Blog

  • Le pouvoir du moment présent.

    Une lecture inoubliable pour moi, un choc immense.

    http://www.letransmuteur.net/le-pouvoir-du-moment-present-de-eckhart-tolle/

    Eckhart Tolle est né en Allemagne et y a passé les treize premières années de sa vie. Après des études universitaires à Londres, il s’orienta vers la recherche et, dans ce cadre, dirigea même un groupe à l’université de Cambridge. À l’âge de 29 ans, il connut une profonde évolution spirituelle qui le transfigura et changea radicalement le cours de son existence.

    Il consacra les quelques années suivantes à comprendre, intégrer et approfondir cette transformation qui marqua chez lui le début d’un intense cheminement intérieur.

    Au cours des dix dernières années, il fut conseiller et enseignant spirituel auprès d’individus et de petits groupes en Europe et en Amérique du Nord. Depuis 1996, il vit à Vancouver, (Colombie-Britannique). Grâce à ses livres, un plus grand auditoire pourra enfin profiter de ses enseignements.

    Voici la version abrégée du livre audio :

    (Achetez le double CD audio) (Achetez ce livre)

    Le pouvoir du moment présent01. Vous n’êtes pas votre mental

    02. Se sortir de la souffrance par la conscience

    03. Plonger dans le moment présent

    04. Les stratégie du mental pour éviter le moment présent

    05. La présence en tant qu’état

    06. Le corps subtil

    07. Diverses portes d’accès au non-manifeste

    08. Les relations éclairées

    09. Au-delà du bonheur et du tourment, la paix

    10. La signification du lâcher-prise

    (narration: Vincent Davy)

    Eckhart Tolle nous enseigne qu’il est possible de vivre sans souffrance, sans anxiété et sans névrose. Mais pour atteindre cet état d’éveil nous devons arriver à comprendre que nous sommes nous-mêmes les créateurs de notre propore souffrance. Que notre mental – et non pas les autres et notre monde environnant – est à l’origine de nos problèmes. C’est notre mental, avec son flot presque continu de pensées, qui se soucie du passé et s’inquiète de l’avenir qu’il faut apprendre à maîtriser.

    Pour entreprendre ce périple vers le pouvoir du moment présent, il nous faut laisser derrière nous notre esprit analytique et le faux moi qu’il a créé, c’est-à-dire l’ego.

    Dès le début du premier chapitre, nous nous élevons rapidement vers des hauteurs où nous pourrons respirer un air plus léger propre à la spiritualité. Même si le périple où Eckhart Tolle nous emmène présente des défis, le langage qu’il emploie est simple et le format question-réponse qu’il a choisi constitue un guide rassurant. Les mots ne sont eux-mêmes que des panneaux indicateurs.

    Si nous réussissons à être totalement dans ici-maintenant et à faire chaque pas dans le moment présent, si nous réussissons aussi à vraiment appréhender les réalités que sont notre corps énergétique, le lâcher-prise, le pardon et le non-manifeste, nous saurons nous ouvrir au pouvoir transformateur de l’instant présent.

    « L’être est la vie éternelle et omniprésente. Il existe au-delà de toutes les formes assujetties au cycle de la vie et de la mort. L’être vous est accessible maintenant comme étant votre véritable nature. Mais n’essayez pas de le comprendre avec votre mental. Vous ne pouvez le saisir que lorsque votre mental s’est tu et que vous êtes pleinement et intensément présent. Retrouver la conscience de l’Être et se maintenir dans cet état de réalisation, c’est cela l’illumination. »

    L’origine du livre « Le Pouvoir du Moment Présent »

    Le passé ne m’est pas d’une grande utilité et j’y pense rarement. Cependant, j’aimerais vous raconter rapidement comment j’en suis venu à devenir un guide spirituel et comment ce livre a vu le jour.

    Jusqu’à l’âge de treize ans, j’ai vécu dans un état presque continuel d’anxiété ponctué de périodes de dépression suicidaire.

    Aujourd’hui, j’ai l’impression de parler d’une vie passée ou de la vie de quelqu’un d’autre.

