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  • Cadeau

    Magnifique

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  • Bon.

    Rien à dire.

    Et surtout, lassé de parler tout seul.

    Pratiquement aucun commentaire alors qu'on va arriver à 30 000 visites et 80 000 pages lues sur l'année.

    J'hiberne.

    Bonne continuation à ceux et celles qui passeront par ici.

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  • Burn out

    Professeurs des écoles : le burn-out des débutants

    Burnouthttp://www.formapex.com/formation-professionnelle/893-professeurs-des-ecoles-le-burnout-des-debutants?616d13afc6835dd26137b409becc9f87=8b99b2184315f706916bb8ad0b77de96

    La Lettre de l’éducation publie une interview de Laurence Bergugnat, maître de conférences en sciences de l’éducation. Celle-ci parle d'une étude menée sur l’épuisement professionnel des enseignants débutants par sept chercheurs en sciences de l’éducation et en psychologie de l’université de Bordeaux II-IUFM d’Aquitaine. Ces derniers ont suivi une cohorte d’enseignants débutants pendant 3 ans, de la fin de leur formation à l’IUFM en 2008 à la fin de leur 2e année d’affectation. Soulignons qu’il s’agit donc d’une cohorte qui n’a pas subi de plein fouet la masterisation, la désastreuse réforme du ministre Chatel (on peut donc légitimement penser que les résultats obtenus pour ceux de 2008 seront bien pire pour les cohortes suivantes). L’échantillon initial se composait de 744 stagiaires de tous les IUFM de France, dont 45 % de professeurs des écoles, qui ont été interrogés six fois au cours de la période. Le travail est allé en se simplifiant pour les chercheurs puisque il ne restait que 84 “survivants” à l’arrivée. Soit une déperdition de près de 90 % de l’effectif initial ! On comprend que le ministère ne donne aucune statistique sur les abandons des (jeunes) enseignants. La question des démissions, année après année, reste l’objet d’une véritable omerta…

    Voici ce que dit Laurence Bergugnat (passages mis en gras par nous) : « Notre étude montre des signes plutôt élevés d’épuisement professionnel, puisque 9,14 % des enseignants sont en burn-out au cours leur première année d’exercice. Ce phénomène se caractérise par trois symptômes : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation de la relation avec les élèves - l’enseignant ne supporte plus l’élève ; il est incapable de lui manifester de l’empathie, de la bienveillance, et développe une attitude cynique, de rejet ou d’humiliation. Le troisième symptôme est le non-accomplissement : l’enseignant ne se réalise plus dans son travail. Ce sont les professeurs des écoles qui souffrent le plus d’épuisement émotionnel : 54,80 % d’entre eux sont concernés, contre 39,40 % des professeurs de collège et de lycée, 37 % des professeurs de lycée professionnel. »

    Il est intéressant de noter que « c’est en agissant en amont, sur les sources de stress – telles que la surcharge de travail, la difficulté scolaire, le décrochage, l’hétérogénéité des classes, les dysfonctionnements de l’institution, le manque de valorisation, les conflits relationnels et le manque de respect des élèves - que l’on construit un climat scolaire de qualité. » Donc les sources de stress sont bien connues et inventoriées, même si rien n’est fait de sérieux pour y remédier au sein de l’Éducation nationale.

    D’après Laurence Bergugnat, « les enseignants en burn-out font souvent le récit d’un enseignement traditionnel, qui exclut, isole, exige des élèves qu’ils restent tranquilles ». Ce qui n’est sans doute pas faux parce que  «  les enseignants en burn-out amènent leurs élèves à se sentir plus compétents ». Ils ont donc le souci de l’efficacité de leur enseignement : «  Le burn-out est corrélé à des antécédents personnels, en particulier le sentiment d’efficacité et les représentations du métier. » Par conséquent, les enseignants constructivistes sont moins victimes de burn-out, puisque dans les pédagogies “actives” l’efficacité de l’enseignement est loin d'être un enjeu crucial.

