Là-Haut

Articles de la-haut

SOS INREES

Par Le 03/07/2013

Un des sites les plus importants au regard de la démarche spirituelle, un travail fabuleux réalisé par des gens passionnés et compétents. Je poste ici le mail reçu ce jour.


L'INREES et Inexploré magazine traversent un moment délicat.

Vous êtes des milliers à nous faire confiance chaque jour et à découvrir dans l'INREES, et dans son magazine Inexploré, ce que vous ne trouvez nulle part ailleurs. Un autre regard sur notre monde, sur les frontières de la science, sur la spiritualité. Des articles qu'aucun autre média ne publie, des interviews qui posent des questions que personne ne pose, des conférences prestigieuses, des idées, des perspectives nouvelles. Un univers qui donne du sens à ce monde de l'extraordinaire qui nous entoure, sans tabou, mais avec sérieux et rigueur, et ce dans une réelle indépendance.

Construire cet espace d'information, jour après jour, est une tâche extraordinaire, et il est important que vous sachiez que l'INREES n'appartient à aucun groupe. Aucun décideur ne contrôle l'INREES ou Inexploré, aucun annonceur n'intervient dans le choix des articles, ou encore dans la manière de les traiter. Cette indépendance, nous y tenons par dessus tout, elle est à la base de cette confiance qui nous lie à vous.

Mais cette liberté constitue aussi notre fragilité... En ces temps incertains, la crise qui nous affecte tous touche également l'INREES et son magazine Inexploré. C'est la raison pour laquelle je fais appel à vous aujourd'hui : nous avons besoin de renforcer les bases de notre indépendance. Les règles comptables de la distribution de la presse impactent notre trésorerie, nous devons trouver une solution urgente. J'ai pensé à ceux qui font l'INREES : à vous.

Si chacun d'entre vous offre un abonnement, ou fait s'abonner ne serait-ce qu'une seule personne, vous permettez à l'INREES de conserver cette indépendance, notre force, pour vous offrir cet espace unique.

Ou je propose à un ami de s'abonner

L'INREES a besoin de votre mobilisation.

Merci, merci de votre confiance à toutes et à tous, et bel été...


Stéphane Allix
Fondateur de l'INREES
& d'Inexploré magazine





Olafur Arnalds : Only the winds

Par Le 01/07/2013

Oh, comme j'aime cette musique ...

Une autre vie

Par Le 01/07/2013

 

Vivre sans argent : dans les Pyrénées, j'ai fait connaissance avec des néo-hippies

 

18 réactions | 18515 lu

Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

Qui n'a jamais eu envie de tout plaquer et de partir loin ? Mathieu Lamour a sauté le pas. Au fil de ses pérégrinations, qu'il nous raconte sur Le Plus, il nous fait partager ses découvertes, ses rencontres, mais aussi ses remises en question. Aujourd'hui, il est allé à la rencontre des habitants de Uli-Alto, un village très isolé des Pyrénées.

Édité par Louise Pothier 

Dans le jardin de Uli-Alto

Uli-Alto est un village des Pyrénées espagnoles occupé depuis 4 ans par trois permanents français. Ils ont roulé leurs bosses, sont encore dans la première moitié de leur vie et relèvent chaque jour le pari fou de redonner vit à un village abandonné.

Perché en haut de la vallée, c'est tout un monde qui vit là haut. Les gens de passage se suivent, se croisent, se ressemblent parfois et alimentent constamment ce manège aussi vital que l'eau qui coule dans la rivière en contrebas. En bon lieu ouvert, Uli s'enrichit de ses visiteurs et compense ainsi son isolement (13km de pistes de montagne pour atteindre la première route goudronnée). Six villages sont occupés dans la vallée, le plus grand compte une cinquantaine de personnes et existe depuis trente ans, le plus petit compte deux personnes qui entament sa restauration. Il y a aussi une fille qui se construit son habitat en partant de zéro.

Une grande diversité qui m'a un peu perdu dans mon exploration des modes de vies alternatifs. Nés de préoccupations semblables, ces villages ont de nombreux points communs. A contrario, les différences de fonctionnement sont considérables.

Occuper l'inoccupé

L’Espagne a connu un exode rural plus tardif qu'en France, particulièrement dans les années 70, laissant à l'abandon de nombreux villages. Sur ma route, j'ai d'ailleurs croisé plusieurs villes fantômes. La vallée ne fait pas exception et son isolement conférait une place de choix pour ceux qui souhaitaient reconstruire un vivre autrement.

Lakabe est le premier village de la zone à avoir été investi au bénéfice d'une tolérance par les autorités. Cela fait plus de 30 ans que la communauté survit au fil des départs et des arrivées d'habitants. Aritzkuren, un hameau enfoui dans la forêt, est occupé depuis 16 ans. Uli-Alto n'en est pas à sa première occupation, le groupe actuel le reconstruit depuis 4 ans.

Un soir à Uli-Alto, un habitant originaire d'un squat de Barcelone

Ce n'est pas un hasard si un nombre substantiel d'habitants de la vallée est issu de la mouvance "squat". En France comme ailleurs, les squats citadins sont de plus en plus menacés et même rasés par les autorités. Ils tiennent pourtant un rôle de passerelle entre la société dominante et les sociétés alternatives.

Les villes perdent la pluralité nécessaire à une évolution saine et les occupants se voient privés des commodités pour une transition en douceur, le vieux dicton "Pour vivre heureux, vivons cachés" prend ici aussi du sens. Dans la vallée, les occupants vivent dans le statu-quo avec les autorités.

Une des places du village de Lakabé

En ville, on détruit des quartiers charmants pour construire des bâtiments plus "efficaces" en terme d'accueil ou de consommation (sans prendre en compte le coût écologique de fabrication). À quand des projets de développement rural pouvant concurrencer les projets de développement urbain ? Il y aurait possibilité de restaurer des espaces immenses et abandonnés en créant des emplois pour revaloriser les plus démunis.

Des dépendances à la société variées pour un même objectif

Loin d'un rejet tout entier de la société, l'envie de s'ouvrir est permanente. À Uli, ils ouvrent leur porte à qui le veut en ayant été jusqu'à prendre le risque de s'exposer publiquement via leur site web. À Lakabé, ils vendent du pain et de la bière, paient des impôts et inscrivent leurs enfants à l'école. Ça c'est pour la partie redistribution vers l’extérieur. La présence de la société dominante au sein des villages est plus contrastée.

Dans la vallée, on s'accorde sur l’impressionnante vitesse à laquelle Uli s'est développé. Tandis qu'à Ulo-Si, plus récente reconversion en date, ils construisent sans électricité, le groupe de Uli est arrivé chargé de groupes électrogènes et d'une quantité de matériel à faire pâlir n'importe quel bricoleur du dimanche. Pour la nourriture, l'indépendance alimentaire est encore très lointaine. Les vaches et chevaux qui vivent dans la vallée obligent à protéger chaque jardin. Au passage, ces animaux n'ont rien de sauvage et leur propriétaire profitent simplement de la grande zone de pâturage officiellement abandonnée. Beaucoup ont perdu leur récolte pour avoir négligé la robustesse de leur clôture, le sujet prête régulièrement à l'auto-dérision. 

Le jardin de Uli-Alto

En attendant de se nourrir majoritairement de sa production, Uli se nourrit de ce que "Babylon" considère comme jetable. Ils font de la "récup'" et ont même développé des liens amicaux sur le grand marché aux légumes de Pampelune. Régulièrement, ils ont le droit à des petits cadeaux. La nourriture abonde et Uli est même devenu une des meilleurs tables du coin !

Une autre manière de considérer l'espace commun et son utilisation, un regard plus utilitaire sur les produits de la société, une clé pour s'ouvrir un peu plus. Le mouvement "Occupy" gagnerait peut être à s'inspirer de ces anonymes qui construisent ailleurs et laissent les convaincus avec leur jouets dangereux et usés. L'énergie qu'ils ne gaspillent pas en s'opposant est directement au service de leur avenir.

Tous les articles sur le blog et le quotidien sur Facebook. 

Guerre froide

Par Le 01/07/2013

"Des alliés" !

Purée, l'UE, faut vous enlever les oeillères, là, en plus de l'incompétence, vous êtes carrément IDIOTS !




Les Européens exigent des explications des USA : « Entre partenaires, on n’espionne pas »

Publié le 01/07/2013

Par La Voix du Nord

Les Européens ont exigé des explications sur le programme d’espionnage américain, qui aurait visé les institutions de l’UE et des millions de citoyens européens, alors que, dernier épisode en date, le quotidien britannique The Guardian a affirmé dimanche que la France, l’Italie et la Grèce figuraient parmi les 38 cibles surveillées par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine.

GERMANY-US-INTELLIGENCE-PRISM-PROTEST

Face au déluge de documents communiqués via l’ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, au coeur d’un imbroglio mondial digne des meilleurs romans d’espionnage, Bruxelles a averti même de possibles conséquences sur la négociation d’une zone de libre-échange transatlantique. « Entre partenaires, on n’espionne pas ! », a lancé dimanche au Luxembourg la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding. « On ne peut pas négocier sur un grand marché transatlantique s’il y a le moindre doute que nos partenaires ciblent des écoutes vers les bureaux des négociateurs européens », a-t-elle estimé, en réclamant que les Etats-Unis « dissipent ces doutes très rapidement ».

La Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui chapeaute les 17 agences de renseignement du pays dont la NSA, a indiqué dans un communiqué transmis à l’AFP que les Etats-Unis répondront de façon appropriée à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques.

De son côté, le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, a jugé sur une chaîne de télévision belge que l’affaire serait «très grave» si ces allégations étaient confirmées.

« Clarté, vérité et transparence: c’est ce qu’on peut et doit attendre de nos amis et alliés. Les explications américaines sont nécessaires et urgentes », a affirmé sur son compte Twitter le commissaire français, Michel Barnier.

La France a elle aussi demandé des explications dans les plus brefs délais. « Ces faits, s’ils étaient confirmés, seraient tout à fait inacceptables », a déclaré le chef de sa diplomatie, Laurent Fabius. La ministre française de la Justice, Christiane Taubira, est allée plus loin, en estimant que si Washington avait bel et bien mené les opérations d’espionnage décrites par le Spiegel, ce serait «un acte d’hostilité inqualifiable». Pour son homologue allemande Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, qui a elle aussi réclamé des explications «immédiatement et en détail, ce n’est pas sans rappeler des actions entre ennemis pendant la Guerre froide».

Selon le Spiegel, le programme était constitué non seulement de micros installés dans le bâtiment de l’UE à Washington, mais aussi d’une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes. La représentation de l’UE à l’ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, dans lesquels les Européens sont explicitement désignés comme des «cibles à attaquer».

Et les dernières révélations du Spiegel dimanche risquent d’enflammer l’opinion allemande, très sensible sur les questions de protection de vie privée.

L’Allemagne est en effet « le pays européen le plus surveillé » par la NSA, avec 500 millions de connexions téléphoniques et Internet enregistrées mensuellement, assure le magazine, qui explique qu’une journée «normale» d’espionnage concerne environ 15 millions d’appels téléphoniques recensés en Allemagne, contre environ deux millions quotidiennement en France.

L’Allemagne, comme la France, sont considérées par la NSA comme moins fiables que le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, explique aussi Der Spiegel se fondant sur ces documents.

Les USA...

Par Le 29/06/2013

Prism : la NSA espionnait l'Union européenne

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le

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La NSA espionnait dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, montrent des documents secrets dont "Der Spiegel" a pris connaissance.

Les services de renseignement américains espionnaient dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, dont ils avaient réussi à pénétrer les réseaux informatiques, montrent des documents secrets dont l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a pris connaissance.

Le magazine allemand cite dans un article publié samedi 29 juin un document classé "strictement confidentiel" de la National Security Agency (NSA) daté de septembre 2010, que l'informaticien Edward Snowden a emporté dans sa fuite après avoir dévoilé l'existence de Prism et que les journalistes du Spiegel ont pu lire en partie.

Selon ce document, la NSA a implanté du matériel d'écoute dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington et aux Nations unies et était en mesure non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais aussi d'accéder aux documents et aux courriels des diplomates européens, qualifiés de "cibles à attaquer" dans le document.

D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine surveillait aussi les systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, qui héberge le Conseil européen à Bruxelles et où les gouvernements de l'UE disposent de bureaux à partir desquels ils peuvent passer des appels sécurisés. Il y a "plus de cinq ans", écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, qui remontait jusqu'au quartier général de l'OTAN en banlieue de Bruxelles.

Lire : Aux Etats-Unis, une cybersurveillance digne d'un Etat policier

IMPACT SUR LES RELATIONS USA-UE

Der Spiegel a également recueilli sur son site internet des réactions de personnalités européennes, comme le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, qui estime que "si cela se confirme, il s'agit d'un immense scandale". "Cela nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis", ajoute-t-il.

Pour le ministre des affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselbron, "les États-Unis feraient manifestement mieux de surveiller leurs services de renseignement plutôt que leurs alliés". L'espionnage américain est "hors de contrôle", juge-t-il, soulignant que si les activités de renseignement "sont justifiées par la lutte contre le terrorisme (...) l'UE et ses diplomates ne sont pas des terroristes".

Toujours sur le site du Spiegel, le député européen écologiste Daniel Conh-Bendit appelle à une rupture immédiate des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique, tant qu'un accord n'a pas été signé avec les États-Unis sur la protection des données. Des négociations en ce sens, lancées en 2011, n'ont toujours pas abouti.

Mercredi, l'Union européenne avait demandé aux États-Unis de lui fournir "aussi rapidement que possible" des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.

CORREA S'EST ENTRETENU AVEC BIDEN

Edward Snowden se trouve depuis presque une semaine dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou, en attendant la réponse de l'Equateur à sa demande d'asile politique. Cet ancien collaborateur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) est recherché par les Etats-Unis pour avoir divulgué des informations explosives sur de vastes programmes américains de surveillance des communications.

Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé samedi s'être entretenu avec le vice-président américain Joe Biden du cas de l'ancien agent du renseignement américain, recherché pour espionnage par Washington. "Nous avons parlé de l'affaire Snowden et il m'a transmis de manière très courtoise la requête des Etats-Unis de bien vouloir rejeter la demande d'asile", a déclaré le président Correa lors d'une conférence de presse, précisant que M. Biden l'avait joint au téléphone vendredi.

Je réclame le lynchage

Par Le 28/06/2013

"Monsieur R.

 

Je vous adresse cet exemplaire de mon roman car je revendique le droit au lynchage médiatique. En effet, je ne suis qu’un instituteur perdu dans une petite vallée des Alpes, je ne connais personne dans le gotha des people, je n’ai pas accès aux médias et, comme de surcroît, je suis pétri de principes moraux dont je n’arrive pas à me défaire malgré une longue psychothérapie, je suis condamné à rester incognito et à continuer à vendre mes écrits dans des volumes misérables.

