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Tantrisme et sexualité

Par Le 08/12/2018

C'était hier. 

Le tantrisme peut-il changer notre sexualité ?

La sexualité regorge de diverses pratiques permettant d'explorer son désir. On ouvre notre chakra dans On est fait pour s'entendre !

Flavie FlamentOn est fait pour s'entendreFlavie Flament

17:45

32:42

Le tantrisme peut-il changer notre sexualité ?Crédit Média : Flavie Flament | Durée :  | Date : La page de l'émission
 
Lyana Alameddine

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Pratique mêlant sexualité et spiritualité, le tantrisme (né en Inde) se fonde sur l'unité des  corps et l'amplification des sens. La connexion entre les deux partenaires est ici recherchée et l'orgasme n'est pas une finalité en soi. Cette sexualité peut s'apparenter à une forme de méditation. Celle-ci permet de savourer l'instant présent dans une atmosphère propice à la montée du désir et à l'exploration sensorielle. Peut-on tous pratiquer le tantrisme ? Est-ce facile de s'y mettre ? Le plaisir est-il vraiment décuplé ? 

Invités

- Damien Mascret, sexologue et journaliste au Figaro Santé
- Jessica Pirbay, coach et thérapeute, spécialisée dans le couple et la sexualité

L'art du massage tantrique et cachemirien (Editions la Musardine)
L'art du massage tantrique et cachemirien (Editions la Musardine)
Osez le sexe tantrique
Osez le sexe tantrique

Vous souhaitez témoigner ?

Vous pouvez nous envoyer un mail à l'adresse onestfaitpoursentendre@rtl.fr (ou ici).

SexualitéSociété

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Frais d'obsèques des députés

Par Le 07/12/2018

Pour information :



C'est un avantage parlementaire peu connu du grand public et parfois des députés et sénateurs eux-mêmes. Les règlements de l'Assemblée nationale et du Sénat prévoient «une allocation funéraire» pour les parlementaires qui viendraient à décéder pendant leur mandat mais aussi pour ceux qui ne sont plus en exercice, leur conjoint et les enfants encore à charge. En clair, l'argent public, donc les contribuables, finance les obsèques des députés et sénateurs.

Et les sommes en question ne sont pas anodines. Jusqu'à récemment, lorsqu'un ancien député décédait, son conjoint pouvait toucher jusqu'à trois mois de pension pour financer les frais d'obsèques. Soit environ 8400 euros puisqu'un député touche en moyenne 2800 euros de pension, rappelle l'ancien député René Dosière, spécialiste des questions de dépenses de l'État. Ce montant pouvait s'élever jusqu'à 18.255 euros pour les députés qui touchaient les pensions les plus élevées. Une coquette somme quand on connaît les tarifs du marché des obsèques appliqués en France (voir encadré en fin d'article). Par ailleurs, lorsque c'était le conjoint qui venait à décéder, ses ayants droit touchaient l'équivalent d'un mois de pension, nous explique encore René Dosière.

Un système «plus juste et connecté à la réalité»
(c'est de l'humour sans doute...)
En 2017, les «allocations pour frais funéraires» ont représenté un total de 573.000 euros. En 2016, cette somme était un peu plus basse: 538.693 euros ont été versés pour financer les obsèques de 77 personnes (députés, ex-députés et conjoints), selon le dernier rapport des comptes de l'Assemblée nationale. Soit 7000 euros par obsèques.


Pour faire des économies
, le bureau de l'Assemblée a décidé de réduire le montant de cette allocation funéraire, versée par le Fonds de sécurité sociale de l'Assemblée. Avec les nouvelles règles adoptées mercredi sur proposition des questeurs, l'allocation forfaitaire est désormais fixée à 2350 euros. Mais ce montant peut toujours être supérieur sous réserve de présentation de factures. «C'est-à-dire qu'on vous rembourse le montant de votre facture», explique encore l'ex-député René Dosière, qui juge ce système «plus juste, plus économique et plus connecté à la réalité». Selon les questeurs, si ces nouvelles règles s'étaient appliquées en 2016, l'économie aurait été de 382.000 euros.

Toutefois, l'ancien député déplore «des méthodes autoritaires»: «il y a eu un véritable manque de concertation et d'information autour du sujet». «J'ai été mis au courant par un journaliste et j'ai moi-mère prévenu l'Amicale des anciens députés, qui n'était pas au courant», explique-t-il au Figaro. Selon nos estimations, ces nouvelles modalités devraient concerner 1800 personnes (anciens députés et leur époux ou épouses). Cette mesure est en vigueur depuis le 15 mars et ne peut faire l'objet d'aucun recours.


967.000 euros de frais funéraires au Sénat en 2016
En réduisant l'enveloppe consacrée aux frais funéraires, les députés français, engagés dans un processus de réformes, se sont alignés sur ce qui se pratique au Parlement européen. En revanche, l'Assemblée ne touche pas au «capital décès», cette somme versée au conjoint lorsque l'élu décède au cours de son mandat. «Cette enveloppe correspond à une année d'indemnités», détaille René Dosière. «Et ce montant est triplé si le décès intervient dans certaines conditions. Par exemple, si l'élu perd la vie lors d'une mission ou d'un attentat». En 2016, deux députés sont décédés au cours de leur mandat.

Et le Sénat dans tout ça? Rien ne semble prévu du côté de la chambre haute. En 2016, 53 anciens sénateurs et conjoints de sénateurs, ainsi que quatre élus en exercice sont décédés. Selon le dernier rapport d'information sur les comptes du Sénat, ces frais funéraires ont représenté
967.000 euros. Soit 17.000 euros par obsèques en moyenne, d'après nos calculs. Une somme plus élevée que celle accordée aux députés (7000 euros).



http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/03/17/01016-20180317ARTFIG00065-les -contribuables-vont-continuer-a-payer-les-obseques-des-deputes-mais-un-peu-moins .php

https://www.marianne.net/politique/obseques-des-deputes-et-de-leurs-familles-payees-par-le-contribuable-l-assemblee-met-fin

Une dette dévastatrice

Par Le 06/12/2018

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"Jacques Cheminade affirme que l'on a payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979."

Vrai ou faux ? 

Vrai. Notre dette publique était de 239 milliards en 1979, elle est de 2.170 milliards aujourd'hui. Pendant ce temps, on a payé 1.400 milliards d'intérêts. ""

 

Tout ce que connaît la France en ce moment vient de la dette. C'est elle qui plombe considérablement les finances de l'Etat et contribue à l'appauvrissement de la population et aux multiples difficultés qu'elle rencontre. Je ne prône pas le "pouvoir d'achat" mais il est évident qu'on ne peut pas parler d'écologie et de sauvegarde de la planète à des gens qui ne sont pas en état d'entendre. Je pense par contre qu'au regard de l'évidence de la situation écologique et de son impact médiatique, on pourrait s'attendre désormais de la part d'une population qui ne souffrirait pas des affres des fins de mois une écoute plus attentive qu'elle a pu l'être jusqu'ici. 

Le problème, c'est la dette. C'est la source de l'assèchement des finances...

J'ai lu ceci sur un blog financier. Je ne suis pas compétent pour affirmer que c'est assurément réalisable mais l'idée me plaît. Mais ça ne plairait sûrement pas aux banques ni aux patrons des autoroutes...

Question : est-ce que le gouvernement est capable de planter un couteau dans le dos de leurs amis patrons ?...Ou préférera-t-il continuer à le planter dans le nôtre ? 

 

"L'etat doit rembourser ses dettes , mais dorénavant en suspendre le paiement des intérets ! Non seulement les banques preteuses ne perdront pas de fric (elles n'en gagneront pas c'est sur ) , mais le déficit de l'etat passerait instantanément de 2,7 ¨% du PIB , a 0,8 % !

Manquerait a compenser les 0,8 % restant

les 0,8 % restant , ça tombe bien , ce sont les bénéfices cumulés des 3 plus grosses banques française pour 2018 !

l'etat doit faire passer une loi réquisitionnant les profits des banques françaises pour quelques années  . Si cela est necessaire , on renationalise également pour 4 ou 5 ans toutes les sociétés d'autoroute qui ont été offertes au privé !

le déficit est annulé ."

 

Sur la dette :

https://www.europe1.fr/emissions/Le-vrai-faux-de-l-info2/a-t-on-paye-1400-milliards-dinterets-sur-la-dette-depuis-1979-3297800

Jacques Cheminade affirme que l'on a payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979.

Le Vrai Faux de l’info avec l’affolement de Jacques Cheminade quand il regarde la dette.

Le candidat de Solidarité et progrès dénonce l’occupation de la France par la grande finance, responsable pour lui de la majeure partie de la dette abyssale de la France.

Jacques Cheminade : "Notre dette publique était de 239 milliards en 1979, elle est de 2.170 milliards aujourd'hui. Pendant ce temps, on a payé 1.400 milliards d'intérêts. C'est ça une occupation financière"

On a payé 1.400 milliards d’intérêts sur la dette depuis 1979, c’est vrai ou c’est faux ?

C’est plutôt vrai. Nous avons refait le calcul avec les comptes nationaux de l’INSEE, 1.350 milliards d’intérêts versés depuis 1979. La dette, elle-même, atteignait 2.147 milliards au début de l’année. Et cette explosion est due en partie, c’est exact, au poids des intérêts. Car chaque année depuis que l’État est en déficit, donc depuis 1975, il emprunte sur les marchés pour payer ses dépenses courantes. Ces emprunts génèrent des intérêts qui viennent s’accumuler aux sommes dues. Depuis plus de 20 ans, le remboursement de ces intérêts avale chaque année plus de 40 milliards. 
Qu’est-ce qu’on fait pour les payer ? On emprunte ! La dette produit donc de la dette. L’an dernier, par exemple, le déficit de l’État était d’environ 72 milliards mais on en a emprunté 200 pour combler le déficit, et rembourser d’autres emprunts. Ces 200 milliards, il faudra les rembourser. On ne le réalise pas parce que, les taux d’intérêts sont tellement bas depuis quelques années que même si la dette augmente, le poids des intérêts se maintient. On paie la même chose aujourd’hui que quand notre dette était quatre fois moins élevée en 1996. Mais si les taux remontaient ne serait-ce que d’un point, l’Agence France Trésor a fait le calcul : cela couterait deux milliards de plus la première année, puis quatre, huit, et 16 milliards dans 10 ans. Or qui la détient cette dette ? À 60%, des investisseurs étrangers. C’est pour ça que monsieur Cheminade parle d’occupation. Ils voudront un jour être remboursés.

C’est une bombe a retardement que proposent les candidats ?

