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"Network"

Par Le 30/10/2021

NETWORK, film de Sydney Lumet (1976)

 

Synopsis

 

Le réseau UBS est racheté par le conglomérat CCA. Franck Hackett décide alors de renvoyer Howard Beale, présentateur du journal télévisé depuis 20 ans et en perte d'audimat, malgré les protestations de Max Schumacher, rédacteur en chef. Lors de ses dernières émissions, Beale devient de plus en plus offensant, menaçant de se suicider et jurant en direct à la télévision. Flairant le bon coup médiatique, Diana Christensen, directrice des programmes, donne carte blanche à Beale. Lorsque Beale hurle à des millions de téléspectateurs de se rebeller contre le système, c'est le carton d'audience. Hackett décide alors de renvoyer Schumacher et donne les pleins pouvoirs à Christensen. Elle transforme alors l'émission de Beale en une idiotie commerciale où le présentateur, devenu totalement fou, crie des inepties populistes au public. Dans le même temps, elle crée une série documentaire tapageuse sur un groupe terroriste communiste. En parallèle, Schumacher quitte femme et enfants pour vivre avec Christensen.

Lors d'une émission, Beale révèle qu'UBS va être racheté par des Saoudiens et demande au public de s'en insurger. Il est donc convoqué par Arthur Jensen, propriétaire de CCA. À l'aide d'une mise en scène qui impressionne Beale, Jensen le convainc d'abandonner ses idées populistes et de propager un message pro-capitaliste et mondialiste. Beale s'exécute mais les audiences baissent. Dans le même temps, Schumacher décide de quitter Christensen, obsédée par ses objectifs d'audimat et incapable d'exprimer la moindre émotion. Elle envoie alors ses amis terroristes tuer Beale en pleine émission, pour relancer l'audimat. Beale devient alors le premier homme à avoir été assassiné parce qu'il ne faisait pas assez d'audience.

 

Il y a plusieurs passages qui m'avaient marqué à l'époque où j'ai vu ce film pour la première fois.

la scène de la colère

et

la scène du discours du financier.

 

J'y ai repensé plusieurs fois lorsque le mouvement des Gilets jaunes battait son plein.

J'y repense aujourd'hui après plus de deux ans de pandémie et des effets collatéraux majeurs sur le fonctionnement de la démocratie.

Qui est au pouvoir ?

La colère populaire a-t-elle une chance d'être entendue ?

Est-il même utile, finalement, d'être en colère lorsque les puissances dirigeantes ont un tel pouvoir ? N'est-ce pas une perte d'énergie ?

N'est-ce pas même davantage utile aux gouvernants étant donné que ces mouvements de contestation sont inéluctablement mis au service des contentions, des restrictions, des amendements, des décrets, des lois, des détournements, des mensonges, des promesses oubliées, des contradictions niées. Il devient impossible dans le flot de paroles "pipoliticiennes" de retrouver un fil conducteur qui ne soit pas un jour rompu.

Ce chaos, qu'il soit volontaire ou pas, qu'il soit le reflet de la perversion ou du machiavélisme, ne mérite pas que l'on se mette en colère étant donné qu'il est impossible de lutter contre lui.

Il faudrait donc s'en extraire, lui tourner le dos, ne pas le nourrir de nos colères puisqu'il y puise sa propre énergie.

Historiquement parlant combien de mouvements de contestations populaires l'humanité a-t-elle connus, partout sur la planète ?

Combien sont-ils à être parvenus à leur fin ? Combien parmi ceux-là ont pu pérénniser les changements opérés ? 

Les forces au pouvoir sont gigantesques, indestructibles. Et lorsqu'elles semblent avoir perdu une partie, elles réaparraissent inéluctablement. 

 

 

 

 

La mort en direct.

Par Le 29/10/2021

 

Bon, très clairement, c'est insoutenable.

Vous êtes prévenus.

Maintenant, il n'en reste pas moins que c'est la réalité, quel que soit l'abattoir. Il ne faut pas espérer que ça se passe mieux ailleurs. 

Un steack, une noix de veau, c'est évidemment avant tout une vache ou son petit.

C'est la raison pour laquelle je ne mange plus d'animaux, quels qu'ils soient.


La question est simple en fait : notre plaisir gustatif justifie-t-il de telles abominations ?

A lire et relire le travail de Spinoza et comprendre que nous ne considérons bon que ce que nous désirons et non pas que nous désirons ce qui est bon. Car il n'est aucunement "bon" de tuer un animal pour le manger.

On peut le considérer comme une nécessité dans certaines circonstances et il serait absurde par exemple de reprocher aux hommes préhistoriques d'avoir tué des animaux ou de reprocher à un explorateur affamé et en perdition de tuer une couvée (cf le livre de Jack London "L'amour de la vie". 

En sommes-nous toujours là ? Tuer un animal aujourd'hui, dans nos sociétés "modernes" relève-t-il d'une nécessité vitale ou uniquement d'un désir ? Sommes-nous si faibles intérieurement que nous ne puissions contenir nos désirs de mort ? Est-il "humain" de ne pas savoir différencier le "bon goût de la viande " de l'absence de bonté en le tuant ?

Portons-nous inévitablement ce désir de la chair qui serait si "bonne" qu'il en devient possible de ne plus être bon soi-même ?  

 

Spinoza)

 

spinoza 
  
 "Entre l’appétit et le désir il n’y a pas de différence, sinon que le désir se rapporte généralement aux hommes en tant qu’ils sont conscients de leurs appétits, et c’est pourquoi on peut le définir ainsi : le Désir est l’appétit avec la conscience de l’appétit. Il ressort donc de tout cela que, quand nous nous efforçons à une chose, quand nous la voulons ou aspirons à elle, ou la désirons, ce n’est pas parce que nous jugeons qu’elle est bonne ; mais au contraire, si nous jugeons qu’une chose est bonne, c’est précisément parce que nous nous y efforçons, nous la voulons, ou aspirons à elle,ou la désirons.
     Spinoza, Éthique, Partie III,trad. B. Pautrat, éd. Le Seuil, 1988, p. 219

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Risque de mort subite

Par Le 29/10/2021

Comme tous les ans, ça recommence.

 

Haute-Savoie : un homme grièvement blessé par un tir de chasse à Vallières-sur-Fier

 

Le petit village est sous le choc après un terrible accident qui s'est produit jeudi 28 octobre. Un homme d'une trentaine d'années a été touché par un tir de chasseurs. Une balle lui a perforé le thorax. Il est dans un état grave.

Publié le 28/10/2021 à 16h34 • Mis à jour le 28/10/2021 à 19h44

Une enquête de gendarmerie a été ouverte après qu'un promeneur d'une vingtaine d'années a été blessé par un tir de chasse en Haute-Savoie.

Une enquête de gendarmerie a été ouverte après qu'un promeneur d'une vingtaine d'années a été blessé par un tir de chasse en Haute-Savoie. • © Christian Mathieu / France 3 Alpes

Haute-Savoie

Le drame s'est joué aux alentours de 14 heures ce jeudi à Vallières-sur-Fier, dans l’Albanais en Haute-Savoie. Un  homme d’une trentaine d’années se promenait avec sa mère sur un sentier lorsqu'il a reçu une balle de fusil de chasse en plein thorax, a-t-on appris de sources concordantes.

Grièvement blessé, il a été évacué de toute urgence par l'hélicoptère Dragon 74 vers l'hôpital d'Annecy. Ses blessures sont finalement moins graves que les secours n'ont pu le craindre dans un premier temps, son pronostic vital n'est pas engagé, selon une source proche de l'enquête.

L'accident s'est produit le long du cimetière du village, entre la route des Régences et la route d’Annecy. On en sait peu encore sur les circonstances de ce terrible accident. Seule certitude, la victime se promenait dans un secteur où évoluait également un groupe de chasseurs, à la chasse aux sangliers.

Une enquête de gendarmerie est en cours. Elle a été confiée à la communauté de brigades de Rumilly afin de déterminer l'origine du tir. Le parquet d'Annecy est lui aussi saisi, plusieurs témoins doivent être auditionnés.

D'où la nécessité de renouveler nos appels à de profonds changements. 
Cette pétition est directement envoyée au sénat.

Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça !

Texte législatif

Période de recueil des signatures10/09/2021 - 10/03/2022

PÉTITION

La plateforme e-pétitions du Sénat permet de déposer une pétition ou de soutenir une pétition déjà publiée. Ces pétitions permettent, si plusieurs conditions sont réunies, de pouvoir saisir le Sénat d’une demande d’inscription à l’ordre du jour d’un texte législatif ou de création d’une mission de contrôle sénatoriale.

Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures dans un délai de 6 mois sont transmises à la Conférence des Présidents.

Les pétitions (texte et pièces jointes) publiées sur cette plateforme n’engagent en aucune façon le Sénat et sont de la seule responsabilité de leurs auteurs.

La Conférence des Présidents du Sénat décide seule des suites à donner aux pétitions ayant recueilli le seuil minimal de signatures dans les délais prévus. Ses décisions ne sont pas susceptibles de recours.

44 892/100 000SIGNATURES

BESOIN DE PLUS DE SIGNATURES

 SIGNÉE ! (CLIQUER POUR ANNULER)

Intégrer 

Référence : SÉNAT-INIT-2021-08-742

Morts, violences et abus liés à la chasse : plus jamais ça !

 

Mila Faustine Béatrice SANCHEZ

10/09/2021

Identifiant: N°742

Le 2 décembre dernier, en plein confinement, Morgan Keane, 25 ans, a été abattu par un chasseur alors qu’il coupait du bois dans son jardin. Le tireur l’aurait “confondu” avec un sanglier. Morgan. Un prénom qui vient s’ajouter à ceux de Gaël, Annie, Mark, Samuel, Frank, Marcel, et tant d’autres. En 20 ans, les “accidents” de chasse ont provoqué la mort de plus de 400 personnes. À ces 400 “accidents” mortels, il faut ajouter les 158 accidents par an (en moyenne) déclarés à la gendarmerie. Un chiffre qui ne signifie rien, si l’on considère que la majorité des incidents ne sont pas déclarés, et que ceux qui le sont ne font que très rarement l’objet d’une enquête.


Nous refusons d’accepter la banalisation de ces drames, que le terme “d’accident” vise à normaliser et à rendre supportables. Qu’ils provoquent la mort, des blessures physiques, ou entraînent des séquelles psychologiques, il est de notre devoir, de celui des autorités et du gouvernement de les dénoncer, de leur faire face et de ne surtout pas tolérer l’intolérable.

Le collectif Un jour un chasseur, créé à la suite de la mort de Morgan, qui collecte et relaie des témoignages de violences et d’abus liés à la chasse, exige la mise en place des mesures ci-dessous et la modification en profondeur de lois qui, de toute évidence, ne garantissent ni notre sécurité, ni notre bien-être.

I - Dimanche et mercredi sans chasse

Nous demandons l’interdiction de la chasse le dimanche et le mercredi, sur l’ensemble du territoire français et sans possibilité aucune de dérogation.
L’inquiétude et l’insécurité ressenties en période de chasse par les usagers de la nature non-chasseurs est intolérable. Nous demandons un juste partage de nos campagnes. Rappelons que nos voisins européens ont, pour la plupart, adopté au moins un jour hebdomadaire sans chasse. Par exemple, au Royaume-Uni, la chasse est interdite le dimanche depuis 1831. Aux Pays-Bas, la chasse est également interdite le dimanche, ainsi que dans plusieurs États d’Allemagne, cantons suisses et régions espagnoles.

II - Formation plus stricte et renforcement des règles de sécurité

Le permis de chasser permettant l'acquisition et la détention d'armes de catégorie C et leurs munitions, son obtention ne peut en aucun cas être considérée comme anodine.
La formation du permis de chasser doit être revue (âge minimum, difficultés des épreuves, renouvellement du permis chaque année avec certificat médical et test psychologique).
D’autre part, les règles de sécurité sont actuellement insuffisantes. Nous demandons un renforcement général de ces règles : instauration d’une zone de protection autour des habitations égale à la portée maximale des armes utilisées, interdiction de l’alcool à la chasse, encadrement strict des battues et amélioration de la communication à leur sujet, mise en place de contrôles fréquents par des personnes étrangères aux fédérations de chasseurs pour faire respecter les règles de sécurité et rapporter les incidents en gendarmerie.

III- Contrôle et suivi des armes de chasse et des comportements à risque

Le 11 juin dernier, une mère de famille a été abattue par son ex-compagnon sur un parking public à Monéteau. Celui-ci, titulaire d’un permis de chasse, a utilisé son arme de chasse pour perpétrer cet homicide, et était déjà connu de la justice pour violences conjugales. En avril 2018, à Aurillac, un homme qui avait effectué un séjour en hôpital psychiatrique quelques mois plus tôt, a abattu son ex-femme avec son arme de chasse. Combien de faits divers similaires ? Combien d’homicides et de féminicides commis avec des armes de chasse par des personnes qui les détenaient de manière complètement légale ?
Nous demandons un réel contrôle et suivi des armes sur le territoire national. Étant donné la facilité d’acquisition et de détention d’armes en France via le permis de chasse, celles-ci doivent être contrôlées et leurs détenteurs suivis.
Par exemple, il existe déjà le fichier FINIADA, censé recenser les personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes. La mise à jour régulière de ce fichier, et la possibilité d’y faire inscrire une personne suite à une infraction constatée, si elles étaient respectées, pourraient permettre la diminution des incidents liés à l’utilisation d’une arme de chasse, pendant et hors actions de chasse (suicides, règlements de compte, féminicides, homicides volontaires…).

IV- Des sanctions pénales à la hauteur des délits commis

Nous remarquons, à travers les témoignages reçus par le collectif Un jour un chasseur, que les plaintes déposées par les victimes se voient généralement refusées ou classées sans suite. Les victimes doivent pouvoir porter plainte facilement pour dénoncer tout comportement abusif.
D’autre part, nous demandons des sanctions pénales systématiques en réponse à tout incident survenu lors d’une action de chasse : la possibilité du retrait immédiat du permis de chasser, l’interdiction de détenir ou d’acquérir une arme, des dédommagements et intérêts conséquents et des peines d’emprisonnement strictes et fermes.
Rappelons qu’un homicide involontaire commis par un conducteur est puni jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. Ces peines peuvent être alourdies en cas de circonstances aggravantes. Cependant, l’auteur d’un homicide involontaire d’un autre genre, dont les chasseurs, peut être sanctionné jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Dans certains cas, le tribunal peut prononcer une ou plusieurs peines complémentaires, comme l’interdiction de porter une arme soumise à autorisation pendant 5 ans au plus, la confiscation d’armes ou le retrait temporaire du permis de chasser.
Quelques questions se posent. En quoi est-ce moins condamnable d'abattre quelqu'un dans son jardin que de le tuer sur la route ? Comment se fait-il que le permis de chasser ne soit pas retiré à vie à l’auteur d’un homicide involontaire ? Ces lois traduisent encore une fois la banalisation de la mort par arme à feu, une banalisation inacceptable dans notre pays, au 21ème siècle.

V- Libération de la parole et reconnaissance des victimes de la chasse par l’État

Il est primordial et nécessaire de laisser un espace d’expression aux victimes et/ou proches des victimes des chasseurs. Tous les parents, les enfants, conjoints et amis des victimes mortelles de la chasse sont aussi des victimes collatérales qui doivent continuer à vivre avec le traumatisme d’une mort violente et injuste, à laquelle ils ont parfois assisté.
Nous demandons une reconnaissance officielle et publique des victimes de la chasse par l’État ainsi que la mise en place systématique d’un soutien psychologique et financier.

