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  • SOS INREES

    Un des sites les plus importants au regard de la démarche spirituelle, un travail fabuleux réalisé par des gens passionnés et compétents. Je poste ici le mail reçu ce jour.


    L'INREES et Inexploré magazine traversent un moment délicat.

    Vous êtes des milliers à nous faire confiance chaque jour et à découvrir dans l'INREES, et dans son magazine Inexploré, ce que vous ne trouvez nulle part ailleurs. Un autre regard sur notre monde, sur les frontières de la science, sur la spiritualité. Des articles qu'aucun autre média ne publie, des interviews qui posent des questions que personne ne pose, des conférences prestigieuses, des idées, des perspectives nouvelles. Un univers qui donne du sens à ce monde de l'extraordinaire qui nous entoure, sans tabou, mais avec sérieux et rigueur, et ce dans une réelle indépendance.

    Construire cet espace d'information, jour après jour, est une tâche extraordinaire, et il est important que vous sachiez que l'INREES n'appartient à aucun groupe. Aucun décideur ne contrôle l'INREES ou Inexploré, aucun annonceur n'intervient dans le choix des articles, ou encore dans la manière de les traiter. Cette indépendance, nous y tenons par dessus tout, elle est à la base de cette confiance qui nous lie à vous.

    Mais cette liberté constitue aussi notre fragilité... En ces temps incertains, la crise qui nous affecte tous touche également l'INREES et son magazine Inexploré. C'est la raison pour laquelle je fais appel à vous aujourd'hui : nous avons besoin de renforcer les bases de notre indépendance. Les règles comptables de la distribution de la presse impactent notre trésorerie, nous devons trouver une solution urgente. J'ai pensé à ceux qui font l'INREES : à vous.

    Si chacun d'entre vous offre un abonnement, ou fait s'abonner ne serait-ce qu'une seule personne, vous permettez à l'INREES de conserver cette indépendance, notre force, pour vous offrir cet espace unique.

    Ou je propose à un ami de s'abonner

    L'INREES a besoin de votre mobilisation.

    Merci, merci de votre confiance à toutes et à tous, et bel été...


    Stéphane Allix
    Fondateur de l'INREES
    & d'Inexploré magazine





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  • Olafur Arnalds : Only the winds

    Oh, comme j'aime cette musique ...

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  • Une autre vie

     

    Vivre sans argent : dans les Pyrénées, j'ai fait connaissance avec des néo-hippies

     

    18 réactions | 18515 lu

    Temps de lecture Temps de lecture : 3 minutes

    Qui n'a jamais eu envie de tout plaquer et de partir loin ? Mathieu Lamour a sauté le pas. Au fil de ses pérégrinations, qu'il nous raconte sur Le Plus, il nous fait partager ses découvertes, ses rencontres, mais aussi ses remises en question. Aujourd'hui, il est allé à la rencontre des habitants de Uli-Alto, un village très isolé des Pyrénées.

    Édité par Louise Pothier 

    Dans le jardin de Uli-Alto

    Uli-Alto est un village des Pyrénées espagnoles occupé depuis 4 ans par trois permanents français. Ils ont roulé leurs bosses, sont encore dans la première moitié de leur vie et relèvent chaque jour le pari fou de redonner vit à un village abandonné.

    Perché en haut de la vallée, c'est tout un monde qui vit là haut. Les gens de passage se suivent, se croisent, se ressemblent parfois et alimentent constamment ce manège aussi vital que l'eau qui coule dans la rivière en contrebas. En bon lieu ouvert, Uli s'enrichit de ses visiteurs et compense ainsi son isolement (13km de pistes de montagne pour atteindre la première route goudronnée). Six villages sont occupés dans la vallée, le plus grand compte une cinquantaine de personnes et existe depuis trente ans, le plus petit compte deux personnes qui entament sa restauration. Il y a aussi une fille qui se construit son habitat en partant de zéro.

    Une grande diversité qui m'a un peu perdu dans mon exploration des modes de vies alternatifs. Nés de préoccupations semblables, ces villages ont de nombreux points communs. A contrario, les différences de fonctionnement sont considérables.

