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Obligation scolaire et fermetures d'écoles

Par Le 16/02/2019

Alors donc, Blanquer fait passer une loi d'obligation de scolarisation à 3 ans et limite autant que possible la scolarisation à domicile...D'autre part, l'état demande de limiter les déplacements en voiture pour lutter contre le réchauffement climatique. Tout ça est d'une logique ubuesque. Il y a de moins en moins d'écoles mais il faut y mettre les enfants. Conclusion : "allez tous vivre en ville..." Ça fait 37 ans que je vois leurs conneries mises bout à bout et au final, c'est une vraie muraille de Chine qu'ils ont constituée.

D'un côté il y a le bon sens et de l'autre côté "le raisonnement politique". 

Ce qui est clair en tout cas, c'est que les gens qui ont les compétences, le courage, l'envie, la foi et le financement pour ouvrir une école privée dans les petites communes, la voie pour eux est en train de se libérer à grande vitesse...

Tout bénef pour l'état : pas de construction d'école, pas d'entretien, de rénovation, pas de fournitures à payer tous les ans, pas de sorties scolaires, pas d'intervenant extérieurs à payer etc etc etc... des enseignants en moins à payer quand ils s'en vont eux-mêmes dans le privé ou quand ils démissionnent (il y en a de plus en plus), moins de retraites à reverser, on écrème le "public" à tout va.

Je ne sais pas quand ça arrivera mais un jour, dans ce pays, il y aura davantage de classes privées que de classes publiques. Il est même possible que je vois ça avant que la mort ne m'invite si jamais elle veut bien patienter encore quelques temps.

 

 

© France 3 Poitou-Charentes
© France 3 Poitou-Charentes

PARTAGES

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L'annonce a été faite par le rectorat de Charente. A la rentrée prochaine, il y aura douze fermetures d'écoles et vingt trois fermetures de classes notamment en milieu rural. Une annonce qui ne sera pas sans conséquence pour les écoles ou les villages. Les parents d'élèves et les élus protestent.

Par Luc Barré 

Ces fermetures de classe ou d'écoles auront inévitablement des conséquences. L'annonce du rectorat fait réagir de nombreux élus, parents d'élèves et professeurs des écoles.

Exemple à la fin de cette année scolaire le regroupement pédagogique qui comporte deux écoles l'une à Voulgezac et l'autre à Plassac-Rouffiac disparaîtra. Les parents des vingt deux élèves devront s'organiser.

"Normalement, ma fille devra aller sur Mouthiers, je n'ai pas trop le choix. J'aurais préféré qu'elle reste à l'école de Vougezac, c'est une très bonne commune et une très bonne école. Ca va être compliqué, je travaille, et déjà je dois emmener mon autre fille sur Blonzac, je travaille sur Plassac et donc il faudra que je fasse des trajets en plus pour aller sur Mouthiers", explique un parent d'elève.

Pour l'une des enseignantes, titulaire de son poste et qui sera réaffecté dans une autre école c'est un petit pincement au cœur de se séparer de ses élèves et des habitants de la commune.

Même s'ils s'y attendaient, les élus déplorent cette décision de l'Education Nationale. La fin d'une très longue histoire pour leurs communes et des inquiétudes pour l'avenir.

"La crainte c'est qu'il y est ( le journaliste aurait dû réfléchir deux secondes..." ait" et non "est"...) de moins en moins d'habitants qui soient tentés de venir habiter ici. Il y avait une attractivité pour l'école, le fait qu'il y ait un ramassage scolaire porte à porte. Et donc la crainte c'est que ça devienne une commune dortoir, que la désertification se développe, bien que l'on soit dans le Grand Angoulême", déplore Georges Dumet, le maire de Plassac-Rouffiac

Une autre conséquence, les six salariés cantinières ou encore la chauffeuse du bus à qui il faudra trouver un autre emploi au sein des communes concernées ou dans le Grand Angoulême.

Charente : Le rectorat annonce 12 fermetures d'écoles et la fermeture de 23 classes 
L'annonce a été faite par le rectorat de Charente. A la rentrée prochaine, il y aura 12 fermetures d'écoles et 23 fermetures de classes notamment en milieu rural. Une annonce qui ne sera pas sans conséquence pour les écoles ou les villages. Les parents d'élèves et les élus protestent. Intervenants : Sandrine Pennetau, parent d’élève - Céline Lacressonniere, Enseignante - Georges Dumet, maire de Plassac-Rouffiac. Un reportage de Bruno Pillet, Christophe Guinot et Christophe Pougeas.

Krishnamurti : le chaos

Par Le 15/02/2019

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Jiddu Krishnamurti (1895 -1986)

Question : Si tous les individus étaient en révolte, ne croyez-vous pas que le monde serait plongé dans le chaos ?

Krishnamurti : Écoutez d'abord la question, car il est très important de comprendre la question et de ne pas se contenter d'attendre une réponse. La question est celle-ci: si tous les individus étaient en révolte, le monde ne serait-il pas dans le chaos ? Mais la société actuelle baigne-t-elle dans un ordre à ce point parfait que, si tout le monde se révoltait contre elle, ce serait le chaos ? Le chaos n'est-il pas déjà là en ce moment même ? Tout est-il magnifique, exempt de corruption ?

Tout le monde mène-t-il une existence heureuse, pleine et riche ? L'homme ne se bat-il pas contre son semblable ? N'est-ce pas le règne de l'ambition, de la compétition sauvage ? Le monde vit donc déjà dans le chaos: telle est la première constatation à faire. Ne prenez pas pour acquis le fait que cette société soit en ordre - ne vous laissez pas hypnotiser par les mots. Que ce soit ici en Europe, ou en Amérique, ou en Russie, le monde est en voie de décadence.

Si vous voyez cette décadence, vous êtes face à un défi: vous êtes mis au défi de trouver une solution à ce problème urgent. Et la façon dont vous relevez ce défi a de l'importance, n'est-ce pas ? Si vous réagissez en tant qu'hindou, bouddhiste, chrétien ou communiste, votre réponse reste très limitée - cela revient à ne pas répondre du tout.

Vous ne pouvez répondre de manière complète et adéquate que si vous êtes sans peur, si vous ne pensez pas en tant qu'hindou, communiste ou capitaliste: c'est en tant qu'être humain intégral que vous vous efforcez de résoudre le problème ; et vous ne pouvez le résoudre que si vous êtes en révolte contre tout le système, contre l'ambition, la soif de posséder qui sont les fondements mêmes de la société. Si vous n'êtes vous-même ni ambitieux, ni avide, ni cramponné à votre propre sécurité, alors vous pouvez répondre au défi et faire éclore un monde nouveau.

(Question 10 - Sur la révolte - Le sens du bonheur - 1966)

GIEC et députés

Par Le 15/02/2019

Cette vidéo a été tournée au Luxembourg.

Il serait intéressant et certainement révélateur de connaître le nombre de députés français à avoir lu ce rapport.

 

 

Alors que le rapport du GIEC à destination des décideurs politiques rappelle  l’urgence et l’impérieuse nécessité de limiter le réchauffement climatique pour éviter le désastre, aucune mesure d’envergure n’a encore été prise. Pourquoi cet immobilisme ? Eh bien peut-être parce que nos décideurs politiques, tout simplement, n’ont pas pris la peine de lire le rapport en question… C’est en tout cas l’hypothèse soulevée par cette étonnante prise de parole d’un militant écologiste face à des parlementaires luxembourgeois.

Brice Montagne, c’est son nom, a posé une toute petite question de bon sens aux élus qu’il avait en face de lui : « Qui a lu ce rapport ? » Réponse ? Un silence aussi coupable qu’édifiant. Regardez :

 

« Le rapport du GIEC, qui a été publié en automne 2018, détaille tout ce que nous devons faire et tout ce à quoi nous avons affaire. J’ai une question pour vous : qui a lu ce rapport ? »

« Ne pas lire ce rapport (…) ça vous empêche d’avoir cette connaissance. Ça vous empêche de faire avancer l’état de crise dans lequel nous devons entrer. Parce que la crise est déjà là mais la réaction politique, elle, non. »

Ceci pourrait expliquer cela, en effet… Et, pour que ça bouge un peu, rien de tel qu’une petite remise en question imposée par une question toute simple. Belle initiative.

Méditation zen : le blog

Par Le 15/02/2019

J'ai découvert ce blog aujourd'hui et ce texte me plaît beaucoup.

Quant à la peinture, Dali était vraiment un Maître. 

 

Méditation Zen – Le blog

Méditation Zen – Le blog

CONSCIENCE EGO MEDITATION

Je est un jeu de miroir

10 février 2019

« Comme dans le miroir, la forme et le reflet se répondent. Vous n’êtes pas le reflet, mais le reflet est vous » (Maitre Tozan).

Cette citation de Maître Tozan est la meilleure illustration de ce qu’est l’ego. Celui qui regarde, c’est celui qui EST. Mais il ne sait pas QUI il est. Il ne peut voir son visage, ni même la majeure partie de son corps. Il a besoin du reflet pour prendre forme à ses yeux. Même si le reflet n’a aucune existence propre, il va s’identifier à lui, il va mettre des mots sur ce qu’il voit : jeune, vieux, grand, petit, blond, brun, beau, laid, gai, triste…, et dira « ça, c’est moi ». Pourtant, s’il veut attraper ce « moi », il ne touchera que la surface réfléchissante du miroir.  Ce reflet, c’est l’ego.

L’ego n’est pas la conscience d’être

Nous héritons de notre conscience d’être et de la conscience de notre individualité, avec la vie. Cette conscience est constitutive de notre personne. Elle n’a pas besoin d’être pensée. Cette conscience d’être n’est pas l’ego. L’ego est ce qui pense cette conscience. C’est par la pensée que nous nous délimitons, que nous définissons un dedans et un dehors, un moi et un autre, que nous séparons les choses et mettons un nom dessus… L’ego se construit sur ce que nous pensons être.

L’ego a besoin du miroir

L’ego a besoin du miroir pour savoir qu’il existe. Pourtant rien ne relie le visage dans le miroir à celui qui le regarde. C’est par la pensée, le raisonnement, la déduction, que nous comprenons très jeunes que ce reflet est le nôtre, et que nous nous identifions à notre reflet, c’est-à-dire à l’idée que nous nous faisons de nous-mêmes.

On peut dire cela autrement : l’ego, en tant que sujet – celui qui regarde –  a besoin de devenir l’objet de son observation pour exister. Cette séparation de soi est comme une déchirure, une source de souffrance.  Nous détruisons notre unité naturelle pour entretenir une relation dualiste, conflictuelle entre celui qui est et celui qu’on veut ou qu’on croit être, entre notre perception du monde et le monde tel qu’on l’imagine et le désire.

C’est par la pensée que l’ego existe

Dans cette relation ni l’objet ni le sujet – qui n’existe que par sa relation à l’objet – , n’ont d’existence propre. Ce sont ce qu’on appelle des bonnos, ces constructions mentales que se substitue dans notre conscience à la réalité.

L’ego n’a donc aucune existence propre, aucune substance originelle. Il n’existe que tant que la pensée le fait exister et c’est la pensée qui en reliant entre eux des souvenirs disparates et souvent déformés, des sensations, des émotions, des idées, crée l’illusion d’une continuité et d’une permanence qui va nous permettre de dire : « je suis ceci ou je suis comme cela » » de façon catégorique et définitive. Nous gardons une image figée de nous-mêmes comme une photographie, illusion de permanence, alors que ce que nous vivons réellement change sans cesse, change nos traits, nos idées, nos sentiments, au grès des évènements, des rencontres, du temps qui passe…

Méditer, c’est passer de la conscience de soi à la conscience en soi.

Alors qui suis-je ? Celui qui voit ? Surement. Mais si je demande qui est celui qui voit, je serai bien obligé de répondre « moi », c’est-à-dire le reflet de celui qui regarde. L’œil ne peut pas se regarder lui-même.

Méditer, c’est passer de la conscience de soi à la conscience en soi. Passer de celui que je regarde dans le miroir, à celui qui voit. Et au-delà, être la vision elle-même, être la perception du monde sans le filtre de la pensée. Sortir de l’illusion de la relation sujet-objet et faire l’expérience de la présence du monde en nous.

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"Les quatre lois de la spiritualité"

Par Le 15/02/2019

Les quatre lois de la spiritualité

 

·  22 septembre 2015

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On dit qu’il existe des moments dans la vie où l’on se sent plus perdu que jamais, et que c’est le moment de la rencontre. Une rencontre avec soi-même, avec ses abîmes, ses peurs, et son âme.

La spiritualité va au-delà du matériel et du terrestre. Ce n’est pas une religion, ni une doctrine. La spiritualité est le fait de prendre soin et de choyer son intérieur, de laisser notre coeur sauter les abîmes, de créer notre esprit, et de cultiver humblement nos valeurs.

On dit que si ce texte arrive entre vos mains, ce n’est pas un hasard, mais parce qu’il y a quelque chose que vous devez comprendre.