    Une nuit, peu après mon vingt-neuvième anniversaire, je me réveillai aux petites heures avec une sensation de terreur absolue. Il m’était souvent arrivé de sortir du sommeil en ayant une telle sensation, mais cette fois-ci c’était plus intense que cela ne l’avait jamais été. Le silence nocturne, les contours estompés des meubles dans la pièce obscure, le bruit lointain d’un train, tout me semblait si étrange, si hostile et si totalement insignifiant que cela créa en moi un profond dégoût du monde. Mais ce qui me répugnait le plus dans tout cela, c’était ma propre existence. À quoi bon continuer à vivre avec un tel fardeau de misère ? Pourquoi poursuivre cette lutte ? En moi, je sentais qu’un profond désir d’annihilation, de ne plus exister, prenait largement le pas sur la pulsion instinctive de survivre.

    « Je ne peux plus vivre avec moi-même. » Cette pensée me revenait sans cesse à l’esprit. Puis, soudain, je réalisai à quel point elle était bizarre. « Suis-je un ou deux ? Si je ne réussis pas à vivre avec moi-même, c’est qu’il doit y avoir deux moi : le « je » et le moi » avec qui le « je » ne peut pas vivre. ». « Peut-être qu’un seul des deux est réel », pensai-je.

    Cette prise de conscience étrange me frappa tellement que mon esprit cessa de fonctionner. J’étais totalement conscient, mais il n’y avait plus aucune pensée dans ma tête. Puis, je me sentis aspiré par ce qui me sembla être un vortex d’énergie. Au début, le mouvement était lent, puis il s’accéléra.

    Une peur intense me saisit et mon corps se mit à trembler. J’entendis les mots « ne résiste à rien », comme s’ils étaient prononcés dans ma poitrine. Je me sentis aspiré par le vide. J’avais l’impression que ce vide était en moi plutôt qu’à l’extérieur. Soudain, toute peur s’évanouit et je me laissai tomber dans ce vide. Je n’ai aucun souvenir de ce qui se passa par la suite.

    Puis les pépiements d’un oiseau devant la fenêtre me réveillèrent. Je n’avais jamais entendu un tel son auparavant. Derrière mes paupières encore closes, ce son prit la forme d’un précieux diamant. Oui, si un diamant pouvait émettre un son, c’est ce à quoi il ressemblerait. J’ouvris les yeux. Les premières lueurs de l’aube fusaient à travers les rideaux. Sans l’intermédiaire d’aucune pensée, je sentis, je sus, que la lumière est infiniment plus que ce que nous réalisons. Cette douce luminosité filtrée par les rideaux était l’amour lui-même. Les larmes me montèrent aux yeux. Je me levai et me mis à marcher dans la pièce. Je la reconnus et, pourtant, je sus que je ne l’avais jamais vraiment vue auparavant. Tout était frais et comme neuf, un peu comme si tout venait d’être mis au monde. Je ramassai quelques objets, un crayon, une bouteille vide, et m’émerveillai devant la beauté et la vitalité de tout ce qui se trouvait autour de moi.

    Ce jour-là, je déambulai dans la ville, totalement fasciné par le miracle de la vie sur terre, comme si je venais de venir au monde.

    Pendant les cinq mois qui suivirent, je vécus sans interruption dans une grande béatitude et une paix profonde. Par après, cela diminua d’intensité ou telle fut mon impression peut-être parce que cet état-là m’était devenu naturel. Je pouvais encore fonctionner dans le monde même si je réalisais que rien de ce que je faisais n’aurait pu ajouter quoi que ce soit à ce que j’avais déjà.

