Blog

  • Le message de la vraie démocratie

    Pour bien comprendre le système...

    Etienne CHOUARD

    Lire la suite

  • Keny ARKANA : Un autre monde est possible.

    UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE

    "Nous avons besoin de Révolutionnaires, pas de révoltés."

    "Combien ils sont, combien nous sommes ?"

    "Les capitaux n'ont pas de frontières, ils ont besoin de mobilité, de mouvements et partout où ils passent, ils font des victimes. Des dégâts écologiques, sociaux, économiques, politiques. Par leur puissance, ils arrivent à influencer la politique des nations. Il y a une hégémonie culturelle, psychique, mentale qui accompagnent la domination politique et économique. Il n'y a pas d'arme plus puissante que la maîtrise de l'esprit d'autrui."

    Lire la suite

  • Je ne suis pas allée à l'école

    Pour ce qui est de la "socialisation", j'irai même encore plus loin que l'article : l'école TUE l'humanisation, elle ne s'intéresse qu'à la socialisation, c'est à dire la capacité à répéter les mêmes erreurs que les aînés...


    Le plus grand regret de ma vie sera de ne pas avoir choisi cette école-là pour mes enfants.


    http://kaizen-magazine.com/je-nai-pas-ete-a-lecole/

    Je ne suis pas allée à l’école…

    Valérie et Bertrand ont sept enfants : Hugo, 21 ans, Océane 19, Baptiste 17, Jules 15, Emma 13, Noé 7 ans, Louve 19 mois. Lui est chef d’entreprise. Elle, assure le conseil juridique de l’association « Les enfants d’abord » qui aide les parents qui choisissent de déscolariser leurs enfants.

    En 1999, alors que quatre de ses cinq enfants sont scolarisés, Valérie découvre que si l’instruction est obligatoire jusqu’à 16 ans, l’école ne l’est pas. Elle propose alors à ses enfants de vivre avec elle l’aventure. Treize ans plus tard, Valérie et Océane témoignent de leur expérience.

    Kaizen : Qu’est-ce qui ne vous convenait pas dans l’école ?

    Valérie : Au départ, la manière linéaire d’apprendre, sous la contrainte, les devoirs après des journées harassantes, la souffrance de mon fils ainé qui ne trouvait pas de réponse…

    Kaizen : Comment vous y êtes vous prise pour leur faire « l’école à la maison » ?

    Valérie : La première année j’ai passé du temps à les observer, à les écouter et à comprendre comment ils fonctionnaient, ce qui les intéressait. Petit à petit, je me suis informée sur les autres pédagogies qui existaient : Cuisenaire (réglettes), Montessori (j’ai utilisé les dictées muettes par exemple), Singapore pour les maths, Les frères Lyons… J’adapte en fonction des demandes.

    La famille au grand complet

    Kaizen : Et ça a marché ?

    Valérie : Oui ! D’autant que je me suis rendue compte que, quoi qu’il arrive, les enfants apprennent ! Ils apprennent seuls à marcher, à parler… Nous n’avons pas besoin de contrôler les enfants pour cela. C’est avant tout une question de confiance. Ils apprennent en lisant des livres, en rencontrant des gens, en posant des questions, en regardant des films, en cherchant sur Internet. Comme nous ! J’ai appris à lâcher prise sur cette idée bien enracinée de l’adulte qui sait et qui va apprendre à l’enfant…

    Valérie et Louve

    Kaizen : A quoi ressemble l’une de vos journées ?

    Valérie : En général, nous sommes tous ensemble pendant une heure le matin (Baptiste, Jules et Emma) autour d’un livre (collection philo par exemple) ou d’un article et nous discutons ensemble du sujet abordé. Après je vois chacun des enfants sur ses projets en cours. Celui qui passe le bac français, Emma qui s’intéresse aux oiseaux et avec qui l’on construit des nichoirs, un atelier pour apprendre à faire des fourchettes en bois tous ensemble, une sortie au palais de la découverte…

    Je joue avec Noé dans la journée. Là, il lit une page par jour d’un livre pour apprendre à lire. La très grande partie pour ne pas dire toute la journée il joue, regarde des bouquins, vient faire du sport, passe beaucoup de temps à la ferme pédagogique du Piqueur (le mercredi et toutes les vacances scolaires). Nous sortons beaucoup (musées, expos, débats), nous voyageons…

    Kaizen : Comment avez-vous fait pratiquement ? Est-ce que vous travaillez ?

    Valérie : Je travaille à la maison. Et puis nous ne restons pas collés toute la journée les uns aux autres. Il faut arrêter de considérer que l’on doit absolument être avec les enfants pour qu’ils apprennent. Si l’environnement est favorable et qu’ils ont accès aux livres, à des sorties, à l’ordinateur, ils peuvent, pour partie, se débrouiller sans vous. Ceci dit, tous les métiers ne s’adaptent pas à ce type de fonctionnement.

    Kaizen : Et sur l’aspect de la socialisation ? On a coutume de dire que l’école remplit aussi cette fonction…

    Valérie : Ce n’est pas parce que les enfants ne vont pas à l’école qu’ils restent toute la journée enfermés à la maison ! Ils ont des activités associatives qui leur permettent de rencontrer des gens, et passent beaucoup de temps avec leurs copains.

    Kaizen : Qu’est-ce qui compte le plus pour vous dans cette expérience ?

