Là-Haut

Articles de la-haut

Quels enfants laisserons-nous à la planète? (humanisme)

Par Le 23/02/2012

Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ?

Ils sont acteurs, nous sommes acteurs, c'est un ensemble et l'école a un rôle immense à tenir.

 


http://dcroissance.blog4ever.com/blog/lire-article-443006-3685240-ecole_alternative_du_colibri___quels_enfants_laiss.html

 

Les Amanins, projet alternatif localisé en France dans la Drome, vient de fêter ses 5 années d'existence. C'est l'occasion de faire le point au travers des témoignages de ses 3 acteurs-fondateurs : Pierre Rabhi, Michel Valentin et Isabelle Peloux.

 

Il n’y a pas de modèle idéal sans simplicité et sobriété (ou modération). La sobriété n’est pas une limite ou une règle que l’on s’applique, c’est une stratégie adaptée au monde tel qu’il est et une évidence pour Pierre Rabhi depuis 1950. L’autonomie est indispensable à la sobriété pour passer d’une société qui triomphe par le gaspillage (ou la dissipation) à une société de préservation. La précarité liée à la crise développe l’imaginaire et nous oblige à devenir créatif pour subvenir à nos besoins par les moyens les plus simples.

 

Suite sur >> http://gacnivelles.over-blog.com/article-les-amanins-5-ans-de-projet-alternatif-51359516.html

 

 

L’école d’Isabelle Peloux

 

 

Au fur et à mesure que le projet écologique des Amanins s’est élaboré, la question éducative a pris toute sa place : l’idée d’une école sur le lieu s’est imposée. L’école élémentaire s’est ouverte en septembre 2006.

Une école où les apprentissages s’intégraient à la vie et prenaient sens concrètement, cela répondait à un manque certain de la réalité scolaire habituelle. Une école qui répondrait à : « Quels enfants laissons-nous à la planète ? ».

 

 

Si le centre accueille des classes vertes du primaire à la terminale, pour susciter chez les enfants le respect de la Terre, l’école du Colibri dirigée par Isabelle Peloux s’est imposée au fur et à mesure que le projet écologique des Amanins s’est élaboré car la question éducative avait toute sa place. L’école élémentaire s’est ouverte en septembre 2006.

 

 

 

Une école où les apprentissages s’intégraient à la vie et prenaient sens concrètement, cela répondait à un manque certain de la réalité scolaire habituelle. Une école qui répondrait à : « Quels enfants laissons-nous à la planète ? ».

 

 

L’école est nichée dans ce lieu pour être au cœur de la vie aussi bien professionnelle que naturelle. Les enfants bénéficient des infrastructures du centre et des compétences des professionnels qui y travaillent. Ils peuvent découvrir :

 

-le jardinage,

-l’élevage et la transformation du lait en fromage,

-les cultures céréalières et la transformation du blé en pain,

-la nutrition et la restauration,

-les énergies et le recyclage et d’autres démarches très concrètes en rapport avec le programme officiel.

 

Les apprentissages du lire, dire, écrire, compter sont ainsi concrétisés dans des exemples réels, ce lien direct permet à l’enfant de donner du sens à ses apprentissages. Il peut comprendre très clairement que ce qu’il apprend est utile en dehors de l’école. Les enfants sont en relation avec le monde du vivant pour l’apprentissage d’un mode de vie respectueux aussi bien de la planète que des humains qui y séjournent, pour l’acquisition d’une responsabilité écologique et relationnelle.

 

 

 

La gestion des conflits sur le mode coopératif, le jeudi après-midi, et les débats philosophiques, le lundi matin, permettent aux enfants d’avancer très efficacement le reste du temps dans l’acquisition des connaissances du programme. De plus, 5 enfants sur 34 sont en "grande difficulté" pour nourrir l’apprentissage du respect de la différence.

 

Allier bienveillance et fermeté Pour Isabelle Peloux, directrice de l’école du Colibri, la pédagogie doit permettre à l’enfant d’asseoir l’estime de soi dès le primaire, d’apprendre à apprendre en cherchant la solution avant d’avoir la réponse, en apprenant chaque soir à mémoriser une leçon, en expliquant comment il est parvenu à trouver la réponse ... Même les parents sont mis à contribution, la coopération est un impératif qui ne se monnaye pas : chaque parent doit participer aux travaux 1/2 journée par mois. Ménage, bricolage, aide en cuisine, couper du bois ou planter des arbres, le programme est varié et permet de les associer à la vie de l’école. De leur côté les enfants vont tous les jours chercher les oeufs et Isabelle Peloux fait systématiquement passer la vie en premier : naissance des agneaux ou des cabris sont prioritaires sur le programme des matières "théoriques". Et les Amanins permettent de tout faire pour de vrai : en mathématique par exemple, les enfants calculent la surface de carrelage d’une pièce et échangent avec le carreleur pour évaluer la qualité de leurs calculs !

 

SOURCE et SUITE sur >> http://gacnivelles.over-blog.com/article-les-amanins-5-ans-de-projet-alternatif-51359516.html

 

> http://youtu.be/KG6-xIlueOM

 

 

Cette question est au cœur de l'enseignement d'Isabelle Peloux, institutrice de l'école élémentaire du Colibri qu'elle a fondée aux Amanins, un site agro-écologique de la Drôme créé par Pierre Rabhi et Michel Valentin.

En immersion pendant un an, la réalisatrice franco-québécoise Anne Barth a su capter de façon sensible les interactions entre Isabelle, les enseignants-stagiaires et les enfants.

Quels enfants laisserons-nous à la planète ? est un film didactique et une porte d'entrée dans un monde pédagogique éclairé et inspirant. Il nous renvoie à l'enjeu même de l'éducation, notre éducation et celle des générations futures... Une éducation centrée sur la nécessité d'apprendre à faire ensemble, sur le besoin d'éduquer pour élever les consciences.

Ce film est  un outil de transmission vivant pour accompagner les professeurs, éducateurs, animateurs et parents dans l'éducation des enfants !
L'intention du film est simple : témoigner que vivre en paix, solidairement et en citoyen responsable nécessite un apprentissage.

 

 

 

 Ecole du colibri, le film : "Quels enfants laisserons-nous à la planète

 

?"

 

Cette question est au cœur de l’enseignement d’Isabelle Peloux, institutrice de l’école élémentaire du Colibri qu’elle a fondé aux Amanins. En immersion pendant un an, la réalisatrice franco-québécoise Anne Barth a su capter de façon sensible les interactions entre Isabelle, les enseignants-stagiaires et les enfants. Quels enfants laisserons-nous à la planète ? est un film didactique et une porte d’entrée dans un monde pédagogique éclairé et inspirant.

 

 

 

Le programme est sur le site des Amanins > http://www.lesamanins.com/

 

Plus D'infos > http://lesamanins.nexenservices.com/spip.php?rubrique5

 

Vous pouvez également les soutenir en achetant le film. Plus d'informations et bon de commande :  www.lesamanins.com , www.lesamanins.com/quelsenfants

> http://www.lesamanins.com/spip.php?article113

> http://lesamanins.nexenservices.com/spip.php?rubrique5

 

Site Internet de la réalisatrice : www.annebarth.org

>http://www.annebarth.org/

 

SOURCE : http://www.dromeardeche-solidaires.org/

 

 

 

Eduquer : interview Pierre Rabhi

 

> http://youtu.be/ylXYZxX3pYA

 

Pierre Rabhi parle d'éducation, à l'occasion des 2e Assises de l'Éducation à l'Environnement vers un Développement Durable, qui se sont tenus du 27 au 29 octobre derniers à Caen.
Quelle planète laisserons-nous à nos enfants ? Quels enfants laisserons-nous à la planète ?
Réunissant, entre autres, les différentes structures déjà existantes autour de Pierre Rabhi, Colibris, mouvement pour la Terre et l'Humanisme est une plateforme déchanges et dinspiration pour tous ceux qui aspirent à un nouveau projet de société replaçant lhumain et la nature au centre de nos préoccupations.

J.S. Bach

Par Le 22/02/2012

"Jusqu'au bout"

Extrait

"Quand il ouvrit la porte latérale, il constata que le patron du centre naturiste ne s’était pas trompé. On devinait déjà que le voile grisâtre qui s’était couché sur le bleu du ciel ne tarderait pas à s’évanouir.

Le soleil dispersait des parterres blanchâtres aux quatre coins de l’horizon. Il laissa la porte ouverte. Les parfums du jour naissant tapissaient le fourgon d’un air vivifiant.

Il prépara joyeusement le café du matin. Un merle siffleur faisait ses vocalises.

Toilette, un peu de rangement, préparer le sac de la journée, la serviette était encore humide du bain de la veille, elle sècherait au soleil. Le soleil, la mer, Birgitt et Yolanda, c’était le bonheur, le grand bonheur, tout simple, à en rire tout seul, à vouloir garder les sensations juste sous la peau, à portée d’âme et pouvoir y plonger à n’importe quel moment, pour se refaire une santé !

Il démarra et rejoignit le parking de la plage. Il regarda la montre du tableau de bord. 8h20.

« Alors là, c’est peut-être un peu trop tôt ! » se moqua-t-il à voix haute.

Il décida d’aller marcher sur la plage. Il escalada le cordon de dunes.

Le vent léger du large l’accueillit, apportant l’odeur piquante du sel, des algues, des particules d’eau sans cesses agitées, le parfum de l’immensité. Il contempla l’étendue et pensa que c’était l’amour qui s’ouvrait devant lui. La paix, la beauté simple et nue, des odeurs mêlées, un corps offert aux regards, juste aux regards, pour le plaisir des yeux, et puis surtout cette complicité silencieuse, l’inutilité des mots, le bonheur limpide d’être ensemble, juste ensemble. C’était beau, si beau et si tendre. Il enleva ses chaussures et descendit sur la plage et dans la pente il pensa que, comme lui à cet instant, tout descendait un jour à la mer. Les glaciers et les ruisseaux, les rivières et les fleuves, les routes humaines et les chemins de forêts, tout aboutissait finalement dans ce grand corps accueillant. Et même si on restait au bord, même si on ne s’aventurait pas sur sa peau et qu’on restait assis contre ce ventre immense, on retrouvait déjà la paix de l’enfant contre sa mère. C’était ça la magie de l’océan…Comme un refuge offert à l’humanité entière.

Il se gorgea du chant mélodieux des vagues, buvant à satiété cette vibration vocale, sourde et puissante, continue et changeante, mélodie pénétrante qui diffusait dans les fibres des frissons humides et iodés. Il sentit combien son corps résonnait immédiatement à ces accords millénaires, s’ouvrant magiquement à cette musique universelle. Tous les hommes pouvaient un jour résonner à cette musique. C’était le chant du monde. Il pensa à tous les individus, debout, à cet instant, devant cette immensité horizontale, il eut envie de leur parler, de leur dire combien il était heureux de savoir qu’ils contemplaient la mer, comme lui, tous unis dans le même amour, dans le même respect. Il y avait tant de choses simples à vivre ici, dans cette nature, tant de joies accessibles. Qu’y avait-il donc de plus important que cette sérénité, cet oubli de tout, cet éblouissement sensoriel ? L’homme n’avait rien inventé. Il n’avait fait que copier misérablement les bonheurs du monde pour finir par les détourner, les salir par ses déviances, les mépriser finalement pour des chimères éphémères. Aucun bonheur n’avait la durée de celui-là. On pouvait passer une vie entière au bord de l’océan sans jamais éprouver la moindre déception, le moindre soupçon de trahison. La mer était pure dans ses sentiments et ses offrandes. Elle se donnait. Il se promit d’en parler aux enfants, de leur raconter le vent marin soyeux qui parfume la peau, le soleil généreux qui la réchauffe, le goût salé sur les lèvres, la symphonie des grands fonds remontée avec la houle, les caresses de l’eau comme des câlins maternels et cette envolée des regards au-delà de tout, au-delà de la courbure du dos de la mer, là-bas, quand on bascule de l’autre côté, si loin qu’on croit que c’est impossible à rejoindre. C’est un corps jamais découvert, c’est un être unique qui n’attend rien mais qui donne tout. Il donne la vie à tous ceux qui l’aiment. Il le dirait aux enfants. Il leur montrerait surtout. Il les plongerait dans le monde.

Il se sentit fort et heureux. Il marcha sans penser, sur un rythme de houle, les pas dans le sable comme le parcours respectueux des doigts d’un homme sur un corps de femme, des gestes délicats, légers, effleurements subtils. Il n’aurait pas osé courir. Il voulait juste que le sable le sente passer, délicatement. Il laissa une vague lécher ses pieds. Ce fut comme un salut matinal, un bonjour joyeux mais un peu endormi. L’eau se retira avec un sourire écumeux, des petites bulles d’air pleines de joies qui se dispersèrent dans le rouleau suivant. Il se demanda si l’océan avait pu ressentir ce contact. Est-ce qu’il percevait toute la vie qui l’habitait, les poissons amoureux, les coquillages multicolores, les baleines câlines, les dauphins joueurs, les algues dansantes ? Et les hommes, est-ce qu’il les ressentait comme des prédateurs impitoyables ou parfois aussi comme des êtres bons ? Il s’arrêta et regarda le large, lançant sur les horizons ouverts tout l’amour qu’il pouvait diffuser. Il se déshabilla et entra dans l’eau, juste quelques pas, sans atteindre le creux des rouleaux. Il s’allongea sur le dos et attendit la vague suivante. Elle le baigna soigneusement, glissant entre ses cuisses, passant sur ses épaules, jetant malicieusement quelques gouttes sur son ventre. Les yeux fermés. Il s’était senti enlacé par des bras souples et sensuels.

Il fut peiné pourtant de tous ces hommes et femmes qui avaient oublié ce mystère de la vie, enfermés dans des bagnes insipides. S’ils pouvaient retrouver l’enfant en eux, l’enfant et sa joie simple, l’enfant et son rire devant la mer, juste ce plongeon pétillant dans un monde adoré, combien leurs vies s’embelliraient.

« Retournez dans le monde, pensa-t-il de toutes ses forces. Abandonnez-vous à l’amour que cette terre vous offre. »

Il répéta cette litanie d’espoirs. C’était si triste cette plage déserte, ce vide d’hommes.

 

Il se releva et reprit son sac. Il resta nu et marcha les chevilles dans l’eau. Une trouée dans le ciel dispensa un souffle chaud qui descendit sur la plage comme une haleine solaire. Il s’arrêta et ouvrit la bouche, buvant les ondes célestes, inspirant à pleins poumons cette chaleur ténue mais pleine de promesses. Au large, des bandes bleues, luisantes de lumière, s’étaient peintes à la limite de la mer. Le vent de la marée montante rameutait vers la côte ces plages éclatantes comme autant de halos incandescents. Des crayons rectilignes, vastes torrents éblouissants, cascadant des altitudes éthérées, tombaient sur la mer enflammée. Il imagina les poissons remontés sous ces auréoles chaudes, jouant à la surface miroitante, frissonnant de bonheur sous leurs écailles.

Sa mélancolie disparut. C’était trop beau pour pleurer. De joie peut-être, mais pas pour autre chose.

Quand il s’arrêta, il s’aperçut que la courbure de la côte l’isolait de tout. Il ne voyait plus l’accès à la plage et devant lui, aucune zone habitée, ni même portant trace humaine, ne se dessinait. Cette solitude lui parut incroyable, presque irréelle. Le cordon de dunes le coupait de tous regards vers les terres. La mer était vide de toutes embarcations. Aucune trace dans le ciel du passage d’un avion. Seul au monde.

Il s’allongea. Une large déchirure, dans le fin tissu nuageux, se forma au-dessus de ses yeux. La boule ardente apparut soudainement, en quelques secondes, comme si les nuages vaincus s’étaient dispersés tous ensemble. Il ferma les yeux. L’impression que son corps s’enflammait tant la chaleur libérée trancha avec l’air frais de l’ombre. Ce fut comme une lave qui coula en lui, non seulement sur sa peau nue mais dans les muscles et les entrailles. Comme les paupières, fermées mais trop fines, laissaient passer une incandescence aveuglante, il s’assit pour ouvrir les yeux.

Le paysage avait changé. Tout s’était paré de lumière. Un gigantesque rouleau bleu vif avait repeint le tapis mouvant de la mer, des milliards de cristaux doraient le sable et l’embrasaient, les rouleaux écumeux balançaient des panaches blancs qui découpaient en puzzles agités les pièces bleues du ciel. Il se retourna et regarda la masse compacte des nuages gris qui refluait, battue et pitoyable, vers des terres plus accueillantes. Il se leva en bondissant. Le soleil ! Birgitt et Yolanda allaient arriver !

Il ramassa son sac et d’un pas rapide reprit ses traces."

 

 


Un jour, peut-être, avec cette musique, un film...

 

 

 

On devrait toujours tout noter...

Par Le 21/02/2012

 Ça éviterait de se faire avoir, générations après générations...

 

 

"En politique, rien n'arrive par hasard. Chaque fois qu'un évènement survient, on peut être certain qu'il avait été prévu pour se dérouler ainsi."

 

Franklin D. Roosevelt

Président des Etats Unis de 1932 à 1945

 

 

"Le monde se divise en trois catégories de gens: un très petit nombre qui fait se produire les événements, un groupe un peu plus important qui veille à leur exécution et les regarde s'accomplir, et enfin une vaste majorité qui ne sait jamais ce qui s'est produit en réalité."

 

Nicholas Murray Butler

Président de la Pilgrim Society, membre de la Carnegie, membre du CFR (Council on Foreign Relations)

 

 

"Le monde est gouverné par des personnages très différents de ce qui est imaginé par ceux qui ne sont pas derrière le rideau."

 

Benjamin Disraeli

Premier Ministre Britannique de 1874 à 1880

 

 

"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time Magazine et d'autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer nos plans pour le monde si nous avions été assujettis à l'exposition publique durant toutes ces années. Mais le monde est maintenant plus sophistiqué et préparé à entrer dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l'autodétermination nationale pratiquée dans les siècles passés."

 

David Rockefeller

Président et fondateur du Groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale. Président du CFR (, Council on Foreign Relations).

Propos tenus à la rénion du Groupe de Bilderberg à Baden Baden en 1991

 

 

"Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l'entité adéquate pour le faire."

 

David Rockefeller

Interview dans Newseek en février 1999

 

 

"Aujourd'hui, l'Amérique serait outrée si les troupes des Nations Unies entraient dans Los Angeles pour restaurer l'ordre. Demain ils en seront reconnaissants! Ceci est particulièrement vrai s'il leur était dit qu'un danger extérieur, qu'il soit réel ou promulgué, menace leur existence. C'est alors que les peuples du monde demanderont à être délivrés de ce mal. L'unique chose que tous les hommes craignent est l'inconnu. Confrontés à ce scénario, les droits individuels seront volontairement abandonnés au profit de la garantie de leur bien-être assuré par le gouvernement mondial."

 

Henry Kissinger

Membre du Groupe de Bilderberg, de la Commission Trilatérale et du CFR

 

 

"Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question sera de savoir s'il sera créé par conquête ou par consentement."

 

Paul Warburg

Grand banqier, premier président du CFR en 1920. Plus d'infos sur ce site)

 

 

"Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

 

David Rockefeller

 

 

"Je suis inquiet pour la sécurité de notre belle nation; pas tant à cause d'une quelconque menace de l'extérieur, mais d'avantage à cause des forces incidieuses qui y opèrent de l'intérieur."

 

Général Douglas MacArthur

Commandant suprême des forces alliées dans le Pacifique durant la Seconde Guerre mondiale

 

 

"La direction du Bureau du Président a été utilisée pour fomenter un complot pour anéantir la liberté des Américains, et avant que je ne quitte le Bureau, je dois informer les citoyens de ces conditions."

 

John Fitzgerald Kennedy

dans un discours fait à l'Université Columbia le 12 novembre 1963, dix jours avant son assassinat

 

 

"Le but des Rockefeller et de leurs alliés est de créer un gouvernement mondial unique combinant le Supercapitalisme et le Communisme sous la même bannière, et sous leur contrôle. (...) Est-ce que j'entends par là qu'il s'agit d'une conspiration? Oui, en effet. Je suis convaincu qu'il y a un tel complot, d'envergure internationale, en planification depuis plusieurs générations, et de nature incroyablement maléfique."

 

Lawrence Patton McDonald

Congressiste américain tué dans l'attaque d'un vol de la Korean Airlines. Message public diffusé en 1976

 

 

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."

 

Marshall McLuhan

Auteur et chercheur canadien (1911-1980)

 

 

"Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n'était."