Je réclame par conséquent le droit à bénéficier de ce lynchage médiatique si puissant pour les ventes, cette reconnaissance de tous, cette mise en lumière, l’intégration à cette masse frénétique des stars conspuées mais rentables.

 

Je n’ai pas de femme de ménage par manque de moyens financiers et surtout parce que je trouverais cela inconvenant et même si c’était le cas, une agression sexuelle proférée par un instituteur n’intéresserait personne d’autre que le correspondant local du journal régional. Insuffisant pour doper les ventes de mes romans. Je pourrais à la rigueur agresser la dame qui fait le ménage dans ma classe le soir, quand l’école est déserte et qu’elle manie avec dextérité le manche…à balai. Je pourrais facilement la menacer de renvoi si elle venait à se plaindre. Je lui suis supérieur tout de même. Mais voilà, je n’arrive pas à me faire à cette idée d’une quelconque supériorité sociale. Je sais bien que vous trouvez cela absurde mais je vous l’ai dit, je suis un cas irrécupérable.

 Bon, alors, je pourrais m’en prendre à mes élèves et pratiquer des attouchements sexuels. Jamais, ils ne se plaindraient, ils auraient trop peur. Mais rien que d’avoir écrit ça, j’ai envie de vomir. Je n’ai pas d’histoire de pédophilie à raconter, ni actuelle, ni ancienne. Et d’ailleurs, si jamais, je venais à être informé de quoique ce soit de ce genre, je déclencherais aussitôt un tsunami policier et judiciaire. Ça me semble tellement évident. Vous voyez, je n’aurais même pas pu entrer dans les Ordres.  

Toujours ces principes moraux qui me condamnent à rester incognito.

 Je pourrais peut-être proférer des paroles racistes envers les enfants maghrébins de ma classe mais, moi, je ne suis pas un politicien et je serais certainement condamné, je perdrais mon poste et je ne pourrais plus subvenir aux besoins de ma famille sans être certain que le scandale suffise à assurer les ventes de mes livres. Le risque est vraiment trop grand. Pas assez de sécurité au regard de l’audimat.

 Je pourrais éventuellement entrer en string dans un magasin et brailler comme un goret dans un mégaphone, un guignol a usé de cette technique, j’ai oublié son nom mais je sais qu’il est aujourd’hui très riche et célèbre ou encore mieux pendant la montée des marches au festival de Cannes, là où je serais filmé mais c’est tout simplement ridicule et c’est une des grossières erreurs de l’évolution des espèces de n’être pas parvenu à tuer tous ceux qui postulent volontairement au ridicule et à l’outrage. Le problème de la surpopulation aurait été réglé.

 

Je pourrais aussi raconter dans mes romans des turpitudes adultères et révéler au grand jour, la vie privée de mes amantes mais je n’en ai pas étant donné que j’aime infiniment la femme qui partage mes jours et que je me satisfais de contempler la beauté ineffable de la gente féminine. Et d’ailleurs, il aurait fallu que je sois déjà un célèbre ex présentateur du journal de TF1 pour que ça ait une incidence réelle sur la vente de mes romans.

 

Voilà  d’ailleurs, le fond du problème. Pour exploser les scores des écrits, aussi insignifiants soient-ils, il faut déjà être célèbre. Je n’ose imaginer les ventes des prochains livres de tous les protagonistes de ces différentes affaires. Leurs ignominies sont si bien mises en scène.

 

Alors que moi, simple instituteur, ma vie ne sera jamais étalée au grand jour, c’est trop insignifiant. Je n’aurai jamais l’aura de ces puissants, je n’aurai jamais cette couverture médiatique.

 

Et mes principes moraux me condamnent à l’anonymat.

 

Je pourrais essayer de passer dans une télé réalité mais je ne suis pas une blonde à forte poitrine, ni un ancien sportif, ni un éphèbe, ni un macho décérébré, ni un border line, ni un acteur délaissé, enfin rien de tout ce qui remplit les castings. Juste un instituteur totalement basique et on sait à quel point aujourd'hui, ce métier ne porte aucune aura.

 

C’est pour toutes ces raisons que je réclame votre indulgence et souhaite par-là bénéficier de toutes les critiques les plus virulentes, que mes écrits soient vilipendés, qu’ils soient jetés en pâture dans les griffes les plus acérées de vos chroniqueurs les plus acerbes, qu’ils abandonnent toute retenue et profitent de cette opportunité pour mettre en lumière leurs immenses talents. Je suis tout disposé à subir les pires outrages et à en remercier les auteurs.

Je ne cherche pas la reconnaissance du milieu littéraire mais juste l’étalage au grand jour de mes insuffisances d’écrivain. Ce lynchage médiatique sera pour moi un fabuleux tremplin. Comme pour tous les autres.

 

Mes principes moraux m’interdisent toute autre voie.

Je compte sur votre rage.

 

Recevez Monsieur l’assurance de mes sincères salutations.


Réponse : (Mille mercis à Eléa (site IPAGINATION)

Monsieur L, 
 
Nous sommes au regret de ne pouvoir donner une suite favorable à vos adjurations. Vous comprendrez bien qu'un petit instituteur, reclu dans un coin perdu des Alpes où l!air est pollué d'oxygène ne peut décemment faire l'objet d'une quelconque médiatisation même des plus négatives.
Il nous parait évident que si notre lectorat et/ou nos téléspectateurs se rendaient compte de l'existence de valeurs morales, nous assisterions à une vraie débâcle, un cataclysme sans précédent. Vous affirmez que votre petite vie n'intéresserait personne mais personne ne devrait savoir que des gens tels que vous existent! 
Enfin, que diable, réfléchissez! Croyez-vous que la ménagère de moins de cinquante ans ait envie de découvrir l'existence d'un monde sans prétention? Et que faites-vous des parts de marché, du mercantilisme et pire de notre Société de consommation?
Vous citez en exemple les figures de demain qui seront des références comme jadis Hugo l'aura été pour certains d'entre nous!!! 
Encore une fois croyez-vous que le métier même d'instituteur ne soit  pas suffisant à votre malheur? Qui rêve encore d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter? Voyez comme le monde tourne, Monsieur L et finissez par croire que votre talent est désuet! Pourquoi parler donc de promouvoir votre écriture même dans le mauvais sens quand bientôt on nous dira que lire et quoi penser???
Nous ne pouvons donc pas prendre le risque que votre talent, vos bons sentiments et votre sens moral envahissent le paf!
Recevez, Monsieur L, l'expression de nos sentiments intéressés.
 
Ps: ci-joint le numéro d'un très bon psychothérapeute et allez vous faire soigner! ;)

Autobiographique

Par Le 25/06/2013

Message de Magali Aïta, l'auteure de "L'amour au bout du clic", un roman sur les rencontres par internet.

"Aujourd'hui, j'ai eu un appel peu ordinaire... Celui d'une journaliste, Zone Interdite, Capital, Investigations, Reportages etc... J'ai été repérée chez Ladies Room. Elle pensait que mes textes, mes nouvelles, étaient du vécu. Et bien non, je suis mariée avec trois enfants, tout va bien."

Dimanche 23 juin 2013

1ère de couv L'Amour au bout du clic

"J'allume mon ordinateur, je suis bien installée sur la table basse du salon, la télé en fond sonore. J'ai les mains moites, comme si j'allais commettre une bêtise, honnêtement je suis un peu stressée. Ce que je suis en train de faire va à l'encontre de mon éducation catholique et de mes valeurs personnelles auxquelles je suis tant attachée. Je suis arrivée à un tel point de solitude, que je suis prête à passer au-delà et à me laisser tenter par l'amour virtuel. J'essaye de me rassurer comme je peux en me disant que des tas de personnes le pratiquent déjà et qu'elles en sont contentes.
Ce sera mon secret, personne ne sera au courant. Un pan de ma vie rien qu'à moi, dont mon entourage n'aura pas connaissance. À compter de ce jour, c'est sûr tout va changer. Un nouvel univers m'ouvre ses portes, j'accède à un monde inconnu, que je m'étais jusqu'alors interdit."

220 pages - ISBN : 9782342006063 - Romans - Edition brochée

Disponible en format papier ou ePub.

 


 C'est très révélateur du système cet appel téléphonique.

L'auteur ne doit pas être un individu "ordinaire". C'est lui qui sera "vendu" et pas son livre. Si Magali avait dit que c'était autobiographique, demain elle passait à la télévision...

Je devrais avouer que "Jusqu'au bout" est entièrement autobiographique, de toute façon, je n'ai laissé aucune trace de mes meurtres, personne ne me coincera. J'ai eu des relations homosexuelles, j'ai couché avec Natacha, la transsexuelle, j'ai tourné dans un film porno, je fume du shit, j'ai dézingué Brohou, Jacquot, Kernaïs, la Pennec, le curé, j'ai démoli les deux casseurs de bouteilles à Pen-Hir, j'ai tiré sur les CRS à Plogoff avec mon lance-pierres.

Je n'ai juste pas eu le courage d'enlever mes élèves. Mais il n'est pas dit que je ne passerai pas à l'acte un jour, il suffira que je les aime assez pour ça.

Message lancé aux journalistes. Je suis un auteur déglingué, prêt à faire exploser l'audimat. J'ai également gardé des photos des meurtres et de mes ébats.

Le premier qui me contacte touchera le jackpot.


Où j'ai rangé mon shit, bordel.

 

Ipaginablog.

Par Le 23/06/2013

iPagination, un véritable passeport pour l’édition !

Publié par admin le 23 juin 2013

livre-qui-s'envole

iPagination, avec l’implication de ses membres, travaille farouchement depuis près de deux ans à faire valoir le talent d’auteurs qui ne bénéficient pas ou peu d’une visibilité suffisante pour accéder au graal de l’Edition.

iPagination Editions définit actuellement sa ligne éditoriale ainsi que sa charte graphique avec pour objectif d’être non seulement digne des trente-trois auteurs bénéficiant déjà d’une publication, mais aussi de préparer les futures éditions, notamment celles d’ici à la fin de l’année, mettant à l’honneur onze nouveaux talents.

Notre projet prend également sens auprès des éditeurs conventionnels, et nous en sommes fiers.

Deux de nos membres, au parcours identique, ont récemment trouvé un éditeur et nous avons décidé de leur laisser la parole pour témoigner de l’apport d’iPagination sur leur route vers l’édition.

Une inscription, un texte puis un premier commentaire qui marque : « C’est Marcel Faure qui a été le premier à commenter. Il disait avoir envie de lire la suite… », se souvient Thierry Ledru qui vient de signer un contrat d’édition numérique avec Numeriklivre.

Puis très vite, le partage et l’échange offrent une bouffée d’oxygène dans une passion jusque-là solitaire :

« J’ai vu des âmes qui ruisselaient de mots, des mains tendues à travers les écrans, des tristesses camouflées au creux des virgules, des apothéoses dans les trois points suspendus, j’ai vu les sourires se dessiner à la lecture des commentaires reçus, comme des bonheurs propagés, j’ai senti ce goût lumineux des nourritures spirituelles. La communion des âmes qui écrivent. J’avais trouvé le refuge espéré. »

Magali Aïta, alias La Chouette Bavarde, a elle aussi usé de la voix numérique pour se faire connaître grâce à son blog personnel avant d’intégrer iPagination pour élargir son lectorat et amplifier sa visibilité :

« Un chapitre chaque soir sur mon blog, avec Internet on abolit les frontières, c’est toujours surprenant. J’ai ensuite rejoint iPagination où j’ai déposé des nouvelles, mon roman, des poésies… c’est un succès immédiat. »

Au-delà du fait même de se faire connaître, c’est l’occasion aussi de se mesurer, d’éviter de se fourvoyer, de se remettre en question comme nous l’exprime Thierry :

« Cet instant où la souris clique du museau sur l’étiquette « commentaires » […], c’est parfois un rappel à l’ordre qui vient nourrir le goût immodéré du travail et je reprends l’ouvrage, j’affûte mes outils, je me pose devant la page, je retourne et triture dans tous les sens les suggestions proposées puis je cisèle, je découpe, je dissèque, je polis. »

A force de travail, d’humilité et de partages, Magali et Thierry finissent par s’ouvrir les voies de l’Edition. Thierry nous invite à cette phase de découverte :

« J’avais mis déjà quelques textes lorsque j’ai été contacté par une éditrice. Elle avait lu mes textes et souhaitait en lire l’intégralité. Une éditrice qui me contactait par le biais d’un site de littérature ? Depuis vingt ans que je les coursais et qu’ils se débrouillaient toujours pour me renvoyer au fin fond des jungles du doute et de la désespérance, je n’y croyais pas…

J’ai pensé à une embrouille. Elles foisonnent et se nourrissent de cette fameuse désespérance, contre vastes monnaies discordantes, des compliments somptueux jusqu’à l’émergence de l’espoir halluciné. »

iPagination n’est pas peu fière de ces résultats, car la Chouette avait déjà bénéficié d’une publication dans le recueil collectif Sens interdits des Editions éponymes avec sa nouvelle, Qu’importe le prix, racontant l’histoire d’une jeune fille participant à la révolution de Jasmin, en Tunisie. Son talent n’était pas passé inaperçu.

De même pour Thierry Ledru qui, à plusieurs reprises, a pu bénéficier des sélections des conseillers d’iPagination et prendre conscience de son talent et de ses prédispositions flagrantes à transmettre par l’écrit.

Il convient ici de souligner que l’enrichissement mutuel permet de franchir des étapes importantes, et que commenter le travail d’autrui est également nécessaire, comme nous le précise Thierry :

« Je n’ai pas délaissé les bonheurs de lecture pour autant. J’ai vu se créer une relation respectueuse de liseur et de lu, un échange de procédés humanistes puisque l’humanité se regarde quand l’humain l’écrit, l’opportunité d’apprendre aussi. Et j’ai beaucoup appris. »

Que ce soit avant ou après, cet apport compte comme le conclue Thierry Ledru : « Dans cette histoire, iPagination a joué un rôle inattendu. Avec le contrat d’édition signé, j’aurais pu succomber à l’appel de l’euphorie, des illusions ranimées, imaginer des succès planétaires, des milliers de courriers reçus, des invitations littéraires. Non, rien de tout ça parce que je lisais mes compatriotes et qu’ils étaient mes garde-fous, le maintien de mes pensées dans l’écrin de la lucidité, le goût immodéré du partage et de l’accompagnement bienveillant, fasciné, enthousiaste, ému jusqu’à en rêver la nuit. »

Vous retrouverez l’ensemble du témoignage de Thierry sur son texte, « Mille mercis ». Vous pouvez également vous procurer son livre « A cœur ouvert » aux éditions Numériklivres.

La Chouette Bavarde quant à elle, est déjà en phase de promotion et vous pouvez vous procurer son livre, « L’amour au bout du clic », aux éditions Mon petit Editeur. En fin d’article, vous trouverez les articles réalisés par le Dauphiné libéré, l’allevardin ou encore Magali en une de 20mn, l’édition de Grenoble pour relayer la sortie de son livre, mais aussi cette nouvelle forme de promotion qu’offre iPagination au service de ses auteurs.

