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Climat : toujours plus chaud

Par Le 11/12/2018

Que ça soit essentiellement "naturel", que ça soit "provoqué" par l'humanité ou que les deux causes s'imbriquent n'est pas le sujet. 

 

Là, c'est juste l'aspect factuel qui compte : ça chauffe. 

 

L'année 2018 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée en Arctique depuis 1900

L'administration océanique et atmosphérique américaine a aussi constaté une diminution de près de moitié de la population de caribous depuis deux décennies dans la région.

Un bateau de pêche rentre dans le port de Svolvaer (Norvège), le 4 mars 2013.
Un bateau de pêche rentre dans le port de Svolvaer (Norvège), le 4 mars 2013. (ALISTER DOYLE / REUTERS)

L'année 2018 a été la deuxième plus chaude jamais enregistrée en Arctique depuis 1900, annonce une agence gouvernementale américaine, mardi 11 décembre. Il a fait 1,7 °C plus chaud que la moyenne des trois dernières décennies et le réchauffement y est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale. Seule l'année 2016 avait historiquement été plus chaude que 2018. 

La tendance est évidente : les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, selon l'administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA) qui a coordonné ce rapport de référence écrit par plus de 80 scientifiques de douze pays.

Dans son rapport annuel, NOAA prévient également que le réchauffement climatique alimentait "des changements profonds" dans l'écosystème. Elle a constaté une diminution de près de moitié de la population de caribous depuis deux décennies dans la région et a observé une remontée des algues rouges vers l'Arctique, à la faveur du réchauffement des eaux.

 

En deux siècles, l'humanité va annuler 3 millions d'années de refroidissement du climat

 

Si les émissions de CO2 continuent au rythme actuel, les chercheurs estiment aussi que d'ici à 2150, la Terre sera revenue 50 millions d'années en arrière.

Le barrage de Theewaterskloof (Afrique du Sud), pratiquement asséché, le 10 mai 2017. Il fournit habituellement une grande partie de l\'eau potable de la ville du Cap.
Le barrage de Theewaterskloof (Afrique du Sud), pratiquement asséché, le 10 mai 2017. Il fournit habituellement une grande partie de l'eau potable de la ville du Cap. (RODGER BOSCH / AFP)

Le climat de la Terre devrait ressembler d'ici à 2030 à celui d'il y a trois millions d'années. C'est ce qu'ont calculé des chercheurs qui publient une étude, lundi 10 décembre, dans les comptes-rendus de l'Académie américaine des sciences (en anglais). La charmante période en question est celle du milieu du Pliocène, quand le climat était aride, les Amériques du Nord et du Sud n'étaient pas encore jointes, le Groenland n'était pas encore glacé et le niveau des océans était 18 mètres plus haut. Les températures étaient 1,8 à 3,6°C plus élevées qu'aujourd'hui.

"Nous allons vers des changements très spectaculaires dans un temps extrêmement court", prévient Jack Williams, professeur de géographie et expert en paléo-écologie et climatologie à l'université du Wisconsin à Madison.

"De nombreuses espèces vont disparaître"

Si les émissions de CO2 continuaient au rythme actuel, les chercheurs estiment aussi que d'ici à 2150, la Terre sera revenue 50 millions d'années en arrière, à l'aube de l'évolution des premiers mammifères (les dinosaures ont disparu il y a 65 millions d'années).

Les calottes glaciaires mettent très longtemps à fondre, donc le Groenland ne redeviendra pas vert dès le siècle prochain, explique Jack Williams à l'AFP. Et les océans ne remonteront pas de 18 mètres. Mais la soudaineté du réchauffement devrait prendre par surprise des espèces qui ont mis des millions d'années à évoluer jusqu'à leur forme actuelle. "Beaucoup de choses se sont passées dans l'histoire de la Terre – de nouvelles espèces sont apparues, des espèces survivent. Mais de nombreuses espèces vont disparaître, et nous vivons sur cette planète, rappelle Jack Williams sur le site de l'université de Madison (en anglais). C'est préoccupant, et cette étude nous montre comment nous pouvons utiliser l'histoire de la Terre pour comprendre les changements actuels et nous y adapter au mieux." 

Politique

Par Le 11/12/2018

 

Politique .

C'est un mot que j'emploie rarement et un thème qui m'horripile mais il y a des choses qui ne doivent vraiment pas rester inconnues.

 

Pendant que Macron parlait aux "gilets jaunes", le Sénat votait l'allègement de "l'exit tax"

 Le Sénat. Photo d'illustration. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Cette mesure, mise en place sous Nicolas Sarkozy en 2011 avec pour objectif de freiner l'exil fiscal, a été rabotée sur demande du gouvernement.

Par L'Obs

Le vote est presque passé inaperçu, puisque tout un chacun était concentré sur les annonces d'Emmanuel Macron pour tenter de calmer la colère des "gilets jaunes". Mais le symbole est fort : pendant que le président de la République s'adressait aux "gilets jaunes", les sénateurs ont voté ce lundi 10 décembre en soirée l'allègement de l'"exit tax", sur demande du gouvernement.

Cette taxe, instaurée en 2011 par Nicolas Sarkozy, porte sur les "plus-values latentes" de chefs d'entreprise qui décident de transférer leur domiciliation fiscale à l'étranger, en cas de cession effective de leur patrimoine en France dans les quinze années suivant leur départ.

Emmanuel Macron avait annoncé au printemps sa suppression afin de renforcer l'attractivité de la France, mais, face à la polémique naissante sur le sujet, le projet de loi de Finances (PLF) prévoit finalement de lui substituer un dispositif "anti-abus" plus ciblé. Plus allégé également...

Concrètement, aujourd'hui, les plus fortunés qui partent à l'étranger doivent attendre quinze ans avant de vendre leurs actions, sinon ils payent cet "exit tax" de 30% sur les plus-values qu'ils réalisent à l'étranger. Avec la mesure voulue par le gouvernement et votée par le Sénat lundi, les exilés fiscaux devront attendre entre deux et cinq ans, et non plus quinze, pour ne pas être taxés sur les plus-values réalisées à l'étranger.

 

"Redonner de l'attractivité fiscale à la France"

Cette mesure en plein mouvement des "gilets jaunes" a indigné les sénateurs de gauche qui ont dénoncé un cadeau aux plus aisés, rapporte Public Sénat. Les sénateurs de gauche ont donc déposé des amendements pour supprimer cet allègement fiscal, sans succès. 

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a dénoncé sur Twitter "l'hypocrisie de Macron et de son gouvernement" :

"Vous pouvez maintenant vous exiler fiscalement à l'étranger sans payer d’amende !" 

Dans l'Hémicycle, la secrétaire d'Etat au ministère de l'Economie, Agnès Pannier-Runacher a, elle, défendu l'allègement de l'"exit tax", censé "redonner de l'attractivité fiscale à la France", selon des propos rapportés par Public Sénat. Des propos alignés sur ceux de son ministre de tutelle. 

"Si on veut faire la reconquête industrielle de la France, nous avons besoin [...] d'une politique fiscale sur le capital qui soit différente. Le capital, c'est nécessaire !", avait ainsi défendu le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, devant les députés le 15 novembre 2018, soulignant au passage le supposé manque d'efficacité de "l'exit tax".

Voir aussi cette tribune vidéo de l'Obs : 

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Texte pour mes élèves

Par Le 09/12/2018

Résultat de recherche d'images pour ""Les 7 miroirs de l'âme" de Charles Buthart"

 

"- Si j’ai bien compris, personne ne peut m’énerver, me blesser ou me déstabiliser ? demanda le prince...
- Tu as bien compris, ce ne sont pas les paroles ou les actes des autres qui te dérangent ou que tu n’aimes pas, mais les vieux démons qui se réveillent en toi à cette occasion : tes peurs, tes souffrances, tes failles, tes frustrations... Si tu jettes une mèche allumée dans une jarre d’huile, celle-ci s’enflammera... Mais si la jarre est vide ou qu’elle contient de l’eau, la mèche s’éteindra d’elle-même...
Ton agacement face aux autres est comme un feu qui s’allume en toi et qui peut te brûler, te consumer, te détruire... Mais il peut aussi t’illuminer, te forger, te façonner et faire de l’autre un allié sur le chemin de ta transformation.
Toute rencontre difficile devient alors une confrontation avec toi-même, une épreuve, une initiation...” dit le génie.

Extrait du conte "Les 7 miroirs de l'âme" de Charles Buthart

Que faire de plus ?

Par Le 09/12/2018

Depuis la sortie de "KUNDALINI", je tente de trouver les moyens d'en faire connaître l'existence et de donner envie aux gens de le lire.

J'ai un blog et une page FB et je les fais vivre quotidiennement.

J'ai contacté une journaliste locale, elle est venue à la maison pour un échange, c'était pour la sortie de "Les héros sont tous morts", en septembre. L’article n'a jamais été publié (Dauphiné libéré").

J'ai contacté huit libraires locaux. Grenoble, Chambéry et Albertville : aucune n'a répondu à mes messages.

J'ai demandé à participer à un salon littéraire régional mais je n'ai pas obtenu de place.

J'ai contacté trois radios nationales et n'ai eu aucune réponse......

Le problème est cornélien, en fait. Comme je ne suis pas connu, je n'intéresse personne mais sans passer par les canaux médiatiques, je ne peux pas être connu. Les lecteurs et lectrices ne connaissent pas mes livres autrement que par mon blog et ma page FB et ça n'est pas suffisant pour les inciter à un achat puisque je ne suis pas connu du grand public et que les achats sont systématiquement tournés vers les livres mis en vitrine, qu'il s'agisse de vitrines virtuelles sur le net ou des vitrines dans les villes.

Les librairies de Chambéry n'ont même pas mes livres en magasin. En même temps, ils ne savent pas qu'ils existent.

Donc, je tourne en rond. Et c'est quelque peu déprimant au final.

Quand je vais sur amazon ou la fnac et que je vois des dizaines de commentaires sur les livres médiatisés de Musso, Lévy, Coehlo, Gounelle et les livres primés, je vois bien que tout dépend de la médiatisation.

Je ne juge pas du contenu de ces livres et je ne me compare pas à ces auteurs mais qui pourrait juger de l'intérêt de mes romans s'ils ne sont pas lus ? Et quel est le moyen de les faire connaître pour qu'ils soient commentés ?..................Là, personnellement, je n'ai plus de réponses.

 A mon sens, l'écriture a deux raisons d'être : l'analyse personnelle de l'existence PUIS son partage. Si le partage est bridé par des contingences contre lesquelles je ne peux pas grand-chose, est-ce que je dois garder mes écrits pour moi ? Mais alors, quelle est la raison d'être de la littérature ?

Et si mes romans n'ont qu'un intérêt minime, comment pourrais-je le savoir et chercher à les améliorer s'ils ne sont pas lus ou qu'ils ne sont pas commentés ? 

J'aime infiniment écrire des histoires. J'en ai déjà expliqué ici les raisons profondes. Je continuerai à le faire parce que ce travail m'est profondément utile, révélateur, éveilleur...

Dois-je le faire uniquement pour moi ou chercher encore à le partager ? Là est la question. Est-ce justifié de venir ainsi me heurter à des murailles de médiatisation que je ne parviens pas à franchir et qui finissent par assombrir mon esprit et le priver de la joie créatrice ? 

Je n'ai pas encore la réponse.

Jusqu'ici la balance entre la création et son partage avait établi un certain équilibre. 

Je ne sais pas ce qu'il en sera dans quelques temps. 

 

 

Crise et point de rupture

Par Le 08/12/2018

 

Comment les riches détruisent la planète

 

Un article qui date de 2008 sur un livre publié en 2007.

Il ne s'est rien passé depuis sinon l'enrichissement de certains, l'appauvrissement des autres et la planète qui part à vau-l'eau. 

Vient maintenant l'époque où la classe sociale moyenne tend vers le bas et où la classe sociale la plus pauvre tend vers le cimetière. On approche par conséquent du point de rupture. Celui que les nantis refusent d'admettre en promettant à la masse populaire "des jours meilleurs grâce à la croissance retrouvée"....