 

Winston Churchill

Premier Ministre de la Grande-Bretagne de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955

 

 

"L'ennemi numéro 1 de tout État est l'homme qui est capable de penser par lui-même sans considération de la pensée unique. Presque inévitablement il parviendra alors à la conclusion que l'État sous lequel il vit est malhonnête, insensé et insupportable, ainsi, si cet homme est idéaliste il voudra le changer. S'il ne l'est pas, il témoignera suffisamment de sa découverte pour générer la révolte des idéalistes contre l'État."

 

Henry Louis Mencken

Journaliste, écrivain et libre penseur, l'un des écrivains américains les plus influents du 20e siècle (1880-1956)

Causalité formative.

Par Le 21/02/2012

"Lors d'une série d'expériences débutées à Harvard en 1920, le psychologue William McDougall a étudié à quelle vitesse des rats pouvaient apprendre à s'échapper d'un labyrinthe rempli d'eau. A sa grande surprsie, il a découvert que les générations successives apprenaient plus rapidement. Il ne s'agissait pas d'un exemple d'évolution Lamarckienne dans lequel les parents transmettent leurs talents à leur descendance. Il s'agissait de générations dissociées.

D'autres chercheurs ont découvert que lorsqu'ils ont recommencé l'expérience, leur première génération de rats, provenant d'une lignée tout à fait distincte a débuté au même niveau d'expertise que la dernière génération de McDougall. Certains ont même "appris" le système sans faire la moindre erreur. D'une certaine façon, ils "savaient" déjà. De plus, alors que l'expérience progressait, des générations successives du groupe de rats ayant participé à l'expérience, qui n'avaient jamais été à proximité du labyrinthe aquatique, se sont également améliorés, en même temps que le groupe expérimental. L'aptitude était en quelque sorte apprise par les autres rats, autant dans le laboratoire que dans le reste du monde.

Rupert Sheldrake, biologiste britannique, considère ceci comme un exemple de ce qu'il appelle "la causalité formative". Dans son livre, "Une nouvelle science de la vie", il observe que les systèmes ne sont pas seulement régis par les lois connues de la physique mais aussi par des champs d'organisation invisibles. Il les appelle "champs morphogénétiques".

Il estime que les régularités de la nature sont davantage des habitudes que des réflexions de lois éternelles de la physique. Sa théorie postule que si un membre d'une espèce biologique apprend un nouveau comportement, le champ morphogénétique de l'espèce change, même très légèrement. Si ce comportement est répété suffisamment longtemps, sa "résonnance morphique" se développe et commence à affecter l'espèce entière. Ainsi, dans ce cas des rats, plus il y avait de rats qui apprenaient le système, plus le champ morphogénétique se renforçait et plus les autres rats avaient de facilités à apprendre."

Peter Russel


 

On peut envisager au regard de cette théorie que le dysfonctionnement actuel d'une bonne partie de l'Humanité vis à vis du phénomène vital, de la Conscience de la Vie, de l'illusion de la dualité, est généré par le champ morphogénétique résultant de siècles d'errances.Le moi encapsulé, multiplié par des milliards d'individus, propage le système aux générations suivantes, bien au-delà de la simple éducation et de l'environnement sociétal.

 

En appliquant cette théorie, on peut envisager à l'inverse que plus il y aura d'individus à élever leur propre niveau de conscience, plus le champ morphogénétique d'états de conscience supérieur deviendra puissant. L'Humanité entière pourrait s'engager dans un processus d'Eveil nourri par un Champ de Consciences unifiées. Rupture du paradigme du moi encapsulé...

 

Quels sont les moyens de parvenir à ce nouveau Champ morphogénétique ?

Internet peut jouer un rôle essentiel. La Toile ne sera que ce que les hommes parviendront à en faire. Elle n'a pas d'existence propre. 

J'avais écrit cette "lettre" il y a quelques temps sur le site de Frenchwriters

http://www.frenchwritersworldwide.com/authors-open-letter/culture-et-internet

 

005medias 

 

Il est 19 heures et je regarde passer à la télévision les bandes annonces des prochains films du soir… Interdit au moins de 12 ans ! Mais toutes les images les plus violentes, les plus sordides, les plus ensanglantées défilent dans cette bande annonce…Et à cette heure-là, les enfants de moins de 12 ans sont devant la télé… Le choix intentionnel des images est tout aussi violent que le film en entier, peut-être plus encore étant donné qu’il n’y a aucune explication, aucune logique, aucun déroulement linéaire, tout ça n’est qu’un patchwork volontairement agressif et incompréhensible. L’image qui en ressort est celle d’un monde dangereux, un monde adulte qui se présente aux enfants avec tout ce qu’il a de plus dégradé.

Je vois bien dans ma classe ce que cela donne.

Une espèce de banalisation de la violence mais qui cache plus profondément une perpétuelle inquiétude, un trouble angoissant, des peurs primales.

Si on ajoute à ces films, même parcellaires, les journaux télévisés du 20 h, on se retrouve avec une vision totalement pétrifiante du monde extérieur…

Je n'aime pas la manière dont les médias font  "commerce"  de la violence en général.

Une semaine devant les informations, les émissions du soir et on a une vue sordide de l'humanité. Agressions en ville, un jeune qui se fait tabasser par une bande alcoolisée, un viol, une séquestration, un attentat, une guerre, on augmente sans cesse dans le sensationnel le plus horrible. De la rue en bas de chez nous, du trottoir en ville, à la dimension d'un pays.

Toujours ce regard malsain sur la partie sombre de l'homme.

Une jeune collégienne tuée à la sortie du collège. Et on parle bien entendu de défaut éducatif, de défaut de surveillance, on dit qu’il faut doubler les effectifs de surveillants, de policiers, de juges, de tribunaux, de cellules, il faut renforcer les sanctions, mettre les multi récidivistes en prison, même à dix ans comme au Royaume-Uni… Il faut « ré-agir », en quelque sorte…

Et agir avant que tout ça n’arrive ?

Est-ce qu’il serait envisageable de travailler en amont ?...

 

J'ai entendu un jour les Guignols de l'info se moquer de Jean-Pierre Pernaud et de son Journal Télévisé de midi sur TF1. "Bienvenue chez les Bisounours" qu'ils disaient. Alors je suis allé voir.

Et bien, je ne suis pas du tout d'accord avec Canal. Ce Journal Télévisé de Mr Pernaud refuse de mettre en avant ce monde violent comme s'il était nécessaire pour l'information des masses que la noirceur soit mise sous les projecteurs.

Au contraire, on voit des reportages sur des artisans au fin fond des Cévennes, des actions solidaires pour sauver une exploitation agricole, des artistes, des jeunes qui montent des projets humanitaires, du commerce équitable, la rénovation d'une chapelle, le nettoyage d'une rivière par l'association des pêcheurs...

Insignifiant ? Non, absolument pas pour moi. C'est une vie réelle, une vie apaisée, réfléchie, une vie de rencontres, d'amitiés, de liens sociaux. Cela existe aussi, il y a des millions et des millions de cas identiques sur la planète, à chaque instant, en France, dans notre ville, dans notre quartier. Pourquoi est-ce que ça n'est pas mis sous les projecteurs ? Ca n'est pas assez sensationnel, ça n'est pas "rentable", ça ne fait pas monter l'audimat ?

Je pense pourtant que ces gens mériteraient bien davantage d'être connus. Et non, les casseurs, les violeurs, les banksters et leurs complices politiciens, les gangsters, les curés pédophiles, les serials killers.

Que quelqu’un qui aurait beaucoup de résistance en lui essaie de calculer le temps consacré à la violence à la télévision en huit jours, sur les chaînes principales et s’il y survit, qu’il vienne nous en parler…

Que quelqu’un qui aurait beaucoup d’amour en lui essaie de calculer le temps consacré à la beauté du monde à la télévision en huit jours, sur les chaînes principales et s’il n’est pas parti rejoindre ces lieux et ces gens, qu’il vienne nous en parler…

Il ne s'agirait pas de se voiler la face mais de montrer que ce monde n'est pas qu'un ramassis d'ordures.

Est-ce que ça ferait de nos enfants des "bisounours" ?

Ou des individus auxquels les adultes auraient su présenter deux voies bien distinctes. La possibilité d'un choix. Et non l'obligation de lutter dans un monde violent. Comme s'il n'y avait que cette possibilité.

On ne lutte pas contre le mal en exploitant les images qu'il génère.

On lui oppose le bien.

Le mal, on sait tous qu'il existe. Impossible de l'oublier. Mais quand une société, un peuple, une humanité finit par oublier que le bien existe en l'homme, on ne peut pas demander à nos enfants d'entrer dans la vie adulte avec confiance et sérénité...  

Quelle force peut-on utiliser pour tenter de s’opposer à ce marasme médiatique, à ce formatage à la violence ?

La littérature ?...

C’est en tout cas une de mes motivations. Les images ne sont pas imposées à travers les mots, elles correspondent à l’imaginaire de chacun. Ce qui est insupportable ne jaillira pas comme dans le petit écran… Le lecteur a la liberté du choix. Il ne s’agit donc pas nécessairement de relater la vie des « bisounours » mais bien d’analyser en profondeur tous les fonctionnements, toutes les situations, tous les troubles ou le bien-être mais sans jamais succomber aux raccourcis mensongers. Personne ne peut accuser un tiers de l’avoir traumatisé en le forçant à lire une œuvre. Si c’est insupportable, il suffit de fermer l’ouvrage. On pourrait dire qu’il en est de même avec la télévision, il suffit de changer de chaîne… Non, en fait, parce que l’ensemble des médias fonctionne de la même façon et on court le risque de retomber sur quelque chose de tout aussi glauque. Le choix se rétrécit considérablement. Entre la violence et le sexe, il reste peu de place pour le reste. Même les publicités répondent à ces critères…

 

Pour la littérature jeunesse, il me semble que les auteurs ont une responsabilité certaine quant au regard qu’ils portent sur l’humanité. S’il s’agit pour eux de relater et de participer à cette vision parcellaire, sans l’analyser et prendre de la hauteur, tout cela m’apparaît comme un détournement malsain de ce que la littérature contient.

Sans pour autant viser la perfection du « Petit prince », il est nécessaire pour ma part d’œuvrer à l’élargissement des consciences et non à l’entretien des formatages. Les mouvements de masse ne sont pas nécessairement des élévations des esprits… La littérature dispose d’un moyen d’expression bien plus large que l’ensemble des médias. Faut-il encore que tous les acteurs de la filière acceptent de tenir ce rôle…Le problème des éditeurs engagés dans cette voie d’ouverture, c’est de subir eux aussi la mainmise des médias et la course à l’audimat. Les émissions « culturelles » se font le relais des succès qu’elles ont elles-mêmes générés.

Il est éminemment difficile pour un éditeur lambda d’y trouver une place.

C’est là qu’Internet peut constituer une alternative très puissante. Cette ouverture vers un lectorat sélectif est d’autant plus pertinente qu’elle réclame une recherche de la part des lecteurs. Le lecteur ne subit pas un matraquage médiatique. Il crée un réseau qui correspond réellement à ses attentes, à ses préférences, à ses objectifs. Internet peut par conséquent devenir un « contre pouvoir culturel ».

C’est pour cela que j’y participe. 

 


 

La littérature a ce rôle à jouer mais elle est malheureusement cadenassée par les faiseurs d'argent...

Internet dispose encore, pour l'instant, d'une liberté et d'une ouverture d'esprit dont il faut user.

Finalement, ce blog porte en lui un projet. Partager ce travail de conscience et qu'il soit diffusé librement, autant que possible. Je n'y gagne rien, les éditeurs non plus, les hébergeurs des blogs en profitent un peu (enfin, je le leur souhaite).

Il y a depuis quelques temps un nombre assez stupéfiant de pages lues tous les mois. Si ces lectures ont un impact durable et qu'elles sont partagées, je me réjouis de penser que ce travail personnel dont les éditeurs ne veulent pas aura au moins trouvé un canal de diffusion bien plus puissant que les réseaux officiels de la littérature.

 

Internet comme vecteur d'un nouveau champ morphogénétique ?...

Je n'aime pas l'espoir. C'est le ferment des douleurs.

Il faut juste travailler et laisser les choses se faire. Quand on jette une pierre dans l'eau d'un lac, on ne peut pas présager de l'extension des ondes circulaires.

Surf

Par Le 21/02/2012

Une page de publicité pour un ami.

Une semaine de SURF à 490 euros tout compris.

 

Ambiance roots and cool ^^

 

http://www.freesurfcamp.com/home

 

SURFCAMP SURF INTENSIF (3h/j Minimum)

PENSION COMPLÈTE   490€ / SEMAINE
Stage destiné à un public majeur en bonne forme physique. Mineurs acceptés avec un parent non forcément stagiaire. nous contacter.

Vous êtes débutant ou confirmé, en 2012, Laurent Cirot, moniteur diplômé et directeur de l'école Oceanic Surf School d'Anglet (depuis 18 ans), vous accueille chez lui pour une semaine de surf à volonté !

 
LE SEUL SURFCAMP "SURF A VOLONTÉ!"
Vous bénéficiez de 3 heures de cours par jour et vous évoluez en free surf le reste du temps si vous le souhaitez, en fonction des conditions. C'est unique.
VIVEZ LA "SURF WAY OF LIFE" AVEC LOLO
Vous partagez la vie de Laurent, de son école, avec ses amis et sa famille. C'est simple. 
AMBIANCE COOL & ROOTS
Laurent vous accueille chez lui, c'est cool, c'est roots, et c'est tranquille.

Téléchargez notre Flyer

La fin de leur monde

Par Le 21/02/2012

PAROLES AKHENATON
Paroles La Fin de leur Monde


Regarde ma terre en pleure
Mais les choses ici prennent une telle ampleur
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
Las de leurs complaintes,tellement que des fois elle en tremble
Par le sang de la haine, constamment ensemencée,au pas cadencé, Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
Comme ces orages dont l'eau se mêle à nos larmes,
Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
Même si paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque émissaire
Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
Que quelqu’un me dise,si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel
"Héra" se barre à tire d'ailes; las de la sève qu’on tire d’elle
On clame tous ce qu’on l'aime, mais aucun de nous n’est fidèle
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique
Et y a pas assez de fric pour eux
Alors la dalle faudra la tempérer
Les hommes tombent sous les rafales racistes,
Mais on peut rien pour eux,
Alors les balles faudra les éviter
Le cul devant la télé, occupé à rêver,
le doigt poser sur la commande, on se sent exister
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
Garni d’incompréhension et de stèles géantes,
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence,
Juste un bout de carton pour s’étendre,
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ?
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora,
Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles,
Mais les merveilles se sont envolées,
Il reste que des monts, mais c'est raide à grimper
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles
Ils ont le bonjour d’Henry, d'Arron, Mormeck ou Zinédine
A l’heure où les gens dînent,
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
Tout le monde s’en indigne,
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé,
Et on sait bien ce que mémé va voter
Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes,
T’es pas d’accord, on te frappe,
Multirécidivistes : c'est jamais ceux là qu'on traque
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas
Alors on se barde de préjugés débiles
De partout les extrêmes dominent, en prime time,
A chaque fois qu’ils déciment une famille
Et bien avant ces régions où sévie la famine
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux,
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups,
Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout
Et un de ces quatre il finira par tomber,
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter

Akhenaton:

Tu sais, on vit dans la télé,
Le globe s'est fêlé,
Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé
On s'prend à espérer des choses simples
Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle
Tout ça pour les dérégler
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice
Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
Alors c'est comme ça une échelle dans la peine
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel
Surtout s'ils nous ressemble, on les film à la morgue,
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
Il reste dans les cœurs l'anomalie appelée peur
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force,
C'est une révolution, cette fois elle est de droite
Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit,
Ils disent c’est humanitaire
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c'est la guerre
Si le quotidien est précaire,
C'est qu'ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères
Si l'Afrique est en colère, c'est parce que les trusts la pillent
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
Est-ce que la rancœur et le désir d'revanche est tout ce qu'on leur a offert?
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales?
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable
On force sur la boisson, parie sur les canassons
Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison
Et dans l'hôtel du bonheur beaucoup font la valise,
L' espoir tué par des fanatiques libéralistes
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
Mais c'est la monarchie du pognon
La France et les States par factions interposées
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé?
Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j'ai mater sous la table et j'ai vu que c'était que des palabres
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
Où le xanax fait un tabac avec l'alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe
J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d'homme
Tous terroristes j'entend leurs théories
Venter le sacrifice pour des principes c'est horrible
Les mômes survivent nourris à l'eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
La flore crame la faune canne
Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange sur le nord Vietnam ?
Non c'était les boys mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause
En partant de là chacun écrit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima
On peint l'histoire comme on colorie vite une image
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des députés y en a plus d'un million
"Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles"
Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise
Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu'ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques
Au collège de le vie ils jouent les profs d'histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a battis une forteresse on l'a nommé alamut
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous
Compte tenu de la pression patriotique j'admire les gens de gauche en Israël , en Amérique
est ce qu'on vaut mieux en France
désolé si j'insiste mais regardons nous franchement,
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public,
putain le drame avec les valeurs de la république.
La république, elle passe ces week-end en régate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle exécute dans une grotte des opposants canaques
et mange à table avec des gars style Giancanna
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entraînent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d'un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
C’est la france de derrière les stores
et j'en ai marre de me faire gruger
par des tronche de dispenser de sport.
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde
avec mes petits bras
Souvent à cette époque ou la terreur gronde
ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
pour être un meilleur homme.
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris.
36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment
depuis des années dans les archives
alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking
t'appelle pas ça du racisme
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
ils ont caricaturés nos discours radicaux
et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo !
Nous complexé, si peu sûr de soi,
on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains.
Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions
de ce qui sera élu président en 2007
j'adore ce moment où il dévoile le minois
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois.
à défaut d'argent putain, donnons du temps,
dans nos bouches le mot liberté devient insultant
car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent
comme si le monde était rempli de cruel sultan.
Mécontent des schémas qu'on nous propose, je cultive maintenant
les roses dans mon microcosme.
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause.
Ca ne peut qu'aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…

Validation

Par Le 20/02/2012

Pour que l'Humanité réussisse à changer de paradigme, il ne sert à rien que des millions d'individus perçoivent, intellectuellement, que nous ne sommes pas condamnés à être des "moi encapsulés", que la dualité est une illusion, que chaque individu est une partie intégrante de la Nature.

L'humanité doit passer par l'étape de la validation de l'intellect, c'est à dire la réalisation de tout ce que cela implique dans la vie quotidienne. Il s'agit de s'extraire de la sphère intellectuelle pour entrer dans la sphère existentielle.

Je ne crois pas qu'un mouvement politique puisse développer une éthique écologique et holistique sans que cela ne soit au préalable intégré par chaque individu. Et lorsque cette validation sera réelle, les mouvements politiques n'auront plus aucune raison d'être. Chaque individu, dans ses actes, sera acteur, réalisateur, metteur en scène, spectateur, producteur, accessoiriste et critique. L'ensemble de la communauté existera  à travers l'osmose de cette validation et non à travers des mouvements de pensées dualistes.

 

Comment cette validation peut-elle survenir ?

Quand on étudie les populations ayant connu des périodes noires, catastrophes naturelles, guerres, famines, épidémies, on s'aperçoit à quel point la rupture déclenchée par ces troubles gigantesques a parfois engendré une osmose étourdissante, une unité qui n'est pas seulement du registre de la solidarité ou de l'empathie mais bien plus profonde que cela. Une unité qui ne concerne pas que les humains d'ailleurs mais l'ensemble du Vivant.

 

L'Humanité devra-t-elle passer par une catastrophe planétaire pour valider en elle cette Conscience unifiée ?

 

De quelle façon pourrait survenir cette catastrophe planétaire ?

 

Il existe dans la littérature un ouvrage qui m'a considérablement marqué lorsque j'étais adolescent. "Ravage" de René Barjavel.

http://barjaweb.free.fr/SITE/ecrits/Ravage/ravage.html

RAVAGE.

