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  • Libraires contre Amazon

    Un article avec le point de vue d'une libraire ET les commentaires qui suivent.

    Personnellement, je n'entre jamais dans une librairie. Prendre ma voiture, aller en ville, dépenser de l'essence, perdre mon temps dans des embouteillages...Non, merci.

    Bon, de toute façon, je n'achète plus de livres :) Pas le temps de les lire.

    Mais le débat est intéressant.


    Loi anti-Amazon : une bonne nouvelle pour nous, libraires, mais aussi pour les lecteurs


    26 réactions | 6503 lu

    Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

    LE PLUS. Les députés viennent d'adopter une loi interdisant aux sites de vente sur internet tels qu'Amazon le cumul du rabais sur le prix du livre et de sa livraison gratuite. Si le texte est voté définitivement, ce rabais de 5% devra être déduit du tarif de la livraison. Une bonne nouvelle pour Fabienne Lafont, libraire en Charente-Maritime, qui espère que cela permettra de recréer du lien avec le client.

    Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

    • Deux femmes dans une librairie lors de la fête du livre le 22 mars 2013 (E.FEFERBERG/AFP)
    •  
    • L’adoption de cette loi par les députés est une très bonne chose pour les libraires, dans la mesure où notre métier est déjà bafoué. Même si je ne ressens les effets néfastes d’internet sur notre chiffre d'affaires que depuis trois ans, la vente en ligne est clairement pénalisante pour nos commerces.
    •  

    Mais contrairement aux idées reçues et à ce qui est véhiculé par les médias, ce n’est pas tant la gratuité des frais de port qui nous porte préjudice. Cette gratuité, les clients l’ont chez moi. Quand ils commandent des livres, je ne répercute pas les frais d'envoi, excepté chez les petits éditeurs où notre marge est inférieure aux coûts postaux .

     

    C'est la rapidité d'Amazon qui nous pénalise, pas ses prix

     

    Ce qui nous pénalise, nous, libraires, est surtout la rapidité des sites internet comme Amazon. Bien qu’il arrive que l’on soit plus rapides en termes de réception que certains sites, nous sommes tributaires des délais incompressibles des éditeurs et des transporteurs, qui varient en fonction de la situation géographique de notre point de vente. Hachette sera par exemple très rapide et nous enverra des livres en 48 heures, tandis que d’autres mettront quasiment une semaine.

     

    La plupart des gens ne sachant pas comment fonctionne l’édition et la distribution des ouvrages, il est normal que certains clients ne comprennent pas ces délais.

     

    Mais cette réalité est à nuancer : je sais par expérience que l’on peut également perdre beaucoup de temps sur internet. Il m’arrive de chercher des livres épuisés sur Amazon et cela ne représente pas toujours un gain de temps, bien au contraire.

     

    Recréer le lien entre les lecteurs et les libraires

     

    Même si les prix pratiqués sur le net ne sont pas réellement la première chose qui nous pénalise, je suis très contente de ce premier pas vers l’interdiction de la livraison gratuite pour les sites de vente en ligne et vers la fin de cette concurrence déloyale. Les frais de port sont très chers – nous payons en moyenne cinq euros en passant par La Poste –, Amazon risque donc d’être désagréablement surpris.

     

    Le lecteur paiera certes plus cher ses livres sur internet. Mais il ne sera pas pénalisé pour la bonne raison que cela permettra de recréer le lien, trop souvent perdu, entre le lecteur et le libraire. C’est une bonne chose pour lui : il va communiquer, apprécier de se faire conseiller, passer un moment convivial avec un commerçant. À condition qu’il en ait le temps. Mais il faut le prendre, le temps est aussi un choix.

     

    Les résumés des livres sur internet ne reflètent pas forcément le contenu. De la même manière, un article élogieux sur un ouvrage ne vous assurera pas que ce même ouvrage vous plaira. Les libraires connaissent mieux les goûts des lecteurs que les critiques. Nous sommes là pour les orienter vers le livre correspondant le mieux à ce qu'ils recherchent à ce moment-là.

     

    Les libraires ont un rôle à jouer dans la société

     

    Dans notre métier, nous faisons beaucoup de psychologie. C’est pourquoi je le défends bec et ongles. Nous avons un rôle à jouer dans la société. On vend de l'information, de la culture, de la distraction, du bien-être, souvent du réconfort et de l'espoir.

     

    Les gens se racontent lorsqu’ils viennent nous voir, ils ont besoin d’être écoutés, conseillés. Qu’ils veuillent un livre pour voyager, pour se changer les idées, pour rire, pour s’informer, ou qu’ils se renseignent pour un cadeau, ils apprécient d’avoir quelqu’un à qui en parler.

     

    Le libraire connait sa clientèle. Comme un coiffeur ou un boulanger, il connait vos goûts. Quand un livre arrive, on sait d’emblée à qui il est susceptible de plaire. Je propose toujours des livres en fonction de ce que les gens me disent. Si au bout de 100 pages, le livre ne leur a pas plu, je leur propose de le rapporter afin de l’échanger contre un autre. C’est assez rare car on essaye de bien cibler, mais cela arrive parfois avec les nouveaux clients dont je ne cerne pas encore bien les goûts.

     

    Il y a pléthore de livres, du merveilleux au très mauvais, ils sont appréhendés différemment en fonction de l'état d'esprit dans lequel on se trouve au moment de sa lecture. Un livre doit vous apporter beaucoup, quelque soit le type de plaisir, sinon vous perdez votre temps. C’est pourquoi les libraires sont importants. Nous sommes au cœur de la vie des gens. Quelque fois, un livre peut sauver la vie de quelqu’un, ou simplement le réconforter. Mais ce livre-là, ce n’est pas internet qui vous le conseillera."

    Propos recueillis par Rozenn Le Carboulec

    Vos réactions (26)

    fred morel

    fred morel a posté le 6-10-2013 à 05:12

    C'est révoltant de lire un billet aussi ringard aujourd'hui. Le lecteur, il veut lire, pas faire des km, ni se ruiner, ni perdre son temps. Et ca me fait doucement rigoler le coup du "conseil". La plupart du temps quand on rentre dans une "librairie" de "passionnés", et que l'on est pas un "habitué/généreux client", on attend des heures et des heures pour avoir un "conseil". Et le pire c'est que ce "conseil" de "passionné" ne sera pas pertinent dans la grande majorité des cas, pour la bonne et simple raison que le "passionné" n'a pas autant de temps qu'il veut bien nous le faire croire, et qu'il n'a pas tout lu. Alors qu'il me suffit d'aller sur des databases de lecture, ou des milliers de "passionnés" anonymes donne un avis sur leurs lectures (myboox, etc). franchement, encore une honte pour les francais.

    Eric Berenger

    Eric Berenger a posté le 5-10-2013 à 22:00

    C'est mort. A tous point de vue , les couts de l’écrit papier font que quel que soit l’agrément de la chose, la disparition ou au moins la marginalisation absolue sont programmées. Les couts de distribution, largement marques par la manipulation des invendus, les couts prohibitifs pour arriver finalement localement a un choix limite.
    Le cout marginal d'une version électronique est nul. Quand a ce qui est d'avoir une vraie relation personnalisée avec les clients, vue la marge sur un titre, cela ne peut fonctionner que sur la base d'un bénévolat, pas d'un équilibre économique. Être libraire n'est plus vraiment une profession, mais presque une forme de militantisme. Un choix de vie personnel. Beaucoup de libraire ont du mal a se dégager un smic. C'est respectable. Jusqu'au stade ou ils demandent d'imposer des contraintes aux autres, et en particulier aux clients, pour leur permettre de continuer a vivre comme ils l'entendent. La suite, si ce n'est pas déjà le cas, ce sera la demande de subvention au nom de la "recréation du lien social, de la non marchandisation de la culture" et autres fadaises dont se servent ceux qui veulent faire financer leurs choix personnels par la société.

    Syn Tagma

    Syn Tagma a posté le 5-10-2013 à 18:30

    Les libraires crient victoire trop vite, cette loi à mon avis ne permettra pas un renversement significatif de la situation... pour plusieurs raisons: la rapidité d'expédition, l'accessibilité et le vaste choix de livres et surtout le gain de temps pour le lecteur (il n'a pas à se déplacer en librairie - parfois éloignée de son domicile, sans oublier certains petits gains additionnels: essence, transport, etc)

    Les libraires devraient au contraire suivre l'exemple d'Amazon (pour le concurrencer) et se créer des sites Internet avec actualisation en temps réel des livres disponibles, ristournes, etc...

    Bref, une énième loi de plus sans intérêt et qui ne changera pas grand chose pour Amazon.

    simali limasi

    simali limasi a posté le 5-10-2013 à 16:08

    pas une bonne nouvelle pour les libraires ni surtout, pour les éditeurs: il n'y a pas que des citadins.
    J'habite à 50km de la première librairie et elle n'accorde pas les 5 % (cultura)!
    une autre met plus de 8 jours à commander un livre qu'il faut ensuite aller chercher alors que je peux l'avoir en 3 jours sur amazon
    il faut aussi que les libraires se réveillent
    quand je vais en ville, j'en profite pour faire les courses que je ne fais pas encore sur le net: pas le temps de fouiller bien longtemps dans les bacs
    de plus, tous les livres que j'ai déjà acheté sur amazon ne sont pas ou plus en librairie
    je ne ferai pas 100 km pour acheter plus cher et bruler du carburant (tant mieux pour la planète)
    je vais acheter une kindle et acheter ou partager des livres format numérique
    pas d'autre solution

    dommage

    Agnès Morin

    Agnès Morin a posté le 5-10-2013 à 15:18

    chère Madame,
    Vous devriez savoir qu'il n'existe pas de librairie dans toutes les communes de France.
    En ce qui me concerne j'habite une commune de plus de 50 000 habitants en banlieue parisienne. En dehors d'un rayon de livres à Monoprix et un à Carrefour nous n'avons pas de librairie; Nous devons donc soit commander par internet, soit nous déplacer (voiture, train, bus...)
    Exemple : Dans le cadre d'un café littéraire j'ai acquis par internet en collection poche "Le colonel Chabert" (1, 50 €) "Chatterton" (3 €) si j'avais du les acheter dans une librairie j'aurai du prendre le train pour Paris (environ 7 € aller-retour) sans être sûre de trouver chez le libraire choisi ces livres sans les commander d'où un nouveau trajet pour aller-retour les chercher ; A noter que les deux livres n'ont pas été acheté à la même époque.
    Et vous voulez nous culpabiliser comme tous ces bobos parisiens qui se prennent pour nos élites parce que nous osons commander sur internet, de plus si ce n'est la FNAC on ose (quel scandale) sur une entreprise américaine ! Nous aimons lire mais nous n'avons pas de raison de payer plus cher que ceux qui ont la chance d'avoir une librairie près de chez eux. Nous allons donc devoir télécharger sur nos E.book et nos tablettes;;et adieu le plaisir de la lecture sur papier !
    cordialement
    une lectrice (plus de 50 livres par an)

    Profil Demerde

    Profil Demerde a posté le 5-10-2013 à 15:10

    à lire l'article et les commentaires, on se rend compte tout simplement que cette loi ne changera pas grand chose pour les consommateurs , à part augmenter les prix des livres commandés sur internet.
    - une bonne partie des livres commandés chez Amazon ne sont pas ou plus disponibles chez le libraire du coin ... donc le prix n'est pas le vrai problème.
    - si il n'y a pas de librairie proche ou pratique d'accès , ça ne changera pas le problème
    - le service rendu par le libraire ... aucun changement suite à cette loi.

    la solution intelligente aurait été d'abroger la loi qui bloque le prix des livres et laisser faire le marché ..