    Valérie : Pouvoir vivre avec mes enfants. C’était ma première motivation. Un jour je me suis dit : « Valérie, tu as mis des enfants au monde et tu es leur nounou. » Je me suis rendu compte qu’ils passaient beaucoup plus de temps à l’extérieur qu’en famille. Et je me suis demandé : à quoi bon avoir des enfants si ce n’est pas pour partager, pour grandir avec eux ? Aujourd’hui, quand je vois leur épanouissement et la qualité de nos relations, je ne le regrette pas…

    Océane a maintenant 19 ans, après des années de déscolarisation elle est aujourd’hui à la fac…

    Kaizen : Quand as-tu quitté l’école ?

    Océane : J’ai été à l’école jusqu’en CM1.

    Océane fait une expérience à la Cité des Sciences

     

    Kaizen : Qu’est-ce qui a le plus changé pour toi ?

    A peu près tout ! Mon quotidien, ma façon d’apprendre, la relation avec ma famille…

    Kaizen : tu es aujourd’hui à l’université, qu’est-ce qui t’a donné envie de retourner dans le contexte scolaire ?

    J’étais attirée par la biologie et j’avais envie de creuser cette voie. A partir d’un moment, il n’y a plus vraiment le choix, il faut passer les diplômes. Avec mon frère nous avons décidé de passer un bac S. Nous avons potassé les annales deux mois et demie avant les examens et je l’ai eu au ras des pâquerettes.

    Kaizen : la réadaptation a été facile ?

    Je sais m’asseoir sur une chaise, écouter quelqu’un qui parle et prendre des notes, donc en gros ça va ! (rires) J’étudie ce qui me passionne, mais je m’ennuie horriblement. Je n’ai jamais eu l’impression de passer autant de temps à apprendre si peu de choses. Si j’avais été toute ma scolarité dans ce contexte, mon cerveau se serait atrophié !

    Kaizen : Avec le recul, qu’est-ce qui te semble ne pas fonctionner dans le modèle scolaire actuel ?

    La façon d’apprendre ! Se retrouver toute la journée assis derrière une chaise à entendre quelqu’un nous déverser un cours, puis apprendre par cœur tout ça quinze jours avant les examens pour tout oublier après, je ne vois pas à quoi ça sert. En dehors de l’école j’ai appris des milliers de choses en rencontrant des gens (adultes et enfants), en voyageant, en lisant des livres, en vivant des expériences…

    Kaizen : Après coup est-ce que tu es heureuse que tes parents t’aient proposé ce choix ?

    Je les remercie tous les jours ! C’était d’une richesse incroyable de pouvoir apprendre de cette façon, d’être libre…

    Kaizen : Est-ce que tu laisseras le choix à tes enfants ?

    Oui bien sûr. Mais honnêtement entre aller à l’école et ne pas y aller, le choix est vite fait ! Et puis, j’ai eu un tel bonheur à vivre cette expérience que j’ai vraiment envie de la faire partager à mes enfants.

    Propos recueillis par Cyril Dion

     

    Lire la suite

  • Les vautours

    Non, il ne s'agit pas d'une énième diatribe sur "nos" chers politiciens qui nous coûtent très cher d'ailleurs mais sur les vrais vautours.

      Cet article a au moins le mérite de ne pas laisser transparaître la moindre prise de position. Purement factuel et c'est très bien.

    Certains vont être révulsés, d'autres diront qu'il s'agit d'une situation purement naturelle.

    D'autres vont parler de surpopulation de ces rapaces et de leur propension à fondre sur tout ce qui tombe.

    Oui, c'est le pirncipe. Il est impossible de leur en vouloir.

    La surpopulation, elle est avant tout humaine. Je ne rappellerai pas le nombre effrayant d'espèces que l'homme a exterminées et la liste tout aussi effrayante de celles qui sont en sursis.

    J'imagine que pour les proches, l'acceptation sera douloureuse. Je rappelle tout de même qu'au Bouthan, les morts sont donnés aux vautours, en hommage à la vie...

    On est ici face aux valeurs éducatives, religieuses, sociétales, le respect des morts etc etc... Mais les vautours, eux, sont vivants. Il s'agit donc en les nourrissant d'un respect de la vie.

    Personnellement, si c'était autorisé, j'accepterais immédiatement de leur servir de repas. Après avoir été découpé, au cas où quelque chose puisse être récupéré. Pour la viande, plutôt que de l'offrir aux vers et bactéries ou de consommer du gaz pour l'incinérer, il m'est plus agréable de l'imaginer dans l'estomac de ces magnifiques oiseaux.


    http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/apres-une-chute-de-300-metres-une-randonneuse-se-fait-devorer-7950368.html

    Pyrénées : le corps d'une randonneuse dévoré par des vautours

    par
    le 03 mai 2013 à 11h26 , mis à jour le 03 mai 2013 à 12h04.
    Temps de lecture
    3min
    Vautour fauve en France
    Vautour fauve en France / Crédits : PATRICK VALASSERIS / AFP

    Faits diversA Larrau (Pyrénées-Atlantiques) une randonneuse de 52 ans s'est tuée lors d'une chute de 300 mètres. Le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) a découvert les restes de son corps, dévoré par des vautours.

    Une randonneuse de 52 ans, accompagnée de son mari et d'un ami, s'est tuée en faisant une chute en montagne, après avoir dévalé une pente située sur le pic de Pista dans les Pyrénées, à 1779 mètres d'altitude. Son corps a été retrouvé quelques heures plus tard dévoré par les vautours.