Il n'est plus temps de prôner la croissance. Elle n'est que le maintien de la vitesse du véhicule vers le mur. Il faut apprendre à freiner. Une fois à l'arrêt, on pourra peut-être faire demi-tour. 

 

 

https://www.monde-diplomatique.fr/mav/99/KEMPF/16157

 

 

 

"Comment les riches détruisent le monde"

 

Et si la dégradation de l’environnement était intimement liée à la crise sociale dans le monde ? En effet, ceux qui détiennent les leviers politiques et financiers sont aussi les promoteurs d’un modèle de consommation à outrance, dévastateur pour la planète... mais imité par les couches moyennes. Que ceux du haut de l’échelle misent sur la décroissance, et l’effet d’entraînement est assuré... La préservation de la terre passe par plus d’égalité.

par Hervé Kempf  

Les trois ou quatre générations situées à la charnière du troisième millénaire sont les premières dans l’histoire de l’humanité, depuis que les bipèdes arpentent la planète, à se heurter aux limites de la biosphère. Cette rencontre ne se fait pas sous le signe de l’harmonie, mais sous celui d’une crise écologique majeure.

Soulignons-en quelques aspects. Le premier d’entre eux est l’inquiétude nouvelle des climatologues : ils raisonnent depuis quelques années sur l’hypothèse d’une irréversibilité possible du changement climatique. Jusqu’à présent, on pensait qu’un réchauffement graduel interviendrait, mais que, quand l’humanité se rendrait compte de la gravité de la situation, il serait possible de revenir en arrière et de retrouver l’équilibre climatique. Les climatologues nous disent qu’il est possible qu’on atteigne un seuil tel que le système climatique dérape vers un désordre irréversible. Plusieurs séries d’observations nourrissent cette inquiétude : les glaciers du Groenland fondent bien plus vite que ne le prévoyaient les modélisateurs  ; les océans pourraient pomper moins de gaz carbonique ; le réchauffement déjà à l’œuvre, accélérer la fonte du pergélisol, cette immense couche de terre gelée située en Sibérie et au Canada, qui de ce fait menacerait de relâcher les quantités énormes de gaz carbonique et de méthane qu’elle recèle.

Une deuxième observation est que la crise écologique ne se réduit pas au changement climatique. Celui-ci est le phénomène le mieux connu du grand public, il n’est cependant qu’un volet de la crise globale, dont un autre a une importance sans doute équivalente : l’érosion de la biodiversité, dont l’ampleur ne peut être mieux illustrée que par le fait que les spécialistes parlent de « sixième crise d’extinction » pour désigner la disparition accélérée d’espèces que notre époque expérimente. La cinquième crise d’extinction, il y a soixante-cinq millions d’années, avait vu la disparition des dinosaures.

Troisième volet, peut-être moins sensible ou moins bien synthétisé que la problématique du changement climatique : une contamination chimique généralisée de notre environnement, dont deux aspects sont particulièrement troublants. D’une part, les chaînes alimentaires sont contaminées, certes à des doses minimes, par des polluants chimiques. D’autre part, il apparaît de plus en plus clairement que le plus grand écosystème de la planète, l’ensemble des océans, que l’on pensait presque infini dans sa capacité de régénération, est de plus en plus affaibli, soit par la pollution, soit par la dégradation de tel ou tel de ses écosystèmes particuliers.

(On peut ajouter que depuis cet article, la pollution des océans par le plastique est reconnu et prouvé)

Cette entrée en matière définit l’urgence politique de notre époque. Cependant, ce n’est pas d’aujourd’hui, ni même d’hier, mais depuis plusieurs décennies que notre société est avertie du péril. Depuis que Rachel Carson a lancé l’alerte avec Le Printemps silencieux en 1962, depuis que, dans les années 1970, la question écologique a pénétré avec éclat le débat public, conférences internationales, articles scientifiques, luttes des écologistes ont depuis lors amassé une masse de connaissances confirmant toujours la tendance générale.

Pourquoi, alors, nos sociétés ne s’orientent-elles pas vraiment vers les politiques qui permettraient d’éviter l’approfondissement de la crise écologique ? C’est la question cruciale. Pour y répondre, il faut analyser les rapports de pouvoir dans nos sociétés. Elles sont en effet organisées pour bloquer ces politiques nécessaires.

Comment ? Depuis une vingtaine d’années, le capitalisme se caractérise par le retour de la pauvreté dans les pays riches. Le recul du taux de pauvreté, continu depuis la fin des années 1940, s’est interrompu dans les pays occidentaux voire, dans certains cas, s’est inversé. De même, le nombre de personnes en situation de précarité, c’est-à-dire légèrement au-dessus du seuil de pauvreté, augmente lui aussi de façon régulière. Par ailleurs, au niveau mondial, le nombre de personnes en situation de pauvreté absolue, c’est-à-dire disposant de moins de 2 dollars par jour, reste de l’ordre de 2 milliards, tandis que l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (en anglais, Food and Agricultural Organization, FAO) estime à 820 millions le nombre d’humains insuffisamment nourris.

L’augmentation des inégalités depuis une vingtaine d’années constitue un autre aspect de la crise sociale. De nombreuses études l’attestent. L’une d’entre elles, conduite par deux économistes de Harvard et du Federal Reserve Board, est des plus parlantes. Carola Frydman et Raven E. Saks ont comparé le rapport entre le salaire gagné par les trois premiers dirigeants des cinq cents plus grandes entreprises américaines et le salaire moyen de leurs employés. Cet indicateur de l’évolution des inégalités reste stable des années 1940, moment où commence l’observation, jusqu’aux années 1970 : les patrons des entreprises considérées gagnaient environ trente-cinq fois le salaire moyen de leurs employés. Puis se produit un décrochement à partir des années 1980, et le rapport monte de façon assez régulière jusqu’à atteindre environ cent trente dans les années 2000.

Ces études signifient qu’une rupture majeure est intervenue dans le fonctionnement du capitalisme depuis soixante ans. Durant ce que l’on a appelé les « trente glorieuses », l’enrichissement collectif, permis par la hausse continue de la productivité, était assez équitablement distribué entre capital et travail, si bien que les rapports d’inégalité demeuraient stables. A partir des années 1980, un ensemble de circonstances, qu’il n’est pas lieu d’analyser ici, a conduit à un décrochage de plus en plus prononcé entre les détenteurs du capital et la masse des citoyens. L’oligarchie accumule revenus et patrimoine à un degré jamais vu depuis un siècle.

Il est essentiel de s’intéresser à la façon concrète dont les hyper-riches utilisent leur argent. Celui-ci n’est plus caché comme au temps de l’austère bourgeoisie protestante décrite par Max Weber : il nourrit au contraire une consommation outrancière de yachts, d’avions privés, de résidences immenses, de bijoux, de montres, de voyages exotiques, d’un fatras clinquant de dilapidation somptuaire. Les Français découvrent avec M. Nicolas Sarkozy un exemple désolant de ce comportement tape-à-l’œil.

Pourquoi cela est-il un moteur de la crise écologique ? Pour le comprendre, il nous faut nous tourner vers le grand économiste Thorstein Veblen, dont la pensée était rangée par Raymond Aron au même niveau que celles de Carl von Clausewitz ou d’Alexis de Tocqueville. Bien oubliée aujourd’hui, elle n’en présente pas moins une saisissante pertinence.

Résumons-la à l’extrême. Que disait Veblen ? Que la tendance à rivaliser est inhérente à la nature humaine. Chacun d’entre nous a une propension à se comparer aux autres, et cherche à manifester par tel ou tel trait extérieur une petite supériorité, une différence symbolique par rapport aux personnes avec lesquelles il vit. Veblen ne prétendait pas que la nature humaine se réduit à ce trait, il ne le jugeait pas d’un point de vue moral, il le constatait. S’appuyant sur les nombreux témoignages des ethnographes de son époque, il constatait aussi que cette forme de rivalité symbolique s’observe dans toutes les sociétés.

De surcroît, poursuivait-il, toutes les sociétés produisent assez aisément la richesse nécessaire pour satisfaire leurs besoins de nourriture, de logement, d’éducation des enfants, de convivialité, etc. Pourtant, elles produisent généralement une quantité de richesses bien supérieure à la satisfaction de ces besoins. Pourquoi ? Parce qu’il s’agit de permettre à leurs membres de se distinguer les uns des autres.

Veblen constatait ensuite qu’existent le plus souvent plusieurs classes au sein de la société. Chacune d’entre elles est régie par le principe de la rivalité ostentatoire. Et, dans chaque classe, les individus prennent comme modèle le comportement en vigueur dans la couche sociale supérieure, qui montre ce qu’il est bien, ce qu’il est chic de faire. La couche sociale imitée prend elle-même exemple sur celle qui est située au-dessus d’elle dans l’échelle de la fortune. Cette imitation se reproduit de bas en haut, si bien que la classe située au sommet définit le modèle culturel général de ce qui est prestigieux, de ce qui en impose aux autres.

Que se passe-t-il dans une société très inégalitaire ? Elle génère un gaspillage énorme, parce que la dilapidation matérielle de l’oligarchie – elle-même en proie à la compétition ostentatoire – sert d’exemple à toute la société. Chacun à son niveau, dans la limite de ses revenus, cherche à acquérir les biens et les signes les plus valorisés. Médias, publicité, films, feuilletons, magazines « people » sont les outils de diffusion du modèle culturel dominant.

Comment alors l’oligarchie bloque-t-elle les évolutions nécessaires pour prévenir l’aggravation de la crise écologique ? Directement, bien sûr, par les puissants leviers – politiques, économiques et médiatiques – dont elle dispose et dont elle use afin de maintenir ses privilèges. Mais aussi indirectement, et c’est d’une importance équivalente, par ce modèle culturel de consommation qui imprègne toute la société et en définit la normalité.

Nous rebouclons maintenant avec l’écologie. Prévenir l’aggravation de la crise écologique, et même commencer à restaurer l’environnement, est dans le principe assez simple : il faut que l’humanité réduise son impact sur la biosphère. Y parvenir est également en principe assez simple : cela signifie réduire nos prélèvements de minerais, de bois, d’eau, d’or, de pétrole, etc., et réduire nos rejets de gaz à effet de serre, de déchets chimiques, de matières radioactives, d’emballages, etc. Ce qui signifie réduire la consommation matérielle globale de nos sociétés. Une telle réduction constitue le levier essentiel pour changer la donne écologique.

Qui va réduire sa consommation matérielle ? On estime que 20 à 30 % de la population mondiale consomme 70 à 80 % des ressources tirées chaque année de la biosphère. C’est donc de ces 20 à 30 % que le changement doit venir, c’est-à-dire, pour l’essentiel, des peuples d’Amérique du nord, d’Europe et du Japon. Au sein de ces sociétés surdéveloppées, ce n’est pas aux pauvres, aux RMIstes, aux salariés modestes que l’on va proposer de réduire la consommation matérielle. Mais ce n’est pas non plus seulement les hyper-riches qui doivent opérer cette réduction : car même si MM. Sarkozy, Vincent Bolloré, Alain Minc, Bernard Arnault, Arnaud Lagardère, Jacques Attali et leur cortège d’oligarques se passent de limousines avec chauffeurs, de montres clinquantes, de shopping en 4 x 4 à Saint-Tropez, ils ne sont pas assez nombreux pour que cela change suffisamment l’impact écologique collectif. C’est à l’ensemble des classes moyennes occidentales que doit être proposée la réduction de la consommation matérielle.

On voit ici que la question de l’inégalité est centrale : les classes moyennes n’accepteront pas d’aller dans la direction d’une moindre consommation matérielle si perdure la situation actuelle d’inégalité, si le changement nécessaire n’est pas équitablement adopté. Recréer le sentiment de solidarité essentiel pour parvenir à cette réorientation radicale de notre culture suppose évidemment que soit entrepris un resserrement rigoureux des inégalités – ce qui, par ailleurs, transformerait le modèle culturel existant.

