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  • Crise parentale.

    Et une fois que le diagnostic est posé ?


    Éducation : une famille sur deux désemparée

    Mots clés :

    Par Agnès Leclair Publié Réactions (10)
    Plus de la moitié des jeunes interrogés déclarent éprouver ou avoir éprouvé des difficultés scolaires.
    Plus de la moitié des jeunes interrogés déclarent éprouver ou avoir éprouvé des difficultés scolaires. Crédits photo : age fotostock/Stuart Pearce

    Certains parents souffrent de ne pas pouvoir protéger leurs enfants comme ils le souhaiteraient.

    Les parents sont-ils au bord de la crise d'éducation? Aujourd'hui, une famille sur deux estime qu'il est difficile d'élever ses enfants, selon une enquête de l'observatoire des jeunes et des familles de la fondation Apprentis d'Auteuil. C'est le sentiment de ne pas pouvoir les protéger autant qu'ils le souhaiteraient qui prédomine. Un quart des parents partagent cette inquiétude. Pour autant, leur «malaise» éducatif semble diffus et les sondés peinent à en définir les contours.

    Certaines familles sont désarçonnées par le comportement ou les réactions de leur descendance (17 %), d'autres évoquent des difficultés à fixer des règles et des limites (13 %) et une sur dix avoue avoir déjà eu besoin d'une aide extérieure pour les seconder dans leur tâche éducative. Mais aucun écueil n'est pointé unanimement par les parents, selon cette enquête pour laquelle OpinionWay a interrogé 1024 foyers ayant au moins un enfant à charge, 1005 jeunes de 18 à 26 ans et 250 jeunes d'Apprentis d'Auteuil du même âge. «On ne peut pas parler d'un sentiment d'incompréhension entre parent et enfants», analyse Cédric Leva, responsable de l'observatoire.

    «Il a besoin d'un cadre», «je ne sais plus comment m'y prendre avec lui» sont les phrases leitmotiv des adultes qui appellent le numéro azur de la fondation d'Auteuil pour raconter et trouver une issue à leurs problèmes éducatifs. «L'appelant type est une mère monoparentale et la majorité des appels concernent des garçons de 11 à 15 ans puis les 16 à 18 ans», décrit Marie de Saint-Laurent, directrice du service d'écoute. Les parents désemparés n'affichent cependant pas tous le même profil socioculturel. «Nous sommes aussi contactés par des familles aisées mais qui se retrouvent face à des difficultés majeures qu'elles n'iraient pas confier à une assistante sociale», souligne-t-elle.

    «Ça ne va pas à l'école»

    La conversation débute souvent de la même manière. «Ça ne va pas à l'école», commence par lâcher le père préoccupé ou la mère soucieuse. Nombre d'entre eux disent même envisager la solution de l'internat. «On sent chez eux une grande angoisse de l'avenir. Certains craignent aussi des dérapages avec les fréquentations du collège», explique Marie de Saint-Laurent. Plus de la moitié des jeunes interrogés (54 %) déclarent d'ailleurs éprouver ou avoir éprouvé des difficultés scolaires.

    En deuxième rideau, «les appelants finissent souvent par décliner des complications familiales», poursuit la directrice du service d'écoute. Un ennui de santé, un père absent, une brouille… Le discours ambiant ne ferait rien pour les rassurer. «Ils éprouvent la culpabilité d'être de “mauvais parents”, notamment vis-à-vis de l'école. Parfois, ils n'osent même plus appeler tant ils ont peur d'être jugés pour l'absentéisme ou le décrochage de leur enfant. Ceux qui travaillent et ne peuvent pas obliger physiquement ces derniers à s'y rendre traversent de grosses crises d'angoisse», raconte Marie de Saint-Laurent. Côté enfants, la famille - avec ou sans accroc - garde cependant son image de cocon. 78 % des 18-25 ans s'y sentent en sécurité tout comme 72 % des jeunes d'Apprentis d'Auteuil au parcours plus heurté.

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  • La divinité humaine

    http://www.syti.net/LegendeHindoue.html

    Une vieille légende hindoue raconte qu'il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.

    Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci: "Enterrons la divinité de l'homme dans la terre."

    Mais Brahma répondit: "Non, cela ne suffit pas, car l'homme creusera et la trouvera."

    Alors les dieux dirent: "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans."

    Mais Brahma répondit à nouveau: "Non, car tôt ou tard, l'homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu'un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

    Déconcertés, les dieux proposèrent: "Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de l'homme sur la Lune."

    Mais, Brahma répondit encore: "Non, un jour, l'homme parcourra le ciel, ira sur la Lune et la trouvera."

