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Albert Camus.

Par Le 02/10/2013

Un article très intéressant pour un écrivain incontournable.


http://www.france24.com/fr/20130928-loeuvre-dalbert-camus-influencee-son-enfance-cotes-sourds

L'oeuvre d'Albert Camus influencée par son enfance aux côtés de sourds Albert Camus a grandi aux côtés d?une mère, Catherine, et d?un oncle, Etienne, sourds. Son oeuvre en a été influencée, dans le style comme dans les thèmes abordés, explique Jean Dagron, médecin spécialiste de la surdité à l'hôpital marseillais de la Conception, auteur de "Albert Camus, l'empreinte du silence" (Editions du Crilence). Albert Camus a grandi aux côtés d?une mère, Catherine, et d?un oncle, Etienne, sourds. Son oeuvre en a été influencée, dans le style comme dans les thèmes abordés, explique Jean Dagron, médecin spécialiste de la surdité à l'hôpital marseillais de la Conception, auteur de "Albert Camus, l'empreinte du silence" (Editions du Crilence). AFP - Albert Camus a grandi aux côtés d?une mère, Catherine, et d?un oncle, Etienne, sourds. Son oeuvre en a été influencée, dans le style comme dans les thèmes abordés, explique Jean Dagron, médecin spécialiste de la surdité à l'hôpital marseillais de la Conception, auteur de "Albert Camus, l'empreinte du silence" (Editions du Crilence). Dans le cadre de la journée mondiale des sourds et de Marseille-Provence capitale européenne de la culture 2013, la Villa Méditerranée a consacré une soirée à "Albert Camus et le silence" avec l'interprétation sur scène, en langue des signes, de textes de l'écrivain lus parallèlement par l'acteur Charles Berling. Question: En quoi Camus a-t-il été confronté à la surdité? Réponse: "Camus a grandi dans un appartement d'Alger avec sa mère et son oncle qui étaient sourds. Sa mère, Catherine, avait un très petit vocabulaire de 400 mots, et parlait par gestes. Son oncle ne prononçait que quelques mots et onomatopées. Nous avons récemment rencontré sa fille, Catherine, qui nous a montré le code gestuel familial. Camus a donc été confronté au silence. Il a souvent expliqué qu'il souhaitait mettre au centre de son oeuvre le silence de sa mère. Pour lui, le silence est fondamental, c'est un mode d'existence au monde, d'où naît la parole vraie. +Un homme est plus un homme par les choses qu'il tait que par les choses qu'il dit+, a-t-il écrit". Q: Comment son oeuvre a-t-elle été influencée par la surdité? R: "Dans tous ses romans, il y a une mère silencieuse, et un fils entendant. Dans "Le premier homme", par exemple, il met en scène sa naissance. Il invente le personnage de son père, qu'il n'a jamais connu, et raconte comment, lorsqu'il vient au monde, le médecin parle à sa mère qui ne comprend pas et se tourne vers son père qui lui fait des gestes. Ce sont des passages très forts pour les sourds, mais beaucoup de gens ne le remarquent pas. Camus fait aussi le portrait de son oncle, dont il évoque les colères noires "d'autant qu'il ne trouvait pas ses mots". Dans "L'envers et l'endroit", Camus écrit aussi: +je sais maintenant que le corps est un moyen de connaissance+. Ce rapport corporel au monde est tout à fait propre aux sourds. Camus part de ce qu'il sent pour décrire, il a toujours un rapport à la réalité, ce qui est le propre de la langue des signes. On voit de quoi on parle et on le montre. Camus fait également le lien entre pauvreté et difficulté de prise de parole, comme dans ses "Chroniques algériennes" où il défendra +les huit millions de muets+". Q: Camus est-il particulièrement prisé par les sourds? R: "Beaucoup de sourds sont illettrés. Mais il y a aussi beaucoup de témoignages de sourds qui se reconnaissent dans la littérature de Camus. Le fait qu'une mère sourde ait donné naissance à un écrivain brillantissime comme Camus remplit les sourds de fierté! Avec Albert Camus, ils ont fait un sacré cadeau à la littérature française!". Q: Comment chemine-t-on du métier de médecin, que vous exercez, à celui de spécialiste de Camus? R: "Tout le monde a lu Camus. En le lisant de nouveau récemment, voici 4-5 ans, et sans savoir que sa mère était sourde, je suis tombé sur des phrases reflétant une pensée visuelle de l'écriture qui m'a interpellé, car je pratique au quotidien la langue des signes qui s'en inspire. Par exemple, dans "L'Etranger", lorsqu'il évoque un enterrement, il écrit: +deux chevalets, au centre, supportaient une bière recouverte de son couvercle+ et non +la bière était posée sur deux chevalets+, comme on l'aurait dit en français oral. Sartre avait d'ailleurs remarqué ce style d'écriture dès 1942, alors que les deux hommes ne se connaissaient pas, et soulignait qu'entre ses personnages et ses lecteurs, Camus intercalait une +cloison vitrée+. Cette vitre de Sartre ressemble étrangement à la bulle invisible que décrivent les sourds voyant leur entourage parler sans parvenir à les comprendre."

Concours littéraire.

Par Le 02/10/2013

A votre bon coeur Messieurs Dames, un petit concours auquel je participe. Un texte court, 400mots maximum, j'en ai mis 397 :)


il y a 1 h

Le chant du cygne Thierry Ledru

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Thème : Athlettres

Le sport est devenu, à la place de la guerre, le grand thème épique. Les écrivains sont des athlètes en chambre.

Pour certains, la littérature est un sport de combat. Ils tapent sur les touches de leur clavier comme ils frapperaient sur un punching ball. D’autres s’émeuvent sur les corps glorieux des grands cham­pions ou des forçats de l’effort, qu’ils soient cyclistes, footballeurs, tennismen, coureurs ou cavaliers. Peut-être parce que l’intensité de la compétition est, comme la densité du livre, de la vie por­tée à l’incandescence.

Mais il y a aussi des écrivains qui trouvent le sport stu­pide, comme la guerre. Dans tous les cas, on est pris par le texte comme on est pris par un match.

Je veux aussi participer Toutes les oeuvres

À bloc depuis une vingtaine de kilomètres, soixante-douze au compteur et j'avais décidé de finir en beauté. Un final très montant. Une bosse de six kilomètres que j'ai tenté de franchir sans jamais relâcher la pression, la bave aux lèvres, les tympans saturés par la force de mes souffles, la brûlure constante des cuisses. Je savais, avec l'expérience, qu'il ne fallait pas lever la tête, ne jamais regarder en avant, ne jamais subir cette vision destructrice de la pente, rester appliqué sur la poussée des jambes, le ruban de goudron qui défile sous les yeux, rester dans l'instant, ne pas espérer la fin de la montée au risque de voir fondre mon énergie. J'ai franchi le sommet et j'ai basculé aussitôt dans la pente, grand plateau, cinquante-huit kilomètres à l'heure, l'enchaînement des virages, une euphorie bienheureuse, aucune envie de récupérer mais bien au contraire de continuer à puiser dans le creuset bouillant. Un long faux plat montant et puis une nouvelle bosse de cinq kilomètres.
Toujours à fond.
C'est là que j'ai senti qu'il n'y avait plus rien. Un retour éphémère de la pensée et puis son effacement quasi immédiat, comme si cette pensée n'avait plus de raison d'être, qu'elle n'était qu'une intruse inutile, une excroissance qui s'était vidée de toute son énergie. Je sentais autour de moi cette odeur particulière du corps, ce parfum âcre, entêtant, lorsque l'effort impose d'aller chercher dans les abysses les forces disponibles, comme si ces forces agglutinées dans les tréfonds possédaient une odeur de cave. Je sais quand cette odeur survient que je ne suis pas loin du point de rupture et que le chant du cygne va survenir.
Je ne savais pas où j'étais dans la montée, je n'avais plus de lien réel avec le monde environnant. Les frissons sont apparus, comme une bourrasque, des cascades caloriques déboulant du crâne jusqu'aux orteils, saturant de jouissance chaque cellule. J'ai éclaté de rire et mon rire m'a surpris.
J'ai vu sur le compteur que la vitesse augmentait et j'ai appuyé encore plus fort, j'ai laissé couler de ma gorge les râles et la mélodie des souffles. Une montée verticale dans les gouffres intérieurs.
Je suis arrivé au sommet de la bosse. Et tout s'est effondré.
Il restait trois kilomètres. Je les ai parcourus comme un moribond. Comme un voyageur revenant d'un séjour étrange, une terre inconnue et redécouvrant misérablement sa condition humaine.

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EN COMPET Livres en tête 2013 | votez jusqu'au 19 novembre (10:10)

les votes, comment ça marche ?

Il était une fois...

Par Le 30/09/2013

Il était une fois un vieil homme, assis à la porte d'une ville.
Un jeune homme s'approche de lui:
"Je ne suis pas d'ici, je viens de loin ; dis moi, vieil homme, comment sont les gens qui vivent dans cette ville?"
Au lieu de lui répondre, le vieillard
lui renvoie la question:
"Et dans la ville d'où tu viens, comment les gens étaient-ils donc?"
Le jeune homme aussitôt, plein de hargne:
"Égoïstes et méchants, au point qu'il m'était impossible de les supporter plus longtemps! C'est pourquoi j'ai préféré partir!"
Le vieillard:
"Mon pauvre ami, je te conseille de passer ton chemin: les gens d'ici sont tout aussi méchants et tout aussi égoïstes!"

Un peu plus tard, un autre jeune homme s'approche du même vieillard:
"Salam! Je débarque en ces lieux ; dis-moi, comment sont les gens qui vivent dans cette ville?
Et le vieil homme de le questionner à son tour:
"Dis-moi d'abord, là d'où tu viens, comment les gens étaient-ils?"
Le jeune homme, dans un grand élan:
"Honnêtes, bons et accueillants! Je n'avais que des amis; oh que j'ai eu de peine à les quitter!"
Le vieillard:
"Eh bien, ici également, tu ne trouveras que des gens honnêtes, accueillants et pleins de bonté."

Un marchand faisait boire ses chameaux non loin de là, et il avait tout entendu:
"Comment est-il possible, ô vieil homme que je prenais pour un sage, de donner, à la même question, deux réponses aussi diamétralement opposées?"
"Mon fils, déclara le vieil homme, chacun porte en son coeur son propre univers et le retrouvera en tous lieux."

Rythmes scolaires

Par Le 30/09/2013

13 Pages de commentaires...C'est le plus intéressant d'ailleurs.


Rythmes scolaires : «La catastrophe annoncée a bien eu lieu»

Le SNUipp Paris posera ce mardi ses revendications auprès du recteur de Paris, François Weil.

Évoquant une «rentrée catastrophique», le SNUipp Paris décrit des élèves «fatigués, désorientés et inquiets». La Mairie de Paris dénonce de son côté la «malhonnêteté intellectuelle» du principal syndicat d'enseignants du primaire,

La réforme des rythmes scolaires, acte II… Après une écriture dans la douleur du décret Peillon, la mise en place serait tout aussi difficile. C'est en tout cas ce que déplore le SNUipp Paris trois semaines après la rentrée. Le principal syndicat d'enseignants du primaire, qui tirait la sonnette d'alarme la semaine dernière, rencontre aujourd'hui le recteur de Paris, François Weil. Au menu: des revendications concernant les locaux et la sécurité.

«La catastrophe annoncée a malheureusement lieu», estime Jérôme Lambert, secrétaire départemental du SNUipp75, sur la base des premières remontées d'une enquête menée auprès des quelque 660 écoles de Paris (une centaine de réponses à ce jour). En ligne de mire: «l'alternance de jours irréguliers» -les mardis et vendredis, le temps des apprentissages s'achève à 15 heures et laisse la place aux activités périscolaires, tandis que l'organisation des lundis et jeudis est inchangée-, qui aurait des répercussions catastrophiques notamment sur les enfants de maternelle. «En une journée, ils peuvent voir passer pas moins de quatre intervenants, la maîtresse, les animateurs de la cantine, ceux des activités périscolaires et ceux des ateliers proposés après 16h30!» poursuit le syndicaliste. Évoquant une «arythmie scolaire», il décrit des élèves d'élémentaire «fatigués, désorientés et inquiets dès qu'on évoque la sortie des classes». Un élément que nombre d'enseignants constatent sur le terrain. «A 15h, beaucoup d'élèves me demandent s'il est l'heure de goûter, si le déjeuner est déjà passé…» raconte une professeur des écoles du XVe arrondissement.