    Occuper l'inoccupé

    L’Espagne a connu un exode rural plus tardif qu'en France, particulièrement dans les années 70, laissant à l'abandon de nombreux villages. Sur ma route, j'ai d'ailleurs croisé plusieurs villes fantômes. La vallée ne fait pas exception et son isolement conférait une place de choix pour ceux qui souhaitaient reconstruire un vivre autrement.

    Lakabe est le premier village de la zone à avoir été investi au bénéfice d'une tolérance par les autorités. Cela fait plus de 30 ans que la communauté survit au fil des départs et des arrivées d'habitants. Aritzkuren, un hameau enfoui dans la forêt, est occupé depuis 16 ans. Uli-Alto n'en est pas à sa première occupation, le groupe actuel le reconstruit depuis 4 ans.

    Un soir à Uli-Alto, un habitant originaire d'un squat de Barcelone

    Ce n'est pas un hasard si un nombre substantiel d'habitants de la vallée est issu de la mouvance "squat". En France comme ailleurs, les squats citadins sont de plus en plus menacés et même rasés par les autorités. Ils tiennent pourtant un rôle de passerelle entre la société dominante et les sociétés alternatives.

    Les villes perdent la pluralité nécessaire à une évolution saine et les occupants se voient privés des commodités pour une transition en douceur, le vieux dicton "Pour vivre heureux, vivons cachés" prend ici aussi du sens. Dans la vallée, les occupants vivent dans le statu-quo avec les autorités.

    Une des places du village de Lakabé

    En ville, on détruit des quartiers charmants pour construire des bâtiments plus "efficaces" en terme d'accueil ou de consommation (sans prendre en compte le coût écologique de fabrication). À quand des projets de développement rural pouvant concurrencer les projets de développement urbain ? Il y aurait possibilité de restaurer des espaces immenses et abandonnés en créant des emplois pour revaloriser les plus démunis.

    Des dépendances à la société variées pour un même objectif

    Loin d'un rejet tout entier de la société, l'envie de s'ouvrir est permanente. À Uli, ils ouvrent leur porte à qui le veut en ayant été jusqu'à prendre le risque de s'exposer publiquement via leur site web. À Lakabé, ils vendent du pain et de la bière, paient des impôts et inscrivent leurs enfants à l'école. Ça c'est pour la partie redistribution vers l’extérieur. La présence de la société dominante au sein des villages est plus contrastée.

    Dans la vallée, on s'accorde sur l’impressionnante vitesse à laquelle Uli s'est développé. Tandis qu'à Ulo-Si, plus récente reconversion en date, ils construisent sans électricité, le groupe de Uli est arrivé chargé de groupes électrogènes et d'une quantité de matériel à faire pâlir n'importe quel bricoleur du dimanche. Pour la nourriture, l'indépendance alimentaire est encore très lointaine. Les vaches et chevaux qui vivent dans la vallée obligent à protéger chaque jardin. Au passage, ces animaux n'ont rien de sauvage et leur propriétaire profitent simplement de la grande zone de pâturage officiellement abandonnée. Beaucoup ont perdu leur récolte pour avoir négligé la robustesse de leur clôture, le sujet prête régulièrement à l'auto-dérision. 

    Le jardin de Uli-Alto

    En attendant de se nourrir majoritairement de sa production, Uli se nourrit de ce que "Babylon" considère comme jetable. Ils font de la "récup'" et ont même développé des liens amicaux sur le grand marché aux légumes de Pampelune. Régulièrement, ils ont le droit à des petits cadeaux. La nourriture abonde et Uli est même devenu une des meilleurs tables du coin !

    Une autre manière de considérer l'espace commun et son utilisation, un regard plus utilitaire sur les produits de la société, une clé pour s'ouvrir un peu plus. Le mouvement "Occupy" gagnerait peut être à s'inspirer de ces anonymes qui construisent ailleurs et laissent les convaincus avec leur jouets dangereux et usés. L'énergie qu'ils ne gaspillent pas en s'opposant est directement au service de leur avenir.