    Les dieux conclurent: "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d'endroit que l'homme ne puisse atteindre un jour."

    Alors Brahma dit: "Voici ce que nous ferons de la divinité de l'homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c'est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

    Depuis ce temps-là, conclut la légende, l'homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, exploré la lune et le ciel à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.



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  • Corruption politique

    La France ne se sent pas vraiment exemplaire en matière de corruption

    L'Expansion.com - publié le 05/12/2012 à 16:08

    Selon un rapport de l'ONG Transparency International, la France se situe au 22e rang mondial et au 9e rang européen des Etats perçus par leur population comme les moins corrompus. Les Français se défient le plus des partis politiques, des entreprises et de l'administration.

    Le Parlement pointe à la troisième place des institutions perçues comme les plus corrompues par les Français
    Le Parlement pointe à la troisième place des institutions perçues comme les plus corrompues par les Français
    REUTERS/Charles Platiau

    Les Français se défient de leurs institutions. Selon l'ONG Transparency International, la France se situe seulement au 22ème rang mondial et au 9e rang européen des Etats perçus par leur population comme les moins corrompus, avec une note de 71/100. L'Hexagone est moins bien noté que les pays scandinaves, les Pays-Bas, la Belgique, l'Allemagne ou encore le Royaume-Uni.

    Défaut de transparence de la vie politique

    Les partis politiques sont perçus par les Français comme les institutions les plus touchées par la corruption, devant les entreprises, le Parlement, et l'administration. Le document rappelle qu'en septembre 2011, pas moins de 72 % des Français estimaient que leurs élus et dirigeants politiques étaient "plutôt corrompus" - un record depuis 1977, date à laquelle la question avait été posée pour la première fois.

    Un long chapitre du rapport est d'ailleurs consacrée au manque de transparence de la vie politique française: déclaration de patrimoine des élus, lobbying au Parlement, financement des partis politiques, cumul des mandats, tout y passe. Citant des rapports de plusieurs organismes internationaux, tels l'OCDE ou le Conseil de l'Europe, l'ONG met également en cause le manque d'indépendance de la justice financière française ainsi qu'une législation inadaptée à la sanction des cas de corruption. Elle dénonce la faible implication des institutions françaises dans ce domaine, à l'exception de la Cour des comptes et des organes de contrôle des élections.

    Enfonçant un peu plus le clou, Transparency International affirme que les politiques ne sont pas les seuls responsables, et que les Français "parfois complaisants à l'égard du favoritisme et de diverses formes d'arrangements, nourrissent un rapport ambigu à l'égard de la corruption".

    Articles de presse à l'appui, l'ONG fait état de nombreuses affaires de corruption entre 2009 et 2012: prise illégale d'intérêts en Savoie (affaire Zaragoza), trucage de marché public dans les Bouches-du-Rhône (affaire Granié), favoritisme en Guyane (affaire Le Pelletier), emplois fictifs en Polynésie (affaire Flosse), trafic de diplômes dans le Var (affaire de l'université du Sud-Toulon-Var), corruption d'un agent du Trésor public à Paris , abus de pouvoir de la police (affaire de la BAC nord de Marseille), etc.

    Coût de la corruption en Europe: 120 milliards d'euros par an

    La Commission européenne a chiffré en 2011 le coût de la corruption pour les finances publiques des 27 à 1% du PIB, soit 120 milliards d'euros.

    Globalement, l'ONG juge "décevant" le niveau de perception de la corruption en Europe, notamment dans les pays les plus affectés par la crise comme la Grèce et Italie. Ces deux pays pointent respectivement à la 72e et 94e place sur 176 Etats évalués. Ils recueillent seulement 42 et 36 points sur une échelle graduée de 0 (corruption perçue la plus forte) à 100 (corruption perçue très faible). L'Italie affiche ainsi un niveau proche de la Tunisie (41 points), tandis que la Grèce égale celui de la Colombie et Djibouti.

    Parmi les pays récemment frappés par la crise de la dette, l'Irlande (25e), l'Espagne (30e) et le Portugal (33e) obtiennent des scores supérieurs à 60 points.

    Deux tiers des 176 pays évalués obtiennent des scores inférieurs à 50 points. Les pays du "printemps arabe" - Tunisie, Egypte, Lybie notamment - affichent des scores inférieurs ou à peine supérieurs à 40 points. La Russie (133e), avec un score de 28 points, figure toujours parmi les pays les plus corrompus au monde, mais a une nouvelle fois amélioré légèrement son rang en gagnant 10 places depuis le précédent rapport.

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  • Notre Dame des Landes.