Parallèlement, le syndicat dénonce des problèmes de locaux, avec des salles de classe que les enseignants partagent désormais avec les animateurs et des problèmes de sécurité, avec une «circulation des adultes et des enfants incessante, difficile à contrôler».

Pour la Mairie de Paris, «les enfants bénéficient d'ateliers éducatifs de qualité»

«Il me paraît malhonnête intellectuellement de prétendre tirer le bilan d'une réforme de si grande ampleur au bout d'à peine trois semaines d'application», a rétorqué Colombe Brossel, adjointe du maire de Paris en charge de la vie scolaire, par voie de communiqué. «Je m'étonne que le SNUipp Paris (…) ose parler d'une rentrée catastrophique alors même que comme j'ai pu le constater aujourd'hui encore en visitant une école, les enfants bénéficient d'ateliers éducatifs de qualité qui se déroulent bien», explique l'élue PS. Il est clair que, dans d'autres écoles parisiennes, certains parents ne partagent pas son avis. Car la qualité des activités varie énormément d'un arrondissement à l'autre. Sur les questions de sécurité, elle explique que la Mairie n'a jamais «transigé». «Il existe à ce jour un système de contrôle des plus stricts en ce qui concerne les sorties qui ont lieu sur le temps périscolaire», affirme-t-elle.

«Madame Brossel pratique la langue de bois attendue dans le cadre d'une campagne électorale», ironise Jérôme Lambert, qui, depuis les grèves parisiennes de février 2013, incarne l'opposition des enseignants à cette réforme. Les enseignants et l'ensemble des personnels payent aujourd'hui l'addition du passage en force de Bertrand Delanoë et du recteur de Paris.»

Le syndicat, qui, au niveau national, exige une réécriture du décret, posera aujourd'hui ses revendications auprès du recteur: trouver d'autres locaux pour les activités périscolaires, disposer d'une liste à jour des enfants restant aux activités périscolaires et des personnels habilités à rentrer dans l'école. Il rencontrera le lendemain la Mairie de Paris.

La capitale fait partie du petit 20 % de communes ayant choisi de mettre en place la réforme Peillon dès septembre 2013. Une décision purement politique, destinée à «sauver le soldat Peillon», selon le SNUipp Paris. Un choix «pour améliorer les conditions d'accueil des écoliers», selon la mairie. «Une mesure de justice sociale», selon le recteur.

VOS TÉMOIGNAGES - Comment vos enfants vivent-ils la réforme des rythmes scolaires? Quelles activités ont été mises en place? Comment vous organisez-vous? Faites-nous part de vos témoignages dans les commentaires ci-dessous ou en écrivant à temoin@lefigaro.fr.

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202 commentaires

  • Pour ma part je suis contre et on devrait revenir à la semaine à 4 jours, comme c’est depuis plus de 20 ans !
    Les parents auraient du être concertés et les professeurs aussi. Un référendum aurait du être fait au préalable. Cette réforma a été mise en place sans réfléchir au conséquence sur l'enfant et au niveau pécunier pour les parents
    les enfants sont déjà assez fatigués comme ça !!! c'est n'importe quoi.
    Dans les petites communes comme là où je réside, les activités seront payantes, c'est pas normal, ça va encore baisser notre pouvoir d'achat. Cette réforme n'est pas équitable pour tous les enfants.

  • C'est une catastrophe! Il faut que les maires actuels se mobilisent pour ne pas mettre en place cette "réforme"stupide. Ma fille est hyper fatiguée depuis les nouveaux rythmes. Les activités ont lieu après la cantine. La reprise des cours est très difficile après ces activités. Aucune motivation... Elle sort comme avant à 16h30 donc aucun allègement. Et le mercredi matin en prime...
    Mais quelle ineptie!!!!

  • Il faut être honnête , ce rythme est fatigant. J'ai été obligé de les enlever de l'étude.
    Moralité : je rentre à la maison et je leur fait répéter les devoirs (alors qu'avant ils rentraient , c'était fait). En contrepartie, ils se reposaient le mercredi.

    Le bonus : ils ne font plus de sport le mercredi car la mairie de Paris a redispacher les créneaux des associations sur les lundis et mardis soirs.

    Bref, à Paris, c'est la loose.
    fatigués
    activités nulles
    devoirs à 20h
    suppression du sport

    CQFD

  • mon fils, 7 ans, est déjà très fatigué avec ces nouveaux rythmes. et jouer au ballon prisonnier ou faire une ronde pendant 1h30 est lassant à la fin....résultat il ne veut plus aller à ses vraies activités hors temps scolaire. la mairie fait ce qu'elle peut, et devra sans doute augmenter ses impôts pour financer tout çà. Dans l'histoire, dites moi qui est satisfait?

  • En tant qu'employé de la ville et donc, un de ces intervenants sur tout les temps, j'appuie totalement les revendications des syndicats (pour une fois) parce que je le vis de l'intérieur.
    La réforme a été facile à faire pour nos têtes pensantes : il faut modifier les temps vous travaillerez donc maintenant de telle heure à telle heure. Point.
    Pour tout le reste c'est : demerdez-vous.
    Mise en place comme chacun peut, budgets faméliques, on compte sur nos bonnes volontés pour que tout se passe bien et, parce que nous sommes professionnels, c'est majoritairement le cas mais à quel prix ?
    Il serait bien qu'un jour, les gens qui évoluant en haute sphère prennent le temps d'écouter les professionnels qui se trouvent au bout de leurs réformes, ces gens qui sont chargés de subir/appliquer ce qu'ils décident sans nous concerter parce que, contrairement à ce que disait ce "cher" ministre de l'Education, l'enfant est au sein de nos préoccupations et que nous sommes au contact de ceux-ci à longueur de journée (équipe enseignante comme d'animation).
    Encore une fois, nous n'étions pas contre la réforme mais nous demandions à avoir voix au chapitre afin que les choses s'organisent pour le mieux pour tout le monde mais visiblement, n'étant pas des énarques, nous ne sommes que de petits exécutifs ignorants .
    Je remercie encore M. le maire de Paris pour sa lettre en début d'année si risible de vouloir nous passer de la pommade. Des paroles mais où sont les actes ?

  • Il n'y a pas qu'à Paris où c'est la catastrophe.
    Partout où les nouveaux rythmes scolaires ont été mis en place, les élèves sont fatigués, et les activités proposées sont loin d'être celles proposées, c'est-à-dire qu'on fait subir 3/4 d'heure de plus de coloriage ou de foot dans la cour que l'an dernier, ceci en plus de l'épreuve que représente pour un enfant de moins de 12 ans d'aller en classe 5 jours d'affilée.
    Honte au gouvernement socialiste et qu'on abroge ce décret qui rend la réforme obligatoire !

  • Je trouve au contraire cette rentrée particulièrement calme et organisée.
    Pour le moment, mes enfants sont satisfaits.
    A suivre.

  • Il n'y a qu'en France que ce rythme ne conviendrait pas...
    Tristes syndicats. Quand saura-t-on faire légitimement taire ces gens (et je ne parle que de ces syndicalistes véreux, non de cette majorité de profs qui fait parfaitement son travail), ces gens qui ne pensent qu'à eux avant de faire leur travail !

"Sur le chemin de l'école"

Par Le 30/09/2013

Je vais aller voir ce film avec mes élèves. Il est toujours sain de leur montrer d'autres vies et qui plus est des enfants qui luttent quotidiennement pour pouvoir se rendre à l'école. En plus de tout le reste...


Keny ARKANA

Par Le 29/09/2013

Terre Mère n’est pas à vendre.

Keny ARKANA

 

Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol
T’ont recouvert de ciment, jusqu’à étouffer ton sol
Te détruise pour du papier, pour souiller tes profondeurs,
Pour nous faire croire en ton deuil, on ne portera pas ta tombe, car on veut te voir vivre,
Ils t’ont séquestrée de leurs ombres, nous on veut te voir libre…

Tes enfants t’entendent crier, ressentent ta souffrance,
Aujourd’hui sont prêts à se battre pour prendre ta défense
Les puissants te persécutent, comme ils nous persécutent,
Tombés dans la démence, et charmés par Belzébuth
Après t’avoir pillée, fragmentée, bombardée, vidée de tes substances, tes richesses ils ont gardées !
Sans aucun respect, se sont approprié ta chair,
Depuis des millénaires pour t’avoir se font la guerre,
Pacha Mama, tes enfants sont toujours là,
éparpillés sur le globe le point levé pour le combat,
Pacha Mama, c’est nos racines qui sont en toi, tout notre amour sera plus fort que notre désarroi,
Pacha Mama, ton vase rempli à ras-bord,
Ils t’ont condamnée à mort, ils nous ont condamnés à mort !
De toute part s’élèvent nos voix, allez leur dire d’avance,
Que malgré leur mauvaise foi, Terre n’est pas à vendre !

REFRAIN X2
Terre Mère, Pacha Mama (X3)
Notre Terre n’est pas à vendre !

Tes enfants meurent avec toi, dans l’oubli de l’ignorance,
que l’homme moderne ne veut pas voir
Fatalité sublimée sous la flèche de Lucifer, civilisation suicidaire !
Les puissants se font la guerre, pour te voler tes richesses,
T’ont mis à la vente, et brevettent chacune de tes espèces,
Terre Mère, patrimoine ancestrale de vie,
considérée comme une vulgaire marchandise à leur service
Pacha Mama, on porte ta tristesse dans nos airs,
Exploitée, comme nous autres, ta détresse est dans nos êtres,
Pacha Mama, tu es le reflet de nos cœurs, torturée et meurtrie dans le siècle de l’horreur,
Pacha Mama, ils ne voient pas ta souffrance,
Encore moins ton amour ni le souffle d’une dernière chance
A tous les enfants de la Terre, le mot d’ordre est délivrance,
Allez leur dire que notre Mère n’est pas à vendre !

REFRAIN X2
Terre Mère, Pacha Mama (X3)
Notre Terre n’est pas à vendre !

Notre Mère qui est la Terre, que ton nom soit respecté,
Que ton règne revienne, que tes enfants puissent t’aimer
Donne-nous aujourd’hui, la force d’y croire,
Pardonne-nous notre rage, qu’on se nourrisse d’espoir
Ne nous soumets pas au cynisme que l’homme moderne cultive,
Délivre-nous de la machine et de sa haine qui nous surine
Que ta force reprenne ses droits,
Qu’on se rappelle que c’est toi qui reçois la vie sous la lumière des étoiles !

Ils ont répandu le sang un peu partout sur ton sol,
T’ont recouvert de ciment, jusqu’à étouffer ton sol
Ont empoisonné ton air, souillé tes océans,
Tes rivières et tes mers et ont vampirisé ton sang
Ils ont fracassé tes saisons, déréglé ton climat,
Ils ont coupé l’horizon avec du béton dégueulasse,
Ils ont exterminé ta faune, racheté ta flore,
Sous estimé ta force, pour nous condamner à mort Pacha Mama !

REFRAIN X2
Terre Mère, Pacha Mama (X3)
Notre Terre n’est pas à vendre !

Réforme scolaire : le CHAOS

Par Le 29/09/2013

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Le Point.fr - Publié le - Modifié le

Un directeur d'école maternelle parisienne brosse un tableau très noir du désordre

suscité par la mise en place de la semaine de 4,5 jours. Effarant !

Depuis l'adoption de la semaine de 4,5 jours, "c'est le chaos, les enfants ont perdu tout repère", affirme un directeur d'école maternelle parisienne.
Depuis l'adoption de la semaine de 4,5 jours, "c'est le chaos, les enfants ont perdu tout repère", affirme un directeur d'école maternelle parisienne. © AFP PHOTO MYCHELE DANIAU

Début septembre, un écolier français sur cinq découvrait la semaine de 4,5 jours. Chaque commune ayant adopté la réforme des rythmes scolaires était alors libre d'organiser la journée des élèves de maternelle et d'élémentaire comme bon lui semblait, pour que les journées de travail soient moins longues. À Paris, en contrepartie des cours le mercredi matin, les petits referment leurs cahiers le mardi et le vendredi à 15 heures. Une très grande majorité d'enfants restent ensuite dans l'enceinte de l'école pour des "temps d'activités périscolaires" (TAP), dont l'idée était de proposer une ouverture au monde et à la culture au plus grand nombre.