    Bien entendu, je savais que quelque chose de profondément significatif m’était arrivé, sans toutefois comprendre de quoi il s’agissait. Ce ne fut que plusieurs années plus tard, après avoir lu des textes sur la spiritualité et passé du temps avec des maîtres spirituels, que je compris qu’il m’était arrivé, à moi, tout ce que le monde cherchait. Je compris que l’intense oppression occasionnée par la souffrance cette nuit-là devait avoir forcé ma conscience à se désengager de son identification au moi malheureux et plein de peur profonde, qui en fin de compte n’était qu’une fiction. Ce désengagement avait dû être si total que ce faux moi souffrant s’effondra immédiatement, comme un ballon qui se dégonfle quand on enlève le bouchon. Tout ce qui restait, c’était ma véritable nature, l’éternel je suis, la conscience dans son état vierge avant l’identification à la forme. Plus tard, j’appris également à retourner en moi, dans ce royaume intemporel et immortel que j’avais au début perçu comme un vide, tout en restant pleinement conscient. Je connus des états de béatitude et de grâce tels qu’il est difficile de les décrire et qu’ils éclipsent même la première expérience que je viens de décrire. Il fut un temps, pendant une certaine période, où il ne me resta plus rien sur le plan concret. Pas de relations, pas d’emploi, aucune identité sociale. Je passai presque deux ans assis sur les bancs de parcs dans un état de joie la plus intense qui soit.

    Mais même les plus belles expériences ont une fin. Il y a peut-être quelque chose de plus important que n’importe quelle expérience, et c’est la paix sous-jacente qui ne m’a jamais quitté depuis ce jour-là. Elle est parfois très puissante, presque palpable, et les autres peuvent la sentir aussi. À d’autres moments, elle est plus en arrière-plan, semblable à une mélodie de fond.

    Plus tard, les gens sont venus me voir à l’occasion en me disant : « Je veux arriver à la même chose que vous. Pouvez-vous m’y amener ou me montrer comment faire ? » Et je leur répondais:

    « Mais vous y êtes déjà. Vous ne pouvez pas le sentir parce que votre mental fait trop de bruit. » Cette réponse s’élabora et devint plus tard le livre que vous tenez entre les mains.

    En un rien de temps, je me retrouvai de nouveau avec une identité.

    J’étais devenu un enseignant spirituel …

    Mots-clefs :, , , , , , , , , , , , , , , , ,

    5 commentaires pour “« Le pouvoir du moment présent » de Eckhart Tolle”
    1. Nono dit :

      J’ai découvert Eckhart Tollé complètement par hasard (mais y a t-il un hasard ?) en cherchant des livres de spiritualité sur le net. J’ai alors écouté ses douze CD audios disponibles plusieurs fois tout en faisant autre chose grâce à mon baladeur pendant des mois. Sans aucune intervention de ma part, je suis bien obligé de reconnaitre que j’ai connu il y a plusieurs mois d’une manière complètement inattendue, un véritable éveil spirituel. Peut-on dire que ma conscience a atteint un stade plus élevé ? Je n’en sais rien. Tout ce que je peux dire, c’est qu’à partir de ce moment, toute mon expérience quotidienne s’est complètement transformée. Quelque chose s’est débloqué. Toutes mes peurs se sont envolées. Une quiétude inconcevable m’habite depuis et ne me quitte plus. Ce qui m’a le plus frappé et qui m’étonne encore, c’est l’augmentation considérable de mon acuité auditive, probablement suite à la disparition de mon bavardage intérieur, je perçois des sons dont je n’avais jamais eu conscience autour de moi. Je perçois le silence et la beauté qui réside dans celui-ci. Etant la majeure partie du temps, dans l’ici et maintenant, toute mon anxiété provoqué par ma projection d’un futur incertain s’est envolée. La tension résiduelle provoquée par la souffrance dont l’égo est l’origine me saute aux yeux chez la plupart des personnes que je rencontre. J’essaye de leur montrer le chemin mais je ne peux pas l’arpenter à leur place. Je voudrais un jour me trouver devant cette personne et lui dire simplement « Merci pour tout. » Un véritable bienfait pour l’humanité.

      De Mars à Mai 2008, pendant dix semaines, un évènement sans précédent a eu lieu tous les lundis: la célèbre animatrice de télévision américaine Oprah Winfrey à reçu Eckhart Tolle pour commenter son livre « Nouvelle Terre », dans une émission diffusée en direct sur Internet. Cet échange, où l’on traite de spiritualité avec un des grands maitres de notre temps dans ce domaine, a été et est toujours visionné et téléchargé par des millions de personnes à travers le monde. Une personne généreuse s’est chargée de proposer ces vidéos avec une traduction en français :

    2. http://nouvelleterre.filialise.com/

    Lire la suite

  • Le parfum des fleurs.

