Blog

  • "La faim du tigre" de Barjavel

    Je l'ai lu quand j'étais adolescent, après avoir dévoré "Ravage" , "La nuit des temps", "Le voyageur imprudent", "L'enchanteur", "Tarendol", "Le grand secret", "Colomb de la lune", "Le diable l'emporte".

    J'adorais la force visuelle de son écriture.

    Et puis, il y eut donc "La faim du tigre".

    Un sacré choc. A n'en plus pouvoir m'endormir. Une phrase, puis une autre, et encore une autre, une question, une réflexion, un doute, une hypothèse et ma tête partait dans une exploration sans fin.

    Dieu y prenait une place considérable. 

    Le pourquoi du comment.

    Le sens de tout ça. 

    Quelques paquets d'années plus tard, j'ai voulu écrire "Là-Haut" pour poser mes propres traces dans la neige vierge de mes interrogations.

    Je me suis souvenu d'un passage dernièrement et j'ai voulu le retrouver.

    Toute l'agitation ciblée de mes neurones tient dans cet extrait.

    Résultat de recherche d'images pour "la faim du tigre"

     

     

    "Le comportement général du monde vivant fait penser à celui du légendaire catoblépas, dont l'appétit et la stupidité étaient si grandes qu'apercevant le bout de sa queue il s'en saisit, commença à la manger et continua jusqu'à ce qu'il se fut entièrement dévoré. Mais le monde vivant n'est pas stupide : il est contraint. Il ne peut subsister qu'en dévorant sa propre chair. 

    Et il ne parvient jamais à la dernière bouchée : en se mangeant, il assure sa survie et son accroissement ; ses entrailles lacérées se renouvellent, sa chair déchirée repousse et pousse et réclame encore plus de nourriture à ses mâchoires qui grandissent et mordent davantage sa chair renaissante et toujours dévorée.

    Et sans arrêt, chaque jour, à chaque instant, tandis qu'il fuit en rond dans l'absurde espoir d'échapper à lui-même, tandis qu'il s'égorge et renaît pour recommencer à se meurtrir, sans cesse augmente la somme monstrueuse, la somme inexpiable de sa souffrance et de sa peur.

    On ne peut pas pardonner cela à Dieu.

    Voilà de nouveau ce nom gênant. Chaque fois que nous le rencontrons, il provoque dans notre esprit un réflexe immédiat d'adoration ou de haine, d'humilité ou de ricanement ou de pseudo indifférence qui est peut-être l'attitude la plus négative et la plus inhibitrice de toute liberté de jugement. Ce réflexe, pour ou contre, bloque immédiatement tout le mouvement de la raison. Et la passion prend sa place. Sinon la passion, du moins le sentiment, ce qui ne vaut pas mieux.

    Comment puis-je me permetre d'écrire ce nom, moi qui ne suis ni croyant, ni anti ? Seulement l'homme qui cherche à comprendre.

    Les fidèles vont me vouer au bûcher ou me plaindre, les rationalistes m'accuser de punaiser clandestinement les sacristies.

    Mais que puis-je écrire ?

    L'Esprit ? Le Créateur ? L'être suprême ? L'Ordinateur ? Le Grand Architecte ? L'Incréé ? L'Un ? Le Tout ? Le Père ?

    Mille noms, aucun n'est bon, chacun détermine, limite, donne une sorte de personnalité à ce qui ne saurait en avoir. Seul le mot Dieu est assez indéfini pour ne pas tordre la direction de notre quête vers une impasse particulière. Mais il faut faire l'effort d'oublier deux mille ans de propagande des églises et les himalayas de niaiseries qu'on a entassés sur le nom de la Vérité.

    Il faut se nettoyer des fanatismes anticléricaux ou religieux et des habitudes d'esprit qui font refuser toute vélléité de recherche au-delà du bout du microscope ou du catéchisme.

    Nul ne sait plus ce que signifie le nom de Dieu.

    L'adorer ou le haïr est tellement infantile.

    On ne hait pas, on n'adore pas un "je-ne-sais-quoi".

    Ce que je sais, c'est que notre univers, considéré dans ce que nous pouvons connaître ou deviner de son ensemble ou de ses plus infimes détails, ne peut être confondu avec un produit informe et inorganisé du hasard, fût-il éternel.