Il existe en gros trois écoles. 
La première : Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, dans une moindre mesure, considèrent qu’il n’y a pas vraiment de problème de dépenses, mais que la grande finance, les banques se sont enrichies. La dette est illégitime en partie. On peut la renégocier, dans le cadre européen pour Benoît Hamon, dans le cadre national pour Marine Le Pen, la banque de france rachèterait alors les créances. Dans l’un ou l’autre cas, la puissance publique reprendrait la main, quitte a annuler carrément, une partie de la dette.
Deuxième école, celle d’Emmanuel Macron, attentiste. Il veut freiner l’augmentation de la dépense publique, pas la réduire, dans l’espoir de faire repartir l’économie. L’idée c’est de réorienter l’emprunt vers l’investissement, donc des dépenses d’avenir.
Enfin troisième école, celle de François Fillon : des coupes franches dans les dépenses. 100 milliards, pour casser la spirale de l’endettement public."

 

 

Les Kogis (7)

Par Le 05/12/2018

Le dernier épisode de "Rendez-vous en terre inconnue" présenté par Frédéric Lopez était à voir ce mardi 4 décembre 2018, à 21h05 sur France 2. Direction le nord de la Colombie pour Thomas Pesquet. Une aventure à revoir en replay.

© Jean-Michel Turpin

Rendez-vous en terre inconnue revenait ce mardi soir, en prime sur France 2. Pour son ultime départ, Frédéric Lopez s'est envolé avec Thomas Pesquet, direction le Nord de la Colombie à la rencontre des Kogis. Ces indiens énigmatiques vivent sur le plus haut massif côtier au monde, dans la majestueuse Sierra Nevada de Santa Marta. Considérés comme les gardiens de la Terre, les Kogis se nomment eux-même les Grands Frères. Ils ont voulu adresser un message à tous ceux qui détruisent l'environnement et qui précipitent la fin du monde afin qu'ils respectent et protégent la Terre avant qu'il ne soit trop tard. Si la communauté des Kogis vit dans les traditions et l'entraide, elle mène le même combat que Thomas Pesquet pour la sauvegarde de notre planète.

"Cela me plaisait d’aller dans un endroit difficile d’accès, à l’autre bout du monde", confie le spationaute. "J’ai aussi été séduit par le fait que ce voyage soit utile pour la population locale. On est là pour faire passer leur message. Celui des Kogis est clair : il faut respecter et protéger la Terre."

À lire également

VIDEO - Frédéric Lopez très ému pour sa dernière de Rendez-vous en terre inconnue (France 2)

Côté audiences, la dernière de Frédéric Lopez a rassemblé 5 767 000 téléspectateurs, pour une part de marché de 26,2%. Un très beau score qui a placé France 2 largement en tête de la soirée, devant Les Chamois sur TF1.

Voir Rendez-vous en terre inconnue en replay.

Camille Sanson

 


 

Toujours aussi ému à les écouter parler et à découvrir un peu leur vie. Agacé par une bande musicale totalement ridicule...Pendant la construction du pont, on aurait dit la musique du "pont de la rivière Kwaï"....Un peu déçu que les propos soient restés assez superficiels quand on connaît un peu la richesse de leur culture. Mais bon, ça reste une émission "grand public" et pas une analyse ethnologique. C'est déjà magnifique de savoir que des millions de personnes ont découvert ce peuple hier soir. En espérant que ça ne soit pas qu'une "émission exotique" vite oubliée mais surtout un appel à la réflexion.

Je repensais cette nuit au nombre de fois où ce peuple apparaît dans mes romans...Toute la série des "Jarwal le lutin" (époque des Conquistadors à aujourd'hui), dans "Les héros sont tous morts" et dans les deux tomes qui suivent... Six romans en tout. Pour l'instant. C'est dire qu'ils m'ont marqué dès le premier jour où je les ai découverts...J'ai beaucoup lu sur leur histoire et leur culture, visionné quelques films. Il ne me resterait plus qu'à les rencontrer...Mais je ne veux pas cautionner et participer au tourisme que les Kogis dénoncent.

"Vous avez détruit votre nature et maintenant, vous voulez venir chez nous pour profiter de la nature que nous avons protégée depuis des siècles..."............

Non, je n'irai pas les rencontrer... Juste dans mes livres.

 

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Elle ne s’endormit qu’au petit matin. Des heures à tourner sur sa paillasse, les yeux rivés à l’obscurité.
L’enchaînement des réponses de chacun, la gentillesse dans les voix mais cette certitude partagée. Le clan ne pouvait pas prendre cet argent.
Kalén avait mené le tour de parole puis il s’était appliqué à traduire clairement les raisons de chacun.
« Cet argent porte la Mort. Tout l’argent du monde porte la Mort mais parfois, les hommes le purifient par la bonté de leurs actes. Nous ne pouvons pas polluer notre Mère avec une histoire emplie de morts. Nous ne pouvons pas retrouver nos racines en souillant la Terre. Nous ne pouvons pas tenter de soigner le territoire de nos ancêtres en répandant dans l’espace les souffrances des âmes perdues. Toute la violence du monde où tu vis se nourrit des âmes perdues. Personne ne cherche à purifier cette histoire et tous les remèdes proposés sont des poisons supplémentaires. Cet argent est un poison pour les âmes et ceux qui ont cherché à construire leur bonheur en se nourrissant de ce poison en sont morts. Nous ne pouvons pas prendre cet argent. Toi-même, depuis que tu as pris cet argent, tu vis dans la peur. Figueras l’a sentie, Ayuka aussi, nous aussi. Ton âme est en souffrance mais tu possèdes aussi en toi l’éveil à la vie. Tu entends des paroles que tu ne saisis pas. Comprends que la vie est en toi, qu’elle te parle, qu’elle te propose un autre chemin, une voie de conscience, une voie d’observation, une exploration de ton espace intérieur. Toutes les tentatives de réparation du Mal sont vouées à l’échec dès lors que les moyens utilisés sont eux-mêmes les piliers de ce Mal. Vous, les Petits Frères, vous pensez qu’il suffit d’avoir les moyens pour que tout s’arrange. Mais si les moyens sont employés par des individus en souffrance, la souffrance se répand. Il n’y a que les esprits en paix qui peuvent purifier la Terre. Vous, les Petits Frères, vous portez trop de souffrances. Vous nous voyez comme des êtres pauvres, misérables, sous-évolués. Mais parce que vous cherchez en nous uniquement les moyens que vous utilisez. Votre regard est faussé. Cet argent transforme ton regard. Mais l’argent n’est pas responsable. Il n’est qu’un moyen de combler un vide immense en vous. Il nous est difficile de ne pas succomber aux promesses offertes par cet argent. Nous avons discuté pendant des mois avant de détruire les plants de café donnés par le gouvernement. L’argent qui circulait dans la communauté créait des problèmes immenses, c’est toute la cohésion du clan qui était menacée. Dans vos pays, cette cohésion n’existe plus. Et cet argent porte tous les effets de cette destruction spirituelle. Vous n’avez plus d’esprit. Vous êtes des âmes perdues. »

 

Les Kogis (1)

Les Kogis (2)

Les Kogis. (3)

Les Kogis (4)

Les Kogis (5)

Les Kogis (6)

les Kogis : Le message des derniers Hommes

 

KUNDALINI en musique

Par Le 02/12/2018

J'étais en train d'écrire et comme je le fais toujours, je laisse défiler des playlists de musique sur you tube. Arrive alors un morceau que je connais très bien et que je n'avais pas écouté depuis longtemps 

Luke HOWARD : Pan

C'est la musique que j'écoutais en écrivant un passage précis de KUNDALINI.

Les notes de piano peuvent être entendues comme un message : "re-gar-de-moi re-gar-de-moi..."

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"Il quitta la départementale et par un chemin goudronné entra dans une large cour. Un corps d’habitation et deux hangars à proximité.

Elle le regarda descendre de la voiture et marcher vers un bâtiment ouvert.

Elle s’adossa et enclencha la musique. Ce morceau qu’elle n’avait pas eu le temps d’écouter intégralement et qui vibrait toujours en elle, comme une étreinte interrompue, un vide à combler.

« Ce que j’ai connu avec toi, ça ne m’était jamais arrivé, avec aucune femme. »

À quelques mots près. Avec elle. Ce qu’il n’avait jamais ressenti.

Est-ce qu’il mentait ? Pour quelles raisons ? Pour la retenir ? Qu’elle se sente valorisée ?

Elle avait du mal à admettre qu’elle puisse avoir procuré un plaisir inconnu à Sat. Qu’avait-elle fait pour ça ? Oui, elle savait bien qu’elle avait laissé parler ses désirs, qu’elle était dans un état particulier. Était-ce suffisant ?

La musique s’imposa. Et les pensées se calmèrent.

Elle s’appuya profondément dans le fauteuil, elle posa les mains sur ses cuisses puis elle ferma les yeux.

Respirations ralenties. Accompagner l’air à l’intérieur, le regarder se dissoudre.

La boule d’énergie en elle. Là, au bas de son ventre. Ce rayonnement calorique qu’elle regardait s’étendre, cette présence aimante. Une pure illusion ou une réalité à saisir ?

Un piano, quatre notes qui se suivent, bien distinctement, sur un rythme lent, le silence en arrière-plan puis l’arrivée d’une haleine tiède, des violons comme une respiration, longue, douce et profonde, une caresse qui s’affirme, qui s’étend, les quatre notes de piano comme une phrase répétée… « Re-gar-de-moi…Re-gar-de-moi… » Quatre syllabes cristallines, nulle injonction mais une invitation, les bras ouverts… « Re-gar-de-moi…Re-gar-de-moi… »

La boule de lumière dans son ventre.

Elle la suit des yeux, elle s’abandonne à ses désirs, à l’exploration des territoires, le déchirement des voiles anciens.

Plusieurs violons, comme des voix qui se répondent, des prières offertes au ciel, une montée régulière, une ascension vaporeuse, l’observation de la Terre, elle vole dans les airs.

La boule de lumière qui s’intensifie et c’est comme un séisme qui remonte et les ondes qui s’étendent, elle sent les cellules qui s’ouvrent, elle a envie de pleurer mais les larmes ruissellent à l’intérieur et elles s’illuminent, ce sont des gouttes étincelantes qui crépitent dans la lumière.

Elle pleure à l’intérieur des yeux et les larmes alimentent le brasier de son ventre, c’est un bonheur immense, comme une femme dans des bras qui protègent, une âme heureuse qui l’enlace, elle se sent enveloppée, câlinée, elle sait qu’elle est aimée, elle le sait désormais, elle est là, elle le sait, la présence…

Les violons qui montent dans une vague infinie, sans jamais que la pesanteur ne la freine, une vague qui l’entraîne.

La présence dans son corps, elle le sait, elle est là, c’est la vie qui s’aime dans l’amour qu’elle déploie.