    Tous les articles sur le blog et le quotidien sur Facebook. 

  • Guerre froide

    "Des alliés" !

    Purée, l'UE, faut vous enlever les oeillères, là, en plus de l'incompétence, vous êtes carrément IDIOTS !




    Les Européens exigent des explications des USA : « Entre partenaires, on n’espionne pas »

    Publié le 01/07/2013

    Par La Voix du Nord

    Les Européens ont exigé des explications sur le programme d’espionnage américain, qui aurait visé les institutions de l’UE et des millions de citoyens européens, alors que, dernier épisode en date, le quotidien britannique The Guardian a affirmé dimanche que la France, l’Italie et la Grèce figuraient parmi les 38 cibles surveillées par l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine.

    GERMANY-US-INTELLIGENCE-PRISM-PROTEST

    Face au déluge de documents communiqués via l’ancien consultant américain de la NSA, Edward Snowden, au coeur d’un imbroglio mondial digne des meilleurs romans d’espionnage, Bruxelles a averti même de possibles conséquences sur la négociation d’une zone de libre-échange transatlantique. « Entre partenaires, on n’espionne pas ! », a lancé dimanche au Luxembourg la commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding. « On ne peut pas négocier sur un grand marché transatlantique s’il y a le moindre doute que nos partenaires ciblent des écoutes vers les bureaux des négociateurs européens », a-t-elle estimé, en réclamant que les Etats-Unis « dissipent ces doutes très rapidement ».

    La Direction nationale du renseignement américain (ODNI), qui chapeaute les 17 agences de renseignement du pays dont la NSA, a indiqué dans un communiqué transmis à l’AFP que les Etats-Unis répondront de façon appropriée à l’UE et à ses Etats membres par les canaux diplomatiques.

    De son côté, le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, a jugé sur une chaîne de télévision belge que l’affaire serait «très grave» si ces allégations étaient confirmées.

    « Clarté, vérité et transparence: c’est ce qu’on peut et doit attendre de nos amis et alliés. Les explications américaines sont nécessaires et urgentes », a affirmé sur son compte Twitter le commissaire français, Michel Barnier.

    La France a elle aussi demandé des explications dans les plus brefs délais. « Ces faits, s’ils étaient confirmés, seraient tout à fait inacceptables », a déclaré le chef de sa diplomatie, Laurent Fabius. La ministre française de la Justice, Christiane Taubira, est allée plus loin, en estimant que si Washington avait bel et bien mené les opérations d’espionnage décrites par le Spiegel, ce serait «un acte d’hostilité inqualifiable». Pour son homologue allemande Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, qui a elle aussi réclamé des explications «immédiatement et en détail, ce n’est pas sans rappeler des actions entre ennemis pendant la Guerre froide».

    Selon le Spiegel, le programme était constitué non seulement de micros installés dans le bâtiment de l’UE à Washington, mais aussi d’une infiltration du réseau informatique qui lui permettait de lire les courriers électroniques et les documents internes. La représentation de l’UE à l’ONU était surveillée de la même manière, toujours selon ces documents, dans lesquels les Européens sont explicitement désignés comme des «cibles à attaquer».

    Et les dernières révélations du Spiegel dimanche risquent d’enflammer l’opinion allemande, très sensible sur les questions de protection de vie privée.

    L’Allemagne est en effet « le pays européen le plus surveillé » par la NSA, avec 500 millions de connexions téléphoniques et Internet enregistrées mensuellement, assure le magazine, qui explique qu’une journée «normale» d’espionnage concerne environ 15 millions d’appels téléphoniques recensés en Allemagne, contre environ deux millions quotidiennement en France.

    L’Allemagne, comme la France, sont considérées par la NSA comme moins fiables que le Canada, la Grande-Bretagne, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, explique aussi Der Spiegel se fondant sur ces documents.

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  • Les USA...

    Prism : la NSA espionnait l'Union européenne

    Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le

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    La NSA espionnait dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, montrent des documents secrets dont "Der Spiegel" a pris connaissance.