 

Un million de visites

Par Le 28/10/2021

Je viens de réaliser que le compteur des visites a franchi le million

Alors j'adresse juste un remerciement chaleureux à tous et toutes. 

C'est un réel plaisir de voir combien ce blog continue à vivre à travers vos lectures.

J'imagine que ce compteur représente quelque peu votre intérêt.

Sinon, il serait tombé depuis sa création en 2005 dans l'anonymat des milliers de blogs existant sur la Toile.

Merci. 

 

Hôpital et enseignement

Par Le 28/10/2021

Le titre peut paraître étrange, voire abscons. Quel est le rapport entre le milieu hospitalier et le milieu enseignant ? 

En premier, les deux sont des secteurs publics.


Et du coup, ils se rejoignent dans le constat actuel du désastre en cours.

Un grand nombre de paramètres évoqués ici, pour l'hôpital public, se retrouvent dans le cadre de l'éducation nationale.

Ce que j'ai surligné en rouge s'applique au métier d'enseignant. Remplacer "lit" par classe" et déjà, le parallèle saute aux yeux.

J'entends déjà certains s'époumoner pour affirmer que le secteur hospitalier est bien plus rude que le secteur enseignant. Mon propos n'est pas de comparer, dans le registre consternant de la dialectique du pire,

Dialectique du pire 

mais de montrer à quel point les directions prises par les gouvernements successifs ont conduit à un état des lieux similaire.

 

Lits d'hôpitaux fermés faute de personnel : "Beaucoup de soignants sont laminés, broyés par le système", dénonce un syndicat infirmier

 

Alors que selon une étude 20% des lits sont fermés dans les hôpitaux à cause du manque de soignants, le porte-parole d'un syndicat infirmier a estimé sur franceinfo que les personnels font face à "des conditions de travail de plus en plus difficiles".

Article rédigé par

franceinfo

Radio France

Publié le 27/10/2021 17:47

 Temps de lecture : 3 min.

Une soignante installe un lit dans une chambre pour l'arrivée d'un patient atteint du Covid-19, à la polyclinique de Gentilly (Val-de-Marne), le 30 octobre 2020. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Une soignante installe un lit dans une chambre pour l'arrivée d'un patient atteint du Covid-19, à la polyclinique de Gentilly (Val-de-Marne), le 30 octobre 2020. (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

Dans sa dernière étude, le professeur Jean-François Delfraissy, qui préside le Conseil scientifique sur le Covid-19, estime que 20% des lits de l'hôpital public sont fermés, faute de personnel. Par conséquent, "un certain nombre d'unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure", a reconnu le ministre de la Santé Olivier Véran mercredi 27 octobre dans une interview à Libération.

"Le gouvernement continue, pour des raisons économiques, de fermer des lits et de supprimer des postes. Cela aggrave les conditions de travail de ceux qui restent", a dénoncé mercredi sur franceinfo Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI). "Beaucoup de soignants sont laminés, broyés par le système, avec des conditions de travail de plus en plus difficiles", a témoigné Thierry Amouroux.

franceinfo : D'après Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, il s'agit d'un problème "d'absentéisme et de démissions" qui "s'est amplifié" pendant "des décennies", "surtout après la crise" du Covid-19 et "chez les para-médicaux". Ce diagnostic est-il le bon ?

Thierry Amouroux : Non, il y a beaucoup de mensonges dans ses propos. Sur les deux premières années du quinquennat, ils ont fermé 7 000 lits d'hôpitaux. En 2020, en pleine épidémie de Covid-19, ils ont fermé 5 700 lits, selon les chiffres du ministère. En 2021, nous sommes confrontés à 1,4 milliard d'euros d'économies à réaliser sur les hôpitaux dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale votée en décembre 2020. Ce qui fait fuir les soignants, c'est donc la dégradation continue des conditions de travail. Le gouvernement continue, pour des raisons économiques, de fermer des lits et de supprimer des postes. Cela aggrave les conditions de travail de ceux qui restent. Il y a des départs liés à ça. Ensuite, plus il y a de départs, plus les conditions de travail se dégradent et plus les conditions de travail se dégradent, plus vous avez de nouveaux départs. Ce cercle infernal a été amorcé par le gouvernement, qui a continué à fermer des lits et réduire les budgets des hôpitaux.

Comment cette dégradation des conditions de travail à l'hôpital se manifeste-t-elle ?

Lors du premier pic, nous avions six patients atteints du Covid-19 pour un infirmier en soins intensifs. Lors de la dernière vague, nous étions déjà à huit patients par infirmier, c'est-à-dire une augmentation de charge de travail de 30% en un an et demi, sur un secteur aussi exposé que le Covid-19. Imaginez alors la situation en médecine générale ou en chirurgie générale. Ces conditions de travail mettent souvent en danger les patients. Les soignants préfèrent donc partir plutôt que d'être complices de cette situation. Il y a une vague de départs très importante depuis le 1er juin, avec des personnes dégoûtées par ces conditions de travail.

Un millier d'étudiants ont quitté l'école d'infirmier avant la fin de leurs études. Comment expliquer ces démissions ?

Il faut bien comprendre toute la différence entre le métier rêvé et le métier réel dans les conditions de travail actuelles. Il y a une vraie perte de sens. On veut être infirmier à l'hôpital et on nous demande d'être des techniciens spécialisés dans une usine à soins, d'enchaîner des actes techniques qui peuvent être cochés, alors que l'infirmier est là aussi pour prendre soin, accompagner et faire de la relation d'aide, de l'éducation à la santé, de l'éducation thérapeutique pour que le patient soit acteur du soin. C'est cela qui nous dégoûte, cette perte de sens, le fait que il y ait toujours plus d'économies imposées. Il y a aussi un absentéisme important avec beaucoup de soignants laminés, broyés par le système, avec des conditions de travail de plus en plus difficiles car, entre chaque pic de Covid-19, il y a une suractivité pour essayer de prendre en soin tous les patients chroniques qui n'ont pas été programmés pendant les pics.

Que demandez-vous concrètement au gouvernement pour remédier à cette situation ?

Il faut rouvrir des lits pour tenir compte des besoins de santé de la population. Il faut créer des postes mais avec une charge du travail compatible avec la qualité des soins. Il faut enfin une revalorisation salariale parce qu'il en était question au moment du Ségur de la Santé. En réalité, nous sommes passés d'un salaire inférieur de 20% à la moyenne européenne à 10%. Il y a donc eu des efforts du gouvernement mais on continue à être sous-payés et exploités, ce qui entraîne toujours des départs.

 

En tout cas, les articles parlant de cette crise hospitalière, déclenche un flot de commentaires sur FI et beaucoup d'entre eux sont très pertinents.

 

D'après Olivier Véran, "un certain nombre d’unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, faute de soignants"

 

Selon une étude, un lit sur cinq est fermé dans les hôpitaux.

Article rédigé par

franceinfo

France Télévisions

Publié le 27/10/2021 09:29Mis à jour le 27/10/2021 14:36

 Temps de lecture : 1 min.

Une chambre d'hôpital à Vannes (Morbihan), le 21 avil 2021. (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

Une chambre d'hôpital à Vannes (Morbihan), le 21 avil 2021. (VALENTINO BELLONI / HANS LUCAS / AFP)

Il le reconnaît lui-même. Dans une interview accordée à Libération, mercredi 27 octobre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, admet qu'"un certain nombre d'unités dans des hôpitaux sont obligées de fermer temporairement, ou de réduire la voilure, faute de soignants, faute surtout de pouvoir en recruter". Selon une enquête flash menée par le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique sur le Covid-19, environ 20% des lits seraient actuellement fermés dans les CHU et CHR de France par manque de personnel.

Dans cet entretien, le ministre de la Santé reconnaît également que les démissions "augmentent plus significativement entre 2020 et 2021 qu'entre 2019 et 2020". Et Olivier véran de noter qu'elles "restent néanmoins dans des proportions modérées".

"Certains soignants quittent l'hôpital parce qu'ils sont fatigués après vingt mois de crise sanitaire. Ces départs peuvent mettre en difficulté des équipes, des services parce que les recrutements sont aussi difficiles."

Olivier Véran, ministre de la Santé 

dans "Libération"

Car la crise du Covid-19 a laissé des traces chez les blouses blanches, qui travaillent sous tension depuis de longs mois. "C'est une réalité" prise "à bras-le-corps", assure Olivier Véran dans Libération.

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"L’imposture intellectuelle des carnivores"

Par Le 25/10/2021

Cet article vient du blog "Fleur de pluie".

Les commentaires des intellectuels carnivores valent leur pesant de sang.

 

fleurdepluie.leblog

Règne animal, biodiversité et inspirations artistiques

"L’imposture intellectuelle des carnivores"

 

Publié le2 JUILLET 2017

Catégories

au quotidiennaturespiritualité

thomas-lepeltier1

J’ai assisté jeudi soir à une formidable conférence donnée par Thomas Lepeltier (voir photo), historien des sciences et philosophe, et bien sûr, vegan. Cette conférence était intitulée L’Imposture intellectuelle des carnivores (titre de son dernier ouvrage ) et sous-titrée à l’assaut de la citadelle carniste !

1 conférencier très en forme + 1 public curieux et passionné = 2 heures de pur bonheur.

Les deux objectifs de Thomas Lepeltier :

déconstruire les idées farfelues que véhiculent les intellectuels (et donc « faiseurs » d’opinion) carnivores sur le veganisme

construire un monde nouveau : en l’occurrence, un monde vegan  !

*

Thomas Lepeltier, pessimiste quant au sort des animaux en France

Malgré une société qui bouge (les médias qui communiquent beaucoup sur la souffrance animale, les consommateurs qui désirent manger moins d’animaux maltraités et torturés), Thomas Lepeltier est pessimiste quant au sort des animaux en France, pour plusieurs raisons :

la consommation de viande est en hausse dans le monde

en France : on mange moins de viande par foyer, mais bizarrement la consommation de bidoche ne diminue pas de façon significative (peut-être parce que la consommation de viande au restaurant a augmenté)

le nombre d’animaux tués (on ne parle pas ici de poids, mais d’individus qui souffrent) est en augmentation : car certes les Français bouffent moins de viande rouge, mais ils se rabattent sur la volaille et le poisson

en Angleterre, où le végétarisme est bien plus ancré qu’en France (et depuis des décennies), malheureusement, on constate que la conversion du végétarisme au végétalisme n’a pas eu lieu : non seulement les Anglais continuent de consommer des produits animaux issus d’une exploitation pleine de souffrance (produits laitiers, fromage, œufs) , mais visiblement ils sur-compensent : plus de produits laitiers, de fromage, d’œufs !!!!!

dernier point et ce fût le principal sujet de sa conférence : le paysage intellectuel français (les « faiseurs » d’opinion) est foncièrement carniste et spéciste

*

Un paysage intellectuel français foncièrement carniste et spéciste 

Parce que le paysage intellectuel français est foncièrement carniste et spéciste, il faut s’attaquer à cette citadelle avec force et méthode. Avec beaucoup d’humour (je crois n’avoir jamais vu un public autant rire lors d’une conférence). 

Lepeltier a énuméré tout un tas de propos ridicules émis par les intellectuels français carnistes.

Quelques exemples :

Jocelyne Porcher, directrice de recherches à l’INRA, affirme que « pour abattre un animal, il faut l’aimer ». Et que les animaux nous « donnent » leur viande, nous « donnent » leur vie…

Raphaël Enthoven, philosophe, n’a pas honte de déclarer : « pour assumer son animalité, il faut manger de la viande » : on se demande ce que les animaux qui ne bouffent pas de viande en pensent…

Alain Prochiantz, professeur de neuro-biologie, accuse les végétariens et les végétaliens d’imposer leur morale : en l’occurrence, il faudrait laisser tout le monde vivre comme il l’entend et faire n’importe quoi avec n’importe qui, au nom de la liberté…

Dominique Lestel déclare carrément que « pour être un homme, il faut être cruel » : ça ressemble clairement à un appel à la violence et à la cruauté ; ce mec est-il sérieux ?

Michel Onfray, philosophe, a été capable de dire que si on arrêtait de manger les animaux, « ils nous envahiraient » et « l’humanité disparaîtrait » ! Il lui arrive d’avoir de vagues éclairs de lucidité et d’affirmer, par exemple : « si je pense, je suis végétarien ».

J'ai retrouvé l'extrait en entier :

"Quand on nous fait voir ce qui se passe dans un abattoir, on estime que c'est terrible. Or c'est terrible, un abattoir, et pas seulement quand on le filme. (...) Les images nous font penser. Si on pense ce qui passe dans notre assiette, si on dit que la viande fait partie d'un animal qui a été tué, on devient presque végétarien. (...) Si je pense, je deviens végétarien, si je mange de la viande c'est parce que je n'ai pas pensé. Si on commence à penser ce qui s'est passé en amont de notre assiette, alors effectivement on ne peut plus tolérer ça. De fait, je pense qu'on ne pense pas bien ces choses là et qu'il faudrait réduire notre consommation carnée, probablement jusqu'à imaginer une disparition, un fait de civilisation.

Francis Wolf, professeur de philosophie à l’Ecole Normale Supérieure, a le toupet de dénoncer les vidéos qui montrent la violence des abattoirs : ce n’est pas assez important à ses yeux. Pour Wolf toujours, il y a une hiérarchie parmi les animaux, entre ceux qu’on a choisis comme animaux de compagnie et le reste des animaux : l’affection qu’on porte à son chien justifie la violence qu’on commet sur les vaches et les cochons. Il parle également d’un « contrat » passé avec les animaux d’élevage. Faut-il lui expliquer, comme à un gosse de 4 ans, qu’un contrat implique l’accord des deux parties et que les animaux n’ont jamais dit oui ?

Perico Legasse, critique gastronomique, considère que les traditions passent avant la souffrance animale

Elisabeth de Fontenay, philosophe, pense qu’il faut à tout prix « protéger la tradition culinaire, ancrée dans le devenir des hommes »  : tant pis pour le problème éthique de la viande, qu’elle reconnaît pourtant comme une triste réalité

Franz-Olivier Gisbert, journaliste végétarien et amoureux des bêtes (c’est important) mais visiblement schizophrène, défend régulièrement les ministres de l’Agriculture (Lemaire, Le Foll), ceux-là même qui se foutent comme de l’an 40 du bien-être animal. Il affirme aussi que la viande ne doit pas disparaître : « une terre sans viande,  c’est une terre sans vache, et donc une terre bien triste ». Il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond chez cet homme…

Bref, on va d’incohérences en inepties. Aucun de leurs arguments ne tient la route 30 secondes. Ces individus qu’on croit sensés racontent absolument n’importe quoi sur le sujet.

*

Plusieurs lignes de conduite adoptées par Thomas Lepeltier

Les intellectuels ont un pouvoir, une responsabilité. Parce que leurs propos font autorité, ils ont une responsabilité dans le massacre des animaux. Quand ils racontent des énormités, il faut donc les dénoncer, les contredire, les décrédibiliser, mettre le doigt sur leurs incohérences et leur mauvaise foi.

