Articles de la-haut
L'abattoir
« Je tue les animaux. Depuis dix ans, je suis le tueur, c’est comme ça. » De Michel, ouvrier en abattoir, on ne verra que la capuche et les mains. Il égrène d’une voix calme : « 250 cochons [par jour, NDLR] , 70 vaches, sans compter les veaux. […] Je pose le Matador sur le front en regardant l’animal dans les yeux, et je tire. La tige entre dans son crâne, l’animal s’effondre. […] Et puis [la bête] est pendue et tu la saignes. […] Si c’est une vache laitière, tout lâche d’un coup. T’as tout le lait qui lui sort des mamelles et toi t’es là, t’es couvert de lait, de sang, de merde. Tu en as dans le cou, dans la bouche. Et tu cours déjà pour assommer la suivante. » Depuis la naissance de sa fille, il y a cinq ans, Michel ne supporte plus ce travail. Il pense au suicide. Mais retourne pourtant à l’usine chaque matin.
Ce texte vient d'un autre documentaire mais le film n'est pas disponible.
La réalité est la même.
La réalité pour les animaux et pour les humains qui y travaillent.
Il est totalement différent de regarder une tranche de viande dans son assiette et l'enfilade des corps suspendus des vaches que des hommes découpent.
La réalité n'est donc pas ce que l'on veut bien regarder mais l'ensemble de ce qui doit être vu.
"Sur le front des animaux disparus"
L'humain a identifié certaines espèces comme nuisibles, nuisibles pour lui.
Que dirait le monde animal et végétal de nous ?
Pour voir le film, utiliser le lien :
Sur le frontSur le front des animaux menacés
diffusé le mar. 30.06.20 à 21h13
disponible jusqu'au 30.07.20
environnement - 96 min - tous publics
présenté par : Hugo Clément
En 40 ans, 60% des animaux sauvages ont disparu selon un rapport WWF. C'est le cas du rhinocéros noir d'Afrique de l'Ouest, du dauphin d'eau douce de Chine ou encore de la grenouille Taughie. Le requin est lui aussi fortement menacé, victime de sa réputation de grand prédateur et surtout du trafic grandissant de ses ailerons en Amérique du Sud et en Espagne. Un peu partout dans le monde, des citoyens se mobilisent pour sauver ces espèces. Ainsi, les derniers macareux sont préservés sur une île bretonne interdite aux hommes. Au Cameroun, des policiers se battent pour préserver les derniers pangolins tandis qu'une militante française lutte contre la vente de compléments alimentaires contenant du requin.
Agnès Buzyn
"Hormis son nom, qu'a t-elle dit de vrai lors de cette mascarade ?"
C'est un commentaire sous l'article et il est parfait.
Ces gens sont fous. Et ils nous gouvernent.
En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/76460-covid-19-agnes-buzyn-est-auditionee-assemblee-nationale"
L'ex-ministre de la Santé s'expliquait, le 30 juin devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, sur sa gestion de la crise sanitaire.
Pour elle, la France s'est montrée «toujours en avance par rapport aux décisions internationales».
Peu après sa cuisante défaite aux élections municipales à Paris, l'ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn s'est retrouvée sur le grill le 30 juin, face aux députés désireux de «tirer les leçons» de la crise du coronavirus.
«Nous n'avons pas cessé d'agir depuis le 10 janvier, date à laquelle nous avons connaissance qu'il s'agit d'un coronavirus», a affirmé l'ancienne membre du gouvernement tout en assurant que ce dernier avait «anticipé par rapport aux alertes au niveau international». Rappelant qu'«à l'époque où [elle a quitté le ministère de la Santé mi-février] il y avait eu 12 cas en France», Agnès Buzyn a déclaré avoir «eu à gérer le stade 1 et le stade 2, la dernière semaine». Et de poursuivre : «Dès le 25 janvier, trois semaines avant mon départ, j'ai déjà demandé à tous les hôpitaux, à toutes les ARS, de me faire remonter tous les stocks [comme] les respirateurs, les masques, notre capacité à dégager des lits [...] des protocoles de recherche, des scénarios de virulence. J’appelle mes homologues européens.» «Nous sommes toujours en avance par rapport aux décisions internationales [...] en aucun cas, je ne peux laisser dire que le ministère de la Santé a été lent», s'est-elle justifiée.
Selon Agnès Buzyn, l'«anticipation» en France a d'ailleurs été «sans commune mesure avec les autres pays européens».
Estimant avoir fait son travail de préparation du système de santé, avec la «mise en tension du système, [comme] la capacité à dégager des lits», elle considère avoir quitté le ministère, le 16 février, en ayant le sentiment d'avoir «fait la bonne préparation» et en pensant que le maire «joue un rôle majeur dans les crises».
«La ministre n’a pas à connaître la totalité des produits en stock »
Elle confirme par ailleurs que la commande d'un million de masques FFP2 s'est faite dès le 30 janvier : «Je prends la décision le 28 janvier alors même qu'il n'y a pas d'urgence de portée internationale de l'OMS.»L'ex-ministre signale que la doctrine de 2011 ne permettait pas de stock d'Etat avant cette commande, et qu'elle ne souhaitait pas prendre la responsabilité de remettre «dans le circuit des masques périmés».
«La ministre n’a pas à connaître la totalité des produits en stock [...] Ce dont je dois m’assurer, c’est qu’il y a une chaîne de commandement et qu’il y a des gens en charge et que les doctrines sont publiées. Ça, je l’ai fait», a-t-elle certifié avant de préciser : «La vigilance que je dois avoir, c'est sur des dizaines de produits.»
Elle a souligné que si l'attention s'était «a posteriori» portée sur la question des masques, en raison de l'émergence du nouveau coronavirus, les comprimés d'iode en cas d'accident nucléaire ou les tenues de protection face au virus Ebola n'étaient pas des sujets «moins importants» pour un ministre de la Santé. Quand elle était en fonction au ministère, Agnès Buzyn a martelé qu'elle n'a, jamais, «à aucun moment, sous-estimé le risque».
«Nous sommes le premier pays en Europe à avoir mis en place les tests», souligne en outre l'ancienne ministre de la Santé.
En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/76460-covid-19-agnes-buzyn-est-auditionee-assemblee-nationale
L'Afrique et les autres
C'est aberrant, révoltant.
L'Afrique, pillée continuellement et dans laquelle les autres pays viennent déverser leurs produits.
"On prend tout ce qu'on peut et on leur vend ce qu'on a en trop".
Une situation de plus qui me désole et contre laquelle je ne peux rien.
Du coup, la question que je me pose est toujours la même : à quoi ça sert que je le sache ?
Ce qui en amène une autre : à quoi ça sert que je partage l'information ici ?
Pour l'instant, je maintiens l'idée qu'il est important de savoir pour ne pas être dupé. Et par conséquent, il est utile de le partager.
Il arrivera sans doute un jour, avec l'âge, où je m'occuperai uniquement du potager, d'aller faire un tour dans les bois, de lire, juste pour le plaisir, d'aimer chaque instant dans une simplicité totale, hors du monde...
Covid-19 : l'Afrique de l'Ouest et le Sahel tentent d'éviter une crise laitière venue d'Europe 30 juin 2020, 16:51- Avec AFP © Afolabi Sotunde Source: Reuters Paiko, Nigéria, le 27 novembre 2018 (Image d'illustration). L'Afrique de l'Ouest craint une grave crise si les industriels laitiers européens déversent en Afrique leurs excédents de poudre de lait constitués pendant la crise sanitaire, ce qui fragiliserait les éleveurs locaux.
Comme toutes les ONG qui défendent les éleveurs sahéliens, l'organisation paysanne ouest-africaine APESS se déclare «inquiète» des décisions de Bruxelles de «subventionner» le stockage de poudre de lait des industriels laitiers européens. Cette décision est destinée à soulager les éleveurs du Vieux continent après la chute des cours du lait provoquée par la fermeture des lieux de consommation comme restaurants et cantines en raison de la pandémie, au moment précis où explosait la surproduction printanière laitière.
«Nous craignons que ce lait soit déstocké en Afrique de l'Ouest» à des prix de dumping sous forme de poudres de lait écrémé ré-engraissées, a indiqué Hindatou Amadou, porte-parole de l'APESS et coordinatrice de la campagne ouest-africaine «mon lait est local», lors d'une récente table ronde sur le sujet. Les industriels laitiers européens déstabilisent-ils les éleveurs locaux ? Début mai, une douzaine d'associations paysannes et d'ONG, dont Oxfam ou CCFD Terre solidaire, avaient déjà alerté sur un risque de «crise grave», alors que l'Afrique de l'Ouest voudrait miser notamment sur le secteur de l'élevage pour soutenir l'emploi, lutter contre la sous-alimentation, contenir l'émigration et in fine lutter contre les violences.
En 2015, les poudres de lait écrémé européennes, ré-engraissées avec des matières grasses végétales, étaient diffusées à 54% en Afrique subsaharienne, selon une publication de la Commission européenne. La pratique s'est développée en 2017 et 2018, à la faveur de l'envolée des cours du beurre sur les marchés mondiaux.
«Avec les matières grasses du lait, un certain nombre d'industriels produisaient du beurre qu'ils vendaient à de très bons prix, et le lait écrémé en poudre qui restait était ensuite ré-engraissé avec de l'huile de palme et vendu dans des pays émergents à des prix plus faibles que leur lait local», explique à l'AFP une source industrielle française qui requiert l'anonymat. Sous couvert d'aider des pays en développement à nourrir leur population à des prix accessibles, les industriels laitiers européens participent donc à ce vaste commerce qui «déstabilise» fortement «les éleveurs locaux», confirme cette source. Au premier rang figurent des groupes irlandais (22% des ventes de poudres de lait ré-engraissées réalisées en Afrique en 2015, selon le rapport européen GIRA de 2017), puis néerlandais (15%), belges (10%), polonais (5%), allemands (4%) et français (4%).
La création d'un code douanier sous l'influence des ONG Les volumes concernés sont difficiles à quantifier précisément, ces produits n'étant pas identifiés par les douanes. Sous l'influence des ONG, un code douanier permettant de les tracer vient d'ailleurs de voir le jour depuis le 1er janvier (NC 1901 90 95).
«Globalement, ces importations ont [...] encore une influence énorme», relève Gilles Vias, de l'ONG Vétérinaires sans frontières. «Dans les unités de transformation industrielle du lait en Afrique de l'Ouest, on est à 5% de lait local et à 95% de lait importé [sous forme de poudre] transformé en produits laitiers», selon lui. Il demande soit un relèvement des droits de douane, actuellement à 5%, soit une politique «du robinet», qui permettrait d'arrêter les importations au moment où le lait local est disponible, notamment dans les micro-laiteries du Sahel qui dépendent de troupeaux non sédentaires, très fragiles. Le sujet est d'autant plus important que les pays du Sahel sont de très grands consommateurs de lait, mais aussi producteurs grâce à leurs troupeaux extensifs et transhumants. Le Mali, le Niger et la Mauritanie produisent ainsi 76% du lait local d'Afrique de l'Ouest, selon Gilles Vias. Interpellés à ce sujet, certains industriels européens commencent tout juste à réagir en accompagnant la production locale. Arla Foods (Danemark) a engagé un partenariat avec le ministère de l'Agriculture du Nigeria. La coopérative néerlandaise Friesland Campina y a aussi investi dans le développement de boissons lactées à partir de lait local. Amundi, le fonds d'investissement du français Danone, a augmenté en mai ses investissements dans «la laiterie du berger», qui collecte le lait des éleveurs peuls au nord du Sénégal, pour «renforcer la collecte de lait» et «la distribution et la vente au Sénégal».
En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/economie/76452-covid-19-afrique-ouest-sahel-tentent-eviter-crise-laitiere-venue-d-europe
Bande de porcs
"Ce virus serait donc déjà passé chez les humains, rapportent les scientifiques, mais il n'y a pas de preuve qu'il peut être transmis d'humain à humain. C'est aujourd'hui leur crainte et il faut, selon eux, mettre urgemment en place une surveillance des populations travaillant au contact des porcs."
Je trouve consternant la dernière phrase de cet article et je trouve que c'est très représentatif de l'absence de conscience du problème ou de son déni.
Il ne s'agit pas comme le préconisent les instances concernées de pointer du doigt les employés des élevages et abattoirs mais de voir dans quelles conditions émergent ces virus. Les ouvriers sont des victimes, pas des coupables. Ils n'ont pas créé ce virus, ils le subissent eux aussi.
Personne dans cet article ne vient expliquer que la demande mondiale de viande de porcs constitue la raison essentielle. Personne ne veut le dire parce que ça revient à pointer du doigt ceux qui en mangent. Aïe, non, surtout pas.
Les scientifiques trouveront un vaccin et l'industrie pharmaceutique se remplira les poches. Et tout le monde pourra continuer à manger ses cotelettes.
"Bande de porcs", pourrait-on dire. C'est effrayant de voir à quel point les raisons d'un problème peuvent être occultées, détournées, manipulées...Le pangolin était responsable du covid...Ou peut-être la chauve-souris...Ou peut-être un poisson...Ou...Oui, bon, n'en jetez plus. Les zoonoses, on n'en parle pas beaucoup. Le comportement de l'humanité envers les animaux, on n'en parle pas davantage. Pas dans les grands medias en tout cas. Sauf quand une video vient dénoncer le massacre quotidien. Et puis, on passe à autre chose. Et ça continue. Et maintenant, ces élevages viennent mettre en danger l'ensemble de l'humanité et les instances disent qu'il faut surveiller les employés...Un monde de dingues. Vol au-dessus d'un nid de coucous. Et ce sont bien les instances dirigeantes les plus folles.
Quant à "l'information", quand on la veut, il faut la chercher, encore et encore, loin des réseaux officiels et recroiser les supports et remonter à la source. Et c'est compliqué, compliqué...
https://www.reussir.fr/lesmarches/la-chine-encourage-construire-des-elevages-de-porc-hors-du-pays
Chine : des chercheurs découvrent des virus de grippe porcine propices à une pandémie
Ces virus, appelés G4, descendent génétiquement de la souche H1N1 à l'origine d'une pandémie de grippe porcine en 2009.
