Là-Haut

Articles de la-haut

Deux scientifiques chez Taddeï

Par Le 07/12/2021

Frédéric Taddeï reçoit :

-Jean-Michel Claverie : virologue, et spécialiste de génomique, professeur d'université et praticien hospitalier émérite.

-Antoine Flahault : directeur de l'Institut de santé globale à la Faculté de médecine de l’Université de Genève

 

 

Le mensonge des énergies vertes

Par Le 05/12/2021

Non, je n'ai aucune autre solution que celle de la décroissance.

L'énergie verte, c'est juste un infâme mensonge.

Il faut réécouter ou lire René Dumont qui, en 1976, annonçait que sans une limitation drastique de la démographie, l'humanité courait à sa perte.

C'est peut-être ça le "message" de la Covid. Nous sommes montrueusement trop nombreux et ce nombre est monstrueusement trop dévoreur de la Terre.

Quant à croire que les "efforts" des pays occidentaux envers une "croissance verte" relèvent d'une intention louable, c'est juste se mettre des œillères pour ne pas voir ce que cela engendre ailleurs. 

 

 

https://au-dela-du-climat.org/2018/02/21/philippe-bihouix-le-mensonge-de-la-croissance-verte/#content

Au-delà du climat

 

Crise écologique, crise sociale, effondrement, la solution : la permaculture

 

Accéder au contenu

Accueil

Les newsletters

Newsletter du 29 avril 2021

Newsletter du 18 avril 2021

Newsletter du 12 avril 2021

Newsletter du 3 avril 2021

Newsletter du 3 mars 2021

Newsletter du 27 janvier 2021

La vision Au-delà du climat

Le constat

L’effondrement de la civilisation thermo-industrielle

La décroissance

Le dérèglement climatique

Société de consommation et crise globale

La solution : la permaculture

Ressources fondamentales

Les évènements

Qui suis-je

Contact

21 FÉVRIER 2018THOMAÏE

Philippe Bihouix : « le mensonge de la croissance verte »

Pourquoi les éoliennes, les panneaux photovoltaïques ou les voitures électriques n’ont rien d’écologique? Pourquoi les solutions high-tech amplifient les désastres environnementaux? Pourquoi la croissance verte que s’applique à mettre en place notre ministère de l’écologie et notre président n’a rien de soutenable ni de réalisable? Comment mettre en place un modèle plus soutenable basé sur l’humain et non pas sur les ressources et les technologies?

Pour répondre à ces questions, je résume ici l’interview de Philippe Bihouix dans le ThinkerView, groupe indépendant qui réalise des interviews percutantes sur internet sur des sujets insuffisamment médiatisés à fort enjeu pour notre futur (rupture énergétique avec Jean-Marc Jancovici, effondrement avec Vincent Mignerot et maintenant croissance verte avec Philippe Bihouix).

Philippe Bihouix est ingénieur centralien. Il est l’auteur du livre « L’âge des low-tech, vers une civilisation techniquement soutenable » (2014) dans lequel il revient notamment sur l’impossibilité de mettre en place une transition énergétique basée sur les high-technologies et évoque des pistes pour mettre en place une décroissance confortable.

Philippe Bihouix aborde beaucoup de sujets allant des limites des nouvelles technologies aux low-tech en passant par le mythe de la croissance verte. Vous retrouvez l’interview complète ici.

Les limites quantitatives et qualitatives des métaux qui composent les nouvelles technologies

Toutes les nouvelles technologies modernes (vélos et voitures électriques, nouvelles énergies, smartphone et objets connectés, équipements domotique, téléviseurs…) sont composés d’une grande diversité de métaux, notamment pour tout ce qui est électronique. La quantité disponible de ces métaux diminue. Cela résulte simplement du fait que ces métaux ne sont pas illimités sur Terre. Mais plus concrètement, le fait est que les entreprises d’extraction extraient en priorité les mines riches en métaux, les plus facilement exploitables, les plus rentables financièrement. Quand ces mines sont épuisées, il faut en exploiter des nouvelles qui seront donc logiquement moins riches en métaux, moins facilement exploitables, et moins rentables. Il faut de plus en plus d’énergie pour aller chercher des métaux qui se raréfient. Problème : la croissance verte pour fonctionner a besoin de plus en plus de métaux (batteries, technologies diverses d’énergie renouvelable ou d’efficacité énergétique…).

On pourrait penser que cela n’est pas grave puisqu’on pourrait recycler ces métaux présents dans ces nouvelles technologies. Malheureusement, ces derniers présentent des taux de recyclages extrêmement faibles, souvent inférieur à 1%. Cela est dû notamment à l’usage dispersif de ces métaux (impossibilité d’aller récupérer les métaux présents dans les cosmétiques, dans les peintures, dans les feux d’artifice, dans les tissus, les cuirs, etc. ou encore ceux perdus dans l’usage des pièces comme les caténaires). De plus, la complexité de nos produits fait que nous n’utilisons que rarement les métaux dans leur forme pure, au contraire nous réalisons des alliages qui contiennent plusieurs dizaines de métaux en petite quantité (et donc c’est très difficile d’aller les dissocier pour les récupérer, quand bien même l’objet en fin de vie est récupéré). Par exemple, un objet high-tech comme un smartphone contient quelques milligrammes de plusieurs dizaines de métaux différents.

Les métaux existant sont donc disponibles en quantité décroissante, et ne se recycle pas de manière efficace. Les défenseurs des high-technologies s’activent donc pour rechercher de nouveaux gisements de métaux.

La folie des nouvelles exploitations de métaux

Nous entendons de plus en plus parler de nouvelles possibilités d’exploitation de métaux, notamment les nodules polymétalliques. Ceux-ci se récupèrent à l’aide d’un énorme aspirateur que l’on balade au fond de l’eau, à partir d’un bateau d’exploitation, et qui aspire tout sur son passage. Cela pose un problème environnemental puisqu’on n’a aucune idée de ce qu’il se passe à plusieurs milliers de mètres de profondeurs, et qu’on aspire des grandes quantités de fond marins pour ne récupérer que d’infimes quantités de métaux. Cela pose également un problème économique puisqu’on n’a aucune idée de la rentabilité de ces procédés, comparé à leur investissement. Enfin, d’un point de vue énergétique, il est hypothétique de penser que l’énergie que l’on produira grâce à ces métaux sera supérieure à celle investit pour aller les chercher.

Nicolas Casaux, dans cet article, dénonce la folie de notre boulimie extractiviste, à travers cet exemple de l’exploitation des nodules polymétalliques qui représente un désastre pour la santé du plancher océanique et donc de notre planète : « Vous comprenez bien qu’entre, d’un côté, le climat des 100 000 prochaines années et l’oxygène des 2 millions d’années à venir, et, de l’autre, des smartphones, des ordinateurs et des télévisions, le choix n’est pas aisé. On ne peut raisonnablement pas renoncer aux smartphones, aux ordinateurs et aux télévisions. C’est pourquoi jusqu’ici, les smartphones, les ordinateurs et les télévisions l’ont emporté et l’emportent sur la santé de la biosphère ».

On voit bien à travers cet exemple que nous nous entêtons à vouloir conserver notre mode de vie consumériste coûte que coûte, quand bien même celui-ci nous emmène vers  une accélération dangereuse de la destruction de l’environnement. C’est donc cela la logique de la croissance verte.

La croissance verte : fantasme naïf, greenwashing ou réalité ?

Pour Philippe Bihouix, dire que valoriser la mise en place des ENR (énergies renouvelables)  représente du greenwashing (le fait de se donner une image écologique et responsable quand on est une structure polluante et destructrice) est un peu exagéré car « parmi toutes les personnes qui fantasment sur un monde 100% ENR avec des voitures électriques, autonomes, il y a des gens qui sont juste naïfs avec une bonne intention, et d’autres qui sont un peu plus conscients, ou qui ne s’intéressent pas au point de vue systémique« . Il rappelle que l’énergie verte n’est que pur mensonge puisque aucune énergie n’est jamais verte, jamais propre, jamais zéro carbone. De même qu’une voiture n’est jamais propre non plus. Il y a toujours un impact.

Parmi toutes les énergies renouvelables, certaines sont plus ou moins consommatrices de ressources, ou plus ou moins impactantes pour l’environnement (« difficile à juger entre une éolienne qui tue des chauve-souris ou un barrage qui créé du méthane » et qui tue des poissons d’ailleurs!). Ce qui est dramatique avec les ENR, c’est que ça alimente le fantasme que nous allons pouvoir conserver notre manière de vivre (insoutenable) avec un mix d’énergie renouvelable [c’est toujours intéressant de se rappeler la part anecdotique des ENR dans le mix énergétique mondial : voire graphique ci-dessous issu d’un article de Jean-Marc Jancovici]. Il y a différents scénarios qui proposent un monde 100% ENR et 100% durable, mais ils se heurtent forcément à la question des ressources, à leur partage à l’échelle mondiale, au fait que tous les 30 ans il faut renouveler le parc et tous les équipements associés car, comme nous l’avons vu précédemment, on ne peut pas tout recycler. La mise en place de ce monde 100% ENR, toutes les extractions, fabrications, transport de matières associés, le renouvellement du parc, le recyclage éventuel de ce qui peut l’être, demanderait énormément d’énergie.

graphique Janco.jpgEvolution de la consommation d’énergie par personne, en moyenne mondiale, depuis 1860, bois inclus, la partie rose correspond à l’énergie produite par les éoliennes et le solaire photovoltaïque.

Plus on enrichit technologiquement nos modes de vie (smartphone, appareils intelligents, objets connectés, etc. qui contiennent des nanogrammes de différents métaux), plus on accélère les usages dispersifs et plus on complexifie le recyclage (quand on ne les jette pas dans les déchetteries d’Afrique, du Pakistan ou de Chine). Attention donc aux high-tech qui nous emmènent droit dans le mur !

Enfin, une autre limite du fantasme de la croissance verte, c’est l’effet rebond ! En effet, lorsque nous améliorons des technologies, les rendant énergétiquement plus efficaces, cela a pour conséquence d’augmenter la consommation d’énergie globale. C’est le cas de l’impact environnemental d’Internet par exemple : nous améliorons l’efficacité énergétique des Data-centers, hélas leur stockage est tellement plus grand qu’avant, que la consommation d’énergie d’Internet explose. L’auto-partage, qui permet de mettre 3 personnes dans une voiture plutôt qu’une, rend finalement le voyage économiquement intéressant pour les 3 personnes, donc finalement le voyage a lieu alors qu’il n’aurait peut-être pas été effectué sinon. Les exemples les plus connus étant les ampoules, dont l’efficacité ne cesse d’augmenter, tout comme leur consommation d’énergie globale, ou des voitures qui consomment de moins en moins mais dont les émissions globales ne cessent d’augmenter.

L’impasse dans laquelle nous emmène la croissance verte ne nous laisse pas d’autres choix que de penser un modèle alternatif beaucoup plus soutenable et beaucoup moins impactant pour la planète.

L’âge des low-tech, comment le mettre en place ?

Les low-tech sont des technologies qui se veulent simples, conviviales et facilement appropriables par l’usager. C’est une démarche qui consiste à se demander à chaque fois que l’on produit un objet : « Est-ce que j’en ai vraiment besoin ? Qu’est-ce que je produis? Comment je le produis? » Cette démarche amène vers une sobriété qui peut être contrainte (limitation de vitesse) ou volontaire (AMAP, zéro déchet).

L’échelle idéale pour les mettre en place serait l’échelle mondiale par le biais d’une organisation mondiale de l’environnement, mais les instances mondiales (COP21) où régionales (Europe) ne donnent aucun résultat. Il ne faut pas forcément abandonner ces échelles, mais être conscient que ça n’ira pas assez vite quoiqu’il arrive. De toute manière, ces instances internationales font les choses à l’envers pour le moment puisqu’elles se concentrent sur les énergies vertes qui ne résolvent rien (« j’émet à gauche pour faire semblant d’émettre un peu moins à droite »). L’échelle personnelle ou familiale (compostage, alimentation, consommation d’énergie et de ressources, moyens de déplacement…) est importante mais a des limites puisque c’est aujourd’hui très difficile de vivre de manière moins insoutenable dans un système qui ne le permet que très peu (la plupart des aliments possèdent de l’huile de palme, les restaurants sont rarement vegan, la plupart des objets type ordinateur ou smartphone sont des désastres écologiques…). [Et que de toute façon la part des citoyens dans les désastres en cours est très infime comparé à celle du système industriel, voir l’article « oubliez les douches courtes » de Derrick Jensen]

Pour lutter contre cette inertie face aux menaces réelles qui nous entourent, il faudrait selon Philippe Bihouix, un mélange de poussée culturelle, d’expérimentations locales et d’un accompagnement réglementaire normatif d’exemplarité. Il faut donner envie aux gens de faire des efforts et ne pas les décourager en permettant à d’autres de les anéantir [si on se serre la ceinture, tout le monde le fait, le premier ministre ne prend pas un Jet privé à 250 000€, oups j’ai dit ça moi?].