La proposition de baisse de la consommation matérielle peut sembler provocante dans le bain idéologique dans lequel nous sommes plongés. Mais, aujourd’hui, l’augmentation de la consommation matérielle globale n’est plus associée avec une augmentation du bien-être collectif – elle entraîne au contraire une dégradation de ce bien-être. Une civilisation choisissant la réduction de la consommation matérielle verra par ailleurs s’ouvrir la porte d’autres politiques. Outillée par le transfert de richesses que permettra la réduction des inégalités, elle pourra stimuler les activités humaines socialement utiles et à faible impact écologique. Santé, éducation, transports, énergie, agriculture sont autant de domaines où les besoins sociaux sont grands et les possibilités d’action importantes. Il s’agit de renouveler l’économie par l’idée de l’utilité humaine plutôt que par l’obsession de la production matérielle, de favoriser le lien social plutôt que la satisfaction individuelle. Face à la crise écologique, il nous faut consommer moins pour répartir mieux. Afin de mieux vivre ensemble plutôt que de consommer seuls.

Hervé Kempf

Journaliste, auteur de Comment les riches détruisent la planète, Seuil, Paris, 2007.

Enfance et plasticité neuronale

Par Le 08/12/2018

J'initie les enfants de ma classe (28 enfants de CM1) à la pratique du yoga et de la méditation. C'est très révélateur avant même la première séance de les écouter parler de ces pratiques. Leur regard est bien évidemment influencé par la famille et la société toute entière. Certains enfants sont enthousiastes et ne s'interdisent rien, totalement détachés du regard des autres et certains enfants sont déjà limités par des influences diverses et ne s'accordent que difficilement le droit d'explorer, avec sérieux...

C'est là que toutes les expériences sur la plasticité neuronale sont essentielles...

 

Plasticité cérébrale : 4 règles d’or

Lors des six premières années de sa vie, l’être humain possède un mécanisme cérébral que l’on pourrait dire absorbant, le dotant du pouvoir d’incarner l’environnement sans effort, en réalisant pour chaque expérience vécue, un nombre impressionnant de connexions neuronales. Et, parmi les centaines de connexions qu’il crée par seconde, le cerveau ne conserve que les connexions les plus fréquemment utilisées. C'est ce que l'on appelle l'élagage synaptique, c'est ainsi que l'être humain apprend et se spécialise.

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Puisque le cerveau ne conserve que les connexions les plus fréquemment utilisées, par conséquent, ce sont les expériences quotidiennes de l’enfant qui s'encodent et structurent directement l’architecture de son cerveau. Un beau matin, nous rions de le voir faire comme nous, de parler comme nous, de bouger ou de réagir comme nous : c'est souvent un moment particulièrement drôle, surprenant, voire difficile, car l'enfant nous renvoie en miroir les gestes ou les attitudes que nous lui avons transmis inconsciemment, simplement en vivant à ses côtés. Nous pensons qu'il nous imite, mais il serait plus exact de dire qu'il manifeste à l'extérieur ce qui s'est encodé à l'intérieur.

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Une étude saisissante, menée en 1995, illustre la puissance de ce phénomène. Des centaines d'heures d'interactions entre des enfants et des adultes dans 42 familles de tout le spectre socio-économique ont été enregistrées. Les enfants ont été suivis de l'âge de 7 mois jusqu'à l'âge de 3 ans. Les chercheurs ont constaté que 86 à 98 % des mots utilisés par les enfants à 3 ans provenaient directement du vocabulaire de leurs parents. Mais ce n'est pas tout. Non seulement les mots qu'ils utilisaient étaient identiques à ceux de leurs parents, mais le nombre de mots utilisés, la longueur et le style des conversations étaient également les mêmes. Par exemple, les parents de familles les plus pauvres avaient tendance à faire des commentaires courts et superficiels, comme “Arrête,” ou “Descends,” alors que les familles plus favorisées avaient de grandes conversations avec leurs enfants sur une grande variété de sujets.

Il faut donc l’entendre, qu’on le veuille ou non, ce sont ces petites choses auxquelles nous ne faisons pas forcément attention - la façon dont nous parlons, dont nous agissons et réagissons au quotidien - qui structurent, sans aucun filtre, les capacités et les comportements de nos enfants. Autrement dit, nos attitudes préparent les leurs. Cela doit être dit, redit et entendu. Il nous faut maintenant agir en conséquence, aussi bien à la maison qu’à l’école.

#1 Exemplaire tu seras.

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Quels sont nos comportements, nos mécanismes quotidiens ? Sont-ils en cohérence avec les comportements et les attitudes que nous voulons voir fleurir chez nos enfants ? Commençons donc par là : que l'on soit parent ou enseignant, accompagner un enfant exige une présence à soi, une observation consciente de nos propres gestes et attitudes. Si nous souhaitons voir l’enfant s’exprimer joliment et avec aisance, avoir des gestes délicats et harmonieux, ou faire preuve d’empathie, il n’y a pas 36 solutions : la première des choses à faire est de le faire soi-même. Il s’agit là de la première règle d’or appliquée dans la classe de Gennevilliers, et, je ne vous le cache pas, ce fut la plus difficile à respecter dans l’urgence d’une classe de plus de 25 enfants. Néanmoins, lorsque l’on sait que l’enfant possède un mécanisme cérébral aussi puissamment absorbant, qui se structure à partir de tout ce qu’il perçoit, et que l'on passe en moyenne 6h par jour avec lui dans une classe, cet effort n’est pas une option, c’est uneresponsabilité.

#2 La démonstration tu feras.

Incarner soi-même les attitudes ou les gestes à transmettre à l’enfant est un excellent début, mais ce n’est pas suffisant : il faudra également les lui montrer explicitement. Par exemple, lorsqu’il essaiera de dérouler un tapis de la classe - même s’il nous voit régulièrement le faire correctement - il faudra le lui montrer. Même chose pour se laver les dents, ranger sa chaise ou simplement saluer quelqu’un.

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Une démonstration claire, c’est à dire silencieuse et séquencée, permet d'optimiser la transmission des gestes. Néanmoins, pour que l’enfant puisse les reproduire, il faudra que les circuits cérébraux nouvellement créés se renforcent, c'est à dire qu'il faudra que l'enfant voie et répète plusieurs fois l'expérience.

Cliquer sur l’image ci-dessous pour visualiser la façon dont nous procédions pour montrer les premiers gestes de l’autonomie aux plus petits.

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#3 La démonstration, plusieurs fois, tu feras.

Et le lâcher prise tu pratiqueras. Car, nous venons de le dire et il est toujours bon de le répéter : la transmission, immédiate ne sera pas. Il faudra du temps, de la fréquence et de la pratique pour que les circuits cérébraux nouvellement créés se renforcent et transforment des comportements observés en acquis solides. Dans son livre, le Dr Catherine Gueguen rapporte : “Quand les expériences vécues sont répétées, les connexions et les circuits cérébraux sont consolidés en cinq ou six mois.” Il faudra donc faire preuve de patience, et de lâcher prise : si l’enfant ne reproduit pas immédiatement ce que vous lui montrez, respirez, c’est tout à fait normal. Les aptitudes que nous souhaitons lui transmettre - telle que ranger délicatement sa chaise ou attendre son tour - ne seront donc pas acquises en une fois (ni en deux, ni en trois), c’est par les expériences et les observations répétées que l’enfant les construira.

Une façon très efficace et naturelle de fournir ces expériences et ces observations répétées, est de placer les enfants dans un environnement où ils pourront évoluer avec des enfants plus âgés, qui ont déjà acquis ce que l’on souhaite transmettre aux plus jeunes.

#4 Le mélange des âges tu vénéreras.

Prenons l’exemple d’une classe traditionnelle. En première année de maternelle, l’enfant devra principalement apprendre les gestes de l’autonomie et développer ses capacités langagières. A priori, il ne va pas absorber ces gestes ou un meilleur niveau de langage avec ses copains de classe à peine plus autonomes ou plus à l’aise linguistiquement que lui. L’Institution ose ce que la nature a sans doute jugé trop risqué - ou trop limitant : elle désigne une seule personne, l’enseignant. Ainsi, en caricaturant un peu, la source d’absorption pour l’enfant de maternelle dépend d’une seule personne, ce qui, en plus d’être inacceptable pour le cerveau en pleine maturation qui demande à être nourri généreusement, est inacceptable pour la santé de l’adulte qui peut vite s’épuiser à nourrir plus d'une vingtaine d'enfants. Une autre façon plus adaptée d’organiser la classe, serait de renverser ce flux vertical d’énergie inadapté pour tout le monde, et de le passer à l’horizontale. Comment ? En réunissant des enfants d’âges différents et en les laissant interagir librement au sein d’un environnement structuré.

La classe de Gennevilliers comprenait trois niveaux d’âges. Les enfants effectuaient leurs trois années de maternelle dans la classe, en montant d’un niveau chaque année. Ainsi, nous accueillions chaque année des enfants de petite section pour compléter le groupe. Nous n’avons pas eu la possibilité d’accroître davantage l’amplitude de ce mélange des âges - nous étions limités par des contraintes institutionnelles - mais, si nous avions pu le faire, nous l’aurions largement étendu. C’est ce que nous ferons lorsque nous développerons notre recherche dans les années à venir.

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De cette façon, l'intelligence plastique des petits se voit richement nourrie, non plus seulement en situation d'apprentissage, mais également dans un contexte vivant et dynamique ; ils observent et interagissent plus de 6h par jour avec des camarades de classe plus âgés : ils n'ont plus seulement l’adulte pour #exemple, ils ont toute une classe d'enseignants qui leur fournissent de belles #démonstrations #répétées simplement en vivant à leurs côtés. Les grands aident spontanément les petits, et les petits adorent ça. La classe devient un lieu d’émulation et d’émancipation - pour tous.

➊ Plasticité – pour le meilleur ou pour le pire

Groenland et fonte des glaces

Par Le 08/12/2018

ENVIRONNEMENT

Au Groenland, une fonte des glaces sans précédent

La calotte glaciaire fond plus rapidement qu'au cours des 350 dernières années et fait monter le niveau de la mer dans le monde entier. Jeudi, 6 décembre

De Alejandra Borunda

Des chercheurs examinent les eaux fondues au bord de la calotte glaciaire du Groenland.

PHOTOGRAPHIE DE GINNY CATANIA, NAT GEO IMAGE COLLECTION

Pendant quelques jours en juillet 2012, il a fait si chaud en Arctique que la quasi-totalité de la surface de la calotte glaciaire du Groenland s'est transformée en neige fondue.

Il faisait si inhabituellement chaud que les scientifiques, sortant de leurs tentes au sommet de la calotte glaciaire, se sont laissés tomber à genoux dans la neige soudainement si douce. Puis la neige a commencé à fondre.

À la lisière de la calotte glaciaire, les flaques bleues se sont accumulées sur la surface blanche et plate. Les gouttes de la fonte ont coulé, se transformant en de larges rivières à fort courant. L'eau a traversé les ravins et s'est répandue dans les crevasses. La crue d'une rivière proche de la banquise était si importante qu’elle a balayé un pont qui existait depuis des décennies. Tellement d'eau s'est infiltrée dans les entrailles de la calotte glaciaire cette année-là que le niveau de la mer a augmenté de plus d'un millimètre.

La fonte était alarmante, rien de semblable à ce que les scientifiques connaissaient. Mais personne ne savait réellement à quel point l'événement était inhabituel ou inquiétant. Depuis, les scientifiques ont découvert que l'été de 2012 marquait l'apogée de 20 ans d'augmentation sans précédent du ruissellement des eaux de fonte en provenance du Groenland. Plus inquiétant encore, ils ont constaté que la fonte se fait encore plus rapidement que l'augmentation des température de l'air. Alors oui, 2012 était une année particulièrement mauvaise, mais ce n'était qu'un aperçu de ce qui pourrait arriver.

« La fonte de la calotte glaciaire du Groenland est à son paroxysme sur ces trois ou quatre derniers siècles, et certainement encore avant », a déclaré Luke Trusel, chercheur à la Rowan University du New Jersey et auteur principal de la nouvelle étude, publié aujourd'hui dans Nature.

Les conséquences de la fonte ne sont pas qu'abstraits : une fonte complète des calottes glaciaires du Groenland déverserait sept mètres d’eau supplémentaire dans les océans du monde entier. Les scientifiques préviennent donc que ce qui se passe dans les pôles est important pour quiconque vit à proximité d’une côte, mange de la nourriture qui passe par un port ou atterrit dans un aéroport proche de l’océan.