Le citoyen vegan doit assumer son côté moraliste. Avoir de la morale n’est pas une tare. Il s’agit bien de mettre le doigt sur l’immoralité d’une société violente et spéciste. Mais tout est dans la manière de s’y prendre : il s’agit d’user de tact, d’habileté, c’est-à-dire de laisser croire à son interlocuteur carnivore qu’il se met à culpabiliser tout seul. Il ne faut surtout pas qu’il se sente culpabilisé par l’autre.

Se plaindre aux rédactions (presse, TV), au nom du pluralisme, de ne pas entendre davantage les abolitionnistes quand on parle d’animaux et de viande

*

Pour aller plus loin :

un article sur Thomas Lepeltier : ici

la légende du rock Iggy Pop prend le micro avec une chanson anti-spéciste, pour l’association Peta : ici

la chaîne Naturalia a ouvert 3 magasins vegan à Paris et en région parisienne : ici

*

Demain, c’est lundi ! Je vous souhaite à tous une belle semaine, en harmonie avec vous-mêmes et avec les autres êtres vivants qui vous entourent. Voici une création de Pamela Tongue : un oiseau vient se reposer, en toute quiétude, sur le coude d’une femme nue et alanguie…

pamela tongue

 

 

L'imposture intellectuelle des carnivores par Lepeltier
AJOUTER À MES LIVRES

EAN : 9782315008063
Éditeur : 
MAX MILO (02/03/2017)

3.88/5   8 notes

Résumé :

Alors que la consommation de produits d'origine animale (viande, lait, œufs) est de plus en plus remise en cause de nos jours, des " intellectuels " français (universitaires, journalistes, experts) s'en prennent régulièrement aux végétaliens et véganes qui militent pour l'arrêt total de cette consommation.

Citons, sans être exhaustif, Raphaël Enthoven, Luc Ferry, Élisabeth de Fontenay, Périco Légasse, Dominique Lestel, Marylène Patou-Mathis, Natacha Polony, Jocelyne Porcher, Francis Wolff. À travers des livres, des articles ou en intervenant sur des plateaux de télévision, ils critiquent, dénoncent et moquent les défenseurs des animaux. Ce n'est pas sans conséquences.

De nos jours, peu de personnes restent insensibles au sort des animaux de rente. Quand un film est tourné à l'intérieur d'un abattoir et diffusé dans les médias, la plupart des gens sont choqués. Puis, confrontés aux arguments des végétaliens et véganes, ces personnes cherchent des réponses.
Que penser ? Que faire ? Que manger ?

Or voilà que ces intellectuels viennent leur dire que les végétaliens et véganes ont tort.

À chaque fois, le principe de base de l'éthique qui avance que nous ne devons pas faire souffrir et tuer un être sensible, juste pour notre plaisir, est oublié ou mal interprété.

À la place, ces intellectuels avancent des arguments qui défient la logique, ne reposent sur aucun fondement rationnel et encouragent la cruauté. Mais ils confortent ainsi une société qui, parce qu'elle ne veut pas changer ses habitudes culinaires, tue sans nécessité une quantité faramineuse d'animaux.

Aussi ce livre prend-il le parti de les dénoncer haut et fort ; pas pour le plaisir de critiquer, mais dans l'espoir que cette mise au point contribue à faire cesser le grand massacre des animaux de rente et serve à lancer un débat constructif sur leur place dans la société.

Sur la condition animale

Par Le 25/10/2021

Trois millions d'animaux tués, tous les jours, en France, pour l'alimentaton humaine. 

3 000 000 000 

1 2 3 4 5 6 7 8 9

10 11 12 13 14 15 16 17 18 19

20 21 22 23 24 25 26 27 28 29

30 31 32 33 34 35 36 37 38 39

40 41 42 43 44 45 46 47 48 49

50 51 52 53 54 55 56 57 58 59

60 61 62 63 64 65 66 67 68 69

70 71 72 73 74 75 76 77 78 79

80 81 82 83 84 85 86 87 88 89

90 91 92 93 94 95 96 97 98 99

100

Je suis très loin de 3 000 000 000, tellement loin et c'est tellement effrayant de songer que chacun de ces nombres représente une vie disparue. 

Trois millions, on ne se le représente pas. Il faudrait entasser tous les cadavres dans le même espace et avoir une vue aérienne. 

Et tous les jours.

365 jours.

Depuis des milliers d'années. Et le nombre s'est inexorablement accru avec l'explosion démographique. 

 

L’œil était dans la cage et regardait l'humain.

 

L’œil était dans la cage et regardait l'humain.

Par 

 Le 21/04/2018

 

 

Regard bleu cage g

L'oeil était dans la cage et regardait l'humain.

Tout comme il était dans la tombe et regardait Caïn.

Il faut regarder cet oeil, non pas distraitement mais au plus profond de nos coeurs, de nos âmes, de nos consciences.

Avons-nous conscience de cette ignominie du meurtre répandu sur la Terre comme un fait avéré qu'on ne peut renier ? 

J'ai mangé des animaux pendant cinquante ans et je ne supporte plus ces regards désemparés.

Je ne sais pas à quoi ce cochon pense mais il pense, c'est une certitude.

Tout comme les poules et les lapins, les agneaux et les moutons, les vaches et leurs veaux.

Et je n'oublie pas les animaux de la mer arrachés à leur élément pour mourir sur cette terre ferme où ils n'ont que faire.

Que me dit ce regard ? Que me dit ce cochon et tous ces êtres vivants que l'on condamne à l'assiette ? 

Ils pensent peut-être à cette nature perdue qu'ils ont si peu connue et pour certains jamais avant de mourir. 

Bien entendu, je n'en ai aucune certitude mais je peux avancer en tout cas que ce cochon n'est pas heureux de son sort. 

 

"Si, sur cette Terre ensanglantée, chaque être vivant qui meurt poussait un cri puissant à l’instant où il succombe, qu’il soit animal, végétal ou humain, ce monde ne serait qu’un atroce hurlement indéfiniment prolongé et nous mutilerions certainement nos oreilles, préférant être sourds." Là-Haut (roman)

 

 

« Il est toujours impossible d’avoir un débat sérieux autour de la condition animale »

 

Il faut arrêter d’opposer véganes et agriculteurs puisque les véganes, ce qu’ils veulent, c’est manger des produits végétaux. La société française n’a donc pas à craindre sa véganisation.

Arrêter d’égorger 3 millions d’animaux par jour serait un progrès anthropologique formidable et changerait radicalement notre manière d’être au monde.

8 décembre 2020 - Laurie Debove

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Envie d’une vraie déconnexion ? Évadez-vous avec notre bande dessinée !

- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 128 pages
- Impression : France

 

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À l’occasion de la sortie d’ANIMAL, son cinquième livre-journal, La Relève et La Peste brosse le portrait des huit auteurs qui ont contribué à faire de ce numéro « le seul tour d’horizon aussi complet du monde animal ». Aujourd’hui, nous vous présentons Thomas Lepeltier, docteur en astrophysique, essayiste spécialisé en histoire et philosophie des sciences ainsi qu’en éthique animale. Philosophe végétalien, son dernier ouvrage s’intitule « Les Véganes vont-ils prendre le pouvoir ? » 

LR&LP : Comment en êtes-vous venu à étudier les animaux ?

La raison est simple : grâce aux livres. Je ne m’intéressais pas particulièrement à ce sujet et c’est en commençant à lire, par hasard, des livres sur la question animale que j’ai été happé par cette problématique.

Ce qui m’a d’abord frappé, c’est la souffrance que l’on inflige aux animaux. J’avais vaguement en tête les conditions des animaux dans les élevages industriels et j’avais vu des images que j’avais rapidement chassées de mon esprit, mais avec ces livres je découvrais un univers bien plus abominable que je ne me l’imaginais.

En plus de mon travail de réflexion, je suis devenu végane puisque j’ai découvert qu’il est très facile de se passer de produits animaux et qu’il est injuste de ne pas le faire. Je ne voulais plus participer à ce grand massacre des animaux.

C’est donc un travail intellectuel qui m’a ouvert aux animaux. Beaucoup de gens empruntent un chemin inverse : ils aiment bien les animaux et ça les amène à se poser des questions philosophiques. Pour ma part, initialement, je n’avais pas d’attrait particulier envers les animaux ; mais en découvrant ce qu’on leur faisait subir, j’ai réalisé que ce n’est pas parce que je ne me passionnais pas pour eux que j’allais continuer d’accepter qu’on leur fasse autant de mal. C’était un vrai sentiment d’injustice profonde.

Maintenant, je regarde les animaux avec plus d’intérêt, d’étonnement et d’attendrissement… J’ai beaucoup plus d’empathie pour ce monde animal, sa fragilité et la dureté de ses conditions de vie.

Thomas Lepeltier

LR&LP : Est-ce la décision qui a motivé l’écriture de votre premier livre sur le sujet La Révolution Végétarienne (2013) ?

Effectivement, j’ai voulu convaincre mes contemporains que l’arrêt de la consommation de produits d’origine animale serait, pour notre société, une mesure de justice. Je ne dis pas qu’adopter une alimentation végétalienne est la seule chose à faire en ce qui concerne la cause animale. Mais c’est quand même très important puisque c’est pour la consommation qu’il y a le plus grand nombre d’animaux maltraités.

LR&LP : Depuis le début de votre cheminement, comment percevez-vous l’évolution de la société par rapport au bien-être animal et aux droits des animaux ?

Il y a une évolution positive, c’est incontestable. La question est devenue d’actualité et elle fait maintenant partie du débat politique. Désormais, il est impossible de dire publiquement que l’on se fiche de la condition animale, alors qu’il n’y a pas si longtemps que ça les gens pouvaient vous rire au nez en France quand vous disiez que vous vous souciez du bien-être des animaux. Il est aussi bien plus facile de manger végétalien. Il y a donc une évolution très positive dont je me réjouis.

Cela étant dit, il y a aussi des résistances énormes qui apparaissent en face des revendications véganes. J’oscille donc entre l’optimisme et le pessimisme quand je vois la difficulté que les animalistes ont à faire passer leur message et à entamer un dialogue constructif avec le reste de la société.

Il est toujours impossible d’avoir un débat sérieux autour de la condition animale tellement cette question cristallise des tensions.

Ce verrouillage d’idées se ressent aussi bien dans le monde journalistique, qu’intellectuel ou politique. L’imposture intellectuelle des carnivores, le titre d’un de mes précédents livres, paru en 2017, passait ainsi en revue les arguments sans fondement que les milieux « intellectuels » opposent au véganisme.

Mais on a le même phénomène au niveau des politiques. Par exemple, tout récemment, le Ministre de l’Agriculture Julien Denormandie a réagi au développement des viandes cellulaires à Singapour en disant que ce n’est pas naturel.

Or cet argument ne tient pas la route ! Il est complètement absurde : beaucoup de maladies sont naturelles et mauvaises. Le fait que quelque chose soit « naturel » ne signifie donc pas qu’il est bon. En plus, on pourrait dire que la viande d’élevage n’a rien non plus de naturel, si on entend par là un produit qui n’aurait pas subi d’intervention humaine.

La France fait partie des seuls pays de l’Union européenne qui produisent encore du foie gras avec la Hongrie, la Bulgarie, l’Espagne et une partie de la Belgique (le gavage est interdit dans la région de Bruxelles depuis 2017 et le sera également en Flandre à partir de 2023 ; seule la Wallonie n’a pas encore prononcé d’interdiction). L214 a porté plainte cette année contre l’État pour 5 violations du droit de l’Union européenne devant le tribunal administratif de Paris.

LR&LP : Selon vous, quel est le plus grand enjeu pour coexister avec les animaux au cours des prochaines années ?

La chose qui me paraît la plus importante à faire, c’est d’abolir les abattoirs dans un avenir proche. En France, on égorge quotidiennement 3 millions d’animaux par jour ! Ce massacre ne devrait pas continuer.

Sur un plan technique, c’est relativement facile à mettre en œuvre. Bien sûr, cela signifie que l’on arrêtera de manger des animaux. Mais la nourriture végétalienne est excellente et nutritive. Les consommateurs ne doivent donc pas s’inquiéter sur ce plan-là.

Pour les éleveurs, on pourrait sans trop de difficultés les accompagner dans une reconversion ; il suffit d’une volonté politique pour pouvoir opérer cette transition. N’oublions pas qu’être éleveur est un métier extrêmement difficile, qui implique d’être présent pour ses bêtes 24h/24 et, en plus, d’être souvent mal rémunéré. Avec des aides généreuses, les éleveurs auraient donc tout intérêt à se reconvertir.

Surtout, il faut arrêter d’opposer véganes et agriculteurs puisque les véganes, ce qu’ils veulent, c’est manger des produits végétaux. La société française n’a donc pas à craindre sa véganisation. Arrêter d’égorger 3 millions d’animaux par jour serait un progrès anthropologique formidable et changerait radicalement notre manière d’être au monde.

Vicq sur Breuilh, projet communal

Par Le 25/10/2021

Voilà un exemple de ce que j'écris ici depuis bien longtemps. Je ne crois aucunement que les changements majeurs dans notre société ne viendront de l'Etat, du gouvernement, des Puissants, des castes qui nous dirigent. 
Je ne crois qu'aux actions individuelles, qu'aux actions de groupes et mieux encore aux actions locales, communales. C'est à dire aux actions qui viennent de la base populaire et du terrain et qui par conséquent savent quelles sont les priorités, les particularités, les besoins, les attentes, les actions à mener. Là, il ne s'agit plus de discours, bien souvent à visées électoralistes ou par goût du pouvoir, mais de travaux réels. 

Vicq sur Breuilh, une commune de la Haute-Vienne (Limousin ou Nouvelle-Aquitaine) est engagée dans un travail couvrant 3000 hectares et regroupant toutes les personnes intervenant de par leur profession dans l'espace naturel.

On a beaucoup lu, beaucoup vadrouillé, pendant des mois, avant de nous décider pour notre nouveau lieu de vie. Le Limousin, et principalement, le plateau des Millevaches, regroupaient tout ce qu'on cherchait. Cet engagement à agir pour la planète, c'est ici qu'on l'a trouvé. Et vraiment, après huit mois de vie ici, on sait qu'on ne s'est pas trompé dans notre choix. 

 

Sauvegarde du lynx

Par Le 25/10/2021

On a ici un exemple flagrant de la marge entre le discours politique et la réalité.

Après la lecture de ce texte issu du gouvernement, il convient de lire les commentaires des gens concernés, habitants des Vosges. 

Et c'est là qu'on réalise à quel point les projets de sauvegarde sont quasiment irréalisables. Et c'est à se demander pour quelles raisons ils sont annoncés. Intention électoraliste ? On peut le craindre.

Le discours et les actes.

 

EAU ET BIODIVERSITÉ

Plan national d’actions en faveur du Lynx boréal (2022-2026)

Du 05/10/2021 au 27/10/2021 - 1537 commentaires

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Cette consultation a pour objet de porter à la connaissance du public le projet de Plan national en faveur du Lynx boréal (2022-2026)

Dans le cadre de la stratégie nationale pour la biodiversité, la France consacre un effort particulier à la préservation des espèces les plus menacées présentes sur son territoire.

Pour ces espèces, le ministère de la transition écologique met en place des plans d’actions, qui sont complémentaires au dispositif législatif et réglementaire les protégeant. Ces plans visent à coordonner les actions de sauvegarde des espèces végétales et animales les plus vulnérables pour lesquelles la France a une responsabilité patrimoniale.