La mise en place d’un mode de vie plus soutenable commence par la compréhension des limites du système en place et notamment par la sortie du paradigme de la croissance économique.

Croissance économique, chômage, productivité : l’incohérence de nos politiques

Toutes les entreprises recherchent la productivité, et doivent donc baisser leur coût du travail. Ça c’est fait avec la mécanisation qui remplaçait les travailleurs, puis par l’automation, le numérique, et maintenant de plus en plus grâce à l’intelligence artificielle. On remplace en fait du travail humain par de la consommation d’énergie et des ressources (à travers la fabrication et l’utilisation de machines), et ça s’accélère. Philippe Bihouix signale qu’il y a deux moyens de détruire de l’emploi : délocaliser et augmenter la productivité. Dans notre modèle, pour créer de l’emploi, il faut de la croissance (qu’on appellera « verte » pour faire plaisir à tout le monde). Il rappelle qu’on ne reviendra jamais à un taux de croissance similaire à celui des 30 glorieuses, et que ça ne serait absolument pas souhaitable d’un point de vu environnementale car on ne sait pas « découpler la consommation d’énergie, de ressources, de gaz à effet de serre, et le PIB ». On peut donc penser qu’en restant dans ce paradigme de la croissance économique, on consommera de plus en plus des ressources restantes (et donc on détruira de plus en plus la planète) pour rechercher une croissance qui ne reviendra pas, en augmentant le chômage.

Dans un paradigme de post-croissance (ou de décroissance), il faut accepter que des emplois disparaissent quand ils correspondent à des activités néfastes ou inutiles. Il faut à tout prix arrêter de produire et vendre dans le seul but de créer des emplois [et faire du profit]. Pour stopper cela, Philippe Bihouix rappelle que l’Etat ou l’Europe ont encore un pouvoir normatif et prescriptif (ils pourraient prendre la décision de « réduire le poids des voitures progressivement jusqu’aux vélos », ou encore favoriser fortement l’artisanat local dans tous les achats publics). L’Etat a également un pouvoir d’emprunt et de soutien à l’innovation, mais aujourd’hui il décide de favoriser une start-up qui propose une innovation technologique plutôt que quelqu’un qui veut ouvrir un atelier de réparation de vélo. L’Etat fait également, aujourd’hui, le choix de porter sur le travail humain le coût de la sécurité sociale, le coût du chômage, le coût des retraites, etc. Donc le travail humain est plus cher que les ressources. Et donc les entreprises, les administrations et les consommateurs vont vers des produits qui ont favorisé la consommation de ressources et pas vers ceux qui ont favorisé le travail humain (car les produits issus du travail humain sont plus cher). C’est également pour cela qu’il est aujourd’hui plus cher de réparer que d’acheter neuf.

Il y a donc un changement d’idéologie politique à mettre en place, qui consiste à remplacer l’énergie et les ressources (qui sont rares aujourd’hui, et coûteuses environnementalement) par du travail humain (qui déborde, puisqu’il y a du chômage, du temps partiel subi, etc.). Cela consiste à revaloriser le travail local qui a disparu. Peut-être à remettre des barrières douanières pour éviter de recevoir des produits empoisonnés de l’autre bout du monde et favoriser les producteurs locaux eco-responsables. De plus, conserver ce modèle « ultra-mondialisé » est une aberration puisqu’il réduit à néant notre résilience et nous rend très vulnérable face à toute perturbation.

Conclusion : Ne surtout pas continuer sur la voie que nous sommes en train de prendre, sous peine d’une chute brutale

Philippe Bihouix revient sur beaucoup de sujet dans cet interview, certains n’ont pas pu être traité ici comme le coût écologique d’Internet, le bitcoin, le salaire universel, le nucléaire ou le lien entre la guerre et la croissance. Il nous invite à comprendre les limites de notre système (croissance économique destructrice, mensonge de la croissance verte, mondialisation…) et nous amène à réfléchir très sérieusement à un modèle post-croissance qui serait le meilleur moyen d’amortir l’effondrement probable de notre civilisation thermo-industrielle (causé par le pic pétrolier, les dérèglements climatiques, l’effondrement de la biodiversité, l’hyper-connexion de nos structures…) et également de réduire les destructions du monde naturel et les inégalités insoutenables. Il revient notamment longuement sur le fantasme de la croissance verte, ce qui doit nous réveiller et nous éveiller quant à l’impossibilité de sa mise en oeuvre et l’incohérence environnementale de ce mouvement « écologiste » qui accentuerait la destruction du vivant.

Finalement, n’a t-on pas tous à gagner dans la mise en place d’un monde plus soutenable, où la pub et les lobbys disparaissent au profit d’un sens de la réflexion retrouvé, où les technologies ne prennent plus les décisions à notre place, où l’artisanat local reprend la main sur la grande distribution, où notre alimentation n’est plus synonyme d’empoisonnement, où l’on se déconnecte des technologies pour se reconnecter avec la nature et l’humain, où le but de la vie n’est plus de consommer mais de vivre? En tout cas c’est notre meilleur chance de survie!

* Il est cruciale désormais de s’intéresser à la solution : la permaculture.

 

Enquête de pharmacovigilance pour le vaccin Pfizer

Par Le 04/12/2021

Non, non, ça n'est pas un document complotiste. C'est issu d'une enquête menée dans les CRPV de Bordeaux, CRPV de Marseille, CRPV de Toulouse, CRPV de Strasbourg .

C'est un PDF. Il faut donc copier le lien pour l'ouvrir. Je ne peux pas le coller ici. Il y a 76 pages. 

Bonne lecture...

 

https://ansm.sante.fr/uploads/2021/09/24/20210923-covid-19-vaccins-cominarty-pfizer-rapport-18.pdf

Enquête de pharmacovigilance du vaccin Pfizer

Rapport n°18 : période du 2 juillet 2021 au 26 aout 2021

"Ce rapport est le 18ème réalisé dans le cadre de l’enquête de pharmacovigilance du vaccin Pfizer‐BioNTech Comirnaty. Il concerne l’ensemble des cas d’effets/événements indésirables potentiels déclarés au Réseau Français des Centres de Pharmacovigilance pour la période du 27/12/2020 au 26/08/2021 inclus.

Description générale des cas graves et non graves Au total, sur les 46 817 cas rapportés, 33 844 (72,3 %) correspondaient à des cas non graves et 12 973 (27,7 %) à des cas graves au regard des définitions réglementaires internationales de pharmacovigilance. Depuis le précédent rapport, 15 430 nouveaux cas ont été transmis, dont 4 283 graves (27,8 %)."  

https://ansm.sante.fr/uploads/2021/09/24/20210923-covid-19-vaccins-cominarty-pfizer-rapport-18.pdf

Conflits d'intérêts ou pas ?

Par Le 04/12/2021

 

Personnellement, je trouve totalement incroyable ce mélange des genres...

Je rappelle pour ceux à qui ça aurait échappé que la présidente de la Commission européenne verrait d'un très bon oeil une "discussion" sur le fait de rendre la vaccination obligatoire.

Il est donc intéressant d'aller chercher des informations sur la société de biotechnologie présidée par son mari. Et là, c'est sidérant. C'est clair qu'une vaccination rendue obligatoire serait pour le développement de cette société "un sacré coup de chance". Quand on sait ce que coûte le développement de médicaments, il faut imaginer comme il serait aisé de trouver des financements. Et le financement, c'est le nerf de "leur guerre".

Alors, conflits d'intérêts ou pas ?

 

Heiko Echter von der Leyen (né le 2 juin 1955) est un médecin allemand et membre de famille von der Leyen.

Il est l'époux de la présidente de la Commission européenneUrsula von der Leyen.

Depuis décembre 2020, il est directeur médical de la société de biotechnologie américaine Orgenesis spécialisée dans les thérapies cellulaires et géniques

 

ORGENESIS

WIKIPEDIA

Vaccin

"Le 13 mai 2020, la société annonce le lancement de sa nouvelle plate-forme vaccinale (vaccins cellulaires) ciblant le virus SARS-CoV-2 ainsi que d'autres maladies virales.

Le principal programme de développement clinique de Koligo concernait le KT-PC-301, une thérapie cellulaire autologue à l'étude pour le traitement du syndrome respiratoire aigu (SDRA) lié au COVID-19. KT-PC-301 est composé de cellules de fractions stromales et vasculaires ("SVF" pour stromal and vascular fraction) autologues obtenues du tissu adipeux (graisse) de chaque patient."

 

"Orgenesis annonce une plateforme de vaccins cellulaires ciblant le COVID-19 et d’autres maladies virales existantes et émergentes.

Lancement d’un nouveau programme ciblant le virus et les cellules infectées par le virus, en utilisant des vaccins à base de cellules entières.

Orgenesis est une société de biotechnologie mondiale pionnière engagée à accélérer la commercialisation et à transformer la fourniture de thérapies cellulaires et géniques (CGT) tout en réduisant les coûts, annonce aujourd’hui le lancement de sa nouvelle plateforme de vaccins cellulaires ciblant le syndrome respiratoire aigu coronavirus 2 (SARS-CoV-2), le virus qui cause le COVID-19, ainsi que d’autres maladies virales telles que le Zika, le virus du Nil occidental, la fièvre jaune, la dengue, le MERS, le VHC et l’infection à cytomégalovirus (CMV).

La Société a travaillé de manière agressive ces derniers mois pour réutiliser sa plate-forme de vaccins cellulaires ciblant les tumeurs solides pour une utilisation contre les maladies virales. La plateforme de vaccins cellulaires utilise des cellules permissives irradiées (humaines ou non humaines, infectées par un virus à titre élevé ou transfectées avec des antigènes viraux), qui activent ensuite les cellules dendritiques endogènes. À leur tour, ces cellules activent les cellules CD4+T et les cellules cytotoxiques CD8+T. Les cellules CD4+ activent la réponse immunitaire humorale via les cellules B, qui génèrent des anticorps neutralisants, tandis que les cellules CD8+ montent une réponse immunitaire cytotoxique contre les cellules infectées par le virus.

Cette plateforme de vaccins cellulaires représente l’aboutissement d’une vaste recherche et développement déjà entrepris qui tire parti de l’expertise de la Société en matière de développement et de fabrication dans le secteur de la thérapie cellulaire et génique. Orgenesis pense que cette nouvelle plate-forme de vaccins offre une approche unique de la vaccination cellulaire qui est prometteuse pour un vaccin abordable et reproductible à la fois contre le COVID-19 et d’autres maladies virales. La Société va de l’avant avec les tests sur les animaux prévus pour sa plate-forme de vaccins cellulaires dans COVID-19 et a hâte de fournir un calendrier plus détaillé des activités, y compris des plans pour les tests humains initiaux, en supposant l’autorisation de la FDA et/ou d’autres pays non américains. organismes de réglementation de le faire. Orgenesis n’a pas encore soumis de tels plans ou données à la FDA ou à tout autre organisme de réglementation.

"ORGENESIS prépare déjà autre chose qui viendra sans doute après les vaccins : la Ranpirnase.

L’article est tout récent et a été publié le 6 juillet 2021 (Extrait de l’article – Traduction Google)
SARS-CoV-2 – Collaboration avec Leidos
Orgenesis et Leidos, Inc., dans le cadre de la collaboration précédemment annoncée, préparent des documents supplémentaires menant à une soumission IND pour un essai clinique de Ranpirnase pour le traitement systémique des patients infectés par le coronavirus 2 (SARS-CoV-2), le virus qui cause le COVID-19. Les sociétés évalueront soigneusement le besoin clinique de ce programme avant de commencer cet essai clinique, étant donné la nature dynamique de la pandémie de COVID-19. Orgenesis et Leidos prévoient également de tester Ranpirnase contre d’autres infections cibles potentielles qui figurent en bonne place sur la liste des maladies infectieuses/agents pathogènes émergents de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID), notamment Ebola et le virus de l’encéphalite équine de l’Est."

"Ce sont des criminels"

Par Le 04/12/2021

Oui, on peut le dire. Et avec préméditation de surcroit. Car qui oserait dire que la situation actuelle n'était pas prévisible ? La seule différence avec un criminel de droit commun, et elle est de taille, c'est que sur le plan judiciaire, les gouvernants ne risquent rien. Aux prochaines élections, ceux en place passeront le témoin et sortiront des radars. Ils ne quitteront pas la scène politique pour autant mais ils pourront toujours arguer qu'ils n'y sont pour rien. Ça fait des décennies que ça dure. Qui a déjà été condamné pour ces crimes ? Personne puisque la "Justice" ne les reconnaît pas. C'est très bien ficelé et ça fonctionnera encore longtemps. 