Las, après trois semaines d'expérimentation, les critiques fusent. Devant les protestations entendues à la sortie de l'école, les fédérations de parents d'élèves, comme la PEEP, ont lancé un sondage pour recueillir les avis. Un syndicat d'enseignants, le SNUIpp, affirme que les premières remontées sont "alarmantes". Face à cette grogne qui monte et le tollé annoncé, le ministre de l'Éducation nationale reste serein : cette réforme "est faite, d'ailleurs on le voit bien, uniquement dans l'intérêt des enfants. On voit que pour les adultes, c'est plus difficile", ironisait Vincent Peillon lundi matin. Après trois semaines d'expérimentation, un directeur d'école maternelle parisienne (qui a souhaité rester anonyme) dresse pourtant, lui aussi, un bilan peu reluisant de ces nouveaux rythmes.

Le Point.fr : Quelles sont les premières conclusions que l'on peut tirer de l'instauration de cette semaine de 4,5 jours ?

Monsieur le directeur : Personne ne s'y retrouve. Les adultes, parents, enseignants, animateurs et intervenants en tout genre finiront bien sûr par s'habituer à ces changements. Mais pour les enfants, c'est le chaos total. Ils n'ont pas deux jours consécutifs semblables. C'est un problème majeur, a fortiori pour les tout-petits que sont les élèves de maternelle : ils ont besoin de régularité pour structurer leur temps. Et dire que l'un des principaux arguments des partisans de la réforme était de "travailler le mercredi pour éviter une semaine trop saccadée". Quel échec !

Concrètement, comment cela se manifeste-t-il ?

Les enfants ont perdu tout repère : le lundi, l'école se termine à 16 h 30, le mardi à 15 heures, le mercredi à 11 h 30... Ils ne savent pas s'ils retrouveront leur maîtresse après la récréation de l'après-midi, si c'est l'heure du goûter parce que les animateurs arrivent, les élèves de petite section découvrent parfois un animateur à la place de leur maîtresse en se réveillant de la sieste... Impossible pour eux de se projeter dans la journée : à quelle heure quitteront-ils l'école ? Resteront-ils avec les mêmes camarades tout au long de l'après-midi ? Certains sortent à 15 heures, d'autres à 16 h 30, voire à 17 h 30... Et le ballet se poursuit jusqu'à 18 h 15 ! C'est extrêmement anxiogène pour des petits âgés de 3 à 5 ans. Tout cela pour que les élèves soient moins fatigués ? Mais le temps passé en collectivité est plus important qu'avant ! C'est absurde. En tant que directeur d'école, je constate des faits objectifs : il y a davantage d'absentéisme et de maladies que l'année dernière à la même époque. La différence est si significative qu'il ne peut s'agir d'une simple coïncidence.

Quels sont les gros problèmes posés par la réforme au sein d'un établissement comme le vôtre ?

Il y a tout d'abord le souci des locaux. Les classes, "prêtées" de 15 heures à 16 h 30, ne sont plus exclusivement dédiées à l'apprentissage. Et même si, en maternelle, le temps passé avec la maîtresse s'articule autour de jeux, ceux-ci ne sont pas de même nature que ceux proposés par un animateur. Les enseignants avaient évoqué cette question avant que la réforme ne soit instaurée, et cela avait alors été perçu comme un réflexe corporatiste, comme si les instituteurs ne voulaient pas partager leurs jouets. Mais cela n'a rien à voir ! Les enfants ne comprennent plus s'ils sont autonomes et peuvent choisir leur activité ou s'ils doivent suivre une règle dont l'objectif est pédagogique. Il y a mille façons de passer du temps dans un "coin cuisine" : on peut simplement jouer ou alors tenter de sélectionner uniquement les couverts nécessaires à table et les choisir tous de la même couleur. Un animateur n'a ni la même autorité ni la même approche qu'un enseignant, et les pistes sont brouillées pour les enfants.

Lorsque les cours s'arrêtent à 15 heures, les Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles), qui assistent les enseignants pendant la journée notamment pour tout ce qui a trait à l'entretien de la classe et l'hygiène des enfants, deviennent animateurs pour les TAP. N'est-ce pas un repère qui perdure tout au long de la journée pour les jeunes élèves ?

In fine, pas du tout ! Car l'Atsem change de rôle. Les enfants ne savent plus quand se tourner vers elles (ce sont quasiment exclusivement des femmes, NDLR). Vont-ils la voir quand ils ont besoin d'aller aux toilettes, comme c'est le cas pendant la classe ? Ah non, plus maintenant, il est 15 heures passées, elles organisent un jeu. Mais, attention : le lendemain matin, si les enfants ne comprennent pas ce qu'il faut faire, c'est à la maîtresse qu'ils doivent cette fois s'adresser, car l'Atsem sera en train de ranger l'activité précédente. C'est le bazar absolu. Par ailleurs, toutes talentueuses qu'elles soient, les Atsem ne sont pas formées pour occuper les enfants : au mieux, elles les laissent libres de faire ce qu'ils souhaitent, au pire, elles jouent à la maîtresse en tentant de reproduire ce qu'elles ont vu le matin pendant la classe.

Certains syndicats, comme le SNUipp, ont dénoncé des "problèmes d'hygiène et de sécurité". Qu'en est-il ?

C'est absolument exact. Dévolues désormais à partir de 15 heures à d'autres activités, les Atsem ne peuvent plus ni ranger la classe, comme elles le faisaient avant (rendant impossibles des activités plus salissantes en classe, comme la peinture acrylique ou la cuisine, qui nécessitent un nettoyage particulier), ni nettoyer l'école comme avant en se relayant tout au long de la journée. Désormais, une entreprise de nettoyage vient le samedi matin dans l'école : mais une cour d'école jonchée de feuilles mortes et de fientes de pigeon a besoin d'être nettoyée plus d'une fois par semaine ! Un dortoir où un petit a fait pipi par accident aussi ! L'hygiène et la propreté sont essentielles dans une école !

Mais malgré toutes ces difficultés, les TAP permettent-ils réellement aux enfants de découvrir de nouvelles activités ?

Pour le moment, pas du tout. Une fois les temps de passage de relais entre les équipes passés, il ne reste plus qu'une heure, deux fois par semaine. La qualité des ateliers proposés n'y est pas du tout, et les animateurs, pourtant pétris de bonne volonté pour la plupart, improvisent, alors que des petits ont besoin d'être bien encadrés. Que peut bien comprendre un enfant de 4 ans inscrit en activité "sciences", lorsqu'on lui explique ce qu'est la poussée d'Archimède ? Où sont ces magnifiques activités qu'on nous avait vantées ?

Cela ne peut-il pas s'arranger ? Après tout, cela ne fait que trois semaines que la rentrée a eu lieu...

Certaines difficultés vont bien sûr disparaître avec le temps. Mais je ne vois pas comment l'expérience pourra jouer sur la fatigue, ou sur le temps de collectivité devenu plus important. Pour bien faire, il faudrait tout bonnement revenir en arrière : la semaine de 4,5 jours est une aberration, tout du moins en maternelle. La coupure du mercredi était essentielle pour les enfants. Mais restons réalistes : cette loi ne sera pas abrogée. On pourrait imaginer que la journée se termine plus tôt ou commence plus tard tous les jours, de manière régulière, et que l'on compenserait en réduisant les grandes vacances. On pourrait aussi remettre l'école le samedi une semaine sur deux ou sur trois, comme ce fut le cas par le passé.

Et pour améliorer la situation actuelle ?

Si l'organisation actuelle est conservée, il faut mettre en place des locaux adaptés pour sanctuariser à nouveau les classes, et surtout, redonner aux Atsem leurs missions initiales. Il est surréaliste d'imaginer qu'une petite fille ne puisse être changée que par une Atsem pendant la journée d'école, mais puisse à partir de 15 heures être changée par un animateur de 20 ans embauché pour d'autres aptitudes !

Que risque-t-il de se passer à plus long terme, avec cette semaine de 4,5 jours ?

L'école a été complètement désorganisée par cette réforme. Je ne m'attendais pas à ce que le bazar soit si important. On a bougé quelques pions du domino, et tout s'est écroulé. Les résultats n'étaient pourtant pas si mauvais : une étude vient de montrer que le niveau des petits écoliers à l'entrée en CP avait nettement progressé en une quinzaine d'années. Pourvu que cette réforme ne vienne pas inverser la tendance.

moumoute 25 le 27/09/2013 à 20:29  Signaler un contenu abusif

On vous l'avait bien dit, non ?

C'est marrant, mais y'a qq mois en arrière, les instit (dont je fais partie) se sont mis en grève pour alerter l'opinion publique : cette réforme était du grand n'importe quoi : aucune amélioration à attendre pour les enfants, de la fatigue en plus et une organisation comme seule l'éducation nationale en a le secret.

résultats : on nous a taxés de corporatistes, de feignants, de jamais contents, d'éléphants non réformables.

Et maintenant, tous les médias (ou presque) dénoncent la "réforme", les parents s'indignent et surtout VOS enfants subissent en premier ce vrai bordel !
Mais bien sûr, personne pour se souvenir que les enseignants l'avait prédit...

Trop tard...

femme60 le 27/09/2013 à 17:02  Signaler un contenu abusif

C'est du grand n'importe quoi

Mon petit fils de 4 ans n'aime pas du tout ce qu'il y a après l'école en plus d'être fatigué.
Il demande a ses parents de venir le chercher après le travail avec la maitresse car après c'est "nul". Les gamins sont fatigués et s'ennuient.

padolie le 26/09/2013 à 01:13  Signaler un contenu abusif

Fallait s'en douter...

Une réforme menée sans concertations ni recul, ne pouvait qu'être désastreuse et, en effet, ce sont les maires qui en sont responsables, puisque qu'il y avait la possibilité de reculer d'un an la mise en application de ce système...
Se précipiter ainsi pour aller dans le sens du gouvernement, alors que rien n'était prêt, il fallait s'y attendre...

Une enseignante parmi d'autres le 25/09/2013 à 23:13  Signaler un contenu abusif

Critique à nuancer.

J'ai quand même envie de nuancer les proposde ce directeur qui ne sont à mon avis pas dirigés contre la bonne personne : ce sont les mairies qui ont décidé des horaires d'école post réformes, donc si 2 jours consécutifs ne sont jamais les mêmes ce n'est pas la "faute à la réforme" mais "la faute à la mairie".
De même, si les activités sont si peu organisées, c'est parce que la mairie de Paris a décidé de changer les rythmes dès 2013 alors qu'elle aurait pu se laisser le temps de réfléchir et de former des animateurs en appliquant la réforme en 2014.

Enseignante à Velizy, commune qui est sur la semaine de 4, 5 jours en élémentaire depuis des années (elle n'est jamais repassée à la semaine de 4 jours), tout le monde en est très content et les activités sont très bien organisées.
(En revanche pour la maternelle c'est effectivement plus discutable, les élèves ont encore besoin de beaucoup de repères)

Des chronobiologistes sont en faveur du travail le mercredi, mais peut-être pas sous les modalités qui ont été mises en oeuvre à Paris...
Cette réforme se veut changer les choses trop rapidement mais tout n'est pas de la faute de Mr Peillon, les mairies ont une grande part de responsabilité dans la chose.

Et sinon, raccourcir les vacances d'été ne serait pas non plus une mauvaise idée, (même si alléger les journées de classe sans proposer de système qui permettrait aux parents de faire garder leurs enfants c'est utopiste) mais il faudrait alors bousculer tout le calendrier des vacances, parce que les 10 dernières semaines consécutives de classe cette année pour la zone C seront éprouvantes pour les enseignants comme pour les enfants, je n'imagine même pas de rallonger cette dernière période. (sans compter que par temps de chaleur, tout le monde est bien moins efficace en classe... ).