C’est le cas du Lynx boréal (Lynx lynx) dont l’aire de présence en France présente des situations contrastées suivant les massifs : la population du massif des Vosges a décliné de façon dramatique, celle du Jura est stable et celle des Alpes peine à progresser.

Le Lynx boréal est le plus grand félin sauvage présent en Europe. Il est l’un des trois grands carnivores présents en France métropolitaine avec l’Ours brun (Usus arctos) et le Loup gris (Canis lupus).

Cette espèce protégée au niveau international (Convention de Berne, Directive Habitat, Faune, Flore) comme au niveau national (Arrêté ministériel du 27 avril 2007), est classée « en danger » (EN) sur la liste rouge française de l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN).

L’impact des collisions routières, des destructions illégales, le manque de connexion entre les populations ainsi que le manque d’acceptation constituent des menaces pour la conservation à long terme de l’espèce.

Ce plan d’actions détermine les actions à mettre en œuvre en France afin de rétablir l’espèce dans un bon état de conservation sur l’ensemble de son aire de présence actuelle et les nouveaux espaces de colonisation spontanée. Pour cela, 14 objectifs ont été définis, répartis en 4 axes d’intervention :

1. Amélioration des conditions de coexistence avec les activités humaines
2. Réduction des menaces sur la viabilité de l’espèce et suppression des freins à son expansion
3. Communication, sensibilisation et valorisation
4. Animation du PNA

Ce document a été élaboré avec l’ensemble des partenaires concernés par l’espèce, et sous la coordination de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Bourgogne-Franche-Comté appuyée de l’Office Français pour la Biodiversité (OFB).

Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a donné un avis favorable le 06 juillet 2021 sur ce plan national d’actions en y apportant des recommandations.

La prise en compte de l’avis du public et des recommandations du CNPN sera réalisée à l’issue de la consultation.

Le projet de plan national d’actions (version complète), la plaquette synthétique de présentation, et l’avis du CNPN sont téléchargeables ci-dessous.

En application du dernier alinéa du II de l’article L. 123-19-1 du code de l’environnement, les observations du public pour cette consultation sont rendues accessibles au fur et à mesure de leur réception.

Les échanges font l’objet d’une modération a priori, conformément à la Charte des débats.
La consultation est ouverte du 5 octobre au 27 octobre 2021.

Télécharger :

plaquette presentation (format pdf - 6 Mo - 04/10/2021)

Plaquette synthétique de présentation

Temps de téléchargement estimé : 1 min 37 s (512 K), 48 s (1024 K), 24 s (2 M), 9 s (5 M).pna lynx versioncnpnv2 annexes (format pdf - 12 Mo - 04/10/2021)

Plan national d’actions en faveur du Lynx Boréal

Temps de téléchargement estimé : 3 min 17 s (512 K), 1 min 38 s (1024 K), 49 s (2 M), 19 s (5 M).2021 16 avis cnpn pna lynx boreal du 06 juillet 2021 2 (format pdf - 168.8 ko - 04/10/2021)

Avis du CNPN du 6 juillet 2021

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 La sauvegarde du lynx, par Goslar Michèle , le 25 octobre 2021 à 17h03

C’est tellement rare que la France de M. Macron s’intéresse à l’écologie, à la vie animale et végétale, que cet intérêt pour le lynx semble suspecte puisque toutes les autres espèces sont menacées...

 Favorable aux objectifs, mais défavorable quant à la méthode, par OUDIN Dominique , le 25 octobre 2021 à 17h03

Bonjour,

Les objectifs du PNA Lynx sont très bien, mais les moyens pour y parvenir suscitent de sérieux doutes.
Une place très importante est accordée à la communication, comme si l’image du lynx posait problème, alors qu’il est notoire que les ruraux comme les citadins aiment et admirent les lynx, tout randonneur, tout promeneur, rêve d’en croiser un.
On se demande ce que ces actions de communication vont apporter concrètement à la sauvegarde du lynx, par contre on découvre d’ores et déjà que la Fédération Nationale de la Chasse (FNC) reçoit un financement de 20 000 € par an (soit 100 000 sur 5 ans), et d’autres aides en cours d’estimation.
Pour les associations de terrain qui œuvrent depuis plusieurs décennies à la protection du lynx, notamment le Centre Athenas : aucune aide. Pire, le Centre Athenas est écarté des actions qui le concernent directement et auxquelles il pourrait apporter son expertise, sa participation, et ses bases de données.

L’impact catastrophique de la chasse, et surtout des battues, souvent deux par semaine sur un même secteur, parfois plus, est sous estimé bien qu’il soit évoqué. A cela s’ajoute le braconnage, mentionné également, mais avec « pudeur ».
Or il est évident que la principale menace qui pèse sur le lynx, c’est la chasse, le dérangement qu’elle implique et le braconnage sans vergogne.
Ne nous leurrons pas, les chasseurs font la guerre au lynx, et pourtant ils sont les principaux partenaires de l’Etat dans ce PNA, si le but est de les responsabiliser, cela parait un peu illusoire.
La solution la plus rapide et efficace pour protéger le lynx c’est de limiter le nombre de jours de chasse, limiter drastiquement voire interdire les battues, délimiter des zones refuges sans chasse, supprimer définitivement le permis de chasse en cas de destruction d’espèce protégée. Tout le reste n’est que littérature.

Autre sujet d’inquiétude, les instances de direction et de conseil.
Les membres du Comité de pilotage et du Conseil scientifique seront nommés par le Préfet, sans aucune garantie quant à leur qualification et quant à leur volonté réelle de défendre les intérêts du lynx et de la biodiversité plutôt que ceux de la chasse.
Il n’y a pas de contre pouvoir aux décisions de nomination du Préfet, cela pose un problème de démocratie et d’efficience de ce PNA.

 Sauvegarde du lynx boréal, par Agnes Cimolino , le 25 octobre 2021 à 17h02

Je constate qu’il n’a pas été prévu de renforcer la présence de femelles dans les Vosges, ce qui manque cruellement à cette zone. Par ailleurs,il est nécessaire de prendre en compte le nombre impressionnant de jeunes orphelins, plus de 78 jeunes de 1989 à 2021 (source : Centre Athénas).

Le financement alloué à la lutte contre la destruction de l’espèce est dérisoire face au désastre actuel.
Il est très important de faire la promotion de la présence du lynx d’un point de vue écologique. Sensibiliser le grand publique me semble être un moyen évident pour préserver les zones peuplées, les lynx et faire connaître cet animal.

 Protection du Lynx, par BUISSON , le 25 octobre 2021 à 17h02

Bonjour ,
Il est important de prendre conscience que
Cette espèce protégée au niveau international (Convention de Berne, Directive Habitat, Faune, Flore) comme au niveau national (Arrêté ministériel du 27 avril 2007), est classée « en danger » (EN) sur la liste rouge française de l’Union Internationale de Conservation de la Nature .
On se doit de le protéger .
Mes salutations distinguées

 Pour la sauvegarde du lynx, par Claude , le 25 octobre 2021 à 17h01

Sans entrée dans de grandes considérations philosophiques, il est de notre devoir, si ce n’est pour notre propre survie, de protéger toutes les espèces animales, sans distinction aucune. Habitant dans le parc naturel régional des Vosges du Nord, je me désole, à chacune de mes sorties quotidienne, du peu de diversités rencontré. La réintroduction, la protection et le suivi du lynx (mais également celle du loup) dans les régions françaises, d’où il fut jadis éradiqué, sont le fruit du simple bon sens.
D’autre part, il est inadmissible qu’une poignée d’individus, habillés d’un gilet rouge les week-ends et sous le simple prétexte d’une tradition ancestrale, mais est surtout pour des raisons mercantiles puisse massacrer et exterminer sans contrôle aucun, des êtres vivants qui ne demandent qu’à vivre.
Notre environnement est déjà bien assez fréquenté, surexploité et détruit. Il est plus que temps que les choses évoluent dans le bon sens pour le bien-être de tous, animaux compris.
C.H.

 Sauvegarde du Lynx boréal, par RUBIROLA , le 25 octobre 2021 à 16h59

Pour améliorer la coexistence des lynx avec les activités humaines, il s’agirait de mettre l’accent sur les avantages économiques et écologiques que peut rapporter leur présence.

Les lynx devraient être plus protégés contre le braconnage ou les tirs illégaux. Les moyens budgétaires alloués à leur protection devraient être plus importants.

L’impact des activités de loisirs, de la chasse, etc., source de dérangement, devrait faire l’objet d’une étude approfondie.

 Protection du Lynx, par BUISSON , le 25 octobre 2021 à 16h58

Bonjour ,
Il est important de prendre conscience
Cette espèce protégée au niveau international (Convention de Berne, Directive Habitat, Faune, Flore) comme au niveau national (Arrêté ministériel du 27 avril 2007), est classée « en danger » (EN) sur la liste rouge française de l’Union Internationale de Conservation de la Nature .
On se doit de le protéger .
Mes salutations distinguées

 Avis favorable même si la copie doit être revue, par Andolfatto Aymerick , le 25 octobre 2021 à 16h57

On doit protéger le lynx mais les moyens budgétaires (5 000 €) dédiés à la lutte contre les destructions illégales sont totalement insuffisants, il faut plus.

 la preuve par les chiffres, par Olivierb , le 25 octobre 2021 à 16h57

Population française en êtres humains : 65.5 millions (Worldometer)
Estimation du nombre de lynx : 100-150 individus selon le journal l’Est Républicain du 14.02.2021. Si on prend 125 lynx, cela fait 520000 humains pour un animal. Le journal nous ’informe’ que la population de lynx est presque à saturation...

 urgence d’action pour sauver le lynx, par MARINGUE , le 25 octobre 2021 à 16h56

il s’agit de faire connaitre au grand public la biologie du lynx
avant qu’il ne devienne un souvenir sur des photos.

en parlera-t-on à GLASGOW????

TRES CORDIALEMENT

 lynx, par matthieu nappée , le 25 octobre 2021 à 16h56

Bonjour ! faut mieux tard que jamais ! en ésperant qu il soit pas trop tard (ps : des lachers d ourses serrait pas un luxe en passant) bonne journée !

 Plan d’actions en faveur du lynx boréal (2022-206), par BOMPA , le 25 octobre 2021 à 16h56

Je suis tout à fait favorable à ce qu’un plan d’actions en faveur de la sauvegarde du lynx boréal soit mis en oeuvre afin que ce splendide félin ne disparaisse pas à jamais de nos paysages.
Quelques actions pourraient être rajoutées au plan comme :
- un renforcement des populations de femelles où elles sont absentes (dans le massif des Vosges notamment),
- compléter le plan par une liste des mesures nécessaires à mettre en place pour la protection des jeunes lynx orphelins (plus de 78 jeunes de 1989 à 2021 selon les données du centre Athénas),
- améliorer l’image et faire mieux accepter le lynx en développant tous les avantages écologiques et économiques induits par sa présence,
- prévoir le remplacement des lynx braconnés afin de maintenir un bon niveau des populations,
- répertorier, afin de les amoindrir voire les éliminer, les sources de dérangement telles que la chasse, le braconnage, les activités de plein air dérangeantes...
- privilégier le financement d’actions concrètes sur le terrain plutôt que les études bibliographiques,
- augmenter les moyens budgétaires dédiés à la lutte contre les destructions illégales de lynx.
J’espère de tout coeur qu’humains et lynx pourront enfin cohabiter avec plus de sérénité, et que nous n’aurons pas à vivre la disparition totale d’une espèce déjà bien mise à mal par nos activités - comme, hélas, toute la biodiversité...
Je garde encore la foi en la sagesse de l’espèce humaine pour faire le nécessaire afin que ne soient pas anéanties tant de beautés...

 Avis favorable à la protection de l’habitat, par Olivier Adam , le 25 octobre 2021 à 16h54

J’exprime un avis favorable aux éléments de protection du biotope du lynx. En tant qu’espèce parapluie, la protection de son habitat sera aussi favorable à de nombreuses autres espèces moins médiatiques mais tout aussi écologiquement importantes.
A ce titre, au-delà des seuls aspects réglementaires liés à une espèce protégée, une véritable action ambitieuse à l’égard de son environnement et de sa quiétude constituerait un pas vers une moindre dégradation de la biodiversité dans sa globalité...

 Protection du lynx boreal, par Gavand Jeanine , le 25 octobre 2021 à 16h50

Protection du lynx boréal, la chasse et le lobby des chasseurs deviennent vraiment détestables : ces espèces menacées méritent protection et non la barbarie des chasseurs et braconniers ! Je suis totalement pour la protection renforcée du lynx boréal !

 Plan national en faveur du lynx, par Christophe Abonnat , le 25 octobre 2021 à 16h50

Action urgente et indispensable, mais hélas pas assez ambitieuse, comme toujours la place laissée aux chasseurs est exorbitante au regard de leur rôle néfaste vis à vis de la faune sauvage et dans le domaine de l environnement en général.

 Toujours être pertinent, par NICOLAS Vincent , le 25 octobre 2021 à 16h49

Bonjour, Serait-il possible de prendre en compte les points suivants svp :
Les femelles lynx ne persistent pas dans les Vosges. Peut-être serait-il pertinent de les renforcer ?
Concernent les orphelins, il n’y a rien de mis en place. Peut-on savoir pourquoi sachant que cela concerne 78 animaux (source : Athena) ?
Les moyens de lutte dédies à la destruction illégale me semble être très légèrement (ironique) sous évalué. Que comptez-vous faire avec 5000€ ?
Serait-il possible d’avoir une communication claire sur les avantages écologiques du lynx dans l’éco-système, car tout commence par la connaissance.
Le ratio actions bibliographiques et actions terrains semble aussi mal réparti. Investir plus sur le terrain est pertinent.
Enfin le meilleur, les lynx braconnés, pourrait-on les concidérer et les remplacer svp ?

 "protection", oui, par Dimitri Minassian , le 25 octobre 2021 à 16h48

Je ne suis pas familier du sujet mais si WWF juge cela suffisamment important pour me solliciter, je leur apporte ma voix. Je suis naturellement en faveur de toutes actions pouvant amener à "protéger" (terme à définir, en particulier les matérialisations de cette "protection") la faune et la flore, en particulier cet animal.

 avis favorable mais PNA encore insuffisant, par vincent schmitt , le 25 octobre 2021 à 16h46

Je soutiens le PNA mais certaines insuffisances me semblent devoir être pointées.
Il conviendrait de plus mettre en avant les bénéfices écologiques (un maillon nécessaire de l’équilibre forestier) et économiques (aura touristique) de la présence du lynx et aussi le fait qu’il ne représente pas de danger ni de concurrence pour l’homme. Point à travailler en partenariat avec le ministère de l’éducation et les écoles.
La protection des individus existants n’est pas suffisante pour permettre à l’espèce de se réinstaller (en particulier dans le massif vosgien). Il faudrait renforcer sa présence (notamment les femelles) et "remplacer" les individus braconnés.

 Protection du lynx boreal, par Gavand Jeanine , le 25 octobre 2021 à 16h44

Protection du lynx boréal, la chasse et le lobby des chasseurs deviennent vraiment détestables : ces espèces menacées méritent protection et non la barbarie des chasseurs et braconniers ! Je suis totalement opposée à la chasse du lynx boréal !

 Avis très favorable , par Dominique Delmotte , le 25 octobre 2021 à 16h44

La faune sauvage ne représente plus désormais dans le monde que 3% de la biomasse des vertébrés contre 72% d’animaux d’élevage et 25% d’humains, comment accepter la disparition de ce félin dans nos contrées ?