    Notre-Dame-des-Landes : un commandant de bord en retraite écrit à la ZAD

    2 décembre 2012
    http://7seizh.info/2012/12/02/notre-dame-des-landes-un-commandant-de-bord-en-retraite-ecrit-a-la-zad/

    Les réactions anti-aéroport arrivent de toutes parts. Parmi celles adressées aux opposants, celle d’un commandant de bord en retraite datée du 30 novembre 2012, qui exprime avec détail une réalité assez peu mise en avant. Nous reprenons la publication des Zadistes pour une diffusion plus large.

    « Et si on écoutait un peu les techniciens ?

    J’ai bientôt 70 ans , 40 années dans l’aéronautique, 15 comme commandant de bord, 14500 heures de vol. Je ne connais pas tous les aéroports du monde mais j’en connais beaucoup,franchement beaucoup.Néanmoins , si je veux comprendre quelque chose dans cette polémique , je dois faire comme tout le monde : procéder par comparaisons.

    On me dit que l’aéroport de Nantes est dangereux car les avions passent sur la ville. Ah bon ! j’ai passé ma vie de pilote à survoler des agglomérations à basse altitude ,tant au décollage qu’à l’atterrissage , avec des procédures spécifiques à chaque endroit . Ici il faut virer sitôt l’attitude de sécurité atteinte, là il faut réduire la puissance, ailleurs c’est la pente qui est réglementée… Bref, je ne veux pas trop m’étendre sur les détails techniques mais les aéroports où les pilotes sont peinards et peuvent gérer les approches et les décollages comme bon leur semble sont rares. Aussi rares que les villes non survolées par les avions. Je connais Nantes pour avoir pratiqué cet aéroport plusieurs fois par semaine il y a quelques années et n’ai pas souvenir de spécificités particulières. Si on reconnaît Nantes dangereux , il faut interdire plusieurs milliers d’aéroports dans le monde et commencer par rayer de la carte celui de Chambéry. Hé oui les savoyards ! L’aéroport de Chambéry le Bourget est coincé entre deux montagnes sur ses flancs, le lac à un bout de piste la ville à l’autre bout. Pourtant les gros jets se posent et décollent sans scandales ni polémiques.Ne parlons pas de celui de Hong kong, : là , jusqu’en 1998 , c’était carrément un spectacle. Hongkong était dans un délire, Nantes aussi mais en sens inverse.

    Si on considère maintenant l’autre volet de l’affaire, c’est à dire l’augmentation de l’activité, on va se retrouver encore une fois dans les arguments spécieux et délirants. On me dit que cet aéroport avec ses 3,5 millions de passagers en 2011 se trouve « à l’étroit » et qu’il faut prévoir l’avenir. On voudrait me faire croire que cette infrastructure arrive à saturation. C’est vrai que le chiffre ne me parle que si je compare, autrement je suis prêt à croire tout ce que l’on me dit.

    Lors de l’éruption volcanique islandaise de l’année passée, Nantes qui était hors zone, a multiplié son trafic par trois pendant plusieurs jours , et tout s’est très bien passé. Les aéroports de la taille de Nantes sont les plus nombreux et il suffit de comparer avec d’autres pour se rendre compte de l’importance des balivernes prononcées sur le sujet. Un exemples parmi tant d’autres : Genève. Cet aéroport a reçu l’année passée plus de 12 millions de passagers. Oui vous avez bien lu : en fait, presque 13 millions ( je n’ai pas le chiffre exact) . Une seule piste, des contraintes de proximité urbaine et une plate-forme aussi grande que Nantes. Il est vrai que les Suisses sont en démocratie et ne se font pas enfumer. Le premier prix au championnat du monde du genre revient à San Diego en Californie : une seule piste, plate-forme beaucoup plus petite qu’à Nantes, des contraintes incroyables d’environnement et d’interdictions de nuit : 18 millions de passagers l’année passée. Oui chers amis écolos, 5 fois plus que Nantes. Bon il faut reconnaître le grand professionnalisme des contrôleurs aériens américains et aussi celui des pilotes. Les contrôleurs français sont également très bons et les pilotes pas maladroits et on voudrait nous faire croire que Nantes sera à saturation en 2020 avec… 5 millions de passagers !!! 5 millions en 2020, c’est tout ? et c’est y qui qui nous les fait ces prévisions ? Et basées sur quoi ? Si c’est aussi sérieux que le reste, on est encore en droit de douter. Même si le chiffre est dérisoire. Pour le moment présent ce n’est que moins de 4 millions.

    Puisque personne ou presque dans ce pays n’écoute les arguments écolos,il me semble qu’il serait bon d’en employer d’autres : ceux qui frappent les esprits, ces arguments par exemple.L’essentiel n’est-il pas dans le résultat ?