Ocre le 25/09/2013 à 23:10  Signaler un contenu abusif

Réforme vue de l'intérieur

Je suis coordinatrice de cette réforme dans une commune. Je gère les plannings, les intervenants, les commandes de matériel, les relations avec le corps enseignant, les parents, les élus et le personnel de la mairie. Constat 3 semaines après la rentrée : nous sommes épuisés. Nous éprouvons plus de frustrations que de satisfactions, les arrêts maladie et les démissions fleurissent déjà. Les locaux sont inappropriés pour accueillir tout ce brassage, c'est une MJC ambulante que nous installons deux après-midi par semaine et que nous déplaçons vers l'autre établissement. Les enfants se fatiguent, se lassent, deviennent tendus, agressifs, ingérables dans les groupes. Certains enfants nous ont demandé le droit à des temps calmes, le droit de gagner du temps en faisant leurs devoirs (surprise ! Il parait que ça n'existe plus !) D'autres enchainent les activités et les temps en collectivité, c'est inhumain. Dans les établissements, les enseignants nous traitent comme des intrus, ils réclament leurs salles pour effectuer leurs temps de soutien ou de projet pédagogique (Réforme APC qui se superpose à celle-ci). Les tensions sont fortes, nous ne pouvons pas assurer des prestations de qualité, nous occupons les enfants comme nous pouvons. Pas d'AVS pour les enfants handicapés qui sont intégrés aux activités sans adaptation, des ATSEM qui n'ont plus le mercredi matin pour préparer, s'organiser. Perte de temps, d'énergie, d'argent et d'intelligence ! Il est encore temps de faire marche arrière et de se poser pour réfléchir : oui aux interventions extérieures qui viendraient soutenir les projets pédagogiques, oui aux ouvertures culturelles, aux ateliers découvertes, à la curiosité, aux partages, aux échanges mais sans stress, sans forcing : pouce ! S'il vous plait : pouce ! On arrête de jouer avec les nerfs des enfants et d'user les bonnes volontés.

Balade le 25/09/2013 à 21:45  Signaler un contenu abusif

Ego quand tu nous tiens

Oui Mr Peillon voulait avoir sa "loi" - quant aux conséquences, c'est pas
grave, les enfants seront déboussolés pendant encore 4 ans, et après le
prochain Ministre de l'Education Nationale fera encore des changements
cela fait des années que ça ne marche pas, aussi, voyez les résultats
les enfants ne savent ni lire, ni écrire sans faire des fautes d'orthographe
avant le "certificat d'études" même si cela fait sourire, n'était pas évident
a réussir, il fallait avoir zéro faute à la dictée, la moyenne en calcul, et
l'histoire de France etc. Combien d'enfants, actuellement réussiraient
à cet examen ?

bâtisseur le 25/09/2013 à 19:10  Signaler un contenu abusif

Tout ceci est nul...

Il faudrait mieux voir les programmes et faire que les enfants entrant en sixième sachent lire, compter calculer, écrire sans fautes et avoir de l'imagination avec moralité et application de la devise de la république : la liberté, l'égalité, la fraternité et donc le respect de l'autre et faire que les parents soient formés régulièrement à leur rôle ! Idem pour les niveaux suivants avec deux voies classes : professionnelles et intellectuelles pour encadrer ! Enfin ouvrir à tous les métiers avec efficacité et envie du travail ! Supprimer les examens dans leur conception de massification actuelle qui est nulle et revenir à l'ancienne conception avec des examens vrais et complétés par les notes de travail régulieres ! Penser excellence efficace !

JRenémont le 25/09/2013 à 17:58  Signaler un contenu abusif

Il fallait couper les vacances d'été en deux

« cette réforme "est faite, d'ailleurs on le voit bien, uniquement dans l'intérêt des enfants. » dixit Peillon. Sur quelles bases a-t-il tiré cette conclusion ?

Le mercredi libre permettait de véritables activités : sorties montagne, mer, famille. Et permettait aussi le suivi médical ; sans le mercredi matin, les médecins ne savent plus comment faire.

Alléger les journées était sans doute une bonne chose, mais la vraie bonne solution était de couper les vacances d'été en deux, trop longues pour les enfants, et trop chères et trop compliquées à gérer pour les parents.

don diegue le 25/09/2013 à 17:57  Signaler un contenu abusif

Le ministre est un philosophe...

... C'est à dire quelqu'un qui pense et décide par idéologie avant d'observer, ce qui est tout le contraire d'une démarche scientifique. Les difficultés de cette réforme voire sa nocivité étaient prévisibles mais on "sortira" l'excuse habituelle de l'effet pervers ou de la mauvaise volonté des enseignants !

navrre le 25/09/2013 à 16:10  Signaler un contenu abusif

K6 a raison

Il n'était pas nécessaire d'avoir fait de grandes études pour prévoir le fiasco de cette réforme stupide. Tout de même, lorsque les acteurs adultes sont unanimes pour dénoncer les effets délétères, un ministre, fut-il de gauche, ne peut pas avoir raison. Il nous dit en rigolant qu'elle gêne davantage les adultes que les enfants ; à ceci près que l'on en voit déjà les effets sur la fatigue des enfants au quotidien. Il n'y a plus aucune stabilité. Dans la plupart des communes rurales qui se sont engagées, bien à la légère, dans la réforme, on est incapable d'assumer financièrement la fin de journée. Alors, on colle les enfants au CLAE une heure à l'avance. Quant aux parents, qu'ils se débrouillent pour caser leurs gamins pendant la demi-heure précédent leur sortie du travail ; et en même temps, on veut promouvoir le travail féminin...
On est en pleine incoh-errance et cela ne fait, hélas, que commencer.

"Mars", Fritz Zorn.

Par Le 29/09/2013

L'éducation nie-t-elle la nature de l'enfant?...

Au siècle de Rousseau, on ignorait les particularités de l'enfant. Il était défini de manière négative comme un être qui n'est pas encore adulte. Rousseau disait que l'on ne connaît pas l'enfance et qu'en matière d'éducation, les adultes commettent deux erreurs : vouloir enseigner aux enfants ce qu'il importe aux adultes de connaître, sans prendre en considération ce que les enfants sont en état d'apprendre et systématiquement toujours chercher l'homme dans l'enfant, sans penser à ce qu'il est avant d'être adulte.

L'enfant ne serait qu'un adulte en devenir et n'existerait pas pour lui-même. Il serait un projet et non une réalité aboutie...

Pourquoi, selon Rousseau, empêcher les nourrissons de se mouvoir en les emmaillotant, pourquoi dissoudre les liens du sang en les confiant à une nourrice ?

Pourquoi penser qu'en les entourant de mille délicatesses, on ne les protège pas mais on les affaiblit?

Pour Rousseau, une éducation qui respecte l'ordre naturel est une éducation qui doit prendre le contre-pied de ce que l'on tient habituellement pour bon.

Selon rousseau, les âges de l'enfance ont tous leur caractère propre. L'ordre naturel veut que l'enfant se développe à son rythme. Il est donc pernicieux de vouloir brûler les étapes de ce développement. Inutile par exemple, que de chercher à l'intéresser en lui parlant de ce qu'il sera plus tard. Pareillement, c'est aller à l'encontre de l'ordre naturel que d'enseigner des langues, c'est à dire des mots et seulement des mots, à l'âge où l'enfant est seulement capable d'accéder à la connaissance des choses, des objets.

"Oserai-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute éducation ? Ce n'est pas de gagner du temps, c'est d'en perdre. " Rousseau.

Pour les opposants de l'époque et les fondamentalistes actuels de l'Education nationale, la nature a fait de l'enfant un être inachevé. Seul le soutien de l'éducation et de l'enseignement peuvent permettre à cet enfant de parvenir à l'autonomie. 

L'autonomie ???

C'est dans ce terme que se joue la manipulation effroyable que nous connaissons. S'il s'agissait réellement d'accéder à l'autonomie, c'est le développement de la totalité de l'enfant qui serait mis en avant et non son conditionnement à des systèmes mercantiles, politiques, scientifiques, éducatifs.

Il est illusoire de croire au libre arbitre et encore moins pour un enfant. Comme il n'est pas perçu comme un être achevé, à l'instant où il existe, il apparaît comme une mission salutaire de le combler de données partagées par les dirigeants.

L'enseignement ne peut pas amener l'enfant à l'autonomie puisque l'enseignement lui-même n'est absolument pas autonome. Un système, dont l'intention est de mouler l'individu aux piliers du système lui-même, ne peut pas se permettre d'éveiller des enfants à une conscience réelle.

Pourquoi la philosophie n'apparaît dans le système scolaire qu'en classe de terminale ? La réponse est évidente. Socrate est bien trop dangereux. 

L'éducation peut parvenir à développer cette autonomie si les parents ont eux-mêmes engagé un travail de fond sur leur appartenance aux systèmes, s'ils sont parvenus à s'observer lucidement. S'ils ne sont que des individus insérés, sans aucune distance, sans aucun esprit critique, ni même d'esprit du tout, il est vain, là encore d'envisager la moindre autonomie. Il ne s'agit bien évidemment pas d'une autonomie financière mais bien d'une autonomie de conscience.

D'autres fondamentalistes ont exploité les propos de Rousseau jusqu'à abandonner leurs enfants à la nature. Plus aucun repère, plus aucune structure. Un désastre.

Il y a toujours dans les mouvements de pensées des extrêmes qui apparaissent. Ceux qui n'y comprennent rien.

Les fondamentalistes opposés ont tenu à instaurer les enceintes les plus hautes. Religions, mariages sociaux, mariages de castes, hiréarchie.


Lisez, si ce n'est déjà fait, le livre de Fritz Zorn, "Mars"


"Je suis jeune et riche et cultivé ; et je suis malheureux, névrosé et seul. Je descends d’une des meilleures familles de la rive droite du lac de Zurich, qu’on appelle aussi la Rive Dorée. J’ai eu une éducation bourgeoise et j’ai été sage toute ma vie. Ma famille est passablement dégénérée, c’est pourquoi j’ai sans doute une lourde hérédité et je suis abîmé par mon milieu. Naturellement j’ai aussi le cancer, ce qui va de soi si l’on en juge d’après ce que je viens de dire. "

 

C’étaient les premières lignes d'un roman unique écrit par un professeur devenu écrivain, et nommé Fritz Angst.

Plus connu sous son pseudonyme Fritz Zorn (qui signifie en allemand « la colère ») il est mort d’un cancer à l’âge de 32 ans, en 1976, quelques temps après la publication du livre.

Rien ne prédestinait ce natif de Zurich à écrire ses mémoires…

C’est en fait la révélation de sa maladie qui va le conduire à remettre en question sa brève existence, et à s’interroger sur les origines de sa souffrance.

Fritz Zorn est désormais sûr d’une chose : son cancer est la conséquence logique d’une éducation trop bourgeoise, qui l’a empêché de s’épanouir et d’être heureux.

A travers ce récit fragmentaire, l’auteur se livre sans complaisance, déclarant la guerre – tel le Dieu Mars – à sa famille et à son héritage.


 

Un cancer...

Mais que vit la planète aujourd'hui si ce n'est l'extension de tumeurs ?

L'éducation et l'enseignement sont les poisons qui coulent dans nos veines.

Depuis le début de l'année, dans ma classe, les moments les plus beaux, les émotions les plus puissantes, les réflexions les plus profondes, sont apparus dans les échanges d'ordre philosophique. Le besoin est immense, la réception complète. Des individus affamés.

Il faut rompre cette dégénérescence des tumeurs éducatives, la stopper, en inverser le cheminement.

Cette crise n'aura de sens qu'au jour où elle deviendra une mutation réelle, profonde, totale, irréversible.

Cela passera par les enfants.

"La femme est l'avenir de l'homme" disait Aragon.

Les enfants sont l'avenir des deux.

Philo

Par Le 29/09/2013

Le niveau de l'enseignement n'est que le reflet du niveau général. Il n'est pas la cause, il est la victime.


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Goutte d'eau (5)

Par Le 28/09/2013

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Je ne pensais à rien lorsque le vacarme a empli le gouffre, j’étais dans une torpeur bienfaitrice, une accumulation délicieuse des plus infimes ressentis.

Une vague a déferlé sur le lac, courant comme une bourrasque et soulevant des murs liquides. J’ai été saisie et projetée dans un courant inimaginable, j’ai heurté des roches en gardant en moi l’impression de les avoir brisées, le grondement était aussi puissant que cette éruption volcanique sous-marine à laquelle j’avais assisté, il y a longtemps. Si le gouffre s’était effondré, je n’en aurais même pas été surprise. L’eau atteignit un plafond que je n’avais jamais aperçu, l’espace disponible fut comblé à une vitesse stupéfiante.