C'est une nouvelle dont on se serait bien passé. Des chercheurs ont découvert une nouvelle famille de virus de grippe porcine en Chine présentant toutes les caractéristiques capables de provoquer une future pandémie, selon une étude (en anglais) parue lundi 29 juin dans la revue scientifique américaine Proceedings of the national academy of Sciences.
Ces virus, appelés G4, descendent génétiquement de la souche H1N1 à l'origine d'une pandémie en 2009 : ils "possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour infecter les humains", écrivent les auteurs, des scientifiques issus d'universités chinoises et du Centre de prévention et de lutte contre les maladies chinois.
Le G4 EA H1N1 déjà présents chez des humains
Entre 2011 et 2018, les chercheurs ont réalisé 30 000 prélèvements nasaux sur des porcs dans les abattoirs de 10 provinces chinoises et dans un hôpital vétérinaire, permettant d'isoler 179 virus de grippe porcine. L'un d'eux, le G4 EA H1N1, a été retrouvé chez 10,4% des ouvriers et personnes travaillant dans la filière porcine.
Ce virus serait donc déjà passé chez les humains, rapportent les scientifiques, mais il n'y a pas de preuve qu'il peut être transmis d'humain à humain. C'est aujourd'hui leur crainte et il faut, selon eux, mettre urgemment en place une surveillance des populations travaillant au contact des porcs."

Qu’est-ce qui, depuis les années 1980, explique la multiplication des virus et les abattages à grande échelle d’animaux ? Le développement de l’élevage industriel porcin en Chine, accompagné par la France, répond l’auteure de cette tribune. Qui en appelle à d’autres modes d’élevage, respectueux des animaux.
Jocelyne Porcher est directrice de recherches à l’Inra de Montpellier. Elle travaille sur la relation de travail entre les éleveurs et leurs animaux. Avant, elle a été elle-même éleveuse et technicienne agricole.
La crise sanitaire mondiale que nous traversons actuellement fait des milliers de morts, dont une grande part, sans aucun doute, aurait pu être évitée par des politiques de santé humaines plutôt que gestionnaires. Elle atteint notre humanité, mais elle touche également de manière insidieuse une part de notre intégrité : nos relations aux animaux. Alors que nombre de nos concitoyens se réjouissent de la présence de leurs compagnons animaux dans le contexte actuel de rupture des contacts entre humains, reconnaissent leur importance dans leurs vies, leurs vies concrètes, matérielles, mais aussi psychiques, d’autres, avec plus d’opportunisme que de décence, insistent sur le fait que la cause première de cette pandémie serait à rechercher dans notre proximité avec les animaux, à travers l’élevage et la domestication. Haro sur le baudet, sur le pangolin, sur la chauve-souris et, plus récemment, sur le chien. Car, si pour les uns, le criminel est l’animal sauvage, pour les autres, c’est l’animal domestique, et, au-delà, l’animal humain, générique, celui dont Gaïa aspirerait à se débarrasser enfin.
Nous l’avons lu depuis le début de l’épidémie, l’origine du virus serait à rechercher chez les animaux. Il aurait été transmis aux humains à cause de pratiques hautement répréhensibles comme consommer de la viande ou vendre du poisson sur les marchés. Plus globalement, nos relations aux animaux provoqueraient ces zoonoses et cela depuis le Néolithique. Avant cette malheureuse rencontre entre les humains et les animaux, avant cette « monstrueuse cohabitation », au temps béni des chasseurs cueilleurs, voire au temps béni (surtout l’hiver) des cueilleurs tout court, la planète était un éden. Les communautés humaines ne connaissaient ni la guerre ni la faim, ces calamités étant venues avec l’agriculture, paraît-il.
Comment ces fables des origines peuvent-elles avoir un tel écho aujourd’hui alors que les animaux domestiques occupent une place si importante dans nos vies, dans nos vies concrètes, matérielles, mais aussi dans nos vies psychiques ? On peut proposer de penser au contraire, à propos de la domestication des animaux, que l’aventure humaine aurait pu tourner court sans cette extraordinaire bifurcation de l’évolution des espèces opérée il y a dix millénaires, l’association entre des individus de l’espèce humaine et ceux d’autres espèces animales, intéressés à mettre en jeu ensemble les conditions de leur survie respective [1].
Au cours de cette association et depuis dix millénaires, nous avons échangé bien des choses et, bien sûr, également des micro-organismes et virus. Qu’est-ce qui a changé ces dernières décennies pour que ces zoonoses se multiplient et soient rendues plus dangereuses et plus mondialisées ?
Ce qui a changé : les conditions d’élevage des animaux, notamment en Chine
Ce qui a fondamentalement changé et dont on entend fort peu parler à l’heure du Covid-19, ce sont les conditions d’« élevage » des animaux en Chine. En quelques décennies, ce pays est devenu un leader mondial des productions animales, et notamment de la production de porcs. La Chine est le premier producteur de porcs au monde et elle est également le premier pays consommateur. Cela, « grâce » à des structures industrielles de très grande taille – d’ailleurs développées en partie avec le concours d’entreprises françaises (génétique, aliments du bétail, équipements...), qui ont remplacé les élevages paysans.
Lutte contre une ferme-usine dans la Vienne, en 2018.
Wuhan est la capitale de la province du Hubei, forte productrice de porcs (production, sélection, reproduction, abattoirs...). On trouve dans cette province de très grandes structures de production de porcs (de 10.000 à 50.000 animaux). Le dernier salon du China international animal husbandry exhibition (CAHE) [2], consacré aux productions animales (porcs et volailles notamment), s’est tenu à Wuhan en 2019.
Si la Chine détient sans doute aujourd’hui le triste record de la densité de porcs par mètre carré et fait preuve d’inventivité en entassant les porcs dans des bâtiments de plusieurs étages, elle ne fait que reproduire et étendre un modèle que les zootechniciens et vétérinaires français ont largement participé à développer. Quand, en 1970, a été conçu le « plan de rationalisation de la production porcine », il s’agissait bien de sortir les porcs des fermes où ils étaient dispersés et de mettre en place un « élevage » rationnel, moderne et productif.
Depuis les débuts de l’élevage industriel, les pathologies dévastatrices se sont multipliées
Ce modèle industriel de production porcine, celui qui existe actuellement en Bretagne comme en Chine, même s’ils sont à des niveaux de taille différents, n’a pas été mis en place si facilement et il n’a pu s’imposer comme « modèle dominant » que dans les années 1980. Pendant dix ans, il a fallu batailler contre les virus et microbes qui assaillaient les animaux enfermés et sans défense contre les pathologies générées par l’enfermement, la promiscuité et le volume des déjections [3].
Il n’était pas rare que le producteur entrant dans sa porcherie trouve une partie de ses animaux agonisants ou morts : « En post-sevrage, on a perdu jusqu’à 30 % de porcelets mais économiquement on n’a jamais souffert. [...] J’ai eu énormément de cochons à crever, on était tous des apprentis sorciers dans l’élevage en fait, il y en avait un qui voulait trouver son virus, l’autre qui voulait ceci, l’autre qui voulait cela », explique un producteur installé en 1968 [4].
Cette bataille contre les virus n’a en fait jamais cessé. Régulièrement, une pathologie dévastatrice – [SRDP|Syndrome dysgénésique et respiratoire du porc], diarrhée épidémique, rhinite atrophique, grippe porcine, [MAP|Maladie de l’amaigrissement du porcelet.], mais aussi les zoonoses comme l’hépatite E, etc. – apparaît dans les exploitations et est refoulée par l’abattage massif des animaux.
Les ravages que fait actuellement la peste porcine africaine (PPA) en sont un rappel. En Chine, depuis 2018, des millions de porcs ont été abattus à la hâte pour cause de PPA. Selon les sources, entre 30 % et 50 % du cheptel de truies aurait disparu. Il faut noter que, dans le cas d’abattages massifs, la gestion des cadavres est un véritable problème qui peut être résolu localement par des solutions expéditives, comme jeter les porcs (morts ou vifs éventuellement) dans des fosses sauvages ou dans des cours d’eau [5].
Les élevages industriels empêchent la pérennité des systèmes paysans
Mais, dans le monde des productions animales mondialisées, le malheur des uns fait le bonheur des autres. Ainsi la faillite de la production porcine chinoise a-t-elle donné de grandes satisfactions à la filière industrielle française, ravie d’exporter ses porcs à très bon prix. En décembre 2019, le prix du porc atteignait des sommets (prix de base à 1,7 euro le kilo). Comme le souligne un analyste de l’Institut du porc : « Les perspectives sont prometteuses pour les grands exportateurs mondiaux en 2020 dans le contexte actuel. » Elles le sont nettement moins pour les éleveurs-paysans qui sont sommés, pour limiter la propagation de la PPA et dans le cadre de mesures de biosécurité, de mener leur élevage plein air en appliquant des procédures industrielles. Ce qui est un contresens du point de vue du travail et ruine ce qui fait la valeur du plein air et du parcours, l’autonomie des animaux et leur proximité avec leurs éleveurs.
Des porcelets dans un élevage paysan des Côtes d’Armor.
Non seulement, donc, les systèmes industriels participent de la destruction des équilibres naturels et de notre capacité à vivre avec les virus mais ils empêchent l’émergence et la pérennité des systèmes paysans, qui sont précisément ceux qui conviennent aux animaux et qu’attendent nos concitoyens.
Entre industrie porcine et Covid-19, il y aurait sans doute bien des choses à voir, et tout un système de production à revoir, radicalement. Non pas en misant sur l’agriculture cellulaire et la viande in vitro, comme semblent y penser très fortement aussi les Chinois, mais en revenant sur cinquante ans d’industrialisation de l’élevage. Les animaux ne sont pas des choses et, à travers ces virus (qu’ils les tuent ou qu’ils nous tuent), c’est la vie qui résiste en eux. C’est pourquoi nous devons de toute urgence renoncer à la violence industrielle et à ses conséquences mortifères, et mettre en place des modes d’élevage et de consommation respectueux des animaux. Non pas sans eux ni contre eux, mais avec eux.
[1] Pour en savoir plus, lire Vivre avec les animaux, une utopie pour le XXIe siècle, de Jocelyne Porcher, aux éditions La Découverte, 2011.
[2] L’équivalent XXL du Space breton.
[3] Sur les conditions de vie et de travail dans les porcheries industrielles dans les années 1970-1980, voir le film Cochon qui s’en dédit, de Jean-Louis Le Tacon (1979) en ligne ici et complété par des interviews et des commentaires.
[4] Le producteur était rémunéré quelle que soit sa production, comme expliqué dans Cochons d’or. L’industrie porcine en questions de Jocelyne Porcher, 2010, Quæ.
[5] Rappelons aussi que des abattages massifs similaires avaient déjà eu lieu en Corée du Sud il y a une dizaine d’années pour cause de fièvre aphteuse. Cette maladie n’est pas mortelle pour l’animal, elle n’est pas contagieuse pour l’humain, mais elle entrave les exportations.
Les nouvelles "fermes" porcines en Chine comptent sept étages…
Publié le par Jean-Louis Schmitt
L’entreprise agricole privée Guangxi Yangxiang Co Ltd. gère deux installations d’élevage de cochons qui s’élèvent à sept étages. La compagnie est en train d’en construire quatre autres, dont une de 13 étages. Elle sera le plus haut bâtiment de ce genre dans le monde entier.

En Chine, c’est la première “ferme” de cette dimension, mais elles vont éclore un peu partout pour nourrir la population… D.R.
Depuis plusieurs décennies la Chine est en train de changer son régime alimentaire. Avec le développement de la classe moyenne et l’occidentalisation de leur culture, les chinois commencent à consommer de plus en plus de viande, notamment la viande de porc. Le gouvernement chinois a déclaré qu’ils investiront dans la promotion de l’alimentation végétale, mais pour l’instant la tendance est à l’inverse.
Les compagnies chinoises ont décidé de répondre à l’augmentation de la demande par l’industrialisation totale du secteur. Ces nouveaux bâtiments seront l’habitat des plus grands troupeaux de porcs dans le monde. L’industrie cherche toujours à réduire les coûts financiers, mais comme d’habitude, cela se traduit par un coût caché pour les animaux, les humains et l’environnement.
“Il y a de grands avantages à un immeuble de grande hauteur”, a déclaré Xu Jiajing, directeur de la ferme de montagne de Yangxiang. “Cela économise de l’énergie et des ressources. La superficie n’est pas énorme mais on peut élever beaucoup de cochons. ”
Yangxiang abritera 30 000 truies sur son site de 11 hectares d’ici la fin de l’année, produisant jusqu’à 840 000 porcelets par an. Une grande ferme industrielle chinoise plus typique aurait 8 000 truies sur environ 13 hectares. Les problèmes qui peuvent surgir dans ces nouvelles usines sont nombreux.
Des fermes porcines de deux ou trois étages ont été essayées en Europe, mais la plupart ont été abandonnés à cause des difficultés de gestion. La Chine a déjà un problème avec la propagation de maladies dans ses fermes, la taille de ces nouveaux bâtiments rendra la gestion encore plus compliquée. Même si la compagnie essaie de rassurer les médias en parlant de leurs adaptations technologiques, c’est clair que le risque de propagation rampante de maladies sera très élevé. Nous pouvons imaginer qu’une telle usine nécessitera l’utilisation de grandes quantités d’antibiotiques, ce qui est déjà le cas dans la majorité des élevages industriels.
Ne parlons pas du bien-être des animaux, c’est évident que ces usines ne sont pas faites pour réduire les souffrances des animaux ou pour améliorer leurs conditions de vie. On peut se poser également des questions sur la qualité de vies des travailleurs qui seront enfermés dans ces bâtiments gigantesques remplis d’animaux, durant leurs longues heures de travail.
Une usine de traitement des déchets est encore en construction sur le site. Elle sera chargée de traiter l’énorme quantité de fumier qui sera générée par ces innombrables animaux. La solution envisagée est loin d’être idéale : après le traitement le liquide sera pulvérisé sur la forêt qui entoure le site, alors que les restes solides seront vendus en tant qu’engrais. Il est difficile d’imaginer comment cette manière de traitement des déchets sera compatible avec les ambitions du gouvernement d’augmenter la popularité touristique de cette forêt…
Religion/Spiritualité
J'ai déjà tenté ici de décrire ce que représente pour moi ces deux aspects de la psyché humaine.