Nous souhaitons à notre Chouette Bavarde et à Thierry Ledru, toute la réussite possible pour cette première sortie.

Ces résultats sont autant de succès pour iPagination qui rencontre actuellement de nombreux acteurs de l’édition professionnelle pour élaborer avec eux des projets d’avenir. Dans la volonté de partage qui nous anime, nous sommes pleinement disposés à répondre aux sollicitations qui pourraient survenir. Le succès des auteurs est au cœur du projet d’iPagination avec l’appui de toutes les bonnes volontés.

Chouette bavarde Dauphiné libéré

 

allevardin12720minutes1

L'arrière boutique.

Par Le 23/06/2013

Note de lecture

Titre :

 

Avis général sur le texte : Une vie brisée, un regard acide sur la société, une errance de plus en plus grande, des tentatives d’intégration avortées, des amitiés perdues, des amours gâchés, la destruction entretenue par des drogues de plus en plus dures, une désespérance associés aux mensonges de famille, au rejet parental, aux silences, aux non-dits, aux secrets les plus lourds…Le néant effroyable d’une vie.

 

 

Dans le tableau ci-dessous, points positifs / points négatifs :

 

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–

Une puissance indéniable dans le récit, froid, dur, violent, une désespérance progressive, une fin inéluctable, les relations humaines, les silences, les mensonges, les secrets familiaux.

Les phrases surlignées en jaune doivent absolument être reprises. Il est inutile de vouloir faire de grandes tirades dans ce registre littéraire, le décalage avec l’histoire brise parfois le rythme mais rien de rédhibitoire.

Une narration cinématographique, des réflexions parfaitement imbriquées dans le scénario, des pensées redoutables, destructrices.

Il manque des virgules dans les phrases de type : Comp CIR+ GS+V+COD. Le Comp CIR DOIT être isolé par une virgule.

La dégradation humaine, nourrie par des règles sociales qui conduisent les êtres au désenchantement, à la haine, au rejet, à l’errance. Une noirceur effroyable…

Un titre qui ne parle pas, trop neutre au regard de la noirceur de l’histoire. « Inéluctable » conviendrait mieux, par exemple.

Notation (de 0 à 5)

Ecriture (niveau de langue) :

 

Orthographe : 4

 

Intérêt de l’histoire : 5

 

Personnages : 5

 

Qualité de l’intrigue : 5

 

 

Conclusion :

(en quelques lignes, avec avis de publication ou pas)

 

 Une qualité narrative indéniable : les sentiments, le mal être, la routine, la lassitude, les ruptures familiales, sociales, une société qui broie, humilie…Une capacité à maintenir une tension parfois insoutenable, la certitude des drames à venir, des flash back très bien construits, des révélations qui surgissent et éclairent le lecteur. Les relations père-fils, patron-ouvrier, mère-fils, les amitiés, les amours brisés…Rien ne peut sauver ces individus…Des scènes extraordinairement bien racontées (la mort de Pierre), des phrases couperets, tristes à pleurer, des violences ravalées qui nourriront les actes futurs, toujours plus loin dans les noirceurs, des flics violeurs qui finissent séropositifs et qui se flinguent…Une alternance magnifique entre les situations et les conclusions qui s’imposent, inéluctables. C’est le plus effrayant dans ce récit : tout devient inéluctable. Jusqu’au suicide…Finalement dans cette histoire, aucune vie ne vaut la peine d’être vécue, tant la peine qu’elle impose est destructrice…Terrifiant.

Avis très positif.

 


Voilà un exemple des fiches de lecture que j’écris pour mon éditeur.

 

Une réflexion qui s’impose.

J’ai eu la chance d’être directement contacté par Numeriklivres pour la publication de « À cœur ouvert ». Je sais pourtant que beaucoup d’auteurs se tournent vers l’édition numérique par dépit, que les refus des maisons classiques s’entassent sur leur bureau.

S’il en est de même pour ce roman, comment expliquer les refus ? Rien ne peut les justifier. C’est remarquablement bien écrit, même si quelques passages méritent d’être encore travaillés. Alors, quel est le problème ?

C’est très simple : cet auteur est inconnu. Comme moi et les milliers d’autres en France qui ne parviennent pas à décrocher le Graal. Un éditeur parisien me l’a dit un jour : « Vous écrivez très bien mais vous avez un gros défaut. Vous ne vivez pas à Paris et personne ne vous connaît. » Ça avait le mérite d’être clair.  

Il n’est qu’à voir le lynchage en direct orchestré par l’équipe de Ruquier envers une auteur qui a été publiée après un beau parcours sur un site littéraire. Une petite maison d’édition, aucun contact médiatique, aucun « sponsor people », les chroniqueurs s’en sont donnés à cœur joie. Eux, ils savent, eux, ils jugent, ils sont les maîtres à penser, ils détiennent le pouvoir…

 

Il reste donc l’édition numérique. Mais l’image qui lui est associée est celle d’une arrière boutique, des recoins sombres et malodorants, des produits délaissés qui tentent de survivre… C’est consternant mais très bien entretenu par les maisons classiques qui ne veulent pas lâcher l’os qu’elles rognent depuis des décennies. « Vous êtes publiés en numérique ? Bon, alors, c’est que ça ne vaut rien. »

 

Il semblerait donc que je ne sache pas écrire. Les médias que j’ai contactés ne répondent même pas. Pour eux, je ne suis pas un auteur digne de ce nom. Et puis de toute façon, pourquoi iraient-elles s’intéresser à un auteur inconnu ? Qu’est-ce que ça pourrait leur rapporter ? Et des romans à visées philosophiques en plus ! N’importe quoi…Le roman que je viens de lire par exemple ne les intéressera pas : « Une vision cauchemardesque de la société ? Non, mais vous n’allez pas bien, mon bon monsieur, c’est invendable ! »

 

La réussite, la voilà :

« Cinq nuances de Grey », meilleures ventes sur Fnac, Amazon et autres.

Résumé :

Romantique, libérateur et totalement addictif, ce roman vous obsédera, vous possédera et vous marquera à jamais.
 
Lorsqu’Anastasia Steele, étudiante en littérature, interviewe le richissime jeune chef d’entreprise Christian Grey, elle le trouve très séduisant mais profondément intimidant. Convaincue que leur rencontre a été désastreuse, elle tente de l’oublier, jusqu’à ce qu’il débarque dans le magasin où elle travaille et l’invite à un rendez-vous en tête-à-tête. 

Naïve et innocente, Ana ne se reconnait pas dans son désir pour cet homme. Quand il la prévient de garder ses distances, cela ne fait que raviver son trouble. 

Mais Grey est tourmenté par des démons intérieurs, et consumé par le besoin de tout contrôler. Lorsqu’ils entament une liaison passionnée, Ana découvre ses propres désirs, ainsi que les secrets obscurs que Grey tient à dissimuler aux regards indiscrets? 

 

Consternant…

 

Alors qu’en est-il pour ces quelques auteurs qui parviennent à entrer malgré tout dans des petites structures classiques, qui tiennent dans leurs mains leur ouvrage en papier. Et bien, ils les vendent à leur famille, à leurs amis, ils vont dans des salons et tentent d’intéresser une dizaine de lecteurs. Deux paramètres rédhibitoires : Personne ne les connaît et un roman-papier, ça coûte cher. Peu de gens sont prêts à payer quinze euros un auteur inconnu. Au moins, quand ils achètent du Lévy ou du Musso ou n’importe qui d’autre dont ils entendu parler à la télé, qui ont eu un article dans le Figaro ou autres boîtes soudoyées, ils sont rassurés…Ils entretiennent bien entendu l’abattoir littéraire, ils n’entendront jamais parler de tous les auteurs mort-nés. C’est de la cul-ture. Nabila sait se vendre, elle, et sa petite entreprise rapporte gros. Denisot qui l’invite au Grand Journal…On s’enfonce dans la fange…

Donc, il me reste à virer transsexuel, à me faire greffer deux lolos ou bien à enlever mes élèves, à éviscérer mon Inspecteur, enfin, à tenter par tous les moyens de passer dans la lucarne.

 

Revenons au numérique.

 

Le prix des romans est abordable comparé au livre papier mais soit les lecteurs ne sont pas prêts à franchir le pas technologique, soit ils ne connaissent pas l’auteur. Retour à la case départ.

Qui a acheté mon roman ces derniers jours ? Les gens qui ont lu mon blog ? Les gens qui me connaissent un peu ? (vu que je ne vois absolument personne, ça limite grandement…)

Je ne passe pas dans le Figaro magazine, Denisot n’a jamais entendu parler de moi, je ne gonflerai pas l’audimat. Fin de l’histoire.

Si je regarde sur Amazon, les livres numérisés existent déjà en papier. Dans ce sens-là, l’exploitation commerciale est possible et le transfert technologique intéresse les éditeurs. S’il ne s’agit que d’un roman numérisé, c’est comme s’il n’existait pas. Il faut rester lucide…

 

Y a-t-il une solution ?

Oui.

Elle passe par les lecteurs. C’est à eux de sortir des sentiers balisés, des tranchées dirais-je…C’est à eux d’entrer en résistance au lieu de collaborer aveuglément. Le même phénomène existe avec la télévision ou la musique.

Peut-on l’envisager, y a-t-il un espoir ?

 

Ou alors, si je ne sais pas écrire, qu’ils me le disent et qu’on en finisse. J'écrirai juste pour moi. J'aime bien ce que j'écris. C'est déjà pas mal. Il m'aura fallu vingt ans pour y parvenir. 

Les lecteurs ne comptent pas

Par Le 21/06/2013

C'est très symptomatique d'un mal profond.

Les médias décident de ce qui est bon ou pas, une nomenklatura "intellectuelle", le parisianisme dans toute sa "splendeur".

Et je sais de quoi je parle vu qu'un éditeur m'avait répondu que je savais écrire mais que j'avais un défaut rédhibitoire.  Je n'étais pas Parisien et je ne connaissais personne de connu.

Consternant.

Il ne reste plus qu'à vous, lecteurs et lectrices, de faire savoir ce que vous pensez et pas ce qu'on aimerait que vous pensiez.


Article
19 juin 2013‎

« On n’est pas couché » invite Agnès Martin-Lugand : que de mépris !

Agnès Martin-Lugand est maintenant plus célèbre pour son aventure littéraire que pour sa littérature : elle dépose son ouvrage sur le net en Décembre 2012, se retrouve trois mois plus tard en tête du hit parade du numérique d’Amazon avec plus de 8500 exemplaires vendus.

Elle est alors contactée par Michel Lafon qui décide de l’éditer, en respectant ses exigences. Les ventes démarrent. L’aventure est close et l’auteure est heureuse. Lui restera à prouver si elle est une vraie écrivain dans le temps ou tout du moins une écrivain honnête, ce qui est une autre histoire, la sienne. Mais on a envie de bien l’aimer quand à la question : quand devient on un auteur ?  Elle répond « quand on a un lecteur ». Car c’est la vraie question.

 

Ce conte moderne ou la fée bienfaitrice s’appelle internet, est symboliquement un signal fort sur la révolution de l’édition.  Il ne faut pas s’y tromper : le vrai débat est sur le dysfonctionnement des Maisons d’édition et leurs incapacités à révéler et surfer dignement (mais aussi commercialement) sur ce qui plait aux lecteurs. Il n’est pas question ici de parler de qualité (elles en sont capables). Mais nous le savons bien : elles sont toutes prêtes à plonger pour « Cinquante nuances de gris » ou pire si cela peut les sauver. Demain quel sera le vrai circuit pour se faire éditer quand on est inconnu (et qu’on a peut être du talent) ?

 

La télévision est sensée porter ces messages modernes et nous aider à comprendre l’aventure d’Agnès Martin-Lugand à travers son autopromotion accélérée sur les réseaux sociaux, nous faire comprendre en quoi elle est annonciatrice d’une nouvelle révolution de l’édition: le pouvoir est aussi à ceux qui lisent, pas seulement à ceux qui décident ce que l'on va lire. .

Agnès Martin-Lugand accède à la célébrité paradoxalement mieux que les journalistes qui l’interrogent et qui bénéficient eux de réseaux d’influence. Les temps changent.

 

Nous assistons à une descente en règle de notre écrivain à l’émission de Ruquier, expliquant que ce n’était pas du Proust (Marcel est donc le référent de ce que l’on doit sortir, c’est nouveau), que c’était un roman de gare (on ne peut donc plus lire dans les trains), qu’elle était psychologue et que c’était d’autant plus décevant (nos anciens métiers font de nous des bons ou mauvais écrivains). .. Et les journalistes de lire sur des tons grotesques la prose de notre invitée (Même Rimbaud n’y aurait pas résisté)…

 

Mais la palme de l’incompréhension revient à  Aymeric Caron qui déclare : « ...puisque le livre est mauvais, il n’a pas trouvé d’éditeurs ». Cela est grave, car (outre les milliers de livres édités de qualité désastreuses) cela témoigne de l’incompréhension de ce qui est entrain de se produire sur le marché du livre. Cette auteure a trouvé un éditeur malgré l’archaïsme des éditeurs (sauf un) par la seule magie de la rencontre d’un auteur et de ses lecteurs. Ces lecteurs ne se sont pas demandés s’ils lisaient du Proust, et s’ils avaient le droit de lire dans le train, et si l’auteure était une bonne psy. Cela signifie que pour une partie de la nomenklatura journalistique, le lecteur compte pour du beurre. Pas étonnant qu’on lise de moins en moins…

Christophe lucius

http://www.monbestseller.com/actualites-litt%C3%A9raire/1110-on-nest-pas-couche-invite-agnes-martin-lugand-que-de-mepris

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La mer gelée en nous...

Par Le 17/06/2013

Le 3 juin 1924 disparaissait à Prague Franz KAFKA, un des plus grands écrivains de langue allemande du XXème siècle.

"Nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu'un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide - un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous."
(Lettre à Oskar Pollak, 27 janvier 1913)
Photo : Le 3 juin 1924 disparaissait à Prague Franz KAFKA, un des plus grands écrivains de langue allemande du XXème siècle.
 
"Nous avons besoin de livres qui agissent sur nous comme un malheur dont nous souffririons beaucoup, comme la mort de quelqu'un que nous aimerions plus que nous-mêmes, comme si nous étions proscrits, condamnés à vivre dans des forêts loin de tous les hommes, comme un suicide - un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous."
(Lettre à Oskar Pollak, 27 janvier 1913)

La peur d'avoir peur.

Par Le 16/06/2013

La peur est juste un manque d'entraînement. 
C'est flagrant chez les enfants.
Si on les entraîne à observer en eux, non pas la peur mais celui qui a peur, les effets de cette peur ne sont plus paralysants mais euphorisants. Les adultes qui sont toujours dans des peurs invalidantes sont à mon sens des individus qui ont toujours fui la peur comme un ennemi ou à qui toutes situations engendrant des peurs ont été bannies. Finalement, ils ont atteint l'âge adulte en ayant peur d'avoir peur. Le mal est ancré.