    Les services de renseignement américains espionnaient dans le cadre du programme de surveillance Prism plusieurs bureaux de l'Union européenne, dont ils avaient réussi à pénétrer les réseaux informatiques, montrent des documents secrets dont l'hebdomadaire allemand Der Spiegel a pris connaissance.

    Le magazine allemand cite dans un article publié samedi 29 juin un document classé "strictement confidentiel" de la National Security Agency (NSA) daté de septembre 2010, que l'informaticien Edward Snowden a emporté dans sa fuite après avoir dévoilé l'existence de Prism et que les journalistes du Spiegel ont pu lire en partie.

    Selon ce document, la NSA a implanté du matériel d'écoute dans les bureaux de l'Union européenne (UE) à Washington et aux Nations unies et était en mesure non seulement d'écouter les conversations téléphoniques, mais aussi d'accéder aux documents et aux courriels des diplomates européens, qualifiés de "cibles à attaquer" dans le document.

    D'après le Spiegel, l'agence de renseignement américaine surveillait aussi les systèmes de communication de l'immeuble Justus Lipsius, qui héberge le Conseil européen à Bruxelles et où les gouvernements de l'UE disposent de bureaux à partir desquels ils peuvent passer des appels sécurisés. Il y a "plus de cinq ans", écrit Der Spiegel, les experts en sécurité de l'UE avaient découvert un système d'écoutes sur le réseau téléphonique et internet du bâtiment Justus-Lipsius, qui remontait jusqu'au quartier général de l'OTAN en banlieue de Bruxelles.

    Lire : Aux Etats-Unis, une cybersurveillance digne d'un Etat policier

    IMPACT SUR LES RELATIONS USA-UE

    Der Spiegel a également recueilli sur son site internet des réactions de personnalités européennes, comme le président du Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, qui estime que "si cela se confirme, il s'agit d'un immense scandale". "Cela nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis", ajoute-t-il.

    Pour le ministre des affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselbron, "les États-Unis feraient manifestement mieux de surveiller leurs services de renseignement plutôt que leurs alliés". L'espionnage américain est "hors de contrôle", juge-t-il, soulignant que si les activités de renseignement "sont justifiées par la lutte contre le terrorisme (...) l'UE et ses diplomates ne sont pas des terroristes".

    Toujours sur le site du Spiegel, le député européen écologiste Daniel Conh-Bendit appelle à une rupture immédiate des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique, tant qu'un accord n'a pas été signé avec les États-Unis sur la protection des données. Des négociations en ce sens, lancées en 2011, n'ont toujours pas abouti.

    Mercredi, l'Union européenne avait demandé aux États-Unis de lui fournir "aussi rapidement que possible" des réponses à ses questions sur le programme de surveillance américain Prism.

    CORREA S'EST ENTRETENU AVEC BIDEN

    Edward Snowden se trouve depuis presque une semaine dans la zone de transit de l'aéroport de Moscou, en attendant la réponse de l'Equateur à sa demande d'asile politique. Cet ancien collaborateur de l'Agence nationale de sécurité (NSA) est recherché par les Etats-Unis pour avoir divulgué des informations explosives sur de vastes programmes américains de surveillance des communications.

    Le président équatorien, Rafael Correa, a annoncé samedi s'être entretenu avec le vice-président américain Joe Biden du cas de l'ancien agent du renseignement américain, recherché pour espionnage par Washington. "Nous avons parlé de l'affaire Snowden et il m'a transmis de manière très courtoise la requête des Etats-Unis de bien vouloir rejeter la demande d'asile", a déclaré le président Correa lors d'une conférence de presse, précisant que M. Biden l'avait joint au téléphone vendredi.

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  • Je réclame le lynchage

    "Monsieur R.

     

    Je vous adresse cet exemplaire de mon roman car je revendique le droit au lynchage médiatique. En effet, je ne suis qu’un instituteur perdu dans une petite vallée des Alpes, je ne connais personne dans le gotha des people, je n’ai pas accès aux médias et, comme de surcroît, je suis pétri de principes moraux dont je n’arrive pas à me défaire malgré une longue psychothérapie, je suis condamné à rester incognito et à continuer à vendre mes écrits dans des volumes misérables.