    Les faits se sont produits le 14 avril dernier. "Les trois randonneurs voulaient prendre un raccourci, a expliqué ce vendredi à MYTF1News le Major Didier Pericou du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM), qui s'est rendu sur place en hélicoptère pour porter secours à la victime. La randonneuse a glissé sur la neige, dévissé sur 300 mètres, sauté trois barres rocheuses d'une vingtaine de mètres chacune avant de s'arrêter au pied de la face nord du pic", a poursuivi le gendarme, confirmant une information du site kairn.com.

    Les deux autres marcheurs ont tenté de la retrouver, en vain. Ils ont appelé le PGHM qui est arrivé sur place 35 minutes plus tard. "Au premier passage en hélicoptère, nous avons vu de nombreux vautours, sans faire le rapprochement avec ce que nous allions découvrir, raconte le major. Puis, 10 minutes plus tard, nous découvrons le corps de la victime... Du moins, ce qu'il en reste. Au sol, il n'y avait plus que des ossements, des habits et des chaussures".

    "Décédée dans sa chute"

    Entre 20 et 30 rapaces volaient dans le ciel. "Ils ont mis entre 45 et 50 minutes pour manger le corps. Au vu des nombreuses fractures au fémur, au niveau des côtes, il était sûr qu'elle était décédée dans sa chute", poursuit le gendarme, exposant le diagnostic établi par l'urgentiste qui était sur place.

    Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit. Un accident similaire avait eu lieu en 2012 au Pic du Midi d'Ossau dans les Pyrénées.

    Lire la suite

  • L'homme qui plantait des arbres.

    Il a planté une forêt à lui seul

    Il a planté une forêt à lui seul

    Réagissez :
    Donnez votre avis
    Partagez :
    http://www.consoglobe.com/plante-foret-lui-seul-cg?fb_action_ids=10201058520014212&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%2210201058520014212%22%3A203510653124744}&action_type_map
    Envoyer cet article par e-mail

    Voici l’histoire digne d’un conte ou d’une vieille légende indienne. C’est celle de Payeng, un homme qui n’a jamais voulu renoncer. Depuis plus de 30 ans, il fait pousser des arbres sur un simple banc de sable. Devenu une véritable arche de Noé, le petit havre de paix de Johrat s’est transformé en refuge pour plusieurs animaux, dont des tigres du Bengale et des rhinocéros menacés d’extinction.

    Payeng, l’homme de la forêt

    payengL’histoire commence il y a plus de 30 ans sur l’île de Majuli, en Inde. La petite étendue de sable flottant sur la rivière est régulièrement victime de fortes crues, qui pourraient causer sa perte en quelques décennies à peine.

    Payeng qui vit là-bas avec sa famille a eu le choc de sa vie, lorsqu’il découvrit un jour de l’année 1979 des centaines de milliers de corps inanimés de serpents gisant sur sur le sol : « Les serpents étaient morts de chaleur, il n’y avait pas d’arbres pour les protéger. Je me suis assis et j’ai pleuré sur leurs corps sans vie. C’était un carnage. J’ai alerté le ministère des Forêts et leur ai demandé s’ils pouvaient planter des arbres. Ils m’ont répondu que rien ne pousserait ici et m’ont dit d’essayer de planter des bambous. »

    Si la plupart d’entre nous auraient sans doute baissé les bras, Payeng lui s’est plutôt retroussé les manches. Le jeune homme âgé alors de 16 ans à peine s’est effectivement attelé à la tâche qui deviendra l’oeuvre de toute une vie.

    Il commença à planter des bambous, un par un. Au bout de quelques années de travail en solitaire, le banc de sable est devenu une petite forêt de bambous. Payeng ne s’est pas arrêté là. « J’ai alors décidé de faire pousser de vrais arbres. J’en ai ramassé et je les ai plantés. J’ai aussi rapporté des fourmis rouges de mon village : les fourmis rouges changent les propriétés du sol. J’ai été piqué plusieurs fois ».

    L’Arche de Payeng, un refuge pour la faune et la flore

    rhino_java1C’est alors que Payeng a recrée un véritable écosystème : d’autres végétaux se mirent à pousser, des oiseaux migrateurs sont arrivés ainsi que des espèces menacées comme le rhinocéros ou le tigre du Bengale, attirés par le bétail venu en masse.

    Ce qui est incroyable c’est que cette oasis soit restée inconnue des autorités pendant 30 ans. Le ministère des Forêts eut vent de cet endroit en 2008, lorsqu’un troupeau d’une centaine d’éléphants y a trouvé refuge après avoir détruit des villages sur leur passage, et la cabane de Payeng.

    “Nous avons été surpris de trouver une forêt aussi dense sur le banc de sable. Les gens du coin dont la maison avait été détruite par les pachydermes voulaient abattre ce bois, mais Payeng leur a dit qu’il faudrait le tuer d’abord. Il traite les arbres et les animaux comme si c’étaient ses enfants. Quand on a vu ça, on a décidé de contribuer au projet. Payeng est incroyable. Ça fait trente ans qu’il est là-dessus. Dans n’importe quel autre pays, il serait un héros.”

    Cette histoire incroyable d’un seul homme capable de changer le monde a de quoi être saluée !

    *

    Lire la suite

  • Magouilles entre amis.