La peur de la mort, la peur du vide, la peur de l'eau, la peur de ne pas être aimé...Je parle de peurs "irraisonnées" ou qui en tout cas n'ont aucune cause ancienne, aucun traumatisme profond...Celui qui a manqué de se noyer, on peut facilement comprendre par exemple. Mais le travail reste possible malgré tout. Je rencontre des enfants qui ont "des peurs sans source", par exemple, celle de plonger dans la piscine alors qu'ils savent nager ou de rater une évaluation alors qu'ils effectuent parfaitement les exercices préparatoires... De quoi ont-ils peur ? De l'inconnu souvent, de conséquences qu'ils imaginent, une pression qu'ils s'imposent, des errances intérieures. Leur imagination fait le reste. C'est là qu'il faut leur apprendre à observer en eux. Sinon, au fil du temps, les peurs se seront accumulées, elles auront tracé des sillons émotionnels, l'individu fera tout son possible pour ne jamais y retomber. Il aura peur de ses peurs. Un empoisonnement. Il n'en mourra pas mais il en souffrira et il finira par avoir peur de souffrir encore davantage...

La Marseillaise

Par Le 15/06/2013

La Marseillaise obligatoire à l’école : une escroquerie

Bernard Girard
Enseignant en collège
Publié le 09/12/2012 à 17h04

Le projet de loi de programmation sur l’école dévoilé ces derniers jours se signale surtout par le flou des principes affichés, remettant à plus tard les choix décisifs.

Il est néanmoins un domaine où le ministre de l’Education nationale n’a pas attendu les futures circulaires pour imposer ses options personnelles, en accordant une place démesurée, dans la formation des élèves, à la symbolique nationale, renforçant la sollicitude dont elle fait l’objet ces dernières années.

Pour l’éducation civique, la loi entend privilégier les symboles et les valeurs

La mission attribuée à l’école primaire, dans son article 26, est ainsi définie :

« [L’école] assure conjointement avec la famille l’éducation morale et civique qui comprend obligatoirement, pour permettre l’exercice de la citoyenneté, l’apprentissage des valeurs et symboles de la République, de l’hymne national et de son histoire. »

Sous la figure tutélaire de Déroulède, Peillon revendique l’héritage de ses proches prédécesseurs, Darcos, avec l’instruction civique et morale, et Chatel, l’instigateur des inénarrables leçons de morale à destination des écoliers.

Il confirme au passage qu’on a tout à craindre de la future morale laïque dont il avait d’ailleurs annoncé la couleur, avec des accents qui sentent la blouse grise et les bataillons scolaires : « Nous devons aimer notre patrie […] Apprendre notre hymne national me semble une chose évidente. » (Journal du dmanche du 1er septembre)

L’emploi de ce possessif – « notre » patrie, « notre » hymne – comme « chose évidente » montre au passage le peu de cas que fait le ministre de la liberté de conscience, celle des élèves, des familles, des enseignants et de l’exercice de l’esprit critique quand il s’agit d’un concept – la nation – qui pourtant ne va pourtant pas de soi et se révèle d’ailleurs à l’usage tellement brumeux et inconstant que ses thuriféraires se sentent tenus de le protéger par la force.

Depuis 2003 en effet, la mise en cause des symboles nationaux est érigée en « outrage » et passible de six mois de prison et de 7 500 euros d’amende. Avec ce qui ressemble à un délit de blasphème, la République, si fière de sa laïcité, n’a guère de leçons à faire aux Musulmans blessés par les caricatures de Mahomet …

Devenir français, est-ce bien nécessaire ?

Si c’est une des justifications de l’école que d’intégrer un enfant à un groupe, à une collectivité, on ne voit pas pourquoi cette intégration devrait s’accomplir, se limiter, trouver son achèvement dans le cadre étroitement borné et jamais défini d’une nation qui n’est jamais qu’un pointillé sur une carte et construction intellectuelle arbitraire.

Lorsqu’un enfant sort du ventre de sa mère, il est garçon ou fille et c’est déjà bien, pourquoi voudrait-on absolument qu’il devienne un « Français », plutôt que, tout bêtement, un homme ou une femme ?

On voit très bien que si l’école joue parfaitement son rôle lorsqu’elle travaille à intégrer des enfants à un groupe, une classe, un établissement, lorsqu’elle favorise l’entraide, la coopération entre les élèves – préoccupations que, d’ailleurs, elle ignore le plus souvent – au-delà, elle investit le champ de la conscience individuelle, du libre-choix personnel, domaines sur lesquels son intervention n’est plus légitime.

A-t-on encore le droit de considérer que les nations et leurs symboles n’ont jamais apporté rien d’autre aux siècles passés, et au nôtre encore, que des peurs, des haines, des guerres et de ruineux budgets militaires ? A l’école, manifestement, le libre-arbitre n’est pas le bienvenu.

La Marseillaise comme cache-misère

Naïve, cette obsession française pour les symboles nationaux et leur enseignement l’est certainement, comme s’il suffisait de faire s’époumoner des enfants sur le sang impur qui abreuve les sillons, pour former des citoyens.

Naïve certes, mais pas seulement, car l’apprentissage règlementaire de la Marseillaise obéit à une autre préoccupation peu avouable pour un responsable politique mais non moins évidente : mettre l’accent, à l’école, sur le côté formel des symboles de la République permet d’éviter tout questionnement, plus hasardeux, sur la justice sociale, un concept sur lequel la République n’est probablement pas irréprochable.

Pas davantage qu’elle ne l’est sur le caractère démocratique de ses institutions ou sur son respect des droits de l’homme, en dépit de l’étiquette de « patrie des droits de l’homme » qu’elle s’est abusivement attribuée.

Un abus de langage qui renvoie à la sempiternelle confusion entre nation, république, démocratie, trois notions qui ne se recoupent pas. L’attachement aux symboles de la République plutôt qu’à l’exercice effectif de ses principes : quelle signification peut avoir la devise républicaine – « liberté, égalité, fraternité » – aux yeux des enfants roms brutalement jetés à la rue la veille de la rentrée, leurs jouets, leur cartable éparpillés sur le trottoir ?

La Marseillaise permet également d’occulter que l’école reste l’un des plus redoutables outils de reproduction des inégalités, ce dont tous les gouvernements de droite comme de gauche s’accommodent. La Marseillaise est une escroquerie.

Un ministre hérité de la IIIe République

Il était un temps où la Marseillaise à l’école se faisait discrète. On ne s’en portait pas plus mal. C’est au milieu des années 80, avec les programmes officiels de 1985, rédigés sous la houlette du ministre de l’Education nationale de l’époque (un certain Chevènement) qu’elle a retrouvé son aura et son pouvoir de nuisance.

Presque trente ans plus tard, le paysage politique et intellectuel de la France a beaucoup changé : la xénophobie et le racisme s’expriment librement, la peur de l’étranger est un sentiment largement répandu, l’égoïsme national gangrène l’action politique et l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite fait désormais partie du possible.

Et la Marseillaise, en créant de toutes pièces des réflexes identitaires dans les consciences enfantines, en favorisant le développement de représentations mentales erronées et potentiellement nocives, ne serait pour rien dans cet état de fait ?

Les prochains programmes scolaires sont en cours de rédaction : ce que l’on sait déjà des intentions officielles en matière de civisme, avec un ministre dont les références idéologiques semblent incurablement calées sur la IIIe république, laisse dubitatif sur les proclamations affichées de rénovation du système éducatif.

http://blogs.rue89.com/journal.histoire/2012/12/09/la-marseillaise-obligatoire-lecole-une-escroquerie-229148

Plainte

Par Le 14/06/2013

Menace de plainte contre moi de la part d'un parent d'élève parce que j'ai appris aux élèves de ma classe la Marseillaise remaniée de Graeme Allwright. "C'est une position politique anti patriotique inacceptable, une honte pour la France"...

On n'est pas près de sortir des conditionnements...

La beauté

Par Le 14/06/2013

Magazine | Air du temps

La force mystérieuse de la beauté

L’éclat d’un rayon de soleil, la fougue d’un tableau, la douceur d’une chanson, le profil d’un passant : qui n’a jamais ressenti la magie de l’émotion esthétique ? Un instant suspendu, une évidence inexplicable, un sentiment de transcendance… Dans "Quand la beauté nous sauve", le philosophe Charles Pépin montre comment ces expériences peuvent transformer notre rapport au monde. Interview.
Qu’a donc l’expérience esthétique de si extraordinaire ?
Sa première force est d’être le jaillissement soudain d’une présence d’absolu au milieu du quotidien. A partir d’éléments ordinaires – que ce soit un crépuscule, quelques mots simples ou la peinture d’un homme dans une piscine –, elle déclenche en nous une émotion profonde, qui a le pouvoir de nous arracher quelques instants au flot de nos pensées et de nos activités. De l’harmonie extérieure naît une harmonie intérieure, qui intensifie notre présence au monde. Face au poids des représentations sociales, d’un travail peu épanouissant ou de la tyrannie des choses à faire, elle est une lumière, la preuve d’une échappatoire.

S’invite-t-elle dans nos vies par hasard ?
L’émotion esthétique est une rencontre, par définition non prévisible. Pour faire effet, elle doit nous cueillir à l’improviste. Il faut donc accepter de se laisser surprendre, tout en se mettant en capacité de l’accueillir. A partir de là, chacun va vivre des moments de beauté importants pour lui, qui lui apporteront comme par miracle l’apaisement ou l’enrichissement dont il a besoin.

Par exemple ?
La première fois que j’ai entendu David Bowie, adolescent, ç’a été un choc. J’avais l’impression qu’il me disait la vérité sur la vie, sans savoir de quelle vérité il s’agissait. Comme si la complexité de sa voix, sa sensibilité et son intelligence, était une invitation directe à accueillir la mienne. Le beau n’est pas l’agréable ; le secret de l’émotion esthétique se joue au-delà de la raison et des sens, dans sa capacité à nous faire adhérer à des valeurs sans y réfléchir, à donner une dimension spirituelle à nos ressentis. Elle nous connecte à une dimension de notre être qui ne peut se réduire à une seule de nos facultés. La beauté nous sauve de l’idée, si réductrice et si répandue, que nous sommes simplement ce que nous sommes.

Une ouverture vers d’autres dimensions ?
L’émotion esthétique a le pouvoir de nous ouvrir à la diversité de l’être. A son contact, nous nous découvrons plus grands, plus petits, plus sensibles, plus violents… Elle développe aussi notre empathie envers d’autres visions du monde et notre envie de partage. Comme si l’expérience de la beauté créait une connexion à la fois à soi et à tout le reste, un pont entre le subjectif et l’universel.

Jusqu’à la prise de conscience d’une transcendance ?
Devant le spectacle de la beauté, on sent bien que quelque chose nous échappe. Elle est l’indice d’un monde harmonieux, sensible, intelligent, qui ne se réduit à ce qu’on en connaît. L’expérience esthétique lève le voile sur cet invisible… Et nous approche du mystère même de la vie : cette puissance d’inventivité pure. Elle nous apprend aussi à aimer sans comprendre ; car si le désir de savoir élève l’homme, l’obsession de tout expliquer risque de le rabaisser – pire, de lui interdire le bonheur. L’expérience de la beauté nous révèle que nous pouvons être grandis par la relation à ce que nous ne maîtrisons pas. Elle nous invite à accueillir l’existence d’un Ailleurs dont nous faisons partie, ici et maintenant.

Faut-il chercher à investiguer ce mystère ?
Je ne suis ni de ceux qui disent qu’il n’y a rien à comprendre ni à interpréter dans la beauté, ni de ceux qui pensent qu’elle s’explique et se mesure, selon des règles précises. Rationalité et pure présence sensible ne s’opposent pas. Devant un paysage ou une œuvre d’art, il y a plein de choses intéressantes à décrypter : la composition, la manière dont la forme symbolise le sens… Jusqu’à découvrir, au terme de ce chemin, que le mystère résiste à la raison – il en sera d’autant plus fort. Tout ce que nous pourrons comprendre de la beauté ne l’épuisera pas. Elle est au-delà du pourquoi.

Vous dites aussi que l’expérience esthétique nous permet de nous rappeler et de nous réapproprier notre pouvoir d’intuition…
Nous ne disons jamais « c’est beau parce que » ; nous ressentons juste que c’est beau. L’expérience esthétique nous relie à une forme de savoir intuitif, intérieur, indépendant des opinions et des pensées. En écoutant en nous une forme de présence et d’harmonie, suscitée par la beauté, nous arrêtons de raisonner pour résonner, nous renouons avec une intelligence sensible dont nous avons particulièrement besoin, dans un monde en profonde mutation. Aujourd’hui, la tradition ne nous guide plus, les experts se trompent sans cesse, les critères rationnels de jugement habituels sont de moins en moins opératoires. Nous avons donc besoin de renouer avec notre force d’intuition.

Comment faire plus de place à la beauté dans nos vies?
Il n’y a pas de méthode ni de savoir à acquérir. Il suffit d’ouvrir nos yeux et nos oreilles, de nous faire confiance, de ne pas avoir peur de ce que l’émotion esthétique va éveiller en nous, ni de ce qu’elle a à nous dire. En revanche, il y a besoin d’un éveil de la sensibilité. Plus on fréquente la beauté, plus on la voit ; plus on s’ouvre à différents types de beauté, plus on sera sensible à des choses particulières. Il faut donc multiplier les occasions d’en faire l’expérience. C’est une histoire, un parcours. L’émotion esthétique n’est pas un luxe de gens cultivés mais un moyen, accessible à tous, de vivre plus intensément.


Quand la beauté nous sauve, Charles Pépin
Éditions Robert Laffont (Février 2013 ; 234 pages)

Dans dix mille ans.

Par Le 13/06/2013

Les politiciens, les financiers, les marchands du Temple. Ils ont brisé leur jouet.

La confiance est ruinée, les perspectives d'avenir dans un schéma identique n'existent plus. Il n'est même plus possible d'établir la liste de tous les noms connus ayant trempés dans des affaires de corruption. C'est fini. Les masques sont tombés.

Rien ne les sauvera.

Et je m'en réjouis infiniment.

S'il faut pour cela passer par des périodes de troubles sociaux, des révoltes, des combats, le jeu en vaut la chandelle.

Il ne s'agit pas de sauver notre génération mais les suivantes.

Le monde actuel est fini mais ne veut pas se l'avouer. Rendez-vous dans dix mille ans.

L'Autre.

Par Le 12/06/2013

Poursuite du questionnement précédent...

L'autre est-il l'Autre ? L'Autre conscience, un espace inconnu qui s'est révélé.

La souffrance comme une issue. La dernière clé. Le moi est une connaissance directe, immédiate, une identification historique.

Il se construit bien entendu, du premier jour au dernier. Il n’est pas figé, fixe, constant. Il évolue, en bien ou en mal. Cette perception est fondamentalement « expérientielle. » Toutes les situations, tous les évènements, des plus anodins aux plus traumatisants concourent à cette construction et à sa progression dans le temps. Mais je vois une distinction profonde entre cette « existence » perçue par ce moi et la « vie » perçue par bien autre chose.