LA GLACE, UNE EMPREINTE DU PASSÉ

Les scientifiques savaient déjà que le Groenland fondait rapidement; ils suivaient la décroissance de sa taille depuis des satellites. Mais les données satellitaires clés ne remontent qu’au début des années 90. Ils ne pouvaient donc pas établir avec précision la gravité de la situation. Un réchauffement si précipité était-il déjà arrivé ? Était-ce inhabituel par rapport à la période qui précède le changement climatique causé par l’homme ? Personne n'était en mesure de le dire.

Ils ont dû trouver un moyen de remonter le temps, alors ils sont allés à la source : la calotte glaciaire. Ils se sont répartis la surface de la glace et ont foré une série de noyaux de glace. Ces derniers contenaient des informations sur le niveau de fonte de la calotte glaciaire sur quelques centaines d'années. Ils ont comparé cela avec des modèles, ce qui leur a permis de calculer la quantité de ruissellement qui donnerait lieu à ce type de glace.

UN VILLAGE DU GROENLAND ÉVACUÉ À L'APPROCHE D'UN ICEBERG

Les résultats étaient clairs. La fonte et le ruissellement ont commencé à augmenter juste au moment où les premiers changements climatiques causés par l'Homme ont frappé l'Arctique, au milieu du 19e siècle. Mais le véritable drame s'est déroulé au cours des 20 dernières années : soudainement, l'intensité de la fonte a été multipliée par pratiquement six par rapport à avant la révolution industrielle.

« C’est vraiment comme actionner un interrupteur » déclare Beata Csatho, une glaciologue de l’Université de Buffalo, qui n’a pas participé à l’étude.

L'EFFET GOUTTE D'EAU

Il était également clair que la fonte accélérait plus rapidement que la température ne montait. Plus il faisait chaud, plus la calotte était sensible à ce réchauffement, principalement parce que l'eau fondue en surface modifie sa couleur.

« Pensez à un flocon de neige blanc cotonneux », explique Trusel. « En fondant, il deviendra une goutte.»

Les gouttes absorbent bien plus la chaleur du soleil que les flocons cotonneux et blanc. Plus ils absorbent de chaleur, plus ils deviennent liquide et plus ils fondent. « Ainsi, même sans aucun plus changement de température, une fois qu'ils ont commencé, ils ne s'arrêteront plus de fondre », explique Trusel.

Cela n'augure rien de bon pour l’avenir, notamment parce que la température de l’air en Arctique augmente plus rapidement que partout ailleurs sur la planète.

« Ce que nous observons en ce moment est vraiment sans précédent. Ces augmentations de fonte sont provoquées par le réchauffement provoqué par les humains qui rejettent des gaz à effet de serre dans l'atmosphère », a déclaré Ellyn Enderlin, spécialiste des glaciers à l'Université du Maine, qui n'a pas participé à l'étude. « Les réactions de la Terre, ses sursauts, ne peuvent pas compenser tout cela. Le système ne peut pas s'adapter à ce taux de changement pour le moment. »

Tantrisme et sexualité

Par Le 08/12/2018

C'était hier. 

Le tantrisme peut-il changer notre sexualité ?

La sexualité regorge de diverses pratiques permettant d'explorer son désir. On ouvre notre chakra dans On est fait pour s'entendre !

Flavie FlamentOn est fait pour s'entendreFlavie Flament

17:45

32:42

Le tantrisme peut-il changer notre sexualité ?Crédit Média : Flavie Flament | Durée :  | Date : La page de l'émission
 
Lyana Alameddine

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Pratique mêlant sexualité et spiritualité, le tantrisme (né en Inde) se fonde sur l'unité des  corps et l'amplification des sens. La connexion entre les deux partenaires est ici recherchée et l'orgasme n'est pas une finalité en soi. Cette sexualité peut s'apparenter à une forme de méditation. Celle-ci permet de savourer l'instant présent dans une atmosphère propice à la montée du désir et à l'exploration sensorielle. Peut-on tous pratiquer le tantrisme ? Est-ce facile de s'y mettre ? Le plaisir est-il vraiment décuplé ? 

Invités

- Damien Mascret, sexologue et journaliste au Figaro Santé
- Jessica Pirbay, coach et thérapeute, spécialisée dans le couple et la sexualité

L'art du massage tantrique et cachemirien (Editions la Musardine)
L'art du massage tantrique et cachemirien (Editions la Musardine)
Osez le sexe tantrique
Osez le sexe tantrique

Vous souhaitez témoigner ?

Vous pouvez nous envoyer un mail à l'adresse onestfaitpoursentendre@rtl.fr (ou ici).

SexualitéSociété

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Frais d'obsèques des députés

Par Le 07/12/2018

Pour information :



C'est un avantage parlementaire peu connu du grand public et parfois des députés et sénateurs eux-mêmes. Les règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat prévoient «une allocation funéraire» pour les parlementaires qui viendraient à décéder pendant leur mandat mais aussi pour ceux qui ne sont plus en exercice, leur conjoint et les enfants encore à charge. En clair, l'argent public, donc les contribuables, finance les obsèques des députés et sénateurs.

Et les sommes en question ne sont pas anodines. Jusqu'à récemment, lorsqu'un ancien député décédait, son conjoint pouvait toucher jusqu'à trois mois de pension pour financer les frais d'obsèques. Soit environ 8400 euros puisqu'un député touche en moyenne 2800 euros de pension, rappelle l'ancien député René Dosière, spécialiste des questions de dépenses de l'État. Ce montant pouvait s'élever jusqu'à 18.255 euros pour les députés qui touchaient les pensions les plus élevées. Une coquette somme quand on connaît les tarifs du marché des obsèques appliqués en France (voir encadré en fin d'article). Par ailleurs, lorsque c'était le conjoint qui venait à décéder, ses ayants droit touchaient l'équivalent d'un mois de pension, nous explique encore René Dosière.

Un système «plus juste et connecté à la réalité»
(c'est de l'humour sans doute...)
En 2017, les «allocations pour frais funéraires» ont représenté un total de 573.000 euros. En 2016, cette somme était un peu plus basse: 538.693 euros ont été versés pour financer les obsèques de 77 personnes (députés, ex-députés et conjoints), selon le dernier rapport des comptes de l'Assemblée nationale. Soit 7000 euros par obsèques.


Pour faire des économies
, le bureau de l'Assemblée a décidé de réduire le montant de cette allocation funéraire, versée par le Fonds de sécurité sociale de l'Assemblée. Avec les nouvelles règles adoptées mercredi sur proposition des questeurs, l'allocation forfaitaire est désormais fixée à 2350 euros. Mais ce montant peut toujours être supérieur sous réserve de présentation de factures. «C'est-à-dire qu'on vous rembourse le montant de votre facture», explique encore l'ex-député René Dosière, qui juge ce système «plus juste, plus économique et plus connecté à la réalité». Selon les questeurs, si ces nouvelles règles s'étaient appliquées en 2016, l'économie aurait été de 382.000 euros.

Toutefois, l'ancien député déplore «des méthodes autoritaires»: «il y a eu un véritable manque de concertation et d'information autour du sujet». «J'ai été mis au courant par un journaliste et j'ai moi-mère prévenu l'Amicale des anciens députés, qui n'était pas au courant», explique-t-il au Figaro. Selon nos estimations, ces nouvelles modalités devraient concerner 1800 personnes (anciens députés et leur époux ou épouses). Cette mesure est en vigueur depuis le 15 mars et ne peut faire l'objet d'aucun recours.


967.000 euros de frais funéraires au Sénat en 2016
En réduisant l'enveloppe consacrée aux frais funéraires, les députés français, engagés dans un processus de réformes, se sont alignés sur ce qui se pratique au Parlement européen. En revanche, l'Assemblée ne touche pas au «capital décès», cette somme versée au conjoint lorsque l'élu décède au cours de son mandat. «Cette enveloppe correspond à une année d'indemnités», détaille René Dosière. «Et ce montant est triplé si le décès intervient dans certaines conditions. Par exemple, si l'élu perd la vie lors d'une mission ou d'un attentat». En 2016, deux députés sont décédés au cours de leur mandat.

Et le Sénat dans tout ça? Rien ne semble prévu du côté de la chambre haute. En 2016, 53 anciens sénateurs et conjoints de sénateurs, ainsi que quatre élus en exercice sont décédés. Selon le dernier rapport d'information sur les comptes du Sénat, ces frais funéraires ont représenté
967.000 euros. Soit 17.000 euros par obsèques en moyenne, d'après nos calculs. Une somme plus élevée que celle accordée aux députés (7000 euros).



http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/17/01016-20180317ARTFIG00065-les -contribuables-vont-continuer-a-payer-les-obseques-des-deputes-mais-un-peu-moins .php

https://www.marianne.net/politique/obseques-des-deputes-et-de-leurs-familles-payees-par-le-contribuable-l-assemblee-met-fin

Une dette dévastatrice

Par Le 06/12/2018

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"Jacques Cheminade affirme que l'on a payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979."

Vrai ou faux ? 

Vrai. Notre dette publique était de 239 milliards en 1979, elle est de 2.170 milliards aujourd'hui. Pendant ce temps, on a payé 1.400 milliards d'intérêts. ""

 

Tout ce que connaît la France en ce moment vient de la dette. C'est elle qui plombe considérablement les finances de l'Etat et contribue à l'appauvrissement de la population et aux multiples difficultés qu'elle rencontre. Je ne prône pas le "pouvoir d'achat" mais il est évident qu'on ne peut pas parler d'écologie et de sauvegarde de la planète à des gens qui ne sont pas en état d'entendre. Je pense par contre qu'au regard de l'évidence de la situation écologique et de son impact médiatique, on pourrait s'attendre désormais de la part d'une population qui ne souffrirait pas des affres des fins de mois une écoute plus attentive qu'elle a pu l'être jusqu'ici. 

Le problème, c'est la dette. C'est la source de l'assèchement des finances...

J'ai lu ceci sur un blog financier. Je ne suis pas compétent pour affirmer que c'est assurément réalisable mais l'idée me plaît. Mais ça ne plairait sûrement pas aux banques ni aux patrons des autoroutes...

Question : est-ce que le gouvernement est capable de planter un couteau dans le dos de leurs amis patrons ?...Ou préférera-t-il continuer à le planter dans le nôtre ? 

 

"L'etat doit rembourser ses dettes , mais dorénavant en suspendre le paiement des intérets ! Non seulement les banques preteuses ne perdront pas de fric (elles n'en gagneront pas c'est sur ) , mais le déficit de l'etat passerait instantanément de 2,7 ¨% du PIB , a 0,8 % !

Manquerait a compenser les 0,8 % restant

les 0,8 % restant , ça tombe bien , ce sont les bénéfices cumulés des 3 plus grosses banques française pour 2018 !

l'etat doit faire passer une loi réquisitionnant les profits des banques françaises pour quelques années  . Si cela est necessaire , on renationalise également pour 4 ou 5 ans toutes les sociétés d'autoroute qui ont été offertes au privé !

le déficit est annulé ."

 

Sur la dette :

https://www.europe1.fr/emissions/Le-vrai-faux-de-l-info2/a-t-on-paye-1400-milliards-dinterets-sur-la-dette-depuis-1979-3297800

Jacques Cheminade affirme que l'on a payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979.

Le Vrai Faux de l’info avec l’affolement de Jacques Cheminade quand il regarde la dette.

Le candidat de Solidarité et progrès dénonce l’occupation de la France par la grande finance, responsable pour lui de la majeure partie de la dette abyssale de la France.

Jacques Cheminade : "Notre dette publique était de 239 milliards en 1979, elle est de 2.170 milliards aujourd'hui. Pendant ce temps, on a payé 1.400 milliards d'intérêts. C'est ça une occupation financière"

On a payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979, c’est vrai ou c’est faux ?