    Sauver des terres agricoles et permettre aux petits oiseaux de continuer de voler c’est bien, c’est même essentiel mais puisque personne n’écoute, tenons donc un autre langage !!!

    Éviter de dépenser un demi milliard d’euros dans une lamentable stupidité à la gloire de ces hommes politiques qui auront disparu dans l’enfumage des irresponsabilités lorsque le projet réalisé révélera sa bêtise. Se préserver du gaspillage à une époque qui, nous dit-on, va devenir encore plus dure : cela devrait suffire à convaincre les plus sourds non ? et surtout renvoyer les pelleteuses au garage.

    On peut aussi continuer de subir l’oligarchie, se complaire dans ce système corrompu de pseudo démocratie dite représentative, honorer 577 députés, gaver 350 sénateurs et leur permettre de donner leur nom aux édifices construits avec l’argent public. Concernant l’aéroport de Nantes je propose Ayrault port. On peut aussi espérer qu’un jour peut-être , les français découvrent que la solution n’est pas dans les hommes politiques mais dans l’action citoyenne responsable. Qu’il soient de droite de gauche du milieu ou de Mars, les politiques ne sont pas la solution : ils sont le problème. »

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  • A l'Ouest, rien de nouveau.

    Lorsque je vivais encore en Bretagne, il y a eu la lutte anti nucléaire contre l'installation d'une centrale à la Pointe du raz...Je me souviens de l'indignation de la "Gauche" envers la violence des forces de "l'ordre"...

    A l'Ouest, rien de nouveau.


    Notre-Dame-des-Landes: un médecin choqué par les blessures des manifestants

    Par , publié le

    http://www.lexpress.fr/actualite/societe/notre-dame-des-landes-un-medecin-choque-par-les-blessures-des-manifestants_1194694.html

    Le Dr Stéphanie Lévêque s'était portée volontaire le week-end du 24-25 novembre pour tenir l'infirmerie à côté de l'aéroport Notre-Dame-des-Landes. Mais choqué par le nombre et la gravité des blessés, elle a envoyé une lettre à la préfecture. 

    Notre-Dame-des-Landes: un médecin choqué par les blessures des manifestants

    NOTRE-DAME-DES-LANDES - Le Dr Lévêque, qui tenait l'infirmerie à proximité du site de Notre-Dame-des-Landes assure avoir examiné une quarantaine de blessés du côté des manifestants. De son côté, la préfecture n'en compte que deux.

    afp.com/Frank Perry

    Douze blessures de flashballs, sept causées par l'explosion de bombes assourdissantes, des dizaines de points de suture, des fractures... En se portant volontaire pour tenir l'infirmerie de Notre-Dame-des-Landes lors des manifestations du week-end du 24 et 25 novembre, le Dr Stéphanie Lévêque était à mille lieu de s'imaginer ce qui l'attendait. "J'ai proposé mon aide car j'habite juste à côté du site. Avec un autre médecin, nous avons transformé une petite salle en infirmerie", raconte la praticienne. Alors qu'ils pensaient que les journées seraient rythmées par des petits bobos, ils se sont retrouvés à pratiquer "une médecine d'urgence".  

    >> Consulter la lettre du Dr Stéphanie Lévêque 

    Choquée par le nombre et la gravité des cas, elle a envoyé dès le lendemain une lettre au préfet de Loire-Atlantique ainsi qu'aux parlementaires de sa région. "En ma qualité de médecin, je souhaite attirer votre attention sur la gravité des blessures infligées par l'utilisation des armes des forces de l'ordre et cela en dehors de toute considération partisane", écrit-elle dans son courrier de trois pages. Elle assortie son courrier d'une dizaine de photos prise pendant ces deux jours. 

    Au total, une quarantaine de personnes, exclusivement des manifestants, se sont pressées dans l'infirmerie de fortune, assure la praticienne. Bien loin des deux blessés (côté opposants) dénombrés le samedi par la préfecture. "Depuis le mois d'octobre, les services de secours ont été sollicités à Notre-Dame-des-Landes une trentaine de fois mais il s'agissait dans 28 cas de blessures du côté des forces de l'ordre", assure la préfecture, joint par L'Express.  

    "J'insiste sur la gravité des blessures par explosions"

    Certaines blessures examinées ce jour-là ont pourtant demandé des soins poussés. Un manifestant, blessé par un tir de flash-ball a "une probable lésion dentaire ou maxillaire". Un autre, qui a reçu dix impacts de bombes assourdissantes dans la jambe a une "probable lésion du nerf sciatique". "J'insiste sur la gravité de ces blessures par explosions, écrit la médecin. Les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux. Nous avons retiré des débris de 0,5 à 1 cm de diamètre, d'aspect métallique ou plastique très rigide et coupant. D'autres, très profondément enfouis, ont été laissés en place et nécessiteront des soins ultérieurs. Impossible de prévoir les lésions secondaires!" 