    Je réclame par conséquent le droit à bénéficier de ce lynchage médiatique si puissant pour les ventes, cette reconnaissance de tous, cette mise en lumière, l’intégration à cette masse frénétique des stars conspuées mais rentables.

     

    Je n’ai pas de femme de ménage par manque de moyens financiers et surtout parce que je trouverais cela inconvenant et même si c’était le cas, une agression sexuelle proférée par un instituteur n’intéresserait personne d’autre que le correspondant local du journal régional. Insuffisant pour doper les ventes de mes romans. Je pourrais à la rigueur agresser la dame qui fait le ménage dans ma classe le soir, quand l’école est déserte et qu’elle manie avec dextérité le manche…à balai. Je pourrais facilement la menacer de renvoi si elle venait à se plaindre. Je lui suis supérieur tout de même. Mais voilà, je n’arrive pas à me faire à cette idée d’une quelconque supériorité sociale. Je sais bien que vous trouvez cela absurde mais je vous l’ai dit, je suis un cas irrécupérable.

     Bon, alors, je pourrais m’en prendre à mes élèves et pratiquer des attouchements sexuels. Jamais, ils ne se plaindraient, ils auraient trop peur. Mais rien que d’avoir écrit ça, j’ai envie de vomir. Je n’ai pas d’histoire de pédophilie à raconter, ni actuelle, ni ancienne. Et d’ailleurs, si jamais, je venais à être informé de quoique ce soit de ce genre, je déclencherais aussitôt un tsunami policier et judiciaire. Ça me semble tellement évident. Vous voyez, je n’aurais même pas pu entrer dans les Ordres.  

    Toujours ces principes moraux qui me condamnent à rester incognito.

     Je pourrais peut-être proférer des paroles racistes envers les enfants maghrébins de ma classe mais, moi, je ne suis pas un politicien et je serais certainement condamné, je perdrais mon poste et je ne pourrais plus subvenir aux besoins de ma famille sans être certain que le scandale suffise à assurer les ventes de mes livres. Le risque est vraiment trop grand. Pas assez de sécurité au regard de l’audimat.

     Je pourrais éventuellement entrer en string dans un magasin et brailler comme un goret dans un mégaphone, un guignol a usé de cette technique, j’ai oublié son nom mais je sais qu’il est aujourd’hui très riche et célèbre ou encore mieux pendant la montée des marches au festival de Cannes, là où je serais filmé mais c’est tout simplement ridicule et c’est une des grossières erreurs de l’évolution des espèces de n’être pas parvenu à tuer tous ceux qui postulent volontairement au ridicule et à l’outrage. Le problème de la surpopulation aurait été réglé.

     

    Je pourrais aussi raconter dans mes romans des turpitudes adultères et révéler au grand jour, la vie privée de mes amantes mais je n’en ai pas étant donné que j’aime infiniment la femme qui partage mes jours et que je me satisfais de contempler la beauté ineffable de la gente féminine. Et d’ailleurs, il aurait fallu que je sois déjà un célèbre ex présentateur du journal de TF1 pour que ça ait une incidence réelle sur la vente de mes romans.

     

    Voilà  d’ailleurs, le fond du problème. Pour exploser les scores des écrits, aussi insignifiants soient-ils, il faut déjà être célèbre. Je n’ose imaginer les ventes des prochains livres de tous les protagonistes de ces différentes affaires. Leurs ignominies sont si bien mises en scène.

     

    Alors que moi, simple instituteur, ma vie ne sera jamais étalée au grand jour, c’est trop insignifiant. Je n’aurai jamais l’aura de ces puissants, je n’aurai jamais cette couverture médiatique.

     

    Et mes principes moraux me condamnent à l’anonymat.

     

    Je pourrais essayer de passer dans une télé réalité mais je ne suis pas une blonde à forte poitrine, ni un ancien sportif, ni un éphèbe, ni un macho décérébré, ni un border line, ni un acteur délaissé, enfin rien de tout ce qui remplit les castings. Juste un instituteur totalement basique et on sait à quel point aujourd'hui, ce métier ne porte aucune aura.