L’existence est constituée par tout ce que le moi accumule. La vie n’a pas besoin d’accumuler quoique ce soit. Elle est. Constante et immuable.

Est-ce que le moi peut réellement la saisir, est-ce que le moi, dans le chaos de ses pensées, dans le fatras incommensurable de son existence peut réellement percevoir cette conscience du soi et de la vie. Le Soi. Qu’en est-il ? Le moi est une entité individuelle modelée par d’autres entités individuelles, par d’innombrables imbrications dans lequel le moi s’identifie.

 

On peut clairement se demander si la notion de Soi et la conscience de la vie lui sont accessibles. Que peut-il saisir dans son fonctionnement, sinon, une idée mentalisée ? La vision d’un Tout et l’appartenance du Soi à ce Tout sont-ils de pures hallucinations d’un mental qui se gargarise d’un cheminement spirituel, comme un piédestal à sa magnificence ?

 

Il serait bien plus profitable et honnête que ce soit le Soi qui conçoive le moi, que ce soit lui qui observe les agitations frénétiques de ce petit individu mais dans cette soumission de l’individu à son identification, c’est le moi qui part à la recherche d’un Soi dont il a entendu parler et qui comblerait son désir de séduction. Car il se dit que celui-là qui est au cœur de son Soi est beau et sage…Vaste mystification. Que peut saisir une entité centrée sur elle-même quand elle se dit être en quête du Tout. La fourmi a t-elle conscience de la forêt dans laquelle elle travaille, de la planète sur laquelle elle existe, de l’Univers ? Possédons-nous une conscience plus élaborée que celle de la fourmi ? Oui, bien évidemment ou alors c’est que la fourmi cache bien son jeu…

Bien, et alors ? Dès lors que le moi part à la recherche d’un Graal qui dépasse son entendement, que peut-il trouver d’autre qu’une entité à sa dimension, c'est-à-dire bien autre chose que le Soi ? Alors, il nous faut chercher sur le chemin des religions… Mais les religions sont issues du mental. Aucune religion ne peut être un tremplin. Elles ne sont qu’une boucle qui ramène le moi vers lui-même. Puisqu’il en est l’instigateur. De toute façon, tant que le raisonnement, la linguistique, la dialectique, la logique, la rhétorique entrent en action, c’est le moi qui cherche ce qui ne lui est pas accessible.

Dès lors qu’il y a un observateur et une quête, l’objet observé, l’individu reste dans un cheminement mentalisé et par conséquent le moi…Il a conscience de sa recherche et s’en glorifie et imagine dès lors être sur la voie. C’est juste celle qui le ramène à lui-même. Mais par des chemins enluminés de métaphysique, ce qui donne un aspect valorisant à la quête…Vaste mystification. La métaphysique est lucide quand elle est capable de juger de son insuffisance. C’est le moi qui se regarde par des fenêtres plus larges. Mais il n’y a pas de nouvel horizon. Pas celui du Soi. Faut-il donc passer par un autre canal que le moi pour saisir le Soi ? Mais s’il n’y a plus de moi, on pourrait penser qu’il n’y a plus de conscience, de vigilance, qu’il n’y a plus rien qui puisse saisir puisque tout a disparu… Ça serait considérer que seul le mental a la capacité de saisir… Je ne pense pas que ça soit le cas. Là, il s’agit juste d’un formatage. On a appris à penser pour saisir. « Je pense donc je suis. » Sacrée catastrophe que cette affirmation.

 « Je pense donc je fuis. » Je fuis la possibilité d’entrer dans une dimension qui m’échappe dès lors que je pense. Ça ne nous donne pas de piste quant à la quête de ce Soi. Pour l’instant, il reste insaisissable. Mais n’est-ce pas justement la solution à l’énigme ?

Puisque le moi ne peut pas saisir un Soi, autre qu’une enveloppe grossie de son propre moi, puisque le Soi ne peut pas être conscience de lui-même puisque cela reviendrait à concevoir un Soi détaché du Tout, c'est-à-dire immanquablement une individualité, ce qui serait antinomique dans l’idée du Tout, il n’est dès lors pas possible de saisir le Soi par le moi. Tout simplement. Le Soi aperçu par le moi est nécessairement une entité séparée du Tout et par conséquent autre chose que le Soi. Le Soi est Conscience et non conscience. Il ne peut pas être conscientisé car il faudrait qu’il s’individualise et qu’il s’identifie à l’observateur.

 

Le ciel ne peut pas voir le ciel. Il faudrait qu’il prenne de la hauteur !! L’Univers ne peut pas s’observer. Le Soi ne peut pas se connaître. Ni par lui-même puisqu’il ne serait plus le Soi mais une entité séparée du Soi, ni par le moi qui ne peut pas connaître ce qui le contient. Bon, ça semble à peu près se tenir tout ce charabia. Mais alors qu’en est-il des expériences mystiques ? Des révélations qui font basculer parfois en quelques instants, des individus « basiques » à des êtres éveillés ?

Qu’ont-ils aperçu, ressenti, perçu, « compris » (pas de façon rationnelle bien entendu…), que leur est-il arrivé ? Est-ce que le moi peut basculer dans une dimension qui ne serait pas le Soi mais un « simple » état de conscience modifiée ? Comment considérer que ces gens puissent évoluer dans un monde mentalisé en ayant eu accès à une vision unifiée de la vie ? Comment gérer ce genre d’antagonismes ? Comment passer du haut en bas, de l’intériorité mentalisée à l’universalité dés-identifiée ? Les voyageurs des NDE ? Les guérisons « spontanées » et inexpliquées ? Que s’est-il passé ?

Le moi, dans ces expériences extrêmes, n’a rien à voir. Il est bien trop futile et insignifiant pour s’engager dans des voies aussi radicales.

Écoutons les paroles des « expérimentateurs»…

C’est stupéfiant. Tellement éloigné de notre vision mécaniste et rigoriste de la vie. Le Tout s’est-il laissé découvrir, le Soi s’est-il révélé ?

Mais alors, tout ce que j’ai écrit au-dessus ne tient pas. Tout ça ne serait donc bel et bien que du charabia métaphysique. C’est sans doute qu’il faut chercher ailleurs. Et se passer même du langage.

La souffrance devient-elle la clé pour ouvrir l’enceinte ? Lorsque plus rien ne permet au geôlier de prendre conscience qu’il fabrique lui-même la prison qu’il s’obstine à ignorer, la souffrance réelle, physique, psychologique, existentielle, ne devient-elle pas l’ultime accès à la liberté ?

Cette rupture, totale, incompréhensible, imprévisible, comme si parvenu à une altitude inconnue, le mental n’avait plus d’oxygène, que les pensées et les résistances ne pouvaient plus prendre forme, n’avaient plus de nourriture, une perte d’identification. La douleur a tout rongé, jusqu’à la dernière image, les rôles les plus essentiels, ni mari, ni père, rien, il ne reste rien que cette douleur insoutenable jusqu’à ce qu’elle disparaisse à son tour. Cette rupture, ce vide. Cette absence de tout, plus rien, aucune sensation, plus de corps, plus de peur, aucune pensée, le néant sans rien pour le voir, rien…

Comment expliquer qu’il n’y a rien. Ni même rien pour s’en rendre compte. Toute la difficulté pour l’exprimer vient du fait qu’il n’en reste rien. Puisqu’il n’y a plus rien pour s’en souvenir, pour que ça se grave. Rien ne s’est gravé dans ce rien.

Et pourtant, j’ai entendu cette phrase, soudaine, au milieu d’auras bleutées.

« Tu n’es pas au fil des âges un amalgame agité de verbes d’actions conjugués à tous les temps humains mais simplement le verbe être nourri par la vie divine de l’instant présent. »

Ça n’était pas moi. Ça venait d’ailleurs. C’était trop long pour que je l’élabore moi-même dans cet état d’hébétude. Qu’est-ce que c’était ? « Qui » était-ce ? Des nuits entières à me poser cette question, de mois, des années, des heures à y penser en marchant, sur mon vélo, assis dehors, sous les étoiles, à tenter de retrouver dans ce vide environnant une source, un point de départ, un noyau de clarté, un point lumineux d’où aurait jailli cette fulgurance. Dans ce vide intersidéral que la douleur avait engendré, dans cette incapacité à être moi, à penser même, comment une telle complexité pouvait-elle se concevoir ?

Il existerait donc un autre émetteur ?...Et je pourrais recevoir ces émissions inconnues ?...Le Soi ? Ce vide, était-ce cela « la vacuité ? »

S'éveiller à la vacuité est-ce voir que personne ne souffre ici, qu’il y a une sensation mais personne pour en prendre livraison. La douleur porte-t-elle un enseignement salvateur?

Pointe-t-elle vers ce qui est au-delà de la douleur ?

« Les quatre nobles vérités qui sont à l'origine du bouddhisme sont: la vérité de la souffrance ou de l'insatisfaction inhérente, la vérité de l'origine de la souffrance engendrée par le désir et l'attachement, la vérité de la possibilité de la cessation de la souffrance par le détachement, entre autres, et finalement la vérité du chemin menant à la cessation de la souffrance, qui est la voie médiane du noble sentier octuple. »

Je ne sais pas ce qu’est ce sentier octuple. Je comprends par contre cet attachement à la douleur, comme à tout le reste. Toutes les identifications qui s’opposent au Soi, qui le couvrent comme autant de salissures. La douleur est un purificateur forcené. Elle brise la coquille et libère le noyau.

Mais ce noyau n’est pas une entité individuelle.

Il est le flux vital.

L’énergie créatrice.

Et dans l’amour inconditionnel, ineffable, incommensurable de l’énergie, il n’y a pas de mal, pas de douleur, pas de traumatisme puisqu’il n’y a plus de moi et que le moi entretient tout ce à quoi il est identifié. N’être plus rien efface jusqu’au mal tout comme il efface le bien. Il n’y a que ce qui est. Et ce qui est ne porte pas les fardeaux mentalisés du moi.

Bien et Mal ne sont que des rumeurs.

La douleur comme la libération du Tout en moi. Comment pourrais-je y voir du Mal ?

Ce Bien dans lequel je m’imaginais exister et qui m’avait brisé.

Bien et Mal, juste deux termes qui n’ont aucune réalité dans le flux vital. Cette absence de lucidité qui entretenait ces rumeurs. Et en venir à honorer la douleur lorsque le moi est éteint. Il y a autre chose. Une autre réalité, sans doute la seule. Lorsque le rêve éveillé est brisé et que toutes les rumeurs s’éteignent dans la lumière de la Conscience. Pas « ma » conscience mais l’Autre. Celle qui libère et unifie.

 

L'autre.

Par Le 09/06/2013

Un pur délice éditorial, j'en partage un petit bout : "Être là, simplement. Abandonner les quêtes temporelles, ne rien vouloir, laisser venir les réponses, comme des bêtes apaisées qui n’ont plus peur, tendre l’esprit comme une main ouverte, laisser les révélations s’approcher d’elles-mêmes, les respirer, s’habituer à elles, prendre confiance, s’asseoir dans le silence et s’abandonner au présent."
L'auteur se reconnaîtra :)

Anita BERCHENKO, responsable des éditions NUMERIKLIVRES


 Quand j'ai lu ce texte sur la page facebook d'Anita, je me suis dit que j'étais entièrement d'accord avec les propos et je me suis demandé si je n'en étais pas l'auteur...

Confirmation quelques instants plus tard de la part d'Anita. C'était bien moi.

Etrange impression...Je ne me souvenais pas clairement avoir écrit ces lignes mais il en restait tout de même un lointain souvenir. J'ai repensé à cet état second dans lequel je suis, parfois, en écrivant.

J'aimerais explorer le cheminement intérieur, en baliser chaque étape, y placer des repères pour pouvoir y évoluer constamment. Que se passe-t-il lorsque cette plénitude de l'écrit s'installe ? Durchkeïm parlait de "Maître intérieur". C'est vraiment ainsi que je le perçois. L'effacement de l'individu et l'éveil de "l'autre"...Mais qui est-il ? Où puise-t-il cette capacité à émerger ?


Si j'essaie d'identifier les éléments dont je me sers pour écrire, la mémoire a un rôle prépondérant. Ce que j'écris n'existe pas encore mais les fondements dans lesquels je vais puiser les éléments de l'histoire sont inscrits en moi. Ce sont des expériences vécues, des sensations, des émotions, des réflexions. Mon corps, lui-même, en porte parfois les souvenirs et les frissons qui surviennent, sans aucune pensée, en sont les échos profonds. L'impression que cet état second correspond dès lors à une osmose totale entre l'intellect et le sensoriel, une certaine forme d'holisme.

Dans la course longue, l'effort d'endurance, l'individu entre parfois dans "la zone", un état second sans pensée, un état d'extrême perception de l'énergie enfouie.

Il me semble que dans l'écriture, la même situation existe mais elle se contruit dans un état de pensées en symbiose avec l'énergie intérieure, une énergie spirituelle. Cet état de clairvoyance suprême, comme si tout devenait évident, comme si toutes les réponses surgissaient sans aucun effort d'un tourbillon qui soudainement s'apaise, c'est un bonheur immense, sans aucune émotion, juste une absence du moi et l'émergence du Soi. Aucune interférence, aucune intrusion, tout ce que l'individu porte s'enflamme, s'embrase, se consume et la chaleur ruisselle dans les fibres, la lumière emplit l'espace intérieur...

Je ne connais rien de similaire.

L'autre est là, en nous et nous ne le connaissons pas. Nous errons habituellement sous la forme d'un ectoplasme insignifiant mais identifié, cartographié, socialement reconnu. C'est effrayant. Là encore, cette dimension spirituelle, tant que nous l'ignorerons, rien ne sera possible. L'Humanité restera ancrée dans un paradigme où l'apparence contiendra la norme. Une norme toxique. 

La conscience falsifiée. (spiritualité)

Par Le 07/06/2013

 

L’enfant lorsqu’il découvre la parole ne parle pas de lui comme une entité reconnue. Il dit « Jean a faim » mais pas encore « j’ai faim ».

Ce sont les expériences de vie et son environnement familial et social qui vont amener l’évolution vers l’ego encapsulé.

À cette époque, l’ego n’est pas encore différencié et l’enfant est très proche de tout ce qui l’entoure. Jusque-là, l’enfant se sent et ressent l’environnement, plus tard il viendra à se penser.

C’est le temps de la rupture avec l’immanence du petit animal humain. L’enfant devient une personne.

On peut supposer que cette évolution remonte au début de l’Humanité et par conséquent, je m’interroge sur les effets de cette prise de conscience dans cette existence extrêmement précaire à l’époque. La Nature était indomptée, redoutable et en même temps généreuse. Devenir une personne, c’était découvrir autour de soi un adversaire et un allié inconstant : le froid, la chaleur, le vent, les prédateurs, la faim, la nuit, l’hiver, la mort… Il est impossible de s’imaginer dans cette situation mais on peut supposer que notre cerveau limbique en porte les traces, les stigmates...