    Deux des cas ont même nécessité une hospitalisation. Mais là encore, la prise en charge n'est pas simple. "Samedi, mon collègue a appelé le Samu pour un blessé mais la voiture de pompier a mis énormément de temps à arriver, ralentie à cause des forces de l'ordre", raconte la praticienne. Selon la Préfecture, ces ralentissements sont nécessaires pour garantir la qualité des soins. "Nous devons organiser un cortège pour escorter les pompiers jusqu'au lieu de l'incident. C'est pour cela que cela a pris du temps. C'est pour améliorer la prise en charge des soins et non pas pour la ralentir que nous faisons cela". Qu'importe, c'est trop long pour la praticienne qui décidera le lendemain de conduire elle-même à l'hôpital un blessé.  

    Le Dr Lévêque, qui se défend de tout militantisme, a envoyé sa lettre à la préfecture le lendemain des manifestations. Son but: ouvrir un dialogue avec la préfecture pour, si ce n'est limiter le nombre de blessés, en tout cas améliorer la qualité des soins. Pour l'heure, la préfecture ne lui a pas répondu. "Nous n'avons pas du tout le même constat qu'elle, assure la porte-parole. Il nous est donc impossible de dire que nous allons faire évoluer nos méthodes". 

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  • Incontournable Léo Ferré

    "Il n'y a plus rien"

    Prélude.

    La poésie contemporaine ne chante plus elle rampe.
    Elle a cependant le privilège de la distinction
    Elle ne fréquente pas les mots mal famés elle les ignore.
    On ne prend les mots qu'avec des gants : à « menstruel » on préfère périodique »,
    Et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux
    qu'il ne faut pas sortir du laboratoire et du codex.
    Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n'employer que certains mots déterminés,
    à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques,
    me fait penser au prestige du rince-doigts et du baisemain.
    Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
    Ce n'est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot.
    Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir sils ont leur compte de pieds,
    ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes.
    Le poète d'aujourdhui doit être d'une caste, d'un parti ou du « Tout Paris ».
    Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé.
    La poésie est une clameur. Elle doit être entendue comme la musique.
    Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.
    Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale
    tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
    L'embrigadement est un signe des temps. De notre temps.
    Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes.
    Les sociétés littéraires c'est encore la Société.
    La pensée mise en commun est une pensée commune.
    Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes.
    Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes.
    Ravel avait dans la tête une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique.
    Beethoven était sourd. Il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok.
    Rutebeuf avait faim. Villon volait pour manger. Tout le monde sen fout.
    L'Art n'est pas un bureau d'anthropométrie.
    La Lumière ne se fait que sur les tombes.
    Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien dépique.
    La musique se vend comme le savon à barbe.
    Pour que le désespoir même se vende il ne nous reste qu'à en trouver la formule.
    Tout est prêt : les capitaux, la publicité, la clientèle.
    Qui donc inventera le désespoir ?
    Avec nos avions qui dament le pion au soleil.
    Avec nos magnétophones qui se souviennent de ces « voix qui se sont tues »,
    avec nos âmes en rade au milieu des rues,
    nous sommes bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande
    à regarder passer les révolutions.
    N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la Morale,
    c'est que c'est toujours la Morale des Autres.
    Les plus beaux chants sont des chants de revendication.
    Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations.
    A l'école de la poésie, on n'apprend pas. ON SE BAT !

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  • Le charbon activé

    Quand on pense à tous les médocs chimiques et qu'on lit ça...


    Le Charbon Activé :

    C’est une poudre noire, légère, très fine, sans odeur, sans saveur et insoluble dans l’eau, capable de fixer, de capter, de séquestrer, de pomper, de piéger (absorber) les substances étrangères ou toxiques qui se trouvent dans notre corps. Ces substances qui empoisonnent notre corps et surchargent nos reins et notre foie, sont absorbées par le Charbon Activé et rejetées hors du corps. En cas d’urgence et qu’on n’en a pas sous la main, on peut récupérer du charbon de bois d’un foyer non contaminé par de la peinture ou tout autre produit chimique.

    En usage interne: Le charbon de bois s’absorbe par la bouche et fournit un contrepoison efficace contre plusieurs substances toxiques (guerre bactériologique ou chimique!).