 

"Ce sont des criminels" : dans le cortège des manifestants pour l'hôpital public, les soignants mettent en cause les gouvernants

 

Les soignants étaient appelés à manifester samedi pour alerter sur les difficultés de l'hôpital public. Dans le cortège parisien, les professionnels racontent un quotidien fait de manque de moyens, aux conséquences désastreuses.

Article rédigé par

franceinfo - Anne-Laure Dagnet

Radio France

Publié le 04/12/2021 18:30Mis à jour il y a 16 minutes

 Temps de lecture : 3 min.

Des soignants lors de la manifestation pour l'hôpital public, le samedi 4 décembre 2021 à Paris. (ANNE-LAURE DAGNET / RADIO FRANCE)

Des soignants lors de la manifestation pour l'hôpital public, le samedi 4 décembre 2021 à Paris. (ANNE-LAURE DAGNET / RADIO FRANCE)

"Olivier Variant !", scandent les manifestants dans le cortège. Samedi 4 décembre, à l'appel de dizaines de collectifs, syndicats et organisations, des membres du personnel de l'hôpital public ont manifesté dans toute la France, notamment à Paris, pour "défendre le système de santé". Tous ont dénoncé le manque de personnel, les problèmes de rémunération et des conditions de travail dégradées. Ils ont lancé un cri d'alerte car ces problèmes ont été accentués par la crise du Covid-19, poussant l'hôpital public à un point de rupture.

Des conséquences dramatiques pour les patients

Bien qu'ils viennent de toute la France, le constat est le même pour les personnels : l'hôpital public est à l'os. Ils décrivent une situation qui devient dramatique. "Aujourd'hui, en France, il y a des morts parce qu'il n'y a plus de Smur", les structures mobiles d'urgence et de réanimation, s'écrie Christelle, infirmière-anesthésiste à l'hôpital du Bailleul (Sarthe).

"Je suis dans un endroit où il n'y a plus de Smur la nuit, depuis deux ans. C'est à pleurer !"

Christelle, infirmière-anesthésiste à l'hôpital du Bailleul (Sarthe) 

à franceinfo

Julie, médecin en soins intensif à Voiron (Isère), liste, elle aussi, de nombreux exemples des dysfonctionnements de l'hôpital public. "Un greffon rénal a été jeté à Grenoble par manque d'accès au bloc opératoire, des gens ne sont pas opérés dans les temps... C'est notre quotidien", déplore-t-elle. Elle estime que la situation est catastrophique : "Il y a déjà beaucoup de retards et de pertes de chances."

Manque de personnel et restrictions budgétaires

Mathieu, médecin à l'hôpital Antoine-Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine), est confronté tous les jours au manque de moyens. Il estime que 20% des lits sont fermés au sein de son établissement. "Il y a 25 patients dans le couloir, tous les jours, aux urgences." Il impute principalement ces difficultés aux problèmes de recrutement. "Il nous manque du personnel soignant et nous sommes dans une politique de restrictions budgétaires majeures. Cela fait qu'on cherche des personnes en intérim la veille pour le lendemain, après avoir harcelé le personnel qui est épuisé", déplore ce professionnel. 

A l'hôpital de Mayenne, Florence, infirmière, subit les mêmes conséquences. "On travaille dans une usine. On ne peut pratiquement plus prendre nos pauses et on revient sur nos jours de repos pour remplacer les collègues parce qu'on est à flux tendu", décrit cette professionnelle de santé. Elle estime qu'il manque 22 infirmières dans son hôpital : "On voit que le métier n'attire plus parce qu'on n'a pas de moyens. On a été là pendant la crise du Covid-19, on est encore là aujourd'hui mais on est usés. On n'en peut plus."

Donner "des perspectives" à l'hôpital

Pour beaucoup de manifestants, la crise du Covid-19 a accéléré les départs des soignants, faisant exploser une organisation qui craquait déjà. "Le système, qui est tenu à bout de bras par ceux qui sont encore là, est en train de s'écrouler", alerte Julie. Les soignants quittent l'hôpital par vague : "Le système s'écroule parce qu'il tenait jusqu'ici sur des vocations quasi christiques et sacrificielles", analyse Emmanuelle Seris, médecin à Sarreguemines (Moselle) et porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

Au-delà de leurs dirigeants directs, ces soignants en veulent aux gouvernements successifs qui n'ont rien fait d'après eux pour remettre sur pied l'hôpital public.  Christelle appelle notamment les directions d'hôpitaux et des agences régionales de santé à s'expliquer. "Qu'elles prennent leurs responsabilités de dire, devant nous, pourquoi les lits sont fermés, pourquoi les urgences ferment, pourquoi les Smur ferment. Ce sont des criminels !"

Seule solution, pour Emmanuelle Seris : prendre le problème à bras le corps. "Si maintenant on nous dit qu'on va augmenter les lits, les effectifs et les étudiants en médecine, on aura effectivement des perspectives. Tant que ce n'est pas le cas, les gens quittent le système de santé pour se réorienter parce que ce n'est plus possible de soigner correctement."

Les soignants ont manifesté à Paris, samedi 4 décembre. Un reportage d'Anne-Laure Dagnet

écouter

Voir les commentaires

 

 

Hôpital public : "Nous sommes des chefs de service qui essayons de gérer la misère", alerte la cheffe du service pédiatrie de l'hôpital Necker à Paris

 

"Le Covid n'y est pour rien."

 

De nombreux syndicats et collectifs de professionnels hospitaliers et libéraux appellent à se mobiliser samedi pour dénoncer leurs conditions de travail et l'état inquiétant des hôpitaux publics.

Article rédigé par

franceinfo

Radio France

Publié le 04/12/2021 09:55

 Temps de lecture : 3 min.

Isabelle Desguerre, cheffe du service neuropédiatrie à l'hôpital Necker de Paris. (AURELIE LADET / MAXPPP)

Isabelle Desguerre, cheffe du service neuropédiatrie à l'hôpital Necker de Paris. (AURELIE LADET / MAXPPP)

"On risque d'avoir une vague de désertion des soignants qui va encore s'aggraver", alerte sur franceinfo samedi 4 décembre Isabelle Desguerre, la cheffe du service pédiatrie de l'hôpital Necker à Paris, et membre du collectif Inter-Hôpitaux qui appelle à manifester à Paris. "Nous sommes dans l'impasse, nous sommes des chefs de service qui essayons de gérer la misère", a déploré la médecin, qui explique que la pandémie de Covid-19 a été le "révélateur" du manque de moyens dans les hôpitaux publics.

franceinfo : Vous aviez participé à un mouvement de "démission collective" des chefs de service il y a deux ans. Que s'est-il passé ?

Isabelle Desguerre : Il ne s'est clairement rien passé, si ce n'est que ça s'est aggravé en termes de tension, nous avions alerté sur la situation critique pour soigner dans de bonnes conditions les patients. Avec le risque que les soignants désertent l'hôpital : nous le percevions clairement à ce moment-là. Les propositions faites au Ségur n'ont rien réglé du tout, c'est-à-dire que les propositions ont été des propositions salariales et vraiment à minima. Et elles n'ont absolument pas abordé les sujets importants qui sont la réorganisation de l'hôpital public, la tarification à l'acte qui est un vrai problème. Donc, à l'heure actuelle, nous sommes dans l'impasse. Nous sommes des chefs de service qui essayons de gérer la misère.

Dans votre hôpital, Isabelle Deguerre, quelle est la situation ?

C'est très simple. Depuis plus de 6 mois, j'ai 5 lits sur 25 de fermés, ce qui fait 20% faute de soignants, alors qu'on est en pleine épidémie infectieuse de bronchiolite et qu'on a des malades partout, dans tous les couloirs. Les urgences de pédiatrie débordent dans tous les hôpitaux et sur l'hôpital Necker, il y a 12% de lits qui sont fermés, faute de soignants. Donc, on a une situation qui est extrêmement compliquée, qui est épuisante pour les soignants parce qu'on est sur le fil en permanence. Tout le monde a peur de ne pas bien faire. Cela épuise à moyen terme, toutes les équipes. On risque d'avoir une vague de désertion des soignants qui va encore s'aggraver. Et là, pour l'instant, elle a touché surtout des infirmières et des paramédicaux, aides-soignants, kinés et autres. Je pense qu'elle va toucher les médecins aussi, en particulier les jeunes qui vont se tourner en dehors de l'hôpital et qui sont très découragés. Les soignants se posent des questions éthiques sur leur métier de tous les jours. L'argent ne règle pas tout, loin de là, parce qu'il est question d'organisation du soin et de possibilité de soigner dans des conditions correctes, conditions qui ne sont pas respectées à l'heure actuelle. J'ai beaucoup de jeunes qui décident de changer de métier.

Quelle place a le Covid-19 dans cette crise que vous décrivez ?

Le Covid a été juste le révélateur d'un dysfonctionnement. Le Covid a même donné l'illusion aux soignants qu'on avait peut-être un moyen de travailler à l'hôpital différent, même si les conditions étaient très difficiles et effroyables. Les gens se sont beaucoup mobilisés, les infirmières ont été dans différents services, les médecins aussi. Tout le monde y a mis du sien, mais ce qui a changé, c'est toute la pesanteur administrative qui a totalement disparu durant cette période-là et surtout la pesanteur financière. Celle qui fait qu'on ne nous parle pas de soigner les gens, on nous parle de ce qu'ils vont rapporter. Le Covid n'y est pour rien."

Hôpital en scène

Par Le 03/12/2021

Il ne faut pas croire que c'est la direction de l'hôpital qui a décidé de cette mise en scène. Il est évident, dans un organisme public, que l'idée vient de bien plus haut. C'est quoi l'idée ? Améliorer le service ou dégoûter le personnel ? Pour ce qui est de la deuxième option, c'est assurément réussi. Le taux de démission dans l'hôpital public, tout comme dans l'éducation nationale, n'a jamais été aussi élevé. Et je ne parle pas des dépressions et des burn-out. 

 

 

Brive - Des comédiens ont testé le personnel en jouant les faux patients à l'hôpital, "minable" pour la CFDT

 

Vendredi 3 décembre 2021 à 18:11 - 

Par France Bleu LimousinFrance Bleu

Brive-la-Gaillarde

Grosse colère de la CFDT à l'hôpital de Brive. Le syndicat a appris que la direction avait fait appel à des comédiens pour tester anonymement le personnel. Ils se sont faits passer pour des patients. La direction confirme et assume la méthode : tester l'accueil pour s'améliorer.

Accueil de l'hôpital de Brive-la-Gaillarde en avril 2016 (photo d'illustration)

Accueil de l'hôpital de Brive-la-Gaillarde en avril 2016 (photo d'illustration) © Radio France - Nicolas Blanzat

Une "expérience" récemment menée au centre hospitalier de Brive a beaucoup de mal à passer auprès des syndicats et notamment de la CFDT. La direction a fait appel à deux comédiens pour tester le personnel. Ils se sont faits passer pour des patients dans 6 services de l'établissement. Seuls les médecins chefs de pole et les cadres de service étaient au courant. Une façon de faire que dénonce le syndicat, alerté par le personnel suite à un incident au service psychiatrique. L'un des comédiens a visiblement été beaucoup trop loin.

C'est regrettable, lamentable, minable d'agir ainsi.

C'est d'ailleurs lui qui a mis fin au sketch et s'est expliqué, alors qu'il devait jouer le patient égaré mais a surtout semé la zizanie. "Le patient ne jouait pas une personne égarée mais manifestait des troubles psychologiques sérieux pour ne pas dire sévères. Un infirmier a du venir au secours de la secrétaire. Puis un médecin a du abréger sa consultation pour venir en aide à l'infirmier. C'est une perte de temps. C'est regrettable, lamentable, minable d'agir ainsi" fulmine Jean Pierre Salès, secrétaire de la section hôpital de Brive à la CFDT. 

Une méthode et un timing douteux pour la CFDT

Un syndicaliste pour qui la méthode n'a pas lieu d'être : "Faire ce genre d'enquête, caché, avec des comédiens, c'est très mal venu. C'est écœurant comme pratique. Que l'on fasse des enquêtes utiles à tous, pourquoi pas ! Mais d'une manière ouverte et officielle. On prévient." Quand au timing, il n'arrange rien à l'affaire aux yeux de Jean-Pierre Salès : "Il y a le Covid qui s'ajoute à ça actuellement. L'hôpital de Brive a déclenché le plan Blanc. Quand une période est compliquée et c'est le cas pour le personnel, on fait tout pour l'améliorer et on évite de rajouter de la tension".

Un comédien a été trop loin.

La direction de l'hôpital confirme et assume l'expérience. L'idée étant de "s'améliorer" en testant le personnel de façon "moins technocratique", avec dans le viseur l'obtention en juin prochain de la certification Experts visiteurs. S'il reconnait "qu'un comédien a été trop loin", le directeur adjoint Michel Da Cunha parle de "réaction disproportionnée". Selon lui, "90%" des interactions entre le personnel et les comédiens se sont bien passées. Il en déduit que le personnel a été favorablement réceptif à une démarche qui "ne visait pas à le mettre en difficulté".