    Jarwal le lutin, tome 4

    "Mon père m’a appris une chose à laquelle je tiens. Ne te crée pas de tourments dont tu ne peux te défaire. Je ne peux rien contre ce désastre. Je ne peux rien au regard du passé. Et vouloir comprendre la folie des hommes en usant de mon raisonnement me conduirait à une impasse. Comme si je voulais parfumer des excréments avec des pétales de roses. Les fleurs ne méritent pas un tel usage.

    -Mais ça ne règle rien non plus dans la réalité.

    -Qu’est-ce que tu appelles la réalité Marine ? Le monde agité des hommes n’est pas la réalité mais une excroissance de leurs illusions. L’illusion de leurs pouvoirs. Mais laisse passer dix mille ans et reviens voir. Ceux qui sont morts dans l’illusion ont-ils saisi le parfum des fleurs ? »

    Lire la suite

  • Court métrage

     Varmints (2008 - UK)
    Confrontée à l’urbanisme massif, à l’indifférence et à l’inconscience, une petite créature lutte pour conserver un peu de la paix qu’elle a connue autrefois.

    Lire la suite

  • Lettres aux écoles 7

    "La mémoire n'a pas de place dans l'art de vivre. La relation humaine est l'art de vivre. Si la mémoire intervient dans une relation, ce n'est plus une relation. La relation a lieu entre les êtres humains, pas entre leurs mémoires. C'est cette mémoire qui divise et crée les différents, l'opposition entre le toi et le moi. Ainsi, la pensée, qui est le souvenir, n'a absolument aucune place dans la relation. Cela est l'art de vivre.

    La relation s'établit avec toutes choses, avec la nature, les oiseaux, les rochers, avec tout ce qui existe autour de nous, avec les nuages, les étoiles et le ciel bleu. Toute existence est relation. Sans relation, pas de vie. Nous vivons dans une société en dégénérescence parce que nous avons corrompu les relations humaines.

    Il ne peut y avoir un art de vivre que lorsque la pensée ne contamine pas l'amour. "

    Krishnamurti.


     

    Il convient également d'oeuvrer à être en relation avec soi-même et non avec sa mémoire. Sinon, il sera bien entendu impossible d'être en relation avec les autres. Car qui serait en relation si ce n'est qu'une mémoire ?

    Et là, je pense que la tache est immense, à l'échelle d'une vie entière. Quand je parle des conditionnements éducatifs, sociétaux, familiaux, historiques, il est bien entendu que tout est fondé sur la mémoire. Nos pensées sont des mémoires incessamment réactivées.

    Il nous faut apprendre à penser librement, nouvellement, comme à chaque naissance, comme si à chaque instant nous apprenions à ne plus rien savoir.

    Il ne s'agit pas bien évidemment de ne plus savoir rouler à vélo mais d'apprendre à "être" sur son vélo, consciemment, il ne s'agit pas de ne plus savoir entretenir son potager mais d'apprendre à être relié à la terre, il ne s'agit pas de désapprendre pour recommencer à accumuler du savoir mais juste de saisir la nécessité essentielle, vitale, permanente, d'aimer... 

  • Censure.

    Sans nouvelles d’Islande : Pourquoi ?

    Silence radio sur l’Islande !

    Source : liste partidegauche 84

    samedi 31 mars 2012, par Forum Civique Européen

    Si quelqu’un croit qu’il n’y a pas de censure actuellement, qu’il nous dise pourquoi les journaux n’ont absolument rien dit ces dernières semaines sur ce qui se passe en Islande. Ou si le mot censure est considéré comme un terme exagéré dans le politiquement correct ou cela ne peut plus se dire : pourquoi on écarte ces informations qui viennent d’être adressées à Journarles par un lecteur ? Arrêt sur texte. Trois minutes . Instructif.

    En Islande,


    - le peuple a fait démissionner un gouvernement au complet,
    - les principales banques ont été nationalisées et il a été décidé de ne pas payer la dette qu’elles avaient contractée auprès de banques de Grande Bretagne et de Hollande, dette générée par leur mauvaise politique financière
    - une assemblée populaire vient d’être créée pour réécrire la Constitution.