    Agnès Morin

    Agnès Morin a posté le 5-10-2013 à 14:56

    chère Madame,
    Vous devriez savoir qu'il n'existe pas de librairie dans toutes les communes de France.
    En ce qui me concerne j'habite une commune de plus de 50 000 habitants en banlieue parisienne. En dehors d'un rayon de livres à Monoprix et un à Carrefour nous n'avons pas de librairie; Nous devons donc soit commander par internet, soit nous déplacer (voiture, train, bus...)
    Exemple : Dans le cadre d'un café littéraire j'ai acquis par internet en collection poche "Le colonel Chabert" (1, 50 €) "Chatterton" (3 €) si j'avais du les acheter dans une librairie j'aurai du prendre le train pour Paris (environ 7 € aller-retour) sans être sûre de trouver chez le libraire choisi ces livres sans les commander d'où un nouveau trajet pour aller-retour les chercher ; A noter que les deux livres n'ont pas été acheté à la même époque.
    Et vous voulez nous culpabiliser comme tous ces bobos parisiens qui se prennent pour nos élites parce que nous osons commander sur internet, de plus si ce n'est la FNAC on ose (quel scandale) sur une entreprise américaine ! Nous aimons lire mais nous n'avons pas de raison de payer plus cher que ceux qui ont la chance d'avoir une librairie près de chez eux. Nous allons donc devoir télécharger sur nos E.book et nos tablettes;;et adieu le plaisir de la lecture sur papier !
    cordialement
    une lectrice (plus de 50 livres par an)

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  • OVNI

    L'incident Ovni de Téhéran (1976)

    http://www.forum-ovni-ufologie.com/t718-1976-l-incident-ovni-de-teheran-pilote-major-parviz-jafari

    Il s'agit d'un des plus célèbres cas de poursuite avion de chasse/OVNI. A Téhéran, Iran, le 19 septembre 1976, après minuit, au-dessus de la capitale de l'Iran, eurent lieu deux tentatives successives d'intercepter un ovni détecté par les radars au sol et largement signalé par des civils qui le voyaient au-dessus de la ville. A chaque tentative, un contact visuel eut lieu, et les pilotes tentèrent d'armer leur missile et de le lancer, mais à chaque fois les systèmes d'armes furent immédiatement désactivés.


    Major Parviz Jafari F-4E Phantom II 3-6544


    L’incident de Téhéran a eu lieu dans la nuit du 18 au 19 Septembre 1976, en Iran. Il s'agit d'un des plus célèbre cas de poursuite avion de chasse/OVNI. Aucune explication sérieuse n'a pu être fournie pour l'instant, d'autant plus que cet incident a aussi été confirmé par radar. L'affaire a par ailleurs donné lieu à un rapport secret puis déclassifié de la DIA, organisation de renseignement militaire du Pentagone.

    L'incident a été mis la première fois en évidence par la fuite d'un rapport d'évaluation de l'agence de renseignement de la défense US (DIA) vers le NICAP en 1976. Un rapport de trois pages du Département de la Défense (DOD) sous forme de télétype sur le cas a été obtenu par Charles Huffer en 1977 sous la Loi de Liberté de l'Information (FOIA). Une copie du rapport d'évaluation de la DIA était attachée au message. Les caractéristiques principales du message sont reprises ici, avec les extraits cités.

    A environ 12:30 du matin l'Air Force Command Post reçoit les appels de civils au sujet d'un objet rougeoyant dans le ciel. L'observation effective de cet objet rougeoyant lumineux les a menés à envoyer un chasseur à réaction F-4 "Phantom" de Shahrokhi AFB pour l'étudier. Le F-4 décolla à 01:30 du matin et vola vers un point à 40 milles marins au Nord de Téhéran. Alors que le F-4 arrivait sur l'objet, toute son instrumentation et ses moyens de communications (fréquence ultra-haute et intercom) ont été perdues. Le pilote a interrompu l'interception et s'est dirigé de nouveau vers sa base.

        "Quand le F-4 s'est éloigné de l'objet et n'était apparemment plus une menace pour lui, l'avion a regagné tout son instrumentation et ses communications. Un deuxième F-4 a été envoyé à 01:40 heure du matin et l'officier de l'électronique a acquis un verrouillage radar à 27 miles nautiques, 12 heures de position élevée avec une vitesse de rapprochement de 150 noeuds. Quand la distance a diminuée à 25 miles nautiques, l'objet s'est écarté à une vitesse qui était évidente sur l'écran radar et est resté à 25 milles nautiques."

    Le message du DoD a indiqué que la taille mesurée par le radar était comparable à celle d'un avion de transport Boeing 707, bien qu'il ait été difficile discerner sa taille visuelle en raison de son éclat lumineux intense. Les lumières clignotantes comme un stroboscope furent observées par les témoins visuels au sol, elles étaient arrangées dans un pattern alternant les bleus, verts, rouges, et une lumière orange, formant un rectangle. La séquence de clignotement des lumières était tellement rapidement que toutes les couleurs pouvaient être vues en même temps.

    Pendant que la poursuite continuait, un autre objet brillamment lumineux a émergé du premier objet et se dirigea directement vers le F-4 comme un missile, à vitesse élevée. Le pilote a essayé de mettre le feu à un missile AIM-9 dirigé vers l'OVNI, "mais à ce moment son pupitre de commande d'armes s'est instantanément bloqué et il a perdu toutes les communications (fréquence ultra-haute et interphone). A ce moment le pilote fit une manoeuvre tournante et un piqué en G négatif pour fuir. Pendant qu'il tournait l'objet a prise sa suite à ce qui a semblé être environ 3-4 milles marins. Pendant qu'il continuait de s'éloigner loin de l'objet primaire le deuxième objet est allé à l'intérieur de son virage puis est retourné à l'objet primaire qu'il a rejoint dans une trajectoire parfaite."

    Peu de temps après le rendez-vous et le fusionnement des deux objets, un autre objet a émergé de l'autre côté de l'objet primaire et a filé droit vers le sol. L'équipage F-4 l'a observé approcher la terre en comptant voir une explosion, mais à la place il a semblé ralentir et atterrir doucement, illuminant le terrain. Le pilote est descendu à environ 15.000 pieds et a continué à observer et marquer la position de l'objet atterri, avant de revenir sa base. Sur le vol de retour ils ont éprouvé quelques problèmes de vision de nuit qui ont rendu leur atterrissage difficile.

    Au lever du jour l'équipage du F-4 a été conduit à l'emplacement d'atterrissage (un asséché d'un lac) en hélicoptère, mais rien ne put être trouvé. Pendant qu'ils tournaient autour de l'Ouest des lieux ils ont reçu un appel d'un beepeur. Voyant une petite maison au point où le signal était le plus fort, ils ont débarqué et ont interrogé les habitants des environs pour savoir s'ils avaient noté quelque chose d'inhabituel la nuit d'avant. Les gens ont mentionné un bruit fort et un flash lumineux puissant.

    L'évaluation par la DIA dit qu'il s'agit d'un "rapport exceptionnel. Ce cas est un classique qui répond à tous les critères nécessaires pour une étude valide du phénomène OVNI." L'analyse précise que les performances de l'OVNI sont "époustouflantes," notant que l'objet volant à montré une de "capacité de manoeuvre extraordinaire."En 1997, Richard Hall a dépisté l'auteur du rapport de la DIA et l'a interviewé par téléphone. A ce moment-là, l'auteur a exprimé sa bonne volonté pour témoigner en public de ce qu'il sait sur ce cas.

    C'est un cas capital, reconnu par une agence de renseignement des USA, où un OVNI a rencontré un avion militaire, et a réagi d'une façon intelligente et supérieure à la tentative d'interception de l'avion en arrêtant temporairement les systèmes d'armes de l'avion.

     

    La suite de ce documentaire cliquez-ici SVP


    Les faits  

    Vers minuit trente, le 19 septembre 1976, le PC de l'armée de l'air iranienne reçoit plusieurs appels téléphoniques de personnes ayant aperçus des objets lumineux dans le ciel, au nord de Téhéran dans le quartier de Shamiran. Les militaires réalisant qu'aucun hélicoptère ou avion n'en est la cause, ils préviennent le général Yousefi. Le général n'en croit pas un mot et dit à ses subordonnés qu'il doit s'agir d'une simple étoile. Mais après avoir parlé avec le personnel de la tour de contrôle de l'aéroport de Mehrabad, il va voir par lui même et peut observer un grand OVNI lumineux et constater qu'il ne s'agit pas d'une étoile. A 1h30 du matin il envoie un chasseur F-4 Phantom pour éclaircir la situation. Le pilote de l'avion de chasse et son navigateur voient eux aussi l'OVNI, mais arrivé à 45 km de l'objet, les instruments de communications se bloquent. Ils croient à une panne et font demi-tour. Mais une fois reparti à plus de 45 kilomètres de l'OVNI, ils constatent que leurs instruments remarchent.


    Dessin du phénomène observé survolant l'aéroport de Mehrabad par le superviseur de la tour de contrôle Hossein Pirouzzi.

    Peu après, un second F-4 est envoyé, avec la même mission. Le copilote voit l'objet sur son radar, qui a la même signature qu'un Boeing 707. Cependant, en visuel, l'objet émet une lumière éblouissante même à des dizaines de kilomètres, de plusieurs couleurs, ce n'est donc pas un avion de ligne. Les pilotes constatent eux aussi cette même panne des communications à moins de 45 km, tandis que l'objet semble vouloir garder une "distance de sécurité". C'est alors qu'un objet plus petit se "détache" de l'OVNI fonçant à plusieurs fois la vitesse du son sur le F-4. Le pilote tente de tirer un missile AIM-9 Sidewinder pour se défendre mais les commandes d'armements ne marchent plus non plus. L'avion entame alors une manœuvre de fuite, toujours poursuivit par le petit OVNI qui finit par le dépasser, lui couper la route pour enfin faire demi-tour et rejoindre l'OVNI principal. Une fois plus loin, l'avion retrouva l'usage de toutes ses commandes. Peu après, un petit objet quitta à nouveau l'OVNI pour se poser au sol, illuminant durant quelques instants une zone de plusieurs kilomètres, éblouissant les deux pilotes du F-4 qui durent attendre de s'être réaccoutumé à l'obscurité pour atterrir enfin à Mehrabad. Juste avant d'atterrir, le F-4 remarqua un autre OVNI lumineux, cylindrique celui-là.

    Par ailleurs, un avion de ligne souffrit des mêmes défaillances de ses appareils de communications une fois à moins de 45 km de l'objet, alors qu'il allait atterrir à Mehrabad. Peu après, le gros OVNI s'éloigna vers l'Ouest pour disparaitre derrière l'horizon.
     