    En usage externe: Il faut placer une couche de 4-5 millimètres de poudre au centre d’un tissu blanc mince. Évitez de doubler le tissu pour optimiser l’effet. Immergez ensuite la compresse à plat dans de l’eau chaude et l’appliquer sur la partie infectée. Il est préférable de laisser la compresse toute la nuit. On peut aussi utiliser de la gaze humide pour en faire un pansement durable. Pour accroître l’effet de cette compresse, on peut y appliquer un peu de chaleur à l’aide d’une bouillotte ou d’un coussin chauffant. Les infections au visage ou même des yeux peuvent être traitées de la même manière.

    Petites histoires de «prestidigitation médicale» :

    Cela se passe en 1813. Un certain Bertrand, chimiste français, fait une démonstration publique. Il tient une fiole qui contient 5 g de trioxyde d’arsenic (1 cuillère à thé), de quoi tuer 150 hommes. Il lève le bras et porte le breuvage aux lèvres. Les effets inexorables de cette drogue : nausée, vomissement, diarrhée, brûlure intense de la bouche et de la gorge, crampes atroces dans le ventre, déshydratation rapide et mort. Devant les yeux médusés et horrifiés de la foule, Bertrand vaque tranquillement à ses affaires et ne présente aucun trouble.

    En 1831, un pharmacien de Montpellier nommé Touéry, effectue le même tour mais, cette fois, devant l’Académie française de médecine. Il avale 1 g de strychnine (10 fois la dose mortelle). Ce poison foudroie un homme en 10 minutes dans des convulsions incontrôlables et un arrêt respiratoire au milieu d’un rire nerveux effrayant. Pourtant, Touéry reste calme et détendu et n’a aucun trouble, à la stupéfaction totale des professeurs.

    Le secret ? Bertrand et Touéry avaient tous deux étudié l’action du charbon végétal sur les poisons, en particulier avec des rats – et tous deux ont voulu démontrer qu’ils avaient découvert l’antidote universel. Touéry rapporta par la suite qu’il avait préalablement enrobé la strychnine dans 15 g de poudre fine de charbon végétal. Il continua ses travaux de recherche jusqu’en 1940. Patience et longueur de temps – et ce n’est qu’en 1984 que le JAMA (Journal of the American Medical Association) publia deux articles sur l’usage du charbon Activé contre l’empoisonnement à la théophylline (broncho-dilatateur) et au phénobarbital.

    Un déferlement de confirmations à travers l’histoire :

    • Le papyrus d’Ebers 1550 avant J.-C. mentionne déjà la poudre de charbon.
    • Hippocrate (400 avant J.-C.) et Pline (50 avant J.-C.) recommandent le charbon de bois dans le traitement de l’épilepsie, du vertige, de la chlorose et de la « maladie du charbon » contractée par les tanneurs.• En 1773, Scheele explique le phénomène d’absorption des gaz par le charbon.• En 1785, Lowitz montre que le charbon est capable de décolorer de nombreux liquides.
    • En 1793, D.M. Kehls conseille dans son mémoire l’usage du charbon pour éliminer les odeurs de la gangrène, purifier l’haleine, les fièvres putrides et tous les états bilieux.
    • En 1865, Hunter découvre les performances du charbon de noix de coco pour absorber les gaz.
    • En 1862, Stenhouse est le précurseur des masques à gaz (au charbon) qui furent utilisés pendant la guerre 14-18.
    • En 1846, Garrod publie, en Angleterre, un rapport sur la neutralisation de la strychnine administrée à des chiens, des chats et des lapins, et expérimente ensuite la neutralisation de l’opium, de la morphine, de l’aconitine, de l’ipéca, de l’émétine, de la vératrine, la cantharidine, la ciguë, la stramoine, le delphinium, le bichlorure mercurique, le nitrate d’argent et les sels de plomb.
    • En 1848, Rond reprend les expériences de Garrod sur les humains. Il existe plus de 40 exposés sur le sujet, établis entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.

    Les secrets du charbon Activé :

    Il est obtenu en deux étapes :

    1. La carbonisation
    On calcine du bois en le chauffant à une température variant entre 600 et 900° en l’absence d’air.

    2. L’activation
    Le bois est ensuite recalciné aux mêmes températures, mais cette fois, en présence de vapeur d’eau, d’air ou de gaz oxydants. Ceci permet le développement d’un réseau très dense de micropores qui transforment chaque poussière de charbon en micro-éponge apte à piéger toutes toxines, poisons et molécules indésirables.