Je viens de lire ceci et ça me convient intégralement. Aucun jugement de ma part envers qui que ce soit. (Je tiens à le préciser vu deux commentaires reçus dernièrement). Quand je parle de comportements humains, je ne "juge" pas les humains mais leurs actes. Et le mot "jugement" n'a aucune connotation agressive. Je parle de faits. C'est tout. Je ne suis pas juge. Ce que je pense et écrit ne change rien à rien.
" La religion est pour ceux qui ont peur d'aller en enfer, la spiritualité pour ceux qui y sont allés. "
- Proverbe Sioux -
Ce que j'écris
Ce que j'écris ici, c'est juste ce que je pense et je pense que pour moi, c'est juste. Juste pour moi.
Ce qui ne signifie pas que ma liberté d'expression conteste ce que les autres pensent être juste pour eux.
Personne n'est obligé de me lire.
Personne n'est tenu de penser que ce que j'écris est juste.
Ma liberté d'expression n'est pas ma liberté de faire pression.
Je ne presse personne de penser que je pense juste. C'est juste que j'essaie de penser par moi-même et c'est ce qui me paraît juste.
Si je partage ce que je pense, c'est juste pour établir une passerelle. Pas pour convaincre. D'ailleurs, si on scinde ce mot "convaincre" , on comprend qu'il n'y a que le con qui cherche à vaincre.
Personnellement, il n'y a que le doute qui me semble juste. Puisqu'il propose constamment de maintenir les passerelles. Le convaincu a tranché les cordes qui maintenaient le pont au-dessus du gouffre...
Il n'y a qu'une seule chose pour laquelle je suis convaincu. Il n'y a que l'amour qui puisse sauver les humains. Non pas un amour pour une personne, pour sa famille, pour son animal domestique mais l'amour pour la vie, la vie tout entière, la création. Puisque sans elle, il n'y aura plus d'humains.
Coronavirus : Inextricable
Je n'essaie plus de trier le vrai du faux, ni le faux partiellement vrai, ni le vrai autrefois faux, ni le faux qui deviendra vrai...Tout ça me dépasse, autant dans les conflits sur les méthodes scientifiques employées que dans les "révélations" d'éventuels conflits d'intérêt ou les dénonciations de "complots imaginaires". .
Je crois que je pourrais lire des dizaines d'articles que ça ne serait pas plus clair.
En lançant une recherche sur internet "conflits d'intérêt dans la recherche sur le covid", je tombe sur des articles qui après lecture me laissent une désagréable impression d'être noyé dans une nasse appartenant à deux entités radicalement opposées. Tout le monde détient la vérité mais ça n'est pas la même.
Nous vivons donc dans un monde possédant plusieurs vérités. Le Bien et le Mal dansent ensemble dans une chorégraphie sans fin qui attire les adeptes de l'un et de l'autre mais dont chacun se place comme le détenteur de "LA" vérité.
Finalement, on est est entré dans le même registre que les religions monithéistes.
"Mon Dieu est le Vrai. Le tien est un usurpateur."
Bon courage pour ceux et celles qui se lancent dans la lecture de ce fatras...
Revenus versés par BigPharma. A partir de 12 on a un foyer épidémique de conflits d’intérêts?
Publié le 24/06/2020 à 17:12 - Mise à jour à 17:31

Et pour quelques dollars de plus...
La crise récente a fait ressortir les polarités ainsi les décisions parfois surprenantes de médecins qui tiennent aussi des rôles consultatifs ou exécutifs dans les hautes instances (Conseil Scientifique, Haut Conseil de la Santé Publique)
Le Professeur Perronne a rappelé avoir mis en place un système de déclaration des conflits d’intérêts avant toute prise de décisions, allant jusqu’à exclure les personnes des décisions ou débats si besoin est.
Début 2020, le collectif Data+Local recoupait les données de la base Transparence Santé, mise en place après le scandale du Médiator. Les 30 000 praticiens répartis en 32 CHU du territoire se sont partagés plus de 92 millions, auxquels s’ajoutent quelque 78 millions d’euros versés au titre notamment de conventions passées entre les CHU et les laboratoires. Tout cela ne prend bien sûr pas en compte les aides versées aux associations de victimes et ou patients.
Voici le Top 13 du classement des revenus récents versés par l’industrie pharmaceutique
N°1. La Palme d’Or revient au Pr François Raffi de Nantes. 541.729 €, dont 52.812 € de Gilead. Est-ce un hasard si on nous apprend que le coup de téléphone anonyme pour menacer Didier Raoult, s’il persistait avec l’hydroxychloroquine, est parti du téléphone portable du service d’infectiologie du CHU de Nantes, dont François Raffi est chef de service ? Sûrement une pure coïncidence.
N°2. Le Pr Jacques Reynes de Montpellier. 291.741 €, dont 48.006 € de Gilead et 64.493 € d’Abbvie. Or Jacques Reynes a été sollicité par Olivier Véran pour piloter l’essai clinique du protocole Raoult à Montpellier alors qu’il est en même temps le coordinateur national de deux études sur le remdesivir pour le compte de Gilead. Il n’avait sûrement pas eu le temps d’envoyer au Ministre sa Déclaration publique d’intérêts (DPI).
N°3. La Pr Karine Lacombe de Paris - Saint Antoine. 212.209 €, dont 28.412 € de Gilead. Elle est sur la dernière marche du podium, mais l’essentiel est d’y être. Il n’y a pas que le podium avec les Ministres à Matignon.
N°4. Le Pr Jean Michel Molina de Paris - Saint Louis. 184.034 €, dont 26.950 € de Gilead et 22.864 € d’Abbvie. Or Jean-Michel Molina est co-auteur d’un article publié dans Médecine et Maladies Infectieuses sur quelques cas, pour dire que l’hydroxychloroquine ne marche pas. Médecine et Maladies Infectieuses est le journal officiel de la SPILF (Société de Pathologie infectieuse de Langue Française).
N°5. Le Pr Gilbert Deray de Paris. 160.649€. Une belle somme pour un néphrologue qui très présent sur les plateaux télés. Attention le remdesivir peut être très toxique pour les reins.
N°6. Le Pr Jean-Paul Stahl de Grenoble. 100.358 €, dont 4.552 € d’Abbvie. A noter que cette somme n’a pas été déclarée sur sa DPI. Or Jean-Paul Stahl est rédacteur en chef du journal Médecine et Maladies Infectieuses. C’est lui qui a comparé le Plaquénil* au papier toilette.
N°7. Le Pr Christian Chidiac de Lyon. 90.741 €, dont 16.563 € de Gilead. Or Christian Chidiac est président de la Commission Maladies transmissibles du Haut Conseil de la Santé Publique qui a rendu le fameux Avis interdisant l’hydroxychloroquine, sauf aux mourants et demandant d’inclure les malades dans les essais officiels (donc Discovery). Son adjointe, la Pr Florence Ader, citée ci-dessous, est l’investigatrice principale de Discovery. Pure coïncidence.
N°8. Le Pr Bruno Hoen de l’Institut Pasteur. 82.610 €, dont 52.012 € de Gilead. A noter que sur sa DPI, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Or Bruno Hoen a attaqué l’équipe de Marseille dans un courriel du 18 mars 2020, partagé avec tous les infectiologues.
N°9. Le Pr Pierre Tattevin de Rennes. 79.956 €, dont 15.028 € de Gilead. A noter que sur sa DPI, comme son prédécesseur, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Ca doit être le surmenage. Or Pierre Tattevin est président de la SPILF. Cette Société savante a attaqué l’hydroxychloroquine pour encourager les inclusions dans Discovery, ainsi que dans les autres études par tirage au sort avec des groupes de patients non traités (études randomisées).
N°10. Le Pr Vincent Le Moing de Montpellier. 68.435 €, dont 4.776 € de Gilead et 9.642 € d’Abbvie. Or Vincent Le Moing pilote, avec son patron Jacques Reynes cité ci-dessus, l’essai clinique de Montpellier.
N°11. Le Dr Alain Makinson de Montpellier. 63.873 €, dont 15.054 € de Gilead. Or Alain Makinson participe à l’étude de Montpellier avec Jacques Reynes et Vincent Le Moing. Un beau trio. Montpellier est très bien représentée.
N°12. François-Xavier Lescure de Paris – Bichat. 28.929 €, dont 8.621 € de Gilead. Or François-Xavier Lescure est l’adjoint de notre célèbre Yazdan Yazdanpanah qui est dans le Conseil scientifique Covid-19. Il a publiquement critiqué l’équipe de Marseille pour discréditer l’hydroxychloroquine. Il est co-auteur de l’étude très contestable sur le remdésivir de Gilead, publiée dans le New England Journal of Medicine. Or cette étude n’a aucune méthodologie.
N°13. La Pr Florence Ader de Lyon. 11.842 € , dont 3.750 € de Gilead. Or Florence Ader est l’investigatrice principale de Discovery.
A partir de douze, ça commence à faire un foyer épidémique !
De coincidences en coincidences, la Boston connexion au service du Remdesivir
Publié le 04/06/2020 à 22:28 - Mise à jour à 22:29

De coincidences en coincidences, la Boston connexion au service du Remdesivir
FranceSoir
Auteur(s): Xavier Azalbert et Eric Gyssler pour FranceSoir
Chaque jour apporte son lot de rebondissements dans ce qui est maintenant communément appelé le « LancetGate ». Le dernier volte-face de l’OMS relayé par les nombreux médias qui s’étaient empressés de sauter sur les résultats à charge contre l’HCQ dans l’étude publiée le 22 mai en est une parfaite illustration. Et celui de ce soir annoncant que The Lancet retire l'étude Mehra tant décriée.
FranceSoir, loin de suivre la meute des médias, interpellé par ces résultats pour le moins troublants, avait dès le 23 mai obtenu et publié une interview exclusive du Dr Mehra, principal auteur de cette étude.
Les réponses, notamment évasives, du Dr Mandeep R. Mehra, médecin spécialiste en chirurgie cardiovasculaire et professeur à la Harvard Medical School, n’ont pas rassuré et ont au contraire alimenté les doutes sur l’intégrité de cette étude rétrospective et de ses résultats.
Nous avons déjà publié le fruit de premières investigations dans plusieurs de nos publications. Cependant, l’information communiquée selon laquelle le Dr Mehra avait participé début avril à une conférence sponsorisée par Gilead – producteur du Remdesivir, médicament en concurrence directe avec l’HCQ – invitait à poursuivre les investigations.
Il est important de garder en mémoire que le Dr Mandeep Mehra exerce au Brigham Hospital and Women Health (BWH°) de Boston.
L’étude publiée le 22 mai dans The Lancet, basée sur la collecte, le traitement et l’analyse de mégadonnées issues de dossiers médicaux partagés de 96 032 patients répartis dans 671 hôpitaux à travers le monde par la société Surgisphère, avait été précédée par une autre étude publiée le 1er mai dans le New England Journal of Medicine.
Cette étude publiée le 1er mai, avec déjà comme auteur principal le Dr Mehra, était également basée sur la collecte, le traitement et l’analyse de mégadonnées issues de dossiers médicaux partagés de 8 910 patients répartis dans 169 hôpitaux à travers le monde, par la société Surgisphère.
Le financement de l’étude a été « Soutenu par la Chaire William Harvey en médecine cardiovasculaire au Brigham and Women's Hospital. Le développement et la maintenance de la base de données collaborative sur les résultats chirurgicaux ont été financés par Surgisphere ».
Pour de plus amples informations sur cette société ainsi que sur son Président le Dr Sapan Desai, médecin et spécialiste de la chirurgie vasculaire, nous vous renvoyons à nos précédentes publications
L’étude publiée le 1er mai cherchait à «… évaluer la relation entre les maladies cardiovasculaires et la pharmacothérapie avec le décès à l'hôpital chez les patients hospitalisés avec Covid-19 qui ont été admis entre le 20 décembre 2019 et le 15 mars… ».
L’étude publiée le 22 mai cherchait, elle, à évaluer l’efficacité ou non de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine, prises seules ou en association avec un antibiotique de la famille des macrolides.
Il est donc à noter qu’en 3 semaines, 2 études rétrospectives observationnelles de grande ampleur sur des populations conséquentes – 96 032 et 8 910 patients - répartis dans le monde entier ont été publiées dans deux revues différentes par le Dr Mehra, le Dr Desai et d’autres co-auteurs et ce grâce à la base de mégadonnées de Surgisphère, société du Dr Desai.
Ces deux médecins et chirurgiens en exercice semblent donc avoir des capacités de travail exceptionnelles associées au don d’ubiquité.
La date du 22 mai est elle-aussi à noter car ce jour là, date de la publication dans The Lancet de l’étude très à charge contre l’HCQ, une autre étude était publiée dans le New England Journal of Medicine concernant les résultats d’un essai clinique du…remdesivir.
En conclusion de cet essai randomisé en double aveugle, contrôlé contre placebo, « Le remdesivir s'est révélé supérieur au placebo en ce qui concerne le raccourcissement du délai de rétablissement chez les adultes hospitalisés avec Covid-19 et des signes d'infection des voies respiratoires inférieures ».
En conséquence, le même jour, 22 mai dernier, une étude « descendait » l’HCQ dans une revue quand une autre présentait un signal positif de récupération de certains patients grâce au remdesivir dans une autre revue.
Concernant cette étude, il est à noter que parmi les principaux co-auteurs – Elizabeth « Libby » Hohmann - représente un des hôpitaux participants, le Massachusetts General Hospital de Boston, affilié lui aussi à la Harvard Medical School, tout comme le Brigham and Women’s Hospital de Boston où exerce le Dr Mandeep Mehra.
Coïncidence, probablement.
En poussant l’investigation, nous découvrons que les 3 premiers essais cliniques majeurs sur le remdesivir de Gilead ont été réalisés par ces deux hôpitaux :
« Alors que COVID-19 continue de parcourir le monde avec des scientifiques sur ses traces, le Massachusetts General Hospital (MGH) et le Brigham and Women's Hospital (BWH) mènent la recherche d'un traitement efficace ».
« Les deux hôpitaux mènent des essais cliniques sur le remdesivir ».