« Un orage dehors, des pluies diluviennes et… » m’expliqua une compagne chevronnée.

Je n’entendis pas la suite de ses paroles. Une chute verticale, le plongeon tonitruant, puis de nouveau une interminable descente dans un grondement de création du monde.

Jusqu’où pouvions-nous descendre ainsi ? Je repensais aux montagnes sur lesquelles mon navire de pluie et de neige s’était vidé. Quelle altitude ? Et si nous arrivions directement dans la mer ? 

Ce fut finalement le jour. Un vide immense. La montagne nous expulsa par une bouche béante, une excavation creusée par des millénaires d’érosion au milieu d’une paroi verticale. La vitesse du flot nous projeta à plusieurs mètres de la roche et je vis sous moi des paysages balayés par des bourrasques tonitruantes, noyés sous des mers de pluies hachées.

Le déluge. Un spectacle épique, une scène fascinante. Des trombes d’eau comme si l’Océan entier se déversait sur le monde.

Les montagnes ensoleillées que j’avais connues avaient disparu et j’eus le temps, en tournoyant dans l’espace, de juger de l’incroyable changement des lieux. La surface de la Terre semblait avoir été remodelée, repeinte, transfigurée, balayée par un architecte insatisfait et refaçonnée par un esprit coléreux.

Je plongeai finalement dans un bassin aux eaux sombres, encadré par des nuées d’éclaboussures, des volutes de vapeurs fragmentées par la chute.

À peine remise de mes émotions, je basculais dans un toboggan aux roches grises, des amas de blocs et de galets, de graviers condamnés par les flots à se rompre jusqu’à la disparition. J’étais troublée par ce brassage des pierres emportées par le torrent, ce roulement incessant qui ajoutait au vacarme un fond sonore impressionnant. J’imaginais dans l’éclatement des roches des plages en devenir, des fonds marins épaissis. Rien ne disparaissait finalement. Il ne servait donc à rien de se croire immuable et de s’inventer des peurs. Tout serait un jour brisé, tout serait un jour transformé mais rien ne s’effacerait. L’élan vital avait conçu pour toute la création des cycles infinis, des boucles millénaires.

J’avais été goutte et vapeur, pluie, neige, eau stagnante, cascade et torrent et je n’avais aucune idée du projet inséré.

Rien ni personne ne connaissait la suite de sa propre histoire. Y avait-il une histoire personnelle d’ailleurs ? N’était-ce pas une illusion créée par la perception d’un Temps limité ? Ces montagnes titanesques qui se croyaient inébranlables, inattaquables et qui pourtant finissaient inexorablement par céder sous les assauts du vent, des pluies, du gel, du soleil, une érosion inaltérable, patiente et obstinée, indifférente au Temps nécessaire.

Une montagne inexpugnable ? Revenir voir dans cent mille ans le tas de sable et rire de ses certitudes. Les fonds marins qui se soulèvent, les dorsales qui se cambrent, hérissent des parois, dressent des falaises sous-marines et atteignent finalement les surfaces, crèvent les plafonds des houles, montent, grandissent, s’élèvent si haut, si haut, que les fossiles ébahis finissent un jour par être couverts de neige. Ce grain de sable qui se croyait perdu dans les noirceurs marines et se retrouve baigné par les nuages…

Rien n’est figé, rien ne disparaît, rien n’est éternel. L’élan vital est la seule force constante et son imagination est incommensurable. Il se joue du Temps, il s’amuse des siècles comme on écoute passer les secondes, il collectionne les millénaires, égrène les époques, enfile les ères comme s’il jouait avec des coquillages.

Les roches que j’entendais dévaler n’avaient aucune idée de la suite de l’histoire. À quoi bon d’ailleurs ? Nous ne sommes vivants qu’à l’instant de cette pensée. Je vis. Et sitôt prononcé, ce qui a été pensé est mort sans que les pensées à venir ne soient la vie elle-même. Il ne servirait à rien que je regrette cent mille ans d’attente, il ne servirait à rien que j’extrapole sur les cent mille ans en dépôt. Ils seront consommés. Sans que je n’y puisse rien. Sans que je ne sache ce qu’ils feront de moi. Les regrets comme les espoirs ne seraient que des pourrissements d’âmes. Si les montagnes passaient leur temps à pleurer les roches arrachées, si elles passaient leur temps à craindre les saisons comme des outrages, elles en oublieraient de profiter du paysage. Et elles se morfondraient de ne pas s’en être réjouies une fois réduites en plages.

Nous avons quitté les étendues minérales pour traverser les forêts. Notre hôte puissant débordait d’enthousiasme, son lit défait couvrait de draps épanouis les tapis d’herbes et les racines. Les fûts des arbres baignaient dans les tourbillons limoneux, des boues nourricières s’infiltraient sous les tentacules ancrées dans la terre, comblaient le moindre trou, tapissaient de dépôts fertiles des sols affamés.

Vagues et remous, sursauts et contournements, éclaboussures et ruissellements, nous avons connu l’euphorie des voyages chaotiques, des basculements imprévus, des détours surprenants, l’attention à l’extrême, comme des saisissements fulgurants, j’ai gardé en mémoire des regards de roches admiratives, nous avions une telle puissance, nous possédions une telle furie.

Je n’ai jamais oublié pour autant, à aucun instant, l’immobilité du temps passé dans la grotte, la fixité de l’étendue dans laquelle j’avais été mêlée.

Rien ne m’appartenait. Je n’étais que l’élément d’une masse et il aurait été inconvenant que je m’attribue cette force.

Je savais que l’avenir me réservait d’autres expériences, je ne me suis jamais glorifiée de mon appartenance à ce flot intraitable.

 

De l'honnêteté...

Par Le 28/09/2013

Et donc, ce jeune homme a été "honnête."

Et bien, à sa place, au lieu de prendre le risque de voir cet argent retourner à une famille corrompue, à des truands ou à des nobles, esclavagistes modernes, pour lesquels cette somme ne sera qu'un amusement, j'aurais tout gardé, tout revendu par petits lots, discrètement et j'aurais versé une part à un organisme que j'aurais choisi.

L'honnêteté n'est pas de s'en remettre à la justice dans ce bas-monde...Elle est de faire ses propres choix.


Un alpiniste trouve un trésor sur un glacier du Mont-Blanc

Le 26 septembre à 11h40 | Mis à jour le 26 septembre

Le glacier des Bossons où a été faite la découverte.
Le glacier des Bossons où a été faite la découverte. PHOTO/AFP JEAN-PIERRE CLATOT

Un jeune alpiniste savoyard a découvert pour plusieurs dizaines de milliers d'euros de pierres précieuses sur un glacier du Mont-Blanc, provenant probablement du crash d'un avion indien vieux d'un demi-siècle.

Les pierres précieuses, des émeraudes, saphirs et rubis, ont été remises à la gendarmerie de Bourg-Saint-Maurice (Savoie) début septembre, selon la même source, confirmant une information du Dauphiné Libéré. Leur valeur a été évaluée entre 130.000 et 246.000 euros par un joaillier local. Le jeune alpiniste, qui souhaite garder l'anonymat, les a découvertes alors qu'il évoluait sur le glacier des Bossons. Il a aperçu une boîte métallique qui gisait sur le glacier.

A l'intérieur, se trouvaient de petits sachets, dont certains portaient la mention "Made in India", contenant les pierres précieuses. "C'est un jeune homme honnête qui a très vite compris que ça appartenait à quelqu'un qui était mort sur le glacier", a expliqué à l'AFP le chef d'escadron Sylvain Merly, commandant de la compagnie de gendarmerie d'Albertville. "Il aurait pu garder ça pour lui mais a préféré les amener à la gendarmerie", a-t-il ajouté.

Deux avions indiens se sont écrasés sur le Mont-Blanc en 1950 et 1966. Depuis lors, les alpinistes découvrent régulièrement des morceaux de carlingue, des valises ou même des restes humains. En août 2012, deux jeunes alpinistes de Chamonix avaient ainsi découvert une valise diplomatique indienne, contenant des coupures de journaux, qu'ils avaient symboliquement remise aux autorités indiennes. Dans le cas des pierres précieuses, "si on ne retrouve pas le propriétaire, un article de loi prévoit que ça pourrait revenir au jeune alpiniste", a expliqué le commandant Merly.

Les pierres ont été mises sous scellés et remises au parquet d'Albertville. Les autorités françaises devraient désormais prendre contact avec les autorités indiennes afin de retrouver le propriétaire ou ses héritiers.

Le Malabar Princess, un avion d'Air India, s'était écrasé sur le Mont-Blanc le 3 novembre 1950, lors d'une catastrophe aérienne qui avait fait 58 morts. Près de seize ans plus tard, le 24 janvier 1966, le "Kangchenjunga", un Boeing 707 de la compagnie Air India, qui effectuait la liaison Bombay-New York, s'était écrasé au même endroit avec 117 passagers à bord à environ 4.750 mètres d'altitude.

Aucun passager n'avait survécu à l'accident.

Le glacier des Bossons charrie régulièrement des débris des catastrophes aériennes survenues au Mont-Blanc. En 1975 déjà, le guide de haute montagne Christian Mollier y avait découvert le train d'atterrissage du Malabar Princess lors d'une course en montagne.

Le Temps

Par Le 28/09/2013

Si les montagnes passaient leur temps à pleurer les roches arrachées,

si elles passaient leur temps à craindre les saisons comme des outrages,

elles en oublieraient de profiter du paysage.

Et elles se morfondraient de ne pas s’en être réjouies une fois réduites en plages.

 

Vertiges de l'esprit.

Par Le 27/09/2013

Les vertiges, quand ils sont spirituels, évitent à l'existence l'apparition de la nausée.



Quatar

Par Le 26/09/2013

Tout le monde laisse faire. Les rois du pétrole ont tous les droits.


Coupe du monde 2022 : des "esclaves" népalais morts au Qatar sur les chantiers

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Au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la Coupe du monde 2022 au Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août.

D'après des documents confiés par l'ambassade du Népal à Doha au journal britannique The Guardian, au moins 44 ouvriers népalais employés sur des chantiers de construction des sites de la Coupe du monde 2022 au Qatar sont morts entre le 4 juin et le 8 août. Jeunes pour la plupart, ils ont été victimes d'attaques et insuffisances cardiaques ainsi que d'accidents sur leur lieu de travail. Tous exerçaient dans des conditions d'exploitation qui s'apparentent à de l'esclavage moderne.

L'émirat affiche la part de travailleurs migrants rapportée à sa population la plus importante au monde. Plus de 90 % de la main-d'œuvre est composée d'immigrés et, d'après le Guardian, "1,5 million d'ouvriers supplémentaires doivent être recrutés pour construire les stades, les routes, les ports et les hôtels nécessaires au bon déroulement du tournoi" de football. Les Népalais comptent pour 40 % d'entre eux et plus de 100 000 se sont rendus au Qatar l'an passé. Ils constituent la main-d'œuvre principalement employée pour l'organisation du Mondial.

UNE "PRISON À CIEL OUVERT"

L'enquête du Guardian évoque des éléments qui démontrent une vaste exploitation des ouvriers étrangers, du travail forcé – parfois par 50 °C –, un refus d'accès à l'eau potable – pourtant gratuite – et des violations multiples des normes internationales en matière de droit des travailleurs. Dans des conditions sanitaires alarmantes, certains de ces ouvriers étrangers dorment à douze dans une chambre d'hôtel insalubre, en proie aux maladies.

Le voyage depuis le plateau himalayen jusqu'aux déserts de la péninsule arabique coûte une fortune aux migrants, obligés de s'endetter pour payer les agences qui prennent en charge leur transfert. Les taux d'intérêt de leurs emprunts sont exorbitants – le journal parle de 36 %. Sur place, ils sont souvent payés avec plusieurs mois de retard et leurs salaires retenus pour les empêcher de fuir. Certains ont vu leurs passeport ou pièces d'identité confisqués. 

Un jeune ouvrier de 27 ans, Ram Kumar Mahara, raconte au quotidien britannique qu'il a gardé le ventre vide pendant 24 heures, après 12 heures de travail et une nuit entière : "Quand je me suis plaint, mon chef m'a chassé du camp de travail. J'ai dû mendier la nourriture des autres travailleurs parce qu'il refusait de me payer". Le corps d'un jeune garçon de 16 ans a été renvoyé à sa famille seulement six semaines après être arrivé dans l'émirat pour travailler.