    C'est que son examen sans parti pris impose à notre logique la conclusion qu'il est le fruit d'une intelligence inventive et d'une volonté planificatrice. C'est que la soif me dévore de savoir ce qu'est cette intelligence, ce que veut cette volonté, ce qu'elle veut de nous, nous les vivants, nous les poissons avalés, les lièvres saignés, les rameaux coupés, les herbes tondues, nous la graine germante et le grain broyé.

    Le Dieu-papa que nous proposent les religions leucémiques est une tentative aussi dérisoire et aussi cocasse d'apaiser notre soif de l'octroi d'une goutte de sirop à un déshydraté.

    Il nous faut retrouver la source vive de la vérité et pour cela déblayer ou sonder l'himalaya dont on l'a recouverte.

    C'est une tâche immense mais il n'y a pas de tâche plus urgente."

     

     

  • Le mensonge de "la croissance verte"

    ​Un remarquable travail sur la tromperie des énergies renouvelables. 

     

    L’étrange logique derrière la quête d’énergies « renouvelables » (par Nicolas Casaux)

    comment 18 Comments

    Pour commen­cer, quelques ques­tions, trop rare­ment posées :

    La destruc­tion en cours des diffé­rents biomes de la planète, leur conta­mi­na­tion par d’in­nom­brables substances et produits toxiques, et les pollu­tions massives des milieux natu­rels sont-elles les consé­quences de la produc­tion d’éner­gie ou de son utili­sa­tion (ou les deux) ? Et en quelles propor­tions ?

    Autre­ment dit, la planète est-elle en train d’être détruite par les consé­quences directes de la produc­tion éner­gé­tique indus­trielle mondiale ou l’est-elle davan­tage par ses consé­quences indi­rectes ?

    Le déver­se­ment annuel de millions de tonnes de plas­tique qui asphyxient les océans dépend-il du type d’éner­gie utili­sée par les usines et les zones indus­trielles ?

    Les millions de tonnes de déchets toxiques annuel­le­ment géné­rées par les diffé­rentes indus­tries (cosmé­tique, élec­tro­nique, chimique, agri­cole, fores­tière, de la construc­tion navale, de la construc­tion auto­mo­bile, etc.) sont-elles les consé­quences de la manière dont est produite l’éner­gie qu’elles utilisent ?

    La destruc­tion d’éco­sys­tèmes, leur pollu­tion, et l’ex­tir­pa­tion de millions de tonnes de ressources non-renou­ve­lables (métaux, mine­rais en tous genres) des entrailles de la planète par l’in­dus­trie des extrac­tions minières sont-elles liées à la manière dont est produite l’éner­gie qu’elle utilise ?

    L’abat­tage des dernières forêts d’Afrique (et d’ailleurs) afin de four­nir du bois d’œuvre (ou l’abat­tage des forêts d’Amé­rique du Sud afin de déga­ger de l’es­pace pour l’éle­vage et d’autres acti­vi­tés indus­trielles) est-il lié à la manière dont est produite l’éner­gie utili­sée par les usines de trai­te­ment du bois ?

    Le monde est-il en train d’être détruit par manque d’une produc­tion indus­trielle d’éner­gie « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable » ?

    Inver­se­ment, si toute la produc­tion d’éner­gie indus­trielle était, ou plutôt, pouvait être, « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », l’hu­ma­nité indus­trielle cesse­rait-elle de détruire, polluer, conta­mi­ner, et épui­ser la planète ?

    En l’état des choses, les diffé­rentes indus­tries qui consti­tuent nos socié­tés indus­tria­li­sées surex­ploitent et épuisent déjà large­ment les ressources natu­relles (renou­ve­lables et non-renou­ve­lables) de la planète. Qu’en sera-t-il lorsque l’in­dus­tria­li­sa­tion (élec­tri­fi­ca­tion, moder­ni­sa­tion, urba­ni­sa­tion, etc.) de tous les pays dits en déve­lop­pe­ment sera ache­vée ? Lorsque tous les habi­tants de la planète consom­me­ront autant qu’un euro­péen ?

    Étant donné que les pays du monde produisent actuel­le­ment envi­ron 50 millions de tonnes de déchets élec­tro­niques (ou e-déchets) par an, dont l’im­mense majo­rité (90%) ne sont pas recy­clées.

    Étant donné qu’ils produisent égale­ment plus de 3,5 millions de tonnes de déchets solides par jour (d’après un rapport de la Banque mondiale).

    Étant donné que cela suffit à parler de désastre.