Voici les quatre lois de la spiritualité de la philosophie hindoue…

1. La personne qui arrive dans votre vie est toujours la bonne personne

Chaque personne qui passe dans notre vie est unique. Elle laisse toujours un peu d’elle-même, et prend un peu de nous-même. Certains peuvent prendre beaucoup, mais en revanche, personne ne peut sortir de notre vie sans y laisser une trace. C’est ce qui prouve que deux âmes ne se sont pas rencontrées par hasard.

Jorge Luis Borges

Personne n’arrive dans notre vie par hasard. Toutes les personnes qui nous entourent sont là pour quelque chose, même les personnes toxiques. A chaque échange et à chaque moment, nous recevons et donnons quelque chose.

Nous vivons dans un monde aux tonalités grises. Nous ne sommes pas toujours des élèves ou toujours des professeurs.

Chacun d’entre nous apporte quelque chose de positif, même si c’est à travers des traits négatifs, comme par exemple quelque chose que nous ne pouvons plus supporter ou qui nous fait du mal.

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Les personnes sont toujours des lanternes dans l’obscurité. Il y a des personnes plus représentatives que d’autres mais toutes, sans exception, ont quelque chose à dire.

C’est pour cela qu’avec le temps, nous arrivons toujours à remercier les pierres de notre chemin, comme si quelqu’un nous compliquait l’existence à un moment donné mais, finalement nous, soutenait fidèlement.

Tout, absolument tout, apporte dans la vie. C’est pour cela que nous ne devons pas avoir de préjugés envers les autres et ne pas sous-estimer les petits apprentissages de la vie.

2. Ce qui arrive est la seule chose qui aurait pu arriver

Nous sommes des hasards pleins d’intentions.

Rien de ce qu’il se passe dans nos vies pourrait s’être déroulé d’une autre manière.

Depuis qu’il s’est passé ce qu’il s’est passé, c’est la seule chose qui aurait pu se passer. Ce qui nous arrive est ce qui doit arriver, et à travers de quoi nous devons tirer une signification concrète.

Nous sommes habitués à penser à ce qui aurait pu se passer, à créer des situations hypothétiques dans lesquelles nous agissons différemment, et qui mènent à d’autres résultats.

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Chaque changement génère des situations indispensables et c’est pour cela que nous devons accepter que ce qui arrive est ce qui devrait arriver, et qu’il n’y pas d’autres possibilités. C’est fait, c’est comme ça.

Chacun de nos comportements génère dans notre entourage une chaine séquentielle d’événements qui marquent notre chemin.

Ne ressentez pas d’amertume avec ce que vous auriez pu faire et que vous n’avez pas fait. Chaque chose a besoin de son moment et met du temps pour assimiler les apprentissages nécessaires.

Comme on dit, on ne peut pas courir un marathon si on n’a pas appris au préalable à marcher à quatre pattes. En définitive, il n’est pas possible d’éviter certaines étapes nécessaires de la vie. 

3. Lorsque quelque chose débute, c’est le bon moment

N’attendez pas que le moment parfait arrive… Prenez le temps et faites-le parfaitement.

Ce qui débute arrive toujours au bon moment, pas avant, pas après. Ce qui est nouveau dans notre vie apparaît car nous l’attirons et nous sommes préparés à le voir et à en profiter.

Une fois cela compris, il faut accepter que quand la vie met quelque chose sur notre chemin, il faut en profiter.

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4. Quand quelque chose se termine, c’est terminé

Laissez couler, ne vous accrochez pas à quelqu’un ou à quelque chose, tout a son moment dans nos vies, et tout a une raison.

Nous avons tendance à nous attacher à une infinité d’histoires et d’émotions.

Le fait de dire adieu fait mal mais quand quelque chose se termine, le garder à nos côtés est un exercice de masochisme qui génère un grand mal-être et de multiples dépendances et insécurités.

Aller de l’avant et avancer est la meilleure option pour s’enrichir et ne pas souffrir.

N’oubliez pas que la personne la plus influençable avec qui vous parlez chaque jour est vous-même. Faites attention à ce que vous vous dites à vous-même et lâchez prise dans la vie.

JUSQU'AU BOUT : publication

Par Le 13/02/2019

 

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Mon sixième roman.

Il est assez particulier pour moi.

La mission enseignante, l'engagement, la foi, la force, la détermination, la réflexion. 

Jusqu'aux décisions les plus extrêmes.

La publication de ce roman à quelques mois de la retraite. Très symbolique. 

Personne ne m'aura contraint à quoi que ce soit de fondamental dans cette mission. 

Trois ans de luttes administratives contre le ministère à l'époque de la réforme Peillon.

Je serai allé "jusqu'au bout".

Pas aussi loin que Pierre dans ce roman...

 

Synopsis

Pierre Cobane est un jeune instituteur nommé dans une classe unique dans le centre des Côtes d'Armor, en Bretagne. C'est son premier poste. Il a la charge de huit enfants d'âges différents. Il s'engage dans cette tâche avec une énergie totale. C'est un individu tourmenté qui cherche à donner un sens à sa vie.
Cette relation privilégiée avec ces huit enfants le stimule mais une angoisse tenace le submerge rapidement. Il prend conscience que les programmes scolaires sont une dictature permanente qui le prive trop souvent d'un lien affectif essentiel. Le contenant lui importe davantage que le contenu.

Ses méthodes d'enseignement l’amènent à entrer en conflit avec Robert Miossec, le père de David et d'Olivier. Tous les autres parents, sauf ceux de Léo, sont sous l'emprise de cet homme violent et autoritaire.

Pierre est enfermé dans une relation pesante avec Anne, institutrice. Elle voudrait l'entraîner dans sa vie frivole de citadine mais il est avant tout amoureux de la nature et seuls quelques lieux sauvages sont capables de l'apaiser.
Il voudrait mettre un terme à cette histoire mais il n'y parvient pas.

Les périodes d'angoisse devant les responsabilités de son métier, ses difficultés à respecter ses certitudes, le harcèlement d'Anne et son incapacité à se libérer d'elle, ses difficultés relationnelles avec les parents, sa dépendance au cannabis, tout cela le ronge. Il pense souvent à Marc, un ancien compagnon homosexuel avec lequel il a vécu.

Les quelques moments de bonheur avec les enfants ne parviennent pas à adoucir la misère affective dans laquelle il sombre.

Il se sent investi d'une mission et il s'interdit de trahir ses serments ou de se montrer faible. Cette exigence absolue dans laquelle il trouve un puissant soutien va l'amener à prendre des décisions dramatiques.

Brohou, directeur d'école, chasseur, alcoolique, va être sa première victime.

D'autres suivront...


                                                                                           JUSQU’AU BOUT

Écraser les pédales, pousser la machine dans ses derniers retranchements, jusqu’à l’extase de l’épuisement, appuyer toujours plus fort, sans répit, vider la nausée des jours, s’étourdir et ne plus penser, s’enfuir.

Pierre longeait la côte au milieu de la lande. Un sentier étroit qui dominait des falaises. Le vent charriait des nuées salées. Le ronronnement des vagues diffusait dans l’air une symphonie exaltée. La vitesse ajoutait à ce chant épique un souffle rageur. Quelquefois des descentes escarpées débouchaient sur une plage, des criques serties dans des écrins de rochers. L’océan agité se dentelait d’écume, des flocons duveteux arrachés par les vents du large.

Écraser les pédales. La bave aux lèvres, les battements cardiaques comme des percussions déchaînées, un tempo assourdissant, le courant de son sang, l’énergie arrachée des enceintes musculaires, tout le corps en action, les yeux exorbités sur les pièges du chemin, l’équilibre maintenu sur le fil du rasoir, cette impression de voler, cette force magnifiée, la vie comme un rêve, s’extraire de la fange, briser le flux continu des pensées, entrer dans l’absence, plonger en soi comme dans un gouffre lumineux.

Un raidillon escarpé, des cailloux, une ornière, les doigts crochetés sur le guidon, deviner l’itinéraire, écraser les pédales, ne rien lâcher, maintenir la tension, calciner les forces, exploiter les résidus, cracher les cendres dans des flots de sueur, descendre encore, descendre encore dans les profondeurs des fibres, explorer les filons dans les moindres recoins, arracher l’énergie, parcourir les galeries, ne rien oublier, ne rien oublier, écraser les pédales.

Il passa le haut de la bosse.

À cent mètres, devant lui, un tracteur. Une remorque. Une silhouette dressée.

Une cassure dans l’absence.

Garder la vitesse.   

Il s’approcha.

Un homme. Il tenait une pelle. Des gravats qui volaient.

Mauvaise intuition. La colère qui montait. Il devinait déjà.

Il ralentit. Calmer son souffle, récupérer un peu. Il connaissait la suite.

L’homme l’entendit, il tourna la tête et reprit sa tâche. Un sac de toile qu’il vidait, des déchets épars, des plastiques que le vent emportait.

La remorque surplombait le vide. Un chemin venant de la route conduisait à la falaise.

Dérapage. Il avala sa salive.

Un regard sur le chargement. Des briquettes rouges en miettes, du placoplâtre, polystyrène, plastique, fils électriques, tuyaux…Un artisan. Bleu de travail, une carrure de poids lourd.

Le dégoût.

« Bonjour, pourquoi vous balancez tout ça ici ? »

La colère dans la voix. Impossible de se retenir.

Un regard interrogateur du bonhomme. Plein de mépris. La remorque comme le piédestal de sa connerie. Il se redressa, prit appui sur le manche de la pelle.

« Eh, oh, t’es qui toi ? T’es pas d’ici alors t’as rien à dire. Je travaille moi. »

La honte d’être surpris. Des yeux mauvais, le teint rougeaud, la moustache en bataille, la casquette vissée comme une appartenance, un signe de reconnaissance.

« Putain, mais c’est dégueulasse.

- À la première tempête, y’aura plus rien alors tu m’emmerdes pas. »

Un con. Un de plus. Il en a tellement vus.

Le dégoût.

« Ça va juste partir un peu plus loin, ça sera éparpillé mais ça ne disparaîtra pas. Y’en a partout des saloperies.

- Putain, mais fous-moi la paix. Je paie mes impôts ici alors je fais ce que je veux. »

La pelle qui reprenait sa tâche. Indifférence totale.

« J’en ai marre de tous ces cons dans votre genre qui salopent la nature, j’en ai marre des gens qui se croient tout permis. Et si j’allais vous dénoncer aux flics du coin ?»

Les jambes tremblotantes, les mains moites, l’envie de frapper, de le jeter dans le vide, qu’il s’écrase au milieu de sa merde, que la haine nourrisse ses forces, qu’elle soit son arme.

La pelle qui s’arrête. Le visage qui se tourne.

« Et si je te foutais ma pelle dans la gueule ? Ça te dirait ça ? Allez, casse-toi et laisse-moi bosser, j’ai pas que ça à foutre.

- Comment vous vous appelez ?

- Mais t’es vraiment con toi hein ? T’as pas compris ce que j’ai dit !! Casse-toi !! Mon beau-frère, il est chez les flics, t’imagine même pas comment il va te recevoir !! »

Un éclat de rire. Son pus cérébral jeté à la figure.

Il ne pouvait rien. Le dégoût.

Il contourna la remorque.

Nouvelle pelletée.

Une arme à feu. Lui exploser le crâne, regarder gicler en l’air la viande putride de ce cerveau infâme.

« Sale con. »

Ecraser les pédales.

« Casse-toi, pauvre pédé !! »

L’insulte suprême. Il l’a tellement entendue. À croire que seuls les pédés sont capables de respecter la nature."

 

JUSQU'AU BOUT : l'Amour

JUSQU'AU BOUT : La force en soi

JUSQU'AU BOUT : la douleur

JUSQU'AU BOUT : avant Kundalini

 


 

Tout est faussement vrai.

Par Le 10/02/2019

Il est tout proche ce temps dans lequel nous n'aurons plus aucune certitude au regard des "informations".

L'idée même de cette falsification des identités est très symbolique du monde humain finalement.

Qui est "vrai" ? Qui ne joue pas un rôle ? Qui ne s'attribue pas des paroles ? Qui ne se voit pas attribuer ce qu'il n'a jamais dit ? Qui reste le même quelle que soit la situation ? Qui n'est pas constitué d'un mental modelable en fonction des intérêts du moment ou à venir ? Qui est intègre ? 

Que des informaticiens et mathématiciens reproduisent tout cela à travers l'intelligence artificielle n'est pas un problème en soi.  

Le problème, c'est que le mental de l'homme ait contribué à rendre cela possible.

La technologie n'invente rien ; elle matérialise ce que l'homme porte en lui. 

 

 

 

Le Kundalini yoga

Par Le 10/02/2019

Découvrez le Kundalini Yoga et son fondateur Yogi Bhajan

 

Par |9 février 2016|7 Commentaires

  • kundalini-yoga-yogi-bhajan

Aujourd’hui je vous emmène à la découverte du Kundalini Yoga, une lignée du Yoga très axée sur la spiritualité ! Et je vous présente son fondateur, Yogi Bhajan.