 

POUR COMPRENDRE LES ENJEUX ET PARTICIPER

lynx consultation

Crédit : Charles Metz

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LYNX : UN PETIT CLIC POUR SAUVER UN GRAND FÉLIN

Publié le 21 octobre 2021

Le ministère de la transition écologique vient d’ouvrir une consultation publique sur le plan national d’actions en faveur du lynx, espèce menacée. Pour aider cette espèce encore très menacée, nous vous invitons à donner votre avis sur le site web du ministère avant le 27 octobre 2021.

LE LYNX, LE PLUS GRAND FÉLIN SAUVAGE D’EUROPE

Comme le loup et l’ours, le lynx est un grand carnivore. C’est un félin au corps relativement court avec un pelage constellé de petites ou grandes taches plus ou moins sombres en forme de points ou d’ocelles. Ses pattes sont longues et ses pieds larges.

Le lynx est reconnaissable à sa tête arrondie et à son museau court, aux pinceaux de poils noirs au bout des oreilles, aux favoris, ces longs poils qui ornent le cou, et à une queue courte terminée par un manchon noir. Il se déplace généralement au pas, avec l’allure souple propre aux félins.

En France, le lynx fréquente essentiellement les forêts de montagne où il va chasser à l’affût ses proies, principalement des chevreuils et des chamois. A l’exception de la période de rut (février-mars) et de l’élevage des jeunes pour la femelle (naissances en mai, séparation de la mère au 10e mois), le lynx vit seul sur un territoire assez important de 100 à 400 km2.

POURQUOI SE MOBILISER EN FAVEUR DU LYNX ?

Le lynx a progressivement disparu de France entre le XVIIe et le début du XXe, suite à la régression des forêts, à la raréfaction de ses proies et aux persécutions directes dont il a été la cible. Grâce à des réintroductions menées en Suisse dans les années soixante-dix, l’espèce a recolonisé lentement le Jura, puis les Alpes. Des réintroductions ont aussi été conduites dans les Vosges dans les années quatre-vingts et quatre-vingt-dix, mais ont échoué, essentiellement à cause des tirs illégaux de la plupart des animaux relâchés.

En dépit de son statut d’espèce protégée au niveau national et de son classement en tant qu’espèce « En danger » de disparition sur la liste rouge de l’UICN, le lynx boréal reste aujourd’hui très menacé :

par les collisions avec les véhicules sur les routes ;

par des axes de transport et constructions humaines qui empêchent les différentes populations de se rencontrer ou de se disperser ;

par les destructions illégales qui perdurent,

par un rejet d’une partie du monde de la chasse qui le considère comme un concurrent ;

par des éleveurs qui craignent de voir leurs élevages menacés, même si les prédations du lynx sur les ovins sont rares.

A QUOI VA SERVIR LE PLAN NATIONAL D’ACTIONS EN FAVEUR DU LYNX ?

Les données de suivi de terrain et les expertises scientifiques ont révélé que l'état de la population de lynx en France est particulièrement inquiétant, l’espèce étant même considérée en voie d’extinction dans le massif des Vosges.

L’objectif du plan national d’action est de mettre en œuvre une stratégie sur 5 ans dans un premier temps, pour rétablir la population de lynx dans un bon état de conservation.

Comment ? En mobilisant les différents acteurs concernés (scientifiques, administrations, socio-économiques, associatifs) autour d’actions-clés permettant :

d’améliorer les connaissances sur la biologie et le comportement du lynx ;

de définir les menaces et les actions à mettre en place selon les massifs où l’espèce est présente ;

d'informer les acteurs concernés et le public ;

d'améliorer la prise en compte de l’espèce dans les activités humaines ;

de permettre une meilleure cohabitation avec l’élevage ovin en aidant les éleveurs à mettre en place des mesures de protection adéquates.

COMMENT PARTICIPER À LA CONSULTATION ?

Rendez-vous avant le 27 octobre sur la page web de la consultation pour avoir plus d’informations et postez votre commentaire sur la page prévue à cet effet. Il est important de personnaliser votre réponse et de ne pas faire un simple copier-coller des arguments proposés, pour que votre réponse soit bien comptabilisée lors de la synthèse de cette consultation.

Je participe

QUE DIRE ?

Nous vous invitons à répondre à la consultation en donnant un avis favorable à ce plan national d’actions en reprenant les réserves et remarques énoncées ci-après.

Les recommandations exprimées par le Conseil national de protection de la nature dans son avis du 6 juillet 2021 doivent être impérativement mises en œuvre.

Le projet de plan national d’actions mentionne explicitement le rejet de toute régulation du lynx (tirs légaux). Cette mention doit impérativement être conservée dans la version finale du plan national d’actions.

Certaines actions prévues dans le plan national d’actions ne sont toujours pas budgétisées et leur financement n’est pas encore assuré. Il est surprenant que l’Etat, qui se targue sur la scène internationale d’être mobilisé pour sauver la biodiversité, fasse appel à des fondations et des financeurs privés pour boucler son budget. L’Etat doit prendre ses responsabilités en consacrant des moyens financiers et humains importants pour assurer la mise en œuvre rapide et efficace des différentes actions prévues dans ce plan national d’actions.

Face aux réticences de chasseurs et d’éleveurs, les opérations de réintroductions sont conditionnées, y compris dans le noyau vosgien où l’espèce est pourtant en voie d’extinction, à la mise en place d’une part d’une expertise scientifique et d’autre part à l’adhésion de tous les acteurs. L’Etat a déjà beaucoup tardé avant de proposer ce plan national d’actions. Il faut impérativement que l’expertise scientifique sur les réintroductions soit lancée au plus vite. Conditionner les opérations de réintroductions à l’accord unanime de toutes les parties invite les chasseurs et les éleveurs à camper sur leurs positions. Au regard de la situation critique du lynx, il faut que l’Etat prenne une décision courageuse en dépit des blocages. Le lynx n’aura pas le temps d’attendre le changement des mentalités.

En réponse aux destructions illégales de lynx qui perdurent, l’Etat doit montrer que ces destructions renforcent sa motivation et son engagement en procédant dans les meilleurs délais au remplacement des animaux détruits illégalement, notamment dans le massif des Vosges. Les enquêtes conduites pour retrouver les auteurs des faits sont compliquées (découverte tardive des cadavres, omerta...), mais ces difficultés ne doivent pas être renforcées par une insuffisance de moyens humains et financiers alloués à l’Office français de la biodiversité, chargé de la police de l’environnement.

Sans les résultats de l’étude sur l’impact du dérangement du lynx et ses habitats par les activités humaines (chasse, tourisme de nature, exploitation forestière, aménagement, …), la création des zones de tranquillité ne doit pas être écartée ce que demandent pourtant massivement les chasseurs dans la présente consultation. 

L’accompagnement des éleveurs à la présence du lynx, la généralisation des moyens de protection et leur adaptation à la variété des conditions locales doit être une priorité. Cette généralisation est utile à plusieurs titres : elle permet d’éviter les rares attaques du lynx, mais aussi les prédations par les chiens ou les vols de brebis, et de préparer les éleveurs au retour du loup dans les secteurs où le canidé est aujourd’hui absent.

Je participe

 

 

La mycorhize en vidéo

Par Le 23/10/2021

J'aurais dû commencer par cette vidéo pour présenter la mycorhize.

Il est bien entendu que pour qu'un sol soit propice dans le processus de la mycorhize, il s'agit d'arrêter avec les pelouses et le labourage...

Broyat, compost, BRF (bois raméal fragmenté), paillage...Le sol pour un jardin-potager-verger, ne doit jamais être mis à nu et donc le fait de retourner la terre est un comportement à bannir. Tous les couverts végétaux sont bénéfices, tout comme cela se passe dans la nature. Dès qu'on est arrivé ici, j'ai cherché à récupérer de la paille et du foin. J'ai 40 bottes entreposées et un paysagiste me fournit gratuitement en broyat. 

 

LA VIE DANS LE SOL

 

La mycorhize

Par Le 23/10/2021

 

Pour ceux et celles qui voudraient en savoir un peu plus sur la mycorhize. Un phénomène naturel incontournable dans le cadre de la forêt jardin.

A l'opposé de l'agriculture intensive qui s'obstine à retourner la terre et qui par conséquent tue intégralement ce processus extrêmement puissant...Une abberation.

Personnellement, quand je vois un champ labouré, j'y vois un cimetière. 

 

Mycorhize : définition, explications

 

Une mycorhize est une association symbiotique par mutualisme entre un champignon et les racines d'une plante chlorophyllienne ou non. Comme cela est le cas dans d'autres symbioses, les deux parties bénéficient de la cohabitation. Le processus est appelé la mycorhization.

Dans ce cas, la plante reçoit principalement des nutriments minéraux et de l'eau, tandis que le champignon reçoit les glucides et les vitamines de la plante. La relation peut, cependant, également avoir un effet faiblement entre le champignon et les racines d'une plante vasculaire. La mycorhize est une constituant quasi-obligatoire entre l'édaphon et la rhizosphère.

Une mycorhize éricoïde:
Mycorhize éricoïde avec Woollsia pungens
Une mycorhize 
éricoïde avec le champignon excisé d'un spécimen de Woollsia pungens

Dans la nature, cette symbiose mycorhizienne se produit spontanément: on estime qu'entre 90 et 95% de toutes les plantes supérieures ont généralement des mycorhizes, un arrangement mycorhizien formant un mycorhizome. Voir aussi une bactériorhize et toutes les "rhizes".

Sommaire "mycorhize":

Définition

Types

L'association symbiotique

La mycorhize éricoïde

La mycorhize arbusculaire

La mycorhize arbutoïde

La mycorhize monotropoïde

La mycorhize d'orchidées

Types:

Selon les différentes associations entre plante et champignon, les mycorhizes sont classées en trois groupes:

mycorhize ectotrophe ou ectomycorhize;

mycorhize endotrophe ou endomycorhize;

mycorhize ectendotrophe ou ectendomycorhize.

Une mycorhizome qualifie l'association symbiotique entre un champignon et un rhizome ou encore l'appareil souterrain de plantes arhizes comme certaines Orchidacées (mycorhize orchidoïde). Voir aussi une rhizosphère et une mycorhizosphère.

Les différentes mycorhizes:
Les 3 types de mycorhize: ectomycorhize, endomycorhize, ectendomycorhize
Les différences entre les trois types mycorhiziens: ectomycorhize, endomycorhize, ectendomycorhize.

Les mycorhizes arbusculaires sont utilisées dans plusieurs domaines de recherche et dans le développement de semis en pépinière.

L'association symbiotique:

Une mycorhize est une association symbiotique particulière entre une plante supérieure et un champignon qui se trouve dans l'appareil racinaire (mycorhizome) de la plante et s'étend dans la rhizosphère et le sol environnant.

Cette symbiose, nommée "mycorhize" par Frank en 1885, est devenue un objet de recherche très intéressant pour le secteur agronomique, avec une attention particulière à ses effets positifs sur les cultures les plus importantes. En plus d'être présentes dans presque toutes les plantes en bonnes conditions végétatives, les mycorhizes représentent une forme de "fertilisation biologique", les résultats étant très efficaces pour les plantes, notamment dans des conditions abiotiques ou de stress biotique.

La mycorhize éricoïde:

Une mycorhize éricoïde est une relation symbiotique entre un champignon et la racine d'une plante de l'ordre des Ericales. Les mycorhizes érythoïdes sont considérées comme essentielles au succès de la famille des Ericaceae dans une grande variété d'environnements de stress du sol dans le monde.

Les éricacées coexistent couramment avec les légumineuses et les plantes carnivores, ce qui souligne que les sols où elles apparaissent sont généralement pauvres en nutriments. Les champignons mycorhiziens érythoïdes (ou éricoïdes), qui sont principalement des ascomycètes, permettent à la plante hôte d'obtenir des nutriments dans ces sols pauvres.

La mycorhize arbusculaire:

Les endomycorhizes arbusculaires sont le type le plus courant d'association mycorhizienne et ont probablement été les premières à évoluer; les champignons sont membres du groupe Glomeromycota (gloméromycètes).

Les champignons endomycorhiziens arbusculaires sont des biotrophes obligatoires, et ils sont associés aux racines d'environ 80% des espèces végétales (ce qui équivaut à environ les deux tiers de toutes les plantes terrestres, soit environ 90% de toutes les plantes vasculaires), y compris de nombreuses plantes cultivées. L'association arbusculaire est endotrophe et a déjà été appelée mycorhize vésiculaire-arbusculaire.

La mycorhize arbutoïde:

Les mycorhizes arbutoïdes sont, comme celles des mycorhizes éricoïdes et monotropoïdes, que l'on trouve dans l'ordre des plantes Ericales. Comme les mycorhizes éricoïdes, la famille des Ericaceae est représentée, les mycorhizes arbutoïdes se formant dans les genres Arctostaphylos et Arbutus. Les associations arbutoïdes se retrouvent également dans la famille des Pyrolacées de l'Ordre des Ericales.

Les champignons des mycorhizes arbutoïdes sont des basidiomycètes, souvent les mêmes espèces fongiques qui forment des associations ectomycorhiziennes. En effet, les structures de ces deux types mycorhiziens sont très similaires, et l'hypothèse est qu'elles fonctionnent également de la même manière. Dans une zone forestière donnée, c'est donc le taxon particulier de la plante qui détermine le type de mycorhize formé. Les structures racinaires des plantes des genres Arbustus et Arctostaphylos sont différenciées en racines longues et pousses, similaires à celles des arbres forestiers. Une gaine ou un manteau fongique compris entre 20 et 80 mm recouvre les racines, comme dans les ectomycorhizes. Les nutriments absorbés par le mycélium et les rhizomorphes du sol doivent passer à travers la gaine et dans les racines courtes. La gaine peut également fournir une importante réserve de nutriments, à libérer dans la plante lorsque les niveaux de nutriments sont suffisamment épuisés.

Également similaires aux ectomycorhizes, les associations arbutoïdes produisent un réseau intercellulaire de Hartig (réseau de Hartig), généralement restreint à la couche externe des cellules radiculaires. Ce filet paraépidermique est également observé dans les ectomycorhizes chez la majorité des angiospermes. Un hypoderme, formé par des dépôts de subérine et de bandes caspariennes (bandes de Caspary) dans la couche externe des cellules corticales, empêche une pénétration plus profonde du réseau de Hartig.

La mycorhize monotropoïde:

Jusqu'à assez récemment, l'association mycorhizienne formée par les plantes des Montropacées était classée comme arbutoïde. Cependant, des différences fondamentales ont été notées et ont abouti à la création d'une nouvelle catégorie de mycorhizes.

Les mycorhizes arbutoïdes typiques telles que Arbustus et Pyrola montrent une pénétration intracellulaire étendue, avec des bobines d'hyphes remplissant de grands volumes dans de nombreuses cellules. En revanche, les champignons colonisant les plantes achlorophyles de la famille des Monotropacées (mais maintenant inclus dans les Ericaceae), tels que Monotropa hypopitys (en Europe) et M. uniflora (Amérique du Nord) illustrés sur la figure 1, ne pénètrent jamais réellement dans les parois cellulaires des plantes. Cette caractéristique était suffisamment distincte pour justifier la création d'une nouvelle classe de mycorhizes: les mycorhizes monotropoïdes.