Les violons qui montent encore, le piano qui s’affirme, d’autres voix de cordes, plus fortes, plus graves et les violons qui s’unissent dans un crescendo inépuisable, marche après marche et à chaque fois qu’elle se croit au bord du vide le chemin se dévoile, toujours plus haut, toujours plus haut. C’est un tremplin vers le ciel.

Les violons comme une montée de sève.

Elle a glissé les mains entre ses cuisses et son cœur s’affole. Une pression immobile, juste le maintien de la chaleur qui palpite.

Les violons comme un bonheur suspendu, au-delà du connu, les quatre notes de piano toujours là, rien ne peut couvrir leurs voix, « Re-gar-de-moi…Re-gar-de-moi… » Elle ne quitte pas des yeux la boule d’énergie qui rayonne, elle sent au bout de ses doigts des vibrations infimes, comme des étincelles.

Et c’est comme un cri qui se tait encore mais n’en peut plus de son silence, il faut qu’il parle, il faut qu’il se libère, ça n’est plus possible, les violons et le piano, comme les caresses d’un homme en elle, elle baigne dans un océan immatériel, elle ne sait pas ce qui l’envahit, tout ça est impossible, ça ne peut pas exister, les violons l’emportent, le ciel est en elle, la bouche grande ouverte, elle absorbe des nuages et des arcs-en-ciel, il pleut dans son corps des torrents de lave, les pluies s’évaporent et tombent à l’envers, elle ne comprend plus rien, le tambour de son cœur emplit ses oreilles et se mêle aux violons.

Dans ses mains posées en conque sur son sexe, elle entend l’écho de la vie comme on entendrait la mer. La rumeur de l’Océan qui sourd de son corps remonte de si loin qu’elle ne la reconnaît pas.

La vie lui parle d’une autre femme, elle est là, elle attend.

Patiemment.

Depuis si longtemps.

Le cri en elle.

Comme un amour qu’on lui offre. "

Gilets jaunes : la violence

Par Le 02/12/2018

Un texte magnifique auquel j'adhère intégralement. 

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PYRAMIDE DE MASLOW

"Qui est responsable de cette violence ?

Au lendemain de la grande manifestation des gilets jaunes du premier décembre les images de l'Arc de Triomphe sacagé tournent en boucle.

En marge du cortège, des casseurs y ont pénétré et ont détruit une partie de son mobilier. L'anonyme qui avec un extincteur a cassé cette moulure, a t'il seulement reconnu le visage de Marianne détail de la statue "Le départ des volontaires" ?

Le président Macron a déclaré ce matin que les responsables de ces violences seront retrouvés et punis. 
Il a également rappelé qu'il acceptait la colère des manifestants, mais non leur violence.

Ainsi, la violence serait le prolongement de la colère ?Dans mon expérience, elle ne l'est pas. La violence n'est pas le prolongement de la colère, mais le prolongement d'une colère réprimée, étouffée à force de petites frustrations quotidiennes et d'humiliations insupportables qui un jour, de façon imprévisible explosent comme une cocotte minute oubliée sur le feu.

Cela fait tant de mois que sont visibles les signes de saturation de cette France qui compte chaque euro pour faire ses courses, de ses infirmières qui pleurent de ne plus pouvoir exercer dignement un métier qu'elles ont choisi, de ses chômeurs ou petits retraités, pour qui l'augmentation de quelques centimes d'un ticket de métro ou d'un litre d'essence déséquilibre le budget mensuel.

Le Président et son premier ministre se disent prêts à recevoir les représentants de ce mouvement et écouter leur revendication. Mais il suffit de savoir enfiler un gilet jaune pour comprendre qu'il n'y a pas de représentant. Ce mouvement n'a rien de pyramidal ou de structuré comme peuvent l'être les syndicats ou les parties politiques. C'est un mouvement spontané, le mouvement du raz le bol, de la goutte d'eau, de la colère qui n'en peut plus d'être contenue.

Quelle négociation peut avoir lieu aujourd'hui tant il y a un décalage entre la détresse des gilets jaunes et les ors brillants des salons de la République ?

Bien sûr, je ne cautionne aucune violence. En toutes circonstances, j'encourage de tout mon coeur le dialogue, l'échange, la rencontre. Car la parole vraie, la prise en compte de l'autre sont les premières clés de la résolution d'un conflit. Nous ne sommes pas assez formés à cela, et trop de politiques manquent d'humilité et d'empathie pour comprendre le quotidien de ceux qui n'en peuvent plus.

Lorsque le dialogue n'est plus possible, lorsque les hommes et les femmes élus pour défendre nos valeurs deviennent arogants, ou simplement insensibles aux plus fragiles d'entre nous. Lorsqu'il y a tant de distance entre la réalité des uns et celle des autres. Si aucun effort sérieux n'est fait pour rétablir le lien humain, alors oui, la fracture génère de la violence.

A qui en vouloir alors ? La pensée bouddhiste nous invite à méditer sur la loi du karma ou la loi de causalité. Chaque effet produit une cause et chaque cause provient d'un effet. Dans cette comédie, il serait bien manichéin de désigner le responsable ou la victime. Il y a une interaction permanente des uns et des autres. Lorsque l'homme se tient l'abdomen en sang. A qui en vouloir. A celui qui a porté le coup ? A celui qui l'a encouragé à le faire ? A celui qui lui a fourni le couteau ? A celui qui l'a fabriqué ?

Si je trouve violent d'avoir brisé cette statue symbole de l'unité de la nation, je trouve plus violent encore de poser 300 000 euros de moquette à l'Elysée ou de dépenser plus de 800 000 euros d'argent public pour une simple visite en Nouvelle Calédonie dans la semaine où des millions de français manifestent dans la rue. Cette coïncidence peut être vécue comme une simple maladresse pour les uns, et comme une humiliation pour les autres.

Peut-être que ceux qui manifestent et bloquent les routes n'ont ils simplement plus rien à perdre et que leur honneur vaut mieux que le manque à gagner des journées de grève. Aujourd'hui, Le SMIC est à 1 149 euros net. On compte en France 5 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (1050 €). Lorsque nous ne savons plus très bien qui nous sommes, nous pouvons nous comparer à l'autre et cette comparaison fait mal.

Il est facile de transmettre ses valeurs. Il suffit de les incarner soi-même. Je me souviens de ce dirigeant d'entreprise que j'accompagnais qui avait laissé sa place de parking devant l'entrée de l'entreprise pour faire "comme tout le monde". On appelle cette qualité la congruence. C'est la qualité des véritables leaders d'opinion, à l'image de Gandhi dont le seul slogan "sois le changement que tu veux voir en ce monde" montrait par l'exemple que la meilleure façon de faire la paix dans le monde était d'oeuvrer pour établir la paix dans son coeur. Et si la meilleure façon pour notre gourvernement d'inspirer la nécessité de l'économie était de l'incarner ? Les idées ne manquent pas pour faire des économies et restaurer le dialogue. Cela poserait d'autres symboles aussi puissants que cette Marianne en plâtre.

Les efforts demandés ont comme prétexte l'écologie. Il faut augmenter le gazoil pour payer la transition écologique. Le croit-on ? Urgence écologique ou économique ?

La Pyramide de Maslow, attribuée à un célèbre psychologue des années 40 met en lumière la priorité de nos besoins par ordre d'importance.

Comme une pyramide dont nous franchissons une à une chaque marche, tant qu'un besoin n'est pas satisfait, il n'est pas possible de monter la marche suivante.

Et la première marche représente nos besoins physiologiques. Tant qu'un individu n'a pas de quoi manger, il n'est pas possible de le sensibiliser sur l'écologie. Hors l'essentiel de ceux qui sont descendus dans la rue avec ce gilet jaune comme signe de reconnaissance sont descendus car ils avaient faim.

Dans cette fameuse pyramide des besoins, vient ensuite le besoin de sécurité. Sécurité de préserver son emploi, de savoir que l'on peut soigner ses enfants. C'est parce qu'ils sont insécurisés que les français descendent dans la rue.

S'ensuivent le besoin d'utilité, le besoin de reconnaissance et le besoin d'appartenance. L'écologie arrive à ce moment là. Mais comment pouvons-nous nous reconnaître dans quête d'écologie, quand la France autorise le Glyphosate et cette pétrochimie absurde et dangereuse. Comment accepter ces micro ajustements dans les plus petites retraites quand le Gouvernement abandonne 4 milliards d'ISF et laisse échapper 100 milliards d'évasion fiscale la même année ? La violence naît de ceux qui dans la rue se sentent les plus défavorisés et blessés dans leur sentiment d'injustice.

Enfin, dans le haut de la pyramide de Maslow, le besoin d'évolution ? A t'on évolué dans notre dialogue social depuis les manifestations de "Nuit debout", totalement maladroites, ces rencontres avaient le mérite de ne pas accepter l'inacceptable, de se tourner vers d'autres possibles. Elles ont été à l'époque violamment réprimées et se sont essouflées. Les inégalités se sont elles adoucies ?

Une expérience a été menée par des psychologues auprès d'une mère et son enfant de 10 mois. L'un et l'autre se tiennent face à face. Dans un premier temps, la mère répond aux sollicitations du bébé, elle rit avec lui. L'enfant est hilare. Puis la mère tourne le dos et revient face à lui et reste totalement indifférente et immobile à ses mouvements. Au bout de 10 secondes, le visage du bébé est inquiet, puis, il panique au bout de 20, il se met à crier et pleure au bout de 40 secondes. 40 secondes, c'est le temps qu'il aura fallu pour rompre le lien de confiance entre une mère et son enfant. Et un temps certain pour le restaurer.

Dans la période que nous traversons, le lien a été rompu en trop d'endroits. La confiance est affectée, meurtrie. La Fraternité s'est éteinte pour faire place à la compétitivité, au refus de l'autre. Il faudra un temps certain pour rétablir les liens.

Nous ne traversons pas une crise, mais une mutation. Cette mutation est profonde et organique.

Elle est systémique. Elle touche tous les systèmes simultanément. Le système financier, économique, écologique, d'éducation, culturel et spirituel.

Le vieux monde s'effondre. Comme il s'est effondré à la chute de l'empire romain, ou des Othomans. Ce vieux monde bâti sur des paradigmes d'un autre siècle.

Il est temps d'en finir avec cette recherche d'une croissance aveugle pour la remplacer par une sobriété heureuse, encouragée et intelligente.

Il est temps de ne plus croire que nos ressources sont inépuisables. L'exploitation aveugle des ressources écologiques nous conduit à une catastrophe annoncée.