    Étant donné que c’est loin d’être le seul problème (et que c’est d’ailleurs un problème dont l’am­pleur va augmen­ter expo­nen­tiel­le­ment au cours des prochaines décen­nies, comme nous allons le voir).

    Étant donné que les extrac­tions mondiales de ressources en métaux et mine­rais desti­nés aux diffé­rentes indus­tries s’élèvent actuel­le­ment à plus de 40 milliards de tonnes par an.

    Étant donné qu’en 1970, d’après un rapport de l’ONU, la quan­tité totale des matières premières extraites à travers la planète par l’hu­ma­nité indus­trielle avoi­si­nait les 22 milliards de tonnes, et qu’en 2010, elle dépas­sait les 70 milliards de tonnes (et qu’il s’agit donc d’un triple­ment en 40 ans).

    Étant donné qu’il nous faudra en extraire 180 milliards de tonnes en 2050 si nous conti­nuons à consom­mer comme nous consom­mons aujourd’­hui et si la course au « déve­lop­pe­ment » se pour­suit.

    Étant donné que notre consom­ma­tion globale d’eau douce actuelle (imagi­nez donc ce qu’il en sera demain !), pour prendre un exemple, est elle aussi d’ores et déjà large­ment insou­te­nable(c’est-à-dire que nous consom­mons l’eau des nappes phréa­tiques et des aqui­fères plus rapi­de­ment qu’ils ne se remplissent, ainsi qu’un rapport de la NASA le souli­gnait en 2015 : 21 des 37 aqui­fères les plus impor­tants sont passés en-dessous du seuil de dura­bi­lité — ils perdent plus d’eau qu’ils n’en accu­mulent).

     

    Étant donné qu’en raison de la course au « déve­lop­pe­ment » (élec­tri­fi­ca­tion, indus­tria­li­sa­tion, moder­ni­sa­tion, « progrès ») des conti­nents qui ne l’étaient pas encore entiè­re­ment (Afrique, Asie, Amérique du Sud, notam­ment), il est prévu que la produc­tion annuelle globale déjà fara­mi­neuse (50 millions de tonnes) de déchets élec­tro­niques (ou e-déchets) croisse de 500%, envi­ron, au cours des décen­nies à venir (en raison d’ex­plo­sions des ventes de télé­phones portables, d’or­di­na­teurs, de télé­vi­sions, de tablettes, etc.). Et étant donné qu’il est aussi prévu que la quan­tité totale des déchets solides produits chaque jour dans le monde triple d’ici 2100, pour atteindre plus de 11 millions de tonnes par jour.

    Étant donné que la majo­rité des déchets élec­tro­niques des pays dits « déve­lop­pés » (ces 90% qui ne sont pas recy­clés, mais qui sont char­gés en métaux lourds et autres substances plus toxiques les unes que les autres) sont envoyés dans ces pays dits « en déve­lop­pe­ment », où ils s’en­tassent dans des « cime­tières élec­tro­niques » et autres « e-décharges », où ils polluent grave­ment les sols, l’air et les cours d’eaux (comme à Agbog­blo­shie au Ghana, ce que vous pouvez consta­ter dans le docu­men­taire ToxiCité, ci-après, ou comme à Guiyu en Chine, à Sher­shah au Pakis­tan, à Dhaka au Bangla­desh, et en Inde, et en Thaï­lande, et aux Philip­pines, et ailleurs), où ils détruisent la santé des humains qui travaillent à les trier (c’est-à-dire qui les brûlent n’im­porte où et n’im­porte comment, sans protec­tion, à l’air libre afin d’en sortir du cuivre et d’autres métaux qu’ils revendent ensuite pour une bouchée de pain), et la santé des animaux non-humains qui vivent sur place.

    Étant donné que l’uti­li­sa­tion massive de ressources non-renou­ve­lables néces­saire à la fabri­ca­tion de ces produits high-tech est d’ores et déjà large­ment insou­te­nable et qu’elle le sera d’au­tant plus lorsque tous les habi­tants du monde consom­me­ront autant de produits high-tech que les habi­tants des pays riches, ce qui entrai­nera une multi­pli­ca­tion par 5 ou plus de la consom­ma­tion d’ap­pa­reils élec­tro­niques.

    Étant donné que l’uti­li­sa­tion de ces produits élec­tro­niques est souvent nocive pour le « consom­ma­teur » (écrans qui abîment les yeux, qui altèrent les capa­ci­tés cogni­tives, qui nuisent au sommeil, télé­phones portables qui génèrent des cancers, des tumeurs, etc.) et qu’elle nuit bien plus aux rela­tions sociales qu’elle ne les enri­chit.

    Étant donné que pour subve­nir à ces besoins crois­sants en mine­rais, métaux et autres « ressources natu­relles », la civi­li­sa­tion indus­trielle (l’en­semble de nos socié­tés indus­trielles) va conti­nuer à s’étendre (comme elle le fait depuis son avène­ment, par défi­ni­tion, puisque c’est ce qu’im­pliquent les concepts de « crois­sance » et de « déve­lop­pe­ment »).

    Étant donné que cette expan­sion se fera comme toujours au détri­ment du monde natu­rel, des biomes, des derniers peuples tribaux et des espèces non-humaines de la planète.

    Étant donné que l’ex­pan­sion de la civi­li­sa­tion indus­trielle se fait égale­ment au nom de ces tech­no­lo­gies soi-disant « vertes », comme au Groen­land, où des terres rares et autres mine­rais (comme l’ura­nium), récem­ment rendus acces­sibles (quelle chance !), grâce au réchauf­fe­ment clima­tique, vont être extraits du sous-sol afin de pour­voir aux besoins de « la nouvelle écono­mie verte mondiale ».

    Étant donné, en effet, que toutes les tech­no­lo­gies de produc­tion d’élec­tri­cité dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », les barrages, les éoliennes, les panneaux solaires, etc., requièrent égale­ment des extrac­tions minières massives de maté­riaux parfois haute­ment toxiques, et qu’elles impliquent donc égale­ment des déchets miniers en grande quan­tité :

    L’in­dus­trie des panneaux solaires, pour prendre l’in­dus­trie perçue comme la plus « propre », requiert, entre autres, les maté­riaux suivants, listés en avril 2016 par le site Resource Inves­tor : l’ar­se­nic (semi-conduc­teur), l’alu­mi­nium, le bore (semi-conduc­teur), le cadmium (utilisé dans certains types de cellules photo­vol­taïques), le cuivre (câblage et certains types de cellules photo­vol­taïques), le gallium, l’in­dium (utilisé dans les cellules photo­vol­taïques), le mine­rai de fer (acier), le molyb­dène (utilisé dans les cellules photo­vol­taïques), le phos­phore, le sélé­nium, le sili­cium, l’argent, le tellure et le titane.

    Étant donné que le déploie­ment des tech­no­lo­gies produc­trices d’éner­gie dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable » implique une forte crois­sance de ces extrac­tions minières ; pour prendre un seul exemple, souli­gné par Olivier Vidal (le direc­teur de recherches CNRS au labo­ra­toire de l’Ins­ti­tut des sciences de la terre de Grenoble dont les travaux ont fait l’objet d’un article dans la revue Nature Geos­cience), dans une inter­view parue sur le site de l’Uni­ver­sité Joseph-Fourier : « D’ici 2050, il faudra six ou sept fois la produc­tion mondiale d’acier actuelle pour les seuls secteurs des éner­gies renou­ve­lables ».

    Étant donné qu‘il s’agit d’une évidence souli­gnée par la Banque mondiale, elle-même, dans un récent commu­niqué de presse (18 juillet 2017), inti­tulé « La tran­si­tion vers les éner­gies propres fera augmen­ter la demande de miné­raux », dont voici un extrait :

    Il faut s’at­tendre à une augmen­ta­tion de la demande d’acier, d’alu­mi­nium, d’argent, de cuivre, de plomb, de lithium, de manga­nèse, de nickel et de zinc, ainsi que de certaines terres rares, telles que l’in­dium, le molyb­dène et le néodyme. Cette hausse pour­rait être parti­cu­liè­re­ment marquée sur le segment des accu­mu­la­teurs élec­triques, où l’aug­men­ta­tion de la demande de métaux (alumi­nium, cobalt, fer, plomb, lithium, manga­nèse et nickel) pour­rait être multi­pliée par plus de 1 000 % si les pays prennent les mesures néces­saires pour main­te­nir les tempé­ra­tures à ou en deçà de 2° C.

    (Sauf que la Banque mondiale y voit des « oppor­tu­ni­tés » pour les « pays riches en miné­raux » qui auront alors la chance et l’hon­neur de pouvoir et de devoir extraire toujours plus de ressources de leurs sols et de leurs sous-sols — et donc de toujours plus détruire le monde