La conscience et l’ego révélé ont eu un rôle primordial dans cette lutte pour la survie. J’imagine que certains individus ont su se montrer plus forts, plus puissants, plus perspicaces, observateurs, inventifs, résistants. Les egos apeurés ou fragiles ont grandi dans l’ombre protectrice des leaders. La Nature servait de tremplins à la puissance des chefs. Elle devait être maîtrisée, conquise, explorée, dominée. Il n’était pas question de rester des proies ou des victimes. L’ego réclamait sa pitance : le pouvoir pour les uns et la vénération pour les autres.

 

L’Humanité a grandi avec ces résidus de conflits. La Nature a toujours été l’adversaire sur lequel les egos pouvaient construire leur hégémonie.

Nous en sommes toujours là : Monsanto en est l’exemple flagrant. Le pouvoir, l’argent, la Nature qui doit désormais être modifiée. La Nature est le moyen et même s’il faut la détruire, les Puissants parviendront à convaincre ceux qui les vénèrent que ce massacre est justifié.

Tout remonte aux origines de l’Humanité. Tout comme aux origines de chaque individu.

La conscience du Moi, l’ego, la personne, l’individu identifié, celui qui n’est plus « lui » mais « je », a usé de son pouvoir sur la Nature parce qu’elle représentait le piédestal idéal à son ascension.

Ceux qui tentent d’ailleurs d’inverser le phénomène et de montrer que la destruction de la Nature conduira à la fin de l’Humanité ne sont pas écoutés. Pas autant que ceux qui prônent le pouvoir de l’homme. C’est très simple en fait. C’est encore la question du désir et du manque. Les tenants de la domination ont une imagination sans fin pour créer des désirs là où il n’y a pas de manque. Les tenants de l’osmose espèrent que l’homme atteindra un niveau de conscience suffisant pour ne plus prendre la Nature comme le moyen d’assouvir l’infini recommencement des désirs qui ne sont pas issus de manques.

La pire erreur de l’Humanité est de finir par aimer manquer de désirs. Car dès lors, l’assouvissement d’un désir créera un manque insupportable, celui de l’absence de désir et dès lors l’amour de ce manque génèrera une excitation dont l’individu finira par être dépendant. Là, il ne s’agit pas d’amour car l’amour n’est pas destructeur. C’est l’individu qui se trompe en croyant aimer mais il n’aime pas l’amour, il aime le manque de désirs et il finit par estimer que l’amour n’est que désir…Effroyable imbroglio dont les conséquences prennent une ampleur inimaginable…

Burn out...(suite)...

Par Le 06/06/2013

Je suis abasourdi par le nombre d'enseignants qui, comme moi, sont au bout du bout...Il est IMPOSSIBLE de mener à terme les objectifs que le ministère impose. L'impression que ces technocrates sont totalement décorrelés de la réalité du terrain. Des élèves qui ne s'intéressent pas, qui ne sont pas "disponibles", qui n'écoutent pas, ne participent pas, accumulent des retards immenses, multiplient les conflits de toutes sortes, les incivilités, vivent dans un chaos existentiel permanent... Des élèves de CP qui s'insultent, trichent, mentent, volent, se battent et des élèves de CM2 qui ont multiplié de façon exponentielle toutes ces errances.

Les enseignants, quel que soit leur engagement, leur motivation, leur FOI, se sentent impuissants, dépassés, abattus. Et le "burn out" pointe son nez...Nous sommes sur le fil du rasoir. Et je dis ça avec trente ans de carrière derrière moi.J'ai vu aujourd'hui à la piscine (oui, il faut aussi leur apprendre à nager...) un prof de sport du collège totalement dépassé, des élèves de 6ème qui répondaient avec un mépris ahurrisant dans la voix, dans le regard, un irrespect consternant. Se trouvent dans le lot des enfants qui aimeraient vivre une scolarité "normale", être juste des élèves qui s'impliquent, participent, sont heureux d'apprendre et qui finissent oubliés dans un coin, inexistants comme des ombres silencieuses. J'en avais mal pour eux...

Voilà le programme du cycle 3.

CONSTERNANT...



CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS - PROGRAMME DU CE2, DU CM1 ET DU CM2

Dans la continuité des premières années de l’école primaire, la maîtrise de la langue française ainsi que celle des principaux éléments de mathématiques sont les objectifs prioritaires du CE2 et du CM. Cependant, tous les enseignements contribuent à l’acquisition du socle commun de connaissances et de compétences.
La compréhension et l’expression en langue vivante font également l’objet d’une attention particulière.
L’autonomie et l’initiative personnelle, conditions de la réussite scolaire, sont progressivement mises en œuvre dans tous les domaines d’activité et permettent à chaque élève de gagner en assurance et en efficacité.
Le recours aux TICE devient habituel dans le cadre du brevet informatique et internet.
Les élèves se préparent à suivre au collège, avec profit, les enseignements des différentes disciplines.
Les projets d’écoles prévoient les modalités d’articulation avec le collège pour un meilleur accueil pédagogique des élèves.
Les enseignements de français et de mathématiques font l’objet de progressions par année scolaire, jointes au présent programme.

FRANÇAIS

Faire accéder tous les élèves à la maîtrise de la langue française, à une expression précise et claire à l’oral comme à l’écrit, relève d’abord de l’enseignement du français mais aussi de toutes les disciplines : les sciences, les mathématiques, l’histoire, la géographie, l’éducation physique et les arts.
La progression dans la maîtrise de la langue française se fait selon un programme de lecture et d’écriture, de vocabulaire, de grammaire, et d’orthographe. Un programme de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture et en écriture des élèves.
L’étude de la langue française (vocabulaire, grammaire, orthographe) donne lieu à des séances et activités spécifiques. Elle est conduite avec le souci de mettre en évidence ses liens avec l’expression, la compréhension et la correction rédactionnelle.
L’écriture manuscrite est quotidiennement pratiquée, pour devenir de plus en plus régulière, rapide et soignée. Les élèves développent, dans le travail scolaire, le souci constant de présenter leur travail avec ordre, clarté et propreté, en ayant éventuellement recours au traitement de texte.
L’appui sur un manuel de qualité pour chacun des volets de l’enseignement du français est un gage de succès. L’ensemble des connaissances acquises en français contribue à la constitution d’une culture commune des élèves.

1 - Langage oral

L’élève est capable d’écouter le maître, de poser des questions, d’exprimer son point de vue, ses sentiments. Il s’entraîne à prendre la parole devant d’autres élèves pour reformuler, résumer, raconter, décrire, expliciter un raisonnement, présenter des arguments.
Dans des situations d’échanges variées, il apprend à tenir compte des points de vue des autres, à utiliser un vocabulaire précis appartenant au niveau de la langue courante, à adapter ses propos en fonction de ses interlocuteurs et de ses objectifs.
Un travail régulier de récitation (mémorisation et diction) est conduit sur des textes en prose et des poèmes.
La qualité du langage oral fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.

2 - Lecture, écriture

La lecture et l’écriture sont systématiquement liées : elles font l’objet d’exercices quotidiens, non seulement en français, mais aussi dans le cadre de tous les enseignements.
L’étude des textes, et en particulier des textes littéraires, vise à développer les capacités de compréhension, et à soutenir l’apprentissage de la rédaction autonome.
Lecture
La lecture continue à faire l’objet d’un apprentissage systématique :
- automatisation de la reconnaissance des mots, lecture aisée de mots irréguliers et rares, augmentation de la rapidité et de l’efficacité de la lecture silencieuse ;
- compréhension des phrases ;
- compréhension de textes scolaires (énoncés de problèmes, consignes, leçons et exercices des manuels) ;
- compréhension de textes informatifs et documentaires ;
- compréhension de textes littéraires (récits, descriptions, dialogues, poèmes).
L’élève apprend à comprendre le sens d’un texte en en reformulant l’essentiel et en répondant à des questions le concernant.
Cette compréhension s’appuie sur le repérage des principaux éléments du texte (par exemple, le sujet d’un texte documentaire, les personnages et les événements d’un récit), mais aussi sur son analyse précise. Celle-ci consiste principalement en l’observation des traits distinctifs qui donnent au texte sa cohérence : titre, organisation en phrases et en paragraphes, rôle de la ponctuation et des mots de liaison, usage des pronoms, temps verbaux, champs lexicaux.
Littérature
Le programme de littérature vise à donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge, puisées dans le patrimoine et dans la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui ; il participe ainsi à la constitution d’une culture littéraire commune. Chaque année, les élèves lisent intégralement des ouvrages relevant de divers genres et appartenant aux classiques de l’enfance et à la bibliographie de littérature de jeunesse que le ministère de l’éducation nationale publie régulièrement. Ces lectures cursives sont conduites avec le souci de développer chez l’élève le plaisir de lire.
Les élèves rendent compte de leur lecture, expriment leurs réactions ou leurs points de vue et échangent entre eux sur ces sujets, mettent en relation des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés, personnages, événements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique...). Les interprétations diverses sont toujours rapportées aux éléments du texte qui les autorisent ou, au contraire, les rendent impossibles.
Rédaction
La rédaction de textes fait l’objet d’un apprentissage régulier et progressif : elle est une priorité du cycle des approfondissements. Les élèves apprennent à narrer des faits réels, à décrire, à expliquer une démarche, à justifier une réponse, à inventer des histoires, à résumer des récits, à écrire un poème, en respectant des consignes de composition et de rédaction. Ils sont entraînés à rédiger, à corriger, et à améliorer leurs productions, en utilisant le vocabulaire acquis, leurs connaissances grammaticales et orthographiques ainsi que les outils mis à disposition (manuels, dictionnaires, répertoires etc.).

3 - Étude de la langue française

Vocabulaire
L’acquisition du vocabulaire accroît la capacité de l’élève à se repérer dans le monde qui l’entoure, à mettre des mots sur ses expériences, ses opinions et ses sentiments, à comprendre ce qu’il écoute et ce qu’il lit, et à s’exprimer de façon précise et correcte à l’oral comme à l’écrit.
L’extension et la structuration du vocabulaire des élèves font l’objet de séances et d’activités spécifiques, notamment à partir de supports textuels intentionnellement choisis ; la découverte, la mémorisation et l’utilisation de mots nouveaux s’accompagnent de l’étude des relations de sens entre les mots.
Cette étude repose, d’une part, sur les relations de sens (synonymie, antonymie, polysémie, regroupement de mots sous des termes génériques, identification des niveaux de langue), d’autre part, sur des relations qui concernent à la fois la forme et le sens (famille de mots). Elle s’appuie également sur l’identification grammaticale des classes de mots. L’usage du dictionnaire, sous une forme papier ou numérique, est régulière.
Tous les domaines d’enseignement contribuent au développement et à la précision du vocabulaire des élèves. L’emploi du vocabulaire fait l’objet de l’attention du maître dans toutes les activités scolaires.
Grammaire
L’enseignement de la grammaire a pour finalité de favoriser la compréhension des textes lus et entendus, d’améliorer l’expression en vue d’en garantir la justesse, la correction syntaxique et orthographique. Il porte presque exclusivement sur la phrase simple : la phrase complexe n’est abordée qu’en CM2.
L’élève acquiert progressivement le vocabulaire grammatical qui se rapporte aux notions étudiées et mobilise ses connaissances dans des activités d’écriture.
La phrase
- Connaissance et emploi pertinent des phrases déclarative, interrogative, injonctive et exclamative, des formes affirmative et négative.
- Repérage de la différence entre voix active et voix passive.
- Utilisation adéquate des signes de ponctuation usuels.
Les classes de mots
- Identification, selon leur nature, des mots suivants : les verbes, les noms, les déterminants (articles définis et indéfinis, déterminants possessifs, démonstratifs, interrogatifs), les adjectifs qualificatifs, les pronoms (personnels, possessifs, relatifs, démonstratifs et interrogatifs), les adverbes, les prépositions.
- Utilisation adéquate de la substitution pronominale, ainsi que des conjonctions de coordination et autres mots de liaison (adverbes).
Les fonctions des mots
- Identification du verbe, de son sujet (nom propre, groupe nominal ou pronom), et des compléments du verbe : compléments d’objet direct, indirect et second, compléments circonstanciels (de lieu, de temps).
- Compréhension de la notion de circonstance.
- Identification de l’attribut du sujet.
- Identification des éléments du groupe nominal et de leurs fonctions : déterminant, adjectif qualificatif épithète, complément du nom, proposition relative complément du nom.
Le verbe
- Connaissance du vocabulaire relatif à la compréhension des conjugaisons.
- Repérage dans un texte des temps simples et des temps composés de l’indicatif, et compréhension de leurs règles de formation.
- Première approche de la valeur des temps verbaux et en particulier des temps du passé.
- Conjugaison des verbes des premier et deuxième groupes, d’être et avoir aux temps suivants de l’indicatif : présent, futur simple, imparfait, passé simple ; passé composé, plus-que-parfait, futur antérieur, conditionnel présent ; à l’impératif présent, à l’infinitif présent ; au participe présent et passé.
- Conjugaison d’aller, dire, faire, pouvoir, partir, prendre, venir, voir, vouloir aux temps suivants de l’indicatif : présent, futur simple, imparfait, passé simple, passé composé, conditionnel présent, à l’impératif présent, à l’infinitif présent ; au participe présent et passé.
- Utilisation à bon escient des temps étudiés.
Les accords
Connaissance et utilisation :
- des règles et des marques de l’accord dans le groupe nominal : accord en genre et en nombre entre le déterminant, le nom et l’adjectif qualificatif ;
- des règles de l’accord en nombre et en personne entre le sujet et le verbe ;
- des règles de l’accord du participe passé construit avec être (non compris les verbes pronominaux) et avoir (cas du complément d’objet posé après le verbe).
Les propositions
- Distinction entre phrase simple et phrase complexe ; entre proposition indépendante (coordonnée, juxtaposée), proposition principale et proposition subordonnée.
Orthographe
Une attention permanente est portée à l’orthographe. La pratique régulière de la copie, de la dictée sous toutes ses formes et de la rédaction ainsi que des exercices diversifiés assurent la fixation des connaissances acquises : leur application dans des situations nombreuses et variées conduit progressivement à l’automatisation des graphies correctes. Les élèves sont habitués à utiliser les outils appropriés.
Orthographe grammaticale
- Les élèves sont entraînés à orthographier correctement les formes conjuguées des verbes étudiés, à appliquer les règles d’accord apprises en grammaire (voir plus haut), à distinguer les principaux homophones grammaticaux (à-a, où-ou...).
- Les particularités des marques du pluriel de certains noms (en -al, - eau, - eu, - ou ; en -s, - x, - z) et de certains adjectifs (en -al, - eau, - s, - x) sont mémorisées.
Orthographe lexicale
- L’orthographe relative aux correspondances grapho-phoniques, y compris la valeur des lettres en fonction des voyelles placées à proximité (s/ss, c/ç, c/qu, g/gu/ge) ou de la consonne suivante
(n devenant m devant m, b, p) est maîtrisée.
- L’orthographe des mots les plus fréquents, notamment les mots invariables, ainsi que des mots fréquents avec accents, est mémorisée.
L’apprentissage orthographique repose aussi sur l’application des règles d’orthographe ou régularités dans l’écriture des mots (redoublement de consonnes, lettres muettes, finales de mots de grande fréquence).