Il est d'en finir avec les systèmes encourageants l'arrogance et le mépris, temps d'en finir avec nos vieilles institutions monarchiques et pyramidales. D'autres modes de gouvernance, sophocratiques, hollacratiques se développent en entreprise depuis des années qui s'appuient sur le dialogue et l'intelligence collective ont assez fait leurs preuves pour qu'on accepte de dépoussierer nos vieilles assemblées binaires et désertées où les représentants du peuple sont sous représentés et surpayés. Il existe déjà ici et là tant d'initiatives spontanées, de plateformes citoyennes qui sont déjà forces de proposition.

Il est temps d'en finir avec nos institutions mysogines et de rétablir un véritable équilibre du masculin et du féminin dans toutes les instances de pouvoir et de décision.

Ce changement prendra du temps mais il s'impose.

Puisque toutes les sagesses nous enseignent qu'il n'existe profondément pour passer à l'acte que deux moteurs, l'amour et la peur. Peut-être pouvons nous considérer que nous avons assez investi dans le pouvoir de la peur, peur de l'autre, peur du changement, peur du dialogue véritable pour essayer cet autre pouvoir qui vient du coeur et manque tant dans les structures de notre démocratie.

Arnaud RIOU

Magic love

Par Le 02/12/2018

Gaëlle est une amie qui m'avait contacté pour que je participe à une de ces vidéos sur le thème du Tantrisme. J'ai décliné l'invitation car je ne suis pas un professionnel. Juste un écrivain. 

Les premières vidéos sont en ligne et elles méritent amplement d'être visionnées. 

 

 

 

"L'humanité a déjà connu ça..."

Par Le 01/12/2018

Thierry Ledru

4 min · 

Non, mais franchement....Comparer l'humanité de l'époque préhistorique avec celle d'aujourd'hui et imaginer que les comportements seront identiques, c'est vraiment avoir la longue-vue bien courte....

Que les humains soient capables de s'adapter, j'en suis également convaincu mais il ne dit pas combien...

La collapsologie ne dit pas que l'humanité va disparaître mais qu'un grand nombre d'humains ne sont pas prêts à traverser les zones troubles et qu'il serait judicieux d'y penser. C'est bien différent.

Le survivalisme développe comme idée principale que pour éviter des troubles majeurs, il convient de se préparer. Est-ce que c'est du "catastrophisme" ou juste une idée toute simple de prévention des risques afin d'en atténuer les effets ?....

J'en ai un peu ras la pioche que les survivalistes passent systématiquement pour des adeptes de l'apocalypse et du découpage de zombies...

Quant à aller dire que la montée des eaux, au regard de ce que la planète a déjà connu, il y a des centaines de milliers ou millions d'années, c'est insignifiant, je trouve ça consternant...C'est comme si l'humanité n'avait pas considéré que de s'installer sur les côtes, c'était intéressant...Il faudrait connaître le nombre de milliards d'habitants concernés pas une montée des eaux de cinquante centimètres ou un mètre. Juste un mètre...Hong Kong, New York, Bombay, le Caire, Calcutta...Rien que ces cinq-là, ca donnerait quoi ? Il va en falloir des bouées...Quant aux réfugiés climatiques, c'es clair que ça sera un problème facilement réglé... Quelques centaines de millions d'individus qu'il faudra secourir. A moins qu'ils soient invités cordialement à se noyer en silence.

Oui, bien, sûr, tout est prêt, "on va gérer le problème, l'humanité a déjà connu ça...La technologie est merveilleuse...Dormez tranquillement braves gens..."


 

Anthropologue, le Dr Alain Froment anticipe, à l’heure de la COP24 et des négociations autour du réchauffement climatique, le devenir de l’homme avec des yeux optimistes. L'homme, dit-il en substance, en a déjà vu d'autres.

Un homme et des enfants se rafraîchissent, dans le centre de Kiev (Ukraine), le 3 août 2018
Un homme et des enfants se rafraîchissent, dans le centre de Kiev (Ukraine), le 3 août 2018 (SERGEI SUPINSKY / AFP)

A la veille de la COP24 avec, au cœur des négociations, l’avenir de la planète soumise au réchauffement climatique, le Dr Alain Froment, anthropobiologiste et directeur de recherche à l’IRD au Musée de l’Homme, met en doute les scénarios catastrophes pour l’avenir de l’être humain. Selon lui, si les changements climatiques vont amplifier un certain nombre de désastres (incendies, tempêtes, migrations, famines), la tendance actuelle à la collapsologie, à faire l’hypothèse que l’espèce humaine disparaîtra, n’est pas raisonnable. Optimiste assumé, il envisage le devenir de l’homme sous des cieux plus chauds à l’aune de son adaptabilité. En somme : et si l’homme en avait déjà vu d’autres ?  

franceinfo : Comment l’Homme pourrait-il s’adapter si les températures continuaient à monter ?

Dr Alain Froment : L’homme est très adaptable, et à cet égard, je refuse à être catastrophiste. L’homme s’adaptera au changement climatique : il l’a d’ailleurs déjà souvent fait. L’homme moderne, comme ses ancêtres, est un animal d’origine tropicale. Aussi, les australopithèques se sont par exemple très bien adaptés à la savane, où il fait facilement 40 ou 45°C. À l’inverse de nos cousins les gorilles ou les chimpanzés, qui sont poilus, nous avons développé, outre des poils plus fins et moins nombreux, des glandes sudoripares pour nous rafraîchir lorsqu’il fait chaud. Et c’est ainsi que les hominiens ancestraux ont conquis la savane, avec notamment la possibilité de forcer les animaux à la course : quand ils font des efforts soutenus, parce que leur système de thermorégulation est moins efficace et passe par le halètement et non la sudation, la température de ces animaux s’échauffe. Ils peuvent courir plus vite, mais moins longtemps que les humains, et sont limités par leur température centrale.

Si la température montait de 2°C en moyenne, ce ne serait donc pas un problème ?

Non ! La température de neutralité thermique, c’est-à-dire celle pour laquelle le corps humain n’a ni chaud ni froid, sans vêtement, est autour de 24°C. Il y a donc de la marge…du moins sur la température moyenne, puisque certaines régions connaîtront des pics à 50°C. Mais même dans les régions beaucoup plus chaudes, les hommes se déplacent et s’installent ailleurs, par exemple dans les hautes terres, comme on le voit en Ethiopie. Trump avait ironisé sur le fait que si le climat se réchauffait, l’homme ne devait pas s’inquiéter puisque, dans le fond, il pouvait bien mettre la climatisation. Je ne souscris absolument pas à cette idée, qui n’en est pas une, surtout si l’on considère la consommation en énergie qu’elle suppose, ni au personnage, mais… il y a du vrai, sur ce point-là, si l’on considère les progrès technologiques ! On peut par exemple, biologiquement, synthétiser  de la mélanine dans la peau pour se protéger des ultraviolets.

L’homme développe une infinité de solutions techniques. Des techniques permettent ainsi de transformer le CO2 atmosphérique en matière plastique… On peut avancer que tout excès de technologie peut a priori être corrigé par de la technologie. Et ce n’est pas la peine de coloniser Mars : il y a beaucoup de place dans les mers, et rien ne nous empêche de faire des villes sous-marines. Ou des villes flottantes. On peut imaginer des conditions de vie éloignées de nos conditions de vie biologique. Ces changements se feront sur plusieurs dizaines d’années : cela laisse à l’Homo sapiens intelligent le temps de trouver des solutions.

Pourtant, la canicule de 2003 a causé la mort de 15 000 personnes… 

Effectivement, mais ce que les médias n’ont pas répercuté, c’est que dans les mois qui ont suivi, il y a eu 15 000 morts de moins ! Ceux qui sont morts lors de cet épisode étaient en fait des personnes fragiles et en fin de vie… On a d’ailleurs connu des canicules plus violentes, et nous avons appris à nous y confronter, par exemple en cessant de forcer les vieillards à boire, mais plutôt à leur proposer du sodium, qui retient l’eau.

Voilà pour le court terme. Mais sur le temps long ?

Si l’on regarde la fin de l’âge glaciaire, au début du mésolithique, après la fonte des glaces, il y a 8 000 ans, la température a augmenté de 5 à 7°C en moins de… cent ans. Toute la faune glaciaire a fui vers le nord, les rennes sont partis et ont été remplacés par les cerfs, la steppe a été remplacée par la forêt, et ceci sur le temps de quelques générations d’humains. Quant au niveau de la mer, on l’a vu progressivement monter de 120 mètres, alors qu’aujourd’hui, on discute d’une quarantaine de centimètres. C’est dire si les phénomènes ne sont pas comparables. L’homme évolue lentement : les premiers Homo sapiens d’Afrique d’il y a 200 000 ans nous ressemblent assez. On peut valablement penser que les futurs hommes ne seront pas vraiment différents de nous ; mais d’ici là, la biologie sera largement relayée par la technologie.

ECOUTEZ LE PODCAST DE RADIO FRANCE "AGIR POUR MA PLANÈTE" :

A l'occasion de la COP24, retrouvez toutes les émissions et les chroniques sur le changement climatique, par les antennes de Radio France. Quel est l'impact du réchauffement climatique sur l'environnement ? Quels dangers, quelles solutions ? A retrouver sur iTunessur Deezer ou en fil RSS.

Empreinte carbone et pouvoir d'achat

Par Le 01/12/2018

émissioncarbone

 

C'est ce que j'écrivais dernièrement...Plutôt que de râler sur les allocations touchées par des individus qui n'ont qu'un impact très, très limité sur la planète, il faudrait comparer avec ceux qui usent de leur pognon pour montrer leur "pouvoir d'achat"...C'est quoi aujourd'hui, "le pouvoir d'achat", sinon une arme de destruction massive ?...Il viendra un temps où la frugalité et la simplicité volontaire seront reconnues comme d'utilité planétaire. 

 

 

 

 

DEBOUT !

LE BLOG DEJEAN GADREY

Faites entendre votre voix

En France, les très riches émettent 40 fois plus de carbone que les pauvres, mais les pauvres paient plus de 4 fois plus de taxe carbone en % de leurs revenus !

   
  • JEAN GADREY

  •   
 

Ce titre repose sur des évaluations imparfaites, mais les ordres de grandeur sont réalistes.

On a très peu de données fiables sur les émissions de CO2 en fonction des revenus. Les meilleures à ma connaissance sont celles de Chancel et Piketty à l’échelle mondiale, dans leur étude (en anglais) «Carbon and inequality : from Tokyo to Paris», publiée en 2015, ainsi que les estimations d’une étude d’Oxfam de la même année (celle de la COP21), dont les résultats sont voisins. Mais dans les deux cas, on manque de chiffres nationaux, lacune que je vais essayer de combler en partie avec les moyens du bord.