Dans une société mécanisée à l'extrême où les hommes ne font plus rien qui ne puisse être fait pour eux par une machine, l'électricité vient à disparaître subitement. Tout est paralysé : les lumières s'éteignent, les voitures s'immobilisent, les pompes qui distribuent l'eau assèchent les robinets, la radio n'informe plus, les secours se déplacent à chevaux mais déjà des meutes de citoyens affamés commencent à attaquer les animaux au couteau. C'est la loi de la jungle qui s'empare de la cité. François Deschamps, jeune étudiant chimiste d'origine familiale agricole, décide de quitter la ville qui sombre dans la violence et le crime. Il court d'abord à la rescousse de Blanche Rouget, son amie d'enfance qui s'est fiancée au richissime et tout puissant Jérôme Seita. Celui-ci, sans ses subordonnés, ne peut même pas sortir de chez lui sans se mettre en danger de mort.
Après avoir confectionné des armes et amassé suffisamment de provisions pour tenter une escapade au travers des bandes de criminels affamés, François prend la route de son village d'enfance avec ses compagnons. Il compte y reprendre une vie saine sans devenir l'esclave des machines dont les hommes croyaient être les maîtres. Le parcours sous un soleil de plomb est difficile.
L'expédition doit affronter incendies et tempêtes. Une fois parvenue à leurs fins, les rescapés de la catastrophe fondent une société où les machines sont proscrites et le progrés banni. La hiérarchie est patriarcale et basée sur le respect et l'obéissance au chef, qui sélectionne les meilleurs sujets pour assurer sa descendance.
Au cours des célébrations qui fêtent la passation de pouvoir entre François et celui qu'il a désigné comme son successeur, un homme surgit avec une machine monstrueuse, qu'il a fabriqué en cadeau pour le patriarche. Il affirme avoir trouvé le moyen de délester les siens de la peine des labours. François qui devient fou à l'image de cet engin qui lui rappelle la société mécanisée désormais éteinte, décide de détruire la machine et de faire exécuter son inventeur. Ce dernier dans son incompréhension et son égarement tue le patriarche. Ainsi disparaît le dernier survivant de la catastrophe. Comme il l'avait voulu la machine est détruite et avec elle le cerveau qui l'a imaginée, mais les hommes demeurent et avec eux probablement d'autres machines à venir.


SURPOPULATION

Le Mahabarata indien, quant à lui, prévoit depuis des milliers d'années que la surpopulation de la planète en causera la fin.


EVOLUTION CLIMATIQUE

"Le vrai danger n'est pas le réchauffement climatique, mais la venue d'une période glaciaire en 2012" (Marsh, physicien)

 

images.jpg L'article remonte à 2008, mais il vaut son pesant d'or, le physicien Gerald E.Marsh évoque la venue d'une période glaciaire qui devra commencer en 2012. Au moment où l'Europe gèle, surtout dans l'est, un petit rappel des dires de ce physicien est intéressant.

 

PAR GERALD E. MARSH - CHICAGO - contrairement à l'idée populaire actuelle, le vrai danger pour l'humanité n'est pas le réchauffement global, mais plus probablement la venue d'une nouvelle période glaciaire. 

Ce que nous vivons actuellement est connu en tant qu'époque interglaciaire, une période relativement brève entre de longues périodes glaciaires. Malheureusement nous, la plupart des périodes interglaciaires durent seulement 10 milliers d'années, et combien de temps s'est écoulé depuis la dernière période glaciaire ?


Combien de temps avons-nous avant que la glace commence à reprendre sa place sur la surface terrestre ? Moins de cent ans ou plusieurs centaines d'années ? Nous ne le savons pas.

Même si toute l'augmentation de la température au cours du siècle dernier est attribuable aux activités humaines, l'élévation a été peu importante et relativement modeste 0.6° C - une augmentation tout à fait en conformité avec des variations normales depuis des millénaires. 

Tandis qu'un réchauffement durable de la même taille au cours du siècle à venir apporterait à l'humanité quelques modifications, nous sommes assurés de pouvoir nous adapter.

Connaître une nouvelle période glaciaire, cependant, serait catastrophique pour la suite de la civilisation moderne. 

On a regardé seulement des cartes montrant l'ampleur des grandes carottes de glace pendant la dernière période glaciaire pour comprendre ce que signifierait un retour en période glaciaire. Beaucoup de l'ensemble de l'Europe et de l'Amérique du Nord ont été recouvertes par une glace épaisse, de milliers de mètres dans bien des régions et le monde dans son ensemble était beaucoup plus froid. 

Le dernier « petit » âge glaciaire a commencé dès le XIVème siècle où la mer baltique gelait même hors saison, des orages, et une élévation au niveau de la Mer Caspienne. Cela a été suivi de l'extinction des morses au Groenland et de la perte de culture en Islande. Des moissons même ont été sévèrement réduites en Scandinavie. Et c'était une seule annonce des misères à venir.

Au milieu du XVIIème siècle, les glaciers dans les Alpes suisses ont avancé, éliminant des fermes et des villages entiers. En Angleterre, le fleuve la Tamise était congelée pendant l'hiver, et en 1780, le port de New York a gelé. Si cela avait continué ainsi, histoire aurait été très différente. Heureusement, la diminution de l'activité solaire qui a causé le petit age glaciaire a fini et le résultat a apporté le printemps à la civilisation moderne.

Il y avait très peu de périodes glaciaires jusqu'il y a à environ 2.75 millions d'années quand le climat de la Terre a écrit une période peu commune d'instabilité. Ça a Commencé des cycles il y a environ 1 million d'années, des périodes glaciaires durant environ 100.000 ans, séparés par les périodes interglaciaires relativement courtes, comme celui que nous vivons actuellement qui est devenu la règle. Avant le début des périodes glaciaires, et pour la majeure partie de l'histoire de la Terre, c'était le réchauffement comme aujourd'hui. 

En effet, le Soleil était devenu plus lumineux de toute l'histoire entière de la Terre et la flore et la faune sur la Terre se sont épanouies. Les deux ont eu l'effet de laisser tomber des concentrations en anhydride carbonique dans l'atmosphère au niveau le plus bas dans la longue histoire de la Terre. 

Il y a cinq cents millions d'années, les concentrations en anhydride carbonique étaient plus de 13 fois supérieures à aujourd'hui ; et il y a environ 20 millions d'années, les niveaux d'anhydride carbonique sont tombés un peu à moins de deux fois ce qu'elles sont aujourd'hui.

Il est possible que les concentrations modérément accrues en anhydride carbonique puissent prolonger la période interglaciaire actuelle. Mais nous n'avons pas encore atteint le niveau exigé, ni nous ne connaissons le niveau optimum à atteindre. 

Ainsi, plutôt que l'appel pour des limites arbitraires sur des émissions d'anhydride carbonique, peut-être que la meilleure chose à faire pour l'IPCC (GIEC) de l'ONU sur le changement climatique et la communauté en climatologie en général est de consacrer leurs efforts pour déterminer la gamme optimale de l'anhydride carbonique requise pour prolonger la période interglaciaire actuelle indéfiniment. 

La NASA a prévu que le cycle solaire faisant une pointe en 2022 pourrait être un des plus faibles depuis plusieurs siècles et devrait causer un refroidissement très significatif du climat sur Terre. Est-ce que cela sera le déclenchement d'une nouvelle période glaciaire ?

Nous devons soigneusement considérer cette possibilité avant que nous éliminions notre prospérité actuelle en dépensant des trillions de dollars pour combattre une menace perçue du réchauffement global qui peut bien s'avérer être seulement une étincelle.

GERALD E. MARSH est un physicien retraité du laboratoire national d'Argonne et un ancien conseiller au Département de la Défense sur la technologie nucléaire stratégique et à la politique à Reagan, à Bush, et au gouvernement de Clinton. 

source : http://www.winningreen.com/


DEREGLEMENT CLIMATIQUE

Une nouvelle étude note que le débit du Gulf Stream aurait diminué de façon significative, ce qui pourrait entraîner un refroidissement climatique majeur en Europe

C'est la revue scientifique britannique Nature qui a publié le 1er décembre les résultats d'une étude menée par Harry Bryden, Stuart Cunningham et Hannah Longworth, du National Oceanography Centre, de Southampton.
Régulièrement (1957, 1981, 1992 et 1998) des navires de recherche et des capteurs effectuent des sondages près du 25e parallèle pour connaître la température de l'eau, la pression, la salinité, la vitesse et la direction des courants de surface et du fond des océans. Ainsi, ils obtiennent une mesure de l'intensité du Gulf Stream.
Ces données valables pour 2004, enregistrent depuis 1957 une baisse de 30% du débit la dérive nord-Atlantique qui est passé de 20 millions de tonnes d'eau/seconde à 14 millions de tonnes d'eau/seconde. Si le Gulf Stream, en surface, évolue peu, les courants de retour les plus profonds auraient diminué de 50%. Ces résultats se retrouvent dans certaines simulations océaniques mais dans des proportions plus modestes.

"Les études précédentes menées au cours des 50 dernières années montraient une circulation océanique et un transport de chaleur de part et d'autre du 25e parallèle relativement constant. C'est pour cela que nous avons été surpris que les chiffres de la circulation océanique en 2004 soient si différents des estimations précédentes", a relevé le Pr Bryden.

Le réchauffement climatique en cause

D'après les scientifiques du National Snow and Ice Data Center, la banquise arctique se réduisait d'environ 8% tous les dix ans. Un phénomène inquiétant qui s'amplifie et semblerait devenir durable puisque ces quatre dernières années, la formation de glace durant l'hiver a été de 20% inférieure à la période 1978-2000, et que la température moyenne à la surface de l'océan Arctique était, entre janvier et août 2005, de 2 à 3 degrés Celsius plus élevée qu'au cours des cinquante dernières années.
Lorsque la banquise fond, le niveau de l'eau n'augmente pas pour autant puisque le passage de l'état solide à l'état liquide de l'eau n'induit pas une augmentation du volume d'eau. C'est la fonte des glaciers terrestres qui contribue à l'élévation du niveau des océans. Il n'y a donc pas, ici, d'élévation possible du niveau des océans.
Pour autant, en fondant, la banquise introduit un surplus d'eau douce qui pourrait contribuer à freiner la circulation thermohaline qui redistribue la chaleur sur Terre.

Vers un nouvel âge glaciaire en Europe ?

"Les implications de ces observations sont considérables", estime Detlef Quadfasel, chercheur à l'institut d'océanographie de l'université de Hambourg (Allemagne), dans un commentaire publié par Nature. "Les relevés paléoclimatiques montrent que les températures de l'hémisphère Nord peuvent s'effondrer de plus de 10 ºC en quelques décennies et que ces changements abrupts sont intimement liés à des interruptions de la circulation océanique."

La dérive nord-atlantique qui adoucit en partie le climat de l'Europe occidentale transporte une partie de la chaleur tropicale du golfe du Mexique vers l'Atlantique nord, c'est la prolongation du Gulf Stream. Ce courant joue un rôle majeur dans l'équilibre climatique que nous connaissons.
"La chaleur qu'elle transporte apporte une contribution substantielle au climat modéré de l'Europe maritime et continentale et tout ralentissement de la circulation océanique aurait des implications profondes pour les changements climatiques", affirme l'étude.
L'interruption de la circulation océanique dans l'Atlantique pourrait faire baisser, d'ici à 2100 de 4°C les températures moyennes en Europe, ce qui plongerait notre continent dans des hivers très rigoureux avec des zones de froid localisés... Rien de comparable pour autant avec une glaciation en Europe.

La circulation thermohaline

Stéphane Foucart, dans le journal Le Monde, précise que "le Gulf Stream se divise en deux flux de retour. Le premier - qui circule dans le sens des aiguilles d'une montre - est constitué d'un courant de surface chaud, qui descend vers les côtes de l'Afrique de l'Ouest pour revenir ensuite vers l'Amérique centrale. Le second monte vers l'Atlantique nord, s'y refroidit et, ayant ainsi acquis une densité supérieure, plonge pour se transformer en courant profond. Ces eaux profondes retournent quant à elles à leur point de départ en descendant le long des côtes nord-américaines."
En effet, au niveau planétaire, actuellement, les eaux de surface des mers de Norvège et du Labrador, plus salées avec la formation de glace, plongent entre 2 000 et 4 000 mètres de profondeur (on parle de l'Eau Profonde Nord Atlantique) et circulent lentement vers les autres bassins océaniques. Dans le même temps, les eaux tropicales chaudes de surface remontent notamment vers le pôle Nord. Cette circulation lente (environ 1 500 ans) atténue les différences de températures entre les latitudes.

Un phénomène complexe encore peu prévisible

Ce phénomène est toutefois très complexe et les physiciens ajustent régulièrement leurs modèles climatiques pour tenter de prévoir les conséquences de cet affaiblissement. A ce titre, ils sont demandeurs de relevés encore plus précis et réguliers. Alain Colin de Verdière, professeur d'océanographie physique à l'université de Brest note à ce titre que "les mesures ont été faites sur une seule section et au cours d'une période très courte, environ un mois. Rien ne dit que ces mesures auraient été les mêmes deux mois ou un an plus tard." De plus, remarque Didier Paillard, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, "l'océan est observé depuis peu de temps et nous n'avons pas le recul nécessaire pour avoir l'absolue certitude que les changements mesurés ne sont pas, par exemple, le fait de variations naturelles". Un fait que ne contestent pas les auteurs de l'étude qui confirment pour autant les simulations climatiques réalisés avec le réchauffement de la Terre.

Cette hypothèse qui est très loin de faire l'unanimité dans la communauté scientifique est toutefois de plus en plus acceptée comme une hypothèse probable car l'étude des climats passés montre que l'affaiblissement et le la disparition temporaire du Gulf Stream a eu des précédents.
Le dernier coup de froid enregistré dans les glaces du Groenland et en Europe s'est produit non pas en période glaciaire, mais il y a 8 200 ans au coeur de la période chaude actuelle. Il résulte d'un apport massif d'eau douce dans l'Atlantique nord depuis la Baie d'Hudson : cet évènement montre que, même en période interglaciaire, un apport massif d'eau douce peut entraîner un refroidissement significatif (typiquement 5°C pendant 40 à 200 ans) (Laboratoire des Sciences du Climat et de l'Environnement, 11/2004). Si cet épisode devait se reproduire, le réchauffement climatique en cours serait alors, pour l'Europe occidentale, fortement atténué, voire inexistant.

Liens

Current velocities of the Gulf Stream - DEOS

Auteur

avatar Christophe Magdelaine / notre-planete.info ; date originale : 03 décembre 2005, 15 h 13 - Tous droits réservés


FOLIE HUMAINE

Dans un article publié par le quotidien Rossiskaya Gazeta, le favori de la présidentielle russe, développe le plan de modernisation militaire lancé il y a un an

Les nostalgiques de la guerre froide applaudissent à deux mains: Vladimir Poutine veut dépenser 590 milliards d'euros d'ici à dix ans pour se protéger de la menace militaire que représenteraient l'Otan et les États-Unis. En particulier le projet de déploiement d'un système de bouclier antimissile aux frontières orientales de l'Europe. Dans un article publié par le quotidien Rossiskaya Gazeta, le favori de la présidentielle en Russie, développe le plan de modernisation militaire lancé il y a un an, multipliant les chiffres: construction de 400 missiles balistiques intercontinentaux d'ici à 2022, 8 croiseurs sous-marins lance-missiles stratégiques, 20 sous-marins polyvalents, 50 navires de surface, 600 chasseurs de cinquième génération, mille hélicoptères, 2300 chars modernes, 2000 canons automoteurs, 28 régiments de systèmes de missile sol-air S 400…

«L'époque exige une politique déterminée de renforcement du système de défense aérien et spatial du pays. C'est la politique des États-Unis et de l'Otan en matière de défense antimissile qui nous y pousse», écrit le premier ministre, qui se défend de tout «patriotisme» excessif. «Nous voyons éclater sans arrêt de nouveaux conflits locaux ou régionaux. Apparaissent des zones d'instabilité, où le chaos est entretenu et manipulé. Et on voit des tentatives de provoquer de tels conflits à proximité immédiate de nos frontières et de celles nos alliés», poursuit-t-il. Après la Libye, Poutine a notamment en tête la Syrie, menacée selon Moscou d'une intervention militaire occidentale. «Dans ces conditions, la Russie ne peut se contenter des méthodes diplomatiques et économiques de règlement des conflits.»

Ces nouveaux équipements seront produits en Russie sur la base de technologies russes, a précisé Poutine. Le vice-premier ministre, et ancien ambassadeur à l'Otan, Dmitri Rogozine, un authentique «faucon», sera chargé de la gestion des achats publics militaires, qui reste aujourd'hui un trou noir de la corruption d'État. L'exception à la règle est notamment l'achat à la France de deux navires porte-hélicoptères, type Mistral, dont le contrat avait été signé en juin 2011.

Les idéologues du régime se félicitent. «Une période de nouvelles guerres coloniales a débuté. Les États-Unis cherchent à s'approprier des ressources naturelles extérieures. La Russie doit protéger les siennes. En agissant de la sorte, Vladimir Poutine se situe dans le sillage de Pierre le Grand et d'Alexandre III», se réjouit Igor Korotchenko, président du Conseil public auprès du ministère de la Défense. Néanmoins, l'état de l'industrie nationale de défense est tellement «dégradé» que beaucoup d'experts doutent de la possibilité d'estampiller les nouveaux équipements militaires du «made in Russia».


VIRUS

Dans le nord de l'Ouganda, près de 3.000 enfants sont aujourd'hui atteints d'un mal mystérieux dont l'origine n'a pu être identifiée. Celui-ci provoque des crises de convulsion qui les empêchent de se nourrir, les conduisant parfois à mourir de faim.

Maladie du hochement de tête ou maladie du tremblement. C'est le nom qu'ont donné les scientifiques à ce nouveau mal qui a déjà tué au moins 200 enfants dans la région du nord du Ouganda. C'est en 2010 que la maladie a été observée pour la première fois mais depuis elle s'est répandue atteignant désormais 3.000 enfants dans la région. Si son origine reste inconnue, les symptômes observés s'avèrent redoutables : les malades sont pris de crises de convulsions qui les empêchent de se nourrir provoquant des retards de croissance, des membres amoindris, voire des handicaps mentaux. Certains en viennent même à mourir de faim.

Patrick âgé de 14 ans est l'une des victimes et demeure recroquevillé, luttant pour relever la tête et apercevoir son frère et sa soeur cadets qui jouent devant le domicile familial. Sa mère Rugina Abwoyo a déja perdu un fils et assiste impuissante aux ravages de la maladie sur son autre fils. "Avant, il marchait et courait comme les autres enfants, mais maintenant, quelqu'un doit veiller sur lui en permanence, explique-t-elle. La maladie est terrible, elle l'empêche de manger et de boire tout seul", explique t-elle citée par l'AFP. 

Des médicaments contre l'épilepsie inadaptés

Sur un sentier ouvert dans un champ de sorgho, Joe Otto, un auxiliaire médical volontaire de 54 ans, raconte que la pathologie a ravagé son village de Tumangu, dans le district de Kitgum, à environ 450 kilomètres au nord de Kampala. "Dans le village vivent 780 personnes et nous avons 97 cas. Presque toutes les familles ont été touchées", explique-t-il. Grâce au dipsensaire local situé à plusieurs kilomètres, Joe Otto parvient à se procurer des médicaments. Mais ceux-ci sont loin d'être adaptés en l'absence d'une meilleure connaissance de la maladie. "Nous donnons des médicaments contre l'épilepsie, comme la carbamazepine, mais cette maladie est différente de l'épilepsie", souligne-t-il.

Depuis 2010, de très nombreux scientifiques : épidémiologistes, biologistes, neurologues, toxicologues, comme psychiatres ont mené toutes sortes de tests pour tenter de découvrir les origines de la maladie qui ne touche que les enfants. Si plusieurs hypothèses ont émergé, aucune n'a pour l'heure été avérée. Parmi les causes envisagées figurent notamment un parasite tel que celui provoquant l'onchocercose (ou cécité des rivières) mais les spécialistes ont également évoqué des possibles effets secondaires de la guerre civile dans le nord de l'Ouganda.

Tenter de soulager les malades

"Nous avons examiné tout cela, mais malheureusement nous n'avons pu identifier aucun réel facteur déterminant ou de risque (...) les recherches de l'agent pathogène continuent", explique Miriam Nanyunja, du service de prévention et contrôle des maladies à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Kampala. En outre, d'autres questions subsistent : les scientifiques ne savent pas si la maladie est liée à des épidémies similaires au Soudan du Sud et en Tanzanie. De même, ils tentent de comprendre si elle continue de s'étendre ou a commencé à décliner, et pourquoi elle se limite à quelques communautés.

Face à la situation, le ministère de la Santé ougandais a mis en place fin janvier un plan d'intervention d'urgence pour tenter d'identifier et de circonscrire la maladie. Mais en attendant que des progrès soient faits et qu'un éventuel traitement soit trouvé, Miriam Nanyunja estime que les médecins doivent se consacrer à tenter de soulager les patients. "Il existe de nombreuses maladies dont nous continuons à traiter les symptômes sans en connaître la cause exacte", souligne t-elle.

 

Source: Maxisciences


 

Je pourrais remplir des pages entières de catastrophes en puissance.

 

Je viens de relire le roman de denis Marquet : "Colère".

C'est un excellent livre, documenté, très bien mené. Effroyable.