    D’ici à ce que les chercheurs recommandent aux jeunes instituteurs de prendre leur métier avec moins de sérieux, d’exigences et d’ambition, il n'y a qu'un pas. À titre prophylactique bien sûr…

     

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  • Indignation

    « Quand je cesserai de m’indigner, j’aurai commencé ma vieillesse. » Gide

    Ce monde a un intérêt. C'est qu'il entretiendra en moi une indignation éternelle, ce qui fait que je mourrai sans avoir jamais vieilli.

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  • Ré(d)action suicidaire


    Je suis effaré de ce tollé médiatique et c'est très représentatif des problèmes de fond au regard de tout ce qui concerne l'existentiel.

    Qu'on ne vienne pas dire que les adolescents ne sont pas concernés par ce genre de drame et qu'il est inutile d'en parler avec eux, ni encore moins de les faire réfléchir, ni même de proposer un travail de création littéraire, ni même de considérer qu'ils pourraient, un jour, être touchés par cette infinie douleur du "dégoût de soi"...Non, non, fermons les yeux, bouchons-nous les oreilles, ne les regardons pas ces jeunes, tout va bien tout va bien..;

    Je ne rappellerai pas les statistiques du suicide chez les jeunes, c'est terrifiant. Une réalité.

    Il s'agissait d'un TRAVAIL accompagné, d'une réflexion personnelle ayant une finalité de création littéraire tout autant que de plonger les adolescents dans des tourments, qu'ils soient personnels ou pas ne changent rien. S'ils ne sont pas concernés, ils auront comme tâche d'aller chercher en eux cette réalité qu'ils ignorent, s'ils sont concernés et que ces pensées les ont déjà assaillis, que cette tentation les a effleurés, ils auront l'occasion de les partager. La parole est un baume salvateur.

    Les parents qui l'ignorent devraient s'ouvrir et écouter. 

    Quelles sont les raisons de cette indignation ?

    L'énoncé était trop violent ? Mais je rappelle que l'Education nationale impose aux professeurs d'étudier Baudelaire ou Appolinaire, que le travail des adolescents consistent à extraire de ces textes la noirceur et le dégoût de la vie, les angoisses et les folies. Aucun parent ne s'en  émeut. Ces parents vont-ils s'opposer à "La nausée" de Sartre ? Vont-ils refuser "L'étranger" de Camus ?

    Non, ils ne diront rien parce que, pour eux, ça ne concerne pas leurs enfants. Ce sont des délires d'écrivains névrosés. Mais vos enfants aussi sont névrosés, comme vous, comme moi, comme TOUT LE MONDE ! 

    Et ceux qui n'iront jamais explorer les gouffres finiront par y tomber. LISEZ DONC VICTOR HUGO BANDES D'IGNARES !!

    Cette fois, ce professeur, plutôt que de s'en tenir à des études de textes abscons pour beaucoup, propose une introspection. Et là, on crie à l'horreur ?

    Pour quelle raison ?

    "Parce que chez nous, on ne parle pas de ça, Monsieur. Tout le monde va bien."

    Et bien tant mieux, profitez-en, ça pourrait ne pas durer. L'absence de paroles ne signifie pas que tout va bien. Juste que pour l'instant, les effets de cet étouffement sont contenus.

    Qu'imaginent-ils ces parents ? Que leurs enfants n'en parlent pas entre eux, qu'ils n'ont pas de jeux suicidaires quand ils roulent en scooter avec le casque posé comme un béret ? Qu'ils n'ont pas de pulsions morbides ? Qu'ils ne vont pas aller se piquer une nuit ? Qu'ils ne vont pas aller faire l'amour sans capote ? Qu'ils ne vont pas rouler bourré ? Que tout va bien, que tout va bien, que tout va bien...