    Une fois le jour levé, des recherches furent entreprises à l'endroit ou le petit OVNI avait peut-être atterri (une sorte de lac asséché) mais on ne trouva rien. Cependant, des gens habitants près de là dirent avoir vu une forte lumière durant cette nuit et entendu un fort bruit.

    Parviz Jafari


    En 1976 Jafari est lieutenant pilote dans l'IIAF.

    Le 19 septembre 1976 à 01:40, Jafari est envoyé dans son F-4 en reconnaissance vers un phénomène aérien non identifié dans les environs de à Téhéran (Iran). Arrivé en vue de l'objectif, son radar lui révèle que l'ovni est de la taille d'un Boeing 707. L'objet émêt des lumières clignotantes et colorées, comme un stroboscope, en triangle. Lorsque le F-4 est à moins de 40 km de l'ovni, l'objet s'éloigne très vite, pour ensuite maintenir une certaine distance entre eux 2. Un 2nd objet sort ensuite de l'ovni, se dirigeant à vive allure vers le F-4, comme un missile. Le pilote tente de tirer un missile AIM-9 mais son système de contrôle de l'armement ainsi que sa radio cessent de fonctionner. Il plonge pour tenter d'échapper au missile. L'objet s'arrête net et retourne immédiatement se fondre dans l'ovni, qui largue vers le sol un nouvel objet plus petit. Celui se pose et illumine les environs. Le F-4 descend pour observer la zone puis se rend à l'aéroport de Mehrabad. Comme il va y atterrir, un autre ovni, cylindrique, passe au-dessus de lui et est observé par les aiguilleurs de Mehrabad.


    Jafari à conférence au Club National de la Presse le 13 novembre 2007:


    En 2005, Jafari (qui vit alors aux USA) témoigne pour la 1ère fois publiquement, puis à nouveau le 13 novembre 2007, lors d'une conférence au Club National de la Presse de novembre 2007 :

        Bonjour mesdames et messieurs,

        Mon nom est Parviz Jafari, et je suis général à la retraite de l'Armée de l'Air iranienne.

        Vers 23:00 le soir du 18 septembre 1976, des citoyens furent effrayés par un objet inconnu tournant au-dessus de Téhéran, le capitale de l'Iran, à basse altitude. Il avait l'air d'une étoile, mais plus gros et plus brillant. Ils le signalèrent à la tour et l'homme de la tour le vit aussi. Il alerta le poste de commandement de la Force Aérienne et le Général Adjoint Yousefi décida d'envoyer un jet F-4 jet pour investiguer.

        Le pilote dans le 1er jet perdit son instrumentation et ses communications lorsqu'il approcha trop près de l'objet brillant, et rebroussa donc chemin. Environ 10 mn plus tard, ils envoyèrent un 2nd jet, que je pilotait. A l'époque j'étais commandant de l'escadron. J'approchais l'objet, qui clignotait avec une lumière intense rouge, verte, orange et bleue de manière si brillante que je ne parvins pas à voir son corps. La séquence de flashes était extrêmement rapide, comme un stromboscope. Nous le verrouillâmes avec le radar ; il était à 30° sur la gauche, à une portée de 25 miles. La taille sur l'écran radar était comparable à celle d'un tanker 707.

        4 autres objets avec des formes différentes se séparèrent du principal, à des moment différents de cette rencontre rapprochée. Chaque fois qu'ils étaient proches de moi, mes armes étaient coincées et mes communications radio brouillées. 1 des objets se dirigea vers moi. Je pensais que c'était un missile. J'essayais de lancer un missile à recheche de chaleur vers lui, mais mon panneau de missiles disparut. Un autre me suivit alors que je descendais sur le chemin du retour. 1 des objets séparés atterrit dans une région ouverte radiant une lumière particulièrement brillante, dans laquelle les sables sur le sol étaient visibleS.

        Nous pûmes entendre le squash d'urgence tout du long, qui fut signalé par d'autres avions de ligne volant à ce moment et cela continua pendant un ou deux jours de plus. Lors de mon interview au quartier-général, après l'incident, un colonel américain pris des notes, mais après ce fut terminé et je ne pus le retrouver pour lui parler. Par la suite, un document un temps classé secret publié ici en Amérique via l'Acte sur le Droit à l'Information. L'Agence de Renseignement de la Défense documenta l'événement en grands détails, et cela fut envoyé à la NSA, la Maison Blanche et la CIA. L'évaluation de la DIA dit que ce cas est un classique contenant toutes les conditions nécessaires à une étude légitime du phénomène ovni. Je serais heureux de répondre aux questions et vous en dire plus.

    http://rr0.org//personne/j/JafariParviz/index.html

    Rapport de la DIA

    À l'époque, l'Iran étant un allié des États-Unis, la DIA put accéder aux informations de l'Armée de l'Air iranienne.

    Ce rapport déclara :


    "Un rapport exceptionnel. Ce cas est un classique qui rassemble tous les critères nécessaires pour une étude valide du phénomène d'UFO : L'objet a été vu par de nombreux témoins de différents endroits (c’est-à-dire, Shamiran, Mehrabad, et le lit sec du lac) et de points de vue (au sol et dans les airs). La crédibilité de plusieurs des témoins était haute (un général de l'Armée de l'Air, des équipages qualifiés, le personnel de la tour de contrôle). La présence de l'OVNI a été confirmée par le radar. Des effets électromagnétiques semblables ont été rapportés par trois avions différents. Il y avait des effets physiologiques similaires sur plusieurs pilotes (c.-à-d., perte de vision de nuit due à l'éclat de l'objet). l'OVNI à fait preuve d'une manœuvrabilité impressionnante"


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    Département de la Défense Chefs d'Etat-Majors Interarmées
    Centre de messages

    VEG MAY864ILN118
    MULT
    ACTION
    DIA1
    Distribution :

    CJG8 (01) DJ8 (03) J3 (14) J5 (02) NMCC DecDef (07) DPSecDef
    NNIC SecDef : ASD : ISA (10) : DIA (15)
    Sécretariat d'Etat Washington DC - CIA - NSA Washington DC
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    CSAF Washington DC
    CNO Washington DC
    CSA Washington DC

    Fichier (1)(053)

    Transit/230630Z/230810Z/001140TOR2670S04

    DE RUQMHRA #9575 2670615
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    Info RUEKJCS/SECDEF DepSecDef Washington DC
    RUFRBAA/CoMideEastFor
    RUDOECA/CINCUSAFE LINDSEY AS GE/INCF
    RHFRAAB/CINCUSAFE Ramstein AB GE/INOCN
    RUSNAAA/EUDAC VAIHINGGEN GER
    RUSNAAA/USCINCEUR VAIHINGEN GER/ECJ-2
    BT
    Confidentiel 1235 Sep76
    Ceci est IR 6 846 0139 76

    (U) Iran
    Observation d'ovni signalée (U)
    (U) NA
    (U) 19 & 20 septembre 1976
    (U) Téhéran, Iran; 20 septembre 1976
    (U) F-6
    (U) 6 846 0008 (Notez commentaires RO)
    (U) 6 846 0139 76
    (U) 22 sep 76
    (U) NA
    (U) "Initiate" IPSP PT-1440

    (U) USDAD, Téhéran (Iran)
    (U) Frank B, McKenzie, COL, USAF, SATT
    (U) NA

    *** Ce rapport transmet les informations concernant l'observation d'un ovni en Iran le 19 septembre 1976.


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    Page 2 du document d'origine 

    Vers 0 h 30 environ le 19 septembre 1976 le xxxxxxxx reçut 4 appels téléphoniques de citoyens vivant dans la région de Shemiran de Téhéran indiquant qu'ils avaient vu des objets étranges dans le ciel. Certains signalaient une sorte d'objet semblable à un oiseau tandis que d'autres signalèrent un hélicoptère avec un feu allumé. Il n'y avait pas d'hélicoptère en vol à ce moment. Après avoir dit aux citoyens qu'il s'agissait seulement d'étoiles et avoir parlé à la Tour de Mehrabad il décida de voir par lui-même. Il remarqua un objet dans le ciel ressemblant à une étoile, plus grand et plus lumineux. Il décida d'envoyer un F-4 depuis la base aérienne de Shahrokhi pour enquêter.

    A 1 h 30 le 19 le F-4 décolla et et procéda en un point à environ 40 miles nautiques au Nord de Téhéran. En raison de sa brillance l'objet était facilement visible à 70 miles de distance. Alors que le F-4 approchait à une portée de 25 miles nautiques il perdit toute son instrumentation et ses communications (UHF et intercom). Il rompit l'interception et retourna à Shahrokhi. Lorsque le F-4 fit un virage pour s'éloigner de l'objet et n'était apparemment plus une menace pour lui l'appareil récupéra l'ensemble de son instrumentation et de ses communications. A 1 h 40 un 2nd F-4 fut envoyé. Le pilote à l'arrière acquit un verrouillage radar à 27 miles nautiques, à la position 12 h avec un VD (rythme de rapprochement) de 150 miles nautiques/h. Alors que la distance diminuait à 25 miles nautiques l'objet s'éloigna à une vitesse qui fut visible sur l'écran radar et resta à 25 miles nautiques.

    La taille du retour radar était comparable à celle d'un tanker 707. La taille visuelle de l'objet était difficile à discerner en raison de son extrême brillance. La lumière qu'il émanait était celle de lumières stromboscopiques clignotantes arrangées selon un motif rectangulaire et alternant couleurs bleu, vert, rouge et orange. La séquence des lumières était si rapide que l'ensemble des couleurs pouvait être vu d'un coup. L'objet et le F-4 poursuivant continuèrent sur une trajectoire vers le Sud de Téhéran lorsqu'un autre objet illuminé, estimé à 1/2 ou 1/3 de la taille apparente de la Lune, sortit de l'objet d'origine. Ce 2nd objet partit droit vers le F-4 avec une accélération très rapide. Le pilote tenta de tirer un missile AIM-9 sur l'objet mais à cet instant son panneau de contrôle de l'armement s'éteignit et il perdit toutes les communications (UHF et interphone). A ce moment le pilote initia un virage et une plongée à G négatif pour partir. Alors qu'il virait l'objet tomba dans son sillage à ce qui sembla être 3 à 4 miles nautiques alors qu'il continuait dans son virage au loin depuis l'objet principal le 2nd objet partit à l'intérieur de son virage puis revint à l'objet principal pour le rejoindre parfaitement.