Édition Livre de poche

 http://calounet.pagesperso-orange.fr/resumes_livres/marquet_resume/marquet_colere.htm

 

La Terre. Exploitée, martyrisée, défigurée. La Terre se révolte. Séismes, raz de marée, ouragans, éruptions volcaniques, virus foudroyants... Devant une série de cataclysmes sans précédents, les scientifiques du monde entier sont sans réponses. Une femme, elle, a compris. Parce qu'elle a su payer le prix. Mais le monde est-il prêt à écouter une femme ? Colère. un thriller à la puissance 10. Un roman initiatique qui résonne comme un dernier avertissement : et si le compte à rebours avait déjà commencé ?

Denis Marquet, normalien et agrégé de philo, remet en question toutes les théories scientifiques, dans un roman cauchemardesque sur l'avenir de l'humanité. À la fois thriller ésotérique, roman apocalyptique et roman d'anticipation, voici un récit écologique de grande qualité. Le dysfonctionnement climatique d’une Terre qui se rebelle contre l’homme, son principal prédateur. Ce thème ne présente rien de très nouveau, mais c’est un roman à suspense mené avec imagination, qui entrecroisent une documentation scientifique impressionnante, une touche de spiritualité, un brin de morale et beaucoup d’amour. Marquet navigue subtilement sur les angoisses et interrogations de notre temps. Son roman apocalyptique sert une véritable mise en garde contre les abus de la nature par l'homme et un vibrant appel à l’humilité.

Pascale Arguedas


La dédicace de l’auteur :
Colère est né d'un moment de ma vie, qui est devenu un passage du livre. Une plage, sous les tropiques. Je suis à moitié dans l'eau, je laisse le rythme des vagues guider mes pas. La mer est belle. Soudain, un vacarme de moteurs. Trois jets-skis sont apparus. Trois jeunes hommes, qui se sentent visiblement tout-puissants, sur cette eau qu'ils sillonnent comme s'il s'agissait d'une autoroute. Ils me mettent en colère. Ils n'ont rien compris. La mer est une étendue sacrée, imprévisible, dangereuse. Tous les vrais marins le savent. Il faut la connaître, et la respecter. Ce n'est pas un objet que l'on peut dominer. Je me prends à rêver. Si l'océan révélait soudain sa nature véritable ? S'il rappelait au dérisoire orgueil de ces pauvres en conscience leur incroyable fragilité face à l'élément ? En les engloutissant par exemple... Et le bruit cesserait. La paix reviendrait. Puis cette idée, qui me fait frissonner. Ne sont-ils pas la métaphore exacte de nous tous, frères humains, unis dans la même outrecuidante incompréhension de la Nature, et de notre nature ? Et celle-ci n'a-t-elle pas commencé, déjà, - modifications du climat, maladies émergentes - de nous rappeler que nous ne sommes pas des dieux ? Alors, en exagérant un peu, ne pourrait-on pas imaginer que... Colère est né. Mais est-ce tellement exagéré ? (Denis Marquet)

 


 Bon, alors, que fait-on ?

On lit les dernières nouvelles du monde ou on s'efforce d'écrire les prochaines ?

 

 

 

 

Ataraxie

Par Le 19/02/2012

Ataraxie

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ataraxie

L’ataraxie (du grec ἀταραξία / ataraxía signifiant « absence de troubles ») apparaît d'abord chez Démocrite et désigne la tranquillité de l’âme résultant de la modération et de l’harmonie de l’existence.
L’ataraxie devient ensuite le principe du bonheur (eudaimonia) dans le stoïcisme, l’épicurisme et le scepticisme. Elle provient d’un état de profonde quiétude, découlant de l’absence de tout trouble ou douleur. Cette notion apparaît à l'époque d'Épicure.
L'état d'ataraxie n'est pas uniquement une affaire mentale. L'étude rationnelle d'une éthique et d'une paix intérieure telle que firent ces trois mouvements philosophiques reste limitée par l'expression de ce sentiment de quiétude. Nous ne pouvons que souligner l'importance des exercices corporels dans ces doctrines afin de mieux faire apparaître la relation controversée entre le corps et l'esprit. L'ataraxie est en effet liée, d'une façon non nécessaire, à l'aponie, ou absence de troubles corporels. Selon Épicure, ces deux états liés mènent à l'euthymie.

Dans le scepticisme 

Au sein de l’école sceptique, l’ataraxie est le résultat de l’épochè, la suspension de l'assentiment ou du jugement. Elle consiste dans le fait, grâce à l'absence de jugements dogmatiques, de ne pas connaître ses désirs et ses craintes [réf. nécessaire]. Les sceptiques pensent que la valeur de l'ataraxie réside dans son caractère d'absence ou de déni de connaissance, c’est-à-dire que le scepticisme prône l'idée que la connaissance n'est pas nécessaire à l'action, mais qu'au contraire ce sont nos convictions qui nous paralysent.
En revanche, les sceptiques n'arrêtent pas leur réflexion sur les choses et les évènements; ils n'accordent simplement aucun crédit ni aucune véritable certitude sur l'une ou l'autre vision des choses.
Dès lors, une libération intérieure résulte de ce détachement face aux affections rencontrées au fil des jours, et permet à l'individu d'envisager la vie libérée des troubles, d'où résulte cette absence de trouble, l'ataraxie.

Dans l'épicurisme 

Pour Épicure, la réflexion sur le bonheur est incontournable car l'existence de l'humain est tout entière dominée par la recherche des causes qui le produisent. Épicure enseigne à distinguer les désirs naturels des désirs non naturels, et les désirs nécessaires des désirs non nécessaires :

« Quand nous disons que le plaisir est notre but, nous n'entendons pas par là les plaisirs des débauchés ni ceux qui se rattachent à la jouissance matérielle, ainsi que le disent ceux qui ignorent notre doctrine, ou qui sont en désaccord avec elle, ou qui l'interprètent dans un mauvais sens. Le plaisir que nous avons en vue est caractérisé par l'absence de souffrance corporelle et de troubles de l'âme1. »

"Il n'est pas possible de vivre de façon bonne et juste, sans vivre avec plaisir."1
Il faut viser la suffisance à soi, car ainsi la douleur provenant du manque est supprimée.
Pour Épicure, une amitié restreinte mais véritable est importante à l'ataraxie. Dans le jardin d'Épicure, seuls ses vrais amis sont présents, ce qui empêche tout trouble de l'âme.

Dans le stoïcisme

Pour les adeptes du stoïcisme (chez Epictète il apparaît comme le complément de l'apatheia, l'absence de passion), l'ataraxie désigne un état acquis grâce à la méditation et un travail sur soi, notamment l'étude de leur doctrine. La quiétude stoïcienne résulte de la connaissance du mouvement de l'univers, animé selon eux par un air chaud (le pneuma) animant tout l'univers dans un mouvement infini et cyclique d'inspiration et d'expiration. L'éthique est ainsi imbriquée avec la physique. En méditant sur le cosmos, les stoïciens tentaient de trouver un rythme de vie calqué sur la totalité cosmique, libérée des passions négatives, qui deviennent des troubles et engendrent angoisse et colère. Ce détachement amène donc le stoïcien à considérer chaque évènement comme un moment nécessaire à la bonne marche de l'univers.

En médecine

Et plus spécifiquement en neuro-psychiatrie, l'ataraxie est qualifiée de « calme d'esprit ». C'est l'état d'une personne qui ne se laisse troubler par rien. C'est un état d'indifférence émotionnelle totale du sujet qui n'éprouve pas d'émotion émanant de lui-même et qui lui serait propre.

Théorie du champ unifié

Par Le 18/02/2012

"La physique théorique a porté une attention considérable à la façon dont les nombreux et divers phénomènes de l'Univers apparaissent comme les manifestations d'un même tout sous-jacent. Einstein avait non seulement montré que l'espace et le temps n'étaient qu'un mais que les forces électriques et magnétiques ainsi que l'énergie et la matière l'étaient également : sa fameuse équation E=mc2. Il passa les dernières années de sa vie à chercher une unité plus grande encore, une Théorie du champ unifié qui montrerait que les quatre forces fondamentales de la physique (gravité, force électro-magnétique et les forces nucléaires, soi disant "faibles" et "fortes") ne sont que les manifestations d'un principe unique. En dépit des années qu'il a consacrées à ce problème, le Champ Unifié a toujours échappé à ses recherches. 

Cependant, des travaux ultérieurs en physique ont montré que son pressentiment était probablement juste. La "Théorie Gauge" suggère que les quatre forces fondamentales de l'Univers physique pourraient en effet être considérées comme des manifestations d'un processus unique.

Une autre découverte de la physique moderne suggère que nous pourrions nous tromper en considérant les particules atomiques comme des entités distinctes. La notion de séparatibilité est pratique au niveau de la vie quotidienne et a été dans le passé un modèle valable pour comprendre la structure atomique mais ce n'est pas forcément l'ultime vérité. Au niveau le plus fondamental il semble qu'il n'y ait que des modèles d'énergie qui donnent naissance à une "apparence" de particules séparées. Cette suggestion implique que nous sommes tous intrinsèquement tissés dans la trame de l'Univers et interconnectés à bien des égards même si nous semblons physiquement séparés.

Une approche visant à comprendre cette interconnexion a été émise par David Bohm, un physicien britannique. Il a introduit la notion "d'ordre impliqué". Si l'ordre expliqué est l'Univers que l'on voit autour de nous (le monde de cause à effet décrit par les diverses lois de la physique), l'ordre impliqué est un niveau d'ordre non perceptible par les sens, ni par aucun appareillage physique. Au niveau de l'ordre impliqué, chaque partie de l'Univers contient l'Univers dans son ensemble.

On peut trouver une analogie avec l'hologramme.

Dans une photo normale, chaque point de la photo est une partie particulière de l'image et pour qu'on puisse voir l'image correctement tous les points doivent être dans la position correcte. Par contre, dans un hologramme, chaque point de la plaque photographique contient les informations de l'image entière. Chaque partie de l'image est encodée dans toutes les parties de la plaque. En regardant l'hologramme à l'oeil nu, on ne voit rien d 'autre que des sortes de vagues mais quand un type particulier de lumière est dirigé à travers la plaque, on voit apparaître une image et elle sort de la plaque comme une image en trois dimensions. Du fait que chaque région de la plaque contient de l'information sur toute l'image, elle peut donner naissance à l'image entière. En ce sens, l'image est enveloppée à travers toute la plaque. 

La Théorie de l'ordre impliqué suppose que l'Univers physique pourrait être comme un hologramme et que l'ensemble de l'espace et du temps serait en quelque sorte codé dans chaque partie de lui-même. Cet ordre impliqué n'est jamais perçu directement. Ce que nous voyons est l'ordre expliqué, des formes spécifiques qui sont générées à partir de l'ordre impliqué sous-jacent. Finalement conclut david Bohm, l'Univers doit être considéré comme un seul ensemble indivisible dans lequel des parties séparées et indépendantes n'ont pas de statut fondamental. "

Peter Russel.

 


 

"Un être humain est une partie du tout, que nous appelons Univers, une partie limitée par l'espace et le temps. Il expérimente lui-même ses pensées et ses sentiments comme quelque chose de séparé du reste, une sorte d'illusion d'optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une forme de prison, nous limitant à nos désirs personnels et à l'affection pour les quelques personnes proches de nous. Notre tâche doit être de nous libérer de cette prison en élargissant notre cercle de compassion pour embrasser dans leur beauté toutes les créatures vivantes et l'ensemble de la nature. "

Albert Einstein.

 


 Ce qui est fascinant, c'est de retrouver dans les cultures des Peuples Premiers, une vision très claire de ce Champ Unifié...L'exploration spirituelle se passe de la technologie.

Une totale contradiction

Par Le 17/02/2012

Une cellule de peau a  une durée de vie de 3 à 4 semaines avant d'être renouvelée. En fonction de son endommagement (blessure, coup de soleil...), ces cellules peuvent être recyclées toutes les 2 semaines.

 

Un globule rouge vit lui quelque 120 jours soit 4 mois.

 

Une cellule de la rétine ne dépasse pas 10 jours.

 

Les cellules tapissant la surface de l'intestin ne «tiennent» que 5 jours, elles comptent parmi celles dont la durée de vie est la plus courte de tout l'organisme. À l'exception de celles-ci, l'âge moyen des cellules de l'intestin est de 15,9 ans.

 

Quant au foie, chargé de détoxiquer l'organisme humain, la durée de vie de ses cellules est assez courte - une cellule du foie d'un humain adulte se renouvelle tous les 300 à 500 jours.

 

De même pour le pancréas, la rate et les poumons dont les cellules ont une durée de vie de 300 à 500 jours.

 

Les cellules du squelette vivent un peu plus de 10 ans.

 

Celles des muscles des côtes durent en moyenne 15,1 ans.

 

Nous sommes par conséquent mentalement figés dans un organisme incessamment transformé. Une totale contradiction. L'illusion de transformation psychologique est entretenue par cette Histoire qui montre l'évolution matérialiste de l'Humanité. Une évolution qui lorsqu'on l'observe correspond davantage à une involution au vu de l'absence actuelle de toute maîtrise.

Histoire

Par Le 17/02/2012

La "grande "Histoire...

Je tourne cette idée depuis quelques jours et je cherche une époque correspondant à l'instauration du moi dérivé dans le fonctionnement humain, cette rupture qui a conduit à l'enchaînement des périodes historiques jusqu'à nos jours.

La sédentarisation.

On remonte loin dans le temps.

L'installation des hommes a marqué à mon sens le détachement envers le flux vital. De "chasseurs-cueilleurs", l'humanité est devenue exploitante. Et le sentiment de puissance s'est nourrie de l'idée que l'humain était "différent". Les religions se sont engouffrées dans la brèche. A moins qu'elles soient même responsables du phénomène. 

Les enfants de la Terre se sont vus plus puissants que leur Mère.

J'ai le vertige quand j'essaie de mesurer et d'analyser ce que ce changement a généré.

Au regard de l'Histoire, je ne parviens pas à trouver une seule époque ayant contribué à restaurer cette osmose. Des mouvements de pensées ont jailli, des confrontations inévitablement bâties sur le concept du moi encapsulé. J'imagine l'aménagement d'une pièce, le déplacement des meubles, l'agencement euphorique, comme si la disposition et l'emploi des ressources matérielles, technologiques, cognitives pouvaient engendrer un résultat favorable par rapport à l'agencement précédent. Non, il n'en est rien pour la bonne raison que les hommes restaient immanquablement enfermés dans le même concept. le Moi. C'est la pièce qu'il fallait abattre mais ils n'en sont jamais revenus à un travail d'architecte. Juste de l'aménagement intérieur. On ne peut nier le fait que cet agencement a atteint une certaine qualité pour une partie de la planète tandis qu'une autre n'est pas parvenue à suivre le mouvement, dépassée par  la force technologique des premiers, dépassée par cette volonté inébranlable d'étendre leur puissance, jusqu'à piller les ressources des voisins. La guerre est devenue le nerf du moi dérivé, la source de son extension.

La sédentarisation contenait en elle la nécessité de multiplier les territoires à exploiter étant donné que les besoins inhérents au moi dérivé ne cessaient de gonfler. Pour renforcer sa puissance, il faut étendre son champ d'action. Pas question de se contenter des cycles naturels et d'attendre que la terre reconstitue son potentiel. L'usage des énergies fossiles comme le pétrole a accéléré le processus.

Rien dans l'Histoire ne permet la moindre ouverture des consciences. La pièce était close, sans fenêtre, des murs immenses. Une prison intérieure que les générations, les unes après les autres, se sont efforcées de décorer. Jusqu'à piller les éléments rapportés par des populations voisines. L'accumulation est devenue le seul mot d'ordre.

Lorsque je vois les milliers de livres historiques cherchant à analyser les causes des conflits, je me dis qu'il y a un regard extrêmement limité sur les évènements. Les historiens identifient non pas les causes mais des conséquences d'un phénomène intérieur. Il faut remonter dans la psyché humaine. Remonter très, très loin. Avant que les murs de la geôle ne soient mis en place par les hommes eux-mêmes. Sinon, rien ne sera jamais réglé. On continuera à observer et à analyser les évènements qui se produisent dans cet espace clos sans jamais chercher une faille dans le mur, sans jamais porter notre regard par-delà les murs.

L'analyse du passé n'apportera aucune solution. Les changements qui surviendront ne seront toujours qu'un angencement de la cellule.

L'extermination des ethnies contribue bien entendu au maintien du paradigme. Les puissants ne peuvent laisser exister un autre regard. Le risque que cela déclenche une crise de conscience est insupportable. Il suffira de faire passer ces peuples pour des "sauvages". Les tenants du modernisme s'exclameront que si on suit cet exemple, on doit revenir à l'époque de la pierre taillée.

Ils devraient essayer de comprendre que d'un point de vue spirituel, nos sociétés modernes en sont à la Préhistoire.

Et que les ethnies des Peuples Premiers sont infiniment plus évolués.

 

Je sais bien que cette vidéo est issue d'une chaîne commerciale. Je sais bien que se pose le problème des conséquences de ce genre de rencontre. Mais je trouve exaltant de voir que des "Blancs" viennent demander leur avis à des "sauvages".

Et le passage avec la Calas est tellement beau...

Toujours l'Islande

Par Le 16/02/2012

Après son refus de payer sa dette, l’Islande fera le triple de la

croissance de l’UE en 2012

23 janvier 2012 Posté par benji sous Argent et politique 12 commentaires

 

http://blogs.mediapart.fr/blog/la-garnie/240112/apres-son-refus-de-payer-sa-dette-l-islande-fera-le-triple-de-la-croissan

Je ne cesserai jamais de répéter que l’Islande est LE pays à prendre en exemple,même s’il est complètement ignoré des médias, s’il est loin ou quelle qu’en soit la raison pour ne pas en parler, c’est le pays à suivre! Payer pour les banques? Même pas en rêve, là bas ils ont été emprisonnés! Sauver les banques? Elles ont été nationalisées. Quand à la croissance actuelle, elle se porte au mieux.

Islande a terminé l’année 2011 avec une croissance économique de 2,1% et selon les prévisions de la Commission européenne, elle va faire le triple du taux de croissance attendu pour l’UE en 2012 (La croissance de l’UE est prévue à 0,5% en 2012 contre 1,5% en Islande). Pour 2013 la croissance devrait atteindre 2,7%, principalement à cause de la création d’emplois. L’Islande est le pays qui a nationalisé les banques privées et qui a emprisonné les banquiers responsables de la crise.L’Islande a été le seul pays européen qui a rejeté par un référendum citoyen le sauvetage des banques privées, laissant s’effondrer certaines d’entre elles et jugeant de nombreux banquiers pour leurs crimes financiers.

Pendant ce temps dans un pays comme l’Espagne, le ministre l’économie qui fut un grand responsable chez Lehman Brothers, a maquillé les soldes bancaires et a gonflé les résultats pour faire croire à une solvabilité du système financier résultant de la déréglementation des marchés mais ce dernier a fini par s’effondrer. 

Glitnir, Landsbankinn et Kaupthing furent les banques nationalisées en 2008 pour éviter leur faillite et qui furent placées sous contrôle démocratique, plutôt que de profiter d’injections inconditionnelles de capitaux publics, comme en Espagne ou dans les autres pays européens. En juin dernier, l’une d’elle Landsbankinn, a annoncé son intention de rembourser les intérêts aux détenteurs d’hypothèques pour compenser les citoyens de payer leurs pertes.

La révolte pacifique a débuté en 2008, sans que celle-ci soit décrite dans les pages des grands médias européens, qui ont mentionné dans des notes en bas de page que ce pays était un dangereux exemple à suivre. À la fin de 2008, l’ensemble des dette de l’Islande égalait à 9 fois son PIB. La monnaie s’est effondrée et la Bourse a suspendu ses activités après une baisse de 76%.

Le pays a fait faillite et a ensuite reçu un prêt de 2 100 millions de dollars du FMI et 2 500 millions de dollars provenant des pays nordiques et de la Russie. Le FMI, comme d’habitude, a exigé, en échange des mesures « d’ajustement » soit des coupures dans les dépenses sociales qui ont provoqué la colère de la population, la chute du gouvernement et la convocation d’élections anticipées au début de 2009 dans lesquelles la gauche a remporté la majorité absolue et provoquant l’effondrement du Parti de l’Indépendance, un parti conservateur, qui était traditionnellement la force dominante dans le pays, qui n’a conservé que 23,7% des voix.

Le Mouvement Gauche-Vert a gagné 21,7%, Alliance sociale-démocrate 29,8%, le Parti progressiste 14,8% et Mouvement des citoyens 7,2%.

Johanna Siguroardottir a été choisi pour diriger le gouvernement réunissant des sociaux-démocrates, et les écologistes de gauche. En 2010, on a mis sur pied une assemblée constituante de 25 membres, des « citoyens ordinaires » pour réformer la Constitution. Cette même année, le gouvernement a soumis à un référendum sur le paiement ou non de la dette contractée par les banques privées en faillite au Royaume-Uni et dans les Pays-Bas, mais 90% des gens ont refusé de payer.