Mais avant toute chose, si jamais vous avez l’impression d’être perdue parmi les différents courants du Yoga, faites-le point et devenez incollable en consultant mon article sur les différents styles de Yoga.

Bonne lecture !

Alors, déjà, la Kundalini, c’est quoi au juste ??

Il s’agit de l’énergie vitale primordiale qui serait présente en chaque être humain et qui évoluerait le long d’un canal principal (sushumnā) situé dans la colonne vertébrale, au centre de la moelle épinière, depuis le sacrum jusqu’au sommet de la tête. La Kundalini est réputée être enroulée trois fois et demi, lovée et endormie au bas de notre colonne comme le serait un serpent.

La Kuṇḍalinī est désignée comme une « énergie cosmique », une « énergie vitale » ou encore une « énergie divine » selon les auteurs qui l’emploient et la tradition qui l’utilise. On parle aussi de « kuṇḍalinī shakti », un terme issu du tantrisme.

Par la pratique de la méditation, la Kundalinî s’éveillerait et monterait le long de la colonne vertébrale depuis l’os du sacrum jusqu’à la fontanelle, progressant d’un des sept chakras à l’autre afin de les harmoniser un à un.

A travers la pratique du Kundalini Yoga, on cherche à réveiller et à activer cette énergie. On développe ainsi sa propre spiritualité, on élargit sa conscience et on développe sa sagesse intérieure.

Qu’est-ce que le Kundalini Yoga ?

« Le yoga est une science de la réalité et une preuve expérimentale du caractère sacré de toute vie. » Yogi Bhajan

« Le Kundalini Yoga est une autoroute vers l’éveil » Yogi Bhajan

« Nous nous servons du corps pour réorganiser le cerveau, afin que l’esprit ait une interaction créative et spontanée avec le monde » Yogi Bhajan

Le Kundalini Yoga est souvent surnommé « Yoga de l’éveil de la conscience ».

Le Kundalini Yoga est une technologie holistique puissante qui travaille sur les différents plans de l’être à partir de séries (appelées  » kriyas ») utilisant le souffle, le rythme, des postures dynamiques ou statiques, le son (sous forme de mantras), la relaxation et la méditation.

Yogi Bhajan expliquait que le Kundali Yoga est arrivé à « la bonne époque » pour guider les hommes de cette ère du kali-yuga (âge de fer) vers le satya-yuga (âge d’or).

COMMENT EST-IL ARRIVÉ EN OCCIDENT ?

« Après des siècles de transmission secrète, de maîtres à disciples soigneusement sélectionnés, le Kundalini yoga a été introduit dans le monde occidental par un maître d’origine indienne, Yogi Bhajan, qui a décidé de le transmettre au grand jour et à tous publics, jugeant qu’il était grand temps que ces techniques soient mises à la disposition du plus grand nombre.

Invité dans un premier temps par une université canadienne, il commence en 1969 à former des enseignants et s’installe à Los Angeles (U.S.A.) pour y fonder une école qui atteindra très vite un rayonnement international.

Le Kundalini Yoga est considéré par certains comme le « yoga originel » dans la mesure où il réunit dans le corpus de ses techniques de nombreuses formes de yoga. C’est un yoga particulièrement puissant dans ses effets, basé sur une pratique corporelle (avec des postures statiques et dynamiques) et respiratoire (avec des techniques variées et sophistiquées). Ce yoga intègre la relaxation et la méditation (chantée avec mantra ou silencieuse). »

Note : Il y a des guillemets car ici je reprends presque mot pour mot la présentation que j’ai trouvée sur le site de la Fédération Française de Kundalini Yoga. Ce texte n’est donc pas du tout de moi !

QUELS SONT LES BIENFAITS DU KUNDALINI YOGA ?

• DYNAMISE LES SYSTÈMES CIRCULATOIRE, RESPIRATOIRE, DIGESTIF, ENDOCRINIEN ET NERVEUX

• RENFORCE LE SYSTÈME IMMUNITAIRE

• AUGMENTE LA CAPACITÉ RESPIRATOIRE ET L’OXYGÉNATION DU CORPS

• RÉDUIT LE STRESS, AIDE À SE RELAXER ET DÉVELOPPE UN SENTIMENT DE PAIX INTÉRIEURE

• DÉVELOPPE L’INTUITION, LA CONSCIENCE ET LA PRÉSENCE

• VOUS EMBARQUE DANS UN VOYAGE EXCITANT À LA DÉCOUVERTE DE VOUS-MÊME!

Source : Yogandra

Qui est Yogi Bhajan ?

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C’est l’homme qui a révélé le Kundalini Yoga au monde.

Il a enseigné le Kundalini Yoga en occident dès 1969 et a mis en place les organisations destinées à le diffuser au niveau mondial.

Auparavant, le kundalini Yoga était un courant tantrique protégé et résevé à quelques élites soigneusement choisies. Pour cette ouverture, il sera rejeté de ses pairs.

Avant tout, l’enseignement de yogi Bhajan s’attachait à la place centrale du coeur et de la bienveillance. Il insistait sur la pureté et l’endurance des corps et des esprits de ses disciples.

Son but n’était pas d’avoir une foule « d’élèves », mais de former des « professeurs » de Kundalini Yoga afin que la technique du Kundalini Yoga soit la plus répandue possible pour aider la planète à vivre en paix dans une époque qui allait devenir de plus en plus chaotique.

Yogi Bhajan fut également un homme au service de la paix et de la guérison. Il a créé en juin 1985 la journée internationale de prière pour la Paix dans le monde. Il s’est considérablement impliqué dans le dialogue inter-religieux et a rencontré, à ce titre, les principaux leaders religieux de la planète. Sa fondation 3HO s’est fortement impliquée dans la guérison des anciens drogués, et, à ce titre, fait partie du Conseil économique et social de l’ONU.

Yogi Bhajan est décédé le mercredi 6 octobre 2004 à 21 heures dans sa maison d’Espagnola – USA. Il avait 75 ans depuis le 26 août.

Quelques enseignements de Yogi Bhajan

Préconisant notamment le kuṇḍalinī yoga pour aider les toxicomanes à sortir de la dépendance aux drogues (programme SuperHealth, fondé en 1973, qui vaudra à Yogi Bhajan une reconnaissance du Sénat américain), il diffusa son enseignement à travers le monde entier pendant 35 ans, avec comme objectif de former des professeurs.

Yogi Bhajan, par ailleurs enseignant le hatha-yoga, justifiait l’enseignement de ces techniques par le fait qu’elles seraient adaptées aux besoins de notre époque : selon lui, rares sont ceux qui, en Inde comme ailleurs, peuvent se permettre de pratiquer le yoga plus d’une heure par jour. Il fallait donc, toujours selon lui, recourir à une pratique qui permette de ressentir rapidement des effets qu’il jugeait significatifs.

Quelques superbes citations de Yogi Bhajan

citation de yogi bhajan sur le kundalini yoga. Le yoga signifie l'unité

citation de Yogi Bhajan, fondateur du Kundalini Yoga concernant la lumièrecitation de yogi bhajan fondateur du Kundalini Yoga sur la beauté

citation de yogi Bhajan fondateur du Kundalini Yoga sur la compréhension de soi

Carl Gustav Jung et le Kundalini Yoga

Le kuṇḍalinī Yoga fut introduit en Europe par l’entremise de Carl Gustav Jung au cours de conférences qu’il donna sur ce sujet en 1932 au Club psychologique de Zurich, alors que la discipline était encore totalement inconnue en Occident. Cependant, cette découverte resta purement théorique et ne donna lieu à aucune pratique du Kundalinî-Yoga.

Source : Kundalini Yoga, Wikipedia

Le Kundalini Yoga est-il une secte ?

Lorsqu’on parle de Kundalini Yoga, il arrive parfois qu’on y associe la notion de secte.

Il me semble qu’il faut toujours être prudent avant de parler de secte. S’il y a endoctrinement de la personne et création d’un rapport de pouvoir, alors oui, il faut être très attentif aux dérives sectaires.

Pour autant, « Yoga » n’est absolument pas un synonyme de secte, ni de religion. Au contraire, le Yoga, c’est l’union. Les sectes, au contraire, isolent les individus et les conduisent à un repli sur eux-mêmes.

Je crois qu’un cours de Yoga doit permettre à l’élève d’aller vers plus de liberté et jamais au grand jamais de nourrir une dépendance affective par rapport à son professeur.

Il appartient donc aux pouvoirs publics d’identifier les pratiques qui relèvent d’une secte. Et il appartient aussi à chacun d’entre nous d’agir avec beaucoup de discernement et de toujours conserver notre esprit critique.

En cas de doute par rapport à une école ou à un professeur, n’hésitez jamais à vous en détacher !

Laissez-moi maintenant vous raconter mon 1er cours de Kundalini…

J’ai suivi un cours de Kundalini il y a un peu plus de trois ans à Paris. Je ne me souviens pas du nom du professeur. Ce qui m’a marqué, c’est qu’elle portait un turban et que tous les autres pratiquants étaient habillés en blanc. J’essaie toujours de ne pas juger sur les apparences. Mais j’avoue que là, cela m’avait un peu interloquée….

Je n’avais, à l’époque, pas encore beaucoup d’expérience du Yoga.

Le cours m’a semblé passer vite. Il fut rythmé par beaucoup de chants de mantras, que je ne connaissais pas à l’époque. Je me suis sentie un peu bizarre et je n’ai pas chanté. En effet, j’aime bien comprendre ce que je répète et ça ne m’avait pas semblé bénéfique de simplement répéter ce que j’entendais.

Au niveau des postures, j’avais trouvé le cours assez difficile et la pratique exigeante. Beaucoup de postures ont été tenues pendant un temps qui m’a paru très long. Y compris des postures avec les bras tendus à l’horizontale de chaque côté.

Je me souviens aussi qu’on avait pratiqué des techniques de respiration et notamment Kapalabathi pendant que le corps était dans des postures comme le chien la tête en bas. Je n’avais jamais pratiqué de cette manière avant et cela m’avait interpellée.

Je n’ai pas suivi de nouveau cours de Kundalini Yoga, sans doute parce que ce premier cours ne m’a pas donné le coup de coeur mais je me dit que ça pourrait être intéressant de retenter l’expérience.

Pour en savoir plus sur le Kundalini

Deux pistes de lecture pour aller plus loin :

Comprendre les chakras

Par Le 10/02/2019

Comprendre et vivre les chakras

 

Par |5 avril 2016|14 Commentaires

  • chakras-yoga

Dans la vie de tous les jours, on plaisante parfois sur les chakras.

Par exemple, quand quelqu’un s’énerve, on peut lui dire, sur le ton de la blague :

« Ouuuuuuuuvre tes chakras ! »

Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Les chakras existent-ils ou sont-ils une simple vue de l’esprit ? Et s’ils existent, quelle est leur implication dans notre pratique du Yoga et dans notre vie ?

Partons ensemble à la découverte des fameux -mais si peu connus finalement -chakras !

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Aang, dans la série « Les maîtres de l’air » en pleine méditation et ouverture de ses chakras

Avant même d’entrer dans la théorie et la science des chakras, je vous propose de visionner cette petite vidéo très simple et sympathique sur les chakras. Merci à l’élève qui me l’a partagée et qui se reconnaîtra 

Nous voilà prêtes pour découvrir et comprendre les chakras ! Let’s go !

Définition des chakras

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« Chakra » signifie « roue » ou « disque » en sanskrit.

Les chakras sont issus d’un système de croyances philosophiques issues de l’hindouisme.

Les chakras sont des centres énergétiques, des vortex, des réservoirs vastes d’énergies dans notre corps qui régissent nos qualités psychologiques.

Dans le bouddhisme, la roue est un symbole très important, elle est utilisée aussi bien pour symboliser le Bouddha que pour représenter le dharma ou encore pour incarner le pouvoir.

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Un chakra est représenté au centre du drapeau indien

Les chakras représentent notre anatomie subtile et remplissent une fonction aussi bien physique que psychique.

Les chakras décrits dans le kuṇḍalinī yoga sont représentés par des fleurs de lotus et marquent, sur le plan énergétique de l’homme (prāṇamaya-kosha), les étapes de la progression de la kuṇḍalinī le long des nādīs (canaux) centraux que sont suṣumṇā (canal central parasympathique), iḍā (canal sympathique gauche) et piṅgalā(canal sympathique droit).

« Les chakras sont également appelés padmas ou lotus, écrit Naomi Ozaniec, dans Initiation aux chakras (Editions du Rocher, 1995)

Source : article Wikipedia sur les chakras 

Découvrez les 7 chakras

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Les textes anciens parlent de 88 000 chakras répartis sur tout le corps. Mais ils en dénombrent sept majeurs, situés le long d’une ligne qui suit le trajet de la colonne vertébrale.