« MGH a rejoint ce que les National Institutes of Health décrivent comme le premier essai clinique d'un pays d'un traitement expérimental pour COVID-19, parrainé par l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, une partie du NIH. MGH est actuellement le seul hôpital de Nouvelle-Angleterre à participer à cet essai, selon une liste de sites partagés par l'hôpital ».
« C'est une entreprise gigantesque, avec des patients inscrits dans jusqu'à 50 sites à travers le pays, prenant du remdesivir ».
« L'essai NIH, qui peut être adapté pour évaluer d'autres traitements, vise à déterminer si le médicament soulage les problèmes respiratoires et les autres symptômes de COVID-19, en aidant les patients à quitter l'hôpital plus tôt ».
Pour rappel, le NIAID/NIH est dirigé par Antony FAUCI, fervent opposant à l’HCQ.
Coïncidence, probablement.
« Au Brigham ( BWH), deux essais supplémentaires lancés par Gilead, le développeur du médicament, permettront de déterminer s'il atténue les symptômes chez les patients atteints d'une maladie modérée à sévère au cours de cours de cinq et dix jours. Ces essais seront également randomisés, mais non contrôlés par placebo, et comprendront 1 000 patients dans des sites à travers le monde. Ces patients, a noté Francisco Marty, MD, médecin de Brigham et co-investigateur de l'étude, seront probablement recrutés… »
En conséquence, les premiers essais cliniques majeurs sur le remdesivir lancés le 20 mars dernier, dont les résultats sont extrêmement importants pour Gilead, sont dirigés par le MGH et le BWH de Boston, précisément là où exerce le Dr Mehra auteur principal de l’étude à charge contre l’HCQ du 22 mai.
Que le monde est petit. Coïncidence, encore, probablement.
Le Dr Marty du BWH avait prévu des résultats deux mois plus tard. En effet, ces derniers jours, plusieurs médias US ont relayé les annonces de Gilead de résultats positifs sur le remdesivir…résultats issus des essais cliniques réalisés à Boston :
« Résultats encourageants d'une nouvelle étude publiée mercredi sur le remdesivir pour le traitement des patients atteints de COVID-19.
Brigham et le Dr Francisco Marty ont travaillé sur cette étude, et il dit que les résultats montrent qu'il n'y a pas de différence majeure entre le traitement d'un patient avec remdesivir pendant cinq jours contre 10 jours ».
« Notre compréhension du spectre de la gravité de l'infection par le SRAS-CoV-2 et des présentations de COVID-19 continue d'évoluer», a déclaré Francisco Marty, MD, médecin spécialisé en maladies infectieuses au Brigham and Women's Hospital et professeur agrégé de médecine à la Harvard Medical School ».
« Gilead annonce les résultats de l'essai de phase 3 du remdesivir chez les patients atteints de COVID-19 modéré »
- Une étude montre que le traitement de 5 jours du remdesivir a entraîné une amélioration clinique significativement plus importante par rapport au traitement avec la norme de soins seule
- Les données s'ajoutent à l'ensemble des preuves d'études antérieures démontrant les avantages du remdesivir chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19
« Nous avons maintenant trois essais cliniques randomisés et contrôlés démontrant que le remdesivir a amélioré les résultats cliniques par plusieurs mesures différentes ».« Gilead prévoit de soumettre les données complètes pour publication dans une revue à comité de lecture dans les prochaines semaines ».
Ces résultats annoncés par Gilead quelques jours après la publication le 22 mai de l’étude dans le Lancet démolissant l’HCQ, étude dont le principal auteur est le Dr Mehra, est probablement de nouveau une coïncidence.
Cependant, quand les coïncidences s’accumulent à ce point, est-il encore pertinent de parler de coïncidences ?
Liens vers d'autres articles :
Evidemment, on pourrait me dire que cette sélection n'est pas impartiale, pas objective, parcellaire etc etc...
Oui, on peut tout dire sur tout. La seule solution, en fait, c'est de chercher soi-même en essayant de diversifier les sources. Au risque, par conséquent, de finir par s'y perdre...
Pentes raides au Mont-Blanc
Léo, le benjamin aime les pentes raides. Très raides. Rémi, le cadet, tout autant.
Pour finir la saison de ski alpinisme, Léo est allé au Mont-Blanc avec deux compagnons. Ascension par le versant italien et descente par la "directe Benedetti".
Pentes de glace, neige incertaine, couche trop fine, chutes de pierres et de blocs de glace, rochers verglacés avec les skis, piolet à la main, les bâtons dans l'autre, rappel, passage sous des séracs, ski encordés sur glacier pour franchir les ponts de neige au-dessus des crevasses...
Cette descente fait partie des pentes mythiques dans le milieu.
De l'admiration pour ce très haut niveau, de l'inquiétude aussi mais beaucoup de confiance.
On le sait lucide et heureux. Et rien n'est plus important.
Récit de Léo :
Face Ouest du Mont Blanc par la directe Benedetti
En très bref : on a remonté la face en dormant à Quintino Sella pour 3 d’entre nous, à Gonella pour les 2 autres. Sur le haut, glace vive sous neige fraîche peu dense, sur le tiers supérieur de la pente centrale béton-glace. Résultat on fait quelques virages en haut, on manip sur broche après que la montagne nous ait fait comprendre que c’était la roulette russe, on désescalade 200m et on rechausse. 2 d’entre nous descendront par l’arête des bosses puis pitons des italiens et glacier de Bionassay, le tout en bon ski. C’est donc probablement une demi croix… par contre c’est une superbe mission.
Dans les grandes largeurs :
Vendredi on monte avec Seb et Lucas au bivouac Quintino Sella en passant par l’approche de Gonella, puis en traversant le glacier du Dôme et en remontant le couloir (500m) en face de Gonella qui débouche juste au pied de Quintino perché sur son îlot rocheux, atteint par un peu de mixte. Condis sur cette approche : glacier de Miage déjà bien triste, approche (et retour) un peu gonflant en serrant rive droite pour profiter de restes de neige ; monté à Gonella très largement déneigée avec encore seulement 3 névés qui subsistent, gare à la glissade ; traversée du glacier du Dôme encordement primordial, gros ponts de neige, cheminement zigzaguant et séracs sont de la partie.
Max et Gaëtan font un départ plus tardif dans l’aprem et monte dormir à Gonella, on communique avec eux par radio, ils se lèveront 1h30 plus tôt pour nous rejoindre en haut du couloir, ils feront une traversée du glacier du Dôme par au-dessus de Gonella, très tranquille au début, très sport sur la fin pour connecter aux couloirs, seule la nuit sera témoin de leurs aventures de sauts de crevasses dont les protagonistes tairont les détails.
On attaque donc la montée à la selle neigeuse au-dessus de Quintino pendant que Tré-la-Tête vire au rose. Traversée du glacier du Mont Blanc sans problème, ainsi que le franchement des rimayes au pied de la face (bouchées en serrant rive droite). On range les cordes et on attaque la face. Certainement bien exposée aux séracs au début, surtout si ça part gros, au bout de 200m environ on commence à être suffisamment décalés pour ne plus être inquiétés. La montée est directe en visant le couloir qui s’enfonce dans le ressaut central. Ressaut que l’on franchit par du mixte ludique, on fouille un peu mais c’est certain qu’il y aura un rappel ou une désescalade pour passer le ressaut, pas de ski ni de dry-ski envisageable. On trouve le soleil pendant qu’on remonte la pente centrale, jusqu’à présent c’était neige dure avec parfois une pellicule de fraîche, en gros ça sentait bon, mais à partir de la moitié de la pente centrale c’est pointes avants, mollets qui chauffent, et lames qui ancrent ; c’est béton glace ! Est-ce que ça peut chauffer ? On se dit que peut-être en serrant rive droite qui est orientée sud-ouest, on verra. Sortie de la pente centrale, la pente terminale donc, c’est pire, 5 à 30cm de neige fraîche peu dense sur glace vive. Skiable ? On doute.
Sommet ! Superbe d’arriver là-haut en passant par cette immense face austère loin de la foule, seules les rotations d’hélico cassaient l’ambiance par intermittence. On tarde pas trop au sommet dans le vent, préparation pour la descente, quelques bras d’honneur à l’hélico et on va un peu plus bas à l’abri du vent au départ de la face pour patienter que ça chauffe (il est qqch comme 11h30).
Un peu plus tard on attaque, piolet à la main. Les virages passent assez bien mais quand on regarde derrière soit on voit qu’on sort la glace à chaque fois. Seb est devant, il arrive bientôt à la croupe en bas de la pente sommitale quand il décide de brocher pour remettre les crampons, la glace est trop proche c’est limite. Je suis 50m au-dessus et les trois autres encore au-dessus. Nos sluff cumulés déséquilibrent Seb en bas, il ancre le piolet et broche pour se vacher, ça calme un peu tout le monde, on se broche pour remettre les crabes, c’est trop limite. Suite à ça Seb remonte et descendra par arête des bosses – pitons des italiens – glacier de Bionassay avec Gaëtan, apparemment super skiant ils se sont fait plaisir ! Avec Lucas et Max on décide de désescalader, à partir de la moitié de la pente centrale (avant que ce soit glace) ça devrait avoir chauffé et être skiant. Ellipse donc jusqu’à la moitié de la pente centrale, on aurait pu chausser un peu plus haut, mais un peu psycho suite aux aventures sommitales on a attendu d’être certains que ce soit bon. Et ce fut bon, couche dure réchauffée en surface, ça skie bien en restant en contrôle. Arrivé au ressaut on fait la solution de facilité, rappel sur becquet. Dessous c’est bonne transfo, agréable et sécurisante, on déroule, c’est long, c’est bon ! Traversée du glacier du Mont Blanc dans le nuage (sur fond sonore de séracs), on suit la courbe de niveau qui nous amène à la selle neigeuse de Quintino tout à la glisse. Super ski en descendant sur Quintino, on récup notre dépose et on enchaîne sur le couloir direction glacier du Dôme, pareil full-transfo super ski. Last crux, traversée du glacier du Dôme ! Ski encordé, en profitant de nos traces de la veille pour le cheminement ça se passe super bien. Pour toute la suite du retour tout est dans la patience….
Bien content d’arriver à la voiture, quelle mission ! quelle face !
La Sibérie fond, brûle, s'enfonce...
Ne pas se réjouir que pour l'instant, tout ça est encore loin...Les distances n'existent pas dans ce domaine. Tout est relié.
Température record, incendie et pollution... Le printemps catastrophique de la Sibérie, sous l'effet probable du réchauffement climatique
Après un hiver particulièrement doux et un printemps précoce et chaud, cette région de Russie connaît une multiplication des catastrophes liées au changement climatique.
Des insectes ravagent les arbres, les forêts brûlent, un réservoir de carburant s'effondre et le thermomètre grimpe jusqu'à 38 °C... La Sibérie voit les catastrophes se multiplier après un hiver doux et un printemps chaud, autant d'effets probables du changement climatique. Les modèles scientifiques prédisent que les modifications du climat vont entraîner des canicules, des tempêtes mais aussi des incendies naturels toujours plus fréquents. Franceinfo fait le point sur un printemps catastrophique.
Des températures record
Le thermomètre s'est affolé dès cet hiver. "L'hiver (2019-2020) a été le plus chaud en Sibérie depuis le début des relevés, il y a 130 ans, avec des températures moyennes jusqu'à 6 °C au-dessus des normales saisonnières", explique à l'AFP Marina Makarova, météorologue en chef de Guidrometsentr, l'agence météo russe. Puis, "le printemps est arrivé nettement plus tôt, en avril, avec des températures dépassant facilement (parfois) les 30 °C", poursuit-elle.
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Temperatures reached +38°C within the Arctic Circle on Saturday, 17°C hotter than normal for 20 June. #GlobalHeating is accelerating, and some parts of the world are heating a lot faster than others.
The #RaceToZero emissions is a race for survival.
Dataviz via @ScottDuncanWX
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Samedi 20 juin, dans la ville de Verkhoïansk, pourtant située au nord du cercle polaire arctique, il a fait 38 °C. "Le précédent record était de 37,3 °C, dans les années 1980. Nous sommes, avec 38 °C, à environ 10 ou 15 degrés au-dessus des normales saisonnières. Ce qu'il est important de noter, c'est que ce record s'inscrit dans la continuité d'une année exceptionnelle, analyse sur les ondes de franceinfo le climatologue du CNRS Christophe Cassou. Ce record de 38 °C est emblématique, mais en réalité il s'inscrit dans une tendance lourde".
Une pollution provoquée par la fonte du permafrost
Ces températures élevées ont des conséquences très concrètes. Le 29 mai, un réservoir de carburant d'une centrale thermique de Norilsk s'est effondré, libérant 21 000 tonnes de diesel dans la rivière et l'environnement. Selon l'entreprise, c'est le dégel du permafrost, le sous-sol habituellement gelé toute l'année des régions arctiques et sibériennes, qui a provoqué l'effondrement des piliers soutenant la structure.
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The Siberian Times@siberian_times
State of emergency in Norilsk after 20,000 tons of diesel leaks into Arctic river system. Fear that thawing permafrost caused damage to storage tank https://siberiantimes.com/other/others/news/state-of-emergency-in-norilsk-after-20000-tons-of-diesel-leaks-into-arctic-river-system/ …
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Si le nettoyage en surface a été annoncé comme terminé le 17 juin, Victor Bronnikov, chargé d'une partie des opérations de dépollution, a déclaré à l'AFP que le "nettoyage complet [allait] prendre des années". Des produits spéciaux vont être dispersés pour décomposer ou absorber le diesel n'ayant pu être pompé et qui s'est répandu dans cette zone, marécageuse au printemps.
L'accident est considéré par les organisations de défense de l'environnement et les autorités comme le pire accident dû aux hydrocarbures dans l'Arctique russe, une région fragile où les exploitations minières, gazières et pétrolières sont nombreuses et la pollution un problème croissant depuis l'époque soviétique. Le 5 juin, le Parquet général russe a ordonné une "vérification complète" à travers la Russie des "infrastructures dangereuses situées dans des zones sujettes à la fonte du permafrost".