C’est plutôt vrai. Nous avons refait le calcul avec les comptes nationaux de l’INSEE, 1.350 milliards d’intérêts versés depuis 1979. La dette, elle-même, atteignait 2.147 milliards au début de l’année. Et cette explosion est due en partie, c’est exact, au poids des intérêts. Car chaque année depuis que l’État est en déficit, donc depuis 1975, il emprunte sur les marchés pour payer ses dépenses courantes. Ces emprunts génèrent des intérêts qui viennent s’accumuler aux sommes dues. Depuis plus de 20 ans, le remboursement de ces intérêts avale chaque année plus de 40 milliards. 
Qu’est-ce qu’on fait pour les payer ? On emprunte ! La dette produit donc de la dette. L’an dernier, par exemple, le déficit de l’État était d’environ 72 milliards mais on en a emprunté 200 pour combler le déficit, et rembourser d’autres emprunts. Ces 200 milliards, il faudra les rembourser. On ne le réalise pas parce que, les taux d’intérêts sont tellement bas depuis quelques années que même si la dette augmente, le poids des intérêts se maintient. On paie la même chose aujourd’hui que quand notre dette était quatre fois moins élevée en 1996. Mais si les taux remontaient ne serait-ce que d’un point, l’Agence France Trésor a fait le calcul : cela couterait deux milliards de plus la première année, puis quatre, huit, et 16 milliards dans 10 ans. Or qui la détient cette dette ? À 60%, des investisseurs étrangers. C’est pour ça que monsieur Cheminade parle d’occupation. Ils voudront un jour être remboursés.

C’est une bombe a retardement que proposent les candidats ?

Il existe en gros trois écoles. 
La première : Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, dans une moindre mesure, considèrent qu’il n’y a pas vraiment de problème de dépenses, mais que la grande finance, les banques se sont enrichies. La dette est illégitime en partie. On peut la renégocier, dans le cadre européen pour Benoît Hamon, dans le cadre national pour Marine Le Pen, la banque de france rachèterait alors les créances. Dans l’un ou l’autre cas, la puissance publique reprendrait la main, quitte a annuler carrément, une partie de la dette.
Deuxième école, celle d’Emmanuel Macron, attentiste. Il veut freiner l’augmentation de la dépense publique, pas la réduire, dans l’espoir de faire repartir l’économie. L’idée c’est de réorienter l’emprunt vers l’investissement, donc des dépenses d’avenir.
Enfin troisième école, celle de François Fillon : des coupes franches dans les dépenses. 100 milliards, pour casser la spirale de l’endettement public."

 

 

Les Kogis (7)

Par Le 05/12/2018

Le dernier épisode de "Rendez-vous en terre inconnue" présenté par Frédéric Lopez était à voir ce mardi 4 décembre 2018, à 21h05 sur France 2. Direction le nord de la Colombie pour Thomas Pesquet. Une aventure à revoir en replay.

© Jean-Michel Turpin

Rendez-vous en terre inconnue revenait ce mardi soir, en prime sur France 2. Pour son ultime départ, Frédéric Lopez s'est envolé avec Thomas Pesquet, direction le Nord de la Colombie à la rencontre des Kogis. Ces indiens énigmatiques vivent sur le plus haut massif côtier au monde, dans la majestueuse Sierra Nevada de Santa Marta. Considérés comme les gardiens de la Terre, les Kogis se nomment eux-même les Grands Frères. Ils ont voulu adresser un message à tous ceux qui détruisent l'environnement et qui précipitent la fin du monde afin qu'ils respectent et protégent la Terre avant qu'il ne soit trop tard. Si la communauté des Kogis vit dans les traditions et l'entraide, elle mène le même combat que Thomas Pesquet pour la sauvegarde de notre planète.

"Cela me plaisait d’aller dans un endroit difficile d’accès, à l’autre bout du monde", confie le spationaute. "J’ai aussi été séduit par le fait que ce voyage soit utile pour la population locale. On est là pour faire passer leur message. Celui des Kogis est clair : il faut respecter et protéger la Terre."

À lire également

VIDEO - Frédéric Lopez très ému pour sa dernière de Rendez-vous en terre inconnue (France 2)

Côté audiences, la dernière de Frédéric Lopez a rassemblé 5 767 000 téléspectateurs, pour une part de marché de 26,2%. Un très beau score qui a placé France 2 largement en tête de la soirée, devant Les Chamois sur TF1.

Voir Rendez-vous en terre inconnue en replay.

Camille Sanson

 


 

Toujours aussi ému à les écouter parler et à découvrir un peu leur vie. Agacé par une bande musicale totalement ridicule...Pendant la construction du pont, on aurait dit la musique du "pont de la rivière Kwaï"....Un peu déçu que les propos soient restés assez superficiels quand on connaît un peu la richesse de leur culture. Mais bon, ça reste une émission "grand public" et pas une analyse ethnologique. C'est déjà magnifique de savoir que des millions de personnes ont découvert ce peuple hier soir. En espérant que ça ne soit pas qu'une "émission exotique" vite oubliée mais surtout un appel à la réflexion.

Je repensais cette nuit au nombre de fois où ce peuple apparaît dans mes romans...Toute la série des "Jarwal le lutin" (époque des Conquistadors à aujourd'hui), dans "Les héros sont tous morts" et dans les deux tomes qui suivent... Six romans en tout. Pour l'instant. C'est dire qu'ils m'ont marqué dès le premier jour où je les ai découverts...J'ai beaucoup lu sur leur histoire et leur culture, visionné quelques films. Il ne me resterait plus qu'à les rencontrer...Mais je ne veux pas cautionner et participer au tourisme que les Kogis dénoncent.

"Vous avez détruit votre nature et maintenant, vous voulez venir chez nous pour profiter de la nature que nous avons protégée depuis des siècles..."............

Non, je n'irai pas les rencontrer... Juste dans mes livres.

 

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Elle ne s’endormit qu’au petit matin. Des heures à tourner sur sa paillasse, les yeux rivés à l’obscurité.
L’enchaînement des réponses de chacun, la gentillesse dans les voix mais cette certitude partagée. Le clan ne pouvait pas prendre cet argent.
Kalén avait mené le tour de parole puis il s’était appliqué à traduire clairement les raisons de chacun.
« Cet argent porte la Mort. Tout l’argent du monde porte la Mort mais parfois, les hommes le purifient par la bonté de leurs actes. Nous ne pouvons pas polluer notre Mère avec une histoire emplie de morts. Nous ne pouvons pas retrouver nos racines en souillant la Terre. Nous ne pouvons pas tenter de soigner le territoire de nos ancêtres en répandant dans l’espace les souffrances des âmes perdues. Toute la violence du monde où tu vis se nourrit des âmes perdues. Personne ne cherche à purifier cette histoire et tous les remèdes proposés sont des poisons supplémentaires. Cet argent est un poison pour les âmes et ceux qui ont cherché à construire leur bonheur en se nourrissant de ce poison en sont morts. Nous ne pouvons pas prendre cet argent. Toi-même, depuis que tu as pris cet argent, tu vis dans la peur. Figueras l’a sentie, Ayuka aussi, nous aussi. Ton âme est en souffrance mais tu possèdes aussi en toi l’éveil à la vie. Tu entends des paroles que tu ne saisis pas. Comprends que la vie est en toi, qu’elle te parle, qu’elle te propose un autre chemin, une voie de conscience, une voie d’observation, une exploration de ton espace intérieur. Toutes les tentatives de réparation du Mal sont vouées à l’échec dès lors que les moyens utilisés sont eux-mêmes les piliers de ce Mal. Vous, les Petits Frères, vous pensez qu’il suffit d’avoir les moyens pour que tout s’arrange. Mais si les moyens sont employés par des individus en souffrance, la souffrance se répand. Il n’y a que les esprits en paix qui peuvent purifier la Terre. Vous, les Petits Frères, vous portez trop de souffrances. Vous nous voyez comme des êtres pauvres, misérables, sous-évolués. Mais parce que vous cherchez en nous uniquement les moyens que vous utilisez. Votre regard est faussé. Cet argent transforme ton regard. Mais l’argent n’est pas responsable. Il n’est qu’un moyen de combler un vide immense en vous. Il nous est difficile de ne pas succomber aux promesses offertes par cet argent. Nous avons discuté pendant des mois avant de détruire les plants de café donnés par le gouvernement. L’argent qui circulait dans la communauté créait des problèmes immenses, c’est toute la cohésion du clan qui était menacée. Dans vos pays, cette cohésion n’existe plus. Et cet argent porte tous les effets de cette destruction spirituelle. Vous n’avez plus d’esprit. Vous êtes des âmes perdues. »

 

Les Kogis (1)

Les Kogis (2)

Les Kogis. (3)

Les Kogis (4)

Les Kogis (5)

Les Kogis (6)

les Kogis : Le message des derniers Hommes

 

KUNDALINI en musique

Par Le 02/12/2018

J'étais en train d'écrire et comme je le fais toujours, je laisse défiler des playlists de musique sur you tube. Arrive alors un morceau que je connais très bien et que je n'avais pas écouté depuis longtemps 

Luke HOWARD : Pan

C'est la musique que j'écoutais en écrivant un passage précis de KUNDALINI.

Les notes de piano peuvent être entendues comme un message : "re-gar-de-moi re-gar-de-moi..."

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"Il quitta la départementale et par un chemin goudronné entra dans une large cour. Un corps d’habitation et deux hangars à proximité.

Elle le regarda descendre de la voiture et marcher vers un bâtiment ouvert.

Elle s’adossa et enclencha la musique. Ce morceau qu’elle n’avait pas eu le temps d’écouter intégralement et qui vibrait toujours en elle, comme une étreinte interrompue, un vide à combler.

« Ce que j’ai connu avec toi, ça ne m’était jamais arrivé, avec aucune femme. »

À quelques mots près. Avec elle. Ce qu’il n’avait jamais ressenti.

Est-ce qu’il mentait ? Pour quelles raisons ? Pour la retenir ? Qu’elle se sente valorisée ?

Elle avait du mal à admettre qu’elle puisse avoir procuré un plaisir inconnu à Sat. Qu’avait-elle fait pour ça ? Oui, elle savait bien qu’elle avait laissé parler ses désirs, qu’elle était dans un état particulier. Était-ce suffisant ?

La musique s’imposa. Et les pensées se calmèrent.

Elle s’appuya profondément dans le fauteuil, elle posa les mains sur ses cuisses puis elle ferma les yeux.

Respirations ralenties. Accompagner l’air à l’intérieur, le regarder se dissoudre.

La boule d’énergie en elle. Là, au bas de son ventre. Ce rayonnement calorique qu’elle regardait s’étendre, cette présence aimante. Une pure illusion ou une réalité à saisir ?

Un piano, quatre notes qui se suivent, bien distinctement, sur un rythme lent, le silence en arrière-plan puis l’arrivée d’une haleine tiède, des violons comme une respiration, longue, douce et profonde, une caresse qui s’affirme, qui s’étend, les quatre notes de piano comme une phrase répétée… « Re-gar-de-moi…Re-gar-de-moi… » Quatre syllabes cristallines, nulle injonction mais une invitation, les bras ouverts… « Re-gar-de-moi…Re-gar-de-moi… »

La boule de lumière dans son ventre.

Elle la suit des yeux, elle s’abandonne à ses désirs, à l’exploration des territoires, le déchirement des voiles anciens.

Plusieurs violons, comme des voix qui se répondent, des prières offertes au ciel, une montée régulière, une ascension vaporeuse, l’observation de la Terre, elle vole dans les airs.

La boule de lumière qui s’intensifie et c’est comme un séisme qui remonte et les ondes qui s’étendent, elle sent les cellules qui s’ouvrent, elle a envie de pleurer mais les larmes ruissellent à l’intérieur et elles s’illuminent, ce sont des gouttes étincelantes qui crépitent dans la lumière.

Elle pleure à l’intérieur des yeux et les larmes alimentent le brasier de son ventre, c’est un bonheur immense, comme une femme dans des bras qui protègent, une âme heureuse qui l’enlace, elle se sent enveloppée, câlinée, elle sait qu’elle est aimée, elle le sait désormais, elle est là, elle le sait, la présence…

Les violons qui montent dans une vague infinie, sans jamais que la pesanteur ne la freine, une vague qui l’entraîne.