    J'ai l'impression d'entendre parler la famille Groseille (la vie est un long fleuve tranquille)

    Rappelez-moi déjà quels sont les films qu'ils sont allés voir dernièrement ? Il n'y avait pas de découpage de viande ? Aucun meurtre, pas de suicidé, pas de sérial killer, pas de torture, pas de mort ? Pourquoi TF1 cartonne avec ses séries américaines ? On n'y parle pas de mort là-dedans ? Pourquoi les laissez-vous regarder ces boucheries perpétuelles ? Vous n'êtes pas offusqués là ? Comme c'est bizarre...

    -Non, non, pas de mort, chez nous tout va bien, on ne s'intéresse pas à ça."

    MAIS VOUS ETES CONS OU VOUS LE FAITES EXPRES !!!

    Ce professeur propose aux adolescents un travail qui les touche, le travail de toute une vie : ALLEZ VOIR EN SOI.

    Et il est suspendu...

    Oui, ce monde est taré, ce monde est débile, ces adultes sont des ignares, des crétins finis, des incapables.

    Et si un jour, ces parents sont appelés à la morgue de l'hôpital pour aller identifier le corps de leur enfant, qu'ils ne viennent pas pleurer que la vie est injuste.

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  • La beauté féminine

    Soirée Miss France... il ne s'agit pas d'un talent, juste d'un don de la nature. Je connais des skieuses, des alpinistes, des artistes peintres, des "écrivaines", qui ont une beauté naturelle éblouissante mais qui ont avant tout un talent qu'elles travaillent, qu'elles exploitent, qu'elles approfondissent et c'est là qu'elles trouvent une beauté admirable. Le reste, c'est juste un cadeau. Et que la télé mette en avant cet aspect de la femme en délaissant totalement celles qui oeuvrent à l'exploitation d'un potentiel physique et psychologique, ça me désole. L'impact sur les enfants est désastreux... Voilà par exemple ce que j'appelle la beauté féminine.

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  • Les bienfaits de la crise.

    Prise de conscience, adaptation, changements des comportements, solidarité, partage... La capacité à innover de l'humain prend forme dans les étapes les plus redoutables.


    http://alternatives.blog.lemonde.fr/2012/11/28/ce-million-de-revolutions-tranquilles/?goback=.gde_1416777_member_190570617

    Le monde compte pas moins d’un million de révolutions tranquilles

    Un million de révolutions tranquilles

    C’est avec un doux mélange de modestie et d’enthousiasme qu’elle se défend d’avoir réalisé une encyclopédie mondiale des alternatives citoyennes. Pourtant, l’ouvrage de la journaliste Bénédicte Manier (Un million de révolutions tranquilles, paru aux éditions Les Liens qui Libèrent, 324 p.) offre un survol riche et passionnant des actions menées par les pionniers de la transition vers une société plus participative, solidaire et humaine.

    Lutte contre la faim, habitats coopératifs, microbanques, ateliers de réparation citoyen, financement en autogestion d'emplois ou de fermes bio, échanges de biens, de services et de savoir, etc... tout y est ! Embarquement immédiat.

    Une effervescence de terrain

    benedicte manier photo jde

    Bénédicte Manier - Photo @ jde

    Journaliste à l’Agence France Presse (AFP) depuis 1987, Bénédicte Manier s’est spécialisée au fil des ans sur les questions de développement et de pauvreté des populations. Dans ce livre, elle propose un voyage itinérant au pays des solutions citoyennes appropriées aux enjeux du siècle – de la réhabilitation du réseau des johads (bassins creusés dans la terre pour recueillir les eaux de ruissellement et recharger les nappes phréatiques) au Rajasthan en passant par les réseaux de coopératives de production en Amérique Latine, des exemples de relocalisation des modes de vie aux systèmes de santé citoyen qui existent aux Etats-Unis ou en Belgique.

    "Ces révolutions, j’ai l’impression de les connaître depuis toujours, confie-telle. J’ai croisé des quantités de domaines liés au développement local et j’ai profité de mes déplacements personnels pour ne pas passer des vacances idiotes. Je suis donc allée voir sur place ce dont j’ai entendu parler".