De nouveaux comédiens début 2022 ?

Pour Jean Pierre Salès de la CFDT, c'est tout le contraire :"Quelqu'un qui pleure devant vous, ça interpelle. Ce n'est pas normal. Les retours négatifs ne sont pas minimes. Ils sont massifs. La majorité des soignants est écœuré. C'est un manque de confiance. La rupture est là. Il faut faire attention", prévient le représentant syndical qui compte bien s'opposer à une expérience du même genre prévue début 2022. La question sera sur la table jeudi lors du prochain Comité Technique d'Etablissement.

 

Hôpital : une urgence programmée.

Par Le 03/12/2021

Et ça continue, encore et encore...Et de l'autre côté, l'UE commence fortement à envisager une vaccination obligatoire. Ubuesque.

L'hôpital public, tout comme l'Ecole publique sont voués à dépérir, année après année.

Les cliniques privées et les écoles privées prendront la relève. 

Il y a plusieurs années déjà, j'étais tombé sur des textes émanant de l'OCDE. Tout est programmé. Sur tout le service public. Pas seulement l'hôpital ou l'éducation nationale. Ces textes datent de 2001. On voit bien où on en est vingt après. 

Lorsque je suis entré en désobéissance civique et que j'ai refusé de prendre ma classe à la suite de la réforme Peillon, j'avais écrit directement au Ministre. Ca m'a valu d'être convoqué devant l'inspecteur académique. Ca n'a pas plus du tout que je diffuse ça. Ceux qui suivent ce blog depuis sa création savent ce que j'ai enduré pendant trois ans et je sais ce qu'endurent aujourd'hui tous les rebelles qui défendent becs et ongles le service public. 

 

OCDE, c'est du long terme...

Cahier numéro 13 de l'OCDE

 

Les urgences de l'hôpital de Guéret en Creuse débordées à cause de fermetures de lits

 

Jeudi 2 décembre 2021 à 17:17 - 

Par France Bleu Creuse

Guéret

Le chef des urgences de l'hôpital de Guéret et le responsable du Samu 23 alertent sur la crise aux urgences. Le service est saturé depuis la fermeture brutale de quinze lits début octobre.

Le responsable du Samu et celui des urgences de l'hôpital de Guéret alertent sur la crise aux urgences.

Le responsable du Samu et celui des urgences de l'hôpital de Guéret alertent sur la crise aux urgences. © Radio France - Justine Maurel

A Guéret, les urgences sont saturées. Depuis fin novembre, entre dix et quinze patients attendent chaque jour dans les couloirs de l'hôpital sans pouvoir être pris en charge, selon le chef des urgences de l'hôpital de Guéret et le responsable du Samu 23.

Ils dénoncent le manque de lits dans les services de médecine. La direction de l'hôpital a décidé d'en fermer quinze le 1er octobre. Depuis, aucun lit n'a été rouvert.

La situation inquiète les soignants, alors que le nombre d'arrivées liées au coronavirus ne cesse d'augmenter ces derniers jours. D'après Pour le docteur Bruno Verguet, responsable du Samu 23, la santé des patients est mise en danger.

La direction mettra en place une cellule de crise ce vendredi matin à 8h pour trouver des solutions au problème.

 

EN 2019

Face à la fermeture de lits, le personnel de l'hôpital de Guéret ne veut rien lâcher

 

Publié le 23/05/2019 à 19h56

Face à la fermeture de lits, le personnel de l'hôpital de Guéret ne veut rien lâcher

Le personnel entend mener d'autres actions. © BARLIER Bruno     

Facebook

Twitter

Email

Diminuer la taille du texte

Augmenter la taille du texte

1

 S'ABONNER

La direction du centre hospitalier de Guéret n’a pas l’air disposée à retropédaler sur la fermeture d’une cinquantaine de lits sous trois ans. Au grand dam du personnel.

Le personnel de l’hôpital de Guéret l’a appris formellement ce jeudi 23 mai. Dix lits du service cardiologie fermeront à partir du 14 juin. Et le 1er juillet, ce sont 14 lits du service endocrinologie qui fermeront. En parallèle, six lits de Soins de suite et de rééducation, ouvriront. Pas de quoi satisfaire le personnel, qui s’inquiète.

La population soutient le personnel

Jeudi, à l’initiative de la CGT, plusieurs membres du personnel sont restés devant l’hôpital une bonne partie de la journée pour faire signer une pétition. Pétition qui exprime le refus du projet de l’Agence régionale de santé (ARS) qui comprend la fermeture de 53 lits dans les trois ans à l’hôpital de Guéret. Avec les premières fermetures de lits à venir, le processus est lancé. Alors même que Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, préconisait un moratoire sur la question.

Enfin des propositions pour sortir l'hôpital de Guéret de son déficit ?

« On veut réaffirmer la lutte contre ces fermetures, laisse entendre Nathalie Teste, secrétaire de l’USD CGT. On voit que la population adhère. On sent un vrai soutien, et c’est rare. » Toute la journée, les gens se sont rassemblés autour du petit stand de fortune, installé à l’entrée de l’hôpital. Pour signer la pétition et dire quelques mots pour la cause. Dans la journée, le personnel a recueilli plus de 400 signatures. « Si on fait ça, ce n’est pas que pour nous, c’est aussi pour l’offre de soins en Creuse », valide Nathalie.

La pétition a été signée à de nombreuses reprises toute la journée.
Les agents  ont également mis en place des bâches dédiée à l’expression libre. « On a posé la question de savoir comment les gens voyaient un hôpital en bonne santé. » Et les réponses ont été nombreuses avec des « c’est en Creuse que je veux être soigné », ou encore « du sourire pour le personnel ».

Les agents hospitaliers se sont succédé autour du stand. Il y a ceux qui travaillaient toute la journée et qui ont profité de leur pause pour soutenir. « Comme on est réquisitionnés, c’est difficile d’être présent sur un temps long, mais on a vu des personnes de l’administration, des urgences et même les cuistots », se félicite Nathalie Teste. En clair, la majorité du personnel fait bloc et va multiplier les actions.

Difficultés à l'hôpital de Guéret : le dialogue social a tourné court entre la direction et le personnel

Les agents mobilisés espèrent qu’une discussion sera ouverte, même s’ils décrivent le dialogue social comme  « compliqué » avec Frédéric Artigaut, le directeur de l’hôpital. « Il faut que l’on pense à la population et à la manière de la soigner, plutôt que de parler de rentabilité », tranche la secrétaire de l’USD CGT. Elle espère que les élus, qui siégeront au conseil de surveillance le 7 juin, voteront contre le plan proposé par l’ARS. Même s’il n’a qu’une valeur consultative. « S’ils votent contre, ce serait déjà un pas en avant. »

Eric Correia, président de la Com d'Agglo du Grand Guéret est venu apporter son soutien.
En parlant d’élus, seul Éric Correia, président de la Communauté d’agglomération du Grand Guéret, s’est rendu sur place jeudi. « C’est indispensable d’être là au niveau politique. Quand on voit qu’on a le Plan particulier pour la Creuse à 80 millions d’euros et qu’on ferme des lits à l’hôpital sans projet global de l’autre côté, il y a une incohérence. »

L'harmonisation public-privé au coeur du débat

Et de remettre sur la table l’idée de combiner les forces entre public et privé. « Il faut finir d’opposer les deux. L’offre de soin, ce n’est pas que l’hôpital. Il y a aussi le CMN de Sainte-Feyre et la Clinique de la Marche à Guéret, précise Éric Correia. Il faut remettre le patient au centre. Il ira se faire soigner chez le médecin le plus compétent et le plus proche. » Une phrase avec laquelle, Nathalie Teste n’est pas d’accord. « Les patients, qui n’ont pas forcément les moyens, doivent avoir le choix et se faire soigner sans sortir la carte bleue. »

Le député Moreau prépare le rapprochement des établissements hospitaliers publics et privés de la Creuse

Mais tous les deux se sont rejoints sur la nécessité d’une harmonisation fiscale entre le privé, aujourd’hui défiscalisé, et le public,  pour que le rapprochement entre les trois établissements se fasse plus facilement. « Ca ne se fera pas du jour au lendemain, estime Éric Correia. Mais il faut y réfléchir et inclure le personnel dans les décisions. Moi, je serais pour une loi, qui force les directeurs d’hôpital à se faire soigner dans leur propre établissement. Ca changerait beaucoup de choses. »

Romain Conversin

René Dumont, un visionnaire oublié

Par Le 03/12/2021

 

René Dumont, agronome tiers-mondiste et visionnaire

 

Publié le : 03/07/2021 - 11:22

Audio 04:01Podcast

René Dumont, en avril 1974, lors de sa campagne électorale pour l'élection présidentielle de mai 1974. © AFP

Par :Agnès Rougier

17 mn

Expert du développement agricole devenu militant écologiste, René Dumont se revendiquait avant tout tiers-mondiste. Toute sa vie, cet ingénieur agronome s’est battu pour « mettre fin à la faim ». Alliant l’engagement, les connaissances scientifiques, l’analyse critique et le sens de la communication, René Dumont, le premier candidat écologiste aux élections présidentielles de 1974, est considéré comme le créateur de l’écologie politique en France.

René Dumont est né dans le Nord en 1904, d’un père agronome et d’une mère mathématicienne et directrice de collège, tous deux républicains laïques. René Dumont a 10 ans au début de la Première Guerre mondiale, il vit avec sa famille près du front et sa confrontation aux horreurs de la guerre le rendra pacifiste pour toujours.

Petit garçon, René Dumont adore passer ses vacances à la ferme de ses grands-parents et encouragé par son père qui lui communique son attachement à la terre, aux plantes, aux animaux, il décide, très jeune, d’étudier l’agronomie et il réussit brillamment le concours d’entrée à l’Institut national d’agronomie en 1922.

Sorti diplômé, René Dumont part effectuer son service militaire, mais le jeune homme au tempérament rebelle et pacifiste le vit très mal et en sortira dépressif. Pour s’en remettre, il travaillera comme ouvrier agricole pendant un an dans la ferme de ses oncles.

Jeune agronome productiviste

En 1927, René Dumont, jeune ingénieur agronome, veut découvrir le monde, se rendre utile, et il entre à l’Institut national d’agronomie coloniale (INAC). Il travaille au développement de l’agriculture intensive par les engrais chimiques et le machinisme. L’INAC l’envoie en mission au Maroc, puis en Tunisie, et enfin en Indochine en 1930. Il est alors responsable de la station agricole sur le delta du Fleuve Rouge, où il est chargé de tester les engrais pour la riziculture.

Mais en parallèle de son travail, l’agronome rencontre les agriculteurs locaux, ce qui le conduira à remettre en question l’idéologie des agronomes coloniaux et dans son première livre, La culture du riz dans le delta du Tonkin. René Dumont affirme ses positions critiques et anticolonialistes.

Pour Marc Dufumier, agronome et qui a été son élève en agronomie comparée : « Il était parti pour aider les Vietnamiens à se nourrir par eux-mêmes en intensifiant leur système de culture, mais il découvrait que l’attitude des Français était très autoritaire ».

René Dumont démissionne de l’INAC en 1932 pour entrer, en 1933, à l’Institut national d’agronomie (INA), où il créera la chaire d’agriculture comparée en 1953.

Nourrir le monde

Des années 1930 aux années 1960, la population mondiale est en pleine croissance. René Dumont est alors régulièrement sollicité pour ses conseils en agronomie, d’abord en France, pour mettre en place le système d’agriculture productiviste ; puis à la fin des années 1950, au lendemain des indépendances, par les jeunes gouvernements des anciennes colonies africaines.

Mais l’agronome, toujours à l’écoute des paysans, constate que le système néocolonial qui consiste à reproduire les techniques agricoles des pays industrialisés dans les pays du tiers-monde est source de dégâts sociaux et environnementaux : « Petit-fils de paysan et agronome, je dois défendre les paysanneries sous-développées et souvent opprimées, ces vrais prolétaires des temps modernes », écrit-il dans un livre qui fait scandale à sa publication en 1962, L’Afrique noire est mal partie.

Voyageur infatigable, ses missions l’amènent dans plus de 90 pays, de l’Inde à Cuba, où il constate les méfaits de la Révolution verte qui pousse à la monoculture mécanisée avec engrais et pesticides chimiques. Alors qu’il ne défend pas le libéralisme, René Dumont est aussi très critique envers l’agriculture des « pays socialistes », et de la canne à sucre à Cuba en particulier. Fidel Castro, mécontent, ira jusqu’à l’accuser d’être un agent de la CIA !