Dans le monde, selon Chancel et Piketty, les 10 % des individus les plus émetteurs (qui sont en gros les 10 % les plus riches, vu la corrélation assez forte entre revenu et émissions) sont responsables de 45 % des émissions mondiales, pendant que les 50 % les moins émetteurs ne produisent que 13 % de ces émissions mondiales. Dit autrement, une personne appartenant au groupe des 10 % du haut émet en moyenne 17 fois plus qu’une personne faisant partie de la moitié « du bas ». Ces résultats tiennent compte des émissions « importées » dans les produits et services consommés par les individus (« empreinte carbone »), avec quelques complications sur lesquelles je passe.

Autre résultat majeur, concernant les inégalités extrêmes : les 1 % les plus riches (en revenu) de pays très riches tels que les États-Unis ou Singapour ont des niveaux d’émissions par personne dépassant 250 tonnes de CO2 par an (on parle de « CO2 équivalent ») pour Singapour, 320 pour les États-Unis, 200 pour le Canada, etc., chiffres pour l’année 2013. À l’autre extrémité, les 10 % les plus pauvres des pays les plus pauvres (par exemple le Honduras ou le Rwanda) sont à environ 0,1 tonne par an, soit 2000 ou 3000 fois moins que les très riches des pays très riches.

Je le dis autrement, car c’est énorme : il y a dans le monde, par millions, des très riches qui émettent 2000 à 3000 fois plus que les plus pauvres.

Le cas de la France n’est pas traité spécifiquement dans cette étude mondiale. Je vais donc me livrer à un exercice approximatif faute de mieux. J’appelle « très riches » les 1 % du haut de l’échelle des revenus et je souhaite comparer leur empreinte carbone moyenne à celle des 10 % les moins riches (le « premier décile » des revenus).

On sait grâce à Chancel et Piketty que pour les 1 % les plus riches des Canadiens les émissions annuelles par personne sont de 200 tonnes de CO2. Or le Canada est un pays où le revenu moyen est supérieur de peu à celui de la France (environ + 14 % en 2017 en « parités de pouvoir d’achat » selon la Banque mondiale) et où les inégalités mesurées par le coefficient de Gini sont presque identiques. On peut donc parier raisonnablement que les 1 % les plus riches du Canada ont une empreinte carbone sans doute un peu supérieure à celle des Français, mais d’assez peu, et pour être très prudent j’affecterai aux très riches Français une empreinte moyenne de 20 % inférieure à celle de leurs homologues canadiens, soit 160 tonnes par an et par personne.

Quel chiffre retenir pour l’empreinte carbone moyenne par personne du premier décile en France, donnée que je n’ai pas trouvée mais qui existe peut-être dans les fichiers en ligne de Chancel et Piketty que je ne suis pas parvenu à ouvrir… ? En étant une nouvelle fois prudent, je vais retenir comme ordre de grandeur le chiffre de 4 tonnes de CO2 par an, sachant que selon Chancel et Piketty les personnes du troisième décile (dont le niveau de vie est 1,8 fois celui du premier décile) émettaient en moyenne 6,5 tonnes par personne en 2013 (leur étude ne fournit malheureusement aucun autre chiffre pour la France).

Résumons : au moins 160 tonnes en moyenne pour les 1 % les plus riches, au plus 4 tonnes pour les 10 % les plus pauvres, cela fait 40 fois plus pour les premiers, estimation basse.

La taxe carbone pèse plus de 4 fois plus sur le budget des plus pauvres

On a sur ce point des données par déciles, dont celles trouvées dans un document sur « les effets distributifs de la fiscalité carbone en France », par Audrey Berry. La fiscalité carbone représenterait 0,68 % du revenu disponible des 10 % les moins riches et 0,23 % pour les 10 % les plus riches, soit 3 fois moins. De son côté, Lucas Chancel avance le chiffre de 5 fois moins dans sa tribune de Libé du 12 novembre (« Taxe carbone : peut-on concilier écologie et justice sociale ? »), mais c’est peut-être parce que les bases de comparaison diffèrent. Peu importe pour ce qui suit, je couperai la poire en deux en estimant que les 10 % les plus riches paient environ 4 fois moins de taxe carbone que les 10 % les plus pauvres en proportion de leurs revenus.

[Ajout du 30 novembre : ce "facteur 4" entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres est confirmé dans une fiche récente de l'OFCE qui m'a été signalée par Lucas Chancel : https://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/pbrief/2017/OFCE-Fiche7-Taxe-carbone-12-07.pdf]

Qu’en est-il des 1 % les plus riches ? Aucune source ne le dit à ma connaissance, mais on sait au moins que le poste « avion » pèse de plus en plus lourd dans les émissions lorsque le revenu grimpe (voir cette enquête IPSOS pour l’observatoire du bilan carbone des ménages), et comme il n’y a aucune fiscalité carbone pour le transport aérien, cela va nécessairement alléger beaucoup le poids de cette fiscalité dans le budget des très riches. On peut donc affirmer sans trop de risque que la taxe carbone pèse « plus de 4 fois plus » sur le budget des 10 % les plus pauvres que sur celui des très riches.

Dernière remarque « pour la route » (ou autre mode de déplacement moins polluant…)

Il serait risqué de prendre ces constats, si ahurissants soient-ils, comme une incitation à ne faire aucun effort de sobriété énergétique et de réduction de notre empreinte carbone, au motif que les très riches polluent beaucoup plus que l’immense majorité. Qu’il faille prendre des mesures contre la démesure d’une petite minorité est évident, mais il est non moins évident que l’empreinte carbone de l’immense majorité des gens dans les pays riches est insoutenable. Il nous faut aller collectivement vers une empreinte carbone nette devenant nulle vers 2050 (la « neutralité carbone »). C’est possible (voir le scénario négaWatt), mais en menant des politiques ambitieuses de transition juste dont on connait les grandes lignes, plus encore que par des actes individuels au demeurant nécessaires.

Il reste toutefois à retenir de ces constats d’inégalités énormes, aussi bien pour les émissions que pour les efforts fiscaux, que l’acceptation par le plus grand nombre des mesures de sauvegarde du climat (dont la fiscalité carbone fait partie mais dont elle ne peut pas être le principal outil) passe par une nette réduction des inégalités sociales et des injustices fiscales. C’est la grande condition pour que ces mesures soient considérées comme justes. Si elle n’est pas remplie, la transition nécessaire se heurtera à des oppositions compréhensibles, alors qu’elle aurait besoin d’un soutien très large.

Lien vers le billet suivant sur une question voisine :

Les plus gros pollueurs français ne paient presque pas de taxe carbone !  (Il s'agit des grandes entreprises)

Liens vers mes trois billets précédents, par ordre chronologique inversé :

Priscillia Ludosky (porte-parole des gilets jaunes), une militante sociale-écolo ? Oui, dans une certaine mesure, avec quelques limites à débattre

17 novembre : quand l’existence précède l’essence. Propositions concrètes pour sortir d’une contradiction (suite du billet précédent)

Je n’irai pas manifester pour le prix de l’essence, mais essayons de comprendre et proposons des alternatives

Mots-clés : Inégalités sociales

Gilets jaunes

Par Le 29/11/2018

Des \"gilets jaunes\" manifestant contre l\'augmentation des taxes sur les carburants, le 24 novembre 2018 à Rochefort (Charente-Maritime). 
Des "gilets jaunes" manifestant contre l'augmentation des taxes sur les carburants, le 24 novembre 2018 à Rochefort (Charente-Maritime).  (XAVIER LEOTY / AFP)

Les revendications des "gilets jaunes" dépassent désormais officiellement la seule question des prix du carburant. Dans un long communiqué envoyé aux médias et aux députés, jeudi 29 novembre, la délégation du mouvement liste une série de revendications qu'il souhaite voir appliquées.

"Députés de France, nous vous faisons part des directives du peuple pour que vous les transposiez en loi (...). Obéissez à la volonté du peuple. Faites appliquer ces directives", écrivent les "gilets jaunes". Des porte-parole de la délégation doivent être reçus, vendredi à 14 heures, par le Premier ministre, Edouard Philippe, et le ministre de la Transition écologique, François de Rugy. 

>> DIRECT. Réactions, blocages... Suivez la mobilisation des "gilets jaunes"

Augmentation du smic à 1 300 euros net, retour à la retraite à 60 ans ou abandon du prélèvement à la source... La liste comprend de nombreuses mesures sociales, mais également des mesures concernant les transports, comme la fin de la hausse des taxes sur le carburant et la mise en place d'une taxe sur le fuel maritime et le kérosène. Voici cette liste non exhaustive de revendications : 

• Zéro SDF : URGENT.

• Davantage de progressivité dans l'impôt sur le revenu, c'est-à-dire davantage de tranches.

• Smic à 1 300 euros net.

• Favoriser les petits commerces des villages et centres-villes. Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce et davantage de parkings gratuits dans les centres-villes.

• Grand plan d'Isolation des logements pour faire de l'écologie en faisant faire des économies aux ménages.

• Impôts : que les GROS (MacDo, Google, Amazon, Carrefour...) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.

• Même système de Sécurité sociale pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.

• Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. Pas de retraite à points.

• Fin de la hausse des taxes sur le carburant.

• Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.

• Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque-vacances.

• Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l'inflation.

• Protéger l'industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie, c'est protéger notre savoir-faire et nos emplois.

• Fin du travail détaché. Il est anormal qu'une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu'un employeur français.

• Pour la sécurité de l'emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.

• Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d'une industrie française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)

• Fin de la politique d'austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l'argent des pauvres et des moins pauvres, mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.

• Que les causes des migrations forcées soient traitées.

• Que les demandeurs d'asile soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l'alimentation ainsi que l'éducation pour les mineurs. Travaillez avec l'ONU pour que des camps d'accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l'attente du résultat de la demande d'asile.

• Que les déboutés du droit d'asile soient reconduits dans leur pays d'origine.

• Qu'une réelle politique d'intégration soit mise en œuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d'histoire de France et cours d'éducation civique avec une certification à la fin du parcours).

• Salaire maximum fixé à 15 000 euros.

• Que des emplois soient crées pour les chômeurs.

• Augmentation des allocations handicapés.

• Limitation des loyers. Davantage de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).

• Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage, aéroport…)

• Moyens conséquents accordés à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.

• L'intégralité de l'argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l'entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu'à la sécurité routière.

• Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu'il y a eu privatisation, nous voulons qu'ils redeviennent publics et que les prix baissent de manière conséquente.

• Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.

• Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l'argent sur les personnes âgées. L'or gris, c'est fini. L'ère du bien-être gris commence.

• Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la terminale.

• Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.

• Le référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d'un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l'Assemblée nationale qui aura l'obligation, (un an jour pour jour après l'obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l'intégralité des Français.

• Retour à un mandat de 7 ans pour le président de la République. L’élection des députés deux ans après l'élection du président de la République permettait d'envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)

• Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillé dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.

• Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.

• Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.

• Pas de prélèvement à la source.

• Fin des indemnités présidentielles à vie.

• Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. Taxe sur le fuel maritime et le kérosène.