    L’auteur confirme ainsi son intuition : ces initiatives se multiplient partout à l’identique - ou presque - en dépit de leurs domaines d’application très variés (habitat, santé, consommation, etc.) et de leurs conditions de développement, dans les pays industrialisés ou émergents. "Certains de ces mouvements existent depuis trente ans, mais la crise accélère le développement des alternatives", note la journaliste pour qui les inspirations à l’origine de ces révolutions sont également les mêmes où que l'on soit. "Les citoyens répondent au même désir, et nous avons affaire à une effervescence de terrain qui concerne des millions de personnes dans le monde", explique l'auteur.

    Pour elle, ces évolutions ne sont pas marginales : elles se développent au cœur des sociétés et les classes moyennes qui sont au cœur du changement. Et elles posent une question : qu’est-ce qui fait que les gens mettent en place des alternatives identiques sans se connaître ?

    Le rôle du politique

    Un élément de réponse se trouve peut être dans l'incapacité du monde politique à comprendre réellement la portée ces actions". Les citoyens ne sont pas contents du système dans lequel ils vivent et tracent eux-mêmes les voies du changement, à tel point que leurs dynamiques prennent de vitesse le politique et le secteur privé : "alors que la défense de l’intérêt collectif voudrait que le monde politique soit plus à l’écoute, le système actuel ne répond pas à ses aspirations", regrette Bénédicte Manier pour qui cela signe la fin d’une époque, comme elle me l’a confié dans la pastille sonore suivante:

    Mais si ces initiatives citoyennes sont possibles, c'est aussi par l’existence d’une démocratie qui garantit la manière dont la société civile peut prendre les choses en main. "Je ne suis pas allée enquêter en Chine ou en Russie, mais je n’y ai pas repéré pour l’instant ce type de dynamique" souligne Bénédicte Manier.

    D'ailleurs, ces révolutions ne se font pas contre le politique, mais bien plutôt en parallèle. "Les citoyens qui agissent le font parce qu’il faut le faire. Bien souvent, le pouvoir politique ne les soutient pas car ils croient d’avantage dans les grosses infrastructures de développement, les moyens simples ne sont plus dans leur imaginaire", estime-t-elle tout en soulignant qu'il est possible d'observer de la collaboration et de la bienveillance publique dans certains pays, comme au Brésil ou en Argentine. A Rosario par exemple, la municipalité a recensé les terrains et aménagé 60 hectares de terrains vacants pour y permettre le développement de 800 jardins communautaires qui nourrissent 40 000 habitants (sur les 1,2 millions que compte l'agglomération). Cela a relancé l’économie locale et prouve à quel point le soutien politique peut faire la différence.

    Une "réappropriation" du monde

    Au fil des pages, on mesure l'ampleur de la réappropriation du pouvoir citoyen. La journaliste explique: "pendant un temps, le citoyen s’est effacé devant le consommateur : on a tout fait pour lui, on lui a amené des supermarchés, du made in China, etc. jusqu’à ce qu’il se rende compte que ce type d’économies a des effets négatifs en terme d’emplois, qu’il engendre une perte de qualité, des crises sanitaires et autres excès".

    Le temps est venu du changement par la proximité, le partage et le collaboratif : le succès des AMAP et autres initiatives relevant de la consommation collaborative ne montre-t-il pas qu’il est possible de retrouver une qualité et une transparence? Il est aisé d'agir sur notre environnement immédiat. Le changement concret permet de la réappropriation et l’entrée dans l’ère de la post-mondialisation où les sociétés changent peu à peu leurs valeurs.

    Les jeunes entrepreneurs sociaux mènent aussi des projets enthousiasmants: ils ont envie de créer des circuits, des plateformes de distribution de produits bio, des coopératives d’énergie verte, des entreprises de service de proximité – avec une économie tournée vers les besoins des population. Et cette économie est aussi profitable que l’économie traditionnelle, à la différence que ce profit est mis au service d’une logique positive pour la société.

    A bon entendeur...

    Anne-Sophie Novel / @SoAnn sur twitter