     

    C’est pour toutes ces raisons que je réclame votre indulgence et souhaite par-là bénéficier de toutes les critiques les plus virulentes, que mes écrits soient vilipendés, qu’ils soient jetés en pâture dans les griffes les plus acérées de vos chroniqueurs les plus acerbes, qu’ils abandonnent toute retenue et profitent de cette opportunité pour mettre en lumière leurs immenses talents. Je suis tout disposé à subir les pires outrages et à en remercier les auteurs.

    Je ne cherche pas la reconnaissance du milieu littéraire mais juste l’étalage au grand jour de mes insuffisances d’écrivain. Ce lynchage médiatique sera pour moi un fabuleux tremplin. Comme pour tous les autres.

     

    Mes principes moraux m’interdisent toute autre voie.

    Je compte sur votre rage.

     

    Recevez Monsieur l’assurance de mes sincères salutations.


    Réponse : (Mille mercis à Eléa (site IPAGINATION)

    Monsieur L, 
     
    Nous sommes au regret de ne pouvoir donner une suite favorable à vos adjurations. Vous comprendrez bien qu'un petit instituteur, reclu dans un coin perdu des Alpes où l!air est pollué d'oxygène ne peut décemment faire l'objet d'une quelconque médiatisation même des plus négatives.
    Il nous parait évident que si notre lectorat et/ou nos téléspectateurs se rendaient compte de l'existence de valeurs morales, nous assisterions à une vraie débâcle, un cataclysme sans précédent. Vous affirmez que votre petite vie n'intéresserait personne mais personne ne devrait savoir que des gens tels que vous existent! 
    Enfin, que diable, réfléchissez! Croyez-vous que la ménagère de moins de cinquante ans ait envie de découvrir l'existence d'un monde sans prétention? Et que faites-vous des parts de marché, du mercantilisme et pire de notre Société de consommation?
    Vous citez en exemple les figures de demain qui seront des références comme jadis Hugo l'aura été pour certains d'entre nous!!! 
    Encore une fois croyez-vous que le métier même d'instituteur ne soit  pas suffisant à votre malheur? Qui rêve encore d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter? Voyez comme le monde tourne, Monsieur L et finissez par croire que votre talent est désuet! Pourquoi parler donc de promouvoir votre écriture même dans le mauvais sens quand bientôt on nous dira que lire et quoi penser???
    Nous ne pouvons donc pas prendre le risque que votre talent, vos bons sentiments et votre sens moral envahissent le paf!
    Recevez, Monsieur L, l'expression de nos sentiments intéressés.
     
    Ps: ci-joint le numéro d'un très bon psychothérapeute et allez vous faire soigner! ;)

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  • Autobiographique

    Message de Magali Aïta, l'auteure de "L'amour au bout du clic", un roman sur les rencontres par internet.

    "Aujourd'hui, j'ai eu un appel peu ordinaire... Celui d'une journaliste, Zone Interdite, Capital, Investigations, Reportages etc... J'ai été repérée chez Ladies Room. Elle pensait que mes textes, mes nouvelles, étaient du vécu. Et bien non, je suis mariée avec trois enfants, tout va bien."

    Dimanche 23 juin 2013

    1ère de couv L'Amour au bout du clic

    "J'allume mon ordinateur, je suis bien installée sur la table basse du salon, la télé en fond sonore. J'ai les mains moites, comme si j'allais commettre une bêtise, honnêtement je suis un peu stressée. Ce que je suis en train de faire va à l'encontre de mon éducation catholique et de mes valeurs personnelles auxquelles je suis tant attachée. Je suis arrivée à un tel point de solitude, que je suis prête à passer au-delà et à me laisser tenter par l'amour virtuel. J'essaye de me rassurer comme je peux en me disant que des tas de personnes le pratiquent déjà et qu'elles en sont contentes.
    Ce sera mon secret, personne ne sera au courant. Un pan de ma vie rien qu'à moi, dont mon entourage n'aura pas connaissance. À compter de ce jour, c'est sûr tout va changer. Un nouvel univers m'ouvre ses portes, j'accède à un monde inconnu, que je m'étais jusqu'alors interdit."