Les champignons impliqués dans les associations monotropoïdes appartiennent au phylum Basidiomycota. Plusieurs bolets Boletus spp. comme Boletus edulis, ont été identifiés par comparaison avec des cultures pures. Boletus spp. forment des ectomycorhizes avec un large éventail d'espèces d'arbres, ce qui peut expliquer comment Monotropa est lui-même associé à de nombreuses espèces d'arbres différentes.

La mycorhize d'orchidées:

Toutes les orchidées dépendent de champignons mycorhiziens. Qu'elles soient chlorophylles ou achlorophylles à l'âge adulte, toutes les orchidées ont un stade où elles sont non photosynthétiques et donc dépendantes de sources externes de nutriments. Dans la grande majorité des cas, c'est juste le stade semis qui est obligatoirement mycorhizien. Graines d'orchidées sont très petites (environ 0,3 à 14 mg par graine) et contiennent peu de réserves nutritives.

Ils contiennent de petites quantités de protéines et de lipides à haute énergie, mais peu de sucre, bien que certaines espèces contiennent également de petits granules d'amidon.

Les champignons mycorhiziens peuvent fournir les nutriments, et en particulier les glucides, nécessaires à la croissance, et en fait, la plupart des graines d'orchidées ne germeront pas à moins qu'elles n'aient été infectées par un champignon approprié. Ce facteur était un problème au début du 20e siècle pour les horticulteurs essayant de propager des orchidées pour un marché très lucratif. On sait maintenant que de nombreuses espèces peuvent être cultivées de manière axénique (c'est-à-dire sans infection mycorhizienne) si elles sont fournies avec une source exogène de sucre.

Les champignons mycorhiziens des orchidées sont les basidiomycètes, et en particulier les espèces de Rhizoctonia auxquelles de nombreuses orchidées sont associées. Certaines espèces de Rhizoctonia sont connues pour former des associations ectomycorhiziennes, mais on ne sait toujours pas si cela est fréquent.

Informations terme:

Le mot mycorhize est un substantif de genre féminin.
La traduction de mycorhize en anglais est mycorrhiza.
Lire plus: 
https://www.aquaportail.com/definition-9221-mycorhize.html

Les jardins de Peyreladas

Par Le 23/10/2021

Aujourd'hui, nous avons rencontré Chloé. Elle est à dix minutes de la maison. 


Une personne magnifique.

Son lieu de vie est juste magique mais effectivement, cela réclame un travail énorme. 

Elle a construit une maison en bois cordé, rebâti une maison en ruine, toute en pierres, avec une tour. 

Quatre hectares de terrain, des milliers d'arbres.

Nous avons acheté dix-neuf nouveaux arbres pour notre terrain. On va arriver à quarante arbres et arbustes plantés depuis notre arrivée. 

On plante pour nous, dans quelques années mais on plante aussi pour les générations futures. Il ne s'agit pas uniquement de viser l'autonomie et la diversité alimentaire mais de laisser après notre passage sur Terre un lieu empli de vie. 

 

 

"Nous, élus locaux..."

Par Le 21/10/2021

Ce ne sont pas des complotistes, ce ne sont pas des révolutionnaires, ni des illuminés, ni des survivalistes déglingués, ni des suppôts de Satan, ni rien de tout ce qui est généralement attribué aux réfractaires, aux contestataires...Ce sont des élus. 

 

«Nous, élus locaux, demandons l'abandon du passe sanitaire»

 

Par Tribune collective

Publié le 19/10/2021 à 16:53, mis à jour hier à 09:40

«Nous voyons la politique s'immiscer là où elle n'avait pas sa place jusqu'alors.» GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE - Ce mardi, l'Assemblée nationale se prononce sur la potentielle prolongation du passe sanitaire. Une centaine d'élus de Haute-Savoie décrivent les conséquences sociales du dispositif dans leur territoire et militent pour son abandon.

Plus que personne, nous connaissons les effets terribles et dévastateurs de la Covid-19. C'est nous, accompagnés des pompes funèbres, qui avons scellé par des cachets de cire rouge les cercueils des premières victimes de la pandémie, inhumées dans nos cimetières municipaux. C'est nous, une fois encore, qui avons soutenu les familles et les proches des malades décédés. C'est avec nos conseils municipaux, nos agents communaux, nos associations, dans nos infrastructures que nous avons organisé massivement les premiers centres de dépistage et de vaccination, les ateliers de confection de masques. Certains d'entre nous ont même approvisionné les professionnels de santé. Depuis le début de la crise, nous sommes sur le front, sans angélisme ni utopie. Nous connaissons le prix humain et économique de cette pandémie. Nous pouvons donc témoigner ici, que si notre pays a pu traverser cette épreuve sans précédent, ce n'est que par l'unité et la concorde entre la population et ses élus.

 

Hier, nos policiers municipaux ne pouvaient pas contrôler une identité dans la rue, aujourd'hui vigiles ou bénévoles d'associations sont contraints de mettre en œuvre des barrages filtrants à l'entrée d'un gymnase ou d'un centre commercial

Signataires de la tribune

Pourtant, chaque jour, dans nos communes de Haute-Savoie, qu'elles soient grandes ou petites, rurales ou urbaines, nous constatons peu à peu la division s'immiscer. Nous voyons les couples que nous avons unis se déchirer. Nous assistons à l'éclatement d'associations centenaires. Aux refus gênés d'accueillir des clients par des restaurateurs déjà au bord de la rupture financière.

 

Plus globalement, nous voyons la politique s'immiscer là où elle n'avait pas sa place jusqu'alors. Les pro et anti, que ce soit sur le sujet du passe ou du vaccin, se retrouvent subitement en opposition, là où ils vivaient paisiblement en harmonie. Les contrôles permanents sont autant de rappels, de coups de couteau, dans cette plaie de discorde. Ils sont effectués par des hommes et femmes qui n'en ont pas la vocation et qui subissent eux-mêmes de devoir se substituer à ce qui, jadis, était le pré carré des compétences régaliennes. Hier, nos policiers municipaux ne pouvaient pas contrôler une identité dans la rue, aujourd'hui vigiles ou bénévoles d'associations sont contraints de mettre en œuvre des barrages filtrants à l'entrée d'un gymnase ou d'un centre commercial.À cette implosion sociétale sans précédent, nous voyons nos services publics, déjà fragiles, subir de plein fouet les suspensions d'agents. Les lits déjà trop peu nombreux de nos Ehpad se ferment les uns après les autres, à la suite de suspensions de soignants. Les mêmes, qu'hier encore, nous applaudissions tous le soir venu. Laissant ainsi, autant de familles dans l'embarras et les plus fragiles d'entre nous, nos seniors, dans des situations inacceptables. Nous constatons, aussi, le retour contraint de personnes en situation de handicap, qui ne peuvent rester dans leurs centres spécialisés, faute de personnel. Les pharmacies de nos villages se retrouvent contraintes à réduire leurs amplitudes horaires faute de personnel vacciné. Nos centres de secours, déjà en tension perpétuelle, doivent se réorganiser et faire face au refus de pompiers déjà volontaires à se faire vacciner.» LIRE AUSSI - Prolongation du passe sanitaire: «Qu'avons-nous fait de l'État de droit ?»

Plus largement, le passe, mis en œuvre dans un manque de concertation certain, est générateur d'une incompréhension grandissante. Ce dispositif, à géométrie variable, crée un imbroglio des plus total. Une école de musique, si elle est portée par une collectivité en est exemptée, mais si dans la commune voisine elle est sous forme associative, le passe s'applique. Un groupe de musiciens professionnels n'a pas besoin du précieux sésame pour répéter, quand il est dans le même temps imposé aux amateurs. Les enfants des collèges jouent ensemble au basket sans passe, mais le soir venu, dans le même gymnase, avec les mêmes enfants et cette fois dans le cadre associatif, le passe s'applique. Il est obligatoire dans les trains, mais pas les métros, dans les musées, mais pas les écoles, les exemples sont nombreux... Générant ainsi autant de frustrations doublées d'un sentiment profond d'injustice, dont nous sommes malgré nous les réceptacles.

Le passe sanitaire est à l'origine de cette fracture sans précédent de notre société. Nous en sommes les témoins privilégiés, quand le cadre légal ne nous oblige pas à en être les acteurs malgré nous. Cette crise de la Covid-19 est doublée d'une crise de gouvernance. La gestion de la pandémie, faute d'une vision claire et pérenne, fait porter et appliquer aux acteurs de terrain la mise en œuvre d'une obligation vaccinale qui ne dit pas son nom. Sans avoir à émettre ici un jugement sur cette stratégie qui nous dépasse, nous constatons chaque jour ses limites.

La mise en place généralisée du passe est une démonstration parfaite de la citation de Julio Cortazar, « La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse ». En l'occurrence, les maires, les présidents d'associations, les petits patrons

Signataires de la tribune

La mise en place généralisée du passe est une démonstration parfaite de la citation de Julio Cortazar, «La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu'on refuse». En l'occurrence, les maires, les présidents d'associations, les petits patrons. C'est au dernier échelon, le plus fragile de toute la construction du système républicain et sociétal, qu'il incombe, une fois encore, la plus basse des besognes.

La parole politique, pour nous élus des territoires de France, chaque jour au contact de notre population, a encore un sens et une valeur impérieuse. C'est le fondement de ce qui nous lie à nos concitoyens, c'est grâce à cette sincérité que nous sommes les élus préférés des Français. En avril, Emmanuel Macron déclarait en parlant du passe : «Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis». Aujourd'hui, alors que l'immunité vaccinale collective tant vantée (deux tiers de la population) est atteinte, il est temps de mettre en cohérence le dispositif et les propos passés du Président de la République. C'est à ce prix qu'il sera possible de redonner confiance aux Français, de reconnaître les efforts monumentaux concédés et qui, aujourd'hui, portent leurs fruits.»

LIRE AUSSI - Mathieu Slama: «Le gouvernement envisage de prolonger le passe sanitaire pour des raisons électoralistes»

Après la pandémie viendra le temps de la reconstruction, peut-être comme l'annoncent de nombreux observateurs, le temps de la récession, aussi. Ce n'est que dans l'unité, le dialogue et la sérénité, que peuvent l'appréhender les Français. Il est temps de faire confiance à notre population, de lui reconnaître sa liberté et sa responsabilité. Il est temps d'extraire du quotidien déjà lourd de nos concitoyens, la discorde créée par ce dispositif, d'ôter des frêles épaules de ceux qui n'ont rien demandé, un contrôle qu'ils n'ont pas à assumer à leur niveau. Il est pour nous, élus locaux, le temps d'abandonner le contrôle du passe sanitaire de la vie quotidienne des Français.

Signataires

Loïc HERVÉ, Sénateur de la Haute-Savoie

Sylviane NOËL, Sénatrice de la Haute-Savoie

EN SAVOIR PLUS

Cyril PELLEVAT, Sénateur de la Haute-Savoie

Catherine PACORET, Conseillère Régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes

Antoine VALENTIN, Maire de Saint-Jeoire (Auteur)