    Page 3 du document d'origine 

    Peu après le que 2nd objet ait rejoint l'objet principal un autre objet apparut sortir de l'autre côté de l'objet principal et partir droit vers le bas avec une grande accélération. L'équipage du F-4 avait récupéré ses communications et le panneau de contrôle des armes et regardait l'objet approcher le sol anticipant une grande explosion. Cet objet parut arriver pour reposer doucement sur terre et projeter une lumière très brillante sur une zone de 2 à 3 km environ. L'équipage descendit de son altitude de 25 miles nautiques à 15 miles nautiques et continua à observer et marquer la position de l'objet. Ils avaient quelque difficulté à ajuster leur visibilité de nuit pour atterrir et donc après avoir fait quelques tours autour de Mehrabad ils partirent pour un atterrissage direct. Il y avait beaucoup d'interférences sur l'UHF et chaque fois qu'ils passaient à travers [a mag. bearing] de 150 ° depuis Fhrarad ils perdirent leurs communications (UHF et interphone) et les instruments fluctuèrent de 30 ° à 50 °. Le seul avion de ligne civil qui approchait Mehrabad durant cette même période firent l'expérience de pannes de communications dans la même région (KILO ZULU) mais ne signalèrent pas avoir vu quoi que ce soit. Alors que le F-4 était sur une longue approche finale l'équipage remarqua un autre objet de forme cylindrique a peu près de la taille d'un T-bord à 10M (10000 pieds) avec des lumières fixes brillantes sur chaque extrêmité et un clignotant au milieu. Interrogée, la tour indiqua qu'il n'y avait aucun autre traffic connu dans la zone. Durant le moment où l'objet passa au-dessus du F-4 la tour ne le repéra pas visuellement mais le repérèrent après que le pilote leur ai dit de regarder entre la montagne et la rafinerie.

    Pendant la journée l'équipage du F-4 fut emené dans un hélicoptère vers la zone où l'objet avait apparemment atterri. Rien ne fut remarqué sur le lieu où ils pensaient que l'objet avait atterri (le lit d'un lac asseché) mais alors qu'ils faisaient des cercles au large à l'Ouest de la zone ils repérèrent un signal beeper très remarquable. Au point où le retour était le plus fort se trouvait une petite maison avec un jardin. Ils atterrirent et demandèrent aux gens à l'intérieur s'ils avaient remarqué quelque chose d'étrange la nuit dernière. Les gens parlèrent d'un fort bruit et d'une lumière très vive comme un éclair. L'appareil et la zone où l'objet est supposé avoir atterri sont examiné pour des radiations possibles.


    Page 4 du document d'origine 

    Commentaires RO : *** Les informations effectives contenues dans ce rapport ont été obtenues d'une source en conversation avec une sous-source, et le pilote IIAF de l'un des F-4S.

    Plus d'informations seront transmises à mesure quelles seront disponibles.

    BT
    #9575
    ANNOTES
    JEP 117

    La DIA aurait qualifié de télétype de rapport exceptionnel. Ce cas est un classique qui rencontre tous les critères nécessaires pour une étude valide du phénomène ovni. L'analyse qualifie la performance de l'ovni d'impressionnante, notant que les objets ont montré une quantité excessive de manoeuvrabilité.

    http://ufologie.net/htm/foia18f.htm

    Suites de l'affaire

    25 minutes après les faits, un objet similaire fut aperçu au dessus de la Méditerranée par un pilote de chasse égyptien, puis plus tard, au dessus du Portugal par l'équipage et les passagers d'un avion de ligne de la compagnie KLM. Vers 5h du matin, de nombreuses personnes ont signalés avoir aperçus un OVNI au dessus du Maroc, volant vers le Sud-Ouest, et dont la description concorde encore avec l'OVNI de Téhéran. On peut donc penser que dans les quatre cas il s'agit du même OVNI, qui aurait volé de l'Iran au Portugal en passant au dessus de la Méditerranée, avant de bifurquer au Sud-Ouest vers le Maroc pour ensuite aller au-dessus de l'Atlantique. A-t-il été vu par des navires au-dessus de l'Atlantique sud, ou alors en Amérique du Sud ? Si observations il y a eu, elles n'ont pas été rapportées, il est donc impossible de le savoir.

    Parmi les protagonistes de l'affaire et les témoins, tous décriront les mêmes choses, sans contradictions. Certains défendront à titre personnel l'idée qu'il s'agit d'un engin d'origine extra-terrestre.

    Le debunkeur Philip Klass expliquera cet incident par une conjonction entre la confusion avec un astre (Jupiter selon lui), des problèmes techniques sur les avions et même l'incompétence des pilotes. Cependant, il n'explique pas les observations du pilote égyptien, des passagers de la KLM et des civils marocains peu après. Il n'explique pas non plus comment la brillance de Jupiter aurait pu éblouir des pilotes de chasse au point de retarder leur atterrissage, et comment un astre même brillant aurait pu brouiller les commandes de vol de différents avions de chasse et même poursuivre l'un d'eux. Cette interprétation est donc contestée par les témoins de l'incident ainsi que par les ufologues. Elle est même totalement grotesque.

    Confirmation jumelle ?


    A noter que le jour de l'observation, à 4 ou 5 h du matin, un ovni a été vu au Maroc, volant à peu près parallèlement à la côte Atlantique. Pendant 1 h à partir de 1 h du matin heure locale, un ovni brillant a été observé laissant des étincelles dans son sillage, volant lentement à une altitude estimée à 1000 m, survolant le pays du sud au nord. Des rapports émanent d'Agadir, de Kalaa Sraghna, d'Essaouira, de Casablanca, de Rabat et de Fez. L'ovni vu de loin ressemblait à un disque et de plus près à un cylindre.

    Conclusion:
     
    Aujourd'hui, aucun élément nouveau n'a été avancé et l'affaire a été classée. Au vu des performances de l'OVNI en question, ce cas est l'un des favoris des ufologues partisans de l'hypothèse extra-terrestre.

    Références :

    Journal de Téhéran, 20 septembre 1976
    IUR, Janvier 1978, pp. 6-7
    Greenwood, B. et Fawcett, L., Clear Intent, 82-85, 1984
    Maccabee, B. "Iranian Jet Case" [PDF, 1 Mo], 2006
     
    http://www.rr0.org/science/crypto/ufologie/enquete/dossier/Teheran/index.html

    Deux jets F-4 rencontrent un ovni à Téhéran

    A. Meessen Professeur émérite de la Faculté des Sciences de l’UCL

    Ce cas est un des plus extraordinaires et des mieux documentés de toute l’histoire de l’ufologie. Pour démontrer l’intérêt des événements du 18/19 septembre 1976, il suffit de savoir que le rapport émanant du Bureau de l’Attaché militaire des Etats-Unis à Téhéran fut distribué aux instances suivantes : la Maison Blanche, le Secrétaire d’État, le Secrétaire de la Défense, le Joint Chief of Staff, la National Security Agency (NSA), la Central Intelligence Agency (CIA), la Defense Intelligence Agency (DIA), les Chefs d’État-Major de l’US Air Force et de l’US Army, le Chef des Opérations Navales, ainsi que les Commandants en Chef de l’US Air Force et de l’US Army en Europe.


    Le texte du teletype vers le Pentagone et d'autres agences fédérales apparaît dans l'International UFO Reporter, pp. 6-7, janvier 1978.

    1. Le rapport du contrôleur aérien


    Le samedi 18 septembre 1976, le contrôleur aérien Hossein Pirouzi ne se doutait pas de ce qui allait arriver, quand à 10 heures le soir, il commença son service de nuit à l’aéroport national de Mehrabad à Téhéran. Il reçut bientôt plusieurs coups de téléphone qui signalaient la présence d’un objet insolite au-dessus de la capitale. Ceci l’amena finalement à regarder dehors, le radar étant en maintenance. Lui et ses collaborateurs firent alors des observations visuelles très étonnantes. Des informations venant d’avions de ligne, passant au-dessus de
    Téhéran, le rendaient inquiet et il avertit la Force Aérienne Impériale de l’Iran. Le Général Nader Yousefi vérifia lui-même et ordonna de suite la montée d’un chasseur F-4 et puis d’un autre. Ils partaient de la base aérienne de Shahrokhi, située à environ 250 km de Téhéran et c’est Pirouzi, qui était en contact radio avec les pilotes. Il suivit et coordonna toute l’intervention, en agissant comme intermédiaire entre les pilotes et le Général qui dirigea les opérations. Son témoignage est donc capital.

    Le lendemain, le Lt. Général Abdollah Azarbarzin, Commandant en Chef de la Force aérienne de l’Iran, organisa une investigation à Téhéran. Il interviewa lui-même les principaux intervenants et Pirouzi en fit évidemment partie [1]. Le Général Azarbarzin rédigea un rapport qu’il transmit au Général Hatemi, Conseiller militaire du Chah Mohamed Reza Pahlavi. Rappelons que celui-ci ne quitta l’Iran que le 16 janvier 1979 et mourut en 1980. Le général Hatemi donna au Général Azarbarzin l’instruction de transmettre ce rapport au MAAG (US Militairy Assistance Advisory Group), dont le siège se trouvait à Téhéran. Il était sous les ordres du Général américain Richard Secord. Toutes les informations recueillies par le Général Azarbarzin passèrent ainsi à l’USAF. Les Etats-Unis ont exploité encore d’autres canaux d’information, mais ont essayé de ne rien divulguer. Au cours des premiers jours qui ont suivi les événements de la nuit du 18/19 septembre 1976, les journalistes iraniens ont cependant décrit ce qui s’était passé. Ils ont déjà interrogé le contrôleur aérien Pirouzi, mais il fut également interviewé par John Checkley, à cette poque enquêteur du National Enquirer à Londres et par Vahe Petrossian, un journaliste libre vivant à Téhéran. Un rapport de cette interview fut dactylographié le 22 décembre 1976 à Téhéran.

    Bob Pratt qui travaillait lui-même au National Enquirer l’a transmis aux ufologues, le 15 mars 1977. Il fait maintenant partie d’un ensemble de documents originaux, concernant cette affaire [2]. Bob Pratt [3] et Bruce Maccabee [4] en ont reproduit une partie, mais ce dernier y a ajouté d’autres informations, venant surtout des articles de journaux de l’époque. Voici la traduction du texte original avec des sous-titres et des remarques, placées entre crochets.

    C’est nous qui mettons certaines parties en relief, pour faciliter la structuration.

    2 Les premières observations visuelles

    Il était 10 h 30 le soir à Téhéran. La capitale de l’Iran était encore très active, mais la nuit du 18 septembre ne se déroula pas comme d’habitude. Dans la partie nord-est de la cité, à 1000 mètres au-dessus du sol, il y avait un objet stationnaire qui n’aurait pas dû s’y trouver. A la tour de contrôle de l’aéroport de Mehrabad, le superviseur de l’équipe de nuit, Hossein Pirouzi, n’avait pas conscience de quelque chose d’inhabituel. Le radar était en réparation [ou plus exactement, en maintenance, pour 24 heures] et le petit écran à côté de lui ne montrait rien. Alors le téléphone sonna. C’était une dame, qui dit d’une voix excitée qu’elle voulait signaler la présence d’un étrange objet aérien au-dessus de sa maison. [Elle disait que cet objet est lumineux « comme le Soleil et se trouve à environ 1000 mètres au-dessus de moi. Les couleurs changent, en passant par l’orange, le rouge et le jaune. »] Pirouzi, âgé de 35 ans [et ayant 13 ans d’expérience dans le contrôle du trafic aérien], demanda à la dame de décrire l’objet. « C’est assez difficile » dit-elle, « mais ce qui ressemble le plus est un ventilateur à quatre pales. En réalité, je pense qu’il y a deux objets distincts, mais parfois, il n’y en a qu’un seul. Il semble [pouvoir] se diviser en deux parties. Pourriezvous me dire ce que c’est ? » Pirouzi dit à la dame un peu affolée qu’il ne le savait pas, mais qu’elle ne se fasse pas de soucis. Il vérifierait.