D'après l'ambassadeur népalais à Doha, le Qatar est une "prison à ciel ouvert". Une trentaine d'ouvriers ont trouvé refuge dans la représentation diplomatique.

Le Comité suprême Qatar 2022, structure chargée de préparer la Coupe du monde, s'est dit "profondément concerné par ces allégations visant certains prestataires et sous-traitants du site de construction de Lusail City et considère la question avec le plus grand sérieux". Les autorités, assure-t-on, ont lancé une enquête.

Super Trash

Par Le 25/09/2013

Je rappelle que dans notre pays, nous avons un Minis-terre de l'écologie mais il préfère se taire.

Le 9 octobre prochain sortira en salle le film accablant de Martin Esposito qui révèle une vérité dérangeante, l’état des lieux dramatique du traitement de nos déchets.

Filmé à ciel ouvert dans une décharge du sud de la France (il y en aurait 2000 du même type sur le territoire), le film tourné pendant 600 jours témoigne d’une triste réalité et nourrit la révolte des spectateurs qui l’ont vu en avant-première. Ex-champion de Windsurf et passionné de photo, le réalisateur s’est installé avec 3 équipes de tournage à la Glacière, une décharge gérée par Véolia, un acteur de l’environnement et de la propreté.

Durant une soixantaine de minutes, le film a le mérite d’ouvrir le débat sur une situation souvent méconnue. Dans nos décharges se mêlent ainsi des cercueils d’enfants, des tonnes de nourriture encore consommables, des médicaments sortis d’usine et des produits toxiques. « L’enfer » résume Martin qui nous présente l’envers du décor d’une société de la surconsommation et du gaspillage. Masque au visage et caméra au poing, il témoigne de cette folie humaine en espérant qu’une prise de conscience émerge.

Martin nous explique les raisons du tournage de son film.

Lorsque j’ai vu le film d’Al Gore, Une vérité qui dérange, j’ai eu un déclic… Un choc… Une évidence… Il me fallait faire un tour du monde des décharges à ciel ouvert, un constat mondial sur la pollution liée à la surconsommation, à la surproduction et aux problèmes de recyclage…

Pour moi les pollueurs étaient les gros pays comme la Chine et les États-Unis… Et ça me rassurait de le croire. J’ai toujours cru que tout allait bien ici, en France. Je pensais qu’on était dans un pays sans gros problèmes écologiques. Je pensais que je pouvais faire confiance.

J’ai commencé à filmer dans une décharge sur la Côte d’Azur, à deux kilomètres de chez mes grands-parents. Je croyais n’y consacrer qu’une semaine de tournage et enchaîner avec mon tour du monde.

Mais très vite j’ai vu que la folie humaine était aussi présente chez moi, en France. J’ai vu les rivières empoisonnées par ce jus de décharge dont je ne connaissais pas encore le nom : le lixiviat. Alors, jour après jour, pendant deux ans, j’ai filmé ce trou immense qui peu à peu s’est transformé en montagne de millions de tonnes de déchets. Révolté, j’assistais à un drame environnemental et écologique.

Ma mission est de témoigner, là où j’ai grandi,dans ma région, dans mon pays, dans l’endroit que je pensais connaître mieux que personne.

Et de terminer par un message d’espoir :

Je crois qu’il n’est pas encore trop tard. Nous pouvons encore arrêter ce désastre. On doit agir. On doit se remettre en question, revoir toute la chaîne de production et de consommation… du début à la fin. C’est mon devoir de montrer, c’est notre devoir à tous de témoigner, pour agir ensemble afin que les choses changent, avant qu’elles ne nous tuent.

Le film réalisé de manière entièrement indépendante a lancé un projet de financement participatif pour lui permettre de se faire connaître et lance le débat sur la gestion de nos déchets. Soutenu par de nombreuses associations, Martin Esposito espère collecter 30 000 euros pour lui donner de la visibilité en achetant des espaces publicitaires et en organisant des campagnes évènementielles.

>> Accès à l’appel à soutien

Goutte d'eau (4)

Par Le 25/09/2013

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L’immobilité du lieu coula en moi. C’était un comble tout de même que quelque chose puisse couler dans une goutte. Je restais ainsi, concentrée sur l’image de cette Sagesse créatrice et je m’aperçus, en sortant subrepticement de mes pensées, que toute colère avait disparu…

Serions-nous donc tous des Grands Sages ?

La Sagesse créatrice de la vie. Tout ce qui vit porterait donc en son sein une Sagesse immuable ? Non pas l’entité matérielle mais l’Esprit enfoui dans les molécules.  Il ne s’agissait pas de chercher à devenir sage mais de comprendre que nous l’étions déjà et qu’il convenait simplement de ne pas enterrer le trésor sous des tourments inventés. La Sagesse en nous, dès l’origine. Stupéfaction.

J’avais cherché pendant cent mille ans à obtenir les conditions favorables à une quête existentielle et je m’étais donc empêchée de jouir déjà de la Sagesse en moi. Et par cette démarche entêtée, je n’avais rien vu de ce dont je disposais à priori et la frustration avait renforcé inéluctablement le désastre, je m’étais éloignée, toute seule, du point d’équilibre.

Consternation.

J’étais la victime consentante de mon erreur de jugement, j’étais le bourreau, sa proie, le juge, le geôlier et l’intellectuel qui raconte le calvaire. Et je me glorifiais de mes efforts.

« Observe celui qui observe » avait-elle dit.

L’immobilité était propice à cette introspection et c’est là que j’ai réalisé que le sort que je maudissais s’était en fait montré particulièrement perspicace.

Ma découverte du monde nourrissait une euphorie hallucinogène, j’en réclamais toujours davantage, je sautais d’expérience en expérience, juste animée par un feu insatiable, hypnotisée par les flammes, obsédée par l’obligation de jeter sans cesse de nouveaux combustibles, jusqu’à en tuer la moindre contemplation des horizons intérieurs. Combien de fois déjà j’avais envisagé d’autres expériences alors que je n’avais pas encore fini de vivre l’instant ?

J’avais vécu dans l’urgence.

La vie s’était chargée de me rappeler à l’ordre.

« Arrête tout et observe l’observateur des expériences. »

Le message était clair.

Je bénissais la vigilance de la vie. Cette lucidité que j’avais étouffée dans des espoirs insoumis de conquêtes renouvelées, comme des possessions qui m’auraient enrichie alors que je m’appauvrissais.

J’ai regardé à l’intérieur de la goutte, jusqu’à en oublier la goutte, jusqu’à laisser s’éteindre la flamme des regards, comme un feu qui s’étiole, sans aucune émotion, sans aucune attente. Immobilité intérieure.

Sans que rien ne l’annonce, des milliers de mots se sont inscrits, des milliers de vies inconnues, des milliers de perceptions dont je n’avais alors même pas envisagé l’existence. Séquoias, libellules, volubilis, zèbres, dytiques, acacias, otocyons, jacinthes, notonectes, nandous, j’ai senti dans mes atomes les métamorphoses du têtard, l’effacement de la chenille et l’élaboration du papillon, j’ai senti autour de moi le maillage du cocon. J’étais en métamorphose.

Je me suis évaporée. Intérieurement. Une enveloppe évanouie, effacée, toute identification suspendue dans l’absence et c’est là que j’ai senti la Sagesse, elle était là, pétillante, réjouie, bondissante comme un cœur d’enfant puis tout s’est accéléré. Toutes les vies en moi, toutes les âmes unifiées, une cascade tonitruante, j’ai perçu au cœur de mes atomes la Sagesse de l’herbe, l’endurance du loup, le calme de la grenouille, j’ai vu les vies courir en moi, j’ai vu toute la Sagesse du Monde, j’ai entendu battre les cœurs.

Une explosion, une déflagration dans chaque fibre, dans chaque molécule, une lumière brûlante, des vents solaires investissant l’enceinte brisée, une dispersion des particules, embrasée par un courant électrique, des éclairs incessants dans un silence d’univers, j’ai couru avec les troupeaux de zèbres et les antilopes, j’ai ressenti le grondement puissant des sabots sur le sol, la montée de la sève dans les bourgeons affamés, j’ai grandi avec les lierres, j’ai cavalé avec les insectes dans les jungles des sous-bois, j’ai volé avec les papillons amoureux, j’ai chanté avec les vents d’altitude, navigué au cœur des grands courants marins, coulé dans les fleuves au milieu des limons, survolé les sommets poudrés de glace, j’ai descendu lentement au cœur des glaciers, icebergs dérivant dans les mers polaires, j’ai imité le silence des pierres, glissé sur une fougère dans un corps d’escargot et j’étais la fougère, amibe insérée dans un conglomérat visqueux, j’étais le parfum des fleurs, des milliers de parfums comme des tourbillons enivrants, j’ai compté en un milliardième de secondes les flocons qui tombaient sur le monde.

Mais je n’étais rien. Sans que cela ne vienne troubler l’observateur puisque plus rien de figé ne risquait de disparaître, j’étais la vie, j’étais la Sagesse de la création.

Et donc, je n’étais rien.

C’est là que l’impensable devenait douloureux et que l’agitation prenait sa source. Il était insupportable de n’être rien, rien qu’un support à la Sagesse et de devoir s’en contenter.

L’agitation étouffait le drame, l’agitation donnait une contenance mais à vouloir emplir un récipient sans parois, on se condamne à l’épuisement.

Tout allait trop vite, trop de révélations, j’eus peur soudainement de perdre le fil de ces pensées qui m’emplissaient, peur de manquer l’essentiel, peur de m’égarer. Et la peur couvrit de son voile les révélations à naître.

Je devais me reprendre.

Non, pas me reprendre. Laisser la vie me guider, la Sagesse en moi tenait les rênes, je n’étais pas le cocher. L’humilité. Voilà, c’était ça la solution. La peur n’existait que dans l’idée d’une destination inconnue. Mais la Sagesse de la vie ne pouvait ignorer l’horizon.

« Laisse la vie te vivre, elle sait où elle va. »

 

J’ai tout accepté dès lors. Tout. Les noirceurs, l’immobilité, l’absence d’horizon, l’absence absolue de toute éventualité, du moindre projet, de la moindre attente. Je n’ai entendu de ma vie que la Sagesse créatrice en moi. Je n’étais qu’une expérience mais je pouvais m’en réjouir à chaque instant car j’avais l’immense honneur d’avoir été conçue.

Je suis restée contre la pierre froide et lisse et j’ai aimé ce support. J’ai écouté contre sa peau murmurer le cœur de la planète. Puisque la Sagesse de la vie considérait que mon parcours se devait d’être suspendu dans un gouffre, j’ai appris à recevoir cet instant figé comme une avancée et non comme une sentence. Cette vitesse que j’avais adorée n’était qu’un jeu et il ne s’agissait pas de lui octroyer une importance inconsidérée. La hiérarchie des bonheurs contient en elle-même les déceptions car je ne visais plus que le haut de l’échelle et je me désespérais toute seule.

Combien de Temps suis-je restée là ? Le Temps…Cette perception de la vie n’avait encore aucune réalité. Je le comprenais maintenant. S’interroger sur le Temps générait irrémédiablement une projection sur un passé inexistant et un avenir illusoire. Au détriment de tout puisque l’instant contenait l’essence. Je ne pouvais pas être ailleurs que maintenant.

Cent mille ans à me morfondre et à espérer parce que je comptais le Temps. Une abomination. Je n’avais rien compris. Rien. Et je me demandais désormais pour quelles raisons les Grands Sages m’avaient lancée dans ce voyage. Qu’avaient-ils donc perçu en moi qui puisse les convaincre ? Je n’avais rien réalisé, rien compris et je ne vivais que dans cette volonté folle de m’élever, d’être reconnue, d’être une Élue. Mais d’où venait ce terme d’ailleurs ? N’était-ce pas finalement une pure invention façonnée par des messages falsifiés ?

Des Élus ? Nous l’étions tous et toutes étant donné que la Sagesse de la vie nous avait conçus. Il n’existait aucune différence fondamentale. Seule, l’attention maintenue ou l’indifférence portée à cette certitude créaient des différences. Nous en étions responsables. Nous avions un choix à faire.