MATHÉMATIQUES

La pratique des mathématiques développe le goût de la recherche et du raisonnement, l’imagination et les capacités d’abstraction, la rigueur et la précision.
Du CE2 au CM2, dans les quatre domaines du programme, l’élève enrichit ses connaissances, acquiert de nouveaux outils, et continue d’apprendre à résoudre des problèmes. Il renforce ses compétences en calcul mental. Il acquiert de nouveaux automatismes. L’acquisition des mécanismes en mathématiques est toujours associée à une intelligence de leur signification.
La maîtrise des principaux éléments mathématiques aide à agir dans la vie quotidienne et prépare la poursuite d’études au collège.

1 - Nombres et calcul

L’étude organisée des nombres est poursuivie jusqu’au milliard, mais des nombres plus grands peuvent être rencontrés.
Les nombres entiers naturels :
- principes de la numération décimale de position : valeur des chiffres en fonction de leur position dans l’écriture des nombres ;
- désignation orale et écriture en chiffres et en lettres ;
- comparaison et rangement de nombres, repérage sur une droite graduée, utilisation des signes
> et < ;
- relations arithmétiques entre les nombres d’usage courant : double, moitié, quadruple, quart, triple, tiers..., la notion de multiple.
Les nombres décimaux et les fractions :
- fractions simples et décimales : écriture, encadrement entre deux nombres entiers consécutifs, écriture comme somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1, somme de deux fractions décimales ou de deux fractions de même dénominateur ;
- nombres décimaux : désignations orales et écritures chiffrées, valeur des chiffres en fonction de leur position, passage de l’écriture à virgule à une écriture fractionnaire et inversement, comparaison et rangement, repérage sur une droite graduée ; valeur approchée d’un décimal à l’unité près, au dixième près, au centième près.
Le calcul :
- mental : tables d’addition et de multiplication. L’entraînement quotidien au calcul mental portant sur les quatre opérations favorise une appropriation des nombres et de leurs propriétés.
- posé : la maîtrise d’une technique opératoire pour chacune des quatre opérations est indispensable.
- à la calculatrice : la calculatrice fait l’objet d’une utilisation raisonnée en fonction de la complexité des calculs auxquels sont confrontés les élèves.
La résolution de problèmes liés à la vie courante permet d’approfondir la connaissance des nombres étudiés, de renforcer la maîtrise du sens et de la pratique des opérations, de développer la rigueur et le goût du raisonnement.

2 - Géométrie

L’objectif principal de l’enseignement de la géométrie du CE2 au CM2 est de permettre aux élèves de passer progressivement d’une reconnaissance perceptive des objets à une étude fondée sur le recours aux instruments de tracé et de mesure.
Les relations et propriétés géométriques : alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité de longueurs, symétrie axiale, milieu d’un segment.
L’utilisation d’instruments et de techniques : règle, équerre, compas, calque, papier quadrillé, papier pointé, pliage.
Les figures planes : le carré, le rectangle, le losange, le parallélogramme, le triangle et ses cas particuliers, le cercle :
- description, reproduction, construction ;
- vocabulaire spécifique relatif à ces figures : côté, sommet, angle, diagonale, axe de symétrie, centre, rayon, diamètre ;
- agrandissement et réduction de figures planes, en lien avec la proportionnalité.
Les solides usuels : cube, pavé droit, cylindre, prismes droits, pyramide.
- reconnaissance de ces solides et étude de quelques patrons ;
- vocabulaire spécifique relatif à ces solides : sommet, arête, face.
Les problèmes de reproduction ou de construction de configurations géométriques diverses mobilisent la connaissance des figures usuelles. Ils sont l’occasion d’utiliser à bon escient le vocabulaire spécifique et les démarches de mesurage et de tracé.

3 - Grandeurs et mesures

Les longueurs, les masses, les volumes : mesure, estimation, unités légales du système métrique, calcul sur les grandeurs, conversions, périmètre d’un polygone, formule du périmètre du carré et du rectangle, de la longueur du cercle, du volume du pavé droit.
Les aires : comparaison de surfaces selon leurs aires, unités usuelles, conversions ; formule de l’aire d’un rectangle et d’un triangle.
Les angles : comparaison, utilisation d’un gabarit et de l’équerre ; angle droit, aigu, obtus.
Le repérage du temps : lecture de l’heure et du calendrier.
Les durées : unités de mesure des durées, calcul de la durée écoulée entre deux instants donnés.
La monnaie
La résolution de problèmes concrets contribue à consolider les connaissances et capacités relatives aux grandeurs et à leur mesure, et, à leur donner sens. À cette occasion des estimations de mesure peuvent être fournies puis validées.

4 - Organisation et gestion de données

Les capacités d’organisation et de gestion des données se développent par la résolution de problèmes de la vie courante ou tirés d’autres enseignements. Il s’agit d’apprendre progressivement à trier des données, à les classer, à lire ou à produire des tableaux, des graphiques et à les analyser.
La proportionnalité est abordée à partir des situations faisant intervenir les notions de pourcentage, d’échelle, de conversion, d’agrandissement ou de réduction de figures. Pour cela, plusieurs procédures (en particulier celle dite de la “règle de trois”) sont utilisées.

ÉDUCATION PHYSIQUE ET SPORTIVE

L’éducation physique et sportive vise le développement des capacités motrices et la pratique d’activités physiques, sportives et artistiques. Elle contribue à l’éducation à la santé en permettant aux élèves de mieux connaître leur corps, et à l’éducation à la sécurité, par des prises de risques contrôlées. Elle éduque à la responsabilité et à l’autonomie, en faisant accéder les élèves à des valeurs morales et sociales (respect de règles, respect de soi-même et d’autrui).
La pratique des activités est organisée sur les trois années du cycle en exploitant les ressources locales.
Réaliser une performance mesurée (en distance, en temps)
- Activités athlétiques : courir vite, courir longtemps, courir en franchissant des obstacles, courir en relais, sauter loin, sauter haut, lancer loin.
- Natation : se déplacer sur une trentaine de mètres.
Adapter ses déplacements à différents types d’environnement
- Activités d’escalade : grimper et redescendre sur un trajet annoncé (mur équipé).
- Activités aquatiques et nautiques : plonger, s’immerger, se déplacer.
- Activités de roule et glisse : réaliser un parcours d’actions diverses en roller, en vélo, en ski.
- Activités d’orientation : retrouver plusieurs balises dans un espace semi-naturel en s’aidant d’une carte.
Coopérer ou s’opposer individuellement et collectivement
- Jeux de lutte : amener son adversaire au sol pour l’immobiliser.
- Jeux de raquettes : marquer des points dans un match à deux.
- Jeux sportifs collectifs (type handball, basket-ball, football, rugby, volley-ball...) : coopérer avec ses partenaires pour affronter collectivement des adversaires, en respectant des règles, en assurant des rôles différents (attaquant, défenseur, arbitre).
Concevoir et réaliser des actions à visées expressive, artistique, esthétique
- Danse : construire à plusieurs une phrase dansée (chorégraphie de 5 éléments au moins) pour exprimer corporellement des personnages, des images, des sentiments et pour communiquer des émotions, sur des supports sonores divers.
- Activités gymniques : construire et réaliser un enchaînement de 4 ou 5 éléments “acrobatiques” sur divers engins (barres, moutons, poutres, tapis).

LANGUE VIVANTE

En fin de CM2, les élèves doivent avoir acquis les compétences nécessaires à la communication élémentaire définie par le niveau A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues qui constitue par ailleurs la référence fondamentale pour l’enseignement, les apprentissages et l’évaluation des acquis en langues vivantes.
À partir du CE2, les activités orales de compréhension et d’expression sont une priorité. Le vocabulaire s’enrichit et les composantes sonores de la langue restent une préoccupation constante : accentuation, mélodies, rythmes propres à la langue apprise. En grammaire, l’objectif visé est celui de l’utilisation de formes élémentaires : phrase simple et conjonctions de coordination. L’orthographe des mots utilisés est apprise.
Les connaissances sur les modes de vie du pays viennent favoriser la compréhension d’autres façons d’être et d’agir.
Pour la progression, il convient de se reporter aux programmes spécifiques à chaque langue vivante étrangère ou régionale.

SCIENCES EXPÉRIMENTALES ET TECHNOLOGIE

Les sciences expérimentales et les technologies ont pour objectif de comprendre et de décrire le monde réel, celui de la nature et celui construit par l’Homme, d’agir sur lui, et de maîtriser les changements induits par l’activité humaine. Leur étude contribue à faire saisir aux élèves la distinction entre faits et hypothèses vérifiables d’une part, opinions et croyances d’autre part.
Observation, questionnement, expérimentation et argumentation pratiqués, par exemple, selon l’esprit de la Main à la pâte sont essentiels pour atteindre ces buts ; c’est pourquoi les connaissances et les compétences sont acquises dans le cadre d’une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour le progrès scientifique et technique.
Familiarisés avec une approche sensible de la nature, les élèves apprennent à être responsables face à l’environnement, au monde vivant, à la santé. Ils comprennent que le développement durable correspond aux besoins des générations actuelles et futures. En relation avec les enseignements de culture humaniste et d’instruction civique, ils apprennent à agir dans cette perspective.
Les travaux des élèves font l’objet d’écrits divers consignés, par exemple, dans un carnet d’observations ou un cahier d’expériences.
Le ciel et la Terre
Le mouvement de la Terre (et des planètes) autour du Soleil, la rotation de la Terre sur elle-même ; la durée du jour et son changement au cours des saisons.
Le mouvement de la Lune autour de la Terre.
Lumières et ombres.
Volcans et séismes, les risques pour les sociétés humaines.
La matière
L’eau : une ressource
- états et changements d’état ;
- le trajet de l’eau dans la nature ;
- le maintien de sa qualité pour ses utilisations.
L’air et les pollutions de l’air.
Mélanges et solutions.
Les déchets : réduire, réutiliser, recycler.
L’énergie
Exemples simples de sources d’énergies (fossiles ou renouvelables).
Besoins en énergie, consommation et économie d’énergie.
L’unité et la diversité du vivant
Présentation de la biodiversité : recherche de différences entre espèces vivantes.
Présentation de l’unité du vivant : recherche de points communs entre espèces vivantes.
Présentation de la classification du vivant : interprétation de ressemblances et différences en termes de parenté.
Le fonctionnement du vivant
Les stades du développement d’un être vivant (végétal ou animal).
Les conditions de développement des végétaux et des animaux.
Les modes de reproduction des êtres vivants.
Le fonctionnement du corps humain et la santé
Les mouvements corporels (les muscles, les os du squelette, les articulations).
Première approche des fonctions de nutrition : digestion, respiration et circulation sanguine.
Reproduction de l’Homme et éducation à la sexualité.
Hygiène et santé : actions bénéfiques ou nocives de nos comportements, notamment dans le domaine du sport, de l’alimentation, du sommeil.
Les êtres vivants dans leur environnement
L’adaptation des êtres vivants aux conditions du milieu.
Places et rôles des êtres vivants ; notions de chaînes et de réseaux alimentaires.
L’évolution d’un environnement géré par l’Homme : la forêt ; importance de la biodiversité.
Les objets techniques
Circuits électriques alimentés par des piles.
Règles de sécurité, dangers de l’électricité.
Leviers et balances, équilibres.
Objets mécaniques, transmission de mouvements.

CULTURE HUMANISTE

La culture humaniste des élèves dans ses dimensions historiques, géographiques, artistiques et civiques se nourrit aussi des premiers éléments d’une initiation à l’histoire des arts. La culture humaniste ouvre l’esprit des élèves à la diversité et à l’évolution des civilisations, des sociétés, des territoires, des faits religieux et des arts ; elle leur permet d’acquérir des repères temporels, spatiaux, culturels et civiques. Avec la fréquentation des œuvres littéraires, elle contribue donc à la formation de la personne et du citoyen.
L’histoire et la géographie donnent des repères communs, temporels et spatiaux, pour commencer à comprendre l’unité et la complexité du monde. Elles développent chez les élèves curiosité, sens de l’observation et esprit critique. Les travaux des élèves font l’objet d’écrits divers, par exemple des résumés et frises chronologiques, des cartes et croquis.
Les objectifs de l’enseignement de l’histoire et de la géographie au cycle 3 s’inscrivent dans l’ensemble des connaissances et des compétences que les élèves acquièrent progressivement au cours de la scolarité obligatoire.
Les pratiques artistiques individuelles ou collectives développent le sens esthétique, elles favorisent l’expression, la création réfléchie, la maîtrise du geste et l’acquisition de méthodes de travail et de techniques. Elles sont éclairées, dans le cadre de l’histoire des arts, par une rencontre sensible et raisonnée avec des œuvres considérées dans un cadre chronologique.

HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE

Histoire

L’étude des questions suivantes permet aux élèves d’identifier et de caractériser simplement les grandes périodes qui seront étudiées au collège. Elle s’effectue dans l’ordre chronologique par l’usage du récit et l’observation de quelques documents patrimoniaux. Il ne s’agit donc, en aucune façon, de traiter dans tous leurs aspects les thèmes du programme mais seulement de s’assurer que les élèves connaîtront les personnages ou événements représentatifs de chacune de ces périodes. Les événements et les personnages indiqués ci-dessous en italique constituent une liste de repères indispensables que le maître pourra compléter en fonction de ses choix pédagogiques. Jalons de l’histoire nationale, ils forment la base d’une culture commune. Ces repères s’articuleront avec ceux de l’histoire des arts.
La Préhistoire
Les premières traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts de l’agriculture, l’apparition de l’art.
L’homme de Tautavel il y a près de 500 000 ans ; Lascaux il y a 17 000 ans.
L’Antiquité
Les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain.
Jules César et Vercingétorix ; 52 avant notre ère : Alésia.
Le Moyen Âge
Après les invasions, la naissance et le développement du royaume de France.
Les relations entre seigneurs et paysans, le rôle de l’Église.
Conflits et échanges en Méditerranée : les Croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’Islam.
La guerre de Cent Ans.
496 : baptême de Clovis ; 800 : couronnement de Charlemagne ; 987 : Hugues Capet, roi de France ; Saint Louis ; Jeanne d’Arc.
Les Temps modernes
Le temps des Découvertes et des premiers empires coloniaux, la traite des Noirs et l’esclavage.
La Renaissance : les arts, quelques découvertes scientifiques, catholiques et protestants.
Louis XIV un monarque absolu.
Les Lumières.
Gutenberg ; 1492 : Christophe Colomb en Amérique ; François Ier ; Copernic ; Galilée ; Henri IV et l’édit de Nantes ; Richelieu ; Louis XIV, Voltaire, Rousseau.
La Révolution française et le XIXème siècle
La Révolution française et le Premier empire : l’aspiration à la liberté et à l’égalité, la Terreur, les grandes réformes de Napoléon Bonaparte.
La France dans une Europe en expansion industrielle et urbaine : le temps du travail en usine, des progrès techniques, des colonies et de l’émigration.
L’installation de la démocratie et de la République.
Louis XVI ; 14 juillet 1789 : prise de la Bastille ; 26 août 1789 : Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen ; 21 septembre 1792 : proclamation de la République ; 1804 : Napoléon Ier, empereur des Français ; 1848 : suffrage universel masculin et abolition de l’esclavage ; 1882 : Jules Ferry et l’école gratuite, laïque et obligatoire ; Pasteur ; Marie Curie ; 1905 : loi de séparation des Églises et de l’État.
Le XXème siècle et notre époque
La violence du XXème siècle :
- les deux conflits mondiaux ;
- l’extermination des Juifs et des Tziganes par les nazis : un crime contre l’humanité.
La révolution scientifique et technologique, la société de consommation.
La Vème République.
La construction européenne.
1916 : bataille de Verdun ; Clemenceau ; 11 novembre 1918 : armistice de la Grande Guerre ; 18 juin 1940 : appel du général de Gaulle ; Jean Moulin ; 8 mai 1945 : fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe ; 1945 : droit de vote des femmes en France ; 1957 : traité de Rome ; 1958 : Charles de Gaulle et la fondation de la Vème République ; 1989 : chute du mur de Berlin ; 2002 : l’euro, monnaie européenne.