Deux fois plus d'incendies
Dans les régions septentrionales, la fonte précoce du manteau neigeux a laissé derrière lui une végétation et un sol desséchés, des conditions propices à la propagation des feux, selon Alexeï Iarochenko, chef du contrôle des forêts de Greenpeace en Russie, cité par l'AFP. Au total, de janvier à mi-mai les feux ont ravagé 4,8 millions d'hectares en Sibérie, dont 1,1 million de forêts boréales, selon la dernière étude de l'ONG publiée la semaine du 15 juin. La région avait déjà été décimée par des incendies exceptionnels pendant l'été 2019.
"Le réchauffement climatique provoque la multiplication des feux de forêts, qui ont doublé en dix ans", résume pour l'AFP Viatcheslav Kharouk, chef du laboratoire de surveillance des forêts du département sibérien de l'Académie russe des sciences. Selon ses observations, entre 2000 et 2009 quelque trois millions d'hectares de forêts brûlaient chaque année. Entre 2010 et 2019, la moyenne a doublé, à six millions d'hectares. Dans les années à venir, "la surface des feux sera multipliée de deux à quatre fois", prédit le scientifique. Or ces feux risquent de réduire la capacité des forêts boréales à retenir le dioxyde de carbone et le méthane, ce qui contribuerait à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre et au changement climatique.
A l'inverse, dans le sud de la région, des précipitations en hausse d'un tiers par rapport à la moyenne ont été relevées par l'agence de météorologie Rosguidromet, entraînant notamment des milliers d'évacuations dans le district de Touloun, proche du lac Baïkal.
Une prolifération de chenilles ravageuses
Autre plaie, les températures clémentes ont provoqué l'explosion de la population des chenilles d'une espèce de papillon sibérien, le Dendrolimus sibiricus, une vermine ravageuse. Ce défoliateur des résineux sibériens est redoutable, une colonie pouvant dévorer le feuillage d'un pin géant en quelques heures, rendant la forêt d'autant plus vulnérable aux incendies. Or la chaleur inhabituelle a favorisé l'accélération de leur cycle de vie.
"De toute ma longue pratique d'expert, je n'ai jamais vu de chenilles aussi énormes et ayant grandi si vite, en un an au lieu de deux", explique à l'AFP Vladimir Soldatov, le spécialiste de ces lépidoptères, qui met en garde contre des "conséquences tragiques" pour l'espace forestier. Déjà, l'espèce "a avancé de 150 km vers le nord par rapport à son milieu habituel, et cela à cause du réchauffement" climatique, dit-il. Dans le district de Krasnoïarsk, en Sibérie méridionale, plus de 120 000 hectares ont dû être traités pour tuer les chenilles, selon le Centre local de la protection des forêts. Les forêts sont aussi rongées depuis 2003 par un autre insecte, le coléoptère Scolytinae, qui s'est installé dans ces régions septentrionales à mesure que le climat s'y adoucissait.
D'une manière plus générale, l'expert Viatcheslav Kharouk relève que la région voit arriver de nouvelles espèces d'oiseaux et d'animaux : "Nos steppes verdissent, nos lacs se réchauffent, la Sibérie devient une région plus engageante, pour les animaux mais aussi pour nous". Mais avec la multiplication des cataclysmes, "nos hivers, avec leurs -40 °C, commencent à me manquer", soupire-t-il.
Sur les Indiens d'Amérique
Sur la réalité de la vie des Indiens d'Amérique. Du nord du Canada à la pointe de la Patagonie.
"Très cher Québec,
Je suis née aux confins de ta terre, mais sais-tu que mes ancêtres t’ont vu naître?
Sais-tu combien de nations autochtones il y a sur « ton » territoire?
Sais-tu que je ne suis pas une Innu?
Sais-tu que je ne suis pas une Première nation? Je suis une Inuk, du peuple inuit.
Sais-tu que mon langage n’est pas l’innu(-aïmun), mais l’inuktitut?
Sais-tu comment s’appelle le peuple qui vivait autrefois sur ce territoire à la place des condos ou des maisons?
Sais tu comment s’appelait ce territoire avant qu’on y mette des saints partout?
Sais-tu comment ces mêmes gens qui ont planté tous ces saints dans ce décor ont traité mes ainés, mes ancêtres?
Et sais-tu combien d’autochtones sont morts ces dernières semaines aux mains des forces de l’ordre à travers le Canada?
Sais-tu combien sont morts sans que jamais on ne l’apprenne?
Sais-tu combien de commissions d’enquête le gouvernement a menées pour confirmer que les choses n’allaient pas bien dans nos communautés?
Sais-tu combien de femmes sont disparues dans les communautés à travers le pays récemment?
Sais-tu combien de jeunes s’enlèvent la vie tous les ans chez nous? Tu ne veux pas savoir!!!
Sais-tu que chez moi on écoute les aînés (inutuqait)? On les respecte, ils sont notre mémoire et notre sagesse.
Sais-tu combien de mes oncles ont été arrachés de leur village quand ils étaient enfants pour aller se faire « désindianiser » dans des pensionnats?
Sais-tu que mon père a vu ses chiens se faire massacrer par la GRC?
Sais-tu comment toutes ces douleurs se transmettent de génération en génération?
Pourquoi notre fête n’est elle pas reconnue? Pourquoi n’est-elle pas un jour férié tout comme le 24 juin ou le 1er juillet? Où sont les grands réseaux télévisés qui financent la Saint-Jean et le Canada Day? Pourquoi ne pourrions-nous pas organiser une gigantesque fête populaire ou tu pourrais apprendre de nous? On pourrait même inviter les Allochtones à venir jouer avec nous.
Notre fête est le jour le plus long de l’année. C’est le jour du solstice d’été.
On parle de deux solitudes au Canada, mais comment pouvez-vous ne pas nous considérer dans cette incompréhension à deux têtes? Est-ce parce que vous nous prenez pour acquis? J’ai toujours pensé qu’on devrait plutôt parler de trois solitudes.
Aujourd’hui, nous sommes des citoyens de seconde zone sur notre propre territoire. Le territoire de nos ancêtres et de nos croyances.
Où sont nos services?
Où est notre eau?
Où sont nos soins pour la santé mentale?
Où sont nos quotas pour notre musique et pour notre art?
Où sont nos visages à la télé?
Tu t’es battu pour que ta langue survive, à coup de lois. Pourquoi avez-vous essayé de tuer la mienne, les nôtres? Tu me dis que je chante dans une autre langue, tu parles même parfois de musique du monde??? Pourtant notre musique appartient à ce territoire, celui sur lequel tu vis.
Je n’arrive toujours pas à comprendre que la douleur d’avoir perdu notre maison, notre fierté, notre assurance, nos droits ancestraux, notre autonomie puisse être éclipsée par n’importe quelle autre douleur collective.
On voit les autochtones comme un seul et même bloc. Pourtant nous sommes si différents et diversifiés. Nos langues, nos coutumes… Il y a une chose qui nous réunit, c’est le rapport au territoire. Mais, je ne peux pas représenter tous les autochtones. Je ne suis pas assez. Et personne n’a le droit de me demander ça, ni à aucun autre autochtone.
Ma mère ne parlait ni le français ni l’anglais. Elle s’est battue pour que j’apprenne le français. Elle me faisait chanter *Une colombe est partie en voyage* (Céline Dion) tous les soirs après l’école. Elle me faisait monter sur une chaise devant les amis et la famille. J’ai dévoré Leclerc, suis tombée en amour avec la poésie de Desjardins et les chansons de Leloup. J’ai même flirté avec le trad. Pourquoi est-ce que aujourd’hui je me sens plus proche d’une Kim Thuy ou d’un Dany Laferrière? Pourquoi ai-je le sentiment de venir d’ailleurs. D’être une déracinée chez moi.
J’ai été curieuse de vous dès ma naissance.
Dans deux jours tu me verras chanter pour ta Saint-Jean, dans toutes les télés ou presque. Je serai là en amie. J’ai encore tant de choses à apprendre de vous, de nous et même de moi-même. Mais je commence à m’impatienter. Tout le monde doit faire preuve de curiosité aujourd’hui. Tes enfants devraient apprendre à l’école à dire Nakurmiik, Kwei…
Aujourd’hui c’est notre fête. Soyons fiers, et quand je dis nous je dis les Attikameks, les Cris, les Innus, les Naskapis, les Algonquins, les Abénaquis, les Malécites, les Micmacs, les Hurons-Wendat, les Mohawks et les Inuits. Le territoire nous unit et probablement la douleur que chacun de nous a vécu ces derniers siècles. Je veux simplement vous dire à quel point je vous aime, je nous aime!
-Elisapie
Les plantes sauvages
https://lareleveetlapeste.fr/les-plantes-sauvages-une-cle-pour-lautonomie-alimentaire/?
Les plantes sauvages, une clé pour l’autonomie alimentaire
La moindre balade peut être une occasion de cueillette. Au jardin, celles qu’on qualifie à tort de « mauvaises herbes » (pissenlit, plantain, mouron blanc…) s’invitent volontiers en complément de nos salades ou prennent même carrément la place de nos laitues. Elles se marient bien avec les fleurs qu’on trouve dans nos jardins, comme la bourrache ou l’hémérocalle.

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- Thème : effondrement de la société, abordé de manière douce et positive
- Format : 130 pages
- Impression : France
Connaître et utiliser les plantes sauvages est un axe essentiel de la quête d’autonomie, pour se nourrir ou se soigner. L’écrivain-paysan Bernard Bertrand y travaille depuis 40 ans. Il nous raconte un peu de leur histoire et nous donne quelques pistes à explorer pour apprivoiser les belles simples.
Un complément alimentaire… naturel !
Ne nous y trompons pas : l’autonomie est une démarche globale, qu’on aurait bien du mal à saucissonner. N’empêche ! « Si l’on parle de l’autonomie d’un foyer ou d’une petite communauté, la place du sauvage est prépondérante !, » analyse Bernard Bertrand, écrivain-paysan et naturaliste.
« Les plantes sauvages ne peuvent pas totalement remplacer les plantes cultivées pour nous nourrir mais elles sont un complément souvent négligé, pourtant loin d’être négligeable ! »
Réconcilier le sauvage et le cultivé, c’est ce que fait ce fils d’agriculteurs depuis plus de 40 ans dans son antre pyrénéenne de Terran, où il organise régulièrement des stages, pour apprendre à un public varié en quête d’autonomie toute une palette de savoirs et de savoir-faire.
« Nous pouvons évidemment cueillir les plantes sauvages mais aussi favoriser leur expansion dans notre environnement proche. C’est très facile par exemple de récupérer des jeunes pousses d’ail des ours – un ail sauvage riche en vitamines et minéraux, anti-microbien et régulateur de la pression artérielle – et de les installer près de la maison. On s’évite de grandes distances pour les récolter tout en préservant les stations sauvages. On essaie encore trop souvent d’éradiquer les végétaux spontanés des jardins, alors qu’ils ont des rôles essentiels, en termes de bien-être du sol, de biodiversité et aussi de richesse nutritive. »
Laissons-donc la part belle à ces sauvages : elles nous le rendront bien.
Un brin d’histoire
Le retour en grâce des plantes sauvages comestibles est assez récent, après une longue période de désaveu social, au lendemain de la seconde guerre mondiale.
« Cueillir des plantes sauvages pour se nourrir, c’était se rabaisser à des techniques primitives, qui faisaient passer les cueilleurs pour des arriérés. »
Deux plantes ont échappé à la vindicte populaire tant leurs qualités nutritives et leur efficacité médicinale étaient grandes : l’ortie, très bonne pour le foie, et le pissenlit, reminéralisant. Qui n’a pas une grand-mère ou une vieille tante qui faisait une bonne soupe d’ortie ou une salade de pissenlits ?
Les nombreuses crises sanitaires (vache folle, scandales alimentaires…) des années 90 et 2000 offrent une belle rampe de lancement à leur redécouverte et à l’élargissement de leur palette. Les citoyens comprennent un peu mieux à quel point leur alimentation est dépendante d’un système destructeur, tant pour l’environnement que pour le lien social…
La littérature sur le sujet explose et le public de curieux s’élargit. La prise de conscience climatique et la popularisation de la collapsologie contribuent à renforcer cette tendance.
Tirer le fil de notre curiosité
« Il y a 40 ans, on prêchait dans le vide, se souvient Bernard Bertrand. Aujourd’hui, beaucoup plus de gens ont compris qu’ils avaient déjà tout autour d’eux. On marche dans notre assiette. Et on a tout ce qu’il faut pour la rééquilibrer. Si on mangeait plus de plantes sauvages, ce sont à la fois notre être et notre estomac qui y gagneraient ! »
Avant de les cueillir, faut-il encore les reconnaître ! Côté bouquins, des flores régionales (qui répertorient toutes les espèces qu’on peut trouver sur un territoire donné) aux ouvrages généralistes en passant par les petits précis de plantes sauvages comestibles, il y en a pour tous les goûts (et tous les budgets). C’est bien pour se familiariser avec elles mais rien ne remplace le terrain et la pratique.
Les ateliers, balades et stages qui permettent de les découvrir fleurissent, à la campagne comme à la ville. Vous serez en effet surpris de toute la biodiversité sauvage qui s’épanouit nos villes, au détour d’une rue ou dans un parc en plein cœur d’une métropole.
« Apprendre à distinguer les plantes « toxiques », poursuit l’écrivain-paysan, c’est aussi un moyen de laisser derrière soi un peu de la peur que notre société nous a inculquée ces dernières décennies. »
Attention aux pollutions : demandez-vous toujours dans quelles conditions a poussé la plante que vous voulez cueillir. Si vous avez un doute, ne la cueillez pas. Et lavez soigneusement votre récolte.
Pour celles et ceux qui se découvrent une passion pour les plantes, le détour par la botanique est inévitable. (À son rythme, tant cela peut constituer un nouvel univers et un nouveau langage !) On apprend à utiliser une flore et une loupe, pour arriver soi-même à déterminer les espèces que l’on rencontre au détour d’un chemin, d’une lisière forestière ou d’un bord de mer.
Expérimenter
Bien sûr, apprendre les plantes sauvages, c’est l’apprentissage de toute une vie ! Bernard Bertrand recommande d’y aller par étape et d’être indulgent avec soi-même.