    Et tout cela, pacifiquement. Toute une révolution contre le pouvoir qui a conduit à cette crise. Voilà pourquoi rien n’a été publié pendant deux ans. Que se passerait-il si les citoyens européens en prenaient exemple ? Brièvement, voici l’histoire des faits :

    - 2008 : La principale banque du pays est nationalisée. La monnaie s’effondre, la bourse suspend son activité. Le pays est en banqueroute.
    - 2009 : Les protestations citoyennes contre le Parlement font que des élections anticipées sont convoquées et qu’elles provoquent la démission du Premier Ministre et, en bloc, de tout le gouvernement. La situation économique désastreuse du pays persiste. Par le biais d’une loi, il est proposé à la Grande Bretagne et à la Hollande le remboursement de la dette par le paiement de 3.500 millions d’euros, montant que paieront mensuellement toutes les familles islandaises pendant les 15 prochaines années à un taux d’intérêt de 5%.
    - 2010 : le peuple descend à nouveau dans la rue et demande que la loi soit soumise à référendum. En janvier 2010, le Président refuse de ratifier cette loi et annonce qu’il y aura une consultation populaire. En mars, le référendum a lieu et le NON au paiement de la dette remporte 93% des voix. Pendant ce temps, le gouvernement a entamé une investigation pour régler juridiquement les responsabilités de la crise. Les détentions de plusieurs banquiers et cadres supérieurs commencent. Interpol lance une enquête et tous les banquiers impliqués quittent le pays. Dans ce contexte de crise, une assemblée est élue pour rédiger une nouvelle Constitution qui reprend les leçons apprises de la crise et qui se substitue à l’actuelle qui est une copie de la constitution danoise.

    Pour ce faire, on a recours directement au peuple souverain. On élit 25 citoyens sans filiation politique parmi les 522 qui se sont présentés aux candidatures. Pour cela, il faut être majeur et recueillir le soutien de 30 personnes.

    L’assemblée constituante commence ses travaux en février 2011 afin de présenter, en partant des avis collectés dans les diverses assemblées qui ont eu lieu dans tout le pays, un projet de Grande Charte. Elle doit être approuvée par l’actuel parlement ainsi que par celui qui sera constitué après les prochaines élections législatives.

    Voici, en bref, l’histoire de la Révolution Islandaise :

    1. - Démission en bloc de tout un gouvernement
    2. - Nationalisation de la banque
    3. - Référendum pour que le peuple puisse se prononcer sur les décisions économiques fondamentales
    4. - emprisonnement des responsables de la crise et
    5. - réécriture de la constitution par les citoyens

    Nous a-t-on parlé de cela dans les médias européens ? En a-t-on parlé dans les débats politiques radiophoniques ? A-t-on vu des images de ces faits à la TV ? Bien sûr que non ! Le peuple islandais a su donner une leçon à toute l’Europe en affrontant le système et en donnant une leçon de démocratie au reste du monde. SI CE MESSAGE VOUS PARAIT INTÉRESSANT, DIFFUSEZ-LE A BEAUCOUP DE GENS QUI NE LE SAVENT PAS !

    Voici un petit complément extrait de CADTM

    Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

    Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

    Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

    C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

    Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

    Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

    Pour se renseigner directement auprès de l’Assemblée constituante en Island

    Lire la suite

  • Méta-conscience (spiritualité)

    « L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature mais c’est un roseau pensant. Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser ; une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer.

    Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue puisqu’il sait qu’il meurt et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien.

    Toute notre dignité consiste donc en la pensée. C’est de là qu’il faut nous relever et non de l’espace et de la durée, que nous ne saurions remplir. Travaillons donc à bien penser ; voilà le principe de la morale. »

    « Les Pensées »

    Blaise Pascal


     

    Un texte qui ne plaide pas en faveur de l’homme finalement. Publié en 1670…

    Je n’accorde pas la même valeur à la pensée pour la simple raison qu’elle est à mes yeux un phénomène secondaire au regard de la conscience. La pensée commente mais elle ne saisit pas.  C’est la conscience qui porte le juste.