La présence dans son corps, elle le sait, elle est là, c’est la vie qui s’aime dans l’amour qu’elle déploie.

Les violons qui montent encore, le piano qui s’affirme, d’autres voix de cordes, plus fortes, plus graves et les violons qui s’unissent dans un crescendo inépuisable, marche après marche et à chaque fois qu’elle se croit au bord du vide le chemin se dévoile, toujours plus haut, toujours plus haut. C’est un tremplin vers le ciel.

Les violons comme une montée de sève.

Elle a glissé les mains entre ses cuisses et son cœur s’affole. Une pression immobile, juste le maintien de la chaleur qui palpite.

Les violons comme un bonheur suspendu, au-delà du connu, les quatre notes de piano toujours là, rien ne peut couvrir leurs voix, « Re-gar-de-moi…Re-gar-de-moi… » Elle ne quitte pas des yeux la boule d’énergie qui rayonne, elle sent au bout de ses doigts des vibrations infimes, comme des étincelles.

Et c’est comme un cri qui se tait encore mais n’en peut plus de son silence, il faut qu’il parle, il faut qu’il se libère, ça n’est plus possible, les violons et le piano, comme les caresses d’un homme en elle, elle baigne dans un océan immatériel, elle ne sait pas ce qui l’envahit, tout ça est impossible, ça ne peut pas exister, les violons l’emportent, le ciel est en elle, la bouche grande ouverte, elle absorbe des nuages et des arcs-en-ciel, il pleut dans son corps des torrents de lave, les pluies s’évaporent et tombent à l’envers, elle ne comprend plus rien, le tambour de son cœur emplit ses oreilles et se mêle aux violons.

Dans ses mains posées en conque sur son sexe, elle entend l’écho de la vie comme on entendrait la mer. La rumeur de l’Océan qui sourd de son corps remonte de si loin qu’elle ne la reconnaît pas.

La vie lui parle d’une autre femme, elle est là, elle attend.

Patiemment.

Depuis si longtemps.

Le cri en elle.

Comme un amour qu’on lui offre. "

Gilets jaunes : la violence

Par Le 02/12/2018

Un texte magnifique auquel j'adhère intégralement. 

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PYRAMIDE DE MASLOW

"Qui est responsable de cette violence ?

Au lendemain de la grande manifestation des gilets jaunes du premier décembre les images de l'Arc de Triomphe sacagé tournent en boucle.

En marge du cortège, des casseurs y ont pénétré et ont détruit une partie de son mobilier. L'anonyme qui avec un extincteur a cassé cette moulure, a t'il seulement reconnu le visage de Marianne détail de la statue "Le départ des volontaires" ?

Le président Macron a déclaré ce matin que les responsables de ces violences seront retrouvés et punis. 
Il a également rappelé qu'il acceptait la colère des manifestants, mais non leur violence.

Ainsi, la violence serait le prolongement de la colère ?Dans mon expérience, elle ne l'est pas. La violence n'est pas le prolongement de la colère, mais le prolongement d'une colère réprimée, étouffée à force de petites frustrations quotidiennes et d'humiliations insupportables qui un jour, de façon imprévisible explosent comme une cocotte minute oubliée sur le feu.

Cela fait tant de mois que sont visibles les signes de saturation de cette France qui compte chaque euro pour faire ses courses, de ses infirmières qui pleurent de ne plus pouvoir exercer dignement un métier qu'elles ont choisi, de ses chômeurs ou petits retraités, pour qui l'augmentation de quelques centimes d'un ticket de métro ou d'un litre d'essence déséquilibre le budget mensuel.

Le Président et son premier ministre se disent prêts à recevoir les représentants de ce mouvement et écouter leur revendication. Mais il suffit de savoir enfiler un gilet jaune pour comprendre qu'il n'y a pas de représentant. Ce mouvement n'a rien de pyramidal ou de structuré comme peuvent l'être les syndicats ou les parties politiques. C'est un mouvement spontané, le mouvement du raz le bol, de la goutte d'eau, de la colère qui n'en peut plus d'être contenue.

Quelle négociation peut avoir lieu aujourd'hui tant il y a un décalage entre la détresse des gilets jaunes et les ors brillants des salons de la République ?

Bien sûr, je ne cautionne aucune violence. En toutes circonstances, j'encourage de tout mon coeur le dialogue, l'échange, la rencontre. Car la parole vraie, la prise en compte de l'autre sont les premières clés de la résolution d'un conflit. Nous ne sommes pas assez formés à cela, et trop de politiques manquent d'humilité et d'empathie pour comprendre le quotidien de ceux qui n'en peuvent plus.

Lorsque le dialogue n'est plus possible, lorsque les hommes et les femmes élus pour défendre nos valeurs deviennent arogants, ou simplement insensibles aux plus fragiles d'entre nous. Lorsqu'il y a tant de distance entre la réalité des uns et celle des autres. Si aucun effort sérieux n'est fait pour rétablir le lien humain, alors oui, la fracture génère de la violence.

A qui en vouloir alors ? La pensée bouddhiste nous invite à méditer sur la loi du karma ou la loi de causalité. Chaque effet produit une cause et chaque cause provient d'un effet. Dans cette comédie, il serait bien manichéin de désigner le responsable ou la victime. Il y a une interaction permanente des uns et des autres. Lorsque l'homme se tient l'abdomen en sang. A qui en vouloir. A celui qui a porté le coup ? A celui qui l'a encouragé à le faire ? A celui qui lui a fourni le couteau ? A celui qui l'a fabriqué ?

Si je trouve violent d'avoir brisé cette statue symbole de l'unité de la nation, je trouve plus violent encore de poser 300 000 euros de moquette à l'Elysée ou de dépenser plus de 800 000 euros d'argent public pour une simple visite en Nouvelle Calédonie dans la semaine où des millions de français manifestent dans la rue. Cette coïncidence peut être vécue comme une simple maladresse pour les uns, et comme une humiliation pour les autres.

Peut-être que ceux qui manifestent et bloquent les routes n'ont ils simplement plus rien à perdre et que leur honneur vaut mieux que le manque à gagner des journées de grève. Aujourd'hui, Le SMIC est à 1 149 euros net. On compte en France 5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (1050 €). Lorsque nous ne savons plus très bien qui nous sommes, nous pouvons nous comparer à l'autre et cette comparaison fait mal.

Il est facile de transmettre ses valeurs. Il suffit de les incarner soi-même. Je me souviens de ce dirigeant d'entreprise que j'accompagnais qui avait laissé sa place de parking devant l'entrée de l'entreprise pour faire "comme tout le monde". On appelle cette qualité la congruence. C'est la qualité des véritables leaders d'opinion, à l'image de Gandhi dont le seul slogan "sois le changement que tu veux voir en ce monde" montrait par l'exemple que la meilleure façon de faire la paix dans le monde était d'oeuvrer pour établir la paix dans son coeur. Et si la meilleure façon pour notre gourvernement d'inspirer la nécessité de l'économie était de l'incarner ? Les idées ne manquent pas pour faire des économies et restaurer le dialogue. Cela poserait d'autres symboles aussi puissants que cette Marianne en plâtre.

Les efforts demandés ont comme prétexte l'écologie. Il faut augmenter le gazoil pour payer la transition écologique. Le croit-on ? Urgence écologique ou économique ?

La Pyramide de Maslow, attribuée à un célèbre psychologue des années 40 met en lumière la priorité de nos besoins par ordre d'importance.

Comme une pyramide dont nous franchissons une à une chaque marche, tant qu'un besoin n'est pas satisfait, il n'est pas possible de monter la marche suivante.

Et la première marche représente nos besoins physiologiques. Tant qu'un individu n'a pas de quoi manger, il n'est pas possible de le sensibiliser sur l'écologie. Hors l'essentiel de ceux qui sont descendus dans la rue avec ce gilet jaune comme signe de reconnaissance sont descendus car ils avaient faim.

Dans cette fameuse pyramide des besoins, vient ensuite le besoin de sécurité. Sécurité de préserver son emploi, de savoir que l'on peut soigner ses enfants. C'est parce qu'ils sont insécurisés que les français descendent dans la rue.

S'ensuivent le besoin d'utilité, le besoin de reconnaissance et le besoin d'appartenance. L'écologie arrive à ce moment là. Mais comment pouvons-nous nous reconnaître dans quête d'écologie, quand la France autorise le Glyphosate et cette pétrochimie absurde et dangereuse. Comment accepter ces micro ajustements dans les plus petites retraites quand le Gouvernement abandonne 4 milliards d'ISF et laisse échapper 100 milliards d'évasion fiscale la même année ? La violence naît de ceux qui dans la rue se sentent les plus défavorisés et blessés dans leur sentiment d'injustice.

Enfin, dans le haut de la pyramide de Maslow, le besoin d'évolution ? A t'on évolué dans notre dialogue social depuis les manifestations de "Nuit debout", totalement maladroites, ces rencontres avaient le mérite de ne pas accepter l'inacceptable, de se tourner vers d'autres possibles. Elles ont été à l'époque violamment réprimées et se sont essouflées. Les inégalités se sont elles adoucies ?

Une expérience a été menée par des psychologues auprès d'une mère et son enfant de 10 mois. L'un et l'autre se tiennent face à face. Dans un premier temps, la mère répond aux sollicitations du bébé, elle rit avec lui. L'enfant est hilare. Puis la mère tourne le dos et revient face à lui et reste totalement indifférente et immobile à ses mouvements. Au bout de 10 secondes, le visage du bébé est inquiet, puis, il panique au bout de 20, il se met à crier et pleure au bout de 40 secondes. 40 secondes, c'est le temps qu'il aura fallu pour rompre le lien de confiance entre une mère et son enfant. Et un temps certain pour le restaurer.

Dans la période que nous traversons, le lien a été rompu en trop d'endroits. La confiance est affectée, meurtrie. La Fraternité s'est éteinte pour faire place à la compétitivité, au refus de l'autre. Il faudra un temps certain pour rétablir les liens.

Nous ne traversons pas une crise, mais une mutation. Cette mutation est profonde et organique.

Elle est systémique. Elle touche tous les systèmes simultanément. Le système financier, économique, écologique, d'éducation, culturel et spirituel.

Le vieux monde s'effondre. Comme il s'est effondré à la chute de l'empire romain, ou des Othomans. Ce vieux monde bâti sur des paradigmes d'un autre siècle.

Il est temps d'en finir avec cette recherche d'une croissance aveugle pour la remplacer par une sobriété heureuse, encouragée et intelligente.

Il est temps de ne plus croire que nos ressources sont inépuisables. L'exploitation aveugle des ressources écologiques nous conduit à une catastrophe annoncée.

Il est d'en finir avec les systèmes encourageants l'arrogance et le mépris, temps d'en finir avec nos vieilles institutions monarchiques et pyramidales. D'autres modes de gouvernance, sophocratiques, hollacratiques se développent en entreprise depuis des années qui s'appuient sur le dialogue et l'intelligence collective ont assez fait leurs preuves pour qu'on accepte de dépoussierer nos vieilles assemblées binaires et désertées où les représentants du peuple sont sous représentés et surpayés. Il existe déjà ici et là tant d'initiatives spontanées, de plateformes citoyennes qui sont déjà forces de proposition.

Il est temps d'en finir avec nos institutions mysogines et de rétablir un véritable équilibre du masculin et du féminin dans toutes les instances de pouvoir et de décision.

Ce changement prendra du temps mais il s'impose.

Puisque toutes les sagesses nous enseignent qu'il n'existe profondément pour passer à l'acte que deux moteurs, l'amour et la peur. Peut-être pouvons nous considérer que nous avons assez investi dans le pouvoir de la peur, peur de l'autre, peur du changement, peur du dialogue véritable pour essayer cet autre pouvoir qui vient du coeur et manque tant dans les structures de notre démocratie.

Arnaud RIOU

Magic love

Par Le 02/12/2018

Gaëlle est une amie qui m'avait contacté pour que je participe à une de ces vidéos sur le thème du Tantrisme. J'ai décliné l'invitation car je ne suis pas un professionnel. Juste un écrivain. 

Les premières vidéos sont en ligne et elles méritent amplement d'être visionnées. 

 

 

 

"L'humanité a déjà connu ça..."