La moindre balade peut être une occasion de cueillette. Au jardin, celles qu’on qualifie à tort de « mauvaises herbes » (pissenlit, plantain, mouron blanc…) s’invitent volontiers en complément de nos salades ou prennent même carrément la place de nos laitues. Elles se marient bien avec les fleurs qu’on trouve dans nos jardins, comme la bourrache ou l’hémérocalle.
D’autres plantes sauvages se mangent plutôt en légumes et, riches en nutriments, font de belles alternatives aux épinards : l’oseille, le chénopode, l’égopode… On peut même en faire des choucroutes pour l’hiver, à l’instar de nos ancêtres préhistoriques.
Vous découvrirez aussi au fil des saisons que vous pouvez cueillir toute l’année. Votre regard changera peut-être sur la grande bardane, par exemple, quand vous apprendrez que vous pouvez manger sa racine et ses pétioles (les tiges des feuilles) ou quand vous goûterez des prunelles, omniprésentes sur les bords de chemins, immangeables crues mais parfaites en pickles pour remplacer les olives.
Plus vous les cueillez et les récoltez, plus votre confiance en vous et en elles vous permet d’être créatifs. Elles viennent ainsi parfumer un plat un peu insipide, sublimer un dessert de fruits ou de chocolat…
Là aussi, les stages se multiplient pour apprendre la cuisine des plantes sauvages. Préférez toujours le bouche-à-oreille et la recommandation pour choisir. A tout développement de marché ses charlatans ou a minima ses opportunistes…
Approfondir
Pour aider les amoureux des plantes à aller plus loin, Bernard Bertrand a lancé une chouette collection, « Le Compagnon Végétal », aux Editions de Terran, qu’il a fondées quand tout le monde lui disait que des livres entiers sur les plantes, ça ne marcherait jamais…
Il a commencé, sans surprise, avec Les secrets de l’ortie, qui recèle bien des trésors ! Elle est présente partout et pour peu qu’on sache comment la cueillir sans (trop) se piquer, on peut même tisser des fibres très solides avec elle.
Bernard a déjà planché sur 23 plantes, et les plus grands succès ne sont pas ceux que l’on pourrait croire. « Sous la protection du sureau » plaît beaucoup, bien davantage que les classiques menthe ou sauge. Vous trouverez aussi tout ce que vous voudrez savoir sur le pissenlit, le châtaignier, le tilleul, l’angélique, le frêne, le plantain etc.
A-t-il ses préférées ? « A chaque fois que je me suis penchée sur l’une d’elles, je suis tombé amoureux… » S’enamourer en même temps qu’on se réapproprie notre alimentation et notre santé, que demander de plus ?
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Petite sélection d’ouvrages non exhaustive :
– Bernard Bertrand, L’herbier oublié / L’Herbier toxique / L’Herbier érotique, Plume de Carotte
– Bernard Bertrand, Carnet de cuisine sauvage, Editions de Terran
– Thierry Thévenin, Les plantes sauvages, connaître, cueillir, utiliser, Lucien Souny
– François Couplan, Eva Styner, Plantes sauvages, comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé
– François Couplan, Déguster les plantes sauvages, Sang de la terre
17 juin 2020 - Flora Clodic-Tanguy
Nos très lointains ancêtres
Dans cet article, il y a une phrase qui m'a interpelé. C'est une phrase qui donne la mesure de notre problème...
Peut-on considérer réellement que nous sommes une espèce vivante engagée dans une voie positive, éclairante, une élévation, le prolongement le plus adéquat possible au regard du parcours de nos ancêtres ?
Ou bien sommes-nous engagés dans une voie inverse, dans une inconscience négative ?
Et si oui, comment cela est-il possible si on considère qu'il existe une "intelligence" derrière la création et non pas un simple hasard ? L'évolution est-elle synonyme de progression ou peut-elle conduire à l'extinction ?
L'extinction, quand elle est un événement naturel, pourrait-elle être considérée comme un "bien", une nécessité, une place de libérée pour que la création puisse continuer son oeuvre ?
Il serait intéressant d'écrire un roman mettant en scène un homme de l'époque de Néanderthal et notre monde moderne...Ils ont disparu, ils pourraient nous dire ce que ça représente... Jean raspail, dans le roman, "Qui se souvient des hommes ?" raconte la fin du peuple des Alakalufs. Il faudrait raconter maintenant la fin de la civilisation matérialiste...Vaste chantier.
".....cette découverte "nous donne un aperçu du passé qui montre une société encore plus complexe que nous ne pouvions jamais imaginer". "Des pratiques manifestement sophistiquées démontrent que les gens étaient en harmonie avec les événements naturels dans une mesure telle que nous pouvons à peine le concevoir dans le monde moderne dans lequel nous vivons",
Non loin de Stonehenge, découverte d'une vaste structure préhistorique
Une structure préhistorique "unique", formant un cercle de plus de deux kilomètres de diamètre, a été mise au jour près du célèbre site mégalithique de Stonehenge, dans le Sud-Ouest de l'Angleterre. Une découverte extraordinaire, selon des archéologues.
Des recherches récentes viennent de dévoiler un nouveau site préhistorique près du monument mégalithique mondialement célèbre de Stonehenge. Il s'agit d'une structure préhistorique "unique" qui forme un cercle de plus de deux kilomètres de diamètre, a annoncé lundi l'université écossaise de St Andrews.
"Un travail de terrain et des analyses récents ont mis en évidence la présence de vingt excavations massives préhistoriques ou plus, d'un diamètre de plus de dix mètres et de cinq mètres de profondeur", a indiqué dans un communiqué l'université qui a travaillé avec d'autres établissements supérieurs sur ce site du sud-ouest de l'Angleterre.
Un site vieux de plus de 4.500 ans
Ces excavations forment un cercle de plus de deux kilomètres de diamètre autour de l'enceinte ("henge") néolithique de Durrington Walls et du site de Woodhenge, à environ trois kilomètres de Stonehenge. Elles auraient été creusées il y a plus de 4.500 ans, environ à l'époque où Durrington Walls a été érigé.
Selon les archéologues, ces excavations auraient marqué les limites d'une zone sacrée à l'époque néolithique, associée avec l'apparition des premiers agriculteurs en Grande-Bretagne et parfois l'érection de très imposantes structures rituelles. "Toutefois, aucune structure préhistorique au Royaume-Uni n'entoure une zone aussi grande que le cercle d'excavations à Durrington, et cette structure est actuellement unique", souligne le communiqué.
"Une société encore plus complexe" que l'on imaginait, "en harmonie avec les événements naturels"
Pour Richard Bates, de l'école des sciences environnementales de l'Université de St Andrews, cette découverte "nous donne un aperçu du passé qui montre une société encore plus complexe que nous ne pouvions jamais imaginer". "Des pratiques manifestement sophistiquées démontrent que les gens étaient en harmonie avec les événements naturels dans une mesure telle que nous pouvons à peine le concevoir dans le monde moderne dans lequel nous vivons", a-t-il ajouté.
L'annonce de cette découverte intervient juste après les célébrations du solstice d'été sur le site de Stonehenge qui réunissent habituellement des milliers de personnes mais se sont tenues cette années sur internet en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. Nick Snashall, archéologue au Stonehenge et Avebury World Heritage Site, a salué cette découverte "stupéfiante" qui "nous offre une nouvelle vision sur la vie et les croyances de nos ancêtres du néolithique".
Les temps humains
Un extrait d'un roman inachevé. Bientôt un an de retraite et je réalise à quel point, semaine après semaine, je tends vers ça... Je considère que nous sommes sous l'emprise de deux "temps humains", le "temps matériel" et le "temps psychologique". Ces deux-là sont les étouffeurs de l'instant présent.
Sortir au mieux du "temps matériel", celui qui est organisé, planifié, incontournable, celui qui est nourri par les contingences sociales.
Sortir au mieux du "temps psychologique", celui qui consiste à laisser les pensées errer dans les méandres du passé ou à se projeter dans les espoirs ou les inquiétudes du futur.
Se nourrir essentiellement de l'instant présent, hors des temps humains, hors du cadre restrictif et chaotique du mental. S'éloigner de tout ce qui contribue à ranimer inutilement les affres temporels. L'instant présent n'est pas un temps humain. Il est le temps de toute la création. Rien n'existe hors de cet instant. Et il n'y a que les humains à être parvenu à se perdre.
Être là. Maintenant.
"L’alternance des jours et des nuits, les levers de soleil et les levers de lune, les jours nuageux et les cieux étoilés, les brises des montagnes ou l’atmosphère immobile des chaleurs qui écrasent, juste cet assemblage apaisant des éléments naturels qui réduisent la perception du temps à l’unique instant.
Il ne restait de ses souvenirs immédiats qu’une flamboyance anarchique et bienheureuse, une accumulation désordonnée de bonheurs. Un tohu-bohu réjouissant qu’elle ne voulait pas limiter par une réflexion limitante. Laisser faire les choses et les saisir simplement, qu’elles se réfugient ensuite dans une mémoire aimante et que l’inconscient vienne y puiser ses rêves."
Les orgasmes multiples féminins
Dans la continuité de l'article précédent.
Et si ces articles ne servent à rien, que l'information est déjà connue, vécue, aimée, honorée, il restera juste à s'en ré-jouir.
Les orgasmes multiples, bonheur féminin
Par Daphnée Leportois,publié le , mis à jour le
Les orgasmes multiples dépendent de nombreux facteurs, tant physiologiques que psychologiques.
Getty Images
Biologiquement, les femmes sont capables de jouir à plusieurs reprises au cours d'un même rapport sexuel.
"La première fois que j'ai eu un orgasme multiple, cela m'a prise par surprise. Mon copain n'avait pas encore joui donc nous avons continué à faire l'amour après mon orgasme et, quelques minutes après, cela m'est arrivé une deuxième fois", raconte Héloïse, 23 ans.
Les femmes ne sont pas limitées à un orgasme unique
Pas étonnant que la jeune femme ait été interloquée par cette jouissance répétée. Toutes les femmes ne la ressentent pas. "J'ai des copines qui, après un orgasme, se 'referment'. Pour elles, ce n'est plus possible de continuer le rapport", témoigne Marion, 29 ans. "La stimulation sexuelle devient alors gênante, entre autres au niveau des organes génitaux. C'est ce qu'on appelle la période réfractaire", précise Francesco Bianchi-Demicheli, chef de la Consultation de médecine sexuelle des Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse). Et ce, même si, en théorie, les femmes ne sont pas limitées à un orgasme unique au même titre que les hommes.
En effet, "les hommes et les femmes n'ont pas le même schéma de fonctionnement sexuel", souligne la sexologue à l'Université catholique de Louvain (Belgique) Morgane Xhonneux. Chez les hommes, c'est l'éjaculation qui génère cette période réfractaire. Or, la contraction des muscles pour expulser le sperme suppose notamment une libération hormonale qui cause une sensation de satiété et "une décharge de noradrénaline dans le pénis, qui engendre ensuite une légère détumescence, ce qui va inhiber une deuxième érection, d'où une impossibilité dans l'immédiat à poursuivre le rapport sexuel et à atteindre un nouvel orgasme", explique Dominique Chatton, psychiatre et sexologue à Genève.
Chez la femme, c'est différent: "Il n'y a pas d'empêchement biologique à l'orgasme multiple. Les femmes peuvent remonter plus facilement dans leur niveau d'excitation et faciliter une nouvelle décharge orgasmique."
LIRE AUSSI>> Point G, orgasme vaginal, clitoridien... Le mystère de l'orgasme féminin
Un potentiel qui ne s'exprime pas à tous les coups
Attention, il ne s'agit pas de se mettre la pression si l'on est mono-orgasmique. L'orgasme multiple n'est pas la norme, même si l'on ne sait pas exactement quel est le pourcentage de femmes concernées. Pour son ouvrage Les femmes, le sexe et l'amour (éd. Les Arènes), le sexologue Philippe Brénot avait interrogé plus de 3000 femmes hétérosexuelles en couple. 62% d'entre elles en avaient déjà ressenti. Le docteur Bianchi-Demicheli, estime quant à lui, sur la base des études qu'il a menées, qu'"environ 17% de la population féminine a des orgasmes répétés, et au moins autant ont un potentiel multi-orgasmique", c'est-à-dire qui ne demande qu'à être exprimé.
Sans oublier que ce potentiel ne s'exprime pas à tous les coups, ajoute Johanna, 29 ans. Ce qui n'altère pas forcément le plaisir sexuel: "Quand je suis toute seule et que je me masturbe, les orgasmes successifs, c'est la règle. En couple, ce n'est pas pareil, cela dépend des configurations, de l'état de fatigue, si on a du temps devant nous... Mais ma satisfaction dépend plus de l'intensité de l'orgasme que du nombre. Je préfère en avoir un seul, mais un gros, que des petits."
Des vagues de jouissance
C'est qu'il existe différents types d'orgasmes multiples. Certains, plus automatiques que les autres, sont successifs. C'est "une sorte d'écho du premier orgasme", développe Morgane Xhonneux. Ils peuvent survenir dans un enchaînement de jouissance ou avec des mini-pauses entre les pics de plaisir. C'est le cas de Marion: "Généralement, le premier orgasme met du temps à arriver, c'est toujours le plus fort, et les autres suivent si je continue, quasi automatiquement. Après le premier, le tremblement de terre, les autres sont comme des répliques, des petites remontées de jouissance, à environ une minute d'intervalle, voire moins." Même ressenti pour Solène, 39 ans: "Il y a une petite pause entre chaque qui laisse croire que c'est fini et puis, hop, ça repart!"
"D'autres femmes vont décrire des orgasmes plus espacés et de plus en plus forts et bouleversants, d'abord un ressenti génital, qui monte vers le haut, jusqu'à un orgasme dans la tête, vécu dans le corps entier", dépeint le docteur Francesco Bianchi-Demicheli. Là, ce n'est plus la crispation du corps suivie d'un relâchement qui procure des bouffées orgasmiques mais la "volupté", le fait d'être encore en mouvement, pointe Dominique Chatton. Et ces vagues de jouissance plus espacées au cours d'un même rapport nécessitent davantage d'"apprentissage".