    Travaillons donc à être conscient. Et pour se faire apprenons à ne plus être soumis à la pensée.


     

    « Tous les livres prétendument sacrés sont le produit de la pensée.  

    La pensée a conçu la turbine et les grands temples de la terre, la fusée et aussi l’hostilité chez l’homme. La pensée est responsable des guerres, du langage que nous utilisons et de l’image créée par la main de l’homme ou par son esprit. La pensée domine la relation. La pensée a décrit ce qu’est l’amour, les cieux et les affres du malheur. L’homme adore la pensée, il en admire les subtilités, les astuces, la violence et les cruautés commises au nom d’une cause. La pensée a fait faire de grands progrès à la technologie en même temps qu’à sa capacité de destruction. Telle est l’histoire de la pensée qui s’est répétée tout au long des siècles. »

    « Lettres aux écoles »

    Krishnamurti


     

    Pascal disait qu’il fallait penser juste, qu’il fallait travailler à bien penser, que c’était une question de morale.  Mais elle est insuffisante cette morale et elle ne suppléera jamais aux manquements de pensées des hommes. C’est bien pour cela d’ailleurs qu’il prônait l’autorité des gouvernements et même celle de Dieu.  

    La pensée ne peut pas être éduquée par la morale parce que la morale, elle-même,  est issue de la pensée des hommes.  Le problème est bien réel mais le problème existe parce qu’à l’origine, la pensée a été présentée comme la délivrance, l’évolution, le tremplin. La morale devait en contenir les déviances. Elle n’y est pas parvenue.  

    La pensée, elle-même,  n’est qu’une excroissance. Elle n’est pas le nœud essentiel.  

    De croire que la pensée pouvait réfréner, guider, élever, canaliser, cadrer, éduquer, moraliser, relevait de l’utopie. Mais l’idée comblait le vide laissé par l’anthropocentrisme que Galilée et ses confrères avaient fait voler en éclat. La blessure narcissique pouvait cicatriser. L’homme possédait le don ultime, la pensée qui guiderait son avancée à travers les siècles.  La terre n’était plus au centre de l’Univers mais l’homme était au centre de l’intelligence par l’intermédiaire de sa pensée. Il ne restait qu’à établir un répertoire du bon usage…

    Personne n’en est jamais venu à bout.

     

    Qu’a-t-il donc manqué ?

    L’humilité.

    La contemplation.

    L’amour.

    La sérénité.

    La plénitude des choses acquises.

    La simplicité volontaire…

    Il aurait suffi de ne jamais oublier la source. La méta-conscience. Non pas la conscience de soi à travers les pensées car cela n’est jamais que le rétablissement de l’anthropocentrisme mais une conscience de l’énergie vitale. Lorsque Blaise Pascal attribue à l’homme un pouvoir plus grand que celui de l’Univers, il omet l’hypothèse que nous ne soyons qu’une pensée de l’Univers.  Il préfère attribuer la création de l’homme à un Dieu et ce Dieu est bien évidemment empli de bienveillance envers l’homme. Nous sommes toujours dans l’anthropocentrisme…

    Dieu, s’il existe, n’est qu’un ouvrier dont la Nature est l’architecte.  Les hommes se sont attachés à l’ouvrier parce qu’il était plus facile de le faire parler. Un esprit bourru et obstiné, facilement manipulable.

    La pensée religieuse n’est qu’un tract syndicaliste.

    Il faut remonter beaucoup plus en avant…

    La matière est énergie et l'énergie est consciente.

    La pensée, à son origine, est issue de la conscience lorsque cette pensée est consciente d'elle-même mais qu’elle parvient surtout à établir une observation de cette méta-conscience. La conscience auto-réflexive n’est qu’un serpent qui se dévore.  

    Si ma pensée se nourrit de cette méta-conscience et me permet de la saisir, alors ma conscience reste reliée à l'énergie et la forme qu'a prise cette énergie à travers la matière qui me constitue est un calice dans lequel je me dois d'explorer la méta-conscience.

    Il ne doit y avoir aucune rupture.