Marshall Rosenberg : le changement

Par Le 26/11/2018

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« Le fondement spirituel du changement social


Marshall : Si, lorsque nous œuvrons en faveur du changement social, nous ne nous appuyons pas sur une certaine spiritualité, nous risquons de faire plus de tort que de bien. Par spiritualité, j’entends le fait de rester à chaque instant en lien avec sa propre vie et avec celle des autres. Nous pouvons découvrir notre spiritualité en nous posant certaines questions : qu’est-ce qu’une bonne vie ? Quelle est notre raison d’être ? Cette qualité de conscience contribuera à nous conduire vers une spiritualité qui embellit la vie, qui nous aide à nous relier cœur à cœur à nous-mêmes et aux autres. Nous sommes politiquement évolués, nous connaissons toutes les structures dangereuses qui existent, nous sommes très habiles à voir ce qui ne va pas dans le monde et nous allons le changer. Mais si nous n’opérons pas d’abord un changement spirituel en nous-mêmes, nous ne serons pas efficaces ; en fait, nous pourrions même contribuer à perpétuer la situation actuelle. 
Alors oui, nous allons commencer par nous-mêmes, mais soyons prudents : la spiritualité peut être synonyme de passivité si nous amenons les gens à être si calmes, conciliants et aimants qu’ils en finissent par tolérer les structures dangereuses. La spiritualité que nous avons besoin de développer pour réaliser le changement social doit avoir un effet mobilisateur en faveur de ce changement. Elle ne doit pas simplement nous permettre de rester là à aimer le monde, quoi qu’il arrive. Elle doit créer une qualité d’énergie qui nous incite à l’action. Si notre développement spirituel n’a pas cette qualité, je ne pense pas que nous pourrons réaliser le genre de changement social que j’aimerais voir advenir. 
La spiritualité que j’essaie de vivre est très simple. Chaque fois que je me suis trouvé dans une église ou une synagogue, je me suis ennuyé; j’ai donc besoin d’une spiritualité qui soit vivante pour moi, qui ne nécessite pas tant de mots. J’aime la manière dont Joseph Campbell l’a résumée. Joseph Campbell a écrit un grand nombre d’ouvrages sur les mythes et les religions comparées. Il a tenté de mettre en évidence la beauté de chaque religion et a constaté que chacune d’entre elles offrait le même message - un message qu’il appréciait. Quelle est donc sa définition de la spiritualité ? Voici le message commun à chacune des religions : "ne faites rien si ce n’est pas par jeu." 
Si nous gardons cette notion à l’esprit - ne rien faire si ce n’est pas amusant - nous constaterons que le jeu le plus amusant au monde consiste à rendre la vie plus belle. Comment rendre la vie plus belle ? Ne faites rien qui ne soit pas un jeu. Attendez que cela le devienne. Ce que vous faites deviendra un jeu dès lors que toute votre conscience sera au service de la vie. Alors, utilisez votre puissance pour répondre aux besoins de la planète et des êtres humains. Mettez votre puissance au service des besoins. 
Le changement social consiste à nous libérer de toute théologie, de toute spiritualité qui n’est pas en harmonie avec ce qui, selon nous, permettra de créer le monde dans lequel nous voulons vivre. Sachons d’abord définir le monde dans lequel nous voulons évoluer, puis faisons en sorte de le créer. Dès que nous commençons à vivre une autre spiritualité, nous mettons en place le changement social. Il ne s’agit pas de s’arrêter là, mais dès le moment où nous vivons - à quelque degré que ce soit - une autre spiritualité, le changement social s’amorce. 
La spiritualité dans laquelle j’ai été éduqué et la culture dans laquelle j’ai grandi m’ont appris que la bonne vie consistait à punir les personnes mauvaises. Les forces du bien punissent les forces du mal. Je dirais que cette forme de spiritualité est encore notre spiritualité de prédilection. Les enfants de nos cultures y sont exposés, tout spécialement lorsqu’ils regardent la télévision. Soixante-quinze pour cent des programmes proposent des histoires de héros, de gentils qui tuent ou tabassent les méchants. Nous ne pouvons pas reprocher à la télévision de promouvoir ce type de spiritualité : de nombreux livres sacrés ont servi à enseigner le même message. J’opte, quant à moi, pour une autre forme de spiritualité. »
Marshall Rosenberg, Clés pour un monde meilleur (The Heart Of Social Change)

KUNDALINI : commentaire (1)

Par Le 24/11/2018

Audrey Steinmetz

46 min · 

Je n’aime pas lire 
Cette semaine j ai dévoré
J ai adoré... un auteur d une qualité, d une finesse, d une passion, d’une précision extra ordinaire 
Un voyage différent à travers les mots 
Une invitation juste indispensable à l amour... 
Je vous propose une lecture de l amour, de la vie, de la joie....

Thierry Ledru l auteur 
Édition 38

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Un message qui remonte le Temps...

Par Le 18/11/2018

"Bonjour
La vie nous réserve parfois de drôle de surprise.
Tout d'abord je suis heureuse de voir qu'il y a une amélioration pour ta jambe et surtout une grande volonté et confiance de guérison et c'est la clé de la réussite.
Ensuite je me présente : Je suis Pascale la mère de Morgane dont tu as été le premier instituteur à Coëtlogon. Philippe et Monika ont fait le lien.
Je te souhaite ainsi qu'à ceux que tu aimes pleins de bonnes aventures
Pascale"

Un message reçu ce matin dans ma boîte privée sur Facebook. Et j'en suis profondément ému...

J'avais 20 ans. C'était mon premier poste. J'en ai écrit un roman. Une "fiction réelle...." L'histoire d'un instituteur totalement novice, une alternance frénétique entre l'angoisse et le bonheur, entre la joie des enfants et les nuits sans sommeil, la puissance des convictions et les doutes insoumis...

Dans "Kaamelott", le roi Arthur dit un jour aux chevaliers de la table ronde : "Je ne veux pas qu'on dise que je n'ai rien fait pour trouver le Graal. J'ai fait tout ce que je pouvais".

Le bonheur des enfants, c'était mon Graal. Le bonheur d'apprendre et de jouer, le bonheur de travailler et de rire, le bonheur de découvrir le monde et la force en soi, la détermination, la volonté, les valeurs essentielles, le groupe humain, même s'ils n'étaient que huit enfants de tous les âges. 
J'ai longtemps gardé en moi une profonde culpabilité devant mon inexpérience, la certitude que ce que je leur apportais était insuffisant, la peur que les années suivantes soient rendues difficiles par les manques scolaires, tout ce que je n'avais pas réussi à leur apprendre...
"JUSQU'AU BOUT" Le prochain roman publié... C'est comme une boucle qui se referme. Des centaines d'enfants. Et Morgane que je revois encore dans la classe. Et les autres enfants. Mon logement de fonction dans l'école, tous les bois que je parcourais pendant des heures, la nuit comme le jour...Ces angoisses fulgurantes qui me paralysaient..."Comment je vais faire ? " La solitude effrayante d'un jeune homme perdu à qui on confie la vie de jeunes enfants.

Je les aimais. Infiniment. Et cet amour me dépassait. Il n'y avait que dix ans d'écart entre les plus âgés et moi. Je n'étais qu'un "enfant-enseignant". J'ai grandi à chaque année, à chaque enfant rencontré. Ils m'ont beaucoup, beaucoup appris...
Morgane et tous les autres. Je leur dois aussi d'être ce que je suis aujourd'hui. 
J'espère juste ne pas avoir commis d'erreurs trop profondes, de ne pas avoir fait de mal, rien qui ne puisse être oublié, rien qui ne puisse être cicatrisé. 
Je suis allé jusqu'au bout de ce que je pouvais accomplir. Quelques mois encore. C'est comme un accouchement. Plus le moment de la délivrance approche, plus les contractions s'intensifient...

Boutwhite web 1

Yuka, enseignant.

Par Le 17/11/2018

Je n'arrive pas à courir. La jambe gauche ne réagit pas assez vite, elle ne tient pas l'appui. Un reste de la sciatique paralysante et la compression du nerf sciatique, toujours présente. Mais je marche. Je sais que le reste suivra. Un jour.

J'ai deux histoires en tête. La mienne d'abord. J'ai déjà connu ça. deux fois. Et puis Yuka. J'avais roulé sur son arrière-train avec le camion. Le premier vétérinaire qu'on a vu a dit qu'il valait mieux l'euthanasier. On a refusé. Un autre chirurgien a accepté de l'opérer. Une fois, puis une autre...Et on l'a pris avec nous à la maison. Marine ne le quittait pas un seul instant. Je l'ai massé, massé, massé, tous les jours. Et jamais Yuka ne m'a montré le moindre ressentiment. Juste son amour, sa patience, son acceptation de l'instant...

L'acceptation. Ce que j'ai si longtemps été incapable de valider. C'est Yuka qui me l'a enseigné. C'est à lui aussi que j'ai pensé quand la sciatique est revenue en septembre. N'avoir aucune révolte, aucune colère, aucun déni, aucun refus. Ce qui est là est là. 
Yuka court, nage, saute, joue, vit. Pleinement. Là où un chirurgien voulait l'euthanasier. 
Je courrais de nouveau un jour.

La force et l'amour de la vie, la joie et l'intelligence, comme une âme en attente, sur le seuil entre le monde animal et celui des humains. Un jour, il partira. Puis, il reviendra. Pour une nouvelle avancée. Il sera une femme, emplie d'amour et de liberté sauvage. Je l'aime maintenant et jusqu'à son dernier souffle et j'aimerai toujours cette âme. Où qu'elle soit, qui qu'elle soit.

 

Yuka. Le jour où...

Yuka...Une semaine après...

Yuka. Un mois après...

Yuka et Marine

Yuka, un an après.

Yuka...Noël 2015

Yuka et moi.

Martin Beaupré : peintures Zen

Par Le 14/11/2018

Un travail magnifique.

http://www.martinbeaupre.com/toile.php?CAT=2

 

Je tente d'apprendre le coloriage à mes élèves. Beaucoup en sont toujours à prendre leurs crayons comme un rouleau de peinture et à tartiner allègrement...Je remarque également un manque de patience chronique chez beaucoup d'entre eux. Imaginer qu'un travail artistique puisse prendre plus d'une heure relève pour eux de l'impensable. Jeudi, j'ai lancé la reproduction d'un paysage de montagne. J'ai travaillé environ quatre heures sur le mien avant de considérer qu'il était présentable. Certains enfants avaient terminé en trente minutes...
Ça me désole au plus haut point. Ils ne ressentent pas le bonheur du travail soigné. Tout doit aller vite. 
Un monde de zapping.