Les 13 Grands-Mères Indigènes

Par Le 25/09/2013

Le conseil des 13 grands mères indigènes : une clé pour le monde d’aujourd’hui !

Classé dans : feminilune — 16 janvier, 2013 @ 11:48

Le conseil des 13 grands mères indigènes : une clé pour le monde d'aujourd'hui ! dans feminilune Les Treize Grands Mères indigènes conseillent le monde.  Rencontre avec Sophia Clémenceau thérapeute et channel qui propose des cercles de femmes en connexion avec le conseil international des  13 Grands Mères, et traductrice du livre . Très préoccupées par la destruction sans précédent de la Mère Terre, et des nombreux fléaux de la culture dominante matérialiste, qui menacent la santé des peuples de la terre et les cultures indigènes, elles proposent une sagesse apportant des solutions.

 

« Selon une ancienne tradition hopi, « Quand les Grands mères venues des quatre points cardinaux parleront, alors commencera une nouvelle ère ». Ce Conseil International des Treize Grands Mères Indigènes, dont parlent les prophéties s’est formé à la suite du 11 Septembre. La situation du monde semble si critique qu’une réponse globale s’est révélée nécessaire. Ces Grands-Mères, véritables légendes vivantes de leurs peuples, représentent leurs tribus venant du cercle polaire arctique, de l’Amérique du Nord, de l’Amérique Centrale et du Sud et d’Afrique du Tibet et du Népal. Leur diversité symbolise le fait que quelles que soient nos différences, ont peut œuvrer en une seule voie. La guérison est possible. En qualité de femmes de sagesse, curanderas, chamanes et guérisseuses de leur tribu, elles apportent de nouvelles visions.

«  Chez les anciens, il est dit que ce sont les femmes qui vont porter le réveil de conscience, et qu’elles sont invitées à se rassembler. Les messages qu’elles nous adressent sont inspirants et précis. La prophétie des Grands Mères dit aussi que nous devons réapprendre à nous aimer les uns, les autres, et à soutenir la vie dans tous ses aspects. Elles évoquent des 4 fondements de vie qui sont à préserver, l’air, la terre, le feu, et l’air. Chacun étant impliqué dans le processus de la naissance, à savoir l’eau de la matrice, l’air de notre premier souffle, notre feu intérieur, et la terre, qui soutient nos premiers pas. Selon ses principes, maltraiter ainsi la terre, revient à nous maltraiter nous même. Et il semblerait qu’un processus de destruction s’accélère. Les Treize Grands Mères insistent sur l’importance des cérémonies, qui sont considérées comme un facteur très important au maintien des liens sacrés entre le peuple et la terre. « C’est de la compréhension de ce lien d’où résulte gratitude et respect » dit Wilma Mankiller.

Pour Sa Sainteté Sai Maa Lakshmi Devi : « La guérison personnelle est le premier pas vers la guérison du monde ». La Grand-mère yupik Rita Pitka Blumenstein explique, » qu’avec chaque nouvelle expérience, nous avons le pouvoir de nous redéfinir, donc quelles que soient nos erreurs du passé, nous pouvons toujours changer. Le passé n’est pas un fardeau, c’est un échafaudage qui nous a amené jusqu’à ce jour. Par cette compréhension nous sommes libres d’être qui nous sommes. Quand nous nous guérissons nous-même, nous guérissons nos ancêtres, et nos enfants. Nous guérissons aussi la Mère Terre. Grand-mère Clara Shinobu Iura sent que la clé du changement est d’apprendre à croire en soi-même. Nous devrions ne pas permettre à la négativité de nous dominer dans la vie quotidienne.

« Grand-mère Maria Alice Campos Freire d’Amazonie a recueilli les confirmations des prophéties qu’elle a entendu de ses aînées depuis son enfance selon laquelle, ce sont les femmes qui dirigeront cet ultime temps de transmutation. Et nous y voilà ! »

Catherine Maillard.

(article extrait du magazine génération Tao. Voyage au coeur du féminin

 

En pratique

A lire : Les 13 Grands-Mères indigènes conseillent le monde. Carol Schaefer. Ed Véga.

site : www.grandmotherscouncil.org

Table ronde : les sagesses ancestrales. Festival du féminin. www.generation-tao.com

Sophia clémenceau. site : www.spirituel.com

 

 

Résistance au nucléaire

Par Le 25/09/2013

Envoyez une lettre à Asako House pour stopper la construction d’une centrale

 

nucléaire !

 

Dans le nord du Japon, en dépit de l’accident nucléaire de Fukushima, la construction de la centrale nucléaire d’Oma a repris. Mais les travaux, mené par l’opérateur J-Power, sont bloqués par la présence d’un lieu de résistance : au milieu des terrais achetés par J-Power, tout près du chantier de construction, se trouve une maison, qui appartenait à la militante antinucléaire Asako. L’opérateur essaie de faire fermer la route d’accès à la maison en comptant le nombre de personnes qui l’utilisent. Si plus personne n’emprunte cette route, ils pourront ainsi démontrer qu’on peut la fermer et la centrale n’aura plus aucune difficulté à s’implanter.

Les propriétaires de cette maison de famille peu habitée ont donc lancé un appel afin que chaque jour, le facteur emprunte cette route. Pour ce faire, elles demandent simplement qu’on leur envoie une lettre.

Nous vous invitons à participer à cette action et à remplir le tableau-agenda afin de répartir les envois de courrier pour qu’une lettre arrive tous les jours pendant plusieurs années !

Adresse où envoyer votre courrier (pour un envoi au Japon depuis la France, tarif normal à moins de 20 grammes, carte postale ou lettre, ce sont des timbres mauves à 0.89 €) :

Asako House
aza-kookuto 396
Oma-machi
Shimokitagun
Aomori Pref.
039-4601
Japon

En envoyant une lettre à Asako House, vous participerez à la lutte contre le développement de l’énergie nucléaire et vous contribuerez à l’abandon de la fabrication du MOX en France par Areva.

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Pour en savoir plus, voici plus en détails l’historique de Asako House :

Il était une fois une vieille dame dénommée Kumagai Asako qui habitait au bord de la mer. Comme elle adorait son paysage et connaissait les dangers de l’atome, elle lutta de son vivant contre l’implantation d’une centrale nucléaire. En refusant de se séparer de son terrain, elle contraignit un constructeur à déplacer de 250 mètres l’emplacement d’un futur réacteur car le projet était trop proche de sa maison.

Elle savait que si elle les laissait construire l’usine, la mer serait contaminée. Malgré des menaces et des tentatives de corruption, elle a tenu bon contre la volonté de la compagnie d’électricité japonaise J-Power. Après sa disparition en 2006, sa fille et sa petite-fille ont conservé cette propriété afin de perpétuer le combat d’Asako. Elles ont dénommé la maison "Asako House".

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La maison de la résistance "Asako House" (Oma, Préfecture d’Aomori) - Photo : Kiyoshi Ota/Bloomberg

Aujourd’hui, la maison est entourée par les terrains achetés par J-Power. L’opérateur essaie de faire fermer la route d’accès à la maison en comptant le nombre de personnes qui l’utilisent. Si plus personne n’emprunte cette route, ils pourront ainsi démontrer qu’on peut la fermer.

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La route qui mène à Asako House

Afin de contrer cette menace, la fille et la petite-fille d’Asako lancent un appel afin que chaque jour, quelqu’un emprunte cette route. Et cette personne sera le facteur. Pour se faire, elles demandent simplement qu’on leur envoie une lettre.

A l’heure où il ne reste plus que 6 réacteurs nucléaires en activité au Japon (contre 54 au début de l’année), il est important de soutenir le peuple japonais pour se débarrasser de cette énergie dangereuse et polluante. Et pour s’en débarrasser, il faut déjà empêcher les nouvelles implantations.

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Centrale d’Oma en construction - Photo : Kiyoshi Ota/Bloomberg

C’est pourquoi nous vous proposons aujourd’hui de participer à cette action qui ne vous coûtera qu’un timbre et quelques minutes de votre temps. Si vous envoyez une carte ou une lettre à Asako House, vous pourrez freiner la construction d’une centrale nucléaire !

Adresse où envoyer votre courrier (pour un envoi au Japon depuis la France, tarif normal à moins de 20 grammes, carte postale ou lettre, ce sont des timbres mauves à 0.89 €) :

Asako House
aza-kookuto 396
Oma-machi
Shimokitagun
Aomori Pref.
039-4601
Japon

La centrale nucléaire d’Oma (大 间 原子 力 発 电 所) est actuellement en cours de construction. Elle sera exploitée par la société Electric Power Development (aussi nommée J-Power). Le réacteur, si jamais il devait être un jour utilisé, sera unique en son genre car il sera capable d’utiliser un cœur constitué à 100% de MOX. Les travaux actuels sont réalisés pour rendre la centrale résistante à un fort tremblement de terre. Elle devrait commencer à être opérationnelle en novembre 2014.

En envoyant une lettre à Asako House, vous participerez à la lutte contre le développement de l’énergie nucléaire et vous contribuerez à l’abandon de la fabrication du MOX en France par Areva.

Si chacun-e accepte d’envoyer une carte à Asako House, le facteur passera tous les jours, pendant des années, sur la route que le lobby nucléaire tente de fermer.

Pour se faire, nous vous proposons d’indiquer la date prévue de votre envoi dans le tableau prévu, en vérifiant auparavant que cette date n’a pas déjà été choisie. Le mieux est de faire ces envois de manière chronologique. Une fois votre engagement pris, notez cette tâche sur votre calendrier ou votre agenda afin de ne pas rompre le fil de cette action.

Asako, disparue en 2006, appartenait à une génération qui connaissait les dangers de la radioactivité en raison d’Hiroshima. Ne se souciant pas de l’argent, elle a refusé une offre d’achat de sa propriété à 2 millions de dollars. Depuis 1982, date à laquelle la construction de la centrale a été décidée, près de 136 millions de dollars ont été distribués en subventions publiques pour acheter la conscience des habitants d’Oma.

Faites comme Asako, ne vous laissez pas corrompre par l’industrie de la mort !

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Atsuko, la fille d’Asako, vient plusieurs fois par semaine relever le courrier de la maison de la résistance.

Source : http://fukushima.over-blog.fr/article-envoyez-une-lettre-a-asako-house-94972903.html

 

Goutte d'eau (3)

Par Le 24/09/2013

sapin-sous-la-neige.jpgPartie 3


C’est la lumière du soleil qui m’a sortie de ma torpeur, un voile blanchâtre qui ourlait l’horizon. J’avais entendu parler des marées montantes et de cette force irrépressible qui s’emparait en certains lieux du corps océanique. J’avais sous les yeux une marée lumineuse et je bénissais les Grands Sages de cette offrande. Lever du soleil.

Un disque ardent comme une tête de nouveau-né. J’avais assisté à des naissances de baleineaux, de phoques, d’otaries, de cachalots. J’avais toujours été bouleversée par ces apparitions et je tentais d’imaginer ce lien entre l’enfant et sa mère. J’avais réalisé un jour que je baignais moi aussi dans le corps de ma mère puis j’avais compris bien plus tard que nous constituions tous, unis, ce corps. C’était peut-être ça finalement cette idée qui m’était venue. J’étais moi aussi une mer infime et l’Océan une goutte immense. L’apparence nous amenait à créer des personnages mais nous abandonnions trop souvent l’observation en nous de ces identifications premières.

Que serait l’Océan sans l’innombrable masse de molécules assemblées ? Rien. Il n’existerait pas.

Que serions-nous sans l’Océan ? Des molécules dispersées. L’individu esseulé avait-il donc davantage d’importance, possédait-il un pouvoir bien supérieur que ce qui lui était enseigné ? Ne nous étions-nous pas égarés à croire que l’union faisait la force ? Ces idées continuelles qui m’habitaient depuis si longtemps avaient-elles conduit les Grands Sages à m’envoyer vers la surface ?

Je m’étais attendu à voyager et à saisir les paysages comme autant de merveilles et je comprenais soudainement, posée en équilibre, au bout d’une branche fragile, que mes voyages intérieurs dépassaient en profondeur toutes les explorations envisagées.

Un premier rayon vint me câliner et je sentis rapidement l’agitation de mes molécules.

Les nuages avaient disparu, poussés vers d’autres rivages, le ciel était lavé de tout, déshabillé comme au premier jour du monde.