    "« Le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Jean-Jacques Rousseau.

    Mais lorsque l’État et la société en général, prônent le matérialisme comme vertu, lorsque les dirigeants d'une "démocratie" se vautrent et s'humilient pour accroître leurs richesses, lorsque seules des valeurs mercantiles sont mises en avant, il faudra bien que le système s'écroule sur lui-même pour qu'une autre voie apparaisse.

    Nos sociétés foncent dans un mur. Et finalement, j'attends avec impatience qu'elles accélèrent.


    Est-ce qu'il y a UN seul politicien qui ne soit pas corrompu ? Juste UN ?...Le fils de Fabius qui ne paie pas d'impôts achète un appart de 7 millions. Mais alors, moi qui paie des impôts, pourquoi je ne possède pas un appart d'au moins 10 millions ? C'est incompréhensible...http://www.francetvinfo.fr/le-parquet-intrigue-par-l-achat-d-un-luxueux-appartement-par-le-fils-de-laurent-fabius_314229.html?xtatc=INT-1%3Dobinsource


    C'est ce qu'on appelle une tournée médiatique. Après Canal+ et LCI, c'est au tour du journal télévisé de France 2, ce mardi soir, de recevoir Claude Guéant, invité à s'expliquer sur les 500 000 euros trouvés sur son compte et à se défendre de tout blanchiment d'argent, détaillant au passage un système de "primes de cabinet"

    Claude Guéant, ex-ministre UMP, a ainsi affirmé sur France 2 que des primes en liquide ont bien été versées aux fonctionnaires du ministère de l'Intérieur "jusqu'à 2006". L'ex-secrétaire général de l'Elysée fut un proche collaborateur de Nicolas Sarkozy lorsque ce dernier était ministre de l'Intérieur, de 2002 à 2004 puis de 2005 à 2007. 

    Il était de nouveau contraint de s'expliquer sur les fonds retrouvés à son domicile lors d'une perquisition en février, dans le cadre de l'enquête sur un présumé financement illégal par la Libye de la campagne présidentielle de 2007. Et de factures payées en liquide "pour une somme de 20 à 25 000 euros". 

    "Menteur" ou "voleur", lui lance Bachelot

    "Il y avait deux régimes" de primes en liquides, selon Claude Guéant, pour rémunérer en espèces les membres de cabinets ministériels. Le premier, "un régime général sur les fonds dits secrets", auquel Lionel Jospin a mis un terme en 2002. Le second, "pour ce qui est du ministère de l'Intérieur", était un régime spécifique de primes concernant "des milliers de personnes" et sur lequel étaient "alignés" les membres de cabinet.  

    "C'est absolument impossible d'avoir touché des primes de cabinet à partir de 2002", lui avait rétorqué ce mardi Roselyne Bachelot, ancienne ministre, ajoutant que son ancien collègue Guéant était "soit un menteur, soit un voleur". 

    "Quand vous avez plusieurs milliers de fonctionnaires qui bénéficient de ce système, vous ne le changez pas du jour au lendemain", a plaidé Claude Guéant sur France 2, précisant qu'avec Nicolas Sarkozy comme ministre, "nous nous sommes efforcés bien sûr et nous avons réussi, en 2006, à mettre un terme à ce dispositif" pour payer "par virement". 

    Claude Guéant dirigea lui-même la place Beauvau entre 2011 et 2012. "Les primes sont justifiées, ce sont des fonctionnaires, je ne parle pas de moi, qui travaillent très dur, qui sont très compétents, ils ont une indemnité", a-t-il détaillé.  

    Des fonds de la DGPN pour "enquête"

    De source gouvernementale, on explique que l'ex-ministre fait vraisemblablement allusion à un fonds spécifique à l'Intérieur dévolu aux "frais d'enquête et de surveillance", sous responsabilité du Directeur général de la police nationale. C'est à la justice d'éclaircir le caractère légal ou non de l'emploi de ces sommes à d'autres fins. 

    "Je n'ai jamais rien blanchi, je ne sais pas comment on fait ça", avait-il affirmé peu avant sur un autre plateau, celui de Canal+. "Ces informations qui sont diffusées me portent préjudice, portent atteinte à mon honneur, me peinent, c'est déloyal", a-t-il ajouté, déplorant que le secret de l'instruction soit "de plus en plus souvent bafoué". 

    Sur ce demi-million d'euros, provenant d'un compte à l'étranger, Claude Guéant a de nouveau affirmé qu'il s'agissait d'une "transaction privée" il y a" une vingtaine d'années" de deux tableaux ensuite vendus en 2008. Il assure avoir en sa possession les pièces justificatives à la vente, qu'il "réserve à la justice".


    Pas de TGV dans le jardin de maman

    le Mercredi 1 Mai 2013 à 07:20

    Un ex-conseiller de Christine Lagarde aurait fait changer le tracé d'une ligne LGV pour sa mère. L'art contemporain ne connaît pas la crise. Et une nouvelle arme anti-marée noire

    sudouest.fr - capture d'écran - 010513

    Décidément les révélations se succèdent dans la presse sur des affaires qui mettent en cause des politiques ou leurs proches...

    Pas de quotidiens aujourd'hui pour cause de Fête du Travail, mais il y a les sites Internets des journaux et les magazines.