    L’extrudation de la poussière de charbon développe une surface de contact phénoménale: 1cm3 de charbon pulvérisé présente une surface totale de 1 km2 – et 500 g de charbon contiennent 50 milliards de pores. Ceci explique ses performances : il peut absorber 97 fois son volume de gaz carbonique, 165 fois son volume d’anhydride sulfureux , 178 fois son volume d’ammoniac…

    Le travail dans l’intestin :
    L’intestin étant une paroi poreuse, il s’y effectue un travail de dialyse par le principe de l’osmose. Ceci veut dire qu’il se produit un équilibre entre les concentrations de produits solubilisés de part et d’autre de la paroi. Donc, si l’intestin est encombré, les réseaux lymphatiques ne peuvent dégorger dans celui-ci. Le charbon, en libérant l’intestin, active la désintoxication de la lymphe et du sang par le biais du pompage osmotique.

    Le Dr Denis Burkitt, après avoir observé les « besoins » de milliers d’Africains et d’Anglais, a tiré des conclusions étonnantes. L’Africain rural élimine 80% du bol en 32 heures en moyenne, le jeune Anglais en 72 heures, le vieil Anglais en 360 heures (15 jours !).

    Pourquoi ? L’Africain mange essentiellement des aliments à fibres complètes et ses selles pèsent entre 300 et 500 g. L’Anglais au régime raffiné, a des selles journalières de 110 g.

    Plus un individu est carnivore et lactivore, plus ses selles diminuent (jusqu’à 50 g par jour).

    L’Africain aux selles abondantes ne connaît pas l’obésité, l’appendicite, les calculs biliaires, les diverticules, la hernie hiatale, les varices, les hémorroïdes, le cancer du côlon, du rectum, la thrombose, le diabète, l’hypoglycémie.

    La plus puissante pompe à poisons :

    La liste des poisons est longue. Elle concerne :
    • Les stupéfiants, les médicaments dangereux, les alcaloïdes, les additifs alimentaires, les produits chimiques agricoles, les métaux lourds, les gaz toxiques, les détergents, les solvants organiques, la chimiothérapie.

    Mais sont aussi concernés:
    • Les staphylocoques, la salmonelle, les virus de la variole, de la fièvre aphteuse, les toxines bactériennes telles que celles de la diphtérie, du tétanos, du botulisme, du perfringens, les amines toxiques de décomposition.

    Et il y a encore :
    • Les venins de serpent, d’abeille, de guêpe, de frelon, de taon, de scorpion, d’araignée, d’anémone de mer, de physalie, l’histamine du thon, les coquillages, les mycotoxines que l’on trouve dans les aliments à cause des antibiotiques et les redoutables aflatoxines.

    Comment utiliser le charbon activé :

    On considère que la durée moyenne du transit est de 18 à 48 heures.
    (Pour mesurer la vôtre, manger des betteraves rouges et prenez un top chrono….)

    En cas d’intoxication sévère :
    La dose préconisée est de 50 g pour un adulte, de 1g/kg pour un enfant. Mélanger à de l’eau froide. Cela n’a aucun goût.
    Répéter les prises de 20 à 50 g de charbon activé toutes les 4 à 6 heures pendant 1 ou 2 jours selon la sévérité de l’intoxication. La quantité théorique du charbon activé doit être au minimum égale à 8 fois le poids de toxique ingéré. La marge de 10 fois est souhaitable. Toutefois, dans les intoxications suicidaires, et chez les sujets comateux, la quantité du toxique est impossible à connaître. On administre alors entre 100 et 120 g de charbon d’office.
    À savoir qu’une cuillère à soupe contient en moyenne 5 g de charbon.

    CURE DE DRAINAGE
    - Les posologies sont évidemment modulables en fonction de chaque cas. En moyenne, on peut opter pour le protocole de 1 cuillère à soupe aux 3 repas pendant 2 à 6 semaines selon la profondeur du drainage cellulaire qui est nécessaire.
    - Pour des petits nettoyages internes, 1 cuil. à soupe par jour pendant 10 à 15 jours effectue déjà de l’excellent travail.
    - Pour un enfant, remplacer les cuillères à soupe par des cuillères à café, et s’en tenir à 10 à 15 jours en tout pour des cas courants.

    Y a-t-il des inconvénients à un usage prolongé du charbon ?

    Il arrive que le charbon ait un effet constipant sur certaines personnes. On adjoint alors des prises de sorbitol. De toute façon, il convient de boire plus qu’à l’habitude pour compenser l’absorption de l’eau intestinale par le charbon. Il faut savoir aussi que le charbon inhibe les contraceptifs oraux. Néanmoins, il peut être pris pendant la grossesse.