Ses citoyens ont voté non à cause de l’effondrement de la Banque Icesave et les gouvernements de ces pays couvrent les dépôts à capitaux publics. Le FMI a gelé les prêts en espérant que l’Islande finirait par payer ses dettes illégitimes.

En septembre 2010, l’ancien Premier ministre Geir Haarde a été mis en procès pour négligence dans la gestion de la crise. Interpol a également émis un mandat d’arrêt international contre l’ancien président de Sigurdur Einarsson. En avril 2011, les citoyens ont de nouveau dit non à un nouveau référendum sur le paiement de la dette.

Après cela, au mois de décembre la banque Landsbanki a décidé de retourner une partie de la dette. Le montant total des sommes versées par Landsbanki, selon Icenews à 350 milliards de couronnes, soit environ 33% de la dette totale. Pourtant, « les comptes Icesave ne représentent seulement 4% des obligations des institutions financières du pays, soit environ 4000 millions d’euros. 96% restant ne pouvait pas être renvoyé aux créanciers, car il était complètement impossible de le faire parce que le paiements d’intérêts chaque année aurait dépassé les revenus du pays.

Dans les mots de l’économiste Jon Danielsson : « Les (banques) ont accumulé une dette égale à plusieurs fois le PIB annuel. Il n’y a aucune possibilité que les citoyens puissent payer cette dette. »

Il y a quelques jours, les responsable de la Fiscalité en Islande ont inculpé deux officiers supérieurs des banques qui ont commis des fraudes au moyen de prêts non autorisés pendant les opérations qui ont conduit à son système financier à s’effondrer en 2008 : l’ancien PDG responsable de la faillite de Glitnir, Larus Welding et le responsables des finances de l’entreprise, Gudmundur Hjaltason. Ils auraient abusé de leur position pour fournir environ 102 millions d’euros sans la permission, sans garanties de la part des bénéficiaires et sans avoir consulté le département de gestion des risques.

Les agences de notation Moody, Standard & Poor et Fitch font pression pour punir l’endettement sans grand succès et toujours en essayant d’ignorer la reprise économique dans ce pays. Par ailleurs, en 2008, quelques mois avant l’effondrement de ses banques, le pays jouissait encore de la cote triple A donnée par ces mêmes organismes.

* Journaliste.  Www.contralatortura.cl Dispatch

Etiquettes

Par Le 15/02/2012

Je trouve assez déprimant que ce besoin d'étiquettes soit encore présent quand il s'agit d'une démarche spirituelle et finalement, ça me laisse penser que ce moi dérivé qui a besoin de s'identifier exerce toujours son influence, même au coeur de cette sphère spirituelle qui se devrait d'être détachée de ces appartenances limitatives.

Je ne suis pas bouddhiste. Il n'y a que Bouddha qui l'était.

A la limite, je pourrais dire que je suis "ledruiste" mais ça serait encore plus ridicule.

Je ne suis rien qui puisse exercer sur moi un signe d'appartenance ou d'adhésion pleine et entière. 

Je ne suis pas Français, je suis né sur un bout de terre que des hommes ont nommé France.

Je ne suis pas instituteur, j'exerce le métier d'instituteur.

Je ne suis pas écrivain, j'aime écrire.

Je ne suis pas un humain, je suis une forme de la vie qui a fini par prendre le nom d'humain.

Mais tout ce fatras ne fait pas de moi autre chose que ce que la vie est en moi. Elle existe et le nom prise par la forme n'est pas l'espace qui s'y trouve. Tant que les humains s'égareront dans ce genre de limitations, il n'y aura aucun changement possible. On sera toujours dans ce registre du moi qui cherche à exister à travers des illusions dérisoires et éphémères.

Et il y a des jours où cette immobilité spirituelle me désespère. Cette impression que le progrès matérialiste, scientifique, social, technologique a usé de toute l'énergie disponible et que l'évolution spirituelle s'est trouvée vidée de tout. Une vieille peau abandonnée, flétrie, pourrie, liquéfiée dans le flot des âmes fascinée par la quête matérialiste.

Ceux et celles qui s'intéressaient encore à cet espace spirituel, se sont dit que ça serait bien qu'ils se retrouvent ensemble pour en discuter, se reconnaître, comparer, débattre, tenter de s'élever un peu de la masse qui s'étend, s'étend...Et au fil des rencontres, ils ont créé des groupes pour pouvoir se positionner vis à vis des groupes qu'ils critiquaient.

Quelle misère, quelle épouvantable misère...

Mouvements de pensées. (spiritualité)

Par Le 15/02/2012

Des lecteurs ou lectrices, ici ou sur des forums, me disent parfois que mes propos ressemblent au Bouddhisme ou à la Théosophie, à l'Hindouisme, au Taoisme ou d'autres entités religieuses, philosophiques ou spirituelles.

Non, je ne suis adepte de rien.

Je n'aime pas les mouvements de pensées qui sont des pensées de masse.

Je n'aime pas les Maîtres à penser.

Je n'aime pas les leaders, ni ceux qui les "leadérisent".  

Je n'aime pas ceux qui aimeraient que je pense comme eux ou qui aimeraient en tout cas qu'en pensant comme eux, cette pensée, qui est leur, soit renforcée par mon adhésion.

Je n'aime pas l'identification de l'individu à une pensée figée.

Lorsque je parle d'éthique mondiale, il ne s'agit pas d'un mouvement de masse conduit par des individus érigés en Gourous, Maîtres à penser, Guides spirituels, Leaders charismatiques, Grand Eveilleur et autres dérives sectaires ou tout du moins adhésion à une soumission vénérée...Je parle d'individus ayant érigé en eux une conscience INDIVIDUELLE prenant forme dans les actes quotidiens et portant un regard aimant sur le phénomène vital, qu'il soit de la dimension de la sauterelle à celle de l'atmosphère en passant par l'être humain.

Je pense que les consciences individuelles agissantes auront un impact plus sain que celui de masses constituées d'individus ayant trouvées dans l'adhésion inconditionnelle à des paroles de maîtres une forme et un rôle à tenir. J'ai davantage de reconnaissance et d'estime envers l'agriculteur du fin fond des Cévennes qui oeuvre à l'exploitation respectueuse de la terre qu'envers la masse suiveuse qui porte des banderoles derrière quelques personnalités "charismatiques"... L'un agit concrètement, les autres parlent.

La question se pose de "l'utilité" de personnalités comme Krishnamurti, Swami Prajnanpad, Douglas Harding, Eckhart Tolle et autres "penseurs". Sont-ils ou étaient-ils engagés dans une voie active ou se contentaient-ils d'émettre des réflexions ? La parole peut-elle être considéré comme un acte utile ?

Pour ma part, la réponse est claire. Ces gens sont des acteurs majeurs, des "agisseurs".

D'une part, parce que la profondeur de leurs réflexions réclame une intensité similaire à celle d'une exploration, qu'ils y ont consacré leur vie entière et d'autre part, parce qu'ils ont contribué à une mise en actes chez leurs lecteurs ou auditeurs de ces réflexions, au regard justement, de l'extrême précision à laquelle ils sont parvenus. Il ne s'agissait pas de fumeuses discussions de bistrots ou de salons littéraires ou intellectuels mais d'un cheminement d'explorateur de conscience.

A mon humble niveau, lorsque je passe parfois deux heures à écrire quelque chose d'à peu près sensé, j'éprouve une fatigue réelle, comme si j'avais effectivement marché intérieurement. Je serais totalement incapable d'imaginer ce qu'ont pu vivre Krishnamurti, C G jung, Aurobindo...

De plus, ces "Penseurs Agissant" se sont bien souvent engagés dans des voies sociales afin de tenter d'apporter leur contribution à la communauté. Ils ne sont pas restés reclus dans leur solitude à explorer leur propre abîme. Ces gens étaient essentiellement tournés vers autrui sans pour autant chercher en aucune mesure à devenir gourou ou leader. Krishnamurti a rompu avec la société théosophique pour cette raison.Lui, comme beaucoup d'autres contribuaient à provoquer chez tous, non pas une adhésion à une pensée mais l'exploration de leurs propres pensées. C'est totalement différent.

Tant que les humains chercheront à adhérer à un quelconque mouvement de masse, on sera toujours confronté à une société d'individus égarés en proie à l'angoisse des horizons. Il n'y a aucun panneau indicateur dans la voie spirituelle. En dehors des panneaux qu'on se fabrique soi-même et qu'il faut brûler derrière soi au risque de se retrouver englué dans une voie rassurante.

Je n'appartiens à aucun mouvement, je ne cherche aucun panneau indicateur, je récuse toutes les pensées collectives. 

L'exemple de l'Islande

Par Le 15/02/2012

"Si vous ne changez pas en vous-même, ne demandez pas que le monde change"

http://www.wikistrike.com/article-revolution-loin-des-medias-l-islande-reecrit-entierement-sa-constitution-99142021.html

 

Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur « Google » : bref, le black-out total. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une « gauche » libérale de remplacement elle aussi évincée des « responsabilités »  parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le Peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise, une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques, une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects « révolutionnaire » : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du Peuple à une autre société.


Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des Peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

 

Musique: L'Islande nous souhaite "Bon courage"

 

http://player.vimeo.com/video/12236680?title=0&byline=0&portrait=0

 

Quand l’Islande réinvente la démocratie

Le 16 décembre 2010 par Jean Tosti

Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois. Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.

C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.

Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif.

Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.

(source: cadtm.org)


Quand l’Islande réinvente la démocratie

 

l’Assemblée constituante a été élue en novembre

Un jour, il y a quelques mois, un anglais passant par Paris, rencontré à la librairie Lady Long Solo, nous alertait sur la révolution en Islande. Quelle révolution ? On n’en entend parler nulle part. Une rapide recherche google ne donne rien du tout, aujourd’hui, ni en associant le mot « révolution », ni même « crise », où l’on ne trouve que des détails sur la crise financière, effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.

Confronté alors à la faillite brutale du système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des jeysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques avaient été nationalisées. Notre informateur anglais en avait entendu parler pour les projets législatifs de liberté totale pour internet, tels que des sites anglais pensaient à s’héberger là. Plus encore, il insistait pour parler d’une véritable révolution, sans pouvoir la décrire plus, mais s’étonnant qu’on n’en ait jamais entendu parler.

Cherchant alors avec obstination, on a fini par voir des images du palais présidentiel assiégé par une foule qu’on qualifierait ici sans hésiter d’anarcho-autonome. En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule. Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.

Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.
Parmi les informations glanées, cette image saisissante de l’agora dans les bains publics chauds, où le peuple s’assemble tous les matins pour débattre de comment refaire le monde.

Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être plus considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges, dont on ne se serait pas aperçu sans la vigilance de Truks en vrac, de notre ami B.Bec, du Gers, relayant le CADTM, ou de Jean-Luc Mélenchon, qui trouve là une similitude avec ses propres thèses constitutionnalistes, mais ne semble pas voir plus loin que le bout de son nez anti-capitaliste.

Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais vue en Europe, peut se produire sans que la presse, ni google, ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller rigoureusement la conscience collective.

On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie. S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.

Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.

Cet article se voudrait un appel à qui aurait plus d’informations sur cette extraordinaire histoire islandaise. On peut m’écrire à: michelsitbon@gmail.com, et je relayerai avec plaisir. Un dossier sur la révolution islandaise tente de rassembler les articles qu’on peut trouver sur le sujet.

(source: parisseveille.info) et les moutons enragés

Point de rupture

Par Le 14/02/2012

Pour qu'un changement de paradigme s'opère, les déséquilibres doivent s'étendre jusqu'à l'extrême. C'est la particularité la plus sombre de l'humanité. Rien ne se fera de façon volontaire. Je pense parfois à ce "nombre déclencheur" dont parle Rupert Sheldrake et qui compose sa théorie des champs morphiques.


http://sechangersoi.be/4Articles/Sheldrake01.htm

Articles A découvrir Nouveautés 

DU CENTIEME SINGE AUX CHAMPS MORPHIQUES
DE LA LEGENDE A L'HYPOTHESE SCIENTIFIQUE

Version imprimable

Peut-être connaissez-vous déjà le phénomène du 100ème singe, cette observation par des scientifiques en Asie, dans les années '50, concernant la transmission de l'apprentissage d'une communauté de singes à d'autres communautés sans qu'il n'existe de moyen connu de communication entre les singes concernés. Si vous ne la connaissez pas, en voici une version glanée sur le net :
http://www.naute.com/anecdotes/singe.phtml

Ce phénomène étant controversé, en voici davantage sur le sujet afin d'étayer le phénomène en lui retirant son côté miraculeux et légendaire.

Rupert Sheldrake, biologiste britannique, introduit le concept de champs morphiques dans son livre "La mémoire de l'univers", publié en français en 1989 aux Editions du Rocher.

Sur son site, Rupert Sheldrake donne sa version du phénomène du centième singe (en anglais). Bien qu'il ne démente pas, il admet que le texte a été répété, modifié et interprété, et surtout beaucoup exagéré :
http://www.sheldrake.org/Resources/faq/answers.html#monkeyl . Il donne en partie sa version à lui.

La théorie de Sheldrake sur les champs morphiques corrobore en partie le phénomène du centième singe, en y apportant une hypothèse d'explication. Les conséquences possibles de cette théorie sur l'effet que nous pouvons avoir autour de nous par les propres changements que nous introduisons dans notre vie à un niveau individuel, peuvent porter à croire que notre responsabilité, au niveau de notre comportement individuel, donc l'importance de ce que nous faisons, pourraît être fondamentale pour parvenir à changer les mentalités et les comportements à plus grande échelle dans le monde, ou du moins, dans la communauté ou société dans laquelle nous vivons.

Alors que nous avons coutume de penser que notre mémoire est localisée dans notre cerveau, que nos gênes sont responsables des caractères héréditaires et que nos pensées sont la conséquence uniquement de phénomènes chimiques et électriques siégeant dans le cerveau, Sheldrake postule qu'il en est autrement. Il ne présente pas son hypothèse comme "la" vérité, mais il en fait paraître le bon sens et propose diverses manières d'étudier le phénomène afin d'étayer ce qu'il exprime.

Selon lui les lois de la nature ne sont pas "universelles" et "immuables". Elles évoluent depuis toujours, même les lois qui concernent les phénomènes physiques et chimiques les plus élémentaires.

Au delà du contexte scientifico-historique qui occupe une grande part de l'ouvrage, Rupert Sheldrake fait comprendre ce phénomène d'évolution suivant le principe de la chréode.

Imaginez-vous un plan de sable légèrement incliné. Posez-y une bille dans la partie supérieure, elle va se mettre à rouler en traçant un sillon dans le sable lors de sa descente. Posez-y une seconde bille. Si sa trajectoire rencontre le sillon tracé par la première bille, il est très probable qu'elle va également l'emprunter, et l'élargir. Posez-y une troisième bille, la probabilité de la répétition du phénomène sera encore plus importante. Après la centième bille, il deviendra carrément improbable qu'elle ne prenne pas le sillon creusé par toutes les billes qui l'auront précédée. Cela étant, il n'est pas impossible non plus qu'un nouveau sillon soit tracé par une bille n'ayant pas emprunté le sillon déjà largement creusé, et qu'avec le temps d'autres billes empruntent ce second sillon, en l'élargissant, l'approfondissant, quitte à rendre le second sillon plus facilement praticable que le premier, voire à finir par empêcher l'accès au premier sillon.
Selon Sheldrake, tous les phénomènes de la nature fonctionnent selon le principe de la chréode. C'est à dire qu'une fois un phénomène apparu : plus il se produit, plus il est probable qu'il se reproduise. Et sur une échelle de temps et de répétitions en milliards d'années et en milliards d'opportunités, certaines lois de la nature apparaissent comme immuables.
De la sorte on peut parler d'une forme de mémoire de tout ce qui se passe dans la nature. Les phénomènes se reproduisent tels qu'ils se sont déjà produits, parce qu'ils se sont déjà produits. Et le fait qu'ils se reproduisent augmente encore la probabilité qu'ils se reproduiront de la même manière. Et cela concerne tant les atomes et molécules, que les cellules, les animaux, les humains, les planètes, étoiles et galaxies.

Cependant, la chréode telle qu'expliquée ci-dessus, n'est qu'une image, ou métaphore de la réalité, mais qui peut en faciliter la compréhension.
Selon Sheldrake, cette mémoire, représentée par la chréode, est contenue dans les champs morphiques.
Le champ morphique n'est pas matériel. A l'heure actuelle il n'est pas mesurable. Et il fonctionne un peu à l'instar des champs magnétiques ou gravitationnels. Il contient donc de l'énergie, mais n'est pas constitué de matière (atome, électrons, etc.).
Ce serait donc ce champ qui contient la mémoire (représentée par la chréode), et permettrait à toute entité (des particules atomiques aux galaxies, en passant par les êtres vivants) de se développer à l'image de celles qui lui ont précédé.

Rupert Sheldrake donne à ce phénomène de répétition qui constitue une mémoire, le nom de résonance morphique.
"Sheldrake montre au fil des pages que l’héritage du code génétique est insuffisant pour comprendre la structure et le comportement du vivant : «Alors que la théorie mécaniste impute la plupart des phénomènes héréditaires à l'héritage génétique rassemblé dans l'ADN, l'hypothèse de la causalité formative présume que les organismes héritent également des champs morphogénétiques d'organismes antérieurs appartenant à la même espèce. Ce second type d'héritage intervient via la résonance morphique et non via les gênes. L'hérédité inclut donc tant l'héritage génétique que la résonance morphique des formes antérieures semblables ». "extrait du site "philosophie et spiritualité" :

http://sergecar.club.fr/cours/theorie8.htm

"Ainsi, une semence de hêtre prendra-t-elle, au cours de son développement, la forme, les structures génétiques empreintes des habitudes caractéristiques d’un hêtre. Elle est apte à se comporter de la sorte parce qu’elle hérite sa nature des hêtres précédents ; mais cet héritage n’est pas une simple question de gênes chimiques, il dépend aussi de la transmission des habitudes de croissance et de développement d’innombrables hêtres ayant existé par le passé." extrait du site : forum de philosophie et d'ethnologie de la culture :
http://www.avs-philo-ethno.org/texte.php?id=107 dont cette page n'est plus accessible actuellement.

Dans le cadre de l'évolution d'un individu (par exemple) il parle aussi d'auto-résonance morphique. Nous aurons tendance à répéter nos comportements, en fonction de ceux que nous avons déjà eus.
Et dans ce cadre par exemple, "nous pouvons aussi comprendre la somatisation des processus conscients et inconscients dans le corps. Une souffrance intérieure profonde longtemps portée finit par marquer son empreinte dans la structure organique. Nous portons le visage de nos passions et la trace de notre passé."
"extrait du site "philosophie et spiritualité" :

http://sergecar.club.fr/cours/theorie8.htm

Rupert Sheldrake illustre de plusieurs manières le concept des champs morphiques. Représentons-nous comme une télévision : l'appareil correspond à notre corps, et le contenu des émissions télévisées n'est que l'effet sur l'appareil des ondes électro-magnétiques que capte l'appareil. En modifiant l'appareil, il se peut que l'on perde la possibilité de capter une émission, ou que l'on capte une autre chaîne, mais cela ne veut pas dire que les ondes électromagnétiques ont disparu de l'espace.
De la même manière, notre cerveau a accès à la mémoire que représente les champs morphiques qui nous correspondent. S'il y a une altération du cerveau, il n'y a pas forcément altération de la qualité de la mémoire. Et si celle-ci devait être affectée, bien souvent cela n'est que passager. Il n'a jamais été possible de localiser physiquement la mémoire dans le cerveau.

Dans le même registre de métaphore, Rupert Sheldrake se réfère plusieurs fois à la comparaison entre
- l'être humain : son cerveau, son esprit, son corps et sa mémoire,
- et l'ordinateur : matériel et logiciel.
Si l'on considère le matériel (hardware) en parallèle au corps de l'homme et à son cerveau, on pourraît comparer le logiciel ou programme (software) aux champs morphiques. Dans ce cadre, nos gênes ne contiennent pas l'information ayant trait à notre mémoire, mais ce sont eux qui rendent l'utilisation du champ morphique possible afin de choisir les comportements adaptés. Et lorsque la partie hardware disparaît, elle n'entraîne pas la disparition de la partie software. Qu'une molécule soit décomposée, qu'une cellule soit détruite, ou qu'un personne décède, les champs morphiques qui leur correspondent ne disparaissent pas.