Où l’agronome devient écologiste 

Alors qu’au début des années 1970, les écologistes sont plutôt perçus comme des marginaux, René Dumont, scientifique de terrain, a à la fois la légitimité et les connaissances qui apportent crédibilité au discours écologiste, et le goût de parler en public. « Il était très bon professeur, très bon pédagogue… et très polémique ! déclare son ancien élève en agronomie comparée, Marc Dufumier, (…) mais la force de son enseignement, c’était de nous dire : "avant de donner des conseils, allez d’abord voir sur le terrain !" »  

En 1972, les scientifiques du Club de Rome éditent un rapport intitulé : « Stopper la croissance » – ou « Rapport Meadows » –, dans lequel ils affirment que le système planétaire va s’effondrer sous la pression de la croissance démographique et industrielle si rien n’est fait.

Et en 1973, René Dumont dresse à son tour un bilan implacable du XXe siècle productiviste : « Nous fonçons à toute allure dans le brouillard vers un mur de ciment », écrit-il dans L’utopie ou la mort, son dernier livre.

Alors que l’Afrique subsaharienne est en proie à de graves sécheresses depuis 1970, l’auteur tire le signal d’alarme sur l’épuisement des ressources naturelles, la pollution, le changement climatique et le risque d’effondrement de la civilisation dus à la croissance de la consommation dans les pays industrialisés, inversement proportionnelle à la misère des populations des pays démunis.

Naissance de l’écologie politique

Le professeur Dumont a 70 ans quand les représentants des mouvements écologistes, dont Brice Lalonde, des Amis de la Terre, lui demandent de porter la parole de l’écologie aux élections présidentielles de 1974 ; il accepte à condition qu’on le laisse libre de parler et devient le premier candidat écologiste en France.

Vêtu de son éternel pull-over rouge, le candidat Dumont a le sens du spectacle et la télévision est l’occasion idéale de faire passer ses idées : « Nous allons bientôt manquer d’eau », déclare-t-il aux téléspectateurs et brandissant un verre plein : « C’est pourquoi je bois devant vous un verre d’eau, précieuse, puisque avant la fin du siècle, si nous continuons un tel débordement, elle manquera ». Le candidat écologiste, qu’aucun parti politique installé ne soutient, récoltera seulement 1,32 % des voix aux élections, mais l’écologie politique était née.

Un lanceur d’alerte visionnaire

Celui que l’on appelait « l’agronome de la faim », lanceur d’alerte visionnaire, professeur et militant, anticipait en 1974 les sujets qui sont aujourd’hui d’actualité – le changement climatique et ses conséquences, ou la perte de biodiversité –, il proposait aussi des solutions, comme l’agroécologie, dont la pertinence commence seulement à être perçue.

Pour Marc Dufumier, « le principal héritage de René Dumont, c’est que des solutions concrètes, oui, il y en a, et il y aurait des raisons d’être optimiste sur le fait qu’on peut nourrir l’humanité toute entière avec des formes d’agricultures respectueuses de l’environnement » mais quand on lui demande s’il est vraiment optimiste : « Politiquement parlant ? Alors là, je réponds à la René Dumont : je n’attends pas de le savoir pour rester mobilisé ! »

Jusqu’à son décès en 2001, René Dumont, auteur de plus de 60 ouvrages, militant tiers-mondiste, engagé pour le pacifisme et l’émancipation des femmes, membre fondateur de l’association Attac en 1998, dénoncera les effets délétères du productivisme et les inégalités entre pays du Sud et pays du Nord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jardin d'agronomie tropicale René Dumont, le bâtiment d'Indochine © © RFI Agnès Rougier

Pour en savoir plus :

Site du Musée du vivant et de la fondation René Dumont

Extrait de L’Afrique noire est mal partie

René Dumont, une vie saisie pas l’écologie, par Jean Paul Besset, édition Stock, 1992

Marc Dufumier, agroéconomiste, spécialiste des agricultures dans les pays en développement

 

Martin Blachier

Par Le 02/12/2021

Si vous ne connaissez pas ce médecin, un petit tour sur le net vous montrera à quel point, il a pu être virulent dans ses prises de position envers une vaccination de masse et le pass sanitaire.

C'est donc très intéressant de constater aujourd'hui à quel point son discours a évolué.

Au moins, avec lui, personne ne pourra parler de complotisme et autres raccourcis méprisants.

 

 

Omicron

Par Le 30/11/2021

Bon, voilà ce que j'espérais entendre.

"Vivre en harmonie avec la nature en respectant l'immunité."

"L'état désastreux du système hospitalier."

 

Invité : Gérald Kierzek, médecin urgentiste

 

"Contester le pass- sanitaire ne signifie pas que l'on soit anti-vax"

L’Université populaire de la biodiversité

Par Le 27/11/2021

 

C'est tout nouveau et je trouve cela très intéressant. Les quizz peuvent d'ailleurs être une source d'informations pour des enfants.

 

   

identifier une plante

Apprendre la botanique

Aller sur le terrain

Comment participer ?

RETOUR

Publié le 24 novembre 2021

par Tela Botanica

Brèves

 REMONTER

ACCUEIL

ACTUALITÉS

BRÈVES

L’UNIVERSITÉ POPULAIRE DE LA BIODIVERSITÉ

 

L’Université populaire de la biodiversité

L'Office français de la biodiversité a lancé cette semaine l’Université populaire de la biodiversité. Découvrez sur son site des contenus thématiques, des quiz pour vous tester et des informations sur les conférences, débats et témoignages à suivre en ligne ou à Tours.

universite-populaire-de-la-biodiversite-2021-bandeau

Pourquoi une Université populaire de la biodiversité ?

La crise sanitaire actuelle a déclenché une prise de conscience des impacts des modes de vie humains et des habitudes de consommation sur les espaces naturels et les milieux. Elle amène des interrogations sur le rapport à la nature, du côté individuel et collectif. Tous les experts internationaux s’accordent à pointer une érosion massive de la biodiversité qui affecte tous les milieux et toutes les espèces, à un rythme sans précédent. Les causes sont toutes, directement ou indirectement, d’origine humaine : il y a urgence à enrayer son déclin au quotidien.

L’Université souhaite inviter les citoyens à faire le lien entre des actes de la vie quotidienne et les transformations globales des modes de production et de consommation, qui sont aujourd’hui indispensables pour faire bouger les lignes.

Présentation sur le site de l’OFB.

Des contenus à consulter en ligne

Rendez-vous sur le site de l’OFB pour découvrir des vidéos et contenus en ligne sur la biodiversité, la place qu’elle occupe dans la vie quotidienne et l’impact de gestes comme se nourrir, prendre soin de soi, se loger, ou profiter de la nature. Ci-dessous, un aperçu avec une vidéo sur la dissémination des graines dans les forêts de Guyane grâce aux primates, agouti, tapirs et autres espèces frugivores.

Voir la vidéo sur la chaine YouTube de l’OFB

Voir tous les contenus de l'Université populaire de la biodivsersité

Sur le site de l'OFB

Sur la chaîne YouTube de l'OFB

Des quiz pour tester vos connaissances

Testez-vous avec des quiz interactifs autour des différents thèmes abordés par l’Université. Par exemple, quelle est la réponse à cette question du quiz « La biodiversité, source de nourriture »?

Pour nourrir la majorité de la population sur Terre, combien de plantes domestiques comestibles est-il nécessaire de cultiver?

– 9
– 6 000
– 300 000

VOIR TOUS LES QUIZ

Des conférences et des débats

L’Université populaire de la biodiversité vous donne rendez-vous les 27 et 28 novembre pour des conférences, des débats, des temps pédagogiques, des décryptages scientifiques et des témoignages. Pour participer à l’événement sur inscription, deux possibilités :

en présentiel, à Tours

en ligne, via la chaîne Youtube de l’OFB

Rendez-vous sur le site de l’OFB pour vous inscrire et découvrir le programme.

Laisser un commentaire

La forêt en péril

Par Le 26/11/2021

 

Supprimer des postes de fonctionnaires, faire des économies, précariser des emplois qui devraient être attribués à des gens compétents et non à des contractuels du privé, abandonner l'idée d'une gestion à long terme dans le respect de la nécessire biodiversité pour aller vers le court terme et la rentabilité immédiate etc etc...Et un jour prochain, on se demandera pour quelles raisons les forêts françaises dépérissent. Souvenons-nous de l'effacement du paysage de toutes les haies afin d'augmenter les surfaces cultivables. Aujourd'hui, on tente de les replanter parce que les scientifiques et les gens du terrain eux-mêmes, cultivateurs, agriculteurs, forestiers ont réalisé que leur disparition était catastrophique dans l'équilibre des terrains. Raser une haie et des talus, c'est rapide. Les réinstaller, c'est beaucoup, beaucoup plus long. Que feront les gouvernements lorsqu'ils verront les forêts dépérir ? Ils demanderont des études ? Ils enverront des spécialistes sur le terrain ? Mais c'est déjà fait, c'est déjà étudié, tout est déjà écrit. Le problème, c'est que les gouvernants n'entendent jamais les alertes dès lors que la rentabilité les obsède. 

 

Les garde-forestiers se mobilisent contre la marchandisation des forêts françaises

 

Les domaines à gérer sont toujours plus grands, les effectifs toujours plus minces : chaque garde-forestier doit aujourd’hui gérer, en moyenne, 2 000 hectares de forêts. C’est 1 200 de plus que dans les années 1980.

25 novembre 2021 - Augustin Langlade

FacebookTwitter

Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !

- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

 

Commander

Ce jeudi 25 novembre, les personnels de l’Office national des forêts, soutenus par des associations et de nombreux élus, ont manifesté devant le siège de leur organisation, à Paris. Ils dénoncent les baisses continues de leurs effectifs, la marchandisation des forêts et la « privatisation rampante » de l’établissement public.

Alors que les arbres souffrent des conséquences du réchauffement climatique, le gouvernement assassine l’Office national des forêts (ONF). C’est le constat qu’ont martelé, jeudi 25 novembre, les organisations syndicales, associations et élus rassemblés avenue de Saint-Mandé, dans le 12e arrondissement de Paris, pour protester contre le démantèlement programmé des services forestiers.

Le 2 juillet dernier, l’adoption du contrat État-ONF pour les années 2021-2025 a été perçue comme un énième coup de poignard porté à l’établissement public.

Ce document-cadre, approuvé de justesse par un conseil d’administration divisé, a entériné la suppression de 475 postes supplémentaires en cinq ans, dans un office plus que jamais exsangue.

En 35 ans, l’ONF a perdu près de 40 % de ses effectifs : de 16 000 salariés que comptait l’office en 1986, il n’en reste plus que 8 400, auxquels l’État confie pourtant un nombre équivalent de missions et exige une plus grande rentabilité.

Manifestation pour la défense du service public forestier – Crédit : Union syndicale Solidaires

Démantèlement programmé

Ces suppressions de postes continuelles viennent s’ajouter à une série de mesures structurelles dans lesquelles se dessine la stratégie de l’État, sans équivoque : le démantèlement. 

Adoptée en octobre 2020, la loi dite d’accélération et de simplification de l’action publique (Asap) a par exemple autorisé le gouvernement à élargir, par ordonnances, « les possibilités de recrutement d’agents contractuels de droit privé », qui pourront désormais « concourir à l’exercice de l’ensemble des missions confiées à l’Office [national des forêts], y compris la constatation de certaines infractions ».

Conjointe au gel, il y a quatre ans, des concours de recrutement de techniciens forestiers, cette réforme devrait permettre, à terme, de vider entièrement l’ONF de ses fonctionnaires, auxquels seront substitués des agents privés plus maniables – et 20 % moins chers.

« En parallèle de cette loi destructrice, des projets de filialisation sont étudiés pour retirer certaines activités à l’ONF, témoigne Loukas Bénard, technicien forestier en Haute-Marne et représentant du syndicat CGT-Forêt, pour La Relève et La Peste. Toute une partie de nos travaux sylvicoles, comme l’élagage, en sera fortement impactée. »

Selon le syndicaliste, présent à la manifestation de jeudi, ce sont les ouvriers qualifiés qui subissent les plus importantes suppressions d’emplois.

« Sur le terrain, déplore-t-il, l’État préfère de plus en plus avoir recours à de l’intérim ou de la sous-traitance, alors que c’est la perpétuation, au sein d’un service public, de ces compétences majeures qui a toujours permis de transmettre les forêts aux générations suivantes. »

Crédit : Union syndicale Solidaires

Un patrimoine exceptionnel, mais fragile

Les forêts couvrent 31 % du territoire métropolitain, soit 17 millions d’hectares, trois de plus qu’en 1985. Sur ces 17 millions d’hectares, plus de 25 %, les forêts publiques, dépendent de l’ONF, dont les missions vont de la commercialisation du bois à la protection de l’environnement, en passant par l’accueil du public et la prévention des risques naturels.

Les domaines à gérer sont toujours plus grands, les effectifs toujours plus minces : chaque garde-forestier doit aujourd’hui gérer, en moyenne, 2 000 hectares de forêts. C’est 1 200 de plus que dans les années 1980.