    Krishnamurti disait que « si l’homme perd le contact avec la nature, il perd immanquablement le contact avec les êtres humains. »

    On pourrait penser qu’au regard de la vie dans les mégapoles, les êtres humains ont cherché bien au contraire à s’extraire de la nature pour être uniquement centrés sur eux-mêmes, leurs semblables, loin des dangers et des aléas de la nature. Mais il n’en est rien finalement. Ces hommes sont effectivement séparés des êtres humains étant donné qu’il n’y a aucun être humain dans ces mégapoles… Nous sommes des êtres de nature. La méta-conscience est une énergie vitale. Pas un architecte urbain. Les hommes qui s’extraient de la nature s’extraient de leur nature. Ils ne sont donc pas des êtres humains mais des entités séparées de tout.

    Il ne leur reste que les egos.

    Et leurs pensées.

    La boucle est bouclée.

    Le désastre est consommé.

    La nature est le reflet de celle qui vibre en nous. Le chant des oiseaux est un pépiement d’atomes.  Et le ballet des atomes est la symphonie d’une Conscience.

     

  • Jarwal le lutin : Quelques traces encore.

    Il n'est plus vendu mais il existe toujours. Et il a laissé des traces.

    Il reviendra. Je ferai ce qu'il faut pour ça.

    Travailler.

     

    http://www.frenchwritersworldwide.com/book-of-the-month/jarwal-le-lutin-tome-1

     

    Jarwal le lutin. tome 1

     ROMAN JEUNESSE de Thierry Ledru.

    Il suffisait d’écouter les discussions des arbres pour connaître les moindres

    détails de la vie de la grande forêt. Le bruissement des feuillages,

    emplissait l’air de confidences. Ce matin-là, il cueillait des myrtilles sous le

    sommet du Capotet quand un murmure gonfla au cœur des arbustes.

    Le lutin Jarwall mit ses pensées de côté, tendit l’oreille et peu à peu le

    message s’éclaircit.

    Les grands hêtres et les châtaigniers près du torrent racontaient que trois

    enfants, Marine, Rémi et Léo, voulaient atteindre le sommet de la montagne.

     

    Dès que vous ouvrez ce livre, un bol d’air frais et vivifiant vous envahit, vous respirez mieux, votre rythme cardiaque s’apaise comme si vous caressiez votre chat, vos pensées sont imprimées des fleurs sauvages des montagnes, vos souvenirs de promeneurs remontent à la surface et vous avez envie d’y entrer à pieds nus… 

    «Gwendoline, l’amour de sa vie, elle était si inventive, chantonnait à longueur de journées, avec le vent dans les arbres, avec le silence des sous-bois, les mélodies des insectes, elle bourdonnait avec les abeilles, récitait des poésies aux fleurs, parlait aux nuages, écoutait leurs histoires dans la pluie qui tombe, leurs voyages autour de la terre, les grandes traversées au-dessus des océans, par-delà les montagnes, elle traduisait les chants des torrents, elle apprenait l’histoire du monde dans les murmures des fossiles, cueillait les plantes en les remerciant pour les tisanes et les soins qu’elle prodiguait, elle caressait les écorces et posait son oreille sur les troncs, partageant avec eux les mémoires de sève, et toujours ce rire dans ses yeux, cet éblouissement infatigable pour les beautés du monde, cet amour de la vie… »

     

    Thierry Ledru dans son premier tome « Jarwal le Lutin » propose aux enfants, un parcours initiatique, un chemin de vie, sentier de montagne à travers une trouée de verdure gorgée de soleil.

    Il fait découvrir aux enfants le sens caché des choses et des mots, en utilisant l’observation de phénomènes naturels simples.

    Thierry Ledru, nous présente les mots comme des êtres à comprendre.

    Le sens de la lumière, rayons du soleil indispensables « la vie végétale sous toutes ses formes tendait ses fibres affamées vers l’astre pour montrer aux humains la voie à suivre » mais aussi «  la lumière ( /la vérité) peut aussi être un danger, quand on ne sait pas la recevoir, certains se sont crû prêts et sont devenus fous. »

    Une lumière trop forte nous aveugle, certains croient que le progrès est une lumière favorable, ils n’ont pas su apprendre l’essentiel. "Ils ont détourné la lumière et ils ont fini par penser qu’elle venait d’eux ! " .

