre les inondations. La technique exige des matériaux de construction très simples : sacs solides, remplis avec de la terre et d'autres matériaux inorganiques généralement disponibles sur le site (comme le sable, le gravier, l'argile ou des pierres volcaniques concassées). Les murs sont progressivement mis en place en emplilant les sacs en quinconce (comme en maçonnerie).
Les murs peuvent être courbés pour une meilleure stabilité latérale, formant ainsi des pièces rondes et des plafonds en forme de dôme comme un igloo. Pour des bâtiments à parois droites de plus de 5 m. de longueur, il convient d'ajouter des contreforts.
On stabilise l'édifice en plaçant du fil de fer barbelé entre les rangées. On peut aussi utiliser de la ficelle enroulée autour des sacs afin de lier les rangs entre eux, ceci sert à maintenir la structure d'ensemble et la renforcer. Des tiges d'armature peut être martelées dans les parois, notamment dans les angles et près des ouvertures.
La structure est généralement finie avec du plâtre, du stuc ou des briques, à la fois pour évacuer l'eau et prévenir toute dégradation liée à l'action du soleil. Cette technique de construction peut être utilisée pour des abris d'urgence, des logement temporaires ou permanents, des granges et bien d'autres structures.
On peut utiliser divers types de toitures. Les toits en dôme sont des extensions de la paroi qui forment des voûtes ou des coupoles. Les voûtes et les dômes de terre sont très peu coûteux à construire, mais les rendre imperméables est un processus complexe et coûteux dans les régions humides. Il est plus facile de construire des bâtiments rectangulaires et circulaires avec des toits en bois ou en métal dans le style architectural local.
Fenêtres et portes peuvent être formées avec un linteau en maçonnerie traditionnelle ou avec encorbellement ou avec la technique de la brique arcade, généralement pour des formes temporaires. La lumière peut également être introduite par des puits de lumière, des tubes en verre à bouchon, ou des bouteilles qui sont placés entre les rangées de sacs au cours de la construction.
Les fondations
Les fondations sont souvent faites de sacs de graviers, ou du ciment armé. Les sacs de terre doivent être placés au moins 15 ou 30 cm au-dessus du sol.(Ce n'est pas le cas pour ceux en ciment) Il est important d'utiliser du ciment près du sol avant d'empiler les sacs de gravier, de sable, ou de terre.
Les types de sacs
Le plus populaire est fait de polypropylène tissé, tel que le type utilisé souvent pour transporter du riz ou d'autres céréales. Le polypropylène est choisi pour sa résistance aux dégâts des eaux, à la pourriture et aux insectes.
Les Remplissages
On utilise généralement du matériau non organique, mais il est possible d'utiliser des matériaux organiques (comme des balles de riz). Le matériau de remplissage le plus courant est l terre avec de l'argile (entre 5 et 50%). Les sacs de terre compactée forment des unités structurelles, mais ne peuvent résister à un trempage prolongé. Les sacs de sable et de gravier peuvent résister dans des conditions d'inondation prolongée. Mais la plupart du temps, les sacs de sable ne sont pas assez solides sans contreventement temporaire et l'ajout d'une peau structurelle. On peut stabiliser la terre avec du ciment, de la chaux ou du bitume pour renforcer l'étanchéité et la solidité (ce n'est pas nécessaire pour le plâtre structurel.
Les propriétés d'isolation thermique sont importantes dans les pays qui connaissent d'importantes variations de température. La roche volcanique concassée, la pierre ponce ou de riz,les coques ont de très bonnes valeurs d'isolation (meilleures que l'argile ou le sable). Mais il ne faut pas utiliser des matières organiques qui putrescibles ou biodégradables pour les murs porteurs. On peut les utiliser comme remplissage entre des postes. À défaut de gravier léger, on peut utiliser des déchets en plastique comme isolant de remplissage dans les sacs de terre.
Les propriétés de masse thermique du matériau de remplissage sont importantes pour les climats qui connaissent de fortes variations de température chaque jour. Les murs de terre massifs idéal sont une solution idéale pour les climats doux grâce à l'effet d'inertie. La terre ou le sable ont d'excellentes propriétés de rétention de la chaleur, et lorsqu'il l'isolation l'extérieure de la maison est bien faite, ces matériaux sont une bonne solution pour des bâtiments solaires passifs dans les climats froids.