Pour mieux concevoir la réalité possible des champs morphiques, Rupert Sheldrake relate aussi plusieurs témoignages et expériences. Le témoignage le plus parlant dont il fait écho dans son livre est celui des mésanges perceuses de bouteilles de lait (livrées chez les particuliers devant leur porte). En voici la description, tirée du site "philosophie et spiritualité" : http://sergecar.club.fr/cours/theorie8.htm (et en partie extraite du livre de Sheldrake).

"Le cas des mésanges bleues est très documenté et il met en évidence la propagation cette fois-ci spontanée d'une habitude, celle de l’ouverture des bouteilles de lait par les oiseaux. Le phénomène a été enregistré pour la première fois en 1921 à Southampton (UK) et on a suivi sa propagation de 1930 à 1947. Or on sait que les mésanges ne s’aventurent pas à plus de quelques kilomètres de leur nid. La propagation de ce comportement s’est pourtant nettement étendue et accélérée dans le temps. De plus, en Suède, au Danemark et en Hollande, les bouteilles de lait avaient disparu pendant la guerre. Elles ne revinrent qu’en 1947, 1948. Il est tout à fait improbable que des mésanges ayant appris cette habitude aient survécu à la durée de la guerre. ....Tout ce que l’on peut dire, c’est que les habitudes acquises par certains animaux viennent faciliter l’acquisition des mêmes habitudes par d’autres animaux de la même espèce et cela même en l’absence de tout moyen de connexion physique connu. "

Une autre anecdote racontée par Sheldrake dans son livre est celle des nouvelles cristallisations. Pour obtenir un nouveau produit chimique en laboratoire, il faut souvent énormément de temps pour y arriver. Les chimistes y travaillent des mois, voire des années. Ils obtiennent alors un nouveau produit, une nouvelle cristallisation. Selon l'hypothèse de Sheldrake, celle-ci n'ayant jamais existé au préalable ne peut pas fonctionner par résonance morphique pour être formée. Or il s'avère que plus on parvient à réussir et reproduire cette cristallisation, plus celle-ci est obtenue facilement ensuite, ce qui correspond à l'idée de la chréode. Plus la fréquence de cristallisation augmente, plus l'influence du champ morphique est grande pour faciliter les cristallisations suivantes. Les chimistes ont pourtant tout un folklore à ce sujet : ils voyagent avec le fruit de leurs efforts entre les laboratoires à travers le monde, pour faciliter la réaction chimique grâce aux fragments de cristaux qu'ils utilisent comme semence pour de nouvelles cristallisations. D'autres pensent que "des semences voyagent dans l'atmosphère sous forme de particules de poussières microscopiques. Si la résonance morphique joue un rôle dans ce phénomène, plus les nouveaux composés seront cristallisés, plus leur cristallisation deviendra aisée dans le monde entier, même en l'absence de chimistes migrateurs et de toute particule de poussière dans l'atmosphère."
extrait du livre de Rupert Sheldrake, éditions du Rocher, p. 140

De la même manière, Rupert Sheldrake cite les bancs de poissons. La rapidité de réaction (lors de la présence d'un prédateur par exemple) pour changer de direction, ou pour dissoudre le banc, est bien trop grande pour qu'il puisse y avoir communication entre les poissons. L'existence d'un champ morphique unique utilisé par chacun des poissons du banc, rend ce phénomène explicable. Les poissons réagissent "comme un seul homme". Idem pour les bandes d'oiseaux.

Rupert Sheldrake fait également le lien avec l'inconscient collectif si cher à Jung. Comme pour les bancs de poisson, l'être humain a accès non seulement aux champs morphiques qui lui sont personnels, mais il a accès aux champs de groupes, de société, et de son espèce. Les champs fonctionnent en hiérarchie gigogne, s'emboîtant les uns dans les autres. Nous héritons chacun ainsi d'une mémoire collective renfermant les caractéristiques de nos ascendants, de notre groupe social, ainsi que de notre espèce. Cela va influencer notre évolution et nos comportements. "Tous les humains puisent dans une mémoire collective, qu’à leur tour, ils contribuent à façonner."
extrait du site : forum de philosophie et d'ethnologie de la culture

http://www.avs-philo-ethno.org/texte.php?id=107 dont cette page n'est plus accessible actuellement.

"D’un côté « nous avons nos souvenirs propres parce que nous sommes plus similaires à nous-même dans le passé qu’à quiconque ; nous sommes soumis à une autorésonance hautement spécifique de nos états antérieurs ». Mais parce qu’ici la théorie abandonne délibérément le concept de séparation, il y a aussi une mémoire collective. « Nous sommes aussi similaires aux membres de notre famille, aux membres des groupes sociaux auxquels nous appartenons, aux individus qui ont le même langage et la même culture que nous, et dans une certaine mesure, à tous les êtres humains, passés et présents ». Nous sommes influencés par les schèmes mentaux d’autrui, lesquels forment une matrice de pensée collective qui est activée via la résonance morphique."
"extrait du site "philosophie et spiritualité" :

http://sergecar.club.fr/cours/theorie8.htm

Nous évoluons également en fonction des champs morphiques des générations qui nous ont précédés. L'hérédité n'est à ce titre pas uniquement "génétique", mais nous portons avec nous les habituations de nos parents, grands-parents, etc.

Sheldrake, depuis la parution du livre, a continué ses recherches, et propose aussi via son site
Site de Rupert Sheldrake :

http://www.sheldrake.org/homepage.html (voir : experiments online)
de participer à des expériences de manière à apporter de l'eau au moulin de sa théorie. Suite à l'écriture de ses livres, il a aussi reçu des témoignages par milliers qui permettent d'étayer son propos et d'avancer dans sa recherche.
L'accueil de sa théorie dans le monde scientifique s'est heurtée bien sûr aux plus orthodoxes, qui semblent être moins majoritaires que par le passé. Il faudra sans doute encore un peu de temps pour qu'elle soit plus ouvertement approuvée, alors que le public, lui, n'a pas fait la fine bouche et le soutient de toutes parts.

***************************************

Les mentalités sont en train de changer autour de nous, et cela devient particulièrement visible en ce moment.
Et si nous avons la conscience de la responsabilité individuelle que nous avons dans ces changements, il est probable que nos changements, au-delà des conséquences de nos comportements, sont aussi potentiellement porteurs de changements autour de nous, sans que nous ayons rien à faire de plus que changer, évoluer, ouvrir nos consciences.
Car une fois qu'un apprentissage est appris par un nombre suffisant d'individus, il se généralise rapidement dans toute la population.
Cela peut motiver à apprendre et tenter d'évoluer toujours davantage, pour soi-même bien entendu, pour assumer notre responsabilité de ne plus participer au désastre, mais sans doute aussi et surtout, pour être un facteur de changement plus rapide à plus grande échelle.

Texte rédigé par Claire De Brabander

******************

Il est possible d'en lire davantage sur la théorie des champs morphiques ou d'autres compléments d'hypothèses, témoignages et expériences effectués ou relatés par Sheldrake sur les sites suivants : 

le site de Rupert Sheldrake :
http://www.sheldrake.org

la page du site de Rupert Sheldrake qui parle des champs morphiques :
http://www.sheldrake.org/Articles&Papers/papers/morphic/morphic_intro.html

un interview de Rupert Sheldrake réalisé par Patrice Van Eersel pour le magazine "Nouvelles Clés" :
http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=806

ainsi que deux sites desquels sont tirés quelques extraits dans le présent texte :
Le site du "forum de philosophie et d'ethnologie de la culture"

http://www.avs-philo-ethno.org/texte.php?id=107 dont cette page n'est plus accessible actuellement.

Le site "philosophie et spiritualité"
http://sergecar.club.fr/cours/theorie8.htm


On peut ajouter à cette réflexion celle de Teilhard de Chardin concernant la "NOOSPHERE"

http://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re

Ce mot, développé par Pierre Teilhard de Chardin dans Le Phénomène humain6 a été inventé par Vladimir Vernadski7. C'est la représentation d'une couche de faible épaisseur entourant la Terre (qu'on comparerait presque aujourd'hui à un biofilm) qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l'humanité et toute la capacité de cette dernière à penser.

Vernadsky a formé ce néologisme sur le modèle du mot « biosphère » (couche du vivant, bios, entourant la terre), en y substituant la racine noos (intelligence, esprit, pensée). Ce néologisme est en lui-même une proposition cosmologique, exprimant cette idée qu’une couche de pensée et de conscience, une « nappe pensante », envelopperait la surface de la terre de la même façon que la biosphère.

« [C]’est vraiment une nappe nouvelle, la « nappe pensante », qui, après avoir germé au Tertiaire finissant, s’étale depuis lors par-dessus le monde des Plantes et des Animaux : hors et au-dessus de la Biosphère, une Noosphère8. »

Teilhard de Chardin a développé sa vision d’une humanité en voie de « planétisation9 » (ce qui est ni plus ni moins qu'un terme équivalent au plus actuel terme « mondialisation »). C'est la vision d'une humanité dont l’imaginaire, les pensées, les idées, les découvertes, en d'autres termes le psychisme ou la conscience tissent progressivement une « noosphère » de plus en plus serrée et dense, génératrice de toujours plus de conscience, et d’une conscience de plus en plus solidaire, de plus en plus planétaire. Par « noosphère », Teilhard désigne le milieu, ou la dimension, de pensée et de conscience qui, depuis le début de la vie sur terre a progressivement évolué pour finir par envelopper et imprégner toute la biosphère, à la manière d’une autre atmosphère, faite cette fois non pas d’oxygène, mais de psychisme. Parce que l’humanité se multiplie et se répand sans cesse à la surface d’une terre limitée géographiquement, Teilhard voit les humains se resserrer les uns sur les autres, et cette densification de l’humanité équivaut pour lui à une densification de la noosphère, donc une intensification de la conscience. Cette densification progressive amène à un retournement sur elle-même de la conscience, phénomène que Teilhard appelle « le Réfléchi10 ». Il voyait l’humanité prendre progressivement conscience d’elle-même et de ses possibilités sur une terre rendue de plus en plus petite sous l’effet de la croissance d’une population humaine toujours plus serrée sur elle-même, donc plus « échauffée » psychiquement, donc plus consciente d’elle-même : vision prophétique de la mondialisation, qu’il appelle « planétisation ».

La noosphère se juxtapose à la lithosphère (la masse inerte), à la biosphère (la masse vivante) et à la sociosphère (ensemble des relations humaines et/ou écologiques) et elle englobe l'ensemble de l'activité intellectuelle de la Terre : il s'agit d'une sorte de « conscience collective de l'humanité » qui regroupe toutes les activités cérébrales et mécaniques de mémorisation et de traitement de l'information11 .

À partir du milieu du XXe siècle, les géographes commencent à considérer les éléments culturels et immatériels en plus des réalités matérielles. Pierre Deffontaines écrit ainsi que « le plus grand événement dans l’histoire géographique de la Terre, ce n’est pas tel plissement de montagne, tel déplacement de mer, telle modification de climat, c’est l’apparition avec l’homme d’une sorte de sphère spéciale, plus extraordinaire que la pyrosphère, l’hydrosphère, l’atmosphère ou même la biosphère; ce qu’on pourrait appeler la sphère pensante, que le R. P. Teilhard de Chardin a appelé la « noosphère », enveloppe immatérielle sans doute, qui cependant s’inscrit matériellement dans le paysage12 »

Les vulgarisateurs scientifiques Jack Cohen et Ian Stewart s'approchent de ce concept avec un nom plus médiatique d’extelligence. Le cerveau des hommes fait partie de l'extelligence, mais aussi toutes les infrastructures créées par lui qui participent au traitement comme au stockage de l'information : villes, bibliothèques, infrastructure politique, culture, réseaux de communication.

En revanche, la noosphère est née grâce à la montée de conscience des individus au fur et à mesure de leur maturation, depuis l'apparition du vivant jusqu'à nos jours. Sa manifestation la plus probante est la naissance d'organisations « humanisantes » telles que les lois, les notions d'éthique, la politique, la culture, les organisations humanitaires, et aussi comme le dit Werber, la multiplication dans l'histoire, d'inventions faites aux mêmes moments mais à différents endroits.


J'ai du mal à croire que ce type d'évolution soit graduelle et surtout volontaire. Je crains que le paradigme soit trop profondément creusé pour qu'une masse suffisante d'individus puisse s'en extraire et parvienne à creuser un nouveau sillon, jusqu'à ce ce nombre déclencheur qui verrait un nouveau paradigme s'installer.

Il faudra un évènement. Un point de rupture.

Je m'interroge malgré tout sur la possiblité d'un effet indiscernable venant de la multitude d'individus isolés et agissant dans cette autre conscience. Hors du moi dérivé. Est-il envisageable que les effets conjugués de leur engagement spirituel finisse par créer un champ de conscience unifiée, sans qu'ils n'aient cherché à le faire, comme une énergie aimantée qui finirait par créer une masse suffisante pour quitter le sillon archaïque. Rien ne se ferait de façon volontaire. Il s'agirait d'une évolution déclenchée par l'assemblage spirituel...Un champ morphique...

Gurdjieff disait qu'il suffirait de cent hommes Eveillés pour faire basculer l'Humanité dans l'Eveil...


Monsieur Gurdjieff

par Julius Evola (publié une première fois dans: Roma, 16 avril 1972; première publication de cette traduction française par Gérard Boulanger: L'age d'or, printemps 1987)

Il est rare qu'apparaissent à notre époque - où ils courent le risque d'être confondus avec certains mystificateurs - des personnages qui nous fassent toucher du doigt de façon inquiétante ce à quoi s'est réduit, métaphysiquement parlant, l'existence de la grande majorité des gens.

A cette catégorie appartient, sans l'ombre d'un doute, le "mystérieux Monsieur Gurdjieff", à savoir Gerogej Ivanovitch Gurdjieff. Le souvenir de sa présence et de l'influence qu'il exerça est encore vif, bien qu'il soit mort depuis de nombreuses années, comme en témoignent les ouvrages qui lui ont été consacrés et même les romans où il figure sous un autre nom. Louis Pauwels, l'auteur du Matin des magiciens, a pu écrire un volume de plus de cinq cents pages, qui a fait l'objet de deux éditions successives, où il a recueilli un grand nombre de documents - articles, lettres, souvenirs, témoignages - le concernant. De fait, l'influence de Gurdjieff s'étendit aux milieux les plus divers: le philosophe Ouspensky (qui, á partir de sa doctrine, écrivit un ouvrage intitulé Fragments d'un enseignement inconnu, ainsi qu'un autre, L'évolution possible de l'homme, dont une traduction italienne est annoncée), les romanciers A. Huxley et A. Koestler, l'architecte "fonctionnaliste" Frank Lloyd Wright, J.-B. Bennet, disciple d'Einstein, le docteur Wakey, l'un des plus grands chirurgiens new-yorkais, Georgette Leblanc, J. Sharp, fondateur de la revue The New Statesman: tous eurent avec Gurdjieff des contacts qui laissèrent des traces.

Notre personnage apparut pour la première fois à Saint-Pétersbourg, peu avant la Révolution d'Octobre. On ne sait pas grand chose de ce qu'il fit avant: lui-même se bornait à dire qu'il avait voyagé en Orient à la recherche des communautés qui gardaient en dépôt les restes d'un savoir transcendant. Mais il semblerait qu'il ait été également le principal agent tsariste au Tibet, qu'il avait quitté pour se retirer dans le Caucase où il fut, étant enfant, le condisciple de Staline. En France, et ensuite à Berlin, en Angleterre et aux États-Unis, il s'était consacré à l'organisation de cercles qui suivaient ses enseignements, cercles intitulés "groupes de travail". Un éditeur français qui se retirait des affaires lui offrit en 1922 la possibilité de faire du château d'Avon, près de Fontainebleau, sa "centrale" où, dans un premier temps, il créa quelque chose qui tenait de l'ésole et de l'ermitage. Parmi les bruits qui circulent à son propos, certains concernent le domaine politique. Gurdjieff aurait eu des contacts avec Karl Haushofer, le fondateur bien connu de la "géopolitique", qui occupa une place de premier plan dans le IIIe Reich, et l'on prétend même que ces relations auraient présidé au choix de la croix gammée comme emblème du national-socialisme, dont la rotation s'effectue non pas vers la droite, symbole de la sagesse, mais vers la gauche, symbole de la puissance (comme ce fut effectivement le cas).

Quel message annonçait Gurdjieff? Un message pour le moins déconcertant. Peu d'hommes "existent", peu ont une âme "immortelle". Certains d'entre eux possèdent le germe, lequel peut être développé. En règle générale, on ne possède pas un "Moi" de naissance: il faut l'acquérir. Ceux qui n'y parviennent pas se dissolvent à leur mort. "Une infime partie d'entre eux sont parvenus à avoir une âme."
L'homme de la rue n'est qu'une simple machine. Il vit à l'état de sommeil, comme hypnotisé. Il croit agir, penser, alors qu'il est "agi". Ce sont des impulsions, des réflexes, des influences de tous ordres qui agissent en lui. Il n'a pas d'"etre". Les manières de Gurdjieff n'avaient rien de délicat: "Vous pas comprendre, vous idiot complet, vous merdité", disait-il souvent dans son mauvais français à ceux qui l'approchaient. De Katherine Mansfield, morte lors d'un séjour dans son ermitage d'Avon en quête de la "voie", Gurdjieff déclara: "Moi pas connaître", voulant signifier par là que la morte n'était rien, qu'elle n'"existe" pas.

La vie ordinaire est celle d'un individu continuellement aspiré, ou "sucé", enseignait Gurdjieff. "Je suis aspiré par mes pensées, par mes souvenirs, mes désirs, mes sensations. Par le beefsteak que je mange, la cigarette que je fume, l'amour que je fais, le beau temps, la pluie, cet arbre, cette voiture qui passe, ce livre." Il s'agit de reágir. De s'"éveiller". Alors naîtra un "Moi" qui, jusque-là, n'existait pas. Alors il apprendra à être, à être dans tout ce qu'il fait et ce qu'il ressent, au lieu de ne représenter que l'ombre de lui-même. Gurdjieff appelait "pensée réelle", "sensations réelle", etc., ce qui se manifeste selon cette dimension existentielle absolument nouvelle que la majorité des gens ne peuvent même pas imaginer. Et il distinguait également chez chacun l'"essence" de la "personne". L'essence constitue sa qualité authentique, tandis que la personne n'est que l'individu social, construit de toutes pièces, et extérieur. ces deux éléments ne coïncident pas: on rencontre des gens dont la "personne" est développée alors que leur "essence" est nulle ou atrophiée - et vice versa. Dans notre monde, le premier cas prévaudrait: celui d'hommes et de femmes dont la "personne" est exacerbée jusqu'à la démesure mais dont l'"essence" est à l'état infantile - quand elle n'est pas totalement absente.

Ce n'est pas le lieu ici d'évoquer les procédés indiqués par Gurdjieff pour s'"éveiller" pour s'ancrer en l'"essence", pour se créer un "être". Quoi qu'il en soit, le point de départ serait la reconnaissance pratique, expérimentale, de sa propre "inexistence", cet état quasiment somnambulique, le fait d'être "sucé" par les choses, par nos pensées et nos émotions. C'est également à cela que servait la "méthode du désordre": mettre sans dessus dessous la "machine" que l'on est pour prendre conscience du vide qu'elle cache. Il ne faut pas s'étonner si certains de ceux qui ont suivi Gurdjieff dans cette voie sont allés au devant de crises extrêmement graves, bouleversant leur équilibre mental au point de prendre la fuite ou de se rappeler avec terreur de pareilles expériences oú ils avaient eu quasiment l'impression de vivre la mort. Quant à ceux qui ont résisté à l'épreuve et persisté dans le "travail sur soi" auprès de Gurdjieff, ils parlent d'un incomparable sentiment de sécurité et d'un nouveau sens donné à leur existence.
Il semblerait que Gurdjieff exerçait sur quiconque l'approchait, de façon presque automatique et sans qu'il le veuille, une influence qui pouvait avoir des effects positifs ou délétères selon les cas. Il est hors de doute qu'il possédait quelques facultés supranormales. Ouspensky raconte qu'en recourant à une science apprise en Orient, et dont en Occident on ne connaît "qu'une partie insignifiante sous le nom d'hypnotisme", Gurdjieff pouvait, grâce à certaines expériences, séparer l'"essence" de la "personne" chez un individu donné - faisant éventuellement apparaître l'enfant ou l'idiot qui se cachait derrière quelqu'un d'évolué et de cultivé ou, inversement, une "essence" très différenciée en dépit de l'inexistence de manifestations extérieures.