On dit qu’il y a sept chakras principaux en tout, quatre dans le haut de notre corps, qui régissent nos propriétés intellectuelles, et trois dans la partie inférieure de notre corps, qui régissent nos propriétés instinctives

L’énergie primordiale, appelée Kundalini, va circuler depuis le 1er chakra jusqu’au 7e chakra, de la base de la colonne vertébrale jusqu’au sommet du crâne.

Les chakras, ces zones secrètes du corps

On ne peut ni toucher ni voir les chakras !

Exactement comme nos émotions, ils n’appartiennent pas à notre corps physique et sont invisibles à l’oeil nu, ne peuvent être touchés physiquement et ne pourraient donc pas non plus être mis à nus lors d’une dissection du corps humain.

Pourtant, selon la médecine traditionnelle indienne, quand l’un de nos sept chakras est perturbé, tout notre équilibre physique et psychique se trouve bouleversé.

« L’énergie doit pouvoir passer librement dans les chakras, sans excès, sans manque ni stagnation. Or, un mal-être, une émotion aiguë, des problèmes anciens non résolus, une mauvaise hygiène de vie ou le stress pourraient les dérégler : les chakras se fermeraient, empêchant l’énergie de circuler. Pour les hindous, ce déséquilibre favoriserait les maladies. Equilibrer ses chakras contribuerait donc à prévenir ou à soigner ces dernières »

Source : article sur les chakras publié sur Psychologies.com

Faites un test de chakras pour voir où vous en êtes

 

Cliquez ici pour répondre aux 56 questions d’un test gratuit

 

 

Les notes, les couleurs, les mantras et les éléments associés à chaque chakra

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Chakra-racine – Muladhara – 1er chakra :
ENRACINEMENT – note de la gamme = DO – couleur = rouge – mantra = LAM – élément : terre

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Chakra sous-ombilical – Svadisthana – chakra sacré – 2e chakra :
SEXUALITE – note de la gamme = RÉ – couleur = orange – mantra = VAM – élément  =eau

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Chakra du Plexus solaire – Manipura – 3e chakra:
EMOTIVITE – note de la gamme = MI – couleur = jaune – mantra – RAM – élément = feu

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Chakra du cœur – Anahata – 4e chakra :
COMPASSION – note de la gamme = FA – couleurs = vert et rose – mantra = YAM – élément = air

visuddha-chakra

Chakra de la gorge – Vishuddha – 5e chakra :
EXPRESSION – note de la gamme = SOL – couleur = bleu clair – mantra = HAM – élément = espace

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Chakra frontal – Ajna – 3e oeil – 6e chakra :
MEDITATION = note de la gamme = LA – couleur = bleu indigo – mantra = AUM – éléments = ciel et terre

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Chakra coronal – Sahasrara – 7e chakra :
REALISATION = note de la gamme = SI – couleur – violette – mantra = AUM – éléments = ciel et terre

Les qualités associées aux chakras

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Les chakras : ouverts ? fermés ? Trop peu ou trop actifs ?

Selon l’enseignement bouddhiste/hindou, tous les chakras devraient contribuer au bien-être d’un être humain. Nos instincts devraient s’allier à nos sentiments et à nos pensées.

Certains de nos chakras sont équilibrés, d’autres suractifs. Certains sont sous-actifs ou même presque fermés.

Si les chakras ne sont pas équilibrés, la paix avec soi-même ne peut pas être atteinte.

Attention à ne pas faire de confusions : un chakra n’est jamais complètement fermé, sinon on est morte !

Le Chakra Yoga

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Le Chakra Yoga consiste à utiliser des postures de Yoga et des techniques de respiration pour nettoyer, équilibrer et ouvrir les 7 chakras.

Découvrez 7 postures de Yoga pour équilibrer vos chakras sur MindBodyGreen (article en anglais)

+ UNE SÉLECTION DE POSTURES POUR VOUS AIDER À HARMONISER CHAQUE CHAKRA

POSTURES POUR LE CHAKRA RACINE

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La posture de l’enfant

=> Des postures d’enracinement sont conseillées pour équilibrer ce chakra

  • Posture de l’enfant
  • Flexions avant (pince, posture de la tête aux genoux…)

POSTURES POUR LE CHAKRA SOUS-OMBILICAL

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La posture de la tête de vache

=> Il domine toute la production de nos fluides : larmes, urines, menstruations…

  • Posture de la tête de vache
  • Posture du demi-pigeon
  • Posture du cordonnier (version A et B)

POSTURES POUR LE CHAKRA DU PLEXUS SOLAIRE

Posture de Yoga: la montagne "Tadasana"

La posture de la montagne

=> Faire naître notre énergie et à soutenir le processus de la digestion

  • Posture de la montagne
  • Salutations au soleil
  • Posture du bateau

POSTURES POUR LE CHAKRA DU COEUR

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La posture de l’aigle © Christie Pitko

=> Faire naître et maintenir la paix et l’harmonie entre les êtres

  • Backbends
  • Posture de l’aigle

POSTURES POUR LE CHAKRA DE LA GORGE

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La posture de la chandelle

  • Chandelle
  • Chameau
  • Charrue
  • 1/2 pont

POSTURES POUR LE CHAKRA DU 3ÈME OEIL (FRONTAL)

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L’étirement du chat

  • Posture de l’enfant
  • Etirement du chat
  • Chandelle

POSTURES POUR LE CHAKRA CORONAL

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La posture de la relaxation finale

  • Méditation
  • Posture sur la tête
  • 1/2 lotus
  • Relaxation finale

Mon expérience personnelle des chakras

Pour ma part, je ne suis pas une personne très sensible aux chakras.

C’est assez étonnant car je ne suis pourtant pas une personne connue dans mon entourage pour son esprit scientifique, au contraire…!

On me dit souvent que j’ai énormément d’imagination, un peu trop parfois… Et pourtant, curieusement, je n’arrive pas vraiment à me familiariser avec l’idée des chakras. Ca reste assez abstrait pour moi, peut-être trop ésotérique…

Si je considère par exemple une posture de Yoga et que j’apprends qu’elle agit sur tel ou tel muscle ou sur telle ou telle glande, alors je pense avoir compris.

Par contre, si on m’indique qu’une posture en particulier est bénéfique pour tel ou tel chakra, alors je reste plutôt sceptique.

Je me souviens, lorsque j’étais en Inde, nous avons passé un examen écrit pour obtenir notre diplôme de professeur de Yoga. Et c’est au niveau des questions sur les chakras que j’ai senti le moins de résonances avec mon expérience et ma sensibilité personnelles.

Bon, en même temps, je me dis que je suis encore jeune et que ma pratique et mon enseignement vont sans doute continuer à se préciser et à s’affiner. Cela ira peut-être de pair avec une meilleure compréhension voire expérience des chakras !

Ah oui, il faut aussi que je vous raconte comment les chakras ont fait une apparition directe dans ma vie récemment.

Je suis allée consulter un médecin ayurvédique il y a peu de temps. Suite à ses questions sur d’éventuelles douleurs ou blocages chez moi, je lui ai répondu que j’avais en effet une douleur en bas du ventre, un peu à droite, depuis déjà quelque temps.

J’avais déjà fait tous les examens médicaux classiques et absolument rien d’organique n’avait été trouvé.

Et là, le médecin ayurvédique me dit :

« One of your chakras is imbalanced »

Il m’a ensuite donné davantage de détails que je vais garder personnels mais tout ce qu’il a dit était en effet très proche de la réalité.

Puis il a ajouté qu’il fallait simplement attendre et continuer à pratiquer le Yoga et que le chakra allait progressivement se rééquilibrer.

J’en ai parlé avec un médecin de mon entourage qui a trouvé cette hypothèse des chakras complètement farfelue…

Et pourtant, 2 semaines après environ, ma douleur avait disparu !

Alors y a-t-il une part psychologique dans la disparition de ma douleur ? Est-ce que c’est parce que ce médecin ayurvédique m’a annoncé la fin de cette douleur qu’elle s’est en effet évanouie ?

Eh bien je n’en ai aucune idée, mais je trouve tout de même cela troublant !

Voilà ma petite expérience concernant les chakras…

Les chakras existent-ils en-dehors de la spiritualité indienne ?

Oui !

La médecine traditionnelle chinoise se base sur un modèle voisin du corps humain comme système d’énergie traversé par des vaisseaux et des points, ceux utilisés par l’acupuncture.

Ces points rappellent fortement les points de localisation des différents chakras.

Le reiki, discipline japonaise mystique, travaille également sur des points d’énergie par apposition des mains du praticien au-dessus du corps de la personne qui reçoit le soin énergétique.

Bibliographie sur les chakras

livre-chakras

Cliquez ici pou découvrir l’ouvrage

livre-chakras-connaissance-harmonisation-simpson

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manuel-des-chakras

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Bibliographie proposée par Wikipedia

Chakra :

Kundalinî :

  • Carl Gustav Jung, Psychologie du yoga de la Kundalinî, 2005 (ISBN 2-226-15711-5)
  • Lilian Silburn, La Kundalinî, l’Énergie des profondeurs, Les Deux Océans, Paris 1983
  • Tara Michaël, Corps subtil et corps causal. « La Description des six chakras » et quelques textes sanscrits sur le kuṇḍalinī yoga, Paris, Le Courrier du livre, 1979, 278 p. Hindouisme.

Psychologie analytique :

KUNDALINI : Le territoire de l'amour

Par Le 10/02/2019

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KUNDALINI

EXTRAIT

« Il gara la camionnette sous le hangar et ils rejoignirent le bungalow.

Elle avait essayé de glisser un œil à travers les rideaux épais qui fermaient les fenêtres de la bâtisse mais sans succès.

C’est là qu’il cachait ce qu’il allait lui montrer. Une évidence. Elle décida de ne rien brusquer. Elle attendrait.

Ils emportèrent des fruits.

« Un bain à température ambiante !

-Pas de problème, j’aime bien l’eau qui revigore et j’en ai besoin. Je me sens fatiguée.

-C’est normal, ne t’inquiète pas, ça va passer.

-Il faut que tu m’expliques cette fameuse Kundalini, alors, que je comprenne un peu ce qui se passe. Parce que là, j’ai surtout un peu peur. »

Ils montèrent dans la cuve et s’installèrent côte à côte.

Sat tendit le saladier avec les fruits.

« Le plus logique, c’est que je commence par les structures du couple.

-Fais comme tu veux mais explique-moi tout ce que je dois entendre. Sans rien garder pour toi, je t’en prie.

-Je te dirai tout ce que je sais. Plus que tout ce que j’ai pu dire à n’importe qui d’autre. »

Elle le regarda. L’envie intense et chaude de l’embrasser.

Cette conscience que l’état tortueux de son esprit bridait ses élans physiques.

Elle s’approcha de son visage et plongea la langue dans sa bouche. Longuement.

« J’en avais vraiment envie. Et bien plus encore. »

Elle lui sourit. Il en fit de même.

« Mais d’abord, j’ai besoin de t’écouter. »

Elle croqua dans une pomme.

« Et de reprendre des forces.

-Un auteur de philosophie bouddhiste a émis l’hypothèse de trois couples bien distincts, » commença-t-il, le regard concentré, la voix appliquée, le débit mesuré.

« Le couple carré, le couple triangle et le couple cercle. Dans le couple carré, il y a quatre entités. Une tête et un corps pour chaque partenaire. Le tout symbolisé par les quatre angles du carré. Chaque tête est séparée, existentiellement, de son corps et aucun des deux corps ne fusionnent avec l’autre puisque les deux têtes sont séparées l’une de l’autre. Les seuls points de jonction se situent au niveau génital. Et c’est évidemment désastreux à plus ou moins long terme. Dans ce couple, l’acte sexuel a une intention précise, c’est de maintenir intacte les quatre lignes qui rejoignent les angles. Bien entendu, la pression que ça génère est incompatible avec le sentiment amoureux. Si on dit que la tête est séparée du corps, c’est parce que le mental n’est présent que par pointillés et sur des plans très limités, très mécaniques, très répétitifs. Le reste du temps, il vaque à ses fantasmes ou même à ses absences. Le couple carré est enfermé dans le chacun en soi et sans même que les individus habitent consciemment leurs propres corps. Il n’y a pas de rencontre, pas de communication mais des émissions radio brouillées par des parasites continuels. Les schémas répétitifs sont basés sur la trilogie PCO : préliminaires, coït, orgasme. Il s’agit d’un orgasme à décharge énergétique. Un moyen de se libérer des tensions quotidiennes. Il n’y a pas de conscientisation mais un état de quasi absence qui tend vers le vide. De toute façon, la sexualité est au même niveau d’inconscience que l’ensemble de l’individu.

-Laurent et moi, à la fin de notre histoire.

-C’est le cas de millions de couples, Maud.

-Et les deux autres types alors ?