    220 pages - ISBN : 9782342006063 - Romans - Edition brochée

    Disponible en format papier ou ePub.

     


     C'est très révélateur du système cet appel téléphonique.

    L'auteur ne doit pas être un individu "ordinaire". C'est lui qui sera "vendu" et pas son livre. Si Magali avait dit que c'était autobiographique, demain elle passait à la télévision...

    Je devrais avouer que "Jusqu'au bout" est entièrement autobiographique, de toute façon, je n'ai laissé aucune trace de mes meurtres, personne ne me coincera. J'ai eu des relations homosexuelles, j'ai couché avec Natacha, la transsexuelle, j'ai tourné dans un film porno, je fume du shit, j'ai dézingué Brohou, Jacquot, Kernaïs, la Pennec, le curé, j'ai démoli les deux casseurs de bouteilles à Pen-Hir, j'ai tiré sur les CRS à Plogoff avec mon lance-pierres.

    Je n'ai juste pas eu le courage d'enlever mes élèves. Mais il n'est pas dit que je ne passerai pas à l'acte un jour, il suffira que je les aime assez pour ça.

    Message lancé aux journalistes. Je suis un auteur déglingué, prêt à faire exploser l'audimat. J'ai également gardé des photos des meurtres et de mes ébats.

    Le premier qui me contacte touchera le jackpot.


    Où j'ai rangé mon shit, bordel.

     

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  • Ipaginablog.

    iPagination, un véritable passeport pour l’édition !

    Publié par admin le 23 juin 2013

    livre-qui-s'envole

    iPagination, avec l’implication de ses membres, travaille farouchement depuis près de deux ans à faire valoir le talent d’auteurs qui ne bénéficient pas ou peu d’une visibilité suffisante pour accéder au graal de l’Edition.

    iPagination Editions définit actuellement sa ligne éditoriale ainsi que sa charte graphique avec pour objectif d’être non seulement digne des trente-trois auteurs bénéficiant déjà d’une publication, mais aussi de préparer les futures éditions, notamment celles d’ici à la fin de l’année, mettant à l’honneur onze nouveaux talents.

    Notre projet prend également sens auprès des éditeurs conventionnels, et nous en sommes fiers.

    Deux de nos membres, au parcours identique, ont récemment trouvé un éditeur et nous avons décidé de leur laisser la parole pour témoigner de l’apport d’iPagination sur leur route vers l’édition.

    Une inscription, un texte puis un premier commentaire qui marque : « C’est Marcel Faure qui a été le premier à commenter. Il disait avoir envie de lire la suite… », se souvient Thierry Ledru qui vient de signer un contrat d’édition numérique avec Numeriklivre.

    Puis très vite, le partage et l’échange offrent une bouffée d’oxygène dans une passion jusque-là solitaire :

    « J’ai vu des âmes qui ruisselaient de mots, des mains tendues à travers les écrans, des tristesses camouflées au creux des virgules, des apothéoses dans les trois points suspendus, j’ai vu les sourires se dessiner à la lecture des commentaires reçus, comme des bonheurs propagés, j’ai senti ce goût lumineux des nourritures spirituelles. La communion des âmes qui écrivent. J’avais trouvé le refuge espéré. »

    Magali Aïta, alias La Chouette Bavarde, a elle aussi usé de la voix numérique pour se faire connaître grâce à son blog personnel avant d’intégrer iPagination pour élargir son lectorat et amplifier sa visibilité :

    « Un chapitre chaque soir sur mon blog, avec Internet on abolit les frontières, c’est toujours surprenant. J’ai ensuite rejoint iPagination où j’ai déposé des nouvelles, mon roman, des poésies… c’est un succès immédiat. »

    Au-delà du fait même de se faire connaître, c’est l’occasion aussi de se mesurer, d’éviter de se fourvoyer, de se remettre en question comme nous l’exprime Thierry :