Davantage d'orgasmes avec l'âge
C'est entre autres pour cette raison qu'à 40 ans les femmes ont plus d'orgasmes qu'entre 18 et 29 ans, relevait ainsi Francesco Bianchi-Demicheli dans un article publié en 2006. Les orgasmes multiples... se multiplient donc avec le nombre des années. "Plus ça va, plus j'ai des copines qui me racontent qu'elles peuvent avoir plusieurs orgasmes d'affilée", remarque Johanna. Parce qu'avec le temps les femmes connaissent davantage leur corps.
"Je me sens mieux dans ma sexualité aujourd'hui que plus jeune, confirme Solène. Je pense que l'on est plus à même de connaître les mécanismes de son plaisir." Notamment grâce à la masturbation, comme l'indique Morgane Xhonneux: "Si les femmes la pratiquent, elles peuvent acquérir une plus grande capacité à atteindre l'orgasme."
Car toutes les femmes n'ont pas les mêmes déclencheurs, appuie Francesco-Bianchi Demicheli: "Chez la femme, il y a plusieurs sources de stimulation potentielles qui peuvent provoquer l'orgasme. À côté de la stimulation clitoridienne et de la pénétration vaginale, certaines femmes ont une réponse orgasmique par stimulation anale, cervicale (au niveau du col de l'utérus), mais aussi de la bouche, des mamelons, de la nuque, de la voix ou même par imaginaire érotique sans qu'il soit besoin d'être touchée." Sally, 35 ans, a ainsi "des orgasmes successifs à chaque fois, lors d'un coït ou en [se] masturbant, mais [a] l'impression d'en avoir davantage lors des rapports anaux".
LIRE AUSSI>> "Avec les sextoys, les femmes s'approprient leur plaisir"
Apprendre le lâcher prise
Connaître son corps, c'est aussi prendre conscience de son périnée. "Afin de faciliter l'orgasme au niveau physiologique, il faut qu'il soit assez tonique", recommande Morgane Xhonneux. Pour cela, il est par exemple possible d'utiliser des boules de geisha. "C'est très bien à tout âge, pas besoin d'attendre d'avoir des enfants et d'avoir accouché pour travailler sur la tonicité périnéale."
Mais ce n'est pas qu'une question de mécanique, tempère le docteur Bianchi-Demicheli, qui a déjà observé des patientes anorgasmiques subitement devenir multi-orgasmiques en changeant de partenaire: "Entrent aussi en compte des stimulations sensorielles, émotionnelles et cognitives, comme d'élaborer des fantasmes."
La preuve avec Solène: "Bien qu'ayant toujours été à l'aise dans ma sexualité, c'est depuis ma rencontre avec mon nouveau partenaire que je vis l'orgasme multiple à quasi chaque rapport. C'est une association de tout: le regard de mon partenaire, que mon plaisir soit important à ses yeux, l'aisance qui en découle car le relâchement intérieur est à son comble et je me permets des positions et des choses que je ne faisais pas avant, comme de me toucher devant lui et pendant l'acte." T
Signe qu'il convient d'aborder la sexualité sans stress ni pression, "des facteurs socioculturels, comme le fait de trouver la sexualité ou la masturbation sale, peuvent inhiber le système de récompense et donc le fonctionnement psychosexuel, complète le docteur Bianchi-Demicheli. C'est une question de réseaux neuronaux... et de lâcher prise." Pas de recette miracle donc pour être multi-orgasmique. Et il n'y a rien de dérangeant à cela: "L'orgasme multiple peut être un bon gâteau que l'on savoure de temps en temps", rappelle joliment Morgane Xhonneux. "L'orgasme multiple n'est pas une fin en soi, ponctue Dominique Chatton. Ce qui peut l'être, en revanche, c'est d'avoir du plaisir." On ne peut qu'y souscrire.
"Mon nom est clitoris"
A ceux ou celles qui se demanderaient pourquoi je parle ici d'une caractéristique de l'anatomie féminine, je répondrais tout simplement parce que j'aime ma femme. Et puisque je l'aime, il est de mon devoir de savoir tout ce qui la concerne dès lors que j'ai un rôle à tenir. Il y a bien longtemps que je m'intéresse à la sexualité sacrée, et le terme "sacré" est essentiel, c'est à dire une sexualité holistique et non simplement génitale et anatomique. Il n'en reste pas moins que cette vision holistique contient également l'anatomie féminine. Et par expérience, au regard de mon ignorance passée, je suis convaincu que beaucoup d'hommes sont encore dans une grande ignorance au sujet de la sexualité féminine.
Le dernier grand mouvement féministe date des années 1970. Cinquante ans plus tard, le clitoris reste pour certains et même certaines une entité méconnue.
"Le mouvement des femmes des années 1970, en France comme dans beaucoup de pays, a été un mouvement de masse présent sur tout le territoire. Il a été structuré en partie par les groupes femmes qui réunissaient des militantes politiques, majoritairement des femmes qui vivaient là leur première expérience politique."
http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article45117#:~:text=Le%20mouvement%
"Ceci est mon corps" (spiritualité)
"La sexualité : un miroir de moi-même"
"Mon nom est clitoris" : drôle de documentaire sans fard sur ce qui se passe sous les jupes des filles...
Tabou par excellence, objet de mutilations mortelles dans certaines cultures, méconnu, voire inconnu : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le clitoris… sans jamais oser le demander.
Documentaire signé Daphné Leblond et Lisa Billuart Monet, deux cinéastes belges, sur un sujet ô combien féminin, Mon nom est clitoris, fait appel aux témoignages de jeunes femmes dans la vingtaine d’années. A visage découvert, elles parlent de leurs expériences sexuelles, avec franchise et humour, autour du seul organe humain destiné à procurer du plaisir, exclusivement féminin. Sortie le 22 juin.
Obscurantisme et ignorance
Existe-t-il, où se trouve-t-il, quelle est sa morphologie (11 cm de long !), quelle est sa fonction ?... Même dans les cours d’Education sexuelle, le clitoris passe à l’as. Et si les hommes le connaissent mal, ou pas du tout, c’est aussi paradoxalement le cas de nombre de femmes, plus ou moins jeunes, comme en témoigne ce documentaire qui explore le clitoris, cet inconnu.Cette suite d’interviews témoigne de l’ancrage culturel et éducatif, de l’obscurantisme et du refus de toute reconnaissance d’un plaisir sexuel féminin, réservé quasi-exclusivement aux hommes. Même si les lignes ont bougé depuis 1968 avec le discours féministe, le sujet reste tabou, ancré dans la culpabilité judéo-chrétienne, et le veto islamique. C’est du moins la première conclusion qui ressort de ce documentaire édifiant.
Des contours négligés
Ces jeunes femmes contemporaines ont des propos qui semblent dater du Moyen-Âge. Et peut-être même que les femmes de cette époque reculée avaient une autre conception du plaisir. Ne sont-ce pas elles qui ont imposé l’amour courtois, synonyme d’attention à leur égard, comme réponse symbolique à la sinistre ceinture de chasteté et à la brutalité des hommes ? Mais Mon nom est clitoris ne creuse pas cette voie historique, en s’attachant, avec pertinence, aux jeunes femmes d’aujourd’hui. Les confidences s’égrènent au fil de thèmes précis : la sexualité infantile, la masturbation, la découverte (ou non) du clitoris, sa nature, la première relation sexuelle, le rôle des hommes, le plaisir…
Cette enquête touche autant l’hétérosexualité que l’homosexualité, mais néglige un regard masculin qui aurait été éclairant, tout comme le sujet ô combien douloureux de l’excision. Elle révèle toutefois des différences dans les témoignages de jeunes femmes issues de familles juives, chrétiennes et musulmanes : intéressant. Elle a également le mérite d’aborder des sujets rarement traités, comme le vaginisme, et celui des femmes ne répondant pas aux canons de beauté en vigueur. D’une facture globalement télévisuelle, Mon nom est clitoris a le mérite de son originalité et de briser un tabou, mais demeure un peu répétitif sur sa courte durée (1h17), alors qu’il aurait pu s’élargir à des thèmes laissés de côté. Vaste sujet…
La fiche
Genre : Documentaire
Réalisatrice : Daphné Leblond et Lisa Billuart Monet
Intervenants : Daphné Leblond, Lisa Billuart Monet et invitées
Pays : Belgique
Durée : 1h17
Sortie : 22 juin 2020
Distributeur : La 25e heure / MK2
Synopsis : Des jeunes femmes dialoguent autour du thème de la sexualité féminine. Avec une liberté, un courage et un humour communicatifs, elles partagent leur expérience et leurs histoires, dans la volonté de changer le monde autour d'elles et de faire valoir le droit des femmes à une éducation sexuelle informée, délivrée des contraintes et des tabous.
Deux commentaires
Je ne connais Gaelle que par l'intermédiaire d'internet. Elle vit sous les tropiques. Elle est la fondatrice d'un site "spirivie". Il nous est arrivé d'échanger puis au fil des discussions, nous avons parlé de mes romans. Elle a souhaité en lire deux : KUNDALINI, en premier puis A COEUR OUVERT.
Pour chacun des deux romans, elle a organisé un concours sur sa page FB pour gagner un exemplaire dédicacé. La participation était vraiment importante. La gagnante de "A COEUR OUVERT" vit au Québec. Le livre doit être en train de voyager en ce moment.
Voilà les deux commentaires de Gaelle
- Gaëlle Tournier de Gabriac (site web) | 20/06/2020
Je me suis plongée dans "Kundalini" comme on se laisse porter par l'extraordinaire de l'ordinaire. Bien souvent, j'ai posé ce livre et laissé l'énergie me transporter dans les chemins de la conscience. Merci à Thierry Ledru de nous inviter à ce voyage merveilleux avec une telle qualité de conscience et la magie des mots. Une merveille ! Je recommande vivement !
- Gaëlle Tournier de Gabriac (site web) | 20/06/2020
Merci Thierry pour ce nouveau roman initiatique qui nous entraîne une nouvelle fois sur les chemins de la Conscience et de la réalité. Après Kundalini, il était difficile de recréer cette magie et pourtant tu y es arrivé avec ce nouveau roman qui m'a transporté. Merci mille fois ! Je recommande vivement !
Sur le monde agricole

Recueillir les larmes, en ignorer les causes : le traitement médiatique pourri du malheur agricole
En septembre dernier, la sortie du film “Au nom de la terre” jetait une lumière crue, “forte” (La Voix du Nord), “poignante et réaliste” (Le Figaro) sur le monde agricole “réel, et ses souffrances” (Marianne). Son succès en salle a montré que la population française était touchée et en empathie avec les difficultés de celles et ceux qui exercent un métier ancestral et nécessaire, bien loin de “l’agribashing” que la FNSEA, premier syndicat agricole productiviste et pro-épandage de phytosanitaires, dégaine à la moindre tentative de régulation écologique. Sa couverture médiatique larmoyante a aussi révélé une véritable tendance médiatique à parler des agriculteurs et de leurs problèmes sous l’angle du pathos, du drame, de la peine, sans jamais se pencher sur les causes économiques qui ont mis ces professionnels dans de telles situations (le plus souvent d’endettement), et encore moins sur leurs responsables.
Le Sud Ouest du lundi 18 mai 2020 a consacré une pleine page au portrait touchant d’un agriculteur dépassé. Sous le titre “Un éleveur en détresse” (disponible sur le web pour les abonnés ici), le journaliste raconte la situation “inextricable” de Christian Rougier, “isolé et démuni sur l’exploitation familiale”. La photo de l’éleveur, le poing appuyé contre sa bouche, quelques vaches en fond, est un classique du reportage sur les questions agricoles. L’agricultrice ou l’agriculteur est systématiquement représenté.e seul.e, et le portrait qui en est fait ne concerne généralement que sa situation personnelle et parfois intime sans s’intéresser à toutes les organisations avec lesquelles il est en lien.
On recense 130 bêtes dans son élevage en Charente-Maritime , “mères et jeunes”, précise le journaliste. Comme souvent dans les articles et les reportages sur le monde agricole, impossible de connaître réellement le quotidien, l’activité et les sources de revenu des professionnels. C’est presque dans “L’Amour est dans le pré”, cette émission de téléréalité sur M6 où des agricultrices et agriculteurs tentent de trouver l’âme soeur, que l’on peut en apprendre le plus sur la vie d’un agriculteur, mais il faut supporter les réflexions à peine condescendantes de l’animatrice Karine Lemarchand. On ne sait donc pas vraiment ce qui est arrivé à Christian Rougier, à part qu’il a “arrêté la collecte de lait” et, surtout… qu’il a une dette de 500 000 € à rembourser.
Une “lourde part d’intime”, vraiment ?
Comment en est-il arrivé là ? L’article manque terriblement d’explications. On en sait davantage sur l’état d’esprit de Christian Rougier, qui veut “vivre la tête haute”, qu’il est “debout, encore debout malgré tout”, que son “regard mi-adolescent a perdu le reflet de l’espérance”… L’article lui fait évoquer implicitement le suicide (“j’en connais à qui on a fait subir ça. Je sais où ça mène”) et évoque la solitude de l’éleveur, l’absence de vie sociale et affective qui lui pèse.
Mais pourquoi une dette de 500 000€ pour une aussi petite exploitation ? Ce dont l’article ne parle pas, c’est que la situation de Christian Rougier est loin d’être isolée : les chef.fe.s d’exploitation de moins de quarante ans sont endettés en moyenne de 200 000€ et cela ne fait que s’aggraver. L’endettement à moyen et long terme des agriculteurs français était d’en moyenne 43 000€ en 1980. Depuis, il a doublé. Mais pour Sud Ouest, la situation de Christian Rougier comporte d’abord une “lourde part d’intime”. Une petite recherche Google aurait permis au journaliste de tempérer cette hypothèse et de se pencher sur des causes plus structurelles.
A quoi est dû cet endettement ? Principalement à de lourdes dépenses d’investissement. Il faut dire que la Politique agricole commune (PAC), outil européen pour favoriser le développement agricole, subventionne davantage les grosses exploitations. Plus vous avez d’hectares, plus vous recevez d’aides. Mais plus vous avez d’hectares, plus vous devez vous équiper. C’est aussi une demande des nombreux intermédiaires dont Sud Ouest ne parle évidemment pas. Les “coopératives” laitières comme Lactalis font pression sur les prix et poussent à des investissements pour augmenter les volumes. Pour visualiser la production laitière sous régime productiviste, imaginez que chaque jour, un camion-citerne se branche à votre citerne remplie du lait que vous avez tiré de vos vaches, grâce à des trayeuses automatiques et sophistiquées pour lesquelles vous paierez un emprunt pendant des années. Il se sert, il repart, la coopérative vous paye au prix qu’elle choisit. Votre marge de manœuvre est inexistante, vous êtes aussi impuissant qu’un livreur à vélo face à la baisse des tarifs de sa plateforme.