    Pirouzi ne le fit pas, évidemment, [puisque le radar ne fonctionnait pas et] il n’y était pas intéressé. Quinze minutes plus tard, le téléphone de la tour de contrôle sonna de nouveau. C’était une autre dame excitée, voulant signaler un objet étrange dans le ciel. [Elle disait :

    « j’étais occupée à marcher avec mon enfant sur le toit de ma maison, quand j’ai brusquement vu un objet étrange qui s’illumina, changea de direction et « se sépara parfois en deux parties qui se réunissaient de nouveau. » Elle dit qu’elle pouvait voir cet objet, pendant qu’elle parlait à Pirouzi. Elle habitait également dans la partie nord-est de la ville. Pirouzi dit [aux enquêteurs] : « Je commençais alors à me demander ce qui se passait. Puisque trois stagiaires travaillaient avec moi, je leur ai demandé s’ils pouvaient voir quelque chose. Ils n’ont rien vu d’anormal.] Il y eut un troisième appel [à 11h15]. Cette fois-ci c’était un homme. Il habitait également au nord-est de la ville. Il disait : « Je suis certain de voir un objet qui n’est pas un avion.Qu’est-ce que c’est ? » [Perouzi fut ensuite occupé pendant 10 minutes avec du trafic aérien et c’est un des stagiaires qui prit une quatrième communication téléphonique, semblable aux autres.] « Après le quatrième appel, je me faisais des soucis » dit Pirouzi.

    « J’ai pris ma paire de jumelles et je suis sorti sur la terrasse, près de la tour de contrôle. » [Il focalisa d’abord soigneusement ses jumelles, jusqu’à ce qu’il puisse lire les numéros d’inscription sur un avion éloigné qui était parqué à l’aéroport. Ensuite, il regarda vers le nord-est. Cela prit environ une minute, mais]
    brusquement, je vis l’objet. Sa forme était rectangulaire, probablement long de sept à huit mètres et 2 mètres de haut [rapport 4/1]. « D’après mes observations ultérieures », dit Pirouzi, « je dirais que c’était probablement cylindrique. Les deux extrémités pulsaient. La couleur était bleu-blanchâtre. Il y avait aussi une petite lumière rouge qui tournait sur une orbite circulaire autour de la section centrale du cylindre. Cela me rappelait les lumières clignotantes d’une ambulance, mais cela ne clignotait pas. » [La figure 1 fournit le dessin de Pirouzi,
    modifié pour rendre compte des proportions et du fait que l’objet semblait être cylindrique.]


    Figure 1 : La première observation visuelle de Pirouzi

    « Le mouvement circulaire de la lumière rouge n’était pas continu. Tous les quarts de tours, elle s’arrêtait pour une fraction de seconde. Je dirais qu’il fallait 1 ou 2 secondes pour effectuer un tour complet. » À partir du haut de la tour, Pirouzi était capable de voir encore un autre mouvement insolite. L’objet non identifié oscillait comme une bascule, les deux extrémités décrivant des arcs de 20°. [L’ensemble se déplaçait très, très lentement vers le nord.] Pirouzi reconnut : « J’étais stupéfait. Je ne savais pas que penser. Il y avait là de toute évidence un objet étrange dans le ciel, directement au-dessus de Téhéran. Je ne pouvais voir les détails que j’ai décrits qu’au moyen des jumelles. À l’oeil nu et à la distance à laquelle je me trouvais, cela ressemblait à une très grande étoile, très bas dans le ciel, sans les scintillations, évidemment. Je l’observais pendant environ cinq minutes, toujours au même endroit. Alors cela disparut. Je balayais le ciel avec mes jumelles, jusqu’à ce que je localisai un objet près de 4 km plus vers le sud.

    Je suis sûr que c’était le même objet, mais son apparence était différente. C’était un cercle de couleur bleue, probablement d’un diamètre d’environ 6 mètres. [Puisque cette évaluation est approximative, il pourrait s’agir du même objet cylindrique, vu parallèlement à son axe.]

    J’ai pu l’observer pendant environ 3 minutes, avant qu’il ne disparut, mais cette fois, il était facile de le retrouver. Il se trouvait seulement un peu plus au sud et un peu plus haut. La forme était de nouveau différente. Cela avait l’air d’un ventilateur, avec parfois trois et parfois 4 pales pendantes et effilées. Ces pales n’avaient pas de contours nets. C’était flou.

    Près du ‘moyeu’, elles étaient d’un orange foncé qui se dissolvait en jaune vers les pointes. Le moyeu lui-même était constitué de deux surfaces colorées. Il semblait y avoir une grande surface verte et puis un noyau plus petit, qui avait l’éclat d’un morceau de charbon chauffé au rouge. [Peut-être à cause du mouvement de la boule rouge autour du cylindre initial, Pirouzi était convaincu qu’il n’y avait qu’une seule extension, qui tournait et créait l’illusion qu’il y en avait quatre et parfois trois. La figure 2 est basée sur les dessins de Pirouzi.]
    [Le contour des ‘pales’ était plus flou que sur ce dessin. À mon avis, il peut s’agir d’un autre objet, ayant la forme d’une soucoupe, puisqu’on avait déjà signalé qu’il y avait deux objets, pouvant se séparer et se rejoindre et puisque ces objets n’étaient pas toujours visibles.]

    Entre-temps, des collègues de Pirouzi étaient sortis sur la terrasse. Il y en avait même une demi-douzaine. Ils voyaient les mêmes formes générales que Pirouzi, mais l’un d’eux pensait que l’objet avait plus l’apparence d’un fer à cheval orange-rouge, avec du bleu entre les deuxbranches. Pirouzi, ne voulant pas se disputer, dit que la forme changeait tellement souvent, qu’une description unique ne serait pas suffisante.

    Il a vu lui-même quatre formes différentes :

    le ‘cylindre’ initial avec des extrémités bleues, le disque bleu de 6 m de diamètre, l’objet ressemblant à un ventilateur et par la suite, un ‘cylindre’ vu de côté, dont le coin supérieur gauche était courbé au lieu d’être anguleux. Pendant qu’il était stationnaire, l’ovni ressemblait à une ruche d’abeilles en activité : rythmiquement lumineux, oscillant et émettant des lumières qui tournaient autour. En outre, il changeait constamment de position, [en restant


    Figure 2 : La deuxième et troisième observation visuelle de Pirouzi

    seulement] quelques minutes [à un endroit donnée]. Il disparaissait apparemment de la vue des observateurs à la tour de contrôle, pour réapparaître presque instantanément à un autre endroit du ciel, des kilomètres plus loin.

    [Il changeait aussi d’apparence. Par exemple, « quand il réapparut à peine quelques secondes plus tard, près de 2 km plus loin, je le vis aussi brillant que le soleil. Il était tout jaune, comme une étoile, mais beaucoup plus gros. Ensuite, il m’apparut comme une étoile de mer », donc avec des extensions réelles ou apparentes. Pirouzi savait maintenant que l’étrange objet était réel, malgré ses changements d’apparence et ses sauts brusques d’un endroit à un autre, mais il devait s’occuper du trafic aérien. Il n’y avait pas d’atterrissage prévu. Pendant
    l’heure suivante, il y eut cependant quatre avions qui ont traversé sa zone de responsabilité. Ils se mirent à rapporter par radio qu’ils captaient un signal de détresse, provenant normalement d’un transmetteur aéroporté automatique. Le premier rapport venait d’un avion de la BOAC qui demanda : « Avez-vous un avion qui s’est écrasé dans votre territoire ? Nous recevons un signal automatique sur 121.12 MHz. » Nous avons répondu que nous n’avions pas d’avion écrasé ou manquant dans notre secteur et que personne n’avait fait d’atterrissage
    forcé. Ensuite des avions de la Suissair, de la Lufthansa et d’Iran Air signalaient tous qu’ils entendaient un signal de détresse.]

    Un premier chasseur F-4 intervient

    Il était maintenant minuit passé et Pirouzi se faisait assez de soucis pour faire appel à la Force aérienne. [À 00:30, Pirouzi téléphona au Quartier général de la Force aérienne à Téhéran et fit part de ce qui venait de se passer. L’officier de service répondit que lui aussi, il pouvait voir l’objet, se trouvant (environ) à 6000 pieds. Il téléphona au Brigadier Général Abdullah Yousefi, occupant la 3e place dans la chaîne de commandement de la Force Aérienne Impériale de l’Iran, puisqu’il était de garde, cette nuit-là.] Pirouzi le renseigna sur l’objet que
    lui et ses collègues avaient vu, en signalant aussi son comportement étrange. Le Général lui dit d’attendre au téléphone, pendant qu’il irait voir sur le toit de sa maison, située au nord de Téhéran, [tandis que Mehrabad est situé à l’ouest.]

    Quand le Général revint, il fut bref : « Je confirme. Il y a quelque chose. » [Il ajouta que « ce n’est pas une étoile » et appela les radars militaires à Babolsar et Shahroki. La première station se trouve à seulement 160 km au nord-est de Téhéran, mais derrière les Monts Elbourz (jusqu’à 5400 m). La seconde station est située plus loin, à environ 250 km. L’ovni n’apparut sur aucun de ces radars. À la base aérienne de Shahroki,] un chasseur F-4 reçut l’ordre de monter immédiatement pour examiner l’ovni. Il était près d’une heure le matin. 15 minutes
    plus tard, l’avion se trouvait au-dessus de l’aéroport.

    Le pilote dit par radio : « OK, que puis-je faire pour vous ? » Le Général étant de retour au téléphone avec Pirouzi, lui donna des instructions qu’il transmit au pilote. Il ordonna de se diriger ‘vers 10 heures’ et d’examiner l’objet non identifié, volant alors à 12000 pieds (3600m). Le pilote réagit : « oui, je peux voir quelque chose. Êtes-vous certain que vous n’avez pas un avion à cet endroit ? » Pirouzi expliqua la situation du radar de l’aéroport, en ajoutant que cet objet n’était en aucun cas un avion ordinaire. [Nous ne savons pas, évidemment, si l’ovni avait détecté que le radar de l’aéroport ne fonctionnait pas, bien que ceci soit possible. Quoi qu’il en soit, à partir du sol, l’objet était seulement observable de manière visuelle. Par contre]

    le pilote du F-4 pouvait le voir sur son écran radar. Pirouzi lui ordonna de s’en approcher, mais de ne prendre aucune action. [Il devait seulement l’identifier et donc le décrire par radio à Pirouzi et au Général Yousefi.]
    Quand le pilote ne se trouvait plus qu’à 15 miles (28 km) de l’ovni, son système de communication et certains équipements électroniques cessèrent de fonctionner. L’avion maintenait cependant son cap, [ce qui permit de bien voir que] l’objet disparut brusquement. Quand le radar fonctionna de nouveau, l’ovni se trouva à une distance de 50 miles (92 km).