Ce fragile équilibre est d’ailleurs compromis par les défis du réchauffement climatique, aussi immenses qu’imprévisibles : dépérissement de certaines espèces, augmentation des incendies et des tempêtes, glissements de terrain, prolifération de parasites tels que les scolytes, qui ravagent les forêts d’épicéas, dans le nord-est de la France.

C’est cette situation qui fait craindre à Loukas Bénard que les fondements mêmes de l’ONF soient en péril.

« Les effectifs sont si réduits que nous ne parvenons pas à réaliser correctement nos missions, confie-t-il, notamment toutes celles qui relèvent de la gestion (suivi des exploitations, contrôle des infractions) et de l’environnement (étude des écosystèmes, surveillance des milieux…). À force, on se dit que l’objectif de nos patrons, c’est la production de bois. »

Lire aussi : Ce ne sont pas les forêts qui meurent, mais surtout des plantations d’arbres

Vers une marchandisation des forêts

Jusqu’ici, le statut de fonctionnaires permettait aux techniciens de résister, tant bien que mal, aux pressions de l’industrie forestière et aux exigences de rentabilité : espaces multifonctionnels, les forêts devaient avant tout profiter au bien commun, la « valorisation » des domaines n’étant qu’un aspect, parmi d’autres, des mille et une missions de l’ONF.

Mais avec la « privatisation rampante » de l’office public, les syndicats et les associations redoutent que la logique productiviste du gouvernement prenne le dessus sur celle de service et que les forêts se transforment, peu à peu, en « usines à bois ».

En se débarrassant des fonctionnaires, l’État prive ses étendues vertes de gardiens assermentés que des agents contractuels ne sauraient remplacer. D’un statut précaire et révocable, isolés, comment ceux-ci pourront-ils s’opposer à leur employeur, aux préfets réglementant les coupes rases ou aux acteurs du secteur, puissants et organisés ?

Posées par la manifestation de jeudi, ces interrogations resteront une fois de plus sans réponse. Au cours d’un défilé suivi de près par les forces de l’ordre, l’intersyndicale de l’ONF est parvenue, en milieu d’après-midi, devant le ministère de l’Économie (Paris 12e), où elle espérait être reçue. Mais ni l’Élysée, ni le ministère de l’Agriculture, ni Bercy n’ont donné suite à ses revendications.

Approuvé en conseil d’administration, le contrat État-ONF devrait être adopté d’ici peu.

Crédit photo couv : Canopée Forêts Vivantes

25 novembre 2021 - Augustin Langlade

FacebookTwitter

Plus qu'à attendre.

Par Le 26/11/2021

 

 

Historiquement, il n'y a eu que deux pétitions qui soient arrivées à dépasser le seuil des 100 000 votes et qui sont donc accessibles au débat au Sénat.

La première concernait les personnes en situation de handicap.

https://www.vie-publique.fr/en-bref/278381-senat-une-petition-en-ligne-pour-un-nouveau-calcul-de-laah

"Pour pouvoir bénéficier de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH), un certain nombre de conditions doivent être réunies dont des conditions de ressources à ne pas dépasser. Or, pour les personnes handicapées en couple, les ressources sont calculées en prenant en compte les revenus du conjoint, concubin ou pacsé.

Face à ce constat, une pétition demandant la désolidarisation des revenus du conjoint pour le paiement de l’Allocation aux adultes handicapés (AAH) (nouvelle fenêtre)a été déposée sur la plateforme de pétitions en ligne du Sénat le 10 septembre 2020."

 

Il est très parlant de voir que la pétition qui suit cet article et qui émane des chasseurs eux-mêmes a reçu 109 signatures. En même temps, vu les propositions, c'est préférable...

Une pétition s’impose au Sénat pour mettre fin aux dérives meurtrières de la chasse

 

Cette pétition exige la mise en place de cinq mesures : l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, « sur l’ensemble du territoire français » ; le renforcement de la formation des chasseurs et des règles générales de sécurité ; le contrôle et le suivi des armes de chasse et des comportements à risque ; de nouvelles sanctions pénales, à la hauteur des délits commis ; enfin « la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l’État ».

17 novembre 2021 - Augustin Langlade

FacebookTwitter

Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !

- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

 

Commander

Portée par le collectif « Un jour, un chasseur », une pétition réclamant une refonde profonde des lois sur la chasse vient de dépasser, sur le site internet du Sénat, le seuil des 100 000 signatures à partir duquel la chambre haute du Parlement peut s’en saisir et l’examiner. C’est une petite victoire pour toutes les victimes, directes ou indirectes, de ce loisir dont on ne compte plus les dommages.

410 morts en 10 ans

Depuis des décennies, les « accidents » de chasse se suivent et se ressemblent, chaque année apportant son lot de décès, de blessures et de traumatismes. De leur ouverture en septembre à leur fermeture en janvier-février, les périodes de chasse sont toujours accompagnées, en France, d’une litanie de victimes. À peine commencée, la saison actuelle n’échappe pas à cette triste fatalité.

Le 28 octobre, en Haute-Savoie, un jeune homme se promenant avec sa mère le long d’un sentier de village reçoit soudain une balle de fusil en plein thorax. Il est grièvement blessé. Le chasseur responsable, qui participait à une battue, n’avait pas respecté les règles les plus élémentaires de sécurité, qui exigent de ne jamais tirer en direction des routes. 

Le 30 octobre, alors qu’il circule sur une quatre-voies entre Laillé et Orgères, en Ille-et-Vilaine, un automobiliste de 67 ans est atteint au cou par une balle de calibre 9,3 mm. Quatre jours plus tard, il décède de ses blessures dans un centre hospitalier de Rennes.

Le 6 novembre, en Normandie, un cycliste amateur rentre de sa promenade le visage, les mains et le dos perforés de treize éclats de plomb. Un chasseur l’avait pris pour un faisan. Le lendemain, c’est au tour d’un chasseur de l’Aisne d’être blessé au thorax, alors que son adroit collègue visait un sanglier… 

Entre 1999 et 2019, la chasse aurait causé, en France, 2 792 accidents, dont pas moins de 410 mortels.

Encore ne s’agit-il que des faits « recensés » : si l’on prenait le temps de l’estimer, le nombre de drames évités de justesse — balles perdues, ricochets, tirs venant siffler au-dessus de la tête ou finissant dans les murs de maisons — serait, lui, beaucoup plus grand.

Intimidations, harcèlement, violences physiques, monopole des espaces naturels, noyautage des institutions civiques, les maux que l’on reproche aux chasseurs, nourris par cette multitude d’incidents quotidiens, ont fini par créer un climat de peur et de défiance insoutenable.

Dans les zones rurales, qui rappelons-le représentent l’écrasante majorité des territoires français, la chasse est devenue l’objet d’une discorde de plus en plus vive entre les « usagers de la nature », au point que les chasseurs apparaissent désormais comme une caste, distincte du reste de la population. C’est pourquoi les initiatives visant à réguler ce loisir encore trop anarchique se multiplient.

Lire aussi : « En campagne, témoignages et actions se multiplient contre la tyrannie des chasseurs »

Des initiatives pour mettre fin aux dérives

La dernière en date est d’une ampleur inédite. Il s’agit d’une pétition citoyenne. Déposée début septembre sur le site internet du Sénat par le collectif Un jour, un chasseur, elle demande qu’une modification profonde des lois permette enfin d’éviter les « morts, violences et abus liés à la chasse ». 

Le collectif Un jour, un chasseur a été créé à la suite d’un de ces accidents de chasse si fréquents. C’était le 2 décembre 2020, dans le Lot. Ce jour-là, Morgan Keane, un Britannique de 25 ans, était sorti de sa maison de Calvignac pour couper du bois, sans se douter qu’une battue avait lieu autour du jardin.

Quelques minutes plus tard, un chasseur surgit. Il confond le jeune homme avec un sanglier et lui fiche une balle au creux du ventre, le tuant sur le coup.

Largement relayé par la presse, ce drame a comme libéré la parole des habitants du Lot contre la tyrannie des chasseurs, ainsi que le rapporte le journal Reporterre. L’envie de se battre a tout à coup dépassé l’inertie.

Se sentant soutenues par la population, six amies de Morgan Keane ont alors décidé de monter « Un jour, un chasseur » et de porter, au sommet de l’État, une série de revendications.

En quelques mois, le collectif a compilé et diffusé des milliers de témoignages prouvant — s’il le fallait encore — les comportements intolérables des chasseurs, auxquels les fédérations et les comités locaux, intimement liés aux pouvoirs publics, garantissent une impunité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, hormis peut-être dans certains rangs de la police.

Afin de prolonger et concrétiser ces témoignages, l’idée est ensuite venue aux six amies de porter leur combat à l’échelon national. C’est là que le Sénat entre en jeu : depuis janvier 2021, une plate-forme numérique permet à toute personne ou à tout groupe d’adresser, à la chambre haute du Parlement, une pétition inédite ou déjà publiée.

Si, dans un délai de six mois, celle-ci a recueilli au moins 100 000 signatures, elle est alors transmise à la Conférence des Présidents, qui pourra choisir d’y donner suite, par exemple en instituant une mission de contrôle ou en l’inscrivant à l’ordre du jour d’un texte législatif. 

Déposée le 10 septembre, la pétition d’Un jour, un chasseur a dépassé, en moins de deux mois, le nombre de 100 000 signatures requis.

Lire aussi : « La chasse plombe l’environnement »

Le 16 novembre, plus de 118 000 personnes avaient adhéré, en prenant le soin de s’identifier, à cette requête exigeant la mise en place de cinq mesures : l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, « sur l’ensemble du territoire français » ; le renforcement de la formation des chasseurs et des règles générales de sécurité ; le contrôle et le suivi des armes de chasse et des comportements à risque ; de nouvelles sanctions pénales, à la hauteur des délits commis ; enfin « la libération de la parole et la reconnaissance des victimes de la chasse par l’État ».

Constatant « l’adhésion forte » de la population à cette pétition, le Sénat a annoncé le 9 novembre, dans un communiqué de presse, que les questions soulevées par le collectif allaient faire l’objet d’une « mission conjointe » entre la commission des lois et celle des affaires économiques.

À cette occasion, un débat, une série d’auditions et une « étude de législation comparée » devraient être organisés, « afin de déboucher sur des propositions concrètes, éventuellement de portée législative ».

Réagissant sur les réseaux sociaux, les amies de Morgan Keane ont souligné que la rapidité avec laquelle la pétition a atteint le seuil des 100 000 signatures « relève de l’exploit », mais traduit également « les attentes des citoyens ».

« Ce n’est qu’un premier pas vers la victoire, ajoutent-elles, qui ne sera atteinte qu’à la mise en place d’un texte législatif qui apportera de réelles réponses à nos revendications. »

Des aberrations dans la loi

Affirmant vouloir « ouvrir le débat » et « porter la parole des ruraux » sur les méfaits de la chasse, le collectif Un jour, un chasseur n’a cessé, pendant ses dix mois d’existence, de relever les « aberrations » de la loi, responsables selon lui des drames quotidiens qui entourent ce loisir.

Les chasseurs bénéficient en effet de maints privilèges et passe-droits entretenant, voire justifiant leur sentiment d’impunité.

Le bon million de détenteurs d’un permis valide sur le territoire peuvent par exemple, en toute légalité, manipuler des armes létales avec un taux d’alcoolémie de plusieurs grammes par litre de sang, malgré le risque évident que ce vide juridique fait courir aux autres citoyens.

Lire aussi : « Chasser sous l’emprise d’alcool est toujours légal, une faille juridique dangereuse »

De la même manière, une fois le permis en poche, les capacités physiques et psychiques des chasseurs, tout comme leurs armes, ne sont soumises à aucun examen régulier : chasser alors qu’on est atteint d’une maladie motrice et doté d’une arme défectueuse est tout à fait possible.

Autre dérive : si un « accident » entraîne mort d’homme lors d’une partie de chasse, le crime est la plupart du temps qualifié d’homicide involontaire ; à ce titre, il n’est puni que de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende, alors que cette peine s’élève, pour un accident de voiture, à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Lire aussi : « La souffrance est inhérente à la chasse de loisir car il est quasi impossible de tuer net un animal »

Sans juger du bien-fondé d’un loisir consistant à abattre des animaux sauvages, de telles incohérences juridiques démontrent, selon le collectif, qu’il est urgent de refondre entièrement des lois « qui, de toute évidence, ne garantissent ni notre sécurité, ni notre bien-être ».

Le combat d’Un jour, un chasseur parviendra-t-il à ébranler le statu quo ? En 2000, la loi Voynet instaurait, pour la première fois, un jour sans chasse en France, le mercredi. Trois ans plus tard, après le retour de la droite au pouvoir, cette disposition aussi légitime que minime était abrogée par l’Assemblée nationale.

Depuis lors, les cadres n’ont presque pas évolué. Murmurant à l’oreille du gouvernement, le lobby de la chasse est contraire à toute réforme, toute conciliation, tout aménagement.