“Les coopératives qui étaient censées nous représenter tirent encore plus que Lactalis les prix vers le bas. Eux s’alignent dessus, paient à peine plus cher. Ils ont su utiliser le système mis à leur disposition.” raconte un éleveur dans l’un des rares articles qui creusent un peu la question.
Un système qui endette et accule
C’est bien d’un système politique et économique dont est victime Christian Rougier. Ce système qui génère de l’endettement par l’investissement excessif et des faibles revenus par des prix trop bas fait des heureux : les grandes entreprises d’outils agricoles se frottent les mains, à fourguer des tracteurs à 100 000€ au premier venu. Les semanciers, fabricants de phytosanitaires (dont le géant Bayer-Monsanto) et les distributeurs d’aliments pour animaux, mais aussi les acheteurs et intermédiaires que sont les coopératives agricoles et la grande distribution. Toutes ces très grandes entreprises ont intérêt à ce que les agriculteurs soient pris à la gorge, sidérés par un endettement qui ne les rend certainement pas libre de leurs mouvements. Comment changer de modèle et rompre avec ces vautours quand on doit 500 000€ à la banque ?
Pour l’association Solidarités Paysans, structure créée entre autres par la Confédération Paysanne pour venir en aide aux agriculteurs endettés, “il y a un lien entre l’endettement, la pression productiviste et l’utilisation de pesticides. Les paysans pris à la gorge par le remboursement de leurs mensualités ne voient souvent guère d’autres possibilités que de recourir aux pesticides pour limiter les incertitudes et accroître leur production”. Bombardé par le discours des entreprises du secteur, qui les convainquent des bienfaits des produits phytosanitaires, en se gardant bien d’évoquer leurs limites et leurs impacts sur la santé des agriculteurs.
Rien de tout cela n’est expliqué dans la pleine page accordée par Sud Ouest au sort de Christian Rougier. L’article se termine sur un récit sordide, qui ne nous éclaire absolument en rien sur la situation de l’éleveur : il y a quelques années, un jeune en scooter aurait foncé sur son tracteur et se serait tué. C’est très triste, mais quel est le rapport avec le sujet ? Une fois l’article terminé, le message est clair : la vie des agriculteurs, c’est très, très triste. Pleurons pour eux. Ni explication ni piste pour s’en sortir n’est donné. La vie (agricole) est une chienne.
Et parfois, elle mord. C’est le cas de Patrick Jouy, producteur de fraises dans le Lot-et-Garonne, à qui le quotidien national Le Monde laisse la parole, sans contradiction, tout au long d’un article censé illustrer la crise de la main d’œuvre saisonnière que le coronavirus a engendré par la fermeture des frontières. Il pose devant ses rangées de fraises hors sol sous serre chauffée. Ce genre de fraises sans goût mais qui, noyée de chantilly, font quand même bien plaisir. Pourquoi ce monsieur est en colère ?
Parce que ses saisonniers d’Europe de l’Est n’arrivent plus. Or, c’était le vrai secret de fabrication de ses fraises sans goût. 57 ouvriers, logés dans des studios et des mobil homes, pour des loyers “de 250 à 300€” – ce qui fait cher le mobil home du Lot-et-Garonne. Mais il avait des gros bosseurs : “C’est avec admiration que M. Jouy évoque le souvenir d’”une Polonaise qui pouvait ramasser jusqu’à 60 kilos par heure””.
Exploiter des gens qui “ont faim et n’ont droit à rien”
Monsieur Jouy est plein de contradiction. A la fois, il peste contre l’absence de “ses” saisonniers de l’est à cause du confinement, mais dans le même temps, lorsqu’il raconte son histoire, il peste tout de même contre l’ouverture des frontières : “En 1986, nous raconte Le Monde, le producteur s’installe à son compte, à Sainte-Livrade-sur-Lot, tandis que l’Espagne et le Portugal rejoignent l’Union européenne (UE). “Au bout de quelques années, on n’avait plus personne”, rapporte M. Jouy, convaincu que les allocations-chômage ou familiales ainsi que la libre circulation des travailleurs – “le fait de pouvoir courir partout pour aller gagner plus” – ont eu raison de la disponibilité de ces saisonniers.”
Heureusement, l’ouverture de l’UE à l’est a apporté à Patrick Jouy des saisonniers polonais et roumains. Pour la “petite exploitation familiale de 18 hectares”, c’est une aubaine. Oui, vous avez bien lu “petite” et “18 hectares” de serres à fraises, alors que la taille moyenne d’une exploitation maraîchère en France est de 10 hectares. On a donc affaire à une grosse exploitation, pas une “petite exploitation familiale”. Toujours est-il que cette aubaine européenne s’est terminée cette année à cause du confinement.
Car le drame de cet homme, c’est de devoir embaucher des locaux. D’où le titre de l’article, “Saison agricole : “Si on embauche des locaux, on ne va pas sortir nos récoltes””. Pourquoi cela ? “Des gens sont partis au bout de quelques jours et on en a remercié qui n’étaient pas efficaces. Il leur faut des pauses-café et cigarettes, ils ont mal aux vertèbres ou aux genoux et ils ne veulent pas arriver trop tôt.”
Sans complexe, le producteur (un bien grand mot quand on fait travailler les autres) explique l’ardeur au travail des étrangers en comparaison des Français au fait que les premiers “ont faim et ils n’ont droit à rien”. Alors qu’en France “Il y a trop de social”.
Résumons : nos fraises de supermarché sans goût (et généralement fort chères) sont rendues possibles par le travail acharné de saisonniers logés sur place, qui travaillent sans pauses et sans se plaindre, parce que des gros cons d’exploiteurs agricoles profitent de leur besoin vital de revenu avec le soutien de l’Union Eeuropéenne.
On peut se demander si le journaliste qui relaie les propos de Patrick Jouy ne cherche pas en réalité à provoquer notre révolte plutôt que notre compassion pour le pauvre “petit producteur”, mais l’europhile journal Le Monde nous surprendrait vraiment. Il ne faudrait pas “nourrir l’euroscepticisme”, comme ils disent.
Critiquer le modèle plutôt que victimiser les paysans
Si Patrick Jouy mérite clairement la fermeture administrative de son exploitation, qui visiblement se fout de la législation française en terme de droit aux pauses,(article L3121-33 du Code du travail: “Dès que le temps de travail quotidien atteint six heures, le salarié bénéficie d’un temps de pause d’une durée minimale de vingt minutes”) et qui n’a guère entendu le message consensuel en faveur de la revalorisation des métiers pénibles, Christian Rougier est victime d’un système qui le dépasse. Et il n’a semble-t-il pas pu y faire grand-chose, ayant hérité de l’exploitation de son père. Mais en traitant de la même façon victimaire et compassionnelle les deux profils d’agriculteurs, la presse ne rend service ni à l’un, ni à l’autre, et encore moins aux citoyens et consommateurs que nous sommes. Laisser les agriculteurs pleurer, déplorer leurs suicides qui se multiplient, les filmer comme s’ils appartenaient à un monde révolu ou éternellement en crise, c’est contribuer à leur enterrement en première classe.
Or, ces agriculteurs ont été mis et se sont mis dans une impasse. Et il faut le dire et l’écrire. Lorsque Patrick Jouy affirme : “Si on embauche nos locaux, on ne va pas sortir nos récoltes”, il doit se poser des questions sur la viabilité de son exploitation. Faire reposer un secteur tout entier sur le fait que des Roumains soient prêt à traverser l’Europe et louer un mobil home hors de prix pour bosser pour quelqu’un qui a l’air d’être un gros con, heureux de profiter de leur pauvreté, ce n’est moralement pas possible. Et si, en cas de fermeture des frontières, notre production agricole ne peut plus être récoltée, il faut en tirer les bonnes conclusions. 18 hectares de serres à fraises pour une seule famille, qui ne semble pas désireuse de payer dignement les gens et de respecter le code du travail, ce n’est pas un modèle viable.
Pas plus que ne le sont des investissements de centaines de milliers d’euros pour des énormes tracteurs et des trayeuses automatiques, afin d’obtenir les volumes nécessaires à dégager des marges sur des prix de plus en plus bas. Ce qui a pour résultat de soumettre toujours plus le monde paysan aux banques, aux assurances, aux coopératives et à tous les équipementiers. On se demande bien ce que feront tous ces groupes capitalistes une fois que tous les agriculteurs qu’ils pressent depuis trente ans seront décédés d’épuisements. Ils les remplaceront par des robots ? Ils en importeront d’autres d’Europe de l’Est ?
Heureusement, nous n’en arriverons pas là. Encore marginal mais de plus en plus populaire, le mouvement agricole biologique et anti-productiviste a connu un grand bon en avant avec le confinement. Tandis que les grosses exploitations endettées ou dépendantes de la main d’œuvre étrangère sombrent encore davantage, les petites fermes bio se portent très bien. Elles ont généralement expérimenté de nouveaux modes de commercialisation – sans intermédiaires – pendant le confinement, s’adressant à un public de gens qui avaient plus de temps, notamment pour cuisiner. Ces exploitations à taille humaine misent sur des surfaces exploitables sans gros investissements. Elles n’ont pas besoin d’énormes tracteurs et évidement pas de produits phytosanitaires. Privilégiant la vente directe, elles se passent souvent d’intermédiaires.
Les initiatives individuelles ne suffisent pas
Naturellement, franchir le cap pour créer sa mini ferme bio et développer son propre réseau d’intermédiaire et de partenaires – où l’on ne vit plus sous la coupe des banques et des coopératives –, cela fonctionne quand on en a les moyens. Les récits de jeunes dîplômés qui “plaquent tout” pour faire de la permaculture dans la Drôme pour être “plus résilients” et qui le racontent au média en ligne Brut, ne permettront certainement pas aux gens comme Christian Rougier de s’en sortir. Outre le fait qu’elles décrivent un modèle très ambitieux et qui permet principalement l’autosuffisance et non la vente de sa production, elles n’évoquent jamais la question de l’argent, et en restent à une vision romantique de la paysannerie. Ces initiatives individuelles montrent qu’autre chose est possible, et que des modèles alternatifs et créateurs d’emploi épanouissants car libres sont crédibles.
Sans changement des règles du jeu, sans réponse collective, on restera dans le marginal. Certains ont pensé par exemple à l’instauration d’une sécurité sociale alimentaire, qui, en donnant à chacun un droit à une prise en charge d’une partie de son alimentation, flècherait la production agricole vers du juste prix et du respectueux du pays et de la nature. On pourrait évidemment sortir des règles absurdes et productivistes de la PAC, faite par et pour les groupes capitalistes de l’agro-industrie. On pourrait, enfin, par le biais d’une grande réforme agraire, distribuer les terres aux citoyennes et citoyens français qui aimeraient tout plaquer et vivre libre, à la campagne. Une grande agence nationale de reconversion accueillerait, dans chaque département, ces néo-ruraux et les formerait pour qu’ils soient les paysannes et paysans de demain : fiers, libres, utiles et coopératifs.
Ces deux articles et la presse en général se gardent bien d’avoir un point de vue critique sur les drames agricoles et la rude condition paysanne. L’envie de ménager les grands groupes est là, de ne jamais “faire de politique”, de rester à la surface des choses … Mais aussi une véritable ignorance : loin de leur sujet, ces gens préfèrent recueillir des lamentations que de montrer l’injustice sociale et l’impasse économique. Pourtant, ce n’est pas en racontant leurs pleurs que l’on pourra permettre à Christian Rougier et ses semblables de vivre enfin “la tête haute”. C’est au contraire en attisant et en politisant leurs colères.
Un autre monde
Il ne s'agit pas que de cultures, d'arbres fruitiers, de forêt comestible. Il s'agit aussi de cette réflexion que la "r-évolution" ne viendra pas des instances dirigeantes mais de ce que nous faisons, nous, simples citoyens humains. Parvenir à l'autosuffisance alimentaire, c'est un acte révolutionnaire. Une révolution non violente, toute en douceur, quelques petites gens dans leur coin, sur la terre qui les nourrit, des gens qui ne cherchent pas à défaire un monde qui ne leur convient pas mais à en construire un autre, un monde alternatif, disséminé aux quatres coins de la planète ronde.
THÈME : Le sens du Sacré (15)
De temps en temps, un commentaire d'un lecteur fait remonter un ancien texte et je me félicite d'avoir créé ce blog en 2009. Il est vraiment intéressant de pouvoir relire ses propres pensées, non pas par narcissisme, mais uniquement parce que ça permet de voir l'évolution de la pensée et de soi.
Je suis surpris, parfois, par mes propres textes au regard des réflexions que j'ai tenté de mener. Je suis surpris aussi de voir que mes convictions ont pu encore changer et je réalise à quel point, il est enrichissant de continuer à s'interroger.
Je reste convaincu d'une chose, c'est de l'importance de l'écrit sur la pensée. La pensée est volage et une réflexion peut survenir sans que plus jamais vous ne la retrouviez, telle quelle, comme si elle se fragmentait et disparaissait sous l'action du temps. Elle a été là, elle vous a interpelé, elle a occupé votre "esprit" pendant quelques minutes, parfois davantage, et quelques jours plus tard, quelques heures parfois, elle a disparu...
Il n'y a que l'écrit qui puisse sauver tout ça. Tout ne sera pas intéressant, et il m'est arrivé de supprimer d'anciens textes que je trouvais sans intérêt, mais il y a aura aussi des réflexions que vous vous réjouirez de retrouver.
J'en arrive même à penser que ces traces de notre dimension intérieure sont de l'ordre du Sacré. J'entends par "Sacré" , non pas une dimension religieuse, mais ce qui concerne l'humain dans sa profondeur spirituelle.
J'avais déjà écrit quelques textes sur ce thème. Je vais donc les compiler ici et j'en rajouterai si l'inspiration redevient nécessaire.