Parmi les témoignages recueillis par Pauwels, il en est un particulièrement piquant relatif au pouvoir, attribué également en Orient à certains yogis (et évoqué par un auteur aussi digne de foi que Sir John Woodroffe), de "rappeler la femme à la femme". Celui qui rapporte l'anecdote se trouvait á New York, dans un restaurant, en compagnie d'une jeune femme écrivain très sûre d'elle-même à laquelle il montra le "fameux" Gurdjieff, assis á une table voisine. La jeune femme le dévisagea avec un air de supériorité affiché mais, quelque temps après, elle se mit à pâlir et sembla sur le point de défaillir. Ceci ne manque pas d'étonner son compagnon, qui n'était pas sans connaître sa grande maîtrise d'elle-même. Plus tard, elle lui avoua ceci: "C'est ignoble! J'ai regardé cet homme et il a surpris mon regard. Il m'a alors dévisager froidement et, à ce moment-là, je me suis sentie fouaillée intimement avec une telle précision que j'ai éprouvé l'orgasme!"

Gurdjieff se contentait de quelques heures de sommeil: on l'appelait "celui qui ne dort pas". Il alternait un mode de vie quasiment spartiate avec des banquets d'une opulence russo-orientale disparue depuis longtemps. En 1934, il fut victime d'un accident d'automobile très grave: il resta trois jours dans le coma mais reprit connaissance aussitôt et parut avoir rajeuni, comme si le choc physique, au lieu de léser son organisme, l'avait galvanisé. De nombreuses choses de ce genre se racontent sur son compte: nous en avons nous-même entendues directement, par la voix de quelqu'un qui fut un de ses proches et dirigea au Mexique un des "groupes de travail" évoqués plus haut. Bien entendu, un processus de "mythification" est inévitable dans des cas de ce genre, et il n'est pas aisé de démêler la réalité de l'imaginaire. Gurdjieff n'a quasiment rien laissé comme écrits et ce qu'il a publié est d'une qualité assez médiocre, mais il est extrêmement fréquent que celui qui est "quelqu'un" n'ait ni les qualités ni la préparation pour être écrivain: il donne un enseignement direct et exerce une influence. Comme nous l'avons dit, à part le recueil de témoignages publié par Pauwels sous le titre Monsieur Gurdjieff, il revint à Ouspensky d'écrire sur ses enseignements.

Gurdjieff mourut à l'âge de soixante douze ans, en pleine possession de tous ses moyens et en disant ironiquement à ceux de ses disciples qui l'assistaient: "Je vous laisse dans de beaux draps!" Aujourd'hui encore, il ne cesse pas d'être cité et, comme on l'a dit, ici et là en Angleterre, en France et en Afrique du Sud, les restes des groupes qui s'étaient constitués sous son influence subsistent.

www.geocities.com/capitolhill/1404/gurdjieff.html

www.gurdjieff.org pour en savoir plus sur G. Gurdjieff

L'huni-manité

Par Le 13/02/2012

Le paradigme du moi dérivé a conduit l'humanité à explorer son inhumanité. Il reste donc pour les millénaires à venir à découvrir "l'huni-manité" avant qu'il ne soit trop tard.

 

Aucune philosophie n'a permis d'établir durablement et à l'échelle planétaire une conscience du flux vital et de la nécessité absolue d'oeuvrer à la préservation de la Vie. Les philosophies se sont contentées d'explorer le champ humain, cette conscience égocentrée. Tout le mal est là. Ce raisonnement, qu'il soit cartésien, existentialiste, nihiliste, matérialiste, déterministe, marxiste ou autre n'aura été qu'une succession de conflits intellectuels étant donné que rien de tout ça n'aura été capable de contrer cette vision du moi encapsulé.


http://www.cles.com/entretiens/article/de-l-inhumanite-353

 

Michel-Antoine Burnier

De l’inhumanité

Pour Michel-Antoine Burnier, politologue, journaliste, écrivain, ami de longue date et conseiller personnel de Bernard Kouchner - jusqu’à la nomination de ce dernier au poste de gouverneur du Kosovo -, l’inhumanité se définit par rapport à l’idée que l’on se fait de l’humain. « Or, notre idée de l’homme, dit Burnier, est très récente. Soumis à nos critères actuels d’indignation morale, la quasi-totalité des grands hommes de l’histoire - y compris les savants et les philosophes - seraient aujourd’hui en prison pour barbarie. »

Paradoxe suprême : c’est l’épouvantable succession de génocides du XXe siècle qui nous aurait fait le plus progresser en humanité.

Privilège redoutable de la condition humaine : elle n’est jamais acquise. On n’est jamais tout à fait humain. Pourquoi, sinon, prendrait-on la peine de préciser, parlant d’une personne particulièrement subtile et bonne : « C’est quelqu’un de vraiment très humain » ? Et pourquoi déplorerait-on, hélas trop souvent, l’inhumanité de tel ou telle de nos congénères ?

Être humain, c’est un processus, ce n’est pas un état. Cela se gagne jour après jour.

Cela se découvre, se révèle, se conquiert. Et c’est, oui, une singularité inouïe, un privilège d’espèce. Si nous avons, hélas de plus en plus souvent, à déplorer l’inanimalité de telle poule ou de tel porc - grandis en batterie, exécutés en série et finalement jaugés dans nos assiettes -, c’est parce que ces malheureuses bêtes ont été happées par notre industrieuse inhumanité. Pour parler de ce sujet aux contours parfois dangereusement nébuleux, nous avons pris un homme concret. Formé à la philosophie et aux sciences politiques, auteur de nombreux essais, romans et parodies, Michel-Antoine Burnier, qui fut successivement rédacteur en chef de l’Evénement d’Emmanuel d’Astier, d’Actuel et conseiller de l’Express, s’est aussi beaucoup intéressé à l’histoire. Nous avions d’autant plus envie de l’interroger sur la notion d’inhumanité qu’il est, depuis plus de trente ans, l’ami et le conseiller d’un homme qui n’a cessé de se jeter à corps perdu, sur le terrain, contre les pires irruptions d’inhumanité de l’histoire présente : Bernard Kouchner, fondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde. Aussi est-ce un peu la philosophie du fameux « devoir d’ingérence contre l’inhumanité » qu’en interviewant Michel-Antoine Burnier, nous sommes allés interroger.

Nouvelles Clés : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit »... On peut dire que le programme central de la Révolution .française, désormais censé s’appliquer à six milliards d’individus, demeure dramatiquement inachevé. Nous le savons bien, à la fin du siècle de la décolonisation et de la Croix-Rouge internationale, mais aussi de la Shoah et du Goulag. On ne naît pas humain, dit-on, on naît comme un « projet humain » et on ne devient éventuellement humain que dans des circonstances très particulières. Lesquelles ?

Michel-Antoine Burnier : J’ai tendance à penser que Michel Foucault n’a pas complètement tort : l’homme, au sens où nous l’entendons, est une invention récente, puisqu’il suppose un individualisme réel, une notion de la liberté, la capacité de reconnaître son semblable comme humain et un minimum d’organisation sociale, à la fois structurée et relâchée, pour que tout cela fonctionne. Bref, il faut les fondements de notre civilisation. Les autres grandes civilisations, de l’Indus à l’Égypte des Ptolémée, de Rome à Cordoue, de la Chine à Byzance, sont parvenues au même degré de développement que la nôtre à l’époque de la Renaissance. Mais elles n’ont pas donné lieu à ce que nous appelons l ’homme aujourd’hui, c’est-à-dire à l’humanisme. Elles en sont restées à des conceptions autoritaires et collectives du comportement, qui ne servent ni l’invention ni le développement, puis sont entrées en décadence. La civilisation occidentale, démarrant d’un socle commun à toutes ces grandes civilisations, a développé une forme particulière qui lui a permis d’accéder à un stade ultérieur. Toutes les autres se sont arrêtées à un moment donné ; la seule qui, parvenue au même point, a rebondi sur autre chose, c’est l’Europe de la Renaissance. Ce n’est pas un phénomène national. Il est né en Italie, mais a grandi aussi en Europe du Nord, en France, à Prague, à Londres, etc. Ce que nous appelons aujourd’hui inhumanité est un comportement qui va contre ce courant de base qui fonde notre civilisation à partir du XIV" ou du XV" siècle. Si l’on prend toutes les civilisations antérieures à la nôtre, les comportement inhumains sont absolus et ne paraissent pas particulièrement scandaleux. La cruauté romaine, pourtant terrible, ne révulse pas grand monde, en tout cas ni les moralistes ni les philosophes romains. Cicéron ne se demande pas : « Comment penser après le massacre épouvantable des esclaves insurgés dirigés par Spartacus ? » Alors que les Occidentaux se demanderont après 1945 : « Comment penser après Auschwitz ? » Si la grandeur de la civilisation romaine est incontestable - nous en sommes issus et pour une part nous l’aimons, forcément -, elle se fonde aussi sur des massacres atroces et sur la disparition de peuples entiers. En Gaule, vous avez entre un quart et une moitié de la population massacrée en dix années de conquête - les chiffres sont abrupts : sur cinq millions de Gaulois qui vivaient à l’époque, un million de morts au minimum et un million déportés comme esclaves. Rome a fait disparaître des peuples entiers, par exemple les Lygiens. Des génocides au sens universel...

N. C. : Quand a-t-on commencé à s’en indigner ?

M.-A. B. : Grosso modo à partir de Montaigne. L’humanisme naît autour de 1500. L’un des premiers à s’indigner est sans doute Las Casas, quand il revient des Amériques et qu’il raconte de quelle façon on massacre les Indiens. Il est incontestable que mille ou mille cinq cents ans plus tôt, il n ’y avait eu aucun Plutarque, aucun Sénèque pour dire : « C’est mal d’avoir fait disparaître le peuple lygien », alors que, dès la Renaissance, il se trouve des gens pour dire : « Dites-donc, ce que vous faites avec les Indiens d’Amérique, ce n’est pas bien. » À mon avis, c’est donc à partir de là que l’on commence à définir l’inhumanité : le massacre atroce et systématique des autres hommes, et leur asservissement massif. Bien sûr, et malheureusement, tout cela ne cesse pas pour autant. En un sens, le processus s’accélère même jusqu’au XXe siècle, où se produisent deux phénomènes énormes : 1°) les techniques permettent des massacres de masse à des échelles soudain industrielles - c’est la Première Guerre mondiale ; 2°) le nazisme surgit, c’est-à-dire l’inhumanité absolue.

Mais le nazisme ne nous apparaît comme atroce que parce que nous avons des siècles d’humanisme derrière nous. Car on peut, sinon, trouver énormément d’entreprises du même genre dans le passé, sans que les contemporains y aient vu quoi que ce soit à redire. Bien sûr, Gengis Khan ou Tamerlan n’étaient pas spécialement bien vus des populations... Mais Alexandre le Grand, et même César, gardent une réputation très flatteuse. Dans l’optique humaniste moderne, parce que nous savons à peu près ce que nous entendons par humanité, le nazisme nous permet de définir a contrario l’inhumanité totale et absolue. Sa monstruosité a secoué nos morales à tel point que nous sommes en train, très lentement, très difficilement, soixante-dix ans plus tard, de revoir notre définition de l’humain : il est apparu en effet que la morale humaniste classique, néo-chrétienne ou néo-kantienne, n’a pas pu empêcher Auschwitz, ni les Khmers rouges, ni le Rwanda, ni le Kosovo...

N. C. : Justement : à quoi ressemblerait un nouvel humanisme qui serait, lui, efficace ?

À quelque-chose qui intégrerait le fameux « devoir d’ingérence » cher à Bernard Kouchner ?

M.-A. B. : Je crois, oui. Nous connaissons actuellement une mutation très importante. Si Hitler surgissait en 2033 et non en 1933, le « devoir d’ingérence » pousserait les démocraties à attaquer l’Allemagne dès le début : empêcher Auschwitz. Mais cette politique - comme Léon Blum le regrettera plus tard, trop tard - ne pouvait s’imposer à l’époque, ni pendant les années qui ont suivi la Libération, parce qu’il fallait que tout cela mûrisse. Nous commençons tout juste à concevoir un droit d’ingérence préventif. La référence au nazisme est maintenant constante : nous avons connu le mal absolu. Le stalinisme aurait d’ailleurs très bien pu jouer ce rôle symbolique ; il se trouve que c’est le nazisme, coup de chance pour les communistes d’hier et d’aujourd’hui.

N. C. : Lors du débat provoqué par la publication du Livre noir du communisme, on a entendu, de nouveau, des gens s’insurger contre lefait que l’on ose comparer le nazisme - un système qui cria haut et fort son inhumanité - et le communisme - un système qui aurait malheureusement dérivé, mais dont le projet de départ était beau...

M.-A. B. : Concrètement, au XXe siècle, l’inhumanité a pris ces deux visages-là, qui sont en réalité très proches.

Le nazisme a été une caricature construite pour lutter contre le communisme. S’il n ’y avait pas eu le bolchévisme, Hitler n’aurait pas eu les matériaux ni l’organisation pour construire le nazisme - c’est quand même très ressemblant. Et jusque dans les idéologies. Le marxisme n’a jamais été un humanisme ! Quand on lit les textes de Marx et que l’on observe son comportement, on trouve les prémisses des appels systématiques au massacre que lancera Lénine. Bien avant la révolution d’Octobre, Jean Jaurès explique que si on applique à un pays les thèses du Manifeste publié par Marx en 1847, les dirigeants révolutionnaires ne représenteront bientôt plus qu’une bande campée sur le territoire et que ce sera la dictature la plus effroyable jamais vue.

Pourquoi, alors, continue-t-on à craindre de rapprocher nazisme et bolchévisme ? Cela tient simplement à la pression des anciens communistes, qui refusent d’aller jusqu’au bout de leur honte. Le communisme aurait eu une visée plus universaliste ? Mais qui a bien lu les textes fondateurs du nazisme ? Il faudrait remonter le temps et aller interviewer le jeune homme ou la jeune fille qui adhèrent au parti nazi à l’âge de seize ans, en 1937... À quoi pensaient-ils ?

À la fraternité humaine, à la joie d’être jeunes et ensemble, à la fin de la corruption bourgeoise et des vieilles morales... bref à tout ce à quoi pensaient, au même moment, les jeunes communistes - et à quoi nous avons continué à penser bien des années après...

N. C. : Qui sont les principaux penseurs antitotalitaires, selon vous ? Hanna Arendt ?

M.-A. B. : Hanna Arendt a décrit un type d’individu : c’est Eichmann, d’une inhumanité propre à ce siècle, la jonction entre le barbare et le bureaucrate, qui dit : « J’obéissais aux ordres ! » Mais Hanna Arendt n’est pas la première ; on a ce regard chez Souvarine, chez Gide, chez Koestler, chez Aron, chez Merleau-Ponty, dont l’évolution - de Humanisme et Terreur aux Aventures de la dialectique, c’est-à-dire d’un volontarisme marxiste à une nouvelle forme d’humanisme - est frappante...

N. C. : Quelle découverte font ces penseurs ?

M.-A. B. : Je crois qu’en général les humains vivent les phénomènes avec une relative lucidité ; ensuite, l’historiographie (qui se fait passer pour de l’histoire) obscurcit tout. Prenez l’exemple de la Révolution française : on a vécu comme une découverte troublante, récemment, le fait qu’il y ait eu deux révolutions, 1789 et 1793 - la seconde anéantissant les acteurs de la première. Or, la dualité de la Révolution (d’abord les Droits de l’homme, ensuite la Terreur) a été tout naturellement perçue par les contemporains, et pendant une grande partie du XIXe, tout le monde le savait ; Dumas l’explique très bien, Tocqueville aussi, etc. Et puis l’historiographie de la IIIe République, à partir de 1880, fondée sur un gauchisme antérieur, a expliqué qu’il n’y avait eu qu’une seule Révolution. La phrase de Clemenceau « la Révolution est un bloc », vient de son réquisitoire, à la Chambre des députés, contre une pièce de théâtre, Thermidor, écrite par Victorien Sardou en 1891, où l’on voyait Robespierre comme un méchant sanguinaire : figurez-vous que cette pièce a été interdite par la République radicale, au nom de la phrase de Saint-Just : quiconque l’attaque en détail [la Révolution] est un traître.

N. C. : Lorsque les générations d’après guerre (c’est-à-dire beaucoup d’entre nous) comprendront, dans les années 70, la nature foncièrement totalitaire de leur bel idéal, une évidence s’imposera : la genèse de toute cette inhumanité remonte justement, pour une bonne part, à la Révolution .française, plus précisément à 1793. Nous avons été, nous Français, le laboratoire d’où est sortie cette forme nouvelle d’inhumanité : la terreur idéologique moderne.

M.-A. B. : C’est évident en effet. C’est l’historien François Furet qui a le mieux défini les deux révolutions françaises : 1989, révolution voltairienne des droits de l’homme - celle des philosophes -, et 1993, révolution rousseauiste et terroriste - qui conduit les philosophes à la mort.

N. C. : Pour vous, Jean-Jacques Rousseau est un penseur inhumain ?!

M.-A. B. : La Terreur de 1793 est la stricte application du Contrat social ! Il n ’y a qu’à le relire : Rousseau y prévoit l’exclusion de l’individu qui ne se soumettrait pas à la Volonté générale, comme plus tard Staline élimine qui ne se soumet pas au parti, c’est clair et net. Robespierre est d’un rousseauisme exacerbé et plus la Terreur avance, plus on cite Rousseau, plus on le tutoie, plus on s’adresse à lui comme au maître sublime, etc.

La pensée de Rousseau est aussi coupable que celle de Marx. Mais pour en revenir à la différence supposée entre les régimes autoritaires de droite - nazisme et fascisme - et les régimes autoritaires de gauche - de Robespierre aux bolchéviks -, eh bien la querelle est désormais tranchée : le parti communiste yougoslave est devenu le parti nationaliste serbe fascistoïde conquérant, qu’on a vu à l’oeuvre - avec matraquage des opposants, propagande, invasion des voisins, racisme, « sous-races », épuration ethnique, etc. —, dans une continuité absolue, avec les mêmes gens, quasiment les mêmes slogans, les mêmes troupes spéciales, la même organisation, etc. Bref, la démonstration n’est plus à faire. Il y a une continuité directe entre les deux. Le fameux discours du Champ des Merles n’a jamais fait que marquer le passage de l’un à l’autre.

N. C. : Vous voulez dire qu’on a eu la chance que cela se passe dans un petit pays comme la Serbie et pas en Russie ?

M.-A. B. : Cela peut malheureusement encore se produire en Russie. Sauf que le communisme russe est très délabré, alors que le yougoslave tenait encore la route...

N. C. : Fondamentalement, l’idée judéo-chrétienne de « défendre un faible » révulsait les idéologues nazis, qui y voyaient le signe d’une maladie quasiment... écologique : comment peut-on aimer un faible, se demandaient-ils, c’est-à-dire aimer une pathologie ?

M.-A. B. : Les marxistes pensaient pareil ! Ils avaient le même culte physique de la jeunesse, les mêmes démonstrations avec pelle sur l’épaule, les mêmes torses nus, les mêmes crânes rasés, les mêmes cheveux blonds.

N. C. : Finalement notre humanisme n ’est-il pas d’essence judéo-chrétienne. C’est la Bible qui rend l’humain radicalement différent de l’animal !

M.-A. B. : Oui, d’une certaine façon... Ce n’est cependant qu’une des interprétations que l’on peut tirer de la Bible, ce livre très composite, dont l’avantage est la richesse et la durée...

Mais les interprétations médiévale ou inquisitoriale de la Bible, par exemples, n’ont rien à voir avec celle que nous avons de nos jours. Les pires horreurs espagnoles de la Renaissance ont été directement justifiées par des passages bibliques. Qui saurait dire si le christianisme a sauvé plus de gens qu’il n’en a fait tuer ? Quant à moi, je crois fondamentalement que la source de notre humanisme est gréco-latine. La Bible y a apporté des éléments, c’est évident...

N. C. : Seulement des éléments ? Nous sommes issus d’un croisement des deux, non ?

M.-A. B. : Oui sans doute, mais vous savez, la Bible sans la Grèce et Rome, ça n’est vraisemblablement qu’une petite religion intolérante et intolérable. Le judaïsme du temps du Christ nous serait très difficile à avaler ! - ce qui n’empêche pas qu’il y ait une qualité émotionnelle et littéraire très grande chez un certain nombre de prophètes bibliques : pour moi, c’est du Victor Hugo. Un christianisme tiré de la Bible a dominé le Moyen Âge, l’obscurantisme et la cruauté.

Tout ne commence que lorsque la Renaissance revivifie l’Antiquité.

Mais il me semble que le vrai terrain qui a permis l’émergence de l’humanisme, c’est le bourg de la Renaissance, c’est le bourgeois, c’est l’auto-administration (même si elle reste longtemps assez autoritaire) des gens des villes à l’écart du pouvoir spirituel, et avec un retrait relatif du pouvoir temporel. Tout d’un coup, l’espérance n’est plus le Ciel, c’est la société urbaine rationnelle - et il est remarquable que la plupart des penseurs de cette époque sont des architectes, des urbanistes rêvant de cités idéales.