Dans un entretien au JDD, le 14 novembre, le président de la Fédération nationale des chasseurs, Willy Schraen, a même proposé que les chasseurs prennent part, comme « police de proximité », à la sécurité des villages et à « la surveillance des espaces agricoles et forestiers ». L’avenir est encore bien incertain.

17 novembre 2021 - Augustin Langlade

 

Denigrement des chasseurs, tireurs et amateurs d'armes: ça suffit!

 

AvatarSébastien POINT

15/11/2021

Identifiant: N°870

Seuil non atteint

En 2019, une ancienne actrice française mondialement célèbre qualifiait les chasseurs de "sous hommes d'une abjecte lâcheté aux trognes d'ivrognes" et de "terroristes du monde animal". En 2020, la fédération de chasse de Gironde subissait des volées d'insultes de la part d'internautes après une opération promotionnelle en faveur du permis de chasse. A ces deux exemples récents et connus, il faut ajouter la majorité des incidents, injures et dénigrements que subissent chasseurs, tireurs et amateurs d'armes et qui ne sont pas déclarés.

Nous refusons d’accepter la banalisation de ces discriminations. Il est du devoir des autorités et du gouvernement de les dénoncer, de leur faire face et de ne surtout pas tolérer l’intolérable.

Dans cet esprit, la mise en place des mesures suivantes s'avère , sinon suffisante, au moins nécessaire:

I - Reconnaissance d'un droit inaliénable à la chasse

Nous demandons l’inscription dans la loi d'un droit inaliénable pour les chasseurs de chasser tous les jours de la semaine, y compris le dimanche et le mercredi.

II - Information des promeneurs

La présence de promeneurs sur des parcelles forestières privées est souvent tolérée par les propriétaires mais, en cas de chasse en cours, cette présence pose des problèmes de sécurité. Nous demandons un renforcement général de l'information des promeneurs sur les risques qu'ils encourent ou qu'ils font courir à pénétrer des parcelles forestières privées accueillant potentiellement des actions de chasse. Une bonne appréciation et définition des responsabilités en cas d'accident doit être systématiquement réalisée.

III- Allègement du contrôle et du suivi des armes de chasse

La chasse est une action favorable à l'entretien des espaces forestiers et à la régulation des espèces animales. Elle doit être encouragée.
Le tir aux armes à feu, quel que soit le calibre, est une pratique sportive et de loisir encadrée qui ne doit souffrir d'aucune discrimination et qui doit être accessible à toutes et tous, dans un esprit démocratique.
La collection d'armes à feu participe de la préservation d'un patrimoine historique et technique français, européen et mondial.

Ces raisons plaident pour l'arrêt des politiques répressives et pour un allègement des conditions de détention des armes à feu de catégories C et de leurs munitions afin de permettre la démocratisation des disciplines exigeant la possession et/ou l'utilisation d'une arme à feu.

IV- Reconnaissance par l’État

Il est primordial de reconnaître la place des chasseurs dans la préservation de nos usages et modes de vie traditionnels, et dans la gestion des espaces naturels.

Il est primordial de reconnaître le tir sportif et la collection d'armes comme des moyens de faire vivre et de valoriser un patrimoine historique et technologique.

Texte législatif

Cette pétition est fermée aux signatures.

Décision de la Conférence des Présidents :

Lors de sa réunion du mardi 23 novembre 2021, la Conférence des Présidents a décidé de renvoyer la pétition n° 742 à la commission des affaires économiques et à la commission des lois en vue de la création d'une mission conjointe de contrôle.

Elle a en outre décidé de fermer aux signatures cette pétition ainsi que celles publiées sur la plateforme ayant le même objet.

Coronavirus : nouvelles du jour

Par Le 25/11/2021

 

Bon, tout ça n'est guère réjouissant.

En même temps, j'ai déjà lu moult articles scientifiques annonçant que la disparition du virus est utopique. Les personnes vaccinées peuvent continuer à transmettre le virus et doivent donc rester tout aussi prudentes que les non-vaccinées. Ce qui n'est pas le cas. Il existe un état de fait qui montre clairement que les personnes vaccinées sont beaucoup moins prudentes. 

Où va-t-on ? Je n'en sais rien bien évidemment mais il est certain en tout cas, pour moi, que le fait de prendre soin de sa santé est primordial et je ne suis pas persuadé que cette idée ait beaucoup évolué dans l'esprit des gens. Le système immunitaire, ça s'entretient. Son affaiblissement est une opportunité offerte au virus.

Je ne dis pas que je n'attraperai pas cette maladie et je n'ai aucune certitude sur la façon dont mon corps réagira dans ce cas mais au moins, j'aurais fait de mon mieux pour que le virus, s'il m'atteint, rencontre une certaine résistance. Je ne peux pas faire davantage. 

Quand je vois déjà apparaître sur les réseaux sociaux le calendrier des marchés de Noël et toutes les animations associées, ça me désole. Toutes ces concentrations humaines, dans des espaces restreints, même si ça a lieu en plein air, c'est "open bar" pour le virus. 

Oui, je pense qu'il est nécessaire de se passer de toutes les concentrations qui ne relèvent pas d'une obligation absolue. Il s'agit de savoir si la période de fêtes doit être une période de risques. 

Je trouve d'ailleurs déplorable les réglements de compte sur les réseaux sociaux de la part de certains vaccinés qui s'acharnent sur les non-vaccinés et les accusent de tous les maux. Je suis non-vacciné et je me tiens à distance, je porte un masque, je me lave les mains. Je n'embrasse que la femme de ma vie. 

Le vaccin n'empêche pas intégralement les transmissions. Il faut absolument que ça rentre dans les têtes. 

Nous ne sommes pas revenus au "monde d'avant" et ça n'en prend pas le chemin. Personnellement, il y a énormément de paramètres qui peuvent disparaître sans que ça me désole. Le "monde d'avant" est empli de comportements néfastes. Ce qui m'importe, par contre, serait de voir émerger de nouveaux modes d'existence. On n'en prend pas le chemin non plus. Nous sommes donc entre deux mondes.

 

JEUDI 25/11/2021 à 14H03 - Mis à jour à 14H07

ACTUALITÉS

Coronavirus : un nouveau variant détecté en Afrique du Sud

Par La Provence (avec AFP)

 Le variant B.1.1.529 présente un nombre "extrêmement élevé" de mutations.

Le variant B.1.1.529 présente un nombre "extrêmement élevé" de mutations.NIPHON KHIAWPROMMAS / GETTY IMAGES

0

Un nouveau variant du Covid-19, dont le nombre élevé de mutations pourrait menacer l'efficacité des vaccins existants, a été détecté en Afrique du Sud, ont annoncé jeudi des scientifiques.

"Nous avons malheureusement détecté un nouveau variant qui constitue une source de préoccupation en Afrique du Sud", a déclaré le virologue Tulio de Oliveira, lors d'une conférence de presse en ligne. Le variant B.1.1.529 présente un nombre "extrêmement élevé" de mutations, selon les scientifiques sud-africains qui avaient déjà détecté le variant Beta, contagieux.

À ce stade, les scientifiques ne sont pas certains de l'efficacité des vaccins anti-Covid contre cette nouvelle forme du virus. 

L'apparition de ce variant est sans doute à l'origine de l'augmentation "exponentielle" des contaminations ces dernières semaines, selon le ministre de la Santé, Joe Phaahla, présent à la conférence de presse. D'autres cas ont été signalés au Botswana voisin et à Hong Kong, sur une personne de retour d'un voyage en Afrique du Sud.

L'Afrique du Sud, qui craint une nouvelle vague de la pandémie d'ici la fin de l'année, est officiellement le plus touché du continent par la pandémie. Il compte plus de 2,9 millions de cas et plus de 89 600 décès.

La pandémie dans le monde est actuellement dominée par la propagation du variant Delta, très contagieux, initialement détecté en Inde.

Coronavirus : à cause du variant Delta, les vaccins ne protègent qu'à 40% de la transmission selon l'OMS

Par La Provence (avec AFP)

Le variant Delta, très contagieux, a réduit à 40% l'efficacité des vaccins contre la transmission de la maladie, a souligné mercredi le patron de l'OMS, pressant les gens de continuer à porter des masques et autres pratiques barrières.

Le variant Delta, très contagieux, a réduit à 40% l'efficacité des vaccins contre la transmission de la maladie, a souligné mercredi le patron de l'OMS, pressant les gens de continuer à porter des masques et autres pratiques barrières.PHOTO - AFP/ARCHIVES - FABRICE COFFRINI

6

Le variant Delta, très contagieux, a réduit à 40% l'efficacité des vaccins contre la transmission de la maladie, a souligné mercredi le patron de l'OMS, pressant les gens de continuer à porter des masques et autres pratiques barrières.

"Les vaccins sauvent des vies, mais ils n'empêchent pas totalement la transmission du Covid-19", a expliqué Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'un point de presse régulier consacré à la pandémie, qui refait des ravages en Europe. "Il y a des données qui suggèrent qu'avant l'arrivée du variant Delta, les vaccins réduisaient la transmission d'environ 60%, avec Delta cela a chuté à 40%", a-t-il souligné. "Dans de nombreux pays et communautés, nous craignons qu'il n'y ait cette idée fausse que les vaccins ont mis fin à la pandémie, et que les gens qui sont vaccinés n'ont plus besoin de prendre d'autres précautions", a-t-il ajouté.

Le directeur général de l'organisation a ouvert ses traditionnelles remarques liminaires sur la situation en Europe, frappée de plein fouet par une cinquième vague d'infections, provoquée par un mélange de taux de vaccination insuffisant et du relâchement - sans doute prématuré au vu de la domination du variant Delta dans la région - dans les gestes barrières et les restrictions.

"La semaine dernière, plus de 60% des infections et des décès du Covid dans le monde se sont produits en Europe", a rappelé le docteur Tedros, ajoutant que "cet énorme nombre de cas se répercute en fardeau insupportable pour les systèmes de santé et les personnels de santé épuisés".

Avec plus de 2,5 millions de cas et près de 30 000 morts enregistrés depuis une semaine, le Vieux Continent est de loin la région du monde la plus touchée par la pandémie, selon les données officielles collectées par l'AFP. Et la tendance reste à la hausse.

Mardi, l'OMS Europe s'était alarmée de l'"emprise" du Covid-19 en Europe, qui pourrait faire 700 000 morts supplémentaires sur le continent d'ici au printemps, en plus des 1,5 million de décès déjà dénombrés. 

L'enseignement en ligne : BAAC TO SCHOOL

Par Le 18/11/2021

 

Un site pour tous les parents, ceux qui pratiquent l'école à domicile ou les autres.

Une aide en ligne.

Je connais un des fondateurs. Une personne de très grande valeur.

Logo 3.PNG

BAAC to SCHOOL (cliquer pour accéder au site)

e-Learning

Cours en ligne

Accueil

Modalités & Inscriptions

Pronote

Plannings

Tarifs

À propos

Contact

Infos

Logo 3.PNG

BAAC to School

BAAC to School est une école conçue sur plus de deux années et finalement créée courant 2021.

Suite à la crise du Covid et au constat du nombre grandissant d'élèves en phobie scolaire, il nous est apparu primordial et d'actualité de fonder BAAC to School, une école en visioconférence, proche de ses élèves et de leurs parents.

jeux

BAAC to School

Outre les jeux de mots Bac to school et Back to school, ne cherchez plus la signification de BAAC to school !

Elle vient de BAccalauréat ACadémie, notre but avoué étant de former de futurs bacheliers....
Je suis Jenna et j'ai concrétisé avec mon collègue et ami Bernard l'ensemble du projet.Je

Anciens prestataires pour de prestigieux établissements en e-learning - notamment auprès d'élèves en phobie scolaire ou en IEF - et enseignants des mathématiques et physique-chimie en collèges, lycées et universités, nous avons joint nos compétences au service de l'éducation des enfants et adolescents non scolarisés - pour des raisons qui leur sont propres et qui réclament le respect -, dans le cadre du projet de loi 2022.

La passion de notre métier, nous souhaitons la partager avec eux, notamment en nous entourant de professeurs qualifiés, de qualité et différents. Nous avons souhaité de ces enseignants que l'on n'oublie pas, tant ils nous ont apporté confiance en nous tout en valorisant leur discipline et en nous donnant le goût d'apprendre.

Nous ferons tout notre possible pour que chaque élève se sente au mieux parmi ses collègues et qu'il envisage, dès son entrée chez nous, l'enseignement chez BAAC to School comme une chance et un privilège.
 

Notre engagement

Te porter plus haut (n'est-ce pas la signification d'élever ?)

Te faire aimer le goût du savoir

T'amener au niveau escompté

Te permettre d'atteindre tes objectifs

Logo 3.PNG

Les contacts
BAAC to School

Trouve ci-dessous la liste de nos différents intervenants.