-Le couple triangle est appelé ainsi car il est constitué de deux partenaires qui parviennent à communier intégralement, corps et âme et à se rejoindre à la pointe du triangle. Il s’agit d’individus qui ont conscience que la sexualité est un acte sacré qui réclame une attention totale et bienveillante, un partage et une quête commune. Les deux personnes vivent dans une communication très forte, un bonheur réel mais, par amour pour leur partenaire, ils sont malgré tout obnubilés, par une certaine idée de l’amour physique et le schéma PCO, préliminaires, coït, orgasme, est toujours en vigueur. Cette recherche de l’orgasme, simultané si possible, les entrave mais ils ne le réalisent pas encore.

-C’est déjà magnifique comme structure, je trouve et elle m’irait bien.

-Et pourtant, la suite est encore plus belle. Le couple cercle ne fait pas l’amour, il est dans l’amour. En permanence. Il n’y a pas de préliminaires parce qu’ils sont constamment en caresse, physiquement, mentalement, il n’y a pas de coït parce qu’ils sont unifiés dans un cocon énergétique, il n’y a pas de quête d’orgasme parce que la simple émotion qui jaillit à la pensée de cet amour suffit à diffuser en eux un plaisir intense. Ces individus aiment chez l’autre leur amour de la vie et c’est au cœur de cet amour commun qu’ils se retrouvent. Ils sont dans l’amour. Constamment. Et par conséquent, leur sexualité n’est pas incluse dans un schéma préétabli. Elle se vit à chaque instant parce que cet amour vibre en eux. Quand ils s’unissent physiquement, c’est leurs énergies qui fusionnent. Il y a dans ce couple cercle des flux magnétiques, des forces qui n’ont pas de noms précis, qui ne sont pas identifiables, des énergies qui les traversent et les absorbent jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans une entité asexuée qui ressent intégralement l’amour généré par les deux partenaires. Ni homme, ni femme mais une énergie commune qui s’aime à travers deux âmes physiques.

-Des âmes physiques ?

-C’est comme ça que j’appelle l’état de grâce créé par cette sexualité sacrée. L’âme enveloppe le corps au contraire de ce que les gens imaginent. Lorsque cette conscience a pris forme, lorsque l’individu n’est plus assujetti à un mental dictateur, c’est l’âme qui dirige le corps, à chaque instant et par conséquent aussi dans l’acte sexuel. Mais l’âme est également le récepteur des ondes émises par l’Esprit de l’intelligence créatrice, Dieu ou la nature ou le nom que tu veux lui donner. L’âme est en contact avec Dieu et en nourrissant le corps par une spiritualité consciente et assidue, elle apporte à la sexualité sa dimension divine. Dieu est dans ma verge comme il est dans ton vagin, il est dans notre jouissance, dans mon sperme et dans ta cyprine, Dieu aime la sexualité et nous invite à jouir mais à jouir de toute notre âme en usant de tout notre corps. C’est cela la sexualité divine. Entendre et aimer Dieu en nous et jouir de sa présence et faire que Dieu jouisse en nous.»

La présence. Cette impression indéfinissable d’être visitée, là où elle imaginait une autre femme. Elle n’aurait jamais imaginé qu’il pouvait s’agir de la présence de Dieu en elle.

« Tu sais, cette nuit, j’ai eu l’impression à un moment d’être un sexe d’homme. Pas d’avoir un pénis mais d’être moi-même, intégralement, un sexe d’homme. Je ne comprends pas ce que ça signifie.

-Et j’ai eu pour ma part l’impression que tu étais en moi. C’est tout simplement un des effets de cette conscience sexuelle qu’il faut développer pour relier la dualité homme femme que nous portons tous. La vie a choisi une forme sexuée pour chaque individu mais la vie elle-même n’est pas sexuée, elle est énergie. La sexualité sacrée rétablit cette conscience de la Présence divine en nous et la Nature créatrice n’a pas de sexe. Dieu n’est ni masculin, ni féminin. Il est tout. Il use de la sexualité en nous pour expérimenter la conscience de la vie. C’est comme un marionnettiste qui déciderait de tenir le rôle des marionnettes pour affiner au mieux le jeu de théâtre qu’il a créé.

-Nous sommes des marionnettes pour toi ?

-Oui, bien sûr puisque nous n’avons aucun pouvoir décisionnel sur le début et la fin de nos existences, ni sur son fonctionnement, ni sur sa durée. Même les gens qui se suicident n’ont aucun pouvoir. Ils vont vers la mort mais ils n’ont pas créé la mort. Ils accélèrent le processus, c’est tout. On peut comprendre le système organique et les hommes de science y parviennent de mieux en mieux mais ils ne donnent pas pour autant la raison d’exister de cet organisme. Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? C’est une question célèbre.

-Et tu réponds quoi ?

-Pour moi, Dieu est une énergie et pour prendre conscience de lui-même, il s’est fragmenté dans la matière. Toutes les formes de conscience individuelle sont des registres d’expérimentations. Dieu comme énergie prend conscience de lui-même à travers la vie et il nous reste à prendre conscience de Dieu en nous. Imagine par exemple un flux électrique. Il n’est qu’un flux qui ne sait rien de lui-même. Dieu, en tant qu’énergie créatrice, s’est appliqué à diffuser ce flux dans des milliards de milliards de formes matérielles et spirituelles. Il est l’expérimentateur qui explore l’intégralité de son pouvoir créateur.

-Et donc, la sexualité sacrée est un moyen pour les humains de rencontrer Dieu ?

-C’est effectivement ce que je pense. Je sais bien que les humains sont capables d’avoir des relations sexuelles sans amour mais à mon sens, ils ne font pas l’amour, ils copulent et ça n’a rien à voir avec une quête de Dieu. Leur sexualité a donc besoin d’excitation pour pallier à l’absence d’amour. Le couple cercle n’a pas de fantasmes, n’a pas de pensées insoumises, n’utilise pas de techniques formatées, n’a besoin d’aucun expédient pour s’aimer. Leur sexualité est prioritairement énergétique. Masser le corps de l’autre, par exemple, est un moment énergétique et par là-même orgasmique. Pas un orgasme génital mais un orgasme spirituel. C’est ça, l’état de grâce. Tu vois. C’est un amour physique, émotionnel, sensoriel, intellectuel, philosophique, existentiel, un amour qui n’a aucune autre intention que de rester dans l’amour. La sexualité n’a aucunement besoin d’être alourdie par des intentions mais elle doit être nourrie d’attentions. Des attentions qui couvrent toutes les dimensions que je viens de citer.

-Je n’ai jamais connu cet état avec Laurent. Ni avec aucun autre homme. Avant toi.

-Je pensais en avoir goûté la saveur autrefois mais je sais aujourd’hui qu’il n’en était rien. Ce qui suggère d’ailleurs que l’horizon n’est jamais visible dans le territoire de l’amour.

-Un territoire ?

-Oui, c’est comme ça que je le vois en fait. Un territoire qui est toujours ouvert et dans lequel, on ne peut entrer qu’avec l’amour en soi. Les gens qui se plaignent de l’amour ne sont pas entrés dans le territoire. Ils sont à l’extérieur et ils critiquent. Ils ne se sont pas dénudés, spirituellement, ils n’ont entrepris aucun travail intérieur et ils entrent de force dans le territoire. C’est comme si je partais en montagne avec un sac énorme, des quantités d’affaires, une pléthore de matériel technique pour me rassurer ou me convaincre que c’est possible et au final, je vais me plaindre de la raideur de la pente et de la difficulté de l’épreuve et pire encore, je vais exiger des aménagements du territoire. La montagne n’y est pour rien pourtant. C’est moi qui me suis inutilement chargé. Pour entrer dans le territoire de la montagne, il y a des règles. Il en est de même avec l’amour. C’est un territoire où l’âme est à nue, légère, reliée à son cœur, portée par un corps réjoui, comblé, épanoui. Et avec toi, les horizons que je viens de découvrir m’ont ébloui au-delà de tout ce que je pensais avoir atteint et au-delà même de ce que je pouvais imaginer. »

 

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Faire l'amour.

Par Le 10/02/2019

 

 

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SEXUALITÉ SACRÉE

La sexualité sacrée se différencie de la sexualité classique par sa dimension spirituelle. Une dimension holistique qui cherche à fusionner les individus dans une osmose complète, non pas pour qu’ils se fondent dans une masse uniforme mais pour que leurs formes spirituelles s’interragissent vers une élévation inaccessible à l’individu esseulé.

 

« On fait l’amour. »

L’expression m’interpelle.

« On fait la sieste.

On fait la vaisselle.

On fait les courses.

On fait le ménage.

On fait la cuisine.

On fait le jardin.

On fait la couture. 

On fait la conversation.

On fait le clown.

On fait le malin. »

On ferait donc « quelque chose » au final. Alors, c’est qu’il faut pouvoir décrire cette chose que serait l’amour comme on pourrait décrire toutes les autres expressions.

Est-ce donc que l’emboîtement de deux corps suffit à décrire cette chose ? Non, assurément.

Le viol, par exemple, est à l’opposé de l’amour bien que le coït ait lieu.

Sans rappeler de tels drames, on peut évoquer ces femmes qui n’ont quasiment aucun plaisir sexuel dans l’acte et qui s’imaginaient pourtant faire l’amour. Il en est de même pour ces hommes qui abandonnent honteusement les lieux à peine investis et qui souffrent dès lors d’un désamour envers eux.

Comment pourrait-on définir cette chose qui serait si variable d’un individu à l’autre ? Serait-ce donc effectivement un acte similaire à ceux précédemment listés et qui souffriraient lui aussi de possibles manquements dans la qualité et l’intensité, tout comme un individu ferait le ménage ou l’entretien du jardin sans aucune attention réelle ?

Peut-on alors parler d’amour ? L'amour doit-il être hiérarchisé sur une échelle d'intensité ? Une échelle de Richter de l'amour est-il envisageable ?

Les corps suffisent-ils à expérimenter l’amour ?

Non, assurément.

Et les séismes corporels de l'étreinte amoureuse ne sont pas des critères suffisants pour classifier l'amour. On peut aimer intensément sans étreinte amoureuse tout comme on peut aimer intensément sans que ces étreintes ne soient programmés comme des obligations relationnelles.

 

"Entretenir la flamme"...dit l'expression populaire, éviter à tous prix que la distance s'installe dans une somnolence corporelle. S'il s'agit d'une peur qui ne dit pas son nom, l'amour en sera bridé. S'il ne s'agit que d'une pratique régulière comme le ferait un athlète qui souhaite garder la forme, alors, c'est que le territoire de l'amour n'a pas été investi mais juste entrevu. Comme un individu qui tournerait rageusement autour du territoire sans jamais en trouver l'ouverture. 

Il ne s’agit donc pas de « faire l’amour » mais « d’être dans l’amour. »

Il s’agit à mes yeux d’un territoire à investir et à ne jamais quitter. Non seulement durant une étreinte mais tout autant dans le creuset des pensées, à chaque instant.

Aimer être dans la vaisselle.

Aimer être dans le jardin.

Aimer être dans la cuisine.

Aimer être dans la lecture.

C’est là que se trouve la pleine conscience.

Ce n’est pas l’acte qui importe mais la présence dans le territoire de l’amour.

Il en sera de même dans la dimension sexuelle. L’acte est sacré. Le processus est son hommage. C’est la conscience d’être dans l’amour qui nourrit l’acte d’aimer.

Peut-on dès lors en conclure qu’un certain nombre d’individus s’imaginent avoir atteint le territoire de l’amour alors qu’ils n’ont pas même atteint la lisière ?

Oui, assurément.

Et lorsque les expérimentations corporelles ne parviendront plus à dessiner le moindre horizon lumineux, les corps s’éloigneront.

On n’entre pas dans le territoire de l’amour de façon physique sans être accompagné par l’esprit, le cœur, l’âme, ces entités qui nourrissent la spiritualité de l’acte. Il ne s’agit sinon que d’ectoplasmes fantomatiques qui souffriront immanquablement de leur néant intérieur, de cette scission néfaste de leur être.

Ce territoire de l’amour n’a aucune limite physique. Il est ce que les individus en feront s’ils parviennent à en trouver l’entrée. Une fois insérés, l’attention aimante contribuera à l’extension du territoire.

La sexualité génitale est une sexualité « terrestre ». La reproduction en est le moteur. Elle répond à une exigence de vie, à son extension, au recouvrement de la planète par le foisonnement incommensurable de la création. Comme l’écrivait René Barjavel, c’est l’histoire du flot de spermatozoïdes de Roméo qui monte à l’échelle pour rejoindre le réceptacle sexuel de Juliette.

La sexualité sacrée est une sexualité céleste qui ouvre le territoire de l’amour sur le plan vertical. Le corps s’ancre à la terre et l’esprit s’illumine de l’immensité des cieux. C’est une connexion totale du chakra racine au chakra couronne. De la terre au Ciel.

Le serpent de la Kundalini se déroule et grimpe le long de la colonne.

Il n’est pas mû par une force physique mais par la pleine conscience de l’esprit.

Il n’est d’amour que dans la pleine conscience.

On ne fait pas l’amour ; c’est l’amour qui nous fait.