     

    Il leur fait comprendre que nos pieds nous rattachent à la terre ( attraction de la terre) mais que la tête est attirée par le ciel et que cette attirance devenant désir de curiosités intelligentes est le départ d’une évolution spirituelle.

    Les commentaires des enfants sont des signes audibles de leur compréhension.

    Léo : "Pourquoi ne pas parler à tout le monde ?" Marine : " Parce que nous serions pourchassés, Léo .Regarde les peuples minoritaires qui peuplent encore cette planète, ceux qui sont encore en contact avec la Nature, ceux qui l’aiment et la respectent. Ils sont parqués, humiliés, exterminés parfois, beaucoup ont même déjà totalement disparu" p 37

    Rémi : « les pommes que l’on mange en montagne après l’effort sont meilleures que celles que l’on mange à la maison.. » p31 En s’investissant dans le moment présent, on ne vit pas de l’attente d’une chose que l’on espère...Restez dans l’attente c’est perdre son temps dans la fuite en avant.

    Thierry Ledru  explique aux enfants que nos pensées construisent la réalité.

    Marine : " Beaucoup de choses sont possibles, sauf celles qu’on juge impossibles".

     

    Dans son livre, les enfants sont considérés comme des personnes à part entière, ils ne sont pas ‘trop petits’ pour comprendre et on ne leur dit pas : « on t’expliquera plus tard quand tu seras grand…»

    Non avec Jarwal, le lutin, tous ces moments d’étonnements magiques, sont des énergies fondatrices. Un silence interrogatif, des réflexions secrètes au cœur de chacun…

     

    En lisant Jarwal vous avez là une double lecture, à la fois vous lisez le livre de Thierry Ledru, mais aussi le Livre dont Jarwal est le gardien.

    Dans le roman de Thierry on apprend que Jarwall cherche des êtres qui sont prêts à changer de vie et qui respectent la nature et à ne pas oublier le Petit Peuple.

    Au moment où Jarwal ouvre son propre Livre, remède universel et voie de Sagesse, les enfants deviendront des portes-paroles qui raconteront les Histoires ( de Jarwal) et seront un relais contre l’oubli et l’effacement du Livre.

    Dans ce roman il n’y pas que l’auteur qui écrit, chaque enfant qui participe en mettant ses pas dans ceux de Jarwal, est l’auteur de sa propre histoire parce qu’il a eu la liberté de choisir sa voie.

    Par cette idée remarquable, Thierry Ledru, comble le fossé entre le passé et le futur, il rapproche invisiblement les générations les unes des autres. Car nous aussi lecteurs, nous faisons partis du relais et nous devenons aussi des portes-paroles, conscience remuée par les questionnements du progrès, de l’humanité lancée dans une course folle, nous sommes comme les diffuseurs d’huiles essentielles, huile de la sensibilité du Vrai Regard.

     

    Asseyez-vous sur une grosse pierre plate à côté des enfants… des galettes de châtaignes et un mélange de fruits des bois dans un petit pot en terre, précieusement fermée par un chapeau de feuilles séchées, et lisez Jarwal racontant son histoire….cliquez sur la couverture du livre ci-dessous !

     

    cliquez ici !

     

    En savoir plus sur Thierry Ledru

    Marie-Christine Dehove © frenchwritersworldwide.com

    18 juin 2011.   

     

  • Matière, énergie, conscience (spiritualité)

    La matière est énergie et l'énergie est conscience.

    La pensée est issue de la conscience lorsque cette pensée est consciente d'elle-même et parvient à établir une observation de cette conscience. Un aller-retour qui n'est jamais rompu.

    Si ma pensée se nourrit de cette conscience et me permet de l'élargir, alors ma conscience reste reliée à l'énergie et la forme qu'a prise cette énergie à travers la matière qui me constitue est un calice dans lequel je me dois d'explorer la conscience.

    Il ne doit y avoir aucune rupture.

    Je ne suis pas "en vie", je suis "la vie en moi."

    Parce que j'en ai conscience.