    Les indications de la carbothérapie• Empoisonnement par absorption de substances toxiques ;
    • Intoxication alimentaire (tels que ceux dus à la salmonelle, au staphylocoque, à la Listeria…).
    • Intoxication par médicaments, stupéfiants, alcaloïdes, produits chimiques agricoles (organo-phosphorés …), métaux lourds, détergents, solvants organiques. On le préconise tout particulièrement dans les intoxications par antidépresseurs tricycliques, Chloroquine, Paraquat, Barbituriques, Colchicine, Phénothiazines, Benzodiazépines, Digitaliques, Salicylés, Bêta-bloquants, Méprobamate, Théophylline, Carbamazépine, Paracétamol, etc.
    • Maladie de Lyme : amortit les troubles par élimination des toxines du borrélia dans le sang
    • Epuration digestive
    • Diarrhées, le charbon actif étant un constipant;
    • Aigreurs d’estomac, gastralgies
    • Aérophagie
    • Gastro-entérites
    • Infection intestinale accompagnée de constipation et de fermentations
    • Mauvaise haleine (halitose) – Travaux du Dr Guinney Los Angeles
    • Hoquet chronique
    • Flatulence – Travaux du Dr Hall (USA)
    • Colostomie (anus artificiel) – Travaux Drs Cappeler Rüffenach, Müller et Halter de Bern;
    • Selles nauséabondes et diarrhées nerveuses – Travaux Dr Riese et Damran;
    • Tourista (diarrhée des pays chauds);
    • Complications de l’insuffisance rénale- Travaux Dr Kopp.
    • Tous troubles intestinaux – Travaux du Dr Chevreul -Paris;
    • Cholestérol et triglycérides – Travaux du Dr Friedmann;
    • Prurit généralisé – Travaux de Pederion Matter -Czerwingski – Llach.
    • Sels biliaires en excès : Travaux de Needle Krasopoulos et De Bari.
    • Jaunisse et bilirubine des nouveaux nés
    4,5 gr de charbon actif par jour. (Travaux de kuenger, Schenck, \/ahlenkamp, Kuegking, kuenzer, Ulstrom, Eisenklam, Davis, Yeary, Lee.)
    • Cirrhose et encéphalopathie hépatique
    • Alcoolisme: il est intéressant de savoir qu’un gramme de charbon (l/2 cuillère à café) neutralise 60 ml de Whisky. A creuser pour les cures de désintoxication…
    • Toxicomanies (tabac – drogues)
    • Champignons vénéneux: (voir intoxication sévère). La carbothérapie ne dispense pas de contacter un centre anti-poison.
    • Problèmes ORL et hygiène dentaire
    Par ailleurs, le Dr Yatzidis de l’université d’Athènes a signalé en 1961 que 1 gr de charbon peut capter : 9 mg de créatinine endogène, 8 mg d’acide urique, 1,75 mg des phénols, 0,30 mg d’indican, 1 mg de guanidines, 35 mg d’urée, 0,35 mg d’acides organiques. Entre 4 et 20 mois de traitements en continu, avec des prises de 20 à 50 gr par jour n’ont entraîné aucun inconvénient.

    Les applications récentes :

    - En milieu hospitalier, les salles d’opération sont assainies par des filtres à charbon pour neutraliser les gaz anesthésiques (halothane, éther, cyclopropane, métoxyflurane, propanidide, protoxyde d’azote).
    - Les produits d’assainissement de l’eau : chlore, ozone, bioxyde de chlore, permanganate… tous toxiques, peuvent être éliminés facilement par des filtres à charbon.
    - Mais il est aussi efficace pour le mercure, le plomb, les insecticides, les herbicides, les hormones et même certaines substances radioactives.

    Le charbon est probablement l’agent de décontamination le plus simple, le plus valable et le moins cher que nous connaissions. Mais le public et les malades, et même beaucoup de médecins, ne le savent pas. Pourtant il est aussi d’une grande utilité en cas d’insuffisance rénale sévère.

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  • Inertie

    "Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, ce sont les jugements qu'ils portent sur les choses" (Epictète)



    Quand je pense que des milliers d'écrivains, de penseurs, de philosophes, de gens inconnus, cogitent en ce moment sur leurs fonctionnements internes et qu'il existe déjà toutes les réponses dans les écrits les plus anciens, je me dis que nous sommes finalement à l'arrêt depuis des

    millénaires et que nous nous obstinons à démarrer, chacun individuellement, au lieu d'user de l'inertie déjà existante. Un sur-place effrayant. Si les individus ne s'acharnaient pas à exister dans leur ego en se persuadant de faire de grandes découvertes mais travaillaient ensemble à exploiter toutes les données déjà existantes, on n'en serait pas là. Tout ça est d'une lenteur exécrable...Quelques individus vont continuer à avancer...Sur sept milliards.

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