Il ne s’agit pas pour autant de s’imaginer conscient en se contentant de penser à l’acte d’aimer. Il s’agit de ne pas avoir besoin d’y penser mais de le vivre, comme un explorateur émerveillé, attentif, lucide, intégralement engagé, corps et âme, comme si sa vie en dépendait. Non pas dans son prolongement mais dans son intensité.

C’est cela le Tantrisme. L’engagement conscient, à chaque instant.

De la qualité de l’attention aimante dépendra l’étendue de l’exploration.

Jung et les archétypes

Par Le 10/02/2019

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Valérie Lamour

5 février, 20:12

Selon Carl Gustav Jung, il existe 4 archétypes, quatre étapes que nous traversons pendant notre vie et ces étapes sont :

1. L'étape de l'athlète (le sauvage)
À cette étape, nous nous préoccupons surtout de notre apparence, de ce à quoi ressemble notre corps. Durant cette étape, nous pourrions rester des heures à regarder et admirer notre reflet dans le miroir. Notre corps, notre apparence sont les choses les plus importantes à nos yeux, rien d'autre ne compte.

2. L'étape du guerrier (l'aventurier)
Pendant cette période, notre principale souci est de partir à la conquête du monde, de faire de notre mieux, d'être le meilleur et de parvenir à l'excellence, de faire ce que font les guerriers et d'agir comme agissent les guerriers. C'est une étape pendant laquelle nous pensons continuellement aux moyens d'avoir plus que tout le monde, une étape de comparaison, de vaincre ceux autour de nous afin de nous sentir meilleurs parce que nous avons réalisé davantage, parce que nous sommes des guerriers, des braves.

3. L'étape de la communication (l'enseignant)
À cette époque, à ce stade de votre vie, vous réalisez que ce qui a été fait jusqu'ici ne suffit pas à vous contenter, à vous rendre heureux… vous cherchez maintenant les moyens de faire une différence dans le monde, les moyens de servir ceux qui vous entourent. Votre préoccupation est de commencer à donner. Vous réalisez maintenant que dorénavant votre poursuite de l'argent, du pouvoir, des possessions, etc. continueront d'apparaitre dans votre vie, mais vous ne leur attribuez plus la même valeur qu'auparavant, vous n'êtes plus attaché à ces choses, parce que vous êtes maintenant dans une étape différente de votre vie, où vous savez qu'il existe autre chose. Vous les recevez, vous les acceptez et vous en êtes reconnaissant, mais vous êtes prêt à vous en détacher n'importe quand. Vous cherchez des moyens pour arrêter de penser à vous, à la manière de recevoir et à commencer à vous concentrer sur une vie de service. Tout ce qui vous importe à ce stade est le don. Vous savez maintenant que donner c'est recevoir et que c'est le moment de stopper l'égoïsme et de penser aux façons d'aider ceux dans le besoin, de quitter ce monde en étant meilleur que lorsque vous y êtes entré.

4. L'étape spirituelle (le sage)
Selon Jung, ce sera la dernière étape de votre vie, une étape où nous réalisons qu'aucune de ces trois étapes ne représente réellement qui nous sommes et ce que nous sommes. Nous comprenons que nous sommes plus que notre corps, plus que nos possessions, plus que nos amis, notre pays et ainsi de suite. Nous en venons à réaliser que nous sommes des êtres divins, des êtres spirituels ayant une expérience humaine et non pas des humains ayant une expérience spirituelle.

Nous savons maintenant que ce n'est pas notre foyer et que nous ne sommes pas ce que nous pensons être. Nous sommes dans ce monde mais pas de ce monde. Nous pouvons désormais nous observer à partir d'une autre perspective. Nous pouvons renoncer à notre propre esprit, à notre corps et saisir qui nous sommes vraiment, voir les choses telles qu'elles sont. Nous devenons l'observateur de notre vie. Nous réalisons que nous ne sommes pas celui que nous remarquons mais l'observateur de ce que nous remarquons."

KUNDALINI : un commentaire très particulier.

Par Le 07/02/2019

Je garde l'identité des personnes concernées pour moi. Le témoignage est réel. Et j'en suis très touché. Il y a quelques années, j'ai suivi une formation en sophrologie analysante et j'avais l'idée d'ouvrir un cabinet. Pour diverses raisons, ça n'a pas pu se faire. 
Finalement, je suis peut-être, malgré tout, un peu thérapeute. 
Il s'agit de KUNDALINI.

"Thierry, voilà 2 ans que je vois une patiente, une fois par mois en thérapie manuelle, de jolis résultats, ça chemine mais toujours un truc coincé. 
La dernière séance je lui conseille de lire ton livre 
Elle le fait 
Elle revient aujourd’hui et me dit, j ai eu le déclic
J"en suis à la moitié du livre, je lis, je relis, le relis encore dès passages, pour intégrer, comprendre et j ai eu le déclic grâce à ça 
Grâce au livre 
Je vais bien !"

Jacques Salomé : la tendresse

Par Le 07/02/2019

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"J’ai découvert tardivement dans ma vie d’homme que la tendresse, surtout dans la relation intime qui est celle d’un couple, n’est pas une question d’intention mais qu’elle ressemblait à une ascèse qui allait nous demander, à nous les hommes, vigilance, rigueur et compassion.

Pour baliser cette démarche, je propose quelques repères :

– Ne pas confondre tendresse et sentiment. La tendresse n’est pas un sentiment, c’est une qualité de la relation.

– Ce n’est pas l’amour qui maintient deux êtres ensemble dans la durée, c’est la qualité de la communication qui va circuler entre eux.

– La qualité de cette communication sera liée à l’écoute et à la satisfaction des besoins relationnels profonds de chacun des partenaires.

Vivre la tendresse supposera donc, au delà d’une intention, les possibles d’une spontanéité libérée des pièges habituels de la communication intime. Libérée aussi des trois grands ennemis de la tendresse :

1. la peur ou l’impérialisme de l’érotisation
2. la peur de la dépendance ou de la fusion
3. la peur des jugements de valeurs ou l’atteinte à l’image de moi.

Un des fondements à la tendresse partagée sera l’écoute et la satisfaction des besoins relationnels profonds de chacun des partenaires du couple.

– Besoin de se dire : avec des mots à moi dans les différents registres de la communication intime, au niveau des idées, des croyances, du ressenti, de l’imaginaire et même des fantasmes sans que ceux-ci menacent l’équilibre de l’autre.

– Besoin d’être entendu dans chacun de ces registres, non pas que j’attende que l’’autre soit d’accord avec moi, mais que je sente qu’il peut recevoir ce que je dis dans sa direction sans réagir, sans se sentir mis en cause.

– Besoin d’être reconnu tel que se suis et non pas tel que l’autre me voudrait avec parfois ce besoin d’être accepté inconditionnellement avec mes insuffisances, avec mes zones de vulnérabilité et mes limites.

– Besoin d’être valorisé, gratifié, d’avoir le sentiment que ce que je dis, que ce que je suis compte pour l’autre, a de la valeur pour lui.

La tendresse vécue suppose :
– une présence, être présent au présent
– une attentivité tournée vers l’autre
– une confirmation de l’autre, quand celui-ci à le sentiment qu’il est accueilli, reconnu, valorisé, accepté.
– une proximité, ce qui permet de mettre en jeu tous les langages de la tendresse, regards, vibrations émotionnelles, circulations des émotions.

La tendresse, en fin de compte, suppose une liberté d’être à la fois chez celui qui la donne et chez celui qui la reçoit. C’est cette liberté d’être que je souhaite à chacun."

Jacques Salomé – extrait de Apprivoiser la tendresse

KUNDALINI : réflexions diverses.

Par Le 06/02/2019

 

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SUR LE TANTRISME

Avec "KUNDALINI" j’ai souhaité écrire un roman intégrant le Tantrisme, la sexualité sacrée, la pleine conscience et tous les éléments associés à cette philosophie.

Je souhaitais traduire le choc existentiel que représente la découverte de ce potentiel en nous puis les étapes de son exploration.

Je me suis donc servi de mes lectures, de mes réflexions personnelles et de la vie quotidienne avec la femme que j’aime depuis trente ans. Notre couple est notre guide et son évolution nous sert de balises.

SEXUALITÉ

La sexualité ne mène pas nécessairement au Tantrisme mais le Tantrisme explore inévitablement la sexualité. Elle n’en est pas pour autant le tuteur. C’est un élément. Ce qui importe, c’est l’exploration de la pleine conscience.

L’Occident a fortement limité le Tantrisme, dans l'esprit du "grand public", à des pratiques essentiellement sexuelles tout comme elle a limité le Kamasutra à un catalogue de postures. Tant mieux si des adeptes y trouvent leur bonheur mais le champ d’investigation des philosophies orientales comme celle du Tantrisme ou de l’Hindouisme, des Upanishads, des textes védiques, du Tao, du Zazen et d’autres encore est bien plus vaste que la zone génitale.

On n’est pas tantrique uniquement sous la couette mais tout le temps en fait. C’est du moins l’objectif que je me fixe.

PLEINE CONSCIENCE

L'intention est une projection temporelle qui vise un objectif. Ce qu’elle vise est forcément une projection dans l’avenir.

Cette volonté ou cet espoir de l’intention, quand elle devient obsessionnelle, peut priver l'individu de la conscience de l'instant.

La pleine conscience, quant à elle, n'a pas d'intention prioritaire qui serait hors de l'instant. Il s'agit finalement de ne rien vouloir et de s'appliquer à saisir ce qui est là jusqu’à ne plus avoir besoin de le vouloir...

L'objectif est d'établir la paix intérieure et donc d'éliminer tout ce qui contribue à perturber cette paix déjà existante. La paix intérieure est un état naturel. C’est le mode « dénaturé » de nos existences qui couvre de son vacarme cette paix originelle.

CONCENTRATION ET ATTENTION

La pleine conscience développe l'attention aimante. C'est à dire la capacité à être concentré sur soi et simultanément à être dans une totale attention envers l'autre. Il ne s’agit donc pas de passer d’un état à l’autre et donc d’un individu à l’autre mais de créer un espace dans lequel les deux états fusionnent.

La concentration est un retour sur soi, un effacement volontaire de toute intrusion extérieure et la focalisation des pensées dans un cadre restreint et ciblé.

L'attention, au contraire, est tournée vers l’environnement. Il s’agit de saisir tous les éléments nécessaires à la vie extérieure, qu’ils soient bénéfiques ou menaçants, quotidiens ou inattendus.

L’attention aimante est une entité qui ne peut se développer qu’au cœur de l’amour. Elle consiste à relier la concentration sur soi avec l'application bienveillante envers l'autre. J’y vois deux flux générés par chaque individu et qui se nourriraient mutuellement pour s’étendre, se renforcer, s’élever, rayonner.

Je suis concentré sur mes sensations, mes émotions, mes pensées, mon souffle, l’énergie de mon corps et je suis au même instant dans une attention totale envers la femme que j’aime et envers tout ce qu’elle m’offre. Comme il en est de même pour elle, il se crée en nous un circuit énergétique interne, une boucle qui nous relie.

Il arrive que cet état particulier de pleine conscience devienne une forme de méditation partagée.

ORGASME

On pourrait penser que l'objectif de l'orgasme représente le sommet de l’étreinte amoureuse mais la quête de ce sommet si elle n'est pas conscientisée dans sa démarche privera l'individu des bonheurs à saisir sur le chemin.

Il est même possible que cette obsession du sommet orgasmique conduise à l'épuisement avant la dernière pente et que les cieux soient inaccessibles. Ou qu’ils s’offrent bien trop rapidement et en soient décevants.

L'intention génère une pression et la pression est incompatible avec l’intensité et la beauté de l'étreinte amoureuse.

L’orgasme génital est un état explosif alors que l’orgasme tantrique est un état de conscience modifiée qui conduit l’individu à un état orgasmique durable, intégral et non limité aux zones génitales et érogènes.

C’est également un état multi-orgasmique, pour la femme et même pour l’homme.

Pour l’homme, l’éjaculation n’est pas le summum de cet orgasme et cet orgasme peut même être vécu sans que l’éjaculation survienne ce qui contribue à cette possibilité multi-orgasmique pour lui et sa partenaire.

La rétention spermatique est un processus connu dans le Tantrisme. En Occident, l’homme croit que l’éjaculation est nécessaire à l’orgasme. Le Tantrisme enseigne autre chose. Et il n’est pas possible avant de l’avoir vécu d’imaginer la puissance émotionnelle et corporelle de cet orgasme intégral dans lequel l’énergie de l’éjaculation est inversée et diffusée dans l’organisme.

Rien n’interdit pourtant l’éjaculation mais elle sera pleinement conscientisée et donc volontairement déclenchée, non pas au terme d’une excitation enivrante, mais dans le cadre d’une attention constante. Il ne s’agit pas de « s’abandonner » à l’éjaculation mais de se servir de son énergie dans une maîtrise bienheureuse. Cet orgasme-là est « hors cadre » et la plupart du temps simultané…C'est un orgasme de couple avant d'être un orgasme individuel. 