Le plâtre
Quand le remplissage contient beaucoup d'argile, les plâtres faits avec de la chaux ou seulement de la terre sont meilleurs. Un mur de terre doit respirer et se dessécher, en particulier dans les climats où les températures descendent en-dessous de zéro.
Dans les climats chauds, on peut utiliser du stuc de ciment. Le stuc de ciment est une bonne solution sur de la terre stabilisée près du sol : la pluie s'infiltre à l'intérieur puis reflue.
Mais, souvent les plâtres de chaux ou de terre sont la meilleure finition. Le ciment est trop rigide et ne se dilate ni ne se contracte pas comme un mur de terre. On peut commencer la finition avec de la terre et utiliser de la chaux par-dessus. De plus, il est plus facile de réparer la chaux.
Renforcement pour les zones à risques
Tout d'abord, choisir un emplacement solide pour le bâtiment. La forme régulière de la structure et l'écartement des parois sont deux critères importants . Des normes internationales existent pour des contreventements pour la construction en terre dans différents types de zones à risques sismiques. Il arrive que l'on utilise des contreforts renforcés de ciment avec ancres de mortier ainsi que du barbelé renforcer la solidité des bâtiments publics dans les zones à risque sismique.
Il faut renforcer les angles avec du fil barbelé et utiliser un maillage de filet de pêche en nylon sous le plâtre. C'est important de protéger les sacs des rayons du soleil avec du plâtre rapidement. Autre impératif : finir le mur en haut avec une poutre de liaison en ciment armé.
Comme avec les murs géo-textiles de soutènement, une construction en sacs de terre bien réalisée peut résister à des tremblements de terre en raison de sa flexibilité.
a terre crue, le pisé, la terre cuite (brique) possèdent des qualités tout à fait remarquables, notamment, au niveau de leur inertie thermique de 12h (ce qui amortit les variations de température). Les caractéristiques d'isolationthermiques de la terre plutôt moyennes (lambda = 0,850) peuvent être améliorées par l'ajout d'isolants comme la paille ou les copeaux de bois pendant la construction.
CONSTRUCTIONS EN TERRE
La terre est un matériau peu coûteux, elle s'adapte parfaitement à l'environnement et une fois débarrassée de ses impuretés les plus importantes (cailloux, ...) et mélangée à de l'eau et/ou de la paille, elle peut être utilisée pour la construction. Cette dernière est aussi résistante qu'une construction en pierre
Utilisation de la terre crue
murs des maisons : Un mur de terre crue maintient la fraîcheur l'été et accumule la chaleur l'hiver.
cloisons intérieures
enduits intérieurs
enduits extérieurs
remplissage des colombages
isolation thermique
isolation acoustique
...
Types de fabrication à la terre crue
Adobe : Mélange de terre argileuse, de paille et d'eau, malaxée et moulée dans un cadre en bois pour former une brique qui est séchée ensuite au soleil.
Pisé : mélange de terre, d'argile crue malaxée, qui est compactée.
Bauge : façonnage de petits tas de terre argileuse, empilés pour former un mur.
Torchis : c'est un mélange de terre argileuse, de matières fibreuses (paille, foin haché) et peut etre de chaux; il est utilisé pour remplir les intervalles des murs en pans de bois (colombages). Il s'utilise à des densités très différentes : très léger avec beaucoup de paille, plus isolant à plus lourd avec beaucoup de terre, moins isolant mais avec beaucoup de masse thermique et déphasage long.
La maisonnette - paille-sacs de terre -à base de matériaux naturels, super-économique, et autonome en eau douce et en énergie (eau chaude et électricité) - Construire soi-même (en 8 jours à 3 personnes motivées) une maison en sacs de terre de 50 mètres-carrés (sans étage, 50m2 = surface habitable intérieure) en France (avec toit classique) coûte environ 8700 euros - maison 100% écologique la moins coûteuse possible, pour deux personnes
(et éventuellement frais d'agence immobilière si non inclus)
Certificat d'urbanisme et permis de construire (formalités administratives) : dépôt gratuit et pas besoin de recourir à un architecte si la surface de la maison est inférieure à 180 m2.
L'administration a un délai de deux mois pour répondre à la demande.