Sabrina ANCEL, Maire de Saint-Jean-de-Tholome

Boris AVOUAC, Maire Saint-Laurent

Charlotte BOETTNER, Maire de Villy-le-Pelloux

Jean-François BOSSON, Maire de Saint-André-de-Boëge

Xavier BRAND, Maire de Vovray-en-Bornes

Pierre CHAUTEMPS, Maire de Burdignin

Sandrine DETURCHE, Maire de Massongy

Gabriel DOUBLET, Maire de Saint-Cergues

Bruno FOREL, Maire de Fillinges

Barthélémy GONZALEZ, Maire de Faucigny

Véronique LE CAUCHOIS, Maire de Saint-Julien-en-Genevois

Julian MARTINEZ, Maire de Copponex

Christine MÉGEVAND, Maire de Saint-Blaise

Joël MUGNIER, Maire de Thusy

Luc PATOIS, Maire de Marcellaz

Marie-Pierre PERNAT, Maire du Reposoir

Pascal POCHAT-BARON, Maire de Viuz-en-Sallaz

Éric ROSAY, Maire de Dingy-en-Vuache

Christophe SOGEON, Maire de Ballaison

Gil THOMAS, Maire de Cervens

Chantal VANNSON, Maire de Marnaz

Laetitia VENNER, Maire de Loisin

Anne-Cécile VIOLLAND, Maire de Neuvecelle

Frank ACCARDO, Adjoint au Maire de Saint-Jeoire-en Faucigny

Ronan AMSALEM, Adjoint au Maire de Viry

Alexis ANTHOINE, Adjoint au Maire de la Rivière-Enverse

Claude ANTONIELLO, Adjoint au Maire de Cruseilles

Maryse BOCHATON, Adjointe au Maire de Viuz-en-Sallaz

Christophe BONNAMOUR, Adjoint au Mairede Saint-Julien-en-Genevois

PascalBOUVET, Adjoint au Maire de Fillinges

Jean-Pierre CHENEVAL, Adjoint au Maire de Viuz-en-Sallaz

Claude COLLOMB-PATTON, Adjoint au Maire de Thônes

Loreleï DUPONT, Adjointe au Maire de Viry

Julien DUSSAIX, Adjoint au Maire de Scionzier

Clarisse FAURE, Adjointe au Maire de Copponex

Isabelle FURGET, Adjointe au Maire de Villy-le-Pelloux

Leon GAVILLET, Adjoint au Maire de Marcellaz

Frédéric GERDIL, Adjoint au Maire d'Excenevex

Corinne GRILLET, Adjointe au Maire de Viuz-en-Sallaz

Liliane GRONDIN, Adjointe au Maire de Saint-Jeoire

Emily GROPPI, Adjointe au Maire de Thonon-les-Bains

Gianni GUERINI, Adjoint au Maire de La Muraz

Regis LAMURE, Adjoint au Maire de Monnetier-Mornex

Franz LEBAY, Adjoint au Maire de Saint-Jeoire-en-Faucigny

Élisabeth LEGER, Adjointe au Maire de Villy-le-Pelloux

Claude MARIOTTI, Adjoint au Maire de Saint-Jean-de-Tholome

Philippe MERMIN, Adjoint au Maire de Bons-en-Chablais

Annie NAVILLE, Adjointe au Maire de Marcellaz

Caroline NIGEN, Adjointe au Maire de Scionzier

Pascale PELLIER, Adjointe au Maire de Vetraz-Monthoux

Antoine PEREZ RAMOS, Adjoint au Maire de Veigy-Foncenex

Alain PERRET, Adjoint au Maire de Marcellaz

Laetitia PERROQUIN, Adjointe au Maire de La Balme-de-Sillingy

Carole PETIT, Adjointe au Maire de Saint-Jeoire-en-Faucigny

Laëtitia SECCO, Adjointe au Maire de Viuz-en-Sallaz

Michèle SECRET, Adjointe au Maire de Viry

Fabien VASSALLI, Adjoint au Maire de Loisin

Jocelyne VELAT, Adjointe au Maire d'Onnion

Gérald VIGNY, Adjoint au Maire de Viuz-en-Sallaz

David ZAMOFING, Adjoint au Maire d'Archamps

François AMOUDRUZ, Conseiller Municipal de Saint-Jeoire-en-Faucigny

Edith BASTARD, Conseillère Municipale de Saint-Jeoire-en-Faucigny

Jacques BASTARD, Conseiller Municipal de Saint-Jeoire-en-Faucigny

Astrid BAUD-ROCHE, Conseillère Municipale de Thonon-les-Bains

Thierry BETHAZ, Conseiller Municipal de La Roche-sur-Foron

Lisette BONNAZ, Conseillère Municipale de Neuvecelle

Sophie BIOLLUZ, Conseillère Municipale de Reignier-Esery

Ludovic BOURGEAUX, Conseiller Municipal de Poisy

Patrick CARON, Conseiller Municipal de Faucigny

Jean Pierre CAUQUOZ, Conseiller Municipal d'Allonzier-la-Caille

Pierrine CHIAVARO, Conseillère Municipale de Marnaz

David CLERC, Conseiller Municipal de La Muraz

Véronique COTTON, Conseillère Municipale de Saint-Pierre-en-Faucigny

Isabelle DE SCHEPPER, Conseillère Municipale de Saint-Jeoire-en-Faucigny

Doris DEPLAIX, Conseillère Municipale de Sevrier

Alexis DUBOULOZ, Conseiller Municipal de Monnetier-Mornex

Beatrice DUCLOZ, Conseillère Municipale de Giez

Aurélie DUMONT, Conseillère Municipale de Marcellaz

Hélène DUVILLARD, Conseillère Municipale de Burdignin

Stève FATTIER, Conseiller Municipal de Machilly

Ludovic FAVRE, Conseiller Municipal de Menthon-Saint-Bernard

Christophe GAILLARD, Conseiller Municipal de Vovray-en-Bornes

Benjamin GERNAIS, Conseiller Municipal de Viuz-en-sallaz

Laurent GEVAUX, Conseiller Municipal du Bouchet-Mont-Charvin

Jessica GOLAZ, Conseillère Municipale de La Balme-de-Sillingy

Marie-Jo GUIGNARD-DETRUCHE, Conseillère Municipale de Thonon-les-Bains

Guillaume HAASE, Conseiller Municipal de Fillinges

Josée HANNA, Conseillère Municipale de Saint-Julien-en-Genevois

Cécilia HORCKMANS, Conseillère Municipale d'Allonzier-la-Caille

Fabrice LA ROSA, Conseiller Municipal de Machilly

Jean-Charles LACROIX, Conseiller Municipal de Draillant

Benoit LACROIX, Conseiller Municipal de Draillant

Jean-Philippe LANSARD, Conseiller Municipal de Saint-Pierre-en-Faucigny

Louis LAPRAZ, Conseiller Municipal de Chevrier

Magali LAVERRIERE, Conseillère Municipale de Viuz-en-Sallaz

Anthony LAVERRIERE, Conseiller Municipal de Marcellaz

Patricia LIVESI, Conseillère Municipale de Machilly

Jérôme MANIGUET, Conseiller Municipal de Vovray-en-Bornes

Aurélie MARECHAL, Conseillère Municipale de Saint-Laurent

Frederic MARMOUX, Conseiller Municipal de La chapelle Rambaud

Alain MATTANA, Conseiller Municipal de Viry

Gérard MILESI, Conseiller Municipal de Viuz-en-Sallaz

Valérie MILLERET, Conseillère Municipale de Marcellaz

Monique MOENNE, Conseillère Municipale de Viuz-en-Sallaz

Jean-Baptiste MOLLIAT, Conseiller Municipal de Mégevette

Odile MONTANT, Conseillère Municipale de Vovray-en-Bornes

David MOREL, Conseiller Municipal de Saint-Jean-de-Tholome

Chantal NANCHE, Conseillère Municipale de Villy-le-Pelloux

Sandrine NICOUD, Conseillère Municipale Saint-Jeoire-en-Faucigny

Charlotte PASSETEMPS, Conseillère Municipale de La Balme-de-Sillingy

Bénédicte PINEL, Conseillère Municipale de Saint-Sylvestre

Elodie POLLET, Conseillère Municipale de Saint-Laurent

Emmanuel REY, Conseiller Municipal de Bellevaux

Elise RIONDEL, Conseillère municipale de Nangy

Lena SAFONOVA, Conseillère Municipale de Saint-Julien-en-Genevois

Patrice SUBLET, Conseiller Municipal de Villy-le-Pelloux

Jean-Philippe THEVENOD, Conseiller Municipal de Burdignin

Marie VEDRINE, Conseillère Municipale de Saint-Laurent

Denis WOLF, Conseiller Municipal de Vovray-en-Bornes

Mokrane YACEF, Conseiller Municipal de Loisin

 

Le problème du bocal.

Par Le 21/10/2021

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Je trouve ce dessin particulièrement bien trouvé. Un résumé parfait de l'aberration du moment. 

La vaccination est un mode opérant dans l'urgence, une urgence survenue parce que rien de puissant n'a été fait pour maintenir en état le bocal.

Bien au contraire, malgré des alertes lancées depuis des décennies, la dégradation s'est amplifiée, encore et toujours.

Et inévitablement, nous humains, habitant dans le bocal, nous en payons le prix.

Il n'y a pas d'environnement. Il y a une unité et tout ce qui porte atteinte à cette unité touche n'importe qui.

Tant que nous, humains, continuerons à considérer qu'il y a "nous" et "l'environnement", nous amplifierons le désastre en cours. Il s'agit donc de comprendre que la disparition des ours polaires nous concernent, que la disparition des oiseaux nous concernent, que la disparition des insectes nous concernent, que la dévastation des forêts nous concernent, non pas "nous" en tant qu'entité séparée de l'ensemble mais nous, les êtres vivants.

Tous les êtres vivant dans le bocal.

La seule vaccination qui importe, c'est celle de nos esprits, une vaccination qui conduirait l'humanité à se défaire d'un virus égotique, prétentieux, individualiste. 

Le chemin est long. 

Epidémie de bronchiolite

Par Le 21/10/2021

Il va bien y avoir un moment où l'ensemble de la population va finir par comprendre que la santé des citoyens n'est pas la priorité des gouvernements, ni de celui-ci, ni des précédents. Que la finance mène le pays au détriment des services les plus indispensables. La fermeture des lits, la pression sur le personnel, la rentabilité, la rentabilité...Avec le covid, ce sont les personnes âgées et les personnes en situation de commorbidités qui sont les plus touchées.

Ici, ce sont les bébés et les jeunes enfants. 

Mais tout va bien, pour le covid, il y a un vaccin, pour la bronchiolite, ils vont réfléchir... Finalement, on dirait vraiment que l'hôpital public fonctionne comme une entreprise privée, en flux tendu...

 

Epidémie de bronchiolite : "Nous sommes très inquiets pour les semaines à venir", alertent les services d'urgences pédiatriques

 

Arrivés plus tôt dans la saison, les virus hivernaux, dont la bronchiolite, font craindre une saturation des services pédiatriques partout en France.

Article rédigé par

Guillemette Jeannot

France Télévisions

Publié le 21/10/2021 14:32Mis à jour le 21/10/2021 14:56

 Temps de lecture : 4 min.

Le service des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse (Haute-Garonne), le 31 décembre 2015. (MAXPPP)

Le service des urgences pédiatriques du CHU de Toulouse (Haute-Garonne), le 31 décembre 2015. (MAXPPP)

Plus précoce, plus rapide et plus sévère. Voilà les traits de l'épidémie de bronchiolite qui touche la France moins de deux mois après la rentrée de septembre, selon le tableau dressé par les professionnels de santé interrogés par franceinfo. "En général, le pic épidémique démarre mi-novembre et culmine à son sommet entre Noël et le Nouvel An avant de décliner", expose le docteur Sébastien Kiefer, pneumopédiatre au centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Nancy et au centre hospitalier régional de Metz, dans la région Grand-Est.   

A la mi-octobre, période à laquelle l'épidémie débute d'habitude, le virus respiratoire de la bronchiolite a déjà fait basculer onze régions de l'Hexagone en phase épidémique, selon le dernier bulletin hebdomadaire sur cette maladie de Santé publique France, publié le 20 octobre. La situation des services d'urgences pédiatriques, dont la fréquentation augmente semaine après semaine, inquiète le corps médical.

Une épidémie "très" précoce

"Le taux de consultation aux urgences est 30% supérieur à celui des autres années à la même date", calcule Sébastien Kiefer. "En termes d'effectifs de personnel aux urgences, cela devient compliqué, assure le pneumopédiatre. Nous sommes vraiment à la limite d'une prise en charge convenable pour le patient et sa famille." Même constat en Ile-de-France. Depuis trois semaines, l'activité a augmenté entre "15% et 20%" à l'hôpital Robert-Debré à Paris, estime le chef du service de réanimation pédiatrique, Stéphane Dauger.

A l'échelle nationale, depuis la fin du mois de septembre, les passages aux urgences pédiatriques et les hospitalisations qui ont suivi augmentent en moyenne de 30% par semaine, selon Santé publique France. Durant la semaine du 11 au 17 octobre, plus d'une hospitalisation pédiatrique sur quatre était due à la bronchiolite. Par ailleurs, sur les 799 enfants hospitalisés, 93% étaient âgés de moins de 1 an. Une "situation prévisible" sur laquelle alertait le Conseil national professionnel de pédiatrie depuis avril-mai. 

"Une faible défense immunitaire"

Comment expliquer la précocité de cette vague, apparue dès la fin de l'été dans certains départements ? Le docteur Sébastien Kiefer avance l'hypothèse d'une "faible circulation du virus l'hiver dernier" et un "fort retour de la circulation des virus avec le déconfinement d'avril-mai" 2021.

Par ailleurs, "les plus petits, âgés d'un ou deux ans, n'ont jamais connu de virus et ont donc une faible défense immunitaire, poursuit le spécialiste. Ce qui explique leur plus grande fragilité face aux infections virales respiratoires cet automne."  Une analyse partagée par le Conseil scientifique dans son dernier avis publié le 5 octobre ainsi que par le professeur Stéphane Dauger, également préoccupé par la situation. 

"Nous sommes très inquiets pour les semaines et mois à venir, car l'accroissement de la courbe épidémique est plus accéléré que d'habitude."

Stéphane Dauger, chef du service de réanimation pédiatrique à l'hôpital Robert-Debré 

à franceinfo

Pour le chef de service, il va falloir "rapidement" réagir face à cet afflux prématuré de cas de bronchiolites. Car celui-ci "s'additionne à des difficultés existantes depuis plusieurs mois" soulève-t-il.

Un système pédiatrique "dégradé"

"Non seulement il y a d'autres virus qui circulent, comme les gastro-entérites et la grippe, mais il y a également des décompensations chez certains enfants, d'autres qui souffrent de maladies chroniques et qui doivent être pris en charge ou suivis dans les bons délais", remarque le professeur. Il redoute ainsi de prendre à nouveau "trois à quatre mois de retard" dans la prise en charge des malades, après "quasiment deux années à l'arrêt dues au Covid-19". "Contrairement à un adulte, faire attendre un enfant de 18 mois plus de six mois pour une IRM, c'est trop long et peut s'avérer dangereux pour sa santé", insiste Stéphane Dauger.

Pour l'heure, les services pédiatriques de l'hôpital Robert-Debré et des hôpitaux de Nancy et Metz absorbent encore toutes les entrées. Mais la tension en hospitalisation, faute de lits suffisants en sortie de réanimation, commence déjà à se faire sentir.

Les chirurgies pédiatriques non urgentes ont été décalées et l'hôpital de Nancy réfléchit à ouvrir dès à présent son unité bronchiolite, habituellement mise en place courant novembre. "Pour cela, il faut non seulement des lits, mais surtout du personnel qualifié. Ce qui nous manque, précise le docteur Sébastien Kiefer. Le personnel soignant est fatigué et cette épidémie arrive à un moment où nous n'étions pas forcément prêts." 

Pas de renfort du secteur privé

"En trente ans d'expérience, c'est la première fois que nous nous retrouvons dans cet état-là, au pied du mur, s'alarme le professeur Stéphane Dauger. Et contrairement aux urgences adultes, en pédiatrie, nous ne pouvons pas nous appuyer sur le secteur privé, car il n'existe pas."

Dans la région Grand-Est, comme à Paris, le personnel pédiatrique espère éviter une priorisation des malades à l'entrée de l'hiver si l'épidémie ne se calme pas d'ici là. "Bien qu'elle ait commencé en avance, nous espérons qu'elle se terminera aussi plus tôt", présage Sébastien Kiefer.

 

Evasion fiscale

Par Le 21/10/2021

 

Et nous, on essaie de s'en sortir au moins pire. Et les services publics partent à vau-l'eau. Et les lits des hôpitaux disparaissent par milliers et le gouvernement culpabilise à outrance ceux qui ne suivent pas les injonctions vaccinales en arguant que c'est une atteinte à la croissance et à l'économie de la France. Monde de fous. 

 

"CumEx Files" : ce que l'on sait du "pillage fiscal à 140 milliards d’euros" révélé par plusieurs médias

 

Le non-paiement de taxes sur les dividendes a fait perdre 33 milliards d'euros de recettes fiscales à la France en vingt ans, selon l'enquête d'un collectif d'investigation révélée par "Le Monde".

Article rédigé par

franceinfo

France Télévisions

Publié le 21/10/2021 17:12

 Temps de lecture : 3 min.

Le ministère des Finances à Paris dans le 12e arrondissement, photographié le 14 octobre 2021. (SERGE ATTAL / AFP)

Le ministère des Finances à Paris dans le 12e arrondissement, photographié le 14 octobre 2021. (SERGE ATTAL / AFP)

Des montants faramineux. Ces vingt dernières années, 140 milliards d'euros auraient échappé au fisc d'une dizaine de pays européens, dont 33 milliards uniquement pour la France, selon Le Monde (article abonnés) du jeudi 21 octobre. En cause : un mécanisme d'optimisation fiscale permettant à des investisseurs étrangers d'échapper à la taxe sur les dividendes. 

Cette méthode d'évasion fiscale avait déjà été mise en lumière en 2018 par 19 médias européens regroupés dans un collectif d'investigation baptisé "CumEx Files" (en anglais). Ce collectif avait révélé que plusieurs Etats de l'Union européenne, dont la France, l'Allemagne et le Danemark, avaient perdu quelque 55 milliards d'euros à cause d'un vaste montage financier impliquant des traders, des banques et des avocats.

Que faut-il retenir des dernières révélations publiées, où sont revues à la hausse les sommes soustraites aux caisses des Etats ?

Une fraude aux dividendes toujours en vigueur

Premier enseignement : malgré le scandale suscité par les révélations de 2018, des montages financiers sont toujours utilisés par "l'immense majorité des investisseurs étrangers dans les sociétés cotées françaises" pour "optimiser leurs dividendes", selon Le Monde. Le Parlement "avait pourtant voté une réforme censée mettre fin à ces pratiques à la frontière de la légalité", rappelle le journal, mais la majorité macroniste avait ensuite "affaibli le dispositif, en n'interdisant que les montages les plus simples". Il reste donc facile de le contourner.

En quoi consiste ce dispositif ? Comme l'avait expliqué franceinfo en 2018, la pratique du "CumCum" est une opération d'optimisation fiscale qui joue sur la différence de fiscalité entre investisseurs nationaux et étrangers. Les investisseurs étrangers sont taxés sur les dividendes qu'ils touchent sur les actions de groupes français cotés en Bourse. Pour alléger la facture ou pour échapper à l'impôt, ils revendent brièvement leurs titres à des banques françaises à l'approche du jour de versement des dividendes. Cela leur permet d'échapper à la ponction liée au versement de ces bénéfices.