    « Cet instant où la souris clique du museau sur l’étiquette « commentaires » […], c’est parfois un rappel à l’ordre qui vient nourrir le goût immodéré du travail et je reprends l’ouvrage, j’affûte mes outils, je me pose devant la page, je retourne et triture dans tous les sens les suggestions proposées puis je cisèle, je découpe, je dissèque, je polis. »

    A force de travail, d’humilité et de partages, Magali et Thierry finissent par s’ouvrir les voies de l’Edition. Thierry nous invite à cette phase de découverte :

    « J’avais mis déjà quelques textes lorsque j’ai été contacté par une éditrice. Elle avait lu mes textes et souhaitait en lire l’intégralité. Une éditrice qui me contactait par le biais d’un site de littérature ? Depuis vingt ans que je les coursais et qu’ils se débrouillaient toujours pour me renvoyer au fin fond des jungles du doute et de la désespérance, je n’y croyais pas…

    J’ai pensé à une embrouille. Elles foisonnent et se nourrissent de cette fameuse désespérance, contre vastes monnaies discordantes, des compliments somptueux jusqu’à l’émergence de l’espoir halluciné. »

    iPagination n’est pas peu fière de ces résultats, car la Chouette avait déjà bénéficié d’une publication dans le recueil collectif Sens interdits des Editions éponymes avec sa nouvelle, Qu’importe le prix, racontant l’histoire d’une jeune fille participant à la révolution de Jasmin, en Tunisie. Son talent n’était pas passé inaperçu.

    De même pour Thierry Ledru qui, à plusieurs reprises, a pu bénéficier des sélections des conseillers d’iPagination et prendre conscience de son talent et de ses prédispositions flagrantes à transmettre par l’écrit.

    Il convient ici de souligner que l’enrichissement mutuel permet de franchir des étapes importantes, et que commenter le travail d’autrui est également nécessaire, comme nous le précise Thierry :

    « Je n’ai pas délaissé les bonheurs de lecture pour autant. J’ai vu se créer une relation respectueuse de liseur et de lu, un échange de procédés humanistes puisque l’humanité se regarde quand l’humain l’écrit, l’opportunité d’apprendre aussi. Et j’ai beaucoup appris. »

    Que ce soit avant ou après, cet apport compte comme le conclue Thierry Ledru : « Dans cette histoire, iPagination a joué un rôle inattendu. Avec le contrat d’édition signé, j’aurais pu succomber à l’appel de l’euphorie, des illusions ranimées, imaginer des succès planétaires, des milliers de courriers reçus, des invitations littéraires. Non, rien de tout ça parce que je lisais mes compatriotes et qu’ils étaient mes garde-fous, le maintien de mes pensées dans l’écrin de la lucidité, le goût immodéré du partage et de l’accompagnement bienveillant, fasciné, enthousiaste, ému jusqu’à en rêver la nuit. »

    Vous retrouverez l’ensemble du témoignage de Thierry sur son texte, « Mille mercis ». Vous pouvez également vous procurer son livre « A cœur ouvert » aux éditions Numériklivres.

    La Chouette Bavarde quant à elle, est déjà en phase de promotion et vous pouvez vous procurer son livre, « L’amour au bout du clic », aux éditions Mon petit Editeur. En fin d’article, vous trouverez les articles réalisés par le Dauphiné libéré, l’allevardin ou encore Magali en une de 20mn, l’édition de Grenoble pour relayer la sortie de son livre, mais aussi cette nouvelle forme de promotion qu’offre iPagination au service de ses auteurs.

    Nous souhaitons à notre Chouette Bavarde et à Thierry Ledru, toute la réussite possible pour cette première sortie.

    Ces résultats sont autant de succès pour iPagination qui rencontre actuellement de nombreux acteurs de l’édition professionnelle pour élaborer avec eux des projets d’avenir. Dans la volonté de partage qui nous anime, nous sommes pleinement disposés à répondre aux sollicitations qui pourraient survenir. Le succès des auteurs est au cœur du projet d’iPagination avec l’appui de toutes les bonnes volontés.

    Chouette bavarde Dauphiné libéré

     

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