Construire soi-même (en 8 jours à 3 personnes motivées) une maison en sacs de terre de 50 mètres-carrés (sans étage, 50m2 = surface habitable intérieure) en France (avec toit classique) coûte environ 8.700 euros :
- environ 1000 euros pour les sacs polypropylène,
- o euros pour le remplissage des sacs (terre)
- 500 euros de ciment et sable (pour l'enduit, en mélange avec la terre locale),
- 1000 euros pour le sol (parquet, terre cuite etc.) - Parquet : 15 euros/m2 = 750 euros + "charpente-sol assistée de sacs de terre" de 250 euros.
- 2.200 euros pour la toiture :
charpente (repose sur murs) et toit : 1.000 euros
Couverture tuiles ou ardoises en fonction de la région : 15 euros/m2 - Surface : 80 m2 = 1.200 euros
Isolation en papier recyclé ou en paille : 0 euros.
option : possibilité de réaliser une toiture végétalisée.
- 4000 euros pour les portes, fenêtres et baies vitrées (il est également possible de réaliser des entrées de lumières en bouteilles recyclées).
L'ONU, l'armée et les ONG humanitaires utilisent ces réservoirs-bâche très résistants. Cette réserve bâche peut être placée sous la maison. Il est possible d'avoir une bâche enterée qui alimentera le circuit eau froide, et une autre au soleil qui alimentera le circuit eau chaude. Une bâche sombre effectue un pré-chauffage de l'eau.
En sur-élevant le réservoir grâce à des sacs de terre, pas besoin de pompe pour alimenter la maison, la circulation de l'eau se fait par gravité. Il est également possible de recouvrir la bâche d'un toit plat sur lequel on installe panneaux photovoltaïques et de capteurs solaires thermiques, constituant ainsi une "unité eau + énergie" pour la maison adjacente.
La bâche étant complètement fermée, sans entrée d'air, et complètement opaque aux rayons solaires, la conservation de l'eau douce est très bonne.
En France, la consommation domestique par habitant est de l'ordre de 137 litres d'eau par jour. http://www.cieau.com/toutpubl/faq/54_questions/contenu/4.htm
(si mal effectué = risque de contamination microbiologique des eaux qui ruissellent) mais recommandé, si correctement effectué, d'un point de vue écologique
"Lorsque l'installation d'un système de collecte ne se justifie pas, soit parce qu'il ne présenterait pas d'intérêt pour l'environnement, soit parce que son coût serait excessif, des systèmes individuels ou d'autres systèmes appropriés assurant un niveau identique de protection de l'environnement sont utilisés."
L'usage de produits doux (douche, vaiselle, machine à laver), permet d'utiliser les eaux usées pour l'arrosage.Compost
Pour plus de confort [= alimentation de la base minimale (réfri + éclairage) mais aussi des appareils électroménager et des outils électriques], compter 6.500 euros pour deux personnes (coûteux au niveau investissement)
Note : préfèrer une éolienne à axe vertical (totalement silencieuse) si l'éolienne est installée près de la maison.
Téléphone et Internet : raccordement France-Télécom = 100 euros
Pour le chauffage : avec des baies vitrées exposées plein sud et la bonne isolation (mur épais en sacs de terre), les besoins en chauffage sont très réduits. Il est également de chauffer la maison grâce aux capteurs solaires thermiques installées sur le toit.
Les cloisons intérieures peuvent être réalisés avec les sacs de terre, avec des bouteilles recyclées (voir ici), avec du bois ou avec de simples rideaux (bambous, tissus etc.).
Les sacs de terre (avec enduit ciment/sable/argile) peuvent être utilisés pour construire des meubles :
- bancs en dur (avec quelques coussins et tapis ils sont transformés en canapé)
- table-bar entre la cuisine et la salle à manger.
- lit
Le coût de l'ensemble cloisons intérieures + meubles en dur est variable.
Transports : Trikke électrique (700 euros, pliable en quelques secondes) + transports en commun (bus, train, bateau, avion) :
Bilan (option minimale) :
- Maison : 8.700 euros
- Mobilier eau, dont chauffe-eau solaire : 3.600 euros
- Réservoir bâche eau douce : 2.000 euros
- Electricité solaire (dont réfrigérateur et ampoules, ainsi que batterie etc.) : 2.600 euros