    Après les révélations du Canard Enchaîné sur les tableaux et l'argent liquide de Claude Guéant, Le Point révèle à son tour une affaire concernant cette fois Thomas Fabius, le fils du ministre des Affaires étrangères avec cette question : comment le fils du numéro deux du gouvernement qui ne paie pas d'impôt sur le revenu a-t-il pu acheter un appartement parisien de 7 millions d'euros sans que le fisc cherche à en savoir plus ?

    Thomas Fabius a expliqué au Point avoir financé son achat par un emprunt bancaire assorti d'une mystérieuse garantie. D'autres sources impliquées dans la vente évoquent des gains de jeu.

    Selon Le Point, Thomas Fabius n'a fait en tout cas l'objet d'aucune enquête fiscale, malgré un signalement de Tracfin, le service chargé de repérer les circuits financiers clandestins.

    Et troisième affaire toujours dans la presse : elle concerne cette fois un proche de Christine Lagarde...

    Sud Ouest annonce qu'un ancien conseiler de Christine Lagarde au ministère de l'Economie, François-Gilles Egretier, vient d'être mis en examen pour prise illégale d'intérêt par le juge Renaud Van Ruymbeke.

    Cet ex-conseiller de l'actuelle directrice générale du FMI est soupçonné d'être intervenu pour faire modifier le tracé de la future Ligne à Grande Vitesse qui devait passer par le jardin de sa mère.

    Yann Saint-Sernin raconte dans Sud Ouest qu'il y a trois ans, lorsque l'État et les collectivités valident le projet de LGV sur la petite commune d'Uchacq-et-Parentis, à quelques kilomètres de Mont-de-Marsan, c'est la douche froide. Soixante maisons sont impactées. Dont une qui est celle de la mère de François-Gilles Egretier.

    Même la gazette communale se fait très peu discrètement l'écho d'une intervention en haut lieu d'un habitant de la commune
    et remercie en passant son "antenne parisienne", Monsieur Egretier.

    Quelques mois plus tard, le tracé LGV est providentiellement modifié. épargnant cette fois le jardin de Mme Egretier mais pas celui d'une quinzaine d'autres habitants qui déposent une plainte.

    Pour Sud Ouest, c'est un dossier où l'amour filial d'un haut fonctionnaire rejoint le désarroi d'élus de petites communes qui ont vu débouler une Ligne à Grande Vitesse chamboulant l'urbanisme local.  Une histoire qui serait restée presque banale sans le jardin d'une maman...


    RSS

    Le Point.fr - Publié le

    Pierre Bachelot, le fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot - Photo prise en 2000 © ANDANSON/SIPA
    Pierre Bachelot, le fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot - Photo prise en 2000 © ANDANSON/SIPA
    lepoint.fr

    C'est une nomination qui ne devrait pas passer inaperçue. Pierre Bachelot, fils de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, a été nommé à la direction générale de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé. Il entrera en fonction mardi. Il s'agit d'un poste de chargé de mission directement attaché auprès de la directrice générale de l'Institut, une fonction qui existait déjà ponctuellement, mais qui a été mise en valeur dans le cadre de l'élaboration du projet d'établissement de l'INPES et du changement récent de l'organigramme. Pierre Bachelot sera chargé de développer une stratégie d'influence ou de lobbying, notamment auprès du Parlement, et de veiller à ce que la santé soit intégrée dans toutes les politiques publiques.

    Pierre Bachelot, qui est âgé de 41 ans, est diplômé de l'Institut supérieur des Arts de Paris. Son cursus professionnel est lié au parcours politique de sa mère. L'actuelle ministre de la Santé a été députée RPR du Maine-et-Loire, puis députée européenne, ministre de l'Écologie. Pierre Bachelot a été assistant parlementaire de sa mère entre 1992 et 2002, attaché parlementaire au cabinet de la ministre de l'Écologie (de mai à juin 2002), puis conseiller parlementaire de juin 2002 à mars 2004, une fonction qu'il occupait également au cabinet de la ministre de la Santé depuis juin 2007... De 2004 à 2007, Pierre Bachelot a également été responsable des relations institutionnelles d'un groupe industriel spécialisé en environnement.


    35 Commentaires

    peje le 20/06/2010 à 22:49

    because

    Oui je crois que nous sommes retombes au 19ème siècle. Pour ma part cela fait 12 ans que je suis interdit de travailler pour des contrats qui ne dépassent pas 4 mois on m'a proposé cet hiver un travail d'une journée et je cours pour mériter un contrat de trois jours malgré un niveau Bac+4 en informatique et prétendument interdit de passer un Master toujours dans le même domaine. Fantastique ! Sinon le terrorisme biologique est en pleine vitesse et les séjours à l'hôpital diminue mais pour les soins + ou - efficaces Il faut attendre un mois et demi pour avoir un rendez - vous pour un détail de santé qui a commencé cet hiver. Alors pour moi liberté, égalité, et fraternité ne veulent plus rien dire. Je remplacerais cela par discrimination, humiliation, et privation du droit au travail. J'ai encore plein de choses à dire, alors je n'ai trouve de refuge que dans l'indifférence. Sans commentaires mais je n'en pense pas moins. Heureusement qu'ils existent d'autres pays sur cette monde.

    Dan78 le 11/06/2010 à 01:10

    Récidivistes

    Mme Bachelot et son fiston n'en sont pas à leur coup d'essai. Ce sont même des récidivistes. Déjà en janvier 2008 Le Canard enchainé avait révélé que le fils Bachelot était logé dans un appartement de la Ville de Paris de 80 m2 donnant sur le parc André Citroën, pour un loyer d'à peine 800 euros. Logement fourni grâce au maire de l'époque, Galy-Dejean.
    [...]