Demain, je vais leur présenter ce peintre et on va retravailler. Je mettrai de la musique, j'imposerai le silence, l'immobilité, juste la main qui travaille. Et l'esprit qui entre dans le tableau. 
Le Zen.

Martin Beaupré artiste peintre || Simplement s ouvrir, accueillir, se fondre à l intant

Martin Beaupré artiste peintre || Quand les lumières du ciel éclairent notre chemin

Martin Beaupré artiste peintre || La lune au-dessus des rêves

Martin Beaupré artiste peintre || Chaque jour est une grâce

Martin Beaupré artiste peintre || The chance to live

Martin Beaupré artiste peintre || Catch the light, feel the joy

Martin Beaupré artiste peintre || When the horizon reaches my heart

Martin Beaupré artiste peintre || Road elevation

Martin Beaupré artiste peintre || Transformation, evolution

Martin Beaupré artiste peintre ||

Martin Beaupré artiste peintre ||

Martin Beaupré artiste peintre ||

 
le 14 novembre 2018 | 

Martin Beaupré - Artiste peintre au Québec CANADA

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69, rue Saint-Pierre
Québec (Québec) CANADA
(418) 694-2274

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© 2018 Martin Beaupré, artiste peintre Québec - CANADA
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Simplement s'ouvrir, accueillir, se fondre à l'intant

"Tantralliance"

Par Le 14/11/2018

 

J'aime beaucoup ce texte sur le Tantra. On y trouve l'essentiel. 

 

Thierry

https://www.facebook.com/notes/tantralliance/le-tantra-un-socle-exp%C3%A9rientiel-pour-transformer-sa-vie/1913031122121523/

 

https://www.facebook.com/tantralliance/?eid=ARDjcB81JmoysynNS5dDuFj_GAymNGMeCvnYm8yYNp6d24NBkuhNsGVKK-bGeuUy_ioWphuVf2ZH4365

 

Le tantra : un socle expérientiel … pour transformer sa vie

TANTRALLIANCE·JEUDI 13 SEPTEMBRE 2018

 

Le féminin & le masculin sacrés

Selon le tantra, le principe féminin (« shakti ») est le symbole de la sagesse. Il n’est effectif que par l’union, et plus précisément par l’acte de cette union, provoqué par l’élément masculin (« shiva »). Les pratiques tantriques invitent à expérimenter en soi cette union du féminin avec le masculin. C’est un chemin de connaissance de soi. Il s’agit déjà, dans un premier temps, d’identifier sa part féminine et sa part masculine. Certains exercices proposés dans un stage de tantra le permettent. Des moments où les femmes se retrouvent entre elles, de même pour les hommes, permettent à chacun de se reconnecter à son énergie « sexuée ». Certains jeux de rôle invitent également à incarner pour les femmes leur part masculine, et pour les hommes leur part féminine.

Pour un homme : qu’est-ce que cela signifie, d’avoir du féminin en soi? Peut-être bien qu’accueillir sa vulnérabilité et se sentir sensible et tendre n’est pas « perdre sa virilité » ?! Peut-être bien même que c’est le contraire ! Quoi de plus rassurant et attirant pour une femme en chemin, que de rencontrer un homme en paix, dans sa vulnérabilité et sa puissance, qui assume ses forces … comme ses faiblesses … qui deviennent alors une force !

Pour une femme, avoir du masculin en soi est peut-être plus facile à identifier : dans notre société occidentale, avec le rythme qui s'accélère de plus en plus, où le "faire" laisse peu de place à "l'être", la place pour le féminin semble étroite. Rester "femme" dans son quotidien n’est pas une mince affaire, quand on doit assurer sur tous les plans : au travail, à la maison, en tant que compagne, mère, amante, aimante, working-girl etc ... Comment ne pas se laisser submerger par cette part de "tenir", "agir", "contrôler" ... cette "surcharge mentale" dont on commence à parler.

Artiste : Nadine Debay

Le tantra invite à revisiter et réveiller nos parts féminines et masculines vertueuses, essentielles, sacrées ! Pour un féminin de l’être, doux, sensible, intuitif & un masculin protecteur et tendre... telle est l’équation en Je(u).

Selon l’approche tantrique, réconcilier en soi ces deux principes fondateurs permet d’harmoniser corps, émotions, pensées, pour exister au rythme de son cœur pacifié. Cet agencement harmonieux favorise aussi une reliance plus authentique aux autres, dans la bienveillance et l’émerveillement. C’est la relation « par le cœur ».

“ On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux” - le Petit Prince

Il s’agit ainsi de « faire couple » d’abord avec soi-même et de révéler symboliquement son propre cercle, plein, entier, nourri, autonome… pour mieux rencontrer ensuite le cercle de l’autre, forcément différent et complémentaire.

Cette approche en conscience permet la synergie de deux cercles. C’est l’Alliance - pour une dimension sacrée de la relation. En cela, changer le monde commence d’abord par sa propre transformation : il s’agit de « changer son monde ».

Le retour « chez Soi »

Le tantra permet à chacun, peu à peu, de revenir « chez soi » : de se reconnecter à ses sensations, ses émotions, à son être profond. Certains exercices proposés permettent de prendre conscience de ses limites, et de savoir dire « non » de manière bienveillante, en toute intégrité, en lâchant cette peur de faire du mal à l’autre. Si par exemple, l’autre se sent blessé par ce « non », cela lui appartient. C’est un chemin d’autonomie. Car : savoir dire “non” à l’autre ... est un vrai “oui” à soi.

D’autres exercices proposent un échange énergétique du regard. Le simple fait d’être vu, yeux dans les yeux, pendant 3 - 4 minutes, dans l’immobilité, est souvent vécu comme une révélation. J’ai souvent vu des participants se sentir émus, voir pleurer d’avoir été « vus ». Dans notre vie quotidienne, prend-t-on le temps de « voir » l’autre vraiment ? Les yeux sont le prolongement de l’âme, dit-on. C’est « le lien ». Un lien vers de nouvelles frontières de l’Être.

Le corps … lieu du Soi …

Le corps humain est au centre de la philosophie tantrique : c’est un univers en soi, il contient l’universalité. Dieu - ou l’énergie universelle - est en soi et non à l’extérieur. C’est à cet endroit que réside notre vitalité existentielle. Et c'est en se reliant le plus souvent possible à ce centre, ce noyau divin qui est en chacun de nous, que nous pouvons nous sentir réconciliés. C'est une voie de libération.

Cela semble évident mais il est intéressant de le souligner : à quelques exceptions près, nous sommes tous issus d’un coït, et du plaisir. Dans la philosophie tantrique, le plaisir n’est pas condamné ou combattu. Ceci à contrario de notre monde occidental, dans lequel la grande difficulté est d’accepter que nous sommes majoritairement des êtres de désir, et d’assumer le plaisir.

La libido, le plaisir est un chemin vers la libération. C’est une nécessité ! Le tantrika (celui qui pratique le tantra) proclame la chance que nous avons d’être incarnés dans un corps. Nous oublions trop souvent la complexité du corps humain et ce cadeau qu’est la vie créée par la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule ! C’est une chance. L’humanité toute entière contient cette sagesse de l’union du corps et de l’esprit, et cette sagesse est en chacun de nous.

C’est la grande différence d’avec les traditions monothéistes judéo-chrétiennes et musulmanes, pour lesquelles le plaisir est quelque chose contre lequel il faut lutter. Pratiquer le tantra dans des stages permet ainsi de se connecter à son corps, à ses sensations. Il nous invite à aimer notre corps, au-delà des défauts ou des projections que l’on lui donne (souvent véhiculées par l’éducation ou le bouillon de culture colporté par les stéréotypes imposés par médias et la publicité). Entendre de la part d’un autre « je te trouve beau » ou « comme tu es belle » est source d’une grande libération. Par ailleurs, un stage de tantra peut ouvrir la parole à la sexualité : il s’agit dédramatiser ce sujet encore « tabou » pour « crever les abcès » et libérer le poids de l’interdit. Après tout, notre sexe fait partie de notre corps, au même titre qu’une main ou un doigt de pied ! L’approche du tantra permet de voir, considérer, accepter son sexe tel qu’il est, dans la bienveillance et le sacré.

Libido et désir

Le tantra, par certains exercices, permet de se connecter au désir. Via des jeux de rôle par exemple, dans lesquels l’un va jouer à séduire l’autre : le fait d’être simplement « vu » et éventuellement désiré par l’autre est une invitation à se désirer soi, à se connecter à son énergie vitale. Certaines structures tantriques invitent à faire circuler son énergie vitale, au travers de ses chakras. Cela peut être via des exercices de méditations dynamiques d’Osho par exemple, à l’occasion desquels le souffle est accéléré, le corps est en mouvement saccadé, de manière à ce que le mental lâche le contrôle, et que l’énergie circule de manière plus fluide. Ces pratiques permettent de se connecter de plus en plus à ses désirs, et d’être plus en paix dans son rapport à eux : « je suis comme je suis » ; « j’accepte mon désir » ; « je pose mon désir » ; « je prends plaisir à être comme cela ». Désirer devient un plaisir sans exigence de devoir quelque chose envers l’autre, ou de passage à l'acte sexuel.

A suivre ...

*Ong Namo Guru Dev Namo : « Je m'incline face à la l'énergie première et créatrice, je m'incline face à la sagesse subtile et divine »

Il est là...

Par Le 13/11/2018

Thierry Ledru

39 min · 

Il est là, je le tiens dans mes mains...Il est réel et non plus seulement dans ma tête et dans mon corps.

Je souhaite cet instant à tous les auteurs, à tous les gens qui écrivent et qui se livrent, corps et âme.

Ce que nous écrivons est comme une matière en nous, un organe supplémentaire, une boule lumineuse et qui parfois s'éteint, comme entrée dans le repos, comme une plongée nécessaire dans la source des mots. La lumière revient toujours, les mots remontent des profondeurs. Tant qu'on les aime.

L'histoire, à ses premiers instants, n'est qu'une boule de glaise. Il faut s'asseoir et la prendre dans ses mains, la modeler, en sentir la matière, en extraire la lumière, ne rien forcer, juste se réjouir de cette vie qui rayonne et de l'hommage que les mots nous font en nous accordant leur confiance, aimer les personnages, les regarder vivre, écouter leurs tourments, rire avec eux et accompagner leur éveil... Et s'éveiller avec eux.

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"C'est honteux..."

Par Le 11/11/2018

"C'est honteux, vous salissez le Tantrisme."....

Voilà une des phrases écrites par une professionnelle du tantrisme qui vient de m'écrire par MP sur Facebook, après avoir vu la compilation de photographies associées à mon roman "KUNDALINI". 


Pour elle, il est inadmissible de vouloir vendre des livres et s'enrichir (lol) en salissant une philosophie millénaire et en la limitant à des images de nudité et de sexualité alors que le Tantrisme est bien autre chose que ça. C'est de la vulgarisation vulgaire.