Géographie

Le programme de géographie a pour objectifs de décrire et de comprendre comment les hommes vivent et aménagent leurs territoires. Les sujets étudiés se situent en premier lieu à l’échelle locale et nationale ; ils visent à identifier, et connaître les principales caractéristiques de la géographie de la France dans un cadre européen et mondial. La fréquentation régulière du globe, de cartes, de paysages est nécessaire.
Le programme de géographie contribue, avec celui de sciences, à l’éducation au développement durable.
Les repères indispensables sont mentionnés en italique, ils intègrent et construisent progressivement le cadre européen et mondial du programme. Ils peuvent être complétés en fonction des choix du professeur.
Des réalités géographiques locales à la région où vivent les élèves
- les paysages de village, de ville ou de quartier, la circulation des hommes et des biens, les principales activités économiques ;
- un sujet d’étude au choix permettant une première approche du développement durable (en relation avec le programme de sciences expérimentales et de technologie) : l’eau dans la commune (besoins et traitement) ou les déchets (réduction et recyclage) ;
- le département et la région.
Étude de cartes.
Le territoire français dans l’Union européenne
- les grands types de paysages ;
- la diversité des régions françaises ;
- les frontières de la France et les pays de l’Union européenne.
Principaux caractères du relief, de l’hydrographie et du climat en France et en Europe : étude de cartes.
Le découpage administratif de la France (départements, régions) : étude de cartes.
Les pays de l’Union européenne : étude de cartes.

Les Français dans le contexte européen
- la répartition de la population sur le territoire national et en Europe ;
- les principales villes en France et en Europe.
Répartition de la population et localisation des principales villes : étude de cartes.
Se déplacer en France et en Europe
- un aéroport ;
- le réseau autoroutier et le réseau TGV.
Le réseau ferré à grande vitesse en Europe : étude de cartes.
Produire en France
- quatre types d’espaces d’activités : une zone industrialo-portuaire, un centre tertiaire, un espace agricole et une zone de tourisme.
Dans le cadre de l’approche du développement durable ces quatre études mettront en valeur les notions de ressources, de pollution, de risques et de prévention.
La France dans le monde
- les territoires français dans le monde ;
- la langue française dans le monde (en relation avec le programme d’instruction civique et morale).
Ces deux questions s’appuieront sur une étude du globe et de planisphères : les océans et continents, les grands traits du relief de la planète, les principales zones climatiques, les zones denses et vides de population, les espaces riches et pauvres à l’échelle de la planète.
Au cours de ces trois années, le programme peut être étudié dans l’ordre de sa présentation. Le CE2 peut être consacré aux “réalités géographiques locales” ; au CM1, les élèves peuvent étudier “le territoire français dans l’Union européenne”, “la population de la France et de l’Europe” et “se déplacer en France et en Europe” ; le CM2 peut être consacré aux parties “produire en France”, “la France dans le monde”.

PRATIQUES ARTISTIQUES ET HISTOIRE DES ARTS

Pratiques artistiques

La sensibilité artistique et les capacités d’expression des élèves sont développées par les pratiques artistiques, mais également par la rencontre et l’étude d’œuvres diversifiées relevant des différentes composantes esthétiques, temporelles et géographiques de l’histoire des arts.

1 - Arts visuels

Conjuguant pratiques diversifiées et fréquentation d’œuvres de plus en plus complexes et variées, l’enseignement des arts visuels (arts plastiques, cinéma, photographie, design, arts numériques) approfondit le programme commencé en cycle 2. Cet enseignement favorise l’expression et la création. Il conduit à l’acquisition de savoirs et de techniques spécifiques et amène progressivement l’enfant à cerner la notion d’œuvre d’art et à distinguer la valeur d’usage de la valeur esthétique des objets étudiés. Pratiques régulières et diversifiées et références aux œuvres contribuent ainsi à l’enseignement de l’histoire des arts.

2 - Éducation musicale

L’éducation musicale s’appuie sur des pratiques concernant la voix et l’écoute : jeux vocaux, chants divers, en canon et à deux voix, en petits groupes ou en formation chorale. Ces pratiques vocales peuvent s’enrichir de jeux rythmiques sur des formules simples joués sur des objets sonores appropriés. Grâce à des activités d’écoute, les élèves s’exercent à comparer des œuvres musicales, découvrent la variété des genres et des styles selon les époques et les cultures. La perception et l’identification d’éléments musicaux caractéristiques de la musique écoutée prolonge le travail engagé au CP et au CE1. Pratiques vocales et pratiques d’écoute contribuent à l’enseignement de l’histoire des arts.

HISTOIRE DES ARTS

L’histoire des arts porte à la connaissance des élèves des œuvres de référence qui appartiennent au patrimoine ou à l’art contemporain ; ces œuvres leur sont présentées en relation avec une époque, une aire géographique (sur la base des repères chronologiques et spatiaux acquis en histoire et en géographie), une forme d’expression (dessin, peinture, sculpture, architecture, arts appliqués, musique, danse, cinéma), et le cas échéant une technique (huile sur toile, gravure...), un artisanat ou une activité créatrice vivante.
L’histoire des arts en relation avec les autres enseignements aide les élèves à se situer parmi les productions artistiques de l’humanité et les différentes cultures considérées dans le temps et dans l’espace. Confrontés à des œuvres diverses, ils découvrent les richesses, la permanence et l’universalité de la création artistique.
En arts visuels comme en éducation musicale, au titre de l’histoire des arts, les élèves bénéficient de rencontres sensibles avec des œuvres qu’ils sont en mesure d’apprécier. Selon la proximité géographique, des monuments, des musées, des ateliers d’art, des spectacles vivants ou des films en salle de cinéma pourront être découverts. Ces sorties éveillent la curiosité des élèves pour les chefs-d’œuvre ou les activités artistiques de leur ville ou de leur région.
L’enseignement d’histoire des arts s’articule sur les six périodes historiques du programme d’histoire ; il prend en compte les six grands domaines artistiques suivants :
- les arts de l’espace : architecture, jardins, urbanisme ;
- les arts du langage : littérature, poésie ;
- les arts du quotidien : objets d’art, mobilier, bijoux ;
- les arts du son : musique, chanson ;
- les arts du spectacle vivant : théâtre, chorégraphie, cirque ;
- les arts visuels : arts plastiques, cinéma, photographie, design, arts numériques.
Des indications concernant ces domaines sont présentées ci-dessous. Par ailleurs, une liste d’œuvres de référence sera publiée dans laquelle chacun puisera à sa convenance.
La Préhistoire et l’Antiquité gallo-romaine
- Architecture préhistorique (un ensemble mégalithique) et antique (des monuments gallo-romains).
- Une mosaïque gallo-romaine.
- Peintures de Lascaux ; une sculpture antique.
Le Moyen Âge
- Architecture religieuse (une église romane ; une église gothique ; une mosquée ; une abbaye) ; bâtiments et sites militaires et civils (un château fort ; une cité fortifiée ; une maison à colombage).
- Un extrait d’un roman de chevalerie.
- Un costume, un vitrail, une tapisserie.
- Musique religieuse (un chant grégorien) et musique profane (une chanson de troubadour).
- Une fête et un spectacle de la culture populaire et nobiliaire (le carnaval, le tournoi).
- Une fresque ; une sculpture romane ; une sculpture gothique ; un manuscrit enluminé.
Les Temps modernes
- Une architecture royale (un château de la Loire, Versailles), une architecture militaire (une fortification) ; une place urbaine ; un jardin à la française.
- Des poésies de la Renaissance ; un conte ou une fable de l’époque classique.
- Une pièce de mobilier et de costume ; un moyen de transport ; une tapisserie.
- Musique instrumentale et vocale du répertoire baroque et classique (une symphonie ; une œuvre vocale religieuse). Une chanson du répertoire populaire.
- Un extrait de pièce de théâtre.
- Des peintures et sculptures de la Renaissance, des XVIIème et XVIIIème siècles (Italie, Flandres, France).
Le XIXème siècle
- Une architecture industrielle (une gare). Urbanisme : un plan de ville.
- Des récits, des poésies.
- Des éléments de mobilier et de décoration et d’arts de la table (Sèvres, Limoges).
- Extraits musicaux de l’époque romantique (symphonie, opéra).
- Un extrait de pièce de théâtre, de ballet.
- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux (romantisme, réalisme, impressionnisme) ; un maître de la sculpture ; un court-métrage des débuts du cinématographe ; des photographies d’époque.
Le XXème siècle et notre époque
- Architecture : ouvrages d’art et habitat.
- Des récits, nouvelles, récits illustrés, poésies.
- Design graphique (une affiche) ; design de transport (un train).
- Des musiques du XXème siècle (dont jazz, musiques de films, chansons).
- Spectacle de mime, de cirque, de théâtre ; un extrait d’un spectacle de danse moderne ou contemporaine.
- Quelques œuvres illustrant les principaux mouvements picturaux contemporains ; une sculpture ; des œuvres cinématographiques (dont le cinéma muet) et photographiques ; des œuvres cinématographiques illustrant les différentes périodes historiques.

TECHNIQUES USUELLES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

La culture numérique impose l’usage raisonné de l’informatique, du multimédia et de l’internet. Dès l’école primaire, une attitude de responsabilité dans l’utilisation de ces outils interactifs doit être visée. Le programme du cycle des approfondissements est organisé selon cinq domaines déclinés dans les textes règlementaires définissant le B2i :
- s’approprier un environnement informatique de travail ;
- adopter une attitude responsable ;
- créer, produire, traiter, exploiter des données ;
- s’informer, se documenter ;
- communiquer, échanger.
Les élèves apprennent à maîtriser les fonctions de base d’un ordinateur : fonction des différents éléments ; utilisation de la souris, du clavier. Ils sont entraînés à utiliser un traitement de texte, à écrire un document numérique ; à envoyer et recevoir des messages. Ils effectuent une recherche en ligne, identifient et trient des informations.
Les technologies de l’information et de la communication sont utilisées dans la plupart des situations d’enseignement.

INSTRUCTION CIVIQUE ET MORALE

L’instruction civique et l’enseignement de la morale permettent à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance s’affirment.
Elle le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets posés par sa vie d’écolier et, par là-même, de prendre conscience de manière plus explicite des fondements même de la morale : les liens qui existent entre la liberté personnelle et les contraintes de la vie sociale, la responsabilité de ses actes ou de son comportement, le respect de valeurs partagées, l’importance de la politesse et du respect d’autrui.
En relation avec l’étude de l’histoire et de la géographie, l’instruction civique permet aux élèves d’identifier et de comprendre l’importance des valeurs, des textes fondateurs, des symboles de la République française et de l’Union européenne, notamment la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.
Au cours du cycle des approfondissements, les élèves étudient plus particulièrement les sujets suivants :
1. L’estime de soi, le respect de l’intégrité des personnes, y compris de la leur : les principales règles de politesse et de civilité, les contraintes de la vie collective, les règles de sécurité et l’interdiction des jeux dangereux, les gestes de premier secours, les règles élémentaires de sécurité routière, la connaissance des risques liés à l’usage de l’internet, l’interdiction absolue des atteintes à la personne d’autrui.
2. L’importance de la règle de droit dans l’organisation des relations sociales qui peut être expliquée, à partir d’adages juridiques (“nul n’est censé ignorer la loi”, “on ne peut être juge et partie”, etc.).
3. Les règles élémentaires d’organisation de la vie publique et de la démocratie : le refus des discriminations de toute nature, la démocratie représentative (l’élection), l’élaboration de la loi (le Parlement) et son exécution (le Gouvernement), les enjeux de la solidarité nationale (protection sociale, responsabilité entre les générations).
4. Les traits constitutifs de la nation française : les caractéristiques de son territoire (en relation avec le programme de géographie) et les étapes de son unification (en relation avec le programme d’histoire), les règles d’acquisition de la nationalité, la langue nationale (l’Académie française).
5. L’Union européenne et la francophonie : le drapeau, l’hymne européen, la diversité des cultures et le sens du projet politique de la construction européenne, la communauté de langues et de cultures composée par l’ensemble des pays francophones (en relation avec le programme de géographie).

DEUXIÈME PALIER POUR LA MAÎTRISE DU SOCLE COMMUN : COMPÉTENCES ATTENDUES À LA FIN DU CM2

Compétence 1 :
La maîtrise de la langue française
L’élève est capable de :
- s’exprimer à l’oral comme à l’écrit dans un vocabulaire approprié et précis ;
- prendre la parole en respectant le niveau de langue adapté ;
- lire avec aisance (à haute voix, silencieusement) un texte ;
- lire seul des textes du patrimoine et des œuvres intégrales de la littérature de jeunesse, adaptés à son âge ;
- lire seul et comprendre un énoncé, une consigne ;
- comprendre des mots nouveaux et les utiliser à bon escient ;
- dégager le thème d’un texte ;
- utiliser ses connaissances pour réfléchir sur un texte (mieux le comprendre, ou mieux l’écrire) ;
- répondre à une question par une phrase complète à l’oral comme à l’écrit ;
- rédiger un texte d’une quinzaine de lignes (récit, description, dialogue, texte poétique, compte rendu) en utilisant ses connaissances en vocabulaire et en grammaire ;
- orthographier correctement un texte simple de dix lignes - lors de sa rédaction ou de sa dictée - en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire ainsi qu’à la connaissance du vocabulaire ;
- savoir utiliser un dictionnaire.

Compétence 2 :
La pratique d’une langue vivante étrangère
L’élève est capable de :
- communiquer : se pr&ea

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