    Alors commença une chasse qui amena le F-4 jusque près de la frontière de l’Afghanistan à l’Est et de nouveau à Téhéran. [Le pilote dit au début : « Je vole à Mach 2 et je suis à 50 miles derrière l’objet, mais je ne le rattrape pas. Cela ne sert à rien de le suivre encore. » Craignant de dépasser la frontière par inadvertance, il se dirigea vers Téhéran, mais l’ovni tourna également. Il poursuivit le F-4, le rattrapa et le dépassa.] Quand le chasseur se trouva encore à 170 miles (315 km) de Téhéran, l’ovni était déjà au-dessus de la capitale !

    [Le pilote disait alors : « Je le vois devant moi. Sa forme est rectangulaire, comme avant. » Arrivé à environ 14 miles (26 km) de la tour, le pilote signala que chaque fois qu’il s’approchait de l’objet, celui-ci perturbait sa radio et tous ses instruments. « Mes aides à la navigation ne fonctionnent pas et la radio est morte, mais les moteurs et les lumières du tableau de bord fonctionnent normalement. » Quand les communications étaient rétablies, il
    demanda : « Qu’est-ce que c’est que cet appel d’urgence ? »

    Pirouzi expliqua que quatre autres avions l’avaient déjà entendu et le pilote répondit :

    « Oui, j’entends maintenant quelques signaux de détresse. » Un peu plus tard, Pirouzi lui transmit l’ordre d’aller de nouveau plus près. « Quand il arriva à 20 miles (37 km) de l’objet, ses aides à la navigation s’éteignirent et sa radio était morte. » [Cela se passait maintenant à une distance supérieure à 14 ou 15 miles nautiques.] Pirouzi précise que la communication radio fut interrompue pendant qu’il me parlait, mais chaque fois quand la distance à l’objet augmenta de nouveau, tout rentrait dans l’ordre. Risquant d’être à court d’essence, le pilote
    arrêta la chasse et retourna à Shahroki. L’objet se trouvait alors à 15 miles (27 km) de la tour et à une altitude d’environ 12000 pieds.]

    Un second F-4 prend la relève

    [À 01:40, le Général Yousefi ordonna la montée d’un second F-4. Il était presque immédiatement en contact radio avec Pirouzi et avec le pilote du premier F-4 qui lui demanda s’il pouvait voir l’objet. Il répondit : « oui, je peux », bien qu’il en fut encore séparé d’environ 100 miles (185 km). Quand le second F-4 n’était plus qu’à 20 ou 30 miles de l’objet, le pilote signala brusquement : ‘j’ai perdu tous mes aides à la navigation. Je ne peux pas aller plus près. Que puis-je faire ? » Le Général Yousefi lui ordonna de rester au-dessus de Téhéran, en effectuant des rondes à 15000 pieds. À ce moment, l’objet se trouva plus bas que lui et le pilote signala : « Je vois ses lumières. Il change très rapidement de position. Je ne peux pas le suivre. » Pirouzi ne disposa pas de l’aide de son radar, mais il ajouta : « nous pouvions tous voir l’objet à l’oeil nu. »]

    Le récit suivant est basé sur ce que le pilote du second F-4 a raconté à Pirouzi après l’incident. « Quand je m’en approchai pour la première fois, il changeait constamment de position. Il tournait ainsi sur 70°. Il était évident pour moi que cet objet était très, très puissant et pouvait faire n’importe quoi. Quand il avait saisi que je voulais le suivre, l’ovni envoya un objet lumineux vers moi. Cela s’est passé quand je volais tout droit vers l’aéroport
    de Mehrabad. » À la tour de contrôle, Pirouzi et ses collègues ont vu l’objet lumineux qui se détacha de l’ovni ‘mère’. [Cela sortit du premier objet et se dirigea à grande vitesse vers le F-4.] Le pilote s’exclama à la radio : « C’est environ 20 miles derrière moi. Cela me suit. Oh !

    Maintenant… » La radio était morte. [Le pilote initia un virage et voulut tirer un missile AIM-9, capable de chercher la cible à l’infrarouge, mais à ce moment, le panneau de contrôle de l’armement s’éteignit et il perdit
    toute communication (UHF et intercom). Le pilote s’engagea alors dans une plongée, pour s’écarter très rapidement du premier objet, mais l’autre le suivit à une distance d’environ 5km. Le F-4 continua à tourner et le second objet coupa alors à l’intérieur du virage.]

    Quand l’avion passa bruyamment, à basse altitude, au-dessus de la tour de contrôle, Pirouzi et ses collègues virent une forme rectangulaire foncée, presque ‘assise’ sur le chasseur. [En fait, cet objet se trouva 500 pieds (150 m) plus haut, mais juste derrière lui. À ce moment-là, les communications radio avec le pilote furent interrompues au milieu de la phrase. Elles furent rétablies, quand le pilote se trouva au-dessus de Saveh, à quelque distance au sud de Téhéran. « Il m’a dépassé », dit le pilote. « Ma radio était morte. Je ne pouvais même pas communiquer avec mon co-pilote. » [Les F-4 ont en effet un équipage de deux personnes, en contact permanent par intercom.] Vu du sol, l’objet était lumineux et bien visible quand il se détacha de l’autre, mais au moment du passage, on ne perçut qu’une forme apparemment quadrangulaire foncée de 2 m x 2 m.

    Un peu plus tard, le pilote signala : « Ils sont de nouveau ensemble. Le second objet a rejoint le premier. Ils stationnent l’un près de l’autre, presque comme s’ils se parlaient. Maintenant, ils sont réunifiés. » Le pilote amena alors son avion à 50.000 pieds (15000 m). Ensuite, il s’approcha de nouveau de l’ovni, mais il changea d’avis. Il communiqua par radio à la tour de contrôle : « c’est trop dangereux, je retourne (à la base de Shahroki). »

    Un autre objet fait diversion


    En descendant, il dit : « L’objet lumineux se divise de nouveau. Cela descend. Cela a atterri près de la raffinerie. La lumière est tellement forte que je vois presque tout sur le sol jusqu’à 2 miles (3,7 km) autour. » Pirouzi et les autres hommes de la tour de contrôle ont également vu la descente de cet objet lumineux, mais des bâtiments cachaient le lieu d’atterrissage. Tout ce qu’ils pouvaient voir était une luminosité dans le ciel près de la
    raffinerie du faubourg Rey, au sud-est de Téhéran. [Cet objet lumineux semblait être sorti de l’autre côté du premier objet. D’après le pilote, il pouvait avoir un diamètre de 4,5 m. Il chuta à grande vitesse, tout droit vers le sol. L’équipage du F-4 s’attendait à ce qu’il s’écrase, mais il semblait se poser en douceur, ce qui fut suivi
    d’une forte illumination des alentours. Le pilote communiqua par radio : « L’objet principal tourne lentement au-dessus de l’objet illuminé, situé au sol. C’est tellement lumineux, que je peux voir des pierres au sol. C’est comme en plein jour. »]

    Le Général Yousefi ordonna alors au pilote de retourner à 6000 pieds, pratiquement au milieu, entre l’objet au sol et le vaisseau-mère. La même histoire se répéta : quand le F-4 arriva à 28 km de l’ovni, le pilote perdit toutes ses aides à la navigation. À court d’essence, le pilote était maintenant obligé d’atterrir. La lumière au sol n’était plus visible, mais l’ovni était encore dans le ciel. À 4 heures du matin, il commença à grimper.

    [Il monta toujours plus haut, jusqu’à ce qu’il ne soit plus visible. L’équipage du second F-4 avait des difficultés pour récupérer sa vision nocturne en vue de l’atterrissage. Il a donc tourné plusieurs fois au-dessus de Mehrabad, mais chaque fois qu’il passait par la direction magnétique de 150° par rapport à l’aéroport, il perdait toutes les communications (UHF et intercom), tandis que le système de navigation inertiel oscillait de 30 à 50°.

    L’unique avion civil qui s’approcha à ce moment de Mehrabad de ce côté signala également des défaillances
    de communication, mais son équipage ne perçut rien d’anormal. Finalement, le F-4 atterrit en ligne droite à l’aéroport de Mehrabad. Pendant la descente, l’équipage du F-4 vit de nouveau un objet cylindrique et Pirouzi le vit aussi. Il ressemblait à celui de la figure 1.]

    Dans la matinée (du dimanche 19 septembre), un groupe de gendarmes fut envoyé pour effectuer des recherches au sol. D’après un journal local, ils n’auraient rien trouvé d’inhabituel. [L’objet avait atterri dans le lit d’un lac asséché et l’équipage du second F-4 y fut amené en hélicoptère. Quand il fit des cercles du côté ouest, il capta cependant un très notable signal, émis par un ‘beeper’]. Ce récit montre que ce qu’on

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  • Incroyable "succès"...

    J'ai l'impression que Mr Peillon et sa méforme (pardon réforme...) vont réussir à lier les parents et les enseignants dans un même combat...Un objectif commun et partagé. LES ENFANTS.

    Un beau succès, vraiment Mr Peillon. En trente ans de carrière, je n'ai jamais vu un tel consensus entre les deux parties.


    Rythmes scolaires : des parents d'élèves bloquent une école

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    Ces parents d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) dénoncent une réforme faite "à la va-vite" et des activités extrascolaires "trop pourries".

    Dénonçant une réforme menée "à la va-vite", des parents d'élèves bloquent une école d'Aubervilliers. (A.Gelebart/20 Minutes/SIPA)

    Dénonçant une réforme menée "à la va-vite", des parents d'élèves bloquent une école d'Aubervilliers. (A.Gelebart/20 Minutes/SIPA)

    Une vingtaine de parents ont bloqué, vendredi 4 octobre au matin, l'accès à une école d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) pour protester contre la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Ces parents manifestaient bruyamment devant l'école élémentaire Jean-Jaurès, frappant sur des casseroles, en répétant le slogan "Pas d'école aujourd'hui, les activités sont trop pourries".

    "Les activités proposées à nos enfants ne sont pas celles qui leur étaient promises. On nous a proposé d'avoir le choix des activités, en fait elles leur sont imposées, elles ne répondent pas aux attentes ni des enfants, ni des parents", a expliqué à l'AFP Hannen Kebdani, parent d'élève à l'origine de la fronde. "La réforme aurait pu prendre si on s'était laissé le temps de mieux la préparer", a-t-elle estimé.

    "Seuls les parents peuvent faire bouger le maire"

    Solidaire du mouvement, Carine Kerc, la directrice de l'école, a déclaré que "depuis le début nous disons que cette réforme a été faite à la va-vite", avant de poursuivre : "Les personnels du périscolaire font ce qu'ils peuvent, avec les petits moyens qu'ils ont. Il n'y a que les parents qui peuvent faire bouger le maire qui n'a aucun respect envers nous, qui prétend que c'est de notre faute si ça ne marche pas."

    Les manifestants comptaient donc bloquer d'autres écoles dans la matinée. "On va rentrer dans les écoles avec les enfants, on va bloquer, j'espère que ça fera bouger les choses", a annoncé Hannen Kebdani. Devant le chahut provoqué, certains parents ont rebroussé chemin avec leurs enfants, d'autres se sont montrés solidaires du mouvement.