    Le recruteur le 27/05/2010 à 22:59

    CV totalement vide

    Que du pipo et du vent ! Ca ne mérite qu'un RMI !

    Fredus le 27/05/2010 à 22:53

    Maman et son fils

    Quoi de plus touchant qu'une mère qui veille sur sa progéniture ? Le seul problème, c'est que la progéniture est aujourd'hui âgée de 41 ans et que le cordon ombilical n'est pas coupé. Les dégâts peuvent sans doute être constatés aux deux bouts du cordon et ne feront qu'aller croissant. Je leur souhaite bon courage à tous les deux, car je n'aimerais pas être à leur place !

    zou le 27/05/2010 à 22:31

    Périphrase...

    Joli pour la période 2004-2007 où le pantouflage dans une multinationale coincide avec la période où sa mère n'était plus ministre. Quasi orphelin donc !

    cqfd le 27/05/2010 à 22:20

    ... l'Art est difficile !

    Des Arts à la Santé ! N'importe quel employeur, n'importe quel DRH de groupe pharmaceutique aurait mis le CV au panier sans donner suite car hors sujet, en se demandant comment quelqu'un de diplômé peut-il commettre pareille hérésie et lui faire perdre son temps ! Combien y a t-il tous les jours de par le monde de candidats qui ne sont pas recrutés bien qu'ayant le profil au prétexte qu'il leur manque un petit quelque chose ! Dans ce cas précis ce serait plutôt l'INPES qui se serait reconverti pour faire, peut-être à présent, dans l'Art !

    daniel61 le 27/05/2010 à 22:07

    Merci Maman

    Et vive la démocratie hériditaire...
    UMP-PS, même combat : placer le maximum de la famille et des amus dans des planques bien rémunérées, et que le peuple se taise, ces gueux !

    Phil le 27/05/2010 à 21:56

    République ?

    Nos politiciens ont le sens de la famille, comme les familles nobles d'avant 1789. Je croyais qu'en république seul le mérite comptait ?

    foxtofox le 27/05/2010 à 21:55

    Pistonne ?

    Qu'allez-vous chercher là ? Cela est l'évidence même que le fiston est la personne la plus compétente à ce poste ! Comment pouvez vous tous immaginer un seul instant que maman a oeuvré pour placer son fiston, tout le monde sais que dans notre monarchie républicaine seul le mérite est récompense ! Epad ça ne vous dit rien ?

    Herodote le 27/05/2010 à 21:43

    La France réelle (!)

    Voici une des forme de notre nouvelle France
    que voudrait dessiner le pouvoir plébiscité
    par plus de 53 % des votants en 2007...


    DE QUOI REMPLIR DES PAGES ET DES PAGES...Et ils viennent nous donner des leçons...

    Qu'ils crèvent.

    Mr Guillotin, vous me manquez.


    Lire la suite

  • L'ego encapsulé (2)

    Le modèle du moi le plus commun est celui du moi individuel, séparé et distinct du monde. C'est un paradigme extrêmement puissant et tous les schémas de pensées qui en résultent conditionnent notre rapport aux autres et à la Terre. Le philosophe Alan Watts a surnommé cela "l'ego encapsulé de peau" (skin-encapsulated ego), ce qui est à l'intérieur de la peau est moi, ce qui est en dehors d'elle n'est pas moi. Toutes nos expériences, nos perceptions, nos rapports, nos relations sont générées par ce paradigme et nous modelons la réalité en conséquence. Nous transformons en fait la réalité puisque nous n'en percevons que la partie inhérente à cette façon de penser et de vivre. Il est dès lors quasiment impossible dans la cadre d'une vie formatée de sortir de cette enceinte et de s'ouvrir de nouveaux horizons. Nous n'avons même pas conscience qu'il puisse exister une autre réalité, ou plutôt une extension de la réalité.

    Et je me heurte par conséquent à ce conditionnement dans ma classe, avec des enfants qui n’ont pourtant que dix, onze ans. Compétition, comparaison, jalousie, violences verbales et physiques, intimidations, chantages, mouvements de groupes contre l’exclu, mensonges, racket… Sans cesse plus haut sur l’échelle de la dégradation, de plus en plus jeunes. L’impression qui en ressort, si j’oublie les visages et que je ne prends en compte que les comportements, c’est de rencontrer constamment une forme de pensée totalement folle…

    L’ego encapsulé. 

    Le moi existe, il ne s'agit pas de le nier, c'est une réalité mais il n'est pas une entité fermée. Elle a été fermée. Le paradigme le plus développé a pris le pas sur toutes autres formes de perceptions. On peut bien entendu se demander ce qui a poussé l'être humain à une telle diminution de se perception...Un égocentrisme surpuissant peut-être lié à sa fragilité originelle. Le besoin de se sauver au cœur d'une Nature insoumise. C’est là que j’entrevois ces « caractères ancestraux » dont j’ai déjà parlé. Le goût du pouvoir sans doute également. Prendre la place du chef à la place du chef. Et le chef se doit d'être le Maître du monde pour recevoir l'adhésion du groupe. La Nature en devenant l'ennemi à dominer offrait un piédestal à ce goût du pouvoir... Juste des hypothèses bien entendu... On ne peut pas résumer une évolution aussi considérable en deux ou trois idées...