Personne n'est donc taxé et les investisseurs récupèrent quelques jours plus tard leurs actions ainsi que les dividendes associés. Au passage, les banques se servent en prenant une commission. L'administration fiscale n'y voit que du feu et, en bout de chaîne, ce sont le fisc et les contribuables qui sont les grands perdants. 

Une perte de 140 milliards d'euros pour les Etats européens

Résultat : des sommes énormes ne sont pas versées aux impôts. Selon Le Monde, plus de 140 milliards d'euros ne seraient pas rentrés dans les caisses d'une dizaine d'Etats européens ces deux dernières décennies. La France est le pays le plus touché par cette évasion fiscale avec 33,3 milliards, affirme le quotidien. Une somme équivalente à celle débloquée par l'exécutif dans le cadre du plan de relance 2030. 

Parmi les pays champions de ce type d'optimisation fiscale viennent ensuite l'Allemagne, avec 28,5 milliards non versés au fisc, les Pays-Bas (27 milliards) et l'Espagne (18,8 milliards), selon Le Monde, qui s'appuie sur des données recueillies par Christoph Spengel, professeur de fiscalité internationale à l'université allemande de Mannheim. 

Quatre grandes banques françaises mises en cause

Soupçonnées d'aider leurs clients à se soustraire à la taxe sur les dividendes, quatre grandes banques françaises sont dans le viseur de l'administration fiscale : BNP Paribas, la Société générale, Natixis et le Crédit agricole, par l'entremise de sa filiale Cacib. Les banques "n'ont pas souhaité s'étendre sur le sujet", assure Le Monde, mais elles considèrent qu'elles respectent les règles d'optimisation fiscale en vigueur.

La revente et le rachat d'actions, même pour une durée brève, est en effet légale. En revanche, l'industrialisation de cette pratique pour échapper au fisc peut être sanctionnée. L'issue du bras de fer entre les banques et Bercy est donc incertaine. En 2018, BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale figuraient déjà parmi les banques françaises épinglées par le collectif d'investigation "CumEx Files" pour ce type de pratiques. 

Pourquoi viser l'autonomie alimentaire

Par Le 20/10/2021

Un texte écrit par un ami.

J'ajouterais, au sujet de la générosité de la nature, qu'en ce moment, en se baladant dans le secteur, on a ramassé plus de dix kilos de pommes sauvages, des poires, autant de châtaignes et plusieurs kilos de noisettes. Cette année les noyers n'ont quasiment rien donné. Je ne sais plus combien nous avons fait de pots de confiture de mûres. A cela s'ajoutent les champignons. On se promène toujours avec chacun notre sac à dos. On a fini quelques balades bien, bien chargés :)

On est arrivé sur notre nouveau terrain au mois de mars et notre potager nous nourrit amplement. C'est clair qu'on y passe beaucoup de temps, (vive la retraite) mais en même temps, on a démarré sur un terrain qui était abandonné depuis plusieurs années. L'année prochaine, tout ce qu'on a fait cette année ne sera plus à faire.

Une chose qui nous réjouit ici, dans la Creuse, c'est de voir le nombre de potager-verger sur les terrains. Le jardin "pelouse-décoration", ça n'est pas ce que les gens cherchent à avoir.  

 

"Pourquoi devenir autonome en alimentation alors que je n'ai qu'à acheter mes produits grâce à ma rémunération ?"

Lorsque nous travaillons, c'est pour avoir une rémunération et celle-ci nous permet d'acheter notamment de la nourriture. Mais cette nourriture a un coût économique, temporel et moral qui va bien au-delà de ce que l'on pense. Prenons un exemple.

Notre alimentation est composée essentiellement de fruits, de légumes (frais, conserves, surgelés et transformés) et de protéines que l'on trouve majoritairement dans la viande, le poisson, les œufs ou certains légumes secs.

"Au minimum", une famille de 4 personnes dépense 100€/semaine pour ces denrées (sur une base moyenne de 150€ par semaine pour des courses intégrales intégrant des produits ménagers et fonctionnels). Ainsi, rien qu'en nourriture - puisqu'un mois compte 4,33 semaines - une famille dépense 433€/mois, soit 5200€/an en denrées. Et pour rappel, c'est bien ici le minimum.

Au niveau salarial, si l'un des adultes de cette famille touche 1500€/mois, ces 5200€ représentent un peu moins de 4 mois de sa rémunération..

Sauf que pour obtenir ces 5200€, il est nécessaire également de dépenser de l'argent dans des frais annexes de véhicule (crédit, carburant, assurance, parfois une tenue de travail adaptée, etc.). Avec le carburant qui augmente considérablement, si cette personne fait 1h A/R de route par jour, les frais de route pour gagner cette somme s'élèvent à 210€ par mois (3 pleins à 70€/pièce), donc 840€ sur 4 mois.

Le total humain et économique dépensé de façon immédiate (sans compter les assurances, les crédits et les frais d'entretien des véhicules) par cette famille est donc de 6040€ et 4 mois de travail à temps plein (temps de courses en plus) pour se nourrir à l'année.

Or, produire ses denrées est nettement moins chronophage. La mise en place du potager initial ne prend qu'une dizaine de jours, puis seulement 15 à 20 minutes par jour pour l'entretenir, récolte du jour incluse.

Le jardin remplace ainsi le supermarché : on récolte les fruits et légumes du jour sur les plants, exactement de la même façon que l'on va les chercher sur une étale, ou que l'on récupère une conserve dans le rayon, le transport et le ticket de caisse en moins.

Avez-vous déjà compté le nombre de graines que l'on trouve dans une seule tomate ? Entre 300 et 400. Imaginez maintenant que chaque graine donne un plant (appelé pied) comptant chacun 2 à 4kg de tomate de production. Ainsi, avec une seule tomate, vous pouvez potentiellement produire entre 600 et 1600 kilos de tomates l'année d'après... le tout : GRA-TUI-TE-MENT !! Sans compter la différence de goût et les bienfaits des produits sains.

Alors oui, devenir autonome est à la fois rentable économiquement, matériellement, et humainement. Et qui sait ? Peut-être que vous pourriez échanger et revendre votre surplus et ainsi devenir pleinement autonome... dans votre travail.

La nature est généreuse et gratuite, profitons-en.

 

Les guildes en permaculture

Par Le 20/10/2021

Voilà ce qui occupe nos journées sur le terrain et nos soirées en lecture et videos. Et comme le terrain était inoccupé depuis trois ans et délaissé depuis six ans, le travail est conséquent. Mais le bonheur est à sa mesure. 

 

La ferme de Cagnolle

Tout ce que l'agriculture intensive a oublié, délaisse, ignoré...Tout ce qu'elle devrait réapprendre...

Tout est là

 

 

 

Encore et toujours Milgram

Par Le 18/10/2021

L'expérience de Milgram. maintes et maintes fois commentée.

D'un intérêt considérable. Applicable à de nombreux phénomènes de société. 

Cette vidéo explique très clairement les enjeux.

L'extrait du film "I comme Icare" avec Yves Montand comporte un échange très fort. (à 9mn20)

Yves Montand demande : "Mais si ce conflit lui est tellement insupportable, pourquoi ne s'arrête-t-il pas ?

Le scientifique responsable de l'expérience lui répond : "S'il s'arrête, il reconnaît implicitement qu'il a eu tort d'aller jusque-là. En continuant, il justifie tout ce qu'il a fait jusqu'à présent."

Vous voyez à quoi je pense ? ...

La 3ème dose...Et les suivantes.

Et le poids de l'autorité qui vient s'ajouter à tout ce que l'individu a fait jusque-là. Le matraquage continu, la peur d'être mis aux bans de la société, d'être montré du doigt, d'être un "pestiféré", la peur de ne plus pouvoir vivre comme avant, etc etc...

Oui, je sais, des centaines de milliers de personnes sont mortes. Dis comme ça, c'est effrayant. 

Et si on parlait des milliers de lits qui ont été supprimés dans les hôpitaux depuis dix ans et des 5700 lits supprimés encore depuis le début de la pandémie. N'y aurait-il pas une contradiction monumentale entre les propos du gouvernement et les actes ? N'y aurait-il pas une forme de déviance à vouloir faire porter le chapeau à ceux qui refusent le vaccin. 

Quant à la vaccination de masse, l'exemple actuel du Royaume-Uni ou d'Israël permet de voir vers quoi on se dirige. 

Soit on renforce le système hospitalier et on vit avec ce virus, en cherchant à renforcer son propre système immunitaire ou en tout cas à ne pas l'affaiblir...soit on prend un abonnement aux piqûres de rappel. 

 

Plus de 5 700 lits supprimés à l’hôpital en 2020

 

Le ministère de la Santé vient de publier une étude sur la capacité d’accueil hospitalière, confirmant la tendance de fond du « virage ambulatoire ». (FREDERICK FLORIN / AFP)

La crise du Covid n’a pas interrompu la réduction inexorable des capacités hospitalières. Au contraire.

Par L'Obs avec AFP

·Publié le 29 septembre 2021 à 8h24

Temps de lecture 1 min

Plus de 5 700 lits d’hospitalisation complète ont été fermés en 2020 dans les établissements de santé français, qui ont créé dans le même temps, près de 1 400 places d’hospitalisation partielle, selon une étude du ministère de la Santé publiée ce mercredi 29 septembre.

 

Le Covid-19 n’a pas interrompu la réduction inexorable des capacités hospitalières. Au contraire, la crise sanitaire a en partie amplifié les fermetures de lits.

 

Signe de ce déclin, la France compte désormais moins de 3 000 hôpitaux et cliniques. « Sous l’effet des réorganisations et des restructurations », 25 établissements publics et privés ont fermé l’an dernier, indique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Une baisse un peu plus marquée

Les 2 983 structures encore ouvertes fin 2020 disposaient très exactement de 386 835 lits d’hospitalisation complète, soit 5 758 de moins en un an – comparé au dernier bilan pour l’année 2019, publié en juillet par la même direction statistique des ministères sociaux.

Hôpital public : comment en est-on arrivé à un tel niveau d’indigence ?

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« Ils remettent en question la maladie » : une infirmière raconte la défiance des patients face aux soignants

 

Cette baisse est « un peu plus marquée » que les années précédentes, ce qui « pourrait s’expliquer par le contexte d’épidémie », avec « de nombreuses chambres doubles transformées en chambres simples pour limiter la contagion », ainsi que des déprogrammations massives pour réaffecter les personnels soignants dans les services de soins critiques.

Le nombre de lits de réanimation, qui a fortement varié au gré des vagues de Covid, a d’ailleurs terminé l’année en hausse de 14,5 % (soit environ 6 200).

 

L’ambulatoire comme tendance de fond

Cela n’a pas empêché la tendance de fond du « virage ambulatoire » – sur fond de « contraintes de personnel » – de se poursuivre : 1 369 places d’hospitalisation « de jour » ont été ouvertes en 2020, portant leur nombre total à 80 089.

L’hospitalisation à domicile a dans le même temps connu une « croissance particulièrement vive » de 10,8 %, soit 21 276 patients « pouvant être pris en charge simultanément sur le territoire ».

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Ce mode de prise en charge représentait ainsi, fin 2020, « 7 % des capacités totales en hospitalisation complète » hors psychiatrie, contre 2,1 % en 2006.

 

 

Par L'Obs avec AFP

 

Pass sanitaire et constitution

Par Le 17/10/2021

 

On peut se demander à la lecture de ces textes de lois, si cela sert à quelque chose de les voter...

Vu la facilité avec laquelle les gouvernements les effacent, les contournent, écrivent des décrets, des alinéas, des modifications toutes "légales", il ne s'agit pas de "constitution" mais juste d'une main mise sur les peuples.  

Comme le dit depuis bien longtemps Etienne Chouard, dès lors que les puissants écrivent eux-mêmes la constitution, ils s'approprient tous les pouvoirs. 

 

 

Article L1132-1

 

Version en vigueur depuis le 23 juin 2020

Modifié par LOI n°2020-760 du 22 juin 2020 - art. 15

Aucune personne ne peut être écartée d'une procédure de recrutement ou de nomination ou de l'accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l'objet d'une mesure discriminatoire, directe ou indirecte, telle que définie à l'article 1er de la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la lutte contre les discriminations, notamment en matière de rémunération, au sens de l'article L. 3221-3, de mesures d'intéressement ou de distribution d'actions, de formation, de reclassement, d'affectation, de qualification, de classification, de promotion professionnelle, de mutation ou de renouvellement de contrat en raison de son origine, de son sexe, de ses mœurs, de son orientation sexuelle, de son identité de genre, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de la particulière vulnérabilité résultant de sa situation économique, apparente ou connue de son auteur, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une prétendue race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de son exercice d'un mandat électif, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille, de son lieu de résidence ou de sa domiciliation bancaire, ou en raison de son état de santé, de sa perte d'autonomie ou de son handicap, de sa capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français.


 

 

Article 225-1

Modifié par LOI n°2016-1547 du 18 novembre 2016 - art. 86

Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé , de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée.

Constitue également une discrimination toute distinction opérée entre les personnes morales sur le fondement de l'origine, du sexe, de la situation de famille, de la grossesse, de l'apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de la situation économique, apparente ou connue de son auteur, du patronyme, du lieu de résidence, de l'état de santé, de la perte d'autonomie, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l'orientation sexuelle, de l'identité de genre, de l'âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de la capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales.


 

 

Article R4127-36

Version en vigueur depuis le 31 mai 2021

Modifié par Décret n°2021-684 du 28 mai 2021 - art. 12

Le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas.

Lorsque le malade, en état d'exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposés, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences.

Si le malade est hors d'état d'exprimer sa volonté, le médecin ne peut intervenir sans que la personne de confiance, à défaut, la famille ou un de ses proches ait été prévenu et informé, sauf urgence ou impossibilité.

Les obligations du médecin à l'égard du patient lorsque celui-ci est un mineur ou un majeur faisant l'objet d'une mesure de protection juridique sont définies à l'article R. 4127-42.


 

 

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COUR EUROPÉENNE DES DROITS DE L'HOMME : ARRÊT SALVETTI

 

Un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme rendu en 2002, a précisé « qu’en tant que traitement médical non volontaire, la vaccination obligatoire constitue une ingérence dans le droit au respect de la vie privée, garanti par l’article 8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales » (Arrêt SALVETTI c/Italie – CEDH Décision du 9 juillet 2002 ; n° 42197/98)


Accueil › S'informer › La vaccination en France › Les textes fondamentaux garantissant nos libertés › La Convention d'Oviedo

LA CONVENTION D'OVIEDO

 

Convention pour la protection des Droits de l'Homme et de la dignité de l'être humain à l'égard des applications de la biologie et de la médecine : Convention sur les Droits de l'Homme et la biomédecine

Ratifié par la France le 4 avril 1997 à Oviedo, la Convention d'Oviedo énonce les principes fondamentaux applicables à la médecine quotidienne ainsi que ceux applicables aux nouvelles technologies dans le domaine de la biologie humaine et de la médecine.

Article 2 : Primauté de l'être humain L'intérêt et le bien de l'être humain doivent prévaloir sur le seul intérêt de la société ou de la science.

Article 5 : Règle générale Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu'après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. Cette personne reçoit préalablement une information adéquate quant au but et à la nature de l'intervention ainsi que quant à ses conséquences et ses risques. La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement.


 

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