    "Hier c'est les instits qui bloquaient, aujourd'hui les parents d'élèves bloquent, il y a toujours des problèmes dans cette école", pestait Cathy, une mère de famille qui n'a pas souhaité donner son nom. "La mairie a fait n'importe quoi, elle n'était pas prête à mettre en place ce système et maintenant c'est le bordel", a-t-elle regretté.

    "Les enfants d'Aubervilliers ne sont pas des cobayes"

    A l'école élémentaire Jean Jaurès, les cours ont néanmoins repris en milieu de matinée. Les manifestants se sont ensuite rendus devant trois autres écoles, distribuant des tracts sur lesquels on pouvait notamment lire: "Respectez nos enfants. Les enfants d'Aubervilliers ne sont pas des cobayes". Une nouvelle manifestation était prévue devant la mairie d'Aubervilliers dans l'après-midi.

    Jeudi 3 octobre, deux établissements sur trois étaient fermés ou fortement perturbés à Aubervilliers en raison d'une grève des enseignants contre cette réforme. Le ministre de l'Éducation nationale Vincent Peillon a promis des "renforts" pour la mise en place de la semaine de 4,5 jours.

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  • Wall Street

    L'exemple type de la folie de ce sytème. L'appât du gain jusqu'à en devenir totalement crétin. Il a suffi sans doute q'un Daytrader passe un ordre conséquent pour que les "robots" s'affollent" et déclenchent des achats non contrôlés. Il faut savoir que la bourse est gérée désormais par des programmes informatiques et les plantages se révèlent de plus en plus consternants....

    Aucune leçon n'a été tirée depuis la faillite de Lehman Brothers...

    "Nous marchons sur le toit de l'enfer et nous regardons les fleurs. "


    A Wall Street, l'effet Twitter profite à Tweeter

    04/10 | 18:26

    L'action du distributeur américain spécialisé Tweeter Home Entertainment Group , en faillite depuis 2007, a vu son cours s'envoler vendredi à Wall Street, des investisseurs l'ayant apparemment confondu avec le réseau social Twitter qui vient de dévoiler son projet d'introduction en Bourse. Le titre Tweeter Home, une petite société cotée uniquement au comptant, gagnait plus de 600% en fin de matinée à New York après avoir brièvement affiché une hausse dépassant 1.000%. Les transactions sur la valeur dépassaient alors 10 millions de titres, du jamais vu depuis le 10 mai 2007, jour de l'annonce du dépôt de bilan de la société.


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  • Goutte d'eau (fin)

     mer-pollution.jpg

    J’ai été bue, une nouvelle fois. Un humain.

    C’est certainement ce que j’ai vécu de plus troublant. Il portait des mémoires cellulaires et ne le savait pas. J’ai compris tous les mots. Mais ce chaos intérieur m’a glacée d’effroi, cette alternance constante entre les élans euphoriques et les détresses insoumises, des pensées manipulatrices et des projets innommables, des tremplins amoureux et des trahisons infâmes. Un chaos intérieur qui relevait de la folie, aucune ligne d’horizon en dehors d’un intérêt froid et calculateur, des plaintes répétées contre les tourments imprévus sans aucun regard scrutateur, sans aucune lucidité quant aux responsabilités à comprendre. Juste une errance. Une horreur. Et des biens clinquants pour apaiser les douleurs. Il se glorifiait de ses possessions et craignait constamment de les perdre. Une misère existentielle dont je dus me protéger, comme une contamination redoutable. J’ai compris dans les émotions perçues que ces humains ne connaissaient rien de leur monde intérieur, qu’ils en subissaient les effets sans jamais parvenir à remonter à la source, sans jamais comprendre qu’ils étaient eux-mêmes les instigateurs du drame.

    J’ai prié pour échapper à ce calvaire. Cette perdition auréolée de croyances, je n’aurais jamais pu en imaginer le désastre.

    Il m’a pissée.

    Contre une haie d’acacias, au bord d’une route, « une envie pressante » avait-il dit à sa compagne. Une soirée entre amis d’après ce que j’ai compris. Des alcools qui m’avaient souillée jusqu’à l’outrage. Des discussions étranges, des emportements pour un jeu qui consistait à courir après un objet rond, un ballon, je crois bien, avec des hommes reconnaissables à leurs maillots, des cris, des sursauts et « des tournées générales.»

    Il m’a pissée et j’ai eu la chance de trouver une faille dans la terre meuble. J’ai rêvé aussitôt des noirceurs océaniques.

    J’ai vu passer les saisons, pris dans le gel de la terre ou brûlée par les rayons solaires, j’ai cherché les ombres qui me sauveraient d’une nouvelle évaporation, je n’aurais pas supporté un nouveau cycle, l’expérience humaine était au-delà de mes forces et j’admirais quelques compagnes endurcies, des expérimentatrices insatiables, des esprits indestructibles. Je n’avais pas leur résistance.

    J’ai imploré les cieux de m’oublier, j’ai béni les failles des roches, embrassé les boues épaisses des chemins sombres, j’ai craint par-dessus tout les allées lumineuses, les espaces nus, les étendues artificielles, j’ai maudit les villes et j’ai craché les poisons, moi qui avais vécu cent mille ans dans l’espérance d’un envol salutaire, je récitais des prières de tombes, je rêvais de ténèbres, je cherchais au plus profond de mes atomes la saveur lointaine de la paix abyssale.

    C’est un égout qui m’a rejetée dans le corps de ma mère.

    J’ai bu le calice jusqu’à la lie, j’ai souffert le martyre, jusqu’à vouloir mourir, j’ai envié parfois les gouttes noires qui avaient perdu toute vie.

    Dans le corps de ma mère flottaient des étrons, des plastiques et des huiles de vidange, des acides de frigo et des eaux irradiées, j’ai entendu parler d’une usine nucléaire au bout du monde, elle dégueulait jours et nuits des laves mortelles et les humains couraient après des ballons. J’ai croisé des sœurs de misère, elles avaient été contaminées et mouraient lentement, implorant qu’on les achève.

    J’ai maudit les hommes et j’ai rêvé de leur fin.

    J’ai plongé furieusement sans aucun remords, sans aucun doute, sans aucun autre désir que de m’enfuir.

    Plus jamais ça.

    La lumière des surfaces est un tombeau et les humains sont des papillons de nuit percutant follement les lampadaires qu’ils entretiennent.

    Je n’aimerais jusqu’à la fin des temps que les noirceurs opaques. C’est là que se trouve la lumière intérieure.

    Dans les courants les plus profonds, j’ai entendu des paroles inconnues. Des récits d’exploratrices, des témoignages sans appel, des souffrances endurées qu’il fallait partager. Cent mille ans à m’interdire de les entendre. Maintenant, je savais. Et j’avais honte d’avoir été si stupide et influençable. Courir après des illuminations sans comprendre qu’il s‘agissait d’un aveuglement. J’adorais les récits d’aventures et je rêvais d’explorations.

    Mais j’ignorais tout de moi-même et de cette superbe prétention à se croire infaillible.

    J’ai compris enfin les intentions des Grands Sages. Puisque je n’entendais rien, je devais connaître les affres les plus impitoyables pour taire en moi les pensées mensongères, briser les certitudes et les espoirs d’ascension.

    J’étais une goutte d’eau. Il n’en reste qu’un souvenir. Aussi transparent que ma structure. Aussi fragile que cette enveloppe polluée, agressée, envahie, asphyxiée. Tout cela n’était rien qu’un support dérisoire qu’il convenait de déchirer.

    Pour lire le message.

    Je n’étais rien de ce que je croyais être. J’étais bien plus lorsqu’il ne resta plus rien.

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  • Goutte d'eau (6)

     centrale-nuclaire-pologne-construction.jpg

     

    Plus jamais ça…

    J’ai rejoint les grands fonds et je ne souhaite plus aucune élévation.

    Ce cauchemar ne me quittera jamais. Je comprends désormais le silence de mes compagnes, leur attachement aux noirceurs apaisées. Je n’avais rien compris. Je me croyais supérieure parce que les Grands Sages m’avaient choisie, parce que je n’avais jamais dévié de mes attentes, de ma volonté de rejoindre la lumière. Je n’avais rien compris. Les Grands Sages m’ont piégée. Je ne veux plus de cette mission d’éveil. Qu’ils se débrouillent. Ils trouveront d’autres volontaires.

    Je me laisse porter par les courants.

    Ici, il n’y a aucun danger.

    Là-haut, j’ai failli mourir.

    Le torrent, l’euphorie du flot, la beauté des paysages, la lumière, les nuages, les forêts, le soleil et le vent, la pluie et les arcs-en-ciel.

    J’étais heureuse, si heureuse. L’appel des horizons, des sensations si fortes, des ressentis si profonds.

    Et puis, le torrent s’est jeté dans une rivière.

    C’est là que tout a basculé.

    Huit saisons de souffrances infinies. Le désespoir le plus effroyable.

    Huit saisons à m’accrocher à la moindre lueur, terrorisée simultanément par le moindre changement. Quand on ne sait pas ce qui va advenir et qu’on se morfond déjà dans les bas-fonds, c’est une torture incommensurable d’alterner incessamment entre le rebond salvateur et l’effondrement.

    J'ai beaucoup appris pourtant mais je ne suis pas certaine que le chemin méritait de telles douleurs. J'y songe souvent désormais.

     

    Je n’oublierai jamais tout ça.

    La rivière serpentait dans des paysages de vallées, des champs à perte de vue, des arbres fruitiers, des grands épis blonds ou des têtes de soleil qui se balançaient mollement.

    J’ai vu mes premiers humains. Ils tenaient une canne avec un fil qui plongeait dans l’eau. Ils avaient l’air bien calme. Je me souvenais de paroles entendues dans les abysses. Les humains étaient des destructeurs, il fallait les éviter.

    Ceux-là, assis sur la berge, me semblaient tout à fait respectables. J’ai même pensé que ces commérages dans les grands fonds n’étaient que des racontars pour impressionner les petits jeunes. Des histoires de monstres pour que les anciens gardent le pouvoir et valorisent leurs expériences.

    Oh, combien, j’ai compris qu’ils étaient encore bien loin de la réalité. Connaissaient-ils la vérité d’ailleurs ? Et les Grands Sages ? Savaient-ils réellement les risques encourus ? Agissaient-ils en pleine conscience ? Je ne parvenais pas à comprendre. Quelles étaient leurs intentions ? Qu’attendaient-ils des expérimentateurs ? Pensaient-ils vraiment que ce voyage en valait la peine ? Avaient-ils idée de cette peine ?

     

    J’ai été aspirée. Je passais au bord des herbes suspendues au-dessus de l’eau et je n’ai pas vu le tuyau, une bouche noire dans laquelle j’ai disparu, avalée comme dans une inspiration diabolique. Un bruit inconnu, comme un ronflement qui se rapprochait. J’ai rapidement compris que la situation n’avait rien de naturel.

    Un assemblage métallique, une sorte de cylindre par lequel nous avons été projetées.    