Jenna

Directrice
Pédagogique

Bernard

Directeur
Technique

baactoschool@gmail.com

Rachel

Professeur référent

Physique-Chimie-SVT

Collège

bts@gmail.com

M

M

M

Professeur référent

Français

Collège

Professeur référent

Français & Philosophie

Lycée

Professeur référent Mathématiques

Collège

bts@gmail.com

bts@gmail.com

bts@gmail.com

M

M

M

Professeur référent
Sciences de la Vie
et de la Terre - SNT

Lycée

Professeur référent Anglais

Collège & Lycée

Professeur référent
Espagnol

Collège & Lycée

bts@gmail.com

bts@gmail.com

bts@gmail.com

M

Professeur référent

Physique-Chimie-ES

Lycée

bts@gmail.com

M

Professeur référent Mathématiques

Lycée

bts@gmail.com

M

Professeur référent
Histoire & Géographie

Collège & Lycée

bts@gmail.com

Logo 3.PNG

BAAC to SCHOOL

e-Learning

NAVIGATION RAPIDE

Accueil

Inscriptions

Pronote

Plannings

Tarifs

À propos
Contact

Infos

RÉSEAUX SOCIAUX

Facebook
Youtube

COORDONNÉES

BAAC to SCHOOL
Académie de Montpellier
Tél. :

baactoschool@gmail.com

professeur de maths, prof de maths, prof de math, enseignant en mathématiques, prof de mathématiques, professeur de mathématiques, visioconférence, webcam, maths, mathématiques, mathématique, math, français, histoire, géographie, géo, ses, snt, physique, chimie, svt, école, collège, lycée, enseignement scolaire, scolarité, cours, elearning, e-learning, enseignement à distance, enseignement, anglais, espagnol, visio, visioconférence, sixième, cinquième, quatrième, troisième, seconde, première, terminale, scientifique, bac, baccalauréat, examen, OAD, organisme d'enseignement à distance

 

 

Musique : Jonathan Warman

Par Le 13/11/2021

Personnellement, je trouve magnifique les musiques de ce compositeur.

J'ai écouté ça pendant des jours dernièrement, soit en travaillant dans le jardin, en construisant un mur de pierres sèches, en rangeant du bois, en aménageant une pièce dans la grange, en marchant hier dans les forêts immenses du plateau des Millevaches.

Je ne m'en lasse pas et à chaque écoute, je découvre de nouvelles notes, un instrument que je n'avais pas perçu, une mélodie lointaine en arrière-plan, je perçois mieux l'architecture et du coup, je suis plus à même de visiter toutes les pièces du domaine.

 

 

 

 

 

 

"L'apocalypse de Roger" Philippe Renaissance

Par Le 13/11/2021

 

 

 

Feuilleter un extrait

Catégorie : Roman

Date de publication : Septembre 2021

Éditeur : Atramenta

ISBN : 978-952-340-918-7

Format : 148x210mm, 382 pages

Pages : Noir et blanc sur papier crème 83g

Reliure : Couverture souple, finition brillante

(4 avis)

17,00 €

Disponible : Expédié sous 3 à 8 jours ouvrés

Quantité : 123456789101112131415161718192021222324252627282930

AJOUTER AU PANIER

Par 

Philippe Renaissance

1 livre publié

1 ebook publié

3 oeuvres en lecture libre

Suivre cet auteur

Profil détaillé

Présentation

L’Histoire qui se répète. Un pouvoir sans scrupule. Une Grande-Europe au bord du gouffre. Un héros qui s’ignore. Un code source qui peut tout changer.

La vie serait-elle comme un ruban de Möbius nous condamnant à revivre les mêmes expériences ? En 2133, Müssler est nommé chancelier de la Grande-Europe. L’amour du pouvoir, l’appât du gain, l’anti-progrès social et la barbarie ordinaire deviennent les quatre piliers de la nouvelle politique. Estampillé Déviant, comme des millions de personnes, Roger Vécisse est emporté par une tornade qui balaie tout sur son passage. Jusqu’à la moindre trace d’humanité, la plus infime parcelle d’intimité, de mémoire. Son destin semble tout tracé.

À moins de briser le ruban…

 

Je voulais écrire un commentaire après ma lecture. Je n'en écris pas souvent. Mais, là, c'était indispensable. 

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ». Winston Churchill
Cette citation a été mise par l'auteur en exergue de son ouvrage.
Le phénomène est effectivement connu mais la problématique s'intensifie si on se projette au siècle prochain. Qu'en sera-t-il de cette répétition au regard de « l'évolution » humaine ? Si tant est qu'on puisse parler d'évolution.
La question suivante est tout aussi inquiétante : Philippe Renaissance est-il un auteur de talent ou bien davantage un visionnaire inquiétant ? Il serait préférable que la première option se suffise à elle-même puisque c’est déjà le cas. Pour ce qui est de l’aspect visionnaire, il serait hautement préférable qu’il s’agisse d’une pure imagination de romancier. Imagination oh combien impressionnante.
Car à travers cette dystopie, il est clair et radical que nous ne devons absolument pas oublier notre passé, le passé de la grande Histoire, c'est à dire celle où se sont déroulées les pires atrocités.

Plongé dans cette lecture, j'ai vu passer « Metropolis », « Sleeper », « Blade runner », « Bienvenue à Gattaca », « Divergente »... Et d'autres. Ceux sur la Shoah, bien évidemment. Car l'Histoire se répète. Ici, les exclus, les pourchassés, sont appelés les « Transgresseurs » et ils doivent être isolés pour être« guéris » et ne pas contaminer les « BonneSantés ».
Le Ministère de la Santé florissante, le Ministère de l'environnement maîtrisé, le Ministère du Parler vrai, le Ministère des Finances transparentes, les Jeunesses chimériennes...
Nous sommes dans un nouvel ordre mondial et la surveillance des individus est constante :

« Tout ce que vous direz ou rêverez pourra être retenu contre vous ».

Le CPR, coefficient personnel de rendement est un élément déterminant :

«  Je note une baisse du taux d'engagement ainsi que du taux de réactivité. Cela impacte votre accomplissement. En clair, vous n'atteignez pas vos objectifs. »

Dans toute bonne dystopie futuriste, le présent est roi puisqu'il s'agit d'extraire le lecteur de son existence pour le plonger dans ce qui l'attend s'il ne prend pas garde à son présent.
Ce roman est un aller-retour constant entre maintenant et plus tard :

« Triste mascarade que ces dictatures qui, afin de légitimer leurs forfaits, agissent sous le couvert de la légalité. »

« Au laboratoire de sondage, le scanophaseur avait implanté une colonie de nanorobots dans ses omoplates. Le système après avoir analysé sa généalogie, ses traits de caractère, ses performances au travail, ses angoisses, ses rêves, traçait en temps réel le moindre de ses faits et gestes. »


Big Brother a atteint une dimension inconcevable pour l’instant. Pour l’instant… Et c’est bien là tout le problème. Philippe Renaissance nous met en garde. L’Intelligence Artificielle est-elle au service de l’humanité ou de ceux qui la conçoivent et de ceux qui la financent ? Son usage est-il assujetti à une éthique incontournable et universelle ?

Chaque chapitre de ce livre, chaque événement, chaque prolongement induit des réflexions qu’on ne peut s’épargner. Qu’on ne doit pas s’épargner. Il en est du maintien de notre liberté.

Qu’une maladie soit dans cet ouvrage l’élément déclencheur, le prétexte idéal pour les gouvernants pour déclencher des rafles, n’est-ce pas une possible dérive aux prochaines pandémies ? Doit-on balayer cette idée d’un geste méprisant ? Mais qui donc avait imaginé les camps de concentration ? Combien de temps a-t-il fallu pour que la réalité éclate ? Ne jamais oublier son passé. Ne jamais oublier que l’humain a une propension effroyable à toujours aller plus loin.

La technologie amplifie les projections. Dans un sens comme dans l’autre. Il peut donc s’agir de progrès, tout comme il peut s’agir des pires abominations. Qui donc, aujourd’hui, là maintenant, immédiatement, a la capacité de dire ce que sera ce monde dans cent ans ?
Les concepteurs de l’IA, peut-être, puisqu’ils agissent à créer ce futur et que nous n’en avons aucunement conscience.
Ce roman est une plongée dans les abysses de notre futur. Et le lire, c’est déjà réaliser ce que nous devons empêcher d’advenir. On pourrait se dire que c’est trop douloureux, on pourrait s’excuser de ne pas avoir la tête à ça, que l’existence est déjà assez ardue pour ne pas en plus s’alourdir de projections aussi sombres.
Mais alors, lorsque la réalité sera là, il ne faudra pas se plaindre.
C’est en cela que je vois dans ce roman un parallèle saisissant avec l’état de la planète. Nous n’avons pas écouté les alertes des scientifiques. Nous avons continué dans une voie destructrice, insouciant, ignorants volontaires.
Allons-nous reproduire le même schéma au regard de nos libertés ? Sommes-nous donc condamnés à systématiquement nous réveiller trop tard ?

La lecture de ce roman est une nécessité. Aussi effroyable qu’en soit la teneur, il n’en reste pas moins que l’écriture emporte, que la puissance évocatrice nourrit le désir de tourner les pages. Les pages de notre avenir ? Telle est la question.

Krishnamurti : entretien en Français

Par Le 12/11/2021

Un document incontournable. Le plaisir immense d'écouter cet homme.

"Tres rare! Il faut abandonner les croyances, la peur, la vanité ... Il explique comment aller vers Dieu, en dehors des images, du conditionnement. Il n'aime pas employer le mot Dieu. La méditation est un chemin, ce n'est pas une technique. Il énumère les différents dangers pour l'homme.

En première partie les thèmes sont: l'anecdote de l'homme et du diable. Il n'y a pas de liberté quand on est conditionné par la religion. La culture aussi conditionne et divise les hommes. C'est la division qui crée la difficulté, le conflit.

Pour lui, la bonne conduite, c'est l'amour, faire attention aux arbres, à autrui ..., être conscient de tout pour créer une unité, une harmonie avec le monde, pour faire quelque chose de vrai.

Il démontre son idée en prenant comme exemple, les juifs et les arabes. Dans la deuxième partie, Krishnamurti parle de la nature, du sommeil, de la souffrance, de sa conception de la révolution intérieure, de l'art, la notion du temps, du silence, de la mort (André Voisin "Les conteurs", 1972)

THEME : Jarwal le lutin (16)

Par Le 11/11/2021

En fouillant dans le blog, je me suis aperçu qu'il y avait pas mal d'articles avec Jarwal.

Je fais donc un seizième regroupement dans la rubrique des thèmes.

En voici les liens. Ils ne sont pas dans l'ordre de leur parution. Et il doit même en manquer car parfois, je n'indiquais pas dans le titre qu'il s'agissait d'un extrait d'un récit de Jarwal. Je vais lancer des recherches et je les ajouterai :) 

Jarwall le gardien du livre

JARWAL LE LUTIN : A l'origine

Jarwal le lutin (tome 1, chapitre 1).

Jarwal le lutin (tome 2)

Jarwal le lutin (tome 2, chapitre 1)

Jarwal le lutin (tome 3, chapitre 1)

Jarwal le lutin (tome 3)

Jarwal le lutin (tome 3)

Jarwal le lutin (tome 4)

Jarwal le lutin (tome 4)

Jarwal le lutin (tome 4)

Jarwal le lutin : Au-delà des formes

Jarwal le lutin : l'illusion de la matière

Jarwal le lutin : une étrange rencontre

Jarwal le lutin : la conscience de la vie

Jarwal le lutin : l'instant présent

Jarwal le lutin : la Création

Jarwal le lutin : la peur

Jarwal le lutin : le détachement de soi

Jarwal le lutin : Quelques traces encore.

Jarwal le lutin et Krishnamurti

Jarwal : "Laisse passer dix mille,ans..."

Jarwal : L'irréalité des formes.

Jarwal : Libre de comprendre

Jarwal : littérature jeunesse

Jarwal le lutin : l'émotion-choc

Jarwal en "coup de cœur"

Jarwal et Jackmor

Jarwal et les Kogis

Jarwal et les Kogis

Jarwal et les Kogis : Kalén

Jarwal et les Kogis : les Conquistadors

Jarwal et les Maruamaquas

JARWAL LE LUTIN : Commentaire (1)

JARWAL LE LUTIN : Commentaire (2)

Jarwal le lutin ( tome 4, chapitre 1)

JARWAL LE LUTIN (4) : Au-delà du réel

JARWAL LE LUTIN (4) : Canal de lumière

JARWAL LE LUTIN (4) : L'arbre de vie.

Jarwal, toujours lui.

Jarwal le Lutin : de la réalité au Réel

Jarwal : de l'origine à la publication

JARWAL : Le gardien du livre

 

 

  • 43
  • 44
  • 45
  • 46
  • 47
  • 48
  • 49
  • 50