Par Le 01/12/2018

Thierry Ledru

4 min · 

Non, mais franchement....Comparer l'humanité de l'époque préhistorique avec celle d'aujourd'hui et imaginer que les comportements seront identiques, c'est vraiment avoir la longue-vue bien courte....

Que les humains soient capables de s'adapter, j'en suis également convaincu mais il ne dit pas combien...

La collapsologie ne dit pas que l'humanité va disparaître mais qu'un grand nombre d'humains ne sont pas prêts à traverser les zones troubles et qu'il serait judicieux d'y penser. C'est bien différent.

Le survivalisme développe comme idée principale que pour éviter des troubles majeurs, il convient de se préparer. Est-ce que c'est du "catastrophisme" ou juste une idée toute simple de prévention des risques afin d'en atténuer les effets ?....

J'en ai un peu ras la pioche que les survivalistes passent systématiquement pour des adeptes de l'apocalypse et du découpage de zombies...

Quant à aller dire que la montée des eaux, au regard de ce que la planète a déjà connu, il y a des centaines de milliers ou millions d'années, c'est insignifiant, je trouve ça consternant...C'est comme si l'humanité n'avait pas considéré que de s'installer sur les côtes, c'était intéressant...Il faudrait connaître le nombre de milliards d'habitants concernés pas une montée des eaux de cinquante centimètres ou un mètre. Juste un mètre...Hong Kong, New York, Bombay, le Caire, Calcutta...Rien que ces cinq-là, ca donnerait quoi ? Il va en falloir des bouées...Quant aux réfugiés climatiques, c'es clair que ça sera un problème facilement réglé... Quelques centaines de millions d'individus qu'il faudra secourir. A moins qu'ils soient invités cordialement à se noyer en silence.

Oui, bien, sûr, tout est prêt, "on va gérer le problème, l'humanité a déjà connu ça...La technologie est merveilleuse...Dormez tranquillement braves gens..."


 

Anthropologue, le Dr Alain Froment anticipe, à l’heure de la COP24 et des négociations autour du réchauffement climatique, le devenir de l’homme avec des yeux optimistes. L'homme, dit-il en substance, en a déjà vu d'autres.

Un homme et des enfants se rafraîchissent, dans le centre de Kiev (Ukraine), le 3 août 2018
Un homme et des enfants se rafraîchissent, dans le centre de Kiev (Ukraine), le 3 août 2018 (SERGEI SUPINSKY / AFP)

A la veille de la COP24 avec, au cœur des négociations, l’avenir de la planète soumise au réchauffement climatique, le Dr Alain Froment, anthropobiologiste et directeur de recherche à l’IRD au Musée de l’Homme, met en doute les scénarios catastrophes pour l’avenir de l’être humain. Selon lui, si les changements climatiques vont amplifier un certain nombre de désastres (incendies, tempêtes, migrations, famines), la tendance actuelle à la collapsologie, à faire l’hypothèse que l’espèce humaine disparaîtra, n’est pas raisonnable. Optimiste assumé, il envisage le devenir de l’homme sous des cieux plus chauds à l’aune de son adaptabilité. En somme : et si l’homme en avait déjà vu d’autres ?  

franceinfo : Comment l’Homme pourrait-il s’adapter si les températures continuaient à monter ?

Dr Alain Froment : L’homme est très adaptable, et à cet égard, je refuse à être catastrophiste. L’homme s’adaptera au changement climatique : il l’a d’ailleurs déjà souvent fait. L’homme moderne, comme ses ancêtres, est un animal d’origine tropicale. Aussi, les australopithèques se sont par exemple très bien adaptés à la savane, où il fait facilement 40 ou 45°C. À l’inverse de nos cousins les gorilles ou les chimpanzés, qui sont poilus, nous avons développé, outre des poils plus fins et moins nombreux, des glandes sudoripares pour nous rafraîchir lorsqu’il fait chaud. Et c’est ainsi que les hominiens ancestraux ont conquis la savane, avec notamment la possibilité de forcer les animaux à la course : quand ils font des efforts soutenus, parce que leur système de thermorégulation est moins efficace et passe par le halètement et non la sudation, la température de ces animaux s’échauffe. Ils peuvent courir plus vite, mais moins longtemps que les humains, et sont limités par leur température centrale.

Si la température montait de 2°C en moyenne, ce ne serait donc pas un problème ?

Non ! La température de neutralité thermique, c’est-à-dire celle pour laquelle le corps humain n’a ni chaud ni froid, sans vêtement, est autour de 24°C. Il y a donc de la marge…du moins sur la température moyenne, puisque certaines régions connaîtront des pics à 50°C. Mais même dans les régions beaucoup plus chaudes, les hommes se déplacent et s’installent ailleurs, par exemple dans les hautes terres, comme on le voit en Ethiopie. Trump avait ironisé sur le fait que si le climat se réchauffait, l’homme ne devait pas s’inquiéter puisque, dans le fond, il pouvait bien mettre la climatisation. Je ne souscris absolument pas à cette idée, qui n’en est pas une, surtout si l’on considère la consommation en énergie qu’elle suppose, ni au personnage, mais… il y a du vrai, sur ce point-là, si l’on considère les progrès technologiques ! On peut par exemple, biologiquement, synthétiser  de la mélanine dans la peau pour se protéger des ultraviolets.

L’homme développe une infinité de solutions techniques. Des techniques permettent ainsi de transformer le CO2 atmosphérique en matière plastique… On peut avancer que tout excès de technologie peut a priori être corrigé par de la technologie. Et ce n’est pas la peine de coloniser Mars : il y a beaucoup de place dans les mers, et rien ne nous empêche de faire des villes sous-marines. Ou des villes flottantes. On peut imaginer des conditions de vie éloignées de nos conditions de vie biologique. Ces changements se feront sur plusieurs dizaines d’années : cela laisse à l’Homo sapiens intelligent le temps de trouver des solutions.

Pourtant, la canicule de 2003 a causé la mort de 15 000 personnes… 

Effectivement, mais ce que les médias n’ont pas répercuté, c’est que dans les mois qui ont suivi, il y a eu 15 000 morts de moins ! Ceux qui sont morts lors de cet épisode étaient en fait des personnes fragiles et en fin de vie… On a d’ailleurs connu des canicules plus violentes, et nous avons appris à nous y confronter, par exemple en cessant de forcer les vieillards à boire, mais plutôt à leur proposer du sodium, qui retient l’eau.

Voilà pour le court terme. Mais sur le temps long ?

Si l’on regarde la fin de l’âge glaciaire, au début du mésolithique, après la fonte des glaces, il y a 8 000 ans, la température a augmenté de 5 à 7°C en moins de… cent ans. Toute la faune glaciaire a fui vers le nord, les rennes sont partis et ont été remplacés par les cerfs, la steppe a été remplacée par la forêt, et ceci sur le temps de quelques générations d’humains. Quant au niveau de la mer, on l’a vu progressivement monter de 120 mètres, alors qu’aujourd’hui, on discute d’une quarantaine de centimètres. C’est dire si les phénomènes ne sont pas comparables. L’homme évolue lentement : les premiers Homo sapiens d’Afrique d’il y a 200 000 ans nous ressemblent assez. On peut valablement penser que les futurs hommes ne seront pas vraiment différents de nous ; mais d’ici là, la biologie sera largement relayée par la technologie.

ECOUTEZ LE PODCAST DE RADIO FRANCE "AGIR POUR MA PLANÈTE" :

A l'occasion de la COP24, retrouvez toutes les émissions et les chroniques sur le changement climatique, par les antennes de Radio France. Quel est l'impact du réchauffement climatique sur l'environnement ? Quels dangers, quelles solutions ? A retrouver sur iTunes, sur Deezer ou en fil RSS.

Empreinte carbone et pouvoir d'achat

Par Le 01/12/2018

émissioncarbone

 

C'est ce que j'écrivais dernièrement...Plutôt que de râler sur les allocations touchées par des individus qui n'ont qu'un impact très, très limité sur la planète, il faudrait comparer avec ceux qui usent de leur pognon pour montrer leur "pouvoir d'achat"...C'est quoi aujourd'hui, "le pouvoir d'achat", sinon une arme de destruction massive ?...Il viendra un temps où la frugalité et la simplicité volontaire seront reconnues comme d'utilité planétaire. 

 

 

 

 

DEBOUT !

LE BLOG DEJEAN GADREY

Faites entendre votre voix

En France, les très riches émettent 40 fois plus de carbone que les pauvres, mais les pauvres paient plus de 4 fois plus de taxe carbone en % de leurs revenus !

   
  • JEAN GADREY

  •   
 

Ce titre repose sur des évaluations imparfaites, mais les ordres de grandeur sont réalistes.

On a très peu de données fiables sur les émissions de CO2 en fonction des revenus. Les meilleures à ma connaissance sont celles de Chancel et Piketty à l’échelle mondiale, dans leur étude (en anglais) «Carbon and inequality : from Tokyo to Paris», publiée en 2015, ainsi que les estimations d’une étude d’Oxfam de la même année (celle de la COP21), dont les résultats sont voisins. Mais dans les deux cas, on manque de chiffres nationaux, lacune que je vais essayer de combler en partie avec les moyens du bord.

Dans le monde, selon Chancel et Piketty, les 10 % des individus les plus émetteurs (qui sont en gros les 10 % les plus riches, vu la corrélation assez forte entre revenu et émissions) sont responsables de 45 % des émissions mondiales, pendant que les 50 % les moins émetteurs ne produisent que 13 % de ces émissions mondiales. Dit autrement, une personne appartenant au groupe des 10 % du haut émet en moyenne 17 fois plus qu’une personne faisant partie de la moitié « du bas ». Ces résultats tiennent compte des émissions « importées » dans les produits et services consommés par les individus (« empreinte carbone »), avec quelques complications sur lesquelles je passe.

Autre résultat majeur, concernant les inégalités extrêmes : les 1 % les plus riches (en revenu) de pays très riches tels que les États-Unis ou Singapour ont des niveaux d’émissions par personne dépassant 250 tonnes de CO2 par an (on parle de « CO2 équivalent ») pour Singapour, 320 pour les États-Unis, 200 pour le Canada, etc., chiffres pour l’année 2013. À l’autre extrémité, les 10 % les plus pauvres des pays les plus pauvres (par exemple le Honduras ou le Rwanda) sont à environ 0,1 tonne par an, soit 2000 ou 3000 fois moins que les très riches des pays très riches.

Je le dis autrement, car c’est énorme : il y a dans le monde, par millions, des très riches qui émettent 2000 à 3000 fois plus que les plus pauvres.

Le cas de la France n’est pas traité spécifiquement dans cette étude mondiale. Je vais donc me livrer à un exercice approximatif faute de mieux. J’appelle « très riches » les 1 % du haut de l’échelle des revenus et je souhaite comparer leur empreinte carbone moyenne à celle des 10 % les moins riches (le « premier décile » des revenus).

On sait grâce à Chancel et Piketty que pour les 1 % les plus riches des Canadiens les émissions annuelles par personne sont de 200 tonnes de CO2. Or le Canada est un pays où le revenu moyen est supérieur de peu à celui de la France (environ + 14 % en 2017 en « parités de pouvoir d’achat » selon la Banque mondiale) et où les inégalités mesurées par le coefficient de Gini sont presque identiques. On peut donc parier raisonnablement que les 1 % les plus riches du Canada ont une empreinte carbone sans doute un peu supérieure à celle des Français, mais d’assez peu, et pour être très prudent j’affecterai aux très riches Français une empreinte moyenne de 20 % inférieure à celle de leurs homologues canadiens, soit 160 tonnes par an et par personne.

Quel chiffre retenir pour l’empreinte carbone moyenne par personne du premier décile en France, donnée que je n’ai pas trouvée mais qui existe peut-être dans les fichiers en ligne de Chancel et Piketty que je ne suis pas parvenu à ouvrir… ? En étant une nouvelle fois prudent, je vais retenir comme ordre de grandeur le chiffre de 4 tonnes de CO2 par an, sachant que selon Chancel et Piketty les personnes du troisième décile (dont le niveau de vie est 1,8 fois celui du premier décile) émettaient en moyenne 6,5 tonnes par personne en 2013 (leur étude ne fournit malheureusement aucun autre chiffre pour la France).