MASSAGE

Dans le cadre de cette sexualité de pleine conscience, le massage intégral représente une voie exquise. C’est là que peut s’établir, au niveau des corps, l’osmose entre la concentration et l’attention.

La concentration s’applique autant à l’individu massé qu’à l’individu masseur.

Pour le massé, il s’agira de suivre minutieusement le travail des mains sur son corps, de se concentrer essentiellement sur la zone massée, d’en apprécier chaque instant mais dans une absence de pensées la plus totale. Il ne s’agit pas de commenter le massage reçu à haute voix ni même intérieurement mais d’entrer dans une conscience corporelle si aiguë que les mots et les pensées en deviennent inutiles.

C’est un état méditatif qui s’ouvre.

Pour le masseur, il s’agira de s’extraire de ses pensées et de s’appliquer au travail de ses mains tout autant qu’à l’énergie qu’elles diffusent. Ça n’est pas un massage thérapeutique mais un massage aimant et par là-même, il en devient thérapeutique.

Lorsque la concentration de l’un et l’attention de l’autre fusionnent dans la plénitude délivrée par le massage, c’est une étreinte amoureuse asexuée qui prend forme. Il n’y a pas de zones prioritaires, érogènes ou autres, aucune zone oubliée ou rapidement délaissée.

Cette fusion énergétique est si forte qu’il arrive parfois qu’on en vienne à se demander le lendemain qui a massé et qui l’a été.

Le Tantrisme, c’est cela, pour moi.

Une attention aimante envers l’autre et une concentration en soi des effets de cette attention. Concentration qui en vient aussitôt à nourrir l'attention. C'est là que peut prendre forme cette boucle énergétique qui parcourt simultanément les deux êtres qui s'aiment. 

De l'apparition de cette reliance naîtra le désir d'être dans le Tantrisme en permanence, dans tous les actes de la vie. Dans la pleine conscience et la compréhension du réel.

Humble, curieux, enthousiaste, aimant, tendre, respectueux. 6270b1f0e08af01e3679b827f3508e41 l

De la colère

Par Le 03/02/2019

 

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Ce que j'expliquais à mes élèves la semaine passée.

L'enfant qui se met en colère souffre deux fois. Une fois pour la "faute" commise, une fois pour l'état dans lequel il se met.

La réalité de l'acte n'est pas responsable de cet état. C'est l'enfant qui s'est "abandonné" et ne maîtrise plus rien qui est responsable de l'effet sur lui de l'acte commis. 

Bien entendu qu'il est nécessaire de faire état à "l'agresseur" de l'aspect inacceptable de son comportement mais le faire en restant maître de soi est absolument nécessaire. 

C'est s'offrir en supplément la satisfaction de cette maîtrise. Faire de l'épreuve un enrichissement personnel par l'observation consciente de cette sagesse intérieure.

Qu'en est-il maintenant de celui qui est en colère contre lui-même ? Sans qu'aucune intervention extérieure ne soit concernée ?

La faute n'est donc pas commise par quelqu'un d'autre mais c'est quelqu'un d'autre que lui qui prend les rênes puisque la colère est inutile, néfaste, nuisible à l'individu lui-même. Peut-on considérer qu'un individu entre, consciemment, en colère s'il sait que cette colère lui fera du mal ? Non, assurément ou alors c'est qu'il aime se flageller et le problème est encore plus vaste, douloureux et profond.

L'individu en colère n'est pas l'individu conscient mais une entité secondaire, qui pour quelques instants, prend le pouvoir et dévaste l'espace intérieur. 

Il est de ces moments où on dit : " Je n'étais plus moi". 

L'observation de la colère ne suffit pas. Ce qui importe, c'est d'observer en soi l'individu en colère et de rappeler la conscience afin que cette entité colérique réintègre son antre et s'apaise.

Il sera toujours temps ensuite de tenter de comprendre les causes réelles de cette colère...

C'est un autre cheminement encore. 

On ne peut rien comprendre à la guerre tant que les obus tombent.

Il faut être en paix pour la connaissance s'instaure.

 

 

De l'enfant à l'adulte

Par Le 03/02/2019

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Le regard de la mère est suspicieux, celui de l'enfant est curieux.

L'expérience de vie contribue inévitablement au regard qu'on lui porte.

Dans l'enfance, la curiosité n'a pas encore été transformée, bridée et affadie par l'expérience. 
 

C'est étrange comme il en est de même pour l'humain. Il y a des regards qui en disent long.

Les expériences douloureuses ne mènent pas inévitablement à la suspicion, la méfiance, la crainte et autres émotions limitantes.

C'est juste le saisissement et la compréhension des expériences qui nourriront le regard aimant envers la vie ou le regard inquiet envers l'existence.

Il m'est très important de préserver mon regard d'enfant. Curieux et fasciné, émerveillé et bienheureux et non méfiant, amer ou rancunier.

Je ne changerai rien à la réalité des faits mais la décision m'appartient de subir cette réalité ou de m'en nourrir, de la fustiger ou de l'accueillir.  

La réalité n'est en rien responsable de mon état intérieur.

Je suis responsable du regard que je porte à la réalité. 

"Que l'importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée", écrivait André Gide. 

La première fois que j'ai saisi ce que cette phrase signifiait, c'est en voyant les montagnes. Un séjour de ski de fond dans le Jura. J'avais quatorze ans. Les autres jeunes ne voyaient pas la même chose que moi. Vraiment pas. 

Là, j'ai compris que le saisissement de la réalité dépendait de mon regard et que l'interprétation de cette réalité pouvait être considérablement éloignée de celle des autres individus.
La réalité reste la même. Ce sont les gens qui diffèrent. 

Mon regard sur la montagne a changé. Pas l'amour que je leur porte mais la façon de vivre cet amour. 

Les montagnes sont toujours les mêmes.

C'est mon regard d'enfant qui a évolué. 

La différence essentielle, aujourd'hui, c'est que je n'éprouve plus cette soif inextinguible de l'euphorie de mon corps, là-haut. 

C'est en moi et je peux retrouver cet espace, intérieurement, n'importe quand. Sans même penser à des images de sommets ou de vallées, de glaciers ou de parois. C'est une "ambiance"...Et ça n'est pas racontable. Ou alors, il faudrait que j'écrive un autre roman. 

Aventuriers de l'esprit.

Par Le 03/02/2019

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Auteur : Paul Degryse

"Selon les chamans toltèques, il y a deux sortes d’hommes sur terre : ceux qui prennent le temps de s’interroger sur les gens et sur le sens de l’univers et de se demander qui ils sont et ce qu’ils font là, des hommes que les réponses toutes faites proposées par la société dans laquelle ils vivent ne satisfont pas et qui vont faire de ces deux questions le fondement d’une vie nouvelle, imprégnée d’un irrésistible parfum de liberté.

Et puis il a les autres, ceux qui, riches ou pauvres, cultivés ou non se seront très tôt laissés hypnotiser par le brouhaha, les nécessités et les mirages de la vie quotidienne au point de ne jamais trouver le temps de se poser ce genre de questions, les trouvant inutiles ou même absurdes, une attitude et un choix que les chamans appellent « succomber à l’hypnose socialitaire ».

Aventuriers de l’esprit, les premiers, s’ils persévèrent ont une chance de devenir les créateurs de leur vie, portés par l’énergie du mystère de l’existence parce qu’ils l’auront regardé en face et accepté.

Les seconds vivront le plus souvent dans le conformisme de leur époque, serviteurs du système en place, tournant le dos à l’inexpliqué et, par-là, à eux-mêmes.

Le monde est en effet le miroir que chaque individu perçoit, une projection de soi, un processus circulaire que les chamans appellent « l’anneau de pouvoir ».
 

Comme le miroir, le monde ne nous renvoie que la représentation qu’en fabriquent nos perceptions personnelles, nos croyances et nos humeurs. Le vrai pouvoir de changer les choses se découvre et s’exerce à l’intérieur de soi, sur l’intérieur de soi. 
Tous les psychothérapeutes dignes de ce nom et tous les chamans pratiquant la guérison spirituelle depuis de longues années sont amenés un jour ou l’autre à se demander pourquoi il est si difficile pour l’être humain de changer des croyances ou des comportements qui sont pourtant, à l’évidence, la cause de tant de souffrances, de mal-être et même de graves maladies. Mais il leur suffit de se rappeler combien de mémoires ancestrales, prénatales familiales, éducatives et socialitaires ont façonné leur personnalité pour avoir la réponse : l’homme est littéralement et jusqu’au plus profond de ses cellules infiltré de programmations d’ordre karmique, culturel et affectif qui sont autant d’obstacles à tout changement.

 

Travailler sur soi devient ainsi le seul espoir pour l’homme de se libérer et de devenir celui que, tout au fond de lui, son nagual lui murmure qu’il peut-être. Il est bien placé pour cela puisqu’en lui résident tous les changements et les potentiels créatifs de l’univers !
 

« L’homme ne naît pas libre mais il est libre de se libérer ». 
 

C’est donc pour lui à la fois une chance extraordinaire d’en avoir un jour le désir et sa plus grande responsabilité.
Les sages taoïstes désignent le travail sur soi par l’expression « chevaucher le tigre ». Le tigre représente à leurs yeux cette force irrépressible qui fait mourir et renaître en permanence tous les êtres. En travaillant sur soi, on ose affronter au lieu de fuir, on bondit sur son dos, on l’enfourche et on se fond dans sa force pour mieux orienter celle-ci pendant que s’éveille peu à peu la conscience de notre identité avec lui."

 

Yoga à l'école

Par Le 03/02/2019

http://www.yoga-enfant.fr/yoga-ecole/

 

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Quand votre enfant profite du yoga à l’école

Quand votre enfant profite du yoga à l’école

La pratique du yoga à l’école apporte aux enfants ainsi qu’aux enseignants de nombreux bénéfices. On peut facilement évoquer la concentration, une meilleure gestion de leur émotion, du stress ou le développement d’une plus grande confiance en soi pour ne citer qu’eux. C’est une réponse efficace au stress, aux distractions et autres éléments qui perturbent leur attention et bien sûr nuisent à l’apprentissage et à leur bien être. Et si le yoga à l’école permettait à l’enfant d’apprendre sans stresser et améliorait sa concentration et son attention … .

Le yoga pratiqué à l’école est-il différent du yoga traditionnel ?

Le yoga qui s’invite en classe à l’école maternelle ou primaire n’est naturellement pas exactement le même que celui-ci qui est pratiqué dans des conditions habituelles.  Les enfants sont en classe et il va falloir forcément adapter le yoga au cadre scolaire et ses contraintes. Peu de chance de voir j’imagine des yogis en position sur leur table dans un établissement scolaire comme l’illustre de manière un peu caricaturale la photo ci-dessous. Quoique 

yoga en classe pour apprendre à se concentrer

Nous sommes loin ici d’un cours classique de yoga car la pratique va s’intégrer à l’activité de classe et ses objectifs. Les élèves pratiqueront un yoga surtout centré sur le mental adapté et particulièrement bénéfique pour favoriser l’apprentissage. De manière très synthétique, l’objectif visé sera le développement des capacités mentales.

Je vous invite particulièrement à lire, pour entrer en matière, ce livre, un véritable petit guide à l’attention des enseignants et parents : Le manuel du yoga à l’école, des enfants qui réussissent écrit par Micheline Flack, fondatrice du RYE que j’aborderais un peu plus loin dans l’article et Jacques de Coulon. Vous y trouverez de nombreux exercices faciles à réaliser en classe issue des nombreuses années d’expérience de Micheline  Flack dans la pédagogie du yoga à l’école.

Par la suite, si vous mettez en place une activité yoga dans votre classe et avez besoin de conseils, d’un ouvrage riche et complet pour vous aider à créer vos séances, je vous conseille vivement ce livre : Le petit yoga : comment bâtir des cours de yoga pour les enfants de 5 à 11 ans avec des jeux, des exercices et des contes pour grandir dont je parle ici. C’est une référence  pour les professeurs des écoles, il vous guidera au début pas à pas pour réaliser vos séquences et vous accompagnera tout au long de l’année.

Le petit yoga: Comment bâtir des cours de yoga pour les enfants de 5 à 11 ans avec des jeux,...

Le petit yoga: Comment bâtir des cours de yoga pour les enfants de 5 à 11 ans avec des jeux,...
  • Clemi Tedeschi
  • Éditeur: Macro éditions
  • Édition no. 1 (03/09/2017)
  • Broché: 192 pages

14,95 EUR 

 

Les atouts de la pratique du yoga à l’école

Le yoga peut jouer un rôle intéressant dans le domaine de l’éducation. La relation entre ces 2 univers est  réellement digne d’intérêt, passionnante et donne réellement envie d’introduire et de le développer en classe. Intéressons-nous aux bénéfices et ses différents effets qui font que sa pratique se répande dans de plus en plus d’écoles et d’établissements.