    Mais ce qui est essentiel, c'est d'accepter l'idée qu'un paradigme n'est qu'une méta théorie, non pas une "méta réalité", ni encore moins le Réel.  Il est donc toujours possible de changer de théorie, il suffit de changer de regard... L'intellect suivra. Et fondera une autre théorie. La théorie n'a pas d'existence propre, elle est créée par un raisonnement. Effaçons le raisonnement ou changeons le et la théorie se transforme, rien n'est figé.

    La tectonique des plaques restera à mon sens un des exemples les plus puissants de cette évolution possible. Wegener a commencé par observer, par regarder, par comparer les éléments naturels qu'il trouvait : les fossiles. Et puis il a travaillé sur les cartes de la Terre. Juste des regards à la source et puis les raisonnements qui s'emballaient...Mais les scientifiques de l'époque ne voulaient pas de ce changement de paradigme parce qu'ils auraient dû admettre que leurs théories précédentes étaient fausses, c'était une remise en cause inacceptable. Il s'agissait pourtant de scientifiques mais leurs connaissances paraissaient sérieuses et fondées aux yeux de tous et il ne leur était pas possible, intellectuellement parlant et existentiellement d'admettre une erreur...

    L'ego encapsulé. Une force d'inertie redoutable. Le pouvoir ne peut pas tomber de cette façon. C'est insupportable. Le chef doit résister pour préserver son statut…

    Nous sommes sans cesse, générations après générations, dans la même situation. Les scientifiques ont bien évidemment raison puisque toutes les preuves qu'ils ont apportées correspondaient aux recherches qu'ils menaient. On trouve ce qu'on cherche, c'est une évidence. Et puisqu'on l'a trouvé, c'est que c'était juste... Pour trouver autre chose, il faut aller chercher ailleurs. Mais là les scientifiques courent le risque de ne pas être subventionnés, de perdre leur poste, de ne pas voir publier leurs recherches ou de ne même pas obtenir les fonds pour les mener à terme.

    Je pense de plus en plus que les recherches scientifiques s'engageront dans des voies différentes lorsque le peuple lui-même mettra en avant les priorités qui l'occupent. C'est de la masse que viendra le changement en haut de la pyramide. Sans doute aussi parce que nos egos encapsulés le sont moins que ceux qui l'ont renforcé au cœur de leur parcours universitaire...

    Heureusement, à l'opposé d'un Gilles de Robien, on trouve les Rupert Sheldrake, John Lilly, Jean Marie Pelt, Stanislas Groff, Prigogine, David Bohm, Michael Sabom, Raymond Moody...

    Les "coïncidences" ne nous apparaissent qu'à travers le filtre de notre "moi encapsulé". Tout comme les énigmes médicales. Juste un champ d'investigations qui est limité par le rationalisme ambiant. Si on avait accepté d'écouter par exemple les peuplades "primitives" un peu partout sur la planète, on n'en serait pas là... Il y a un manque effrayant d'humilité dans notre cheminement intellectuel parce que justement, ça n'est qu'un cheminement intellectuel...

    Et puisque ce cheminement intellectuel est devenu la norme avec la bénédiction de la science, il est extrêmement difficile d’en sortir. L’éducation entretient le paradigme, l’enseignement lui emboîte le pas, le monde professionnel en est l’aboutissement le plus pervers… Le matérialisme en étendard.

    Comment sortir de ce moi encapsulé ? Il faut déjà en prendre conscience… Réellement et pas dans un espace intellectuel.

    Comment s’y prendre ?

    Comment parvenir à concilier nos vies « modernes » avec un attachement à la quête spirituelle ?

    Comment préserver les enfants du paradigme totalitaire ?

    Comment éveiller en eux une dimension spirituelle étant donné qu’elle est la seule démarche permettant d’envisager une évolution verticale.

    L’extension de l’homme s’est faite sur un plan horizontal, environnemental. Même la démarche scientifique répond à une intention de pouvoir. L’altruisme est une utopie morte.

    La démarche spirituelle propose une extension verticale à ceux qui parviendront à plonger dans leurs propres abysses.

    La futilité n’est pas de mise dans cette exploration.

    Mais la futilité est l’arme du pouvoir dans le monde horizontal. La futilité incite à ne rien comprendre et à s’en réjouir. Le pouvoir accorde une importance considérable au développement de la futilité. Il y met des moyens gigantesques.

    Les enfants adopteront donc le paradigme de leurs parents, de leurs enseignants, de leur société. Ils n’y comprendront rien mais ils lutteront de toutes leurs forces pour le préserver.

    C’est déjà le cas dans ma classe.

    Et ça me fait un mal de chien. Jour et nuit.

  • Ecole Montessori

    Que peut nous apporter la pédagogie Montessori ? avec Marilyne MAUGIN, institutrice Montessori

    SOS Education - Les Ateliers du mercredi

    Date de l'atelier : le 27 / 03 / 2013

    SOS Éducation a organisé un atelier du mercredi, le 27 mars dernier, réunissant une vingtaine d’enseignants venus de tous les horizons, public, privé, privé hors contrat, autour d’une intervenante Maryline Maugin, éducatrice Montessori.