Résumons : au moins 160 tonnes en moyenne pour les 1 % les plus riches, au plus 4 tonnes pour les 10 % les plus pauvres, cela fait 40 fois plus pour les premiers, estimation basse.

La taxe carbone pèse plus de 4 fois plus sur le budget des plus pauvres

On a sur ce point des données par déciles, dont celles trouvées dans un document sur « les effets distributifs de la fiscalité carbone en France », par Audrey Berry. La fiscalité carbone représenterait 0,68 % du revenu disponible des 10 % les moins riches et 0,23 % pour les 10 % les plus riches, soit 3 fois moins. De son côté, Lucas Chancel avance le chiffre de 5 fois moins dans sa tribune de Libé du 12 novembre (« Taxe carbone : peut-on concilier écologie et justice sociale ? »), mais c’est peut-être parce que les bases de comparaison diffèrent. Peu importe pour ce qui suit, je couperai la poire en deux en estimant que les 10 % les plus riches paient environ 4 fois moins de taxe carbone que les 10 % les plus pauvres en proportion de leurs revenus.

[Ajout du 30 novembre : ce "facteur 4" entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres est confirmé dans une fiche récente de l'OFCE qui m'a été signalée par Lucas Chancel : https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2017/OFCE-Fiche7-Taxe-carbone-12-07.pdf]

Qu’en est-il des 1 % les plus riches ? Aucune source ne le dit à ma connaissance, mais on sait au moins que le poste « avion » pèse de plus en plus lourd dans les émissions lorsque le revenu grimpe (voir cette enquête IPSOS pour l’observatoire du bilan carbone des ménages), et comme il n’y a aucune fiscalité carbone pour le transport aérien, cela va nécessairement alléger beaucoup le poids de cette fiscalité dans le budget des très riches. On peut donc affirmer sans trop de risque que la taxe carbone pèse « plus de 4 fois plus » sur le budget des 10 % les plus pauvres que sur celui des très riches.

Dernière remarque « pour la route » (ou autre mode de déplacement moins polluant…)

Il serait risqué de prendre ces constats, si ahurissants soient-ils, comme une incitation à ne faire aucun effort de sobriété énergétique et de réduction de notre empreinte carbone, au motif que les très riches polluent beaucoup plus que l’immense majorité. Qu’il faille prendre des mesures contre la démesure d’une petite minorité est évident, mais il est non moins évident que l’empreinte carbone de l’immense majorité des gens dans les pays riches est insoutenable. Il nous faut aller collectivement vers une empreinte carbone nette devenant nulle vers 2050 (la « neutralité carbone »). C’est possible (voir le scénario négaWatt), mais en menant des politiques ambitieuses de transition juste dont on connait les grandes lignes, plus encore que par des actes individuels au demeurant nécessaires.

Il reste toutefois à retenir de ces constats d’inégalités énormes, aussi bien pour les émissions que pour les efforts fiscaux, que l’acceptation par le plus grand nombre des mesures de sauvegarde du climat (dont la fiscalité carbone fait partie mais dont elle ne peut pas être le principal outil) passe par une nette réduction des inégalités sociales et des injustices fiscales. C’est la grande condition pour que ces mesures soient considérées comme justes. Si elle n’est pas remplie, la transition nécessaire se heurtera à des oppositions compréhensibles, alors qu’elle aurait besoin d’un soutien très large.

Lien vers le billet suivant sur une question voisine :

Les plus gros pollueurs français ne paient presque pas de taxe carbone !  (Il s'agit des grandes entreprises)

Liens vers mes trois billets précédents, par ordre chronologique inversé :

Priscillia Ludosky (porte-parole des gilets jaunes), une militante sociale-écolo ? Oui, dans une certaine mesure, avec quelques limites à débattre

17 novembre : quand l’existence précède l’essence. Propositions concrètes pour sortir d’une contradiction (suite du billet précédent)

Je n’irai pas manifester pour le prix de l’essence, mais essayons de comprendre et proposons des alternatives

Mots-clés : Inégalités sociales

Gilets jaunes

Par Le 29/11/2018

Des \"gilets jaunes\" manifestant contre l\'augmentation des taxes sur les carburants, le 24 novembre 2018 à Rochefort (Charente-Maritime). 
Des "gilets jaunes" manifestant contre l'augmentation des taxes sur les carburants, le 24 novembre 2018 à Rochefort (Charente-Maritime).  (XAVIER LEOTY / AFP)

Les revendications des "gilets jaunes" dépassent désormais officiellement la seule question des prix du carburant. Dans un long communiqué envoyé aux médias et aux députés, jeudi 29 novembre, la délégation du mouvement liste une série de revendications qu'il souhaite voir appliquées.

"Députés de France, nous vous faisons part des directives du peuple pour que vous les transposiez en loi (...). Obéissez à la volonté du peuple. Faites appliquer ces directives", écrivent les "gilets jaunes". Des porte-parole de la délégation doivent être reçus, vendredi à 14 heures, par le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. 

>> DIRECT. Réactions, blocages... Suivez la mobilisation des "gilets jaunes"

Augmentation du smic à 1 300 euros net, retour à la retraite à 60 ans ou abandon du prélèvement à la source... La liste comprend de nombreuses mesures sociales, mais également des mesures concernant les transports, comme la fin de la hausse des taxes sur le carburant et la mise en place d'une taxe sur le fuel maritime et le kérosène. Voici cette liste non exhaustive de revendications : 

• Zéro SDF : URGENT.

• Davantage de progressivité dans l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire davantage de tranches.

• Smic à 1 300 euros net.

• Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.

• Grand plan d'Isolation des logements pour faire de l'écologie en faisant faire des économies aux ménages.

• Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour...) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.

• Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.

• Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.

• Fin de la hausse des taxes sur le carburant.

• Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.

• Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.

• Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l'inflation.

• Protéger l'industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie, c'est protéger notre savoir-faire et nos emplois.

• Fin du travail détaché. Il est anormal qu'une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu'un employeur français.

• Pour la sécurité de l'emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.

• Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d'une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)

• Fin de la politique d'austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l'argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.

• Que les causes des migrations forcées soient traitées.

• Que les demandeurs d'asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l'alimentation ainsi que l'éducation pour les mineurs. Travaillez avec l'ONU pour que des camps d'accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l'attente du résultat de la demande d'asile.

• Que les déboutés du droit d'asile soient reconduits dans leur pays d'origine.

• Qu'une réelle politique d'intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d'histoire de France et cours d'éducation civique avec une certification à la fin du parcours).

• Salaire maximum fixé à 15 000 euros.

• Que des emplois soient crées pour les chômeurs.

• Augmentation des allocations handicapés.

• Limitation des loyers. Davantage de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).

• Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)

• Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.

• L'intégralité de l'argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l'entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu'à la sécurité routière.

• Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu'il y a eu privatisation, nous voulons qu'ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.

• Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.

• Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l'argent sur les personnes âgées. L'or gris, c'est fini. L'ère du bien-être gris commence.

• Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la terminale.

• Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.

• Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d'un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l'Assemblée nationale qui aura l'obligation, (un an jour pour jour après l'obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l'intégralité des Français.

• Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République. L’élection des députés deux ans après l'élection du président de la République permettait d'envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)

• Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillé dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.

• Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.

• Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.

• Pas de prélèvement à la source.

• Fin des indemnités présidentielles à vie.

• Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

Marshall Rosenberg : le changement

Par Le 26/11/2018

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« Le fondement spirituel du changement social


Marshall : Si, lorsque nous œuvrons en faveur du changement social, nous ne nous appuyons pas sur une certaine spiritualité, nous risquons de faire plus de tort que de bien. Par spiritualité, j’entends le fait de rester à chaque instant en lien avec sa propre vie et avec celle des autres. Nous pouvons découvrir notre spiritualité en nous posant certaines questions : qu’est-ce qu’une bonne vie ? Quelle est notre raison d’être ? Cette qualité de conscience contribuera à nous conduire vers une spiritualité qui embellit la vie, qui nous aide à nous relier cœur à cœur à nous-mêmes et aux autres. Nous sommes politiquement évolués, nous connaissons toutes les structures dangereuses qui existent, nous sommes très habiles à voir ce qui ne va pas dans le monde et nous allons le changer. Mais si nous n’opérons pas d’abord un changement spirituel en nous-mêmes, nous ne serons pas efficaces ; en fait, nous pourrions même contribuer à perpétuer la situation actuelle. 
Alors oui, nous allons commencer par nous-mêmes, mais soyons prudents : la spiritualité peut être synonyme de passivité si nous amenons les gens à être si calmes, conciliants et aimants qu’ils en finissent par tolérer les structures dangereuses. La spiritualité que nous avons besoin de développer pour réaliser le changement social doit avoir un effet mobilisateur en faveur de ce changement. Elle ne doit pas simplement nous permettre de rester là à aimer le monde, quoi qu’il arrive. Elle doit créer une qualité d’énergie qui nous incite à l’action. Si notre développement spirituel n’a pas cette qualité, je ne pense pas que nous pourrons réaliser le genre de changement social que j’aimerais voir advenir. 
La spiritualité que j’essaie de vivre est très simple. Chaque fois que je me suis trouvé dans une église ou une synagogue, je me suis ennuyé; j’ai donc besoin d’une spiritualité qui soit vivante pour moi, qui ne nécessite pas tant de mots. J’aime la manière dont Joseph Campbell l’a résumée. Joseph Campbell a écrit un grand nombre d’ouvrages sur les mythes et les religions comparées. Il a tenté de mettre en évidence la beauté de chaque religion et a constaté que chacune d’entre elles offrait le même message - un message qu’il appréciait. Quelle est donc sa définition de la spiritualité ? Voici le message commun à chacune des religions : "ne faites rien si ce n’est pas par jeu." 
Si nous gardons cette notion à l’esprit - ne rien faire si ce n’est pas amusant - nous constaterons que le jeu le plus amusant au monde consiste à rendre la vie plus belle. Comment rendre la vie plus belle ? Ne faites rien qui ne soit pas un jeu. Attendez que cela le devienne. Ce que vous faites deviendra un jeu dès lors que toute votre conscience sera au service de la vie. Alors, utilisez votre puissance pour répondre aux besoins de la planète et des êtres humains. Mettez votre puissance au service des besoins. 
Le changement social consiste à nous libérer de toute théologie, de toute spiritualité qui n’est pas en harmonie avec ce qui, selon nous, permettra de créer le monde dans lequel nous voulons vivre. Sachons d’abord définir le monde dans lequel nous voulons évoluer, puis faisons en sorte de le créer. Dès que nous commençons à vivre une autre spiritualité, nous mettons en place le changement social. Il ne s’agit pas de s’arrêter là, mais dès le moment où nous vivons - à quelque degré que ce soit - une autre spiritualité, le changement social s’amorce. 
La spiritualité dans laquelle j’ai été éduqué et la culture dans laquelle j’ai grandi m’ont appris que la bonne vie consistait à punir les personnes mauvaises. Les forces du bien punissent les forces du mal. Je dirais que cette forme de spiritualité est encore notre spiritualité de prédilection. Les enfants de nos cultures y sont exposés, tout spécialement lorsqu’ils regardent la télévision. Soixante-quinze pour cent des programmes proposent des histoires de héros, de gentils qui tuent ou tabassent les méchants. Nous ne pouvons pas reprocher à la télévision de promouvoir ce type de spiritualité : de nombreux livres sacrés ont servi à enseigner le même message. J’opte, quant à moi, pour une autre forme de spiritualité. »
Marshall Rosenberg, Clés pour un monde meilleur (The Heart Of Social Change)

KUNDALINI : commentaire (1)

Par Le 24/11/2018

Audrey Steinmetz

46 min · 

Je n’aime pas lire 
Cette semaine j ai dévoré
J ai adoré... un auteur d une qualité, d une finesse, d une passion, d’une précision extra ordinaire 
Un voyage différent à travers les mots 
Une invitation juste indispensable à l amour... 
Je vous propose une lecture de l amour, de la vie, de la joie....

Thierry Ledru l auteur 
Édition 38

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