Ce phénomène-là - la naissance de la bourgeoisie -, vous ne le trouvez ni en Égypte, ni en Mésopotamie, ni dans les États de l’Indus, ni à Rome (qui est gouvernée de manière administrative centralisée), absolument pas en Chine... Bref, on ne le trouve qu’en Europe, au début essentiellement en Italie et dans les pays du Nord... La seule démocratie connue de nous, c’est l’humanisme bourgeois. Le problème, c’est d’empêcher la bourgeoisie de s’accaparer cette belle découverte !

N. C. : Et la fameuse thèse de Max Weber sur le décollage protestant du capitalisme ?

Selon lui, sans les protestants, le modèle occidental ne serait jamais devenu mondial...

M.-A. B. : Je n’en suis pas complètement sûr. Parce que le catholicisme, au moins, vous laisse de temps en temps tranquille, alors que le protestantisme, jamais. Quant aux comportements autoritaires induits par le protestantisme, ils n’aident pas toujours à l’émancipation des êtres. Le calvinisme présente des aspects proches d’un pré-totalitarisme moderne, et les attaques de Luther contre les révoltes paysannes (avec en outre des phrases antisémites qui se terminent par : « Il faut les brûler ! ») nous font frémir - on peut trouver dans Luther toute la prophétie « Terre Materne » de Hitler !

N. C. : Ce qui nous ramène à l’inhumanité. À partir de quand regarde-t-on l’homme comme un être très dangereux ? Arrivant en poste au Kosovo, votre ami Kouchner disait qu’il n’avait plus du tout confiance dans l’être humain et que sa seule façon de tenir était de constamment prévoir le pire, de façon à avoir parfois une minuscule surprise positive.

M.-A. B. : La découverte que l’homme est sans cesse capable du pire ? Mais elle est vieille comme le monde ! Toutes les religions vous expliquent que le mal existe, notamment les religions juive et chrétienne, qui situent le mal et le péché à l’origine même de l’humanité.

Empiriquement, I’humanité ne fait, de toute façon, que passer sans cesse d’une guerre à l’autre. Nous nous en sommes déshabitués, en Europe, depuis 1945, mais le sort ordinaire de l’humanité, c’est le village qui brûle, les enfants éventrés, les femmes violées, les hommes tués ou emportés en esclavage. Nous autres, Européens de la seconde moitié du XXe siècle, nous vivons dans une bulle que la guerre yougoslave, d’une certaine façon, est d’ailleurs venue crever. D’où un certain sentiment d’urgence...

Après le nazisme, notre humanisme s’est doté d’exigences telles que si l’on jugeait à l’aune de nos indi- gnations morales d’aujourd ’hui les grands hommes de I ’histoire, on les flanquerait quasiment tous au trou ! La façon dont Diderot se comportait avec sa bonne, Voltaire avec ses affaires, Montaigne lui-même avec ses paysans... nous révulserait : ce n’est qu’abus de la personne et du bien social, coups de bâton, enfermement, esclavagisme, abandon, séparation des familles. Tycho Brahé, le fameux astronome dont nous parlons avec aménité dans nos livres d’astrophysique, a dû se faire rappeler à l’ordre de nombreuses fois par le roi du Danemark avant d’arrêter de mutiler sauvagement les paysans de ses terres ! Et pour prendre un exemple beaucoup plus proche et terre-à-terre, si l’on avait appliqué aux patrons français des années cinquante les critères de l’abus de bien social que nous appliquons aujourd’hui dans nos lois, 90 % du patronnat français aurait fini en prison.

Dans le crime, c’est pareil. Prenons le dictateur Milocevic. Qu’a-t-il fait d’autre que les Français en Algérie de 1954 à 1962 ? À l’époque, la France a en effet prétendu que des territoires qui manifestement n’étaient pas peuplés de Français d’origine lui appartenaient, que cela relevait de sa souveraineté, que personne n’avait à s’en occuper, etc. Elle a ainsi déplacé deux millions de personnes, fait probablement 350 000 morts (moins que ce que le FLN a prétendu, mais c’est tout de même considérable) , pratiqué la torture partout, installé des tribunaux d’exception... Bref, il y a moins d’un demi-siècle, la France a fait plutôt pire en Algérie que Milocevic au Kosovo.

N. C. : L ’OTAN aurait dû intervenir ?

M.-A. B. : La question d’une intervention extérieure s’est posée. Souvenons-nous que la guerre d’Algérie a fait l’objet de violents débats lors de chaque assemblée générale de l’ONU, avec des motions condamnant la France et une permanente volonté d’intervenir dans les affaires françaises de la part des Américains - ne parlons pas des Soviétiques. On espérait d’ailleurs que Kennedy, une fois élu, interviendrait et pèserait pour écarter l’armée française de l’Algérie.

Conclusion ? Eh bien, je crois que nous avons beaucoup évolué. Il y a des choses que l’on ne tolère plus, et c’est bien. Cela ne veut certainement pas dire que nous soyons devenus purs et innocents ! Mais il est certain que la succession des génocides du siècle nous a obligés à avancer. Autrement dit, c’est le mal qui fait progresser les hommes !

Je crois que l’un des grands progrès de la conscience humaine est réellement dû à la Seconde Guerre mondiale. Nous avons complètement identifié, non seulement le mal absolu et total, mais, de plus en plus, ses prémisses. L’humanisme, aujourd’hui, c’est d’abord d’empêcher le retour d’Auschwitz par tous les moyens, c’est-à-dire de protéger les minorités.

C’est vrai aussi pour les moeurs. La pédophilie nous apparaît comme d’une inhumanité absolue - mais je peux vous garantir que si l’on avait arrêté tous ceux qui tripotaient des petits garçons et des petites filles au XIXe siècle, aussi bien dans la bourgeoisie que dans la classe ouvrière ou la paysannerie, et dans les collèges et internats religieux, une bonne part des adultes se serait retrouvée en prison. Notre notion de l’humanité est en train de se resserrer. Il faut s’en réjouir. À une condition : qu’elle n’essaie pas de se dépasser elle-même. Le nazisme a été une tentative de dépasser les injustices et les insuffisances de la société libérale bourgeoise, on voit où ça a versé. Le stalinisme a représenté une tentative parallèle. Il ne faut surtout pas fabriquer une troisième idéologie qui, prétendant dépasser notre civilisation, nous ramènerait en arrière. Moyennant quoi, je suis frappé que nous ayons à ce point évolué.

Les choses bougent paradoxalement d’autant plus - et en mieux - qu’il n ’y a pas de définition de l’homme éternel. L’homme le plus humain d’il y a quelques siècles nous semblerait fichtrement inhumain aujourd’hui. Il n’y a pas de raison que cela s’arrête. Il faut se résoudre à une pensée relativiste. On en est arrivé au point que si l’OTAN avait mené une guerre brutalement inhumaine en Yougoslavie, elle aurait été tant désapprouvée par ses opinions publiques qu’elle aurait été obligée de mettre fin à la guerre, c’est-à-dire d’accepter une défaite. C’était les rois qui décidaient de la guerre autrefois, maintenant les peuples occidentaux ont presque le pouvoir de décider de la paix. Renversement de perspective vertigineux.

Propos recueillis par Patrice van Eersel

 


Le plus effroyable à mes yeux est de constater à travers les centaines de livres que j'ai pu lire que rien n'équivaut à la philosophie des ethnies comme celle des Kogis et que j'aurais mis 50 ans à le découvrir.

 

Je ressens parfois un profond dégoût envers l'Occident. Et en même temps, c'est bien parce qu'il existe ici des livres que j'ai pu décovrir ce peuple. Est-ce que ça atténue la douleur de ces massacres perpétrés depuis l'époque des Conquistadors ? Certainement pas. Et même si d'autres livres me montrent que ces massacres continuent. Je préfèrerais être ignorant. Qu'il n'y ait aucun livre, que je ne connaisse rien de ces Peuples Premiers mais qu'ils puissent vivre dans la paix.

 

"L'huni-manité" prendra forme lorsqu'il n'y aura plus rien à raconter sur les hommes parce qu'ils vivront tous en osmose avec la Terre et les formes de Vie qui la peuplent.

Oui, je sais ce que vous pensez...

Ethique mondiale...

Par Le 12/02/2012

« Il nous manque un vrai droit et une vraie éthique mondiale. Il nous manque des instances capables de réguler les fléaux qui empêchent cette société-monde de naître et peuvent nous détruire : une instance capable d’éradiquer l’arme atomique qui devrait être détruite partout, une instance capable de régler le grave problème de la biosphère, une instance régulant l’économie autrement que le Fonds monétaire international, dans l’équité...

Une confédération capable de prendre des décisions vitales pour l’avenir de la planète. Un nouveau modèle, une troisième voie est donc à trouver. La haine disproportionnée contre l’Amérique est injuste, mais il faut considérer le problème de sa puissance hégémonique incapable de voir ses vrais devoirs à l’égard du monde. Il y a une citoyenneté mondiale à établir qui ne va pas nier les autres citoyennetés.

J’ai peur qu’il faille des catastrophes plus grandes encore pour susciter des réactions salutaires en ce sens. Castoriadis parlait de la montée de l’insignifiance : il est vrai que nous devons sortir de cette invasion de la futilité qui touche l’ensemble de la société occidentale, alors que nous sommes devant des défis extraordinaires, incommensurables qu’il nous faut relever. Autre point : nous avons été éduqués dans une forme d’esprit qui apprend à séparer les problèmes mais qui rend aveugle au contexte, au global. C’est pour cela que tant qu’il n’y a pas une réforme de la pensée et de l’éducation rien ne se passera de façon durable. Une vraie réforme de l’esprit, cet esprit humain qui a des possibilités extraordinaires et que l’on maintient dans une forme de sous-développement qui nous rend obnubilés par nos petites obsessions et hagards face à la réalité globale. » Edgar Morin.

Physique existentielle.

Par Le 12/02/2012

http://fbon.free.fr/cordes.html

L'unification de la physique

Le but suprême de la physique est de trouver une théorie unique qui décrive l'univers dans son ensemble, c'est à dire qui unisse toutes les théories physiques.
Il faut savoir qu'il existe 4 forces et interactions fondamentales dans l'univers:

 
  1. La gravitation
  2. L'interaction faible (régissent certains processus intranucléaires comme la désintégration beta)
  3. L'interaction forte (cohésion des protons et des neutrons au sein du noyau atomique)
  4. L'électromagnétisme (est à l'origine des liaisons entre le noyau et les électrons)


Les trois dernières forces sont unies en mécanique quantique et la gravitation est utilisée par la relativité générale...en d'autres termes, une théorie qui unifie la physique serait une théorie qui unifie la mécanique quantique et la relativité générale...le seul problème est que la relativité est une théorie "classique" ,c'est à dire qu'elle ne contient pas le principe d'incertitude qui existe en mécanique quantique. Pour unir la relativité générale et la mécanique quantique, il faudrait d'abord unir la relativité générale et le principe d'incertitude.

Albert Einstein fut le premier physicien à tenter d'élaborer une théorie unificatrice dans les années 1910. Ses travaux sur la relativité lui faisant présumer l'existence d'une théorie commune pour les forces électromagnétiques et gravitationnelles, il essaya en vain, durant les trente dernières années de sa vie, de concevoir un modèle où forces et particules seraient représentées uniquement par des champs, les particules n'étant rien d'autre que des zones du champ où les valeurs d'intensité seraient particulièrement élevées. Mais l'avènement de la théorie quantique et la découverte de nouvelles particules sonnèrent l'échec d'Einstein, qui ne pouvait réussir dans sa tâche en s'aidant uniquement des lois de la relativité et de la physique classique. Cette quête fut relancée dans les années 1960 sous l'impulsion des physiciens américains Steven Weinberg et Sheldon Glashow, et du physicien pakistanais Abdus Salam. Ces trois chercheurs parvinrent à unifier l'interaction nucléaire faible et l'interaction électromagnétique en faisant appel à des symétries internes, symétries portant sur les propriétés intrinsèques des particules (charge, spin, etc.) et non sur leurs positions spatio-temporelles. Selon cette théorie connue sous le nom de théorie électrofaible, les photons, responsables des interactions électromagnétiques, appartiendraient à la même famille que les bosons intermédiaires W et Z, qui gouvernent les interactions faibles. Aujourd'hui, les scientifiques tentent de combiner les quatre types d'interactions à l'aide de théories dites de supersymétrie. Mais le problème s'avère très ardu, les physiciens ne parvenant pas à englober l'interaction gravitationnelle dans leur théorie unificatrice.
Cependant, une nouvelle théorie semblerait être capable de résoudre ces problèmes...il s'agit de la théorie des cordes...

 

La théorie des cordes


Il existe un grand nombre de théories des cordes. Elles reposent toutes sur l'idée de ne pas considérer les entités élémentaires de la physique comme des particules ponctuelles (de dimension 0) mais des cordes qui formeraient des boucles d'une taille finie, de l'ordre de la longueur de Planck.Ces cordes vibreraient comme des cordes de violon, et des différents modes de vibration donneraient naissance aus spins 0,h/(2Pi),2h/(2Pi),... et aussi dans les versions supersymétriques aux spins 0, h/(4Pi),3h/(4Pi),...La physique changerait de nouveau son paradigme, avec des entités élémentaires qui ne seraient plus des particules ponctuelles mais des cordes minuscules. La théorie mathématique utilisée est la théorie des surfaces de Riemann à deux dimensions, les quatre dimensions de l'espace et du temps n'émergeant que comme concepts secondaires. Une théorie des cordes devrait satisfaire un certain nombre de conditions physiques:
  • Tous les objets du modèle standard, aussi bien les particules sources (les quarks et les leptons) que les messagers (comme les gluons, les photons, les W+ - et Z^0 (bosons)), ou que les Higgs devraient rentrer dans ce cadre.
  • Ce devrait être une théorie géométrique, puisqu'il lui faut englober la théorie d'Einstein de la gravitation.
  • Elle devrait décrire la gravité sans aucun infini.
Remplir ces trois conditions tiendrait du miracle, mais ce miracle semble bien être en train de se produire, tout au moins dans un espace-temps à dix dimensions où une théorie unique des supercordes semble s'être fait jour, à la suite des travaux de Green et Scwartz, en automne 1984.
L'espace-temps qui émerge de cette théorie des cordes unique a,comme nous l'avons dit, dix dimensions. Il faudrait une "compactification" de six dimensions pour retomber dans un espace-temps réaliste. Et il restera encore à descendre de la masse de Planck jusqu'aux particules W et Z, soit environ 10² fois la masse du proton. Malheureusement, l'unicité qui rendait la théorie des cordes si attachante à dix dimensions ne semble pas survivre au retour à quatre dimensions:un million de théories au moins semblent aussi viables les unes que les autres. C'est un obstacle théorique que les cordes doivent maintenant affronter (sans parler du problème expérimental que pose la construction d'un accélérateur particulaire capable d'atteindre l'énergie de Planck (il devrait être long de dix années lumières). Les cordes pourraient-elles fournir la Théorie du Tout (TDT) qui engloberait toutes les particules sources connues, les quarks, les leptons, les messagers connus et les Higgs plus toutes leurs intéractions mutuelles?
Deux types de cordes sont envisageables: ouvertes ou fermées.


 

corde_fermee.jpg - 4061 Bytes

corde_ouverte.gif - 13438 Bytes


Essayons d'approcher cette théorie par un exemple simple:

Imaginez une corde de guitare qui a été accordée en augmentant la tension de la corde. Selon la façon dont on pince la corde et selon la tension de celle-ci, des notes différentes seront crées par la corde. On pourrait dire que ces notes sont des modes d'excitation de la corde de guitare...
D'une façon similaire, dans la théorie des cordes, les particules élémentaires que nous observons dans les accélérateurs particulaires peuvent être comparées à des "notes de musique" ou à des modes d'excitation de cordes élémentaires.
Dans la théorie des cordes ,comme pour la pratique de la guitare, la corde doit être étirée pour qu'elle devienne ensuite excitée. Cependant, les cordes dans la théorie des cordes flottent dans l'espace-temps ,et ne sont pas attachées à une guitare. Mais elles ont tout de même une tension. La tension d'une corde dans la théorie des cordes est donnée par la quantitée 1/(2 p a'),où a représente le carré de la longueur de la corde.


Une corde typique serait si petite qu'il faudrait en mettre 10e20 bout à bout pour atteindre le diamètre d'un simple proton. Il n'existe sur Terre aucun moyen de tester en laboratoire de façon expérimentale la structure de la matière à cette échelle, il faudrait pour cela un accélérateur de particules plus grand que la Terre elle-même.
Alors que le chemin d'une particule normale dans l'espace temps est une ligne (ligne d'univers), le chemin d'une corde sera une surface bidimensionelle (feuille d'univers), une bande ou un cylindre selon le type de corde.
Deux morceaux de cordes peuvent s'ajouter pour former une seule corde. De même, un morceau de corde peut se diviser en 2 cordes. Ainsi, l'émission ou l'absorption d'une particule par une autre peut se traduire en terme de "cordes" par la division ou la jonction de cordes.

Les physiciens mathématiciens sont cependant très intéressés par les implications de la théorie des cordes : tout en fournissant une explication du comportement connu de particules comme les électrons et les protons, elle donne une description de la gravitation en termes de comportement de cordes vibrantes ayant la forme de boucles. De nombreux physiciens estiment que les supercordres constituent donc le meilleur espoir de pouvoir développer un jour une "théorie du tout" fondamentale.


Physicien et mathématicien né en 1951 et enseignant à l'université de Princeton, Edward Witten est considéré comme un des plus éminents spécialistes de la physique théorique. En 1990, il a reçu la médaille Fields, l'équivalent du prix Nobel pour les mathématiques, pour ses modélisations de la théorie des cordes

Sa théorie représente les particules élémentaires de la physique par des cordes extrêmement petites (100 milliards de milliards de fois plus petites qu'un noyau d'hydrogène) évoluant dans un espace étrange à 10 ou 26 dimensions, pouvant vibrer à différentes fréquences ou "résonances". Pour décrire les mouvements vibratoires d'une corde, il faut représenter un espace avec un grand nombre de dimensions. La topologie (science de l'"étude des lieux" et qui est une sorte de "géométrie de situation") joue ici un rôle majeur car elle permet d'imaginer comment, à l'intérieur de ces cordes, on peut voyager dans des mondes aux dimensions différentes.

L'intérêt de la théorie des cordes pour les théoriciens de la physique est qu'elle surmonte et par là même unifie les deux grandes théories de la physique moderne, celle de la relativité générale et celle de la mécanique quantique. Elle modifie notre compréhension de l'espace-temps et notamment envisage ses autres aménagements possibles.

Peut-il y avoir réellement une théorie unique?

En fait, il semble qu'il y ait 3 possibilités:
  • Il n'y a pas de théorie de l'univers, les événements ne peuvent être prédits au delà d'un certain point et arrivent au hasard et de manière arbitraire.
    Cette version est défendue par certains affirmant que si un ensemble de lois décrivaient le fonctionnement de l'univers, cela enfreindrait la liberté de Dieu, fut effacé en redéfinissant le but de la physique c'est à dire: de formuler un ensemble de lois capables de prédire les événements seulement dans les limites du principe d'incertitude.
  • Il n'y a pas de théorie ultime de l'univers, juste une suite infinies de théories partielles qui décrivent l'univers plus ou moins précisément.
    Cependant il semble vraiment que la séquence de théories de plus en plus raffinées doivent connaître quelques limites dans le futur. En effet, la gravité parait fournir une limites à cette séquence de "poupées russes". Si l'on avait une particule avec une énergie supérieure à l'énergie de Planck (10e10 GeV), sa masse se retrancherait elle même du reste de l'univers et formerait un trou noir. Bien sur, l'énergie de Planck représente un long chemin à partir des énergies obtenues actuellement avec nos accélérateurs (~100 GeV), mais tous laisse penser qu'une théorie universelle existe.
  • Il y a bien une théorie unifiée.

    Paradoxe fondamental de la théorie de l'unification

    Les notions relatives aux théories scientifiques supposent que nous sommes des êtres rationnels, libre d'observer l'univers comme nous le voulons et de tirer des conclusions logiques à partir de ce que nous voyons. Donc, si une théorie complètement unifiée existe elle est vraisemblablement capable de déterminer nos actions. Ainsi, la théorie elle même devrait déterminer l'aboutissement de notre recherche la concernant!





 

 
  • 250
  • 251
  • 252
  • 253
  • 254
  • 255
  • 256
  • 257