Le développement de l’attention et la concentration si utile à l’apprentissage

Un enfant pleinement attentif sera à même de développer et consolider ses apprentissages, de mieux apprendre de manière générale. D’ailleurs, retenir et accroitre cette faculté d’attention peut constituer en soi en milieu scolaire un véritable défit. Cela est d’autant plus vrai que les enfants sont sans cesse exposés aux nombreuses sollicitations, perturbations de la société de l’image et des écrans.

Se concentrer et se débarrasser de toute distraction

Le yoga va aider l’enfant à sa capacité à se concentrer, à gérer ses pensées et son comportement et donc par conséquent à apprendre. L’attention est tout d’abord le fait d’être pleinement dans l’instant, être là en étant fondamentalement conscient.

L’enseignement de la pleine conscience  aidera les enfants à être bien plus attentif et apte à se protéger des nombreuses distractions.

De nombreux exercices et techniques seront ainsi proposés en classe pour se recentrer, favoriser un retour au calme, acquérir un état d’attention et être ainsi réceptif à toutes sortes d’apprentissages .

Selon Mark Singleton dans son ouvrage Yoga-kids : postures méditations et visualisations, la maîtrise de l’attention nécessite 3 étapes essentielles :

  • Trouver le point d’équilibre entre la vivacité qui, en excès, vous épuisera et la détente qui si vous êtes trop diluera votre attention et vous rendra beaucoup moins réceptif.
  • Se retrouver c’est-à-dire éviter et se détourner absolument de tout ce qui peut vous distraire.
  • Se concentrer, orienter votre attention sur un seul et unique point afin de faciliter tout apprentissage
  •  

La visualisation au service de l’apprentissage

De nombreux exercices existent autour de la visualisation. Ils permettent de développer la mémoire visuelle et plus précisément la mémoire photographique. On combine ici le travail mental, de mémoire et de visualisation grâce à un mandala par exemple.

Au-delà de ces nombreux bienfaits pour l’école, certains seront bénéfique pour l’enfant à savoir mieux gérer ses émotions, son stress, être à l’écoute des autres et acquérir une précieuse confiance en soi.

Intégrer la pratique du yoga dédiée à l’attention, l’écoute, la visualisation, la détente dans son enseignement est aujourd’hui un véritable atout pour un professeur. La preuve, le RYE a reçu l’agrément du ministère de l’éducation nationale en 2013.

Depuis de nombreux ateliers de yoga ont pris place dans de nombreuses écoles de manière officielle et ne sont plus cantonnés qu’à des initiatives particulières.

Et si on parlait du RYE

L’association RYE, Recherche sur le Yoga dans l’Éducation, a été créé en 1978 avec 2 objectifs principaux :

  • Penser et mettre en pratique un yoga pédagogique adapté aux élèves, leurs facultés et leurs besoins.
  • Pouvoir ensuite former des enseignants pour qu’ils puissent utiliser ses pratiques dans leur activité au sein de leur établissement.

Le yoga à l’école est spécifique. Le RYE a énormément développé et travaillé sur ces particularités et œuvré ensuite pour transmettre au mieux les savoirs acquis de son expérience.

Mieux apprendre en privilégiant le bien être de l’enfant

L’apport du yoga vient épauler et renforcer la capacité de l’enfant dans ses apprentissages. Il place le plaisir au centre de la pédagogie mais surtout il donne une place importante au corps. Les émotions, l’attention et l’apprentissage se mêlent et viennent se greffer sur un bien être que partagent à la fois l’élève et l’enseignant.

Micheline Flack : « un jour, le yoga sera dans toutes les écoles »

C’est ce que dit à Micheline Flack son maitre Satyananda. Pionnière de l’introduction du yoga à l’école et fondatrice du RYE, elle a mis en pratique le yoga dans son collège. Elle était professeur d’anglais en 1973 et tout de suite elle a pris conscience du lien évident et intéressant qu’il existait entre le yoga et l’éducation.

Elle met en avant naturellement que le corps et le mental sont intimement reliés.
Son inspiration trouve ses sources dans le yoga et ses origines avec la spirale de Patanjali et ses yoga sutra.

  • Vivre ensemble
  • Chasser les toxines et pensées négatives : se préserver
  • Soigner sa posture et l’importance de la position, la manière de tenir son dos
  • Bien respirer pour garder son calme et prendre conscience de l’importance de la respiration
  • Savoir calmer et gérer ses émotions pour assurer un bon niveau d’énergie
  • Développer son attention et sa concentration pour mieux apprendre

Le RYE a connu depuis un long parcours. De nombreux établissements et enfants ont pu bénéficier de ses pratiques et de son expérience.

Les enseignants qui ont reçu une formation profitent de ce savoir et transmettent à leur tour ce qu’ils ont appris. L’agrément du ministère de l’Éducation Nationale représente de manière officielle l’entrée du yoga à l’école. C’est sans aucun doute la plus belle des récompenses et reconnaissance de ses bienfaits.

Cohérence cardiaque : la pratique, les effets

Par Le 03/02/2019

La cohérence cardiaque

 

Cohérence cardiaque (santé)

 

10 NOVEMBRE 2015

|IN THÉRAPIES MUSICALES, TECHNOLOGIES MODERNES POUR LA SANTÉ, ALBUM "COEUR SYMPHONIQUE", ALBUM "COEUR SYMPHONIQUE 432, COHÉRENCE CARDIAQUE, ALBUM "MÉTAMORPHOSE", ALBUM CARESSE

|BY ANTHONY DOUX

La cohérence cardiaque, également appelé “résonance cardiaque” a été révélée en France par le Dr David Sevran-Shreiber. C’est une pratique thérapeutique simple reconnue par la science. Le Dr David O’Hare a consacré nombre de livres à la cohérence cardiaque. Je partage dans l’article un exercice qu’il mentionne dans son livre Cohérence cardiaque 365. Cette pratique simplissime et efficatissime n’est pas réservée aux adultes !

Découvrez également la cohérence cardiaque adressée aux enfants, avec son livre Cohérence Kid et mon album Cohérence Kid Music, en cliquant ici !

Cohérence cardiaque

  1. La cohérence cardiaque

  2. Les effets immédiats de la cohérence cardiaque

  3. Les bienfaits de la cohérence cardiaque

  4. Pratiquer la cohérence cardiaque, guides visuels

  5. Pratiquer la cohérence cardiaque simplement et partout avec les guides auditifs

“C’est le coeur seul qui peut rendre tranquille.

Le coeur fait tout, le reste est inutile” Jean de La Fontaine.

1) La cohérence cardiaque

La cohérence cardiaque, une pratique simple et efficace pour un meilleur état d’être. 

Une respiration rythmée, à une certaine fréquence, va mettre en résonance, en cohérence, le coeur.

A l’heure où nous savons que le coeur possède des neurones qui communiquent avec le cerveau, la cohérence cardiaque prend tout son sens…

La résonance cardiaque se pratique sous forme de trois séances par jour, de (environs) 6 respirations par minutes pendant 5 minutes.

Un chiffre à retenir pour la pratique de la cohérence cardiaque: 365

Le chiffre 3 : trois fois par jour

Le chiffre 6 : six respirations par minute

Le chiffre 5 : cinq minutes durant

musique méditation

2) Les effets immédiats de la cohérence cardiaque

Nous parlons ici des effets qui démarrent au bout de quelques minutes de la pratique et qui persistent pendant plusieurs heures (en générale entre 4 et 6h) . Plus la pratique de la cohérence cardiaque est régulière, plus ces effets sont présents.

  • Baisse du cortisol
  • Augmentation de la DHEA, “l’hormone de jouvence”
  • Augmentation des IgA, facteurs qui participent au renforcement immunitaire
  • Augmentaiton de la sécrétion d’ocytocine, également appelée “l’hormone de l’amour”
  • Ondes cérébrales qui passent en ondes alpha (comme dans les voyages sonores par exemple)
  • Augmentation du facteur natriurétique auriculaire, hormone sécrétée par le coeur pour moduler la pression artérielle
  • Action favorable sur de nombreux neurotransmetteurs, comme la dopamine et la sérotonine.

3) Les bienfaits de la cohérence cardiaque

Avec une pratique régulière, 5 minutes trois fois par jour. Avec une pratique qui s’ancre dans le temps, au bout de 7 à 10 semaines.

  • BouddhaGestion du stress et de l’anxiété
  • Aide à la prise de décision, lucidité
  • Diminution de l’hypertension artérielle
  • Diminution du risque cardiovasculaire
  • Diminution de l’anxiété et de la dépression
  • Meilleure régulation du taux de sucre
  • Réduction du périmètre abdominal, perte des “kilos émotionnels”
  • Meilleur récupération à l’effort
  • Amélioration de la concentration et de la mémorisation, amélioration de l’apprentissage
  • Diminution des troubles de l’attention et de l’hyperactivité
  • Meilleure tolérance à la douleur
  • Amélioration de la maladie asthmatique
  • Impact sur la réduction de l’inflammation pathologique
  • Meilleur sommeil

Prêt(e) à respirer avec guides respiratoires faciles et agréables ?

4) Pratiquer la cohérence cardiaque, guides visuels

Il existe plusieurs moyens de pratiquer la cohérence cardiaque, un des moyens est d’utiliser les vidéos mises à disposition sur internet comme les vidéos ci-dessous. En suivant le mouvement de la pastille et en synchronisant la respiration sur ce tempo, au bout de quelques minutes, l’organisme entre en état de “cohérence cardiaque”. Pour comprendre le principe de résonance, cliquer ici.

Voici donc une vidéo avec musique, et avec des images de nature filmées sur le bord de la Sorgues.

Voici une autre vidéo en silence…

5) Pratiquer la cohérence cardiaque simplement et partout avec les bienfaits d’une musique adaptée : guides audios

Découvrez les albums pour pratiquer la cohérence cardiaque et bénéficiez de la musique et des sons (Coeur symphonique), du 432 Hz (Coeur symphonique 432), des fréquences sacrées (Métamorphose), de la ronronthérapie (Caresse), avec induction verbale (Amplitude) sur cette page, adressé aux enfants  (Cohérence Kid Music ) : www.symphonies-interieures.com/musique

Voici un des 13 univers sonores de Coeur symphonique : 

  • Genèse de la première création de guides audios musicals

Nous sommes conscient aujourd’hui des très nombreux bénéfices de la méditation, de la respiration consciente et de la musique. Pour autant, passer à la pratique s’avère quelques fois délicat et contraignant.

J’ai essayé beaucoup de techniques de respiration et de méditation jusqu’au jour où j’ai découvert la cohérence cardiaque. 

Oui, mais pourquoi ne pas bénéficier en même temps des bénéfices de la cohérence cardiaque et d’un environnement sonore apaisant et adapté à la respiration ?

Alors pour pratiquer à mon aise, quand je le désirai et partout (même dans le métro), j’ai enregistré le souffle de l’accordéon, comme une vague régulière qui est agréable et facile à suivre : Le souffle devient un guide naturel, permettant de se connecter à soi simplement. Le souffle et la musique, enregistrés à un tempo précis vous entraineront vers un nouvel état d’harmonie.

Mmmm, ressentir le bonheur qui vient du cœur et de la respiration…Se laisser respirer dans un cocon sonore pour être tout entier en symphonie… C’était déjà magnifique !

Oui, mais pourquoi ne pas bénéficier en même temps des bénéfices de la cohérence cardiaque et d’un environnement sonore apaisant et adapté à la respiration ?

C’est pourquoi j’ai composé des musiques en lien à cette respiration naturelle afin de profiter des bienfaits de la cohérence cardiaque et de la musique ! “Coeur Symphonique” est né ainsi. Respirer facilement et partout où vous allez avec l’album Coeur Symphonique!

  • Pratique simplissime

Il vous suffit pour pratiquer la cohérence cardiaque d’écouter une piste sur votre chaine stéréo, ou sur votre lecteur mp3 (pour pouvoir pratiquer partout où vous le souhaitez) et de respirer avec le souffle. Avec ce cd, c’est d’une simplicité déconcertante ! Assis de préférence, la pratique c’est une joie!

Au travers 13 univers sonores, cet album offre des bienfaits multiples et variés en rapport avec les choix de compositions, d’enregistrements et de mixages :

 > Les instruments : accordéon, bols tibétains, diapasons thérapeutiques, carillons, tambour, machikoué, voix, chant diphonique

> Les fréquences : 528 Hz, fréquence centrale du Solfège sacré (pour la 13ème piste)

> Les environnements sonores : de hautes qualités, enregistrés par sylvain Girardeau.

Les techniques de mixage : plug récent de l’Ircam et mixage à “effet Tomatis”

Pour en savoir plus sur l’Album Coeur symphonique, cliquer ici!

Respirez,    Ressentez,    Souriez   …

Tous les albums en téléchargement ici 

Tous les albums matérialisés ici 

Solfège sacré

Un autre guide méditatif sonore pour la cohérence cardiaque : enjoy  

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