Bon....Cette personne a arrêté son jugement sans avoir rien lu du roman, bien entendu. Il ne s'agissait que de photographies.

Je suis un peu surpris de la part d'une personne œuvrant à "l'éveil des consciences." Qu'elle vienne me dire que ça lui déplaît après l'avoir lu, je veux bien l'entendre, évidemment, mais sur la base de quelques images, je trouve ça éminemment péremptoire. 
 

J'ai lu de très nombreux ouvrages sur le Tantrisme et je sais pertinemment que la sexualité n'en est qu'une infime partie. 
Il ne m'est pas venu à l'idée, une seule seconde, d'écrire un livre technique sur l'enseignement du Tantrisme. Je n'en ai ni les compétences, ni la légitimité. 

 

Par contre, il m'intéressait à travers l'histoire de deux personnages d'amener des réflexions sur l'amour. Et le Tantrisme parle d'amour. Et donc aussi de sexualité. Le roman n'en est pas pour autant un livre érotique. 
 

Je suis surpris également par le fait qu'ne professionnelle considère que la vulgarisation est nécessairement avilissante et que l'enseignement du Tantra ne peut être confié à des néophytes qui n'auraient pas suivi "les centaines d'heures de formation que tout vrai thérapeute se doit de suivre." Oui, mais moi, je tente juste d'être écrivain. Pas thérapeute.

Est-ce donc que le droit de parler du Tantra ne m'est plus accordé ? Oui, je suis ignorant au regard des professionnels mais mon propos n'est nullement de prendre leur place ou de donner une fausse image au grand public de leurs pratiques. 
 

KUNDALINI n'est pas un roman érotique. C'est pour moi un roman sur la spiritualité. 
 

Il y a quelques jours, une personne avec laquelle j'ai un peu échangé sur le livre m'a proposé une interview dans le cadre d'échanges avec des "experts". J'ai refusé car je n'en suis pas un. En quoi que ce soit d'ailleurs. Je fais ce que je peux avec ce que j'ai. Parfois, ça ne va pas bien loin et parfois un peu plus. Mais je ne suis pas "expert en Tantrisme". J'ai juste tenté d'écrire un roman. Rien d'autre. 
 

J'espère que d'autres personnes œuvrant dans cette profession viendront me donner leur avis sur le livre...
Et d'autres personnes n'y connaissant rien. 

 

L'intention de départ, de mon côté, était justement de présenter de façon romancée une philosophie particulière à des gens qui n'y connaissent rien. La plus belle satisfaction serait d'apprendre qu'après cette lecture, des néophytes chercheraient à en savoir davantage.
C'est tout le but de la vulgarisation...

 

Est-ce que le fait d'utiliser le terme "verge", "seins", "lèvres" "fesses", "pénétration" fait de ce roman un livre uniquement érotique ne pouvant pas se référer du Tantrisme ou bien contient-il autre chose ? 

EXTRAIT:

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"L’Indien était debout, face à elle. Elle se voyait dans ses regards. Des lumières qui tremblaient et diffusaient des parfums de clarté éphémères. Elle sentait dans son corps des frissons tièdes, des caresses intérieures, des aurores de désirs. Une bulle d’amour qui les enveloppait, un cristal lumineux, comme au cœur d’une étoile cotonneuse.

Les cheveux noirs de l’Indien tombaient sur ses épaules. Des muscles saillants aussi tendus que sa verge. Son ventre portait des reliefs figés de vagues, des sangles noueuses comme des cordes étirées. Ses jambes le soutenaient avec l’assise des montagnes. Des coulées d’huile scintillantes amplifiaient les reliefs.

C’est elle qui initia l’invitation, les bras ouverts, les mains tendues, les seins érigés, le dos cambré. L’Indien avança lentement. Il buvait son corps. L’éclat jaune de ses yeux fouillait en elle. Elle sentait déjà son sexe, une lumière qui irradiait dans son ventre et se répandait comme une vague, une reptation de serpent autour de sa colonne, la pression de ses mains sur sa poitrine et sur ses fesses, des caresses appliquées qui l’enflammaient.

Elle vit sur le sol des pierres rondes couvertes de dessins.

Elle ouvrit les yeux comme on repousse des volets. Des nuées laiteuses de lune pâle embaumaient la chambre.

Elle sentit sur ses doigts l’humidité chaude de son sexe. Les mains en coquille sur sa vulve, le bout des doigts légèrement glissés entre les plis luisants des lèvres. Les tétons irradiés.

Une sidération délicieuse, l’envie de rester immobile et de ne rien perdre de cette extase.

Comment était-ce possible ? Jamais, elle n’avait connu de rêves érotiques de cette ampleur, avec de tels ressentis, avec un impact aussi puissant, jamais elle ne s’était réveillée dans un tel état.

L’Indien.

Un manque douloureux, comme une déchirure, comme si l’étreinte perdue s’était changée en torture. Ce désir d’être comblée, d’être emplie, de s’abandonner. Et soudainement, ce vide insupportable.

Cette impression étrange qu’elle était l’initiatrice. Que l’Indien apprenait, qu’il était à son écoute.

Pourquoi est-ce que tout s’arrêtait ainsi ? Pourquoi ne pouvait-elle voyager plus loin ? Il l’avait déjà pénétrée et elle rêvait de le revivre.

Qu’avait-elle vu juste avant de se réveiller ? Elle ne savait plus. Et déjà s’effaçaient des détails, des sensations, comme des ondes circulaires sur une surface liquide, ces risées qui s’évanouissent lorsque le calme revient. Elle imaginait le rêve réintégrer les profondeurs du lac.

Elle ouvrit légèrement les cuisses et libéra ses mains. Avec un soupir de dépit.

Elle n’avait jamais rêvé de Laurent. Ni de Romain, ni d’aucun homme. Jamais au point de s’en souvenir. Elle avait pourtant bien eu quelques fantasmes d’étreintes, des scénarios qui lui plaisaient. Elle n’en avait jamais parlé. Ou si peut-être mais sans que rien ne se produise. Elle ne savait plus. Sinon que ses rêves n’étaient pas ceux de Laurent.

Et de réaliser qu’autant de souvenirs avaient déjà disparu, elle sentit monter une vague de honte, comme si elle-même s’étiolait dans le puits sombre de la mémoire, comme si cette femme trompée n’avait plus aucune raison d’être, que d’avoir été brisée, les morceaux épars tombaient en poussière.

Elle se leva. Un verre d’eau fraîche, manger une pomme. Sentir son corps pour réintégrer le réel.

Le réel.

Vivait-elle dans la réalité ou dans une interprétation constante ? Vivait-elle dans une illusion quotidienne ? Et ce rêve exprimait-il une réalité vécue ou des fantasmes inconnus ?

Le chaos des questions reprenait la main.

Elle était venue se reposer, retrouver la paix intérieure. Elle n’imaginait pas s’être trompée. Peut-être que cette paix qu’elle envisageait n’était qu’une illusion supplémentaire, un refuge carcéral enluminé de belles images collées sur les murs.

Peut-être que l’obtention de la paix passait par l’élimination définitive des carapaces, l’acceptation intégrale des ressentis les plus irrationnels, l’accueil bienveillant des intuitions, de l’abandon, de l’acceptation.

Qui était-elle ?

Jamais, elle ne s’était posé cette question.

Elle sortit sur la terrasse et contempla le ciel. Bleu d’océan, aucun nuage, aucune risée, pas le moindre souffle d’air, rien, le silence. La lumière s’étendait sur les horizons immobiles comme un regard aimant.

Elle imagina un nouveau-né contre les seins de sa mère, repu, protégé, aimé, câliné, contemplé. Nous étions tous des nouveau-nés, à chaque lever du jour mais nous avions oublié d’en goûter les délices dans l’effervescence matérielle des existences. Cette conscience qui s’éveillait, elle ne voulait pas la couvrir de dépit. Elle ressentait une urgence à saisir les mots qui jaillissaient en elle, l’impression d’une source libérée. Un barrage rompu.

Sat.

Elle allait le retrouver. L’échéance l’électrisa et elle accueillit les frissons avec un délice prolongé, comme si soudainement tout l’amour du monde coulait en elle, comme si cette paix qui l’environnait la nourrissait d’une euphorie joyeuse et libre.

La réalité. Qu’était-ce donc sinon l’accumulation de nos connaissances. Mais de quelles connaissances s’agissait-il ? Celles qui offrent le bonheur d’être ce que nous pouvons devenir et qui est en nous ou celles qui consistent à abandonner ce qu’elles dévorent de nous-mêmes ? Se remplir d’éléments néfastes au point de se vider de l’essentiel, comme une invasion programmée qui repousserait hors des frontières l’individu impuissant, soumis, abandonné, démuni. Jusqu’à se réfugier dans le soutien dérisoire d’individus tout aussi égarés et se contenter follement des nuisances adorées... Elle vit les humains, arrachés à eux-mêmes, tous ces individus amputés qui cherchaient fébrilement à combler le vide en eux par des attachements extérieurs. Elle appartenait à cette masse et elle en découvrait l’abominable dépendance.

D’où venaient ces réflexions ? Comme un puits vertical qui s’élançait vers le haut, un canal qui l’absorbait et l’emportait dans des cieux inexplorés.

Dans quelle dimension était-elle donc entrée ? Et comment prolonger un cheminement quand on a l’impression de ne pas savoir marcher ?

Sat.

Il avait parlé d’amour. Il avait dit que c’était la clé pour accéder …

Elle ne savait plus. Il avait utilisé des termes insolites.

La dimension céleste ou quelque chose du même ordre. Incompréhensible. Elle n’en avait aucune image."

 

Ils sont tous là.

Par Le 10/11/2018

TOUS, SAUF ELLE
Laure, Théo, Francis, Figueras, Walter Zorn, Fabien, Tim, Fabiola, Tariq, Tian, Louna, Sélim Karmaz, Akram, Terence, Alfonso, Helmutt, Fernando, Nacer, Docteur Flaurent, Hans, Raymond et Yolande...


Je ne peux pas présager de la suite de leur existence mais, quoi qu'il arrive, ils sont en moi. 
J'ai passé quelques minutes à les remercier, un par un pour leur présence, leur patience aussi lorsque leur tour ne revenait pas assez vite dans les pages et qu'ils attendaient dans la marge...

 

Entre "Vertiges", "Noirceur des cimes", "Là-Haut", " Les héros sont tous morts", "Kundalini", "Jusqu'au bout", "A cœur ouvert", "Les Éveillés", les quatre tomes de "Jarwal le lutin" et maintenant "Tous, sauf elle", il y a un monde de fous à l'intérieur :) C'est un comble finalement pour quelqu'un qui ne voit quasiment personne.

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