    Maryline a enseigné pendant plusieurs années dans des écoles Montessori, aujourd’hui elle s’est tournée vers la transposition de cette pédagogie sur iPad et sur iPhone. Elle intervient dans le cadre de cet atelier avec une question en tête : Maria Montessori a créé cette pédagogie pour les enfants déficients, souvent nécessiteux et aujourd’hui on ne la retrouve proposée que dans des écoles réservées à une élite.
    Pourrait-on faire évoluer les choses ?

    Une rencontre avec une philosophie

    Maria MontessoriVouloir introduire un embryon de philosophie Montessori dans une classe où l’on est seule avec trente élèves, n’est pas une mince affaire, ni même complètement réaliste, mais on peut, en tous les cas s’inspirer de ce que ce médecin, Maria Montessori, a su développer en partant de l’observation de l’enfant et des étapes de son développement.

    Maria Montessori a développé beaucoup de matériel pédagogique que l’on peut introduire à plus ou moins forte dose dans sa classe.

    Mais il faut d’abord se défaire d’un certain nombre d’idées reçues sur cette pédagogie. Quand on l’observe de loin, on a souvent l’impression que c’est du n’importe quoi, que les enfants font ce qu’ils veulent, comme ils veulent : faux.

     

    Tout est orienté pour favoriser la concentration

    Les premières heures de classe, c’est vrai, se déroulent dans un certain brouhaha. Mais tout l’enjeu va être justement d’arriver à dépasser cette situation. L’espace des classes Montessori est très organisé.

    En général, en quatre coins : vie pratique, sensoriel, langage, mathématiques. Au départ, le coin vie pratique est celui qui prend le plus de place et plus l’enfant grandit, plus les autres seront importants.
    L’atelier vie pratique est l’atelier qui va permettre de construire progressivement la capacité de l’enfant à se concentrer.

    Des activités à proposer auxquelles on ne pense pas toujours

    Classe MontessoriLes activités proposées surprennent ; on apprend à rouler et dérouler un tapis, à ranger, à laver du linge, à soulever une chaise sans faire de bruit, changer l’eau des fleurs, presser une éponge, etc...

    Le matériel doit être présenté à chaque enfant et toujours de la même manière, en se plaçant à la gauche de l’enfant, du côté du cœur, non seulement en chuchotant mais aussi en en disant le moins possible. « Si vous visitez une classe Montessori en milieu d’année, vous êtes d’abord surpris par le silence, ce sont des classes où l’on chuchote », souligne Maryline.

    Pour tenir cette pédagogie, il faut absolument comprendre l’importance de l’adulte, son rôle. C’est lui qui montre à chaque enfant, qui remontre si nécessaire. Il faut être précis à la fois dans ses gestes et dans le vocabulaire que l’on emploie.

    Et c’est l’adulte qui est maître du cadre et le cadre est extrêmement important.

     

    Évaluer en permanence

    éleves apprenant avec la méthode MontessoriC’est une pédagogie qui repose sur l’observation et l’évaluation en permanence de chaque élève. L’adulte doit avoir la capacité de porter une appréciation sur chaque élève face à chaque activité. C’est loin d’être évident.
    Il doit être particulièrement vigilant si des enfants s’enferment dans certaines activités. Il faut qu’il arrive à les amener vers d’autres.

    Les classes Montessori ne proposent pas pour les tout-petits de coin poupées, kapla ou voiture. Tout est organisé à travers des plateaux d’activité conçus avec précision. Les plateaux suivent une progression logique, l’enseignant doit donc veiller à ce qu’ils soient toujours placés exactement au même endroit.

    C’est un investissement pour l’enseignant qui doit à la fois s’approprier une philosophie, guider, veiller et bien souvent se remettre en question.

    Le matériel Montessori

    Chaque matériel correspond à un apprentissage. Les passer en revue donne des idées à chacun sur tout ce qu’il peut faire avec un balai, un plumeau ou une éponge mais aussi avec du matériel plus spécifique.

    Lettres rugueuses - Montessori
    Les lettres rugueuses
     : on les connait tous plus ou moins, d’autant que certains éditeurs ont commencé à les commercialiser auprès du grand public.
    L’intérêt pour l’enfant est de voir la forme en même temps qu’il la sent. On peut s’en fabriquer un facilement avec du papier de verre.

    Le fait d’associer le toucher au tracé va favoriser la concentration et l’application d’un certain nombre d’enfants.

    L'alphabet mobile - Montessori
    L'alphabet mobile :
    l’intérêt est de proposer à l’enfant des lettres cursives qui vont lui permettre de former des premiers mots très courts.

    Maria Montessori propose toujours dans ces différentes activités où l’enfant manipule des lettres, d’utiliser deux couleurs : les consonnes sont en bleu, les voyelles en rouge.

     

     

    Pour aller plus loin :

    • Apprends-moi à faire seul :  la pédagogie Montessori expliquée aux parents de Charlotte Poussin, Eyrolles.
    • Éveiller, épanouir, encourager son enfant :  La pédagogie Montessori à la maison, Nathan, Paris 2010
    • Montessori Pas à Pas :  Les Principes fondateurs - Isabelle Patron, Vanessa Toinet, Sylvia Dorance - éditions école

    Si vous le souhaitez, l’institut Supérieur Maria Montessori propose aussi des formations thématiques sur deux jours (Apprendre à lire et à écrire dans la maison des enfants, apprendre à compter dans la maison des enfants). http://www.formation-montessori.fr

     

    Lire la suite