Cette chute de neige n’était qu’un avant-goût d’un hiver qui se construisait, échafaudait des tempêtes lointaines, juste une incursion d’éclaireurs pour baliser la route.

Je vis goûter autour de moi des congénères, ils tombaient des faîtes déjà réchauffés. Je n’eus pas à attendre longtemps pour les rejoindre. Le tapis moelleux distillé par les nuages pendant des heures ruisselaient en surface. La chaleur de l’astre gonflait avec une vitesse étonnante et nous comprîmes toutes que le voyage reprenait.

Des rigoles s’étaient dessinées dans la pente, un vide qui aurait pu se révéler inquiétant si je n’avais connu la fosse des Mariannes. Je m’amusais à dévaler dans les ruisselets tout en observant les paysages offerts. La vitesse m’amusait considérablement. J’avais déjà été enthousiasmée par la simple chute de mon berceau de nuit, quelques mètres trop rapidement parcourus pour que je puisse apprécier pleinement cette sensation. Personne n’a idée de la lassitude ressentie lorsque des millénaires de pesanteur vous condamnent à la lenteur des grands fonds. J’aurais aimé connaître le déferlement des pluies d’ouragans. Une autre fois peut-être. Je devais rester en contact avec mon bonheur présent plutôt que d’en imaginer d’autres.

Les tapis de flocons tassés par la nuit se fissuraient et j’entrais pour la première fois en contact avec l’herbe. Ce fut vraiment étrange.   

Un foisonnement de tiges dressées, courbées par le poids de l’eau, agitées par des vents rebelles, des forêts miniatures où je devinais des traces d’animaux, des empreintes scellées dans la terre.

La terre.         

Son parfum. La terre et l’eau. Comme des fragrances d’amour, comme deux partenaires qui s’étreignent. Je découvrais la puissance émotionnelle de l’élan amoureux, de l’union, de l’osmose. La terre n’avait pas plus d’odeur que l’eau mais les deux réunies diffusaient des phéromones d’une portée inimaginable. Tout être vivant enlacé par ces effluves ne pouvait échapper aux désirs d’étreintes. L’élan vital avait donc été jusqu’à créer des parfums d’amour pour inviter les êtres vivants à l’étreinte. C’était beau à pleurer.

Je continuais à dévaler les pentes, alternance de parterres verdoyants et de champs de pierres, je serpentais dans un labyrinthe fantastique. J’aperçus dans le creux d’un vallon un lac aux eaux limpides, un miroir où le ciel venait se contempler, une immobilité absolue encadrée par des blocs titanesques. Je ne regrettais pas de l’avoir évité bien que la plénitude qui émanait du lieu semblait presque irréelle. Une autre fois peut-être. Ce monde proposait tant d’expériences, tant de projets à accomplir.

Les ruissellements me conduisirent à un entrelacs de failles creusées par des déluges anciens.

« Un lapiaz », me dit une compagne expérimentée. Nous sommes, toutes unies, un redoutable creuseur de failles. »

Je n’eus pas le temps de comprendre l’allusion que nous plongions toutes ensembles dans un gouffre immense. Je découvris vraiment ce que signifiait la vitesse. J’en fus retournée dans tous les sens et tombais dans une nuit totale. La sensation d’effondrement alors que vous n’y voyez goutte est absolument terrifiante et je ne pus retenir un cri d’effroi. Je n’étais pas seule au vu de la puissance du grondement lorsque la cascade s’immergea dans un bouillonnement ardent au cœur du réseau souterrain.

Nuit noire.

Même la faille par laquelle nous avions basculé ne parvenait à nous éclairer. Nous avons suivi, impuissantes, un courant puissant généré par la pente. J’ai heurté, je ne sais combien de roches figées, aussi lisses que des peaux d’otaries, j’ai erré comme une âme en peine dans des rigoles sinistres, le vacarme ne cessait pas, tous ces cris emplissaient l’espace et rebondissaient en échos infinis.

Puis, le flot s’est calmé.

Un lac. Je devinais une eau apaisée, quelques murmures encore, comme des cauchemars finis qui résonnent et puis, peu à peu, le silence s’est fait. Un silence de fosses marines. Une totale absence de vie. Aucun animal, aucune présence, rien pour éveiller les sens et enluminer la pesanteur d’une vie figée.

J’ai eu peur. Et j’ai maudit le sort. Découvrir la lumière, goûter aux espaces les plus éblouissants, se réjouir à chaque instant de la beauté du monde jusqu’à en oublier cent mille ans d’errance puis tomber soudainement dans des noirceurs inimaginables, un piège affreux, si douloureux que la mort semble la seule issue. Je n’aurais jamais envisagé un tel acharnement. La vie n’était-elle donc qu’un piège indéfiniment prolongé, une alternance de bonheurs fugaces, juste une bouffée d’air pour s’interdire de mourir ? Y avait-il une intelligence suprême capable d’une telle abomination ?    

Je ne comprenais pas.

J’ai mis longtemps à retrouver une paix fragile, un semblant de calme. Je me suis accrochée à cette plénitude naissante et c’est là que j’ai fini par deviner ce courant infime, ce filament étroit qui glissait comme une risée enfantine. J’aurais aimé me positionner au milieu de cet espoir, ne jamais le quitter, il était mon seul horizon, ma seule opportunité de liberté. J’ai maudit le sort, encore une fois. Je n’étais qu’une goutte d’eau et j’ai rêvé de nageoires.

Le désespoir le plus profond m’a saisie lorsque j’ai senti que je ne bougeais plus. Posée dans un recoin, appuyée contre une roche froide et dure.

C’était fini. J’allais me morfondre pour cent mille ans au cœur de la terre dans un antre clos. J’aurais pu continuer à suivre les méandres, j’aurais peut-être atteint une sortie, j’aurais retrouvé le jour. Tous mes espoirs s’effondraient.

« Tu n’as pas connu les déserts, ma belle, annonça une douce voix. Là, tu aurais eu raison de te plaindre réellement, là, tu aurais appris la patience la plus insondable. Couverte de sable, au cœur d’une nappe enfouie sous des siècles de roches pulvérisées, anéanties par des vents insatiables. Ou retranchée dans l’eau saumâtre d’un oasis en sursis. Crois-moi. Tu fais de ces noirceurs un enfer mais c’est le regard que tu leur portes qui te fait souffrir. Tu falsifies la réalité. Apprends donc à te libérer de tes jugements quand ils ne sont que des interdictions à vivre et à aimer.

-Aimer quoi ? » demandai-je en colère.

J’en avais assez de ces Grands Sages qui me poursuivaient. De leurs leçons et de leurs tranquillités d’esprit.

« Ta colère t’empêche de comprendre. On te l’a déjà dit pourtant. Tu ne peux rien savoir si tu ne comprends pas qui tu es. Et si tu ne sais pas qui tu es, qui donc pourrait savoir quelque chose puisqu’il n’y aurait personne ? Observe ta colère et une fois observée, observe l’esprit qui observe. Tu verras ta colère s’évanouir et là, tu pourras apprendre.

-Je n’ai rien compris, répliquai-je.

-Évidemment puisque tu es en colère. 

-Avec vous, ça a toujours l’air facile mais moi, je ne suis pas un Grand Sage.

-Mais moi non plus. C’est toi qui as décidé de nous voir comme des Grands Sages. C’est encore ta façon de concevoir la réalité mais ta réalité n’est pas le réel. Ta réalité n’est qu’une interprétation. Ce qui est réel, c’est que tout ce qui vit est empli de sagesse puisque l’énergie vitale a eu la sagesse de le concevoir. Comprends-tu ? La vie en toi est la Sagesse ultime. C’est elle qui vit, c’est elle qui est réelle. Toi, tu es une réalité que tu imagines. Jusqu’à en oublier la Sagesse de ce qui est réel.

-La Sagesse de la vie ?

-Te voilà plus calme, tu commences à comprendre. C’est bien.

-Et qu’est-ce que je dois faire maintenant ? »

Silence. Plus rien. Aucune réponse.

Carmat : autorisation.

Par Le 24/09/2013

Carmat va tester son coeur artificiel en France

Par , publié le

L'Agence nationale de sécurité du médicament vient d'autoriser sur le territoire français les tests du coeur artificiel conçu par le fabricant de prothèses Carmat. Il sera dans un premier temps destiné aux patients ne bénéficiant d'aucune alternative thérapeutique. 

Carmat va tester son coeur artificiel en France

La société Carmat vient d'obtenir l'autorisation de la part des autorités françaises pour développer des implantations humaines de coeur artificiel.

AFP PHOTO / FRANCK FIFE

La société Carmat a été autorisée à tester son coeur artificiel en France, dans un premier temps sur quatre patients, ont indiqué ses dirigeants au quotidien Les Echos de ce mardi. 

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a permis à la société, créée en 2008 pour mettre au point une bioprothèse cardiaque, d'effectuer une première étude clinique de faisabilité, précise le journal. "L'autorisation de l'ANSM, avec laquelle les échanges ont été très enrichissants, marque un chapitre fondamental de l'histoire de la société", a déclaré son directeur général Marcello Conviti, cité par Les Echos

Les patients implantés devront souffrir d'une insuffisance cardiaque terminale, avec un pronostic vital engagé et ne bénéficiant d'aucune alternative thérapeutique. En mai, quatre centres hospitaliers étrangers, en Belgique, Pologne, Slovénie et Arabie Saoudite, avaient déjà obtenu les accords nécessaires pour procéder à l'implantation d'un coeur artificiel Carmat. La formation de leurs équipes médicales est désormais "bien avancée", a précisé Marcello Conviti. 

"Tous les tests de simulation et les essais sur animaux ont confirmé la pertinence des choix technologiques et la fiabilité de fonctionnement de la bioprothèse cardiaque" déclarait confiant Alain Carpentier, célèbre chirurgien cardiaque à l'origine du projet.

http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/carmat-va-tester-son-coeur-artificiel-en-france_1284655.html


Le point de départ de mon roman : "A coeur ouvert".

A coeur ouvert.

Une question qui le taraudait.
— Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que vous n’êtes pas concernée par les émotions ?
— C’est une erreur. Les émotions qui me viennent de la terre me touchent immensément. Je les laisse s’étendre parce qu’elles sont ne
utres, gratuites, et que la Nature n’a aucune intention cachée. Celles de mes semblables ont une appartenance qui m’échappe, elles sont issues d’individus, avec leur histoire, leurs attentes, leurs fonctionnements. Et ce sont très souvent des fonctionnements inconscients. Si vous vous chargez d’émotions qui ne sont pas maîtrisées parce qu’elles émanent de personnalités endormies, vous sombrez dans leurs cauchemars ou dans leurs rêves, ce qui revient finalement au même. Vous dormez avec eux. Il m’a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. Mais malgré tout, je dois avouer que votre apparition ne m’a pas laissée insensible. Loin de là.
Elle le regarda fixement, avec un sourire léger au coin des yeux.
— Pourquoi est-ce que j’ai ressenti le même trouble ?
— Parce qu’il n’y a pas de hasard. Et qu’il arrive parfois que les révélations l’emportent sur l’habitude.
— Je ne comprends pas.
— Nous vivons dans des schémas de pensées, des répétitions rassurantes sur lesquelles nous bâtissons l’identification qui nous convient et que les autres adoptent. C’est l’habitude. Un leitmotiv ronronnant. Tout ce qui porte atteinte à cette mélodie connue est considéré comme une agression, une atteinte à cette liberté que nous croyons posséder. Alors, nous renforçons les défenses. Accumulation de biens, accumulation de relations, accumulation de connaissances. Mais il n’y a aucune compréhension interne. Tout cela reste tourné vers l’environnement immédiat, une scène onirique. Personne n’est là, réellement. C’est un théâtre de marionnettes. La révélation du drame vient fermer le rideau, les acteurs disparaissent, le jeu s’arrête, le public a quitté la salle, les lumières se sont éteintes. Si les résistances sont suffisamment puissantes, l’individu concerné prend peur. Il appelle au secours, il crie, il hurle, il maudit la vie et ses épreuves. Mais si la rupture est totale, la porte s’ouvre. L’individu découvre une autre forme de perception. Il ne comprend rien, mais pourtant, tout tombe en lui comme dans un puits ouvert. Plus aucune résistance. À cœur ouvert. C’est ainsi que je nomme cet état.

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