    Je suis tombée au sol. Une terre poussiéreuse, friable. Desséchée. Des grandes tiges portaient ces têtes de soleil que j’avais vues alors que je descendais la rivière. La pluie dispersée par le mécanisme qui ronflait humidifia le sol et je me sentis disparaître.

    Je n’ai pas compris lorsque j’ai été aspirée de nouveau. J’ai mis quelques moments à réaliser que j’avais été bue…

    J’ai vu les fibres de la plante et j’ai senti rapidement tous les poisons qui s’y trouvaient.

    « Des engrais, m’a expliqué une compagne de malheur. C’est la troisième fois que je me fais prendre. Je ne le supporterai pas. C’est trop dur. »

    Des brûlures dans mes atomes, comme un déchirement, l’impression effroyable d’être désintégrée. Je revis rapidement quelques regards terrifiés d’animaux que j’avais vus disparaître dans la gueule d’un prédateur. Cette certitude de la mort. Ces derniers instants auxquels on s’accroche comme s’il était possible de repousser l’inéluctable.

    Du poison liquide qui m’asphyxiait, l’oxygène qui s’étiole. J’ai cherché à m’éloigner du sol, j’ai tenté de me hisser vers le soleil. J’espérais que les poisons ne parviendraient pas aux extrémités de la plante.

    Je n’ai jamais dépensé une telle énergie. Je n’ai jamais tant espéré, avec cette volonté de transformer mon espoir en reptations effrénées. J’enviais à en défaillir les mollusques marins que j’avais vus parfois glisser lentement. Pouvoir bouger volontairement m’apparaissait à l’instant comme le plus grand bonheur. Mais je ne bougeais absolument pas.

    Je me suis concentrée, intérieurement, j’ai cherché à m’extraire de tout, à clore en moi le moindre interstice, à éteindre toutes pensées dirigées vers cet environnement qui me tuait. J’ai tendu des nappes molles autour de ma structure et cette concentration que je n’avais jamais connue les a rendues totalement imperméables.

    J’étais en moi comme dans une bulle, j’ai senti cette légèreté divine, non pas cette simple évaporation ancienne mais une plénitude sans masse, sans atome, comme si ne survivait en moi que l’énergie créatrice, un flux agité de particules indécelables, un mystère absolu qui me bouleversa. Je n’étais rien de ce que je croyais être. J’étais bien plus lorsqu’il ne resta plus rien.

     

    J’ai été broyée, dans ma tige, une machine infernale qui nous découpa en lamelles, en copeaux, en sciure. J’ai vu les têtes de soleil basculer dans des mâchoires et le pied dru où je résidais tomber au sol. J’ai été écrasé par une masse ronde, dure, impitoyable. J’ai pleuré en sentant le corps de mon hôte mourir dans d’atroces douleurs.

    J’ai été éjecté de mon enceinte brisée et j’ai coulé dans la terre.

    J’ai concentré en moi les pensées et je me suis extraite de tout.

    J’ai craché les poisons qui me restaient et je m’en suis voulu d’empoisonner le sol. Je n’avais pas le choix et c’était bien le plus effroyable. Je participais à la destruction de la vie parce que j’avais été empoisonnée.

    Je n’avais rien encore rien vu. Le pire n’est jamais loin mais une fois qu’il est là, regardez devant…Il en reste encore…

     

    Une nappe phréatique. Des tuyaux métalliques qui plongeaient dans le corps liquide. J’ai été aspirée. J’ai coulé dans des tubes froids, j’ai brûlé dans des citernes, j’ai été rejetée dans des conduits immondes, aspirée de nouveau, jetée dans une cuvette sale où flottaient des excréments, j’ai cru mourir dans la puanteur des égouts, j’ai vu des compagnes mortes, des gouttes éteintes, noires jusqu’au cœur.

     J’ai coulé dans des villes sales, j’ai été balayée sur des trottoirs englués de vapeurs toxiques, j’ai été utilisée comme nettoyant de caisses métalliques qui roulaient sans vergogne sur les flaques mousseuses, j’ai pleuré des larmes de savon, étouffé sous des shampoings agressifs, j’ai été ébouillantée dans des casseroles gorgées de victuailles, je me suis échappée à chaque fois, non pas dans des reptations insaisissables mais en concentrant mes pensées sur mon espace intérieur. L’isolement m’a sauvée de la peur. La terreur a cogné pendant des heures contre les nappes molles mais elle s’est toujours épuisée contre les murs de mon silence.

    Je n’ai jamais parlé directement à la peur. Je n’ai jamais cédé aux mirages de la mort. Elle n’est qu’une illusion, une pensée inutile, néfaste, destructrice. À quoi bon s’entretenir avec une illusion ? Sinon, prendre le risque de lui donner forme.

    Si je me bats, c’est que je suis en vie. En quoi l’idée d’une mort me serait-elle utile ? Elle ne me poussera pas à survivre. Ce n’est pas de la mort dont je me défends, c’est du blasphème d’oublier dans cette lutte, le bonheur de la vie.

     

    J’ai connu aussi les affres des piscines et la brûlure des désinfectants et même les rires des enfants ne calmaient pas mes douleurs.

    J’ai connu un bassin dans lequel trempaient des barres métalliques d’où émanaient des rayonnements étranges. J’ai senti fondre en moi des éléments invisibles, comme si l’énergie qui m’avait donné vie souffrait de cette intrusion. J’ai vu passer des humains dans des combinaisons colorées. Il semblait toujours aux aguets.

    J’ai été rejetée sans remerciement dans une rivière aux eaux tièdes.

    Des poissons erraient dans des herbes acides et leurs peaux s’écaillaient.

    J’ai vu tomber à l’eau un héron épuisé et son corps aux ailes déployées a flotté lentement avant de couler.

    Au coucher du soleil, j’ai vu passer près de moi un soir une vache gonflée. Elle flottait dans le courant, sa tête était droite, les cornes en avant, on aurait dit un vaisseau fantôme.

    Je ne sais pas d’où venaient tous ces mots en moi, chaque chose vue déclinait son nom et je n’avais aucun souvenir de les avoir jamais appris.

    Portais-je donc en moi une autre vie ?

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  • Rien.

    Je n’étais rien de ce que je croyais être. J’étais bien plus lorsqu’il ne resta plus rien.

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  • Albert Camus.

    Un article très intéressant pour un écrivain incontournable.


    http://www.france24.com/fr/20130928-loeuvre-dalbert-camus-influencee-son-enfance-cotes-sourds

    L'oeuvre d'Albert Camus influencée par son enfance aux côtés de sourds Albert Camus a grandi aux côtés d?une mère, Catherine, et d?un oncle, Etienne, sourds. Son oeuvre en a été influencée, dans le style comme dans les thèmes abordés, explique Jean Dagron, médecin spécialiste de la surdité à l'hôpital marseillais de la Conception, auteur de "Albert Camus, l'empreinte du silence" (Editions du Crilence). Albert Camus a grandi aux côtés d?une mère, Catherine, et d?un oncle, Etienne, sourds. Son oeuvre en a été influencée, dans le style comme dans les thèmes abordés, explique Jean Dagron, médecin spécialiste de la surdité à l'hôpital marseillais de la Conception, auteur de "Albert Camus, l'empreinte du silence" (Editions du Crilence). AFP - Albert Camus a grandi aux côtés d?une mère, Catherine, et d?un oncle, Etienne, sourds. Son oeuvre en a été influencée, dans le style comme dans les thèmes abordés, explique Jean Dagron, médecin spécialiste de la surdité à l'hôpital marseillais de la Conception, auteur de "Albert Camus, l'empreinte du silence" (Editions du Crilence). Dans le cadre de la journée mondiale des sourds et de Marseille-Provence capitale européenne de la culture 2013, la Villa Méditerranée a consacré une soirée à "Albert Camus et le silence" avec l'interprétation sur scène, en langue des signes, de textes de l'écrivain lus parallèlement par l'acteur Charles Berling. Question: En quoi Camus a-t-il été confronté à la surdité? Réponse: "Camus a grandi dans un appartement d'Alger avec sa mère et son oncle qui étaient sourds. Sa mère, Catherine, avait un très petit vocabulaire de 400 mots, et parlait par gestes. Son oncle ne prononçait que quelques mots et onomatopées. Nous avons récemment rencontré sa fille, Catherine, qui nous a montré le code gestuel familial. Camus a donc été confronté au silence. Il a souvent expliqué qu'il souhaitait mettre au centre de son oeuvre le silence de sa mère. Pour lui, le silence est fondamental, c'est un mode d'existence au monde, d'où naît la parole vraie. +Un homme est plus un homme par les choses qu'il tait que par les choses qu'il dit+, a-t-il écrit". Q: Comment son oeuvre a-t-elle été influencée par la surdité? R: "Dans tous ses romans, il y a une mère silencieuse, et un fils entendant. Dans "Le premier homme", par exemple, il met en scène sa naissance. Il invente le personnage de son père, qu'il n'a jamais connu, et raconte comment, lorsqu'il vient au monde, le médecin parle à sa mère qui ne comprend pas et se tourne vers son père qui lui fait des gestes. Ce sont des passages très forts pour les sourds, mais beaucoup de gens ne le remarquent pas. Camus fait aussi le portrait de son oncle, dont il évoque les colères noires "d'autant qu'il ne trouvait pas ses mots". Dans "L'envers et l'endroit", Camus écrit aussi: +je sais maintenant que le corps est un moyen de connaissance+. Ce rapport corporel au monde est tout à fait propre aux sourds. Camus part de ce qu'il sent pour décrire, il a toujours un rapport à la réalité, ce qui est le propre de la langue des signes. On voit de quoi on parle et on le montre. Camus fait également le lien entre pauvreté et difficulté de prise de parole, comme dans ses "Chroniques algériennes" où il défendra +les huit millions de muets+". Q: Camus est-il particulièrement prisé par les sourds? R: "Beaucoup de sourds sont illettrés. Mais il y a aussi beaucoup de témoignages de sourds qui se reconnaissent dans la littérature de Camus. Le fait qu'une mère sourde ait donné naissance à un écrivain brillantissime comme Camus remplit les sourds de fierté! Avec Albert Camus, ils ont fait un sacré cadeau à la littérature française!". Q: Comment chemine-t-on du métier de médecin, que vous exercez, à celui de spécialiste de Camus? R: "Tout le monde a lu Camus. En le lisant de nouveau récemment, voici 4-5 ans, et sans savoir que sa mère était sourde, je suis tombé sur des phrases reflétant une pensée visuelle de l'écriture qui m'a interpellé, car je pratique au quotidien la langue des signes qui s'en inspire. Par exemple, dans "L'Etranger", lorsqu'il évoque un enterrement, il écrit: +deux chevalets, au centre, supportaient une bière recouverte de son couvercle+ et non +la bière était posée sur deux chevalets+, comme on l'aurait dit en français oral. Sartre avait d'ailleurs remarqué ce style d'écriture dès 1942, alors que les deux hommes ne se connaissaient pas, et soulignait qu'entre ses personnages et ses lecteurs, Camus intercalait une +cloison vitrée+. Cette vitre de Sartre ressemble étrangement à la bulle invisible que décrivent les sourds voyant leur entourage parler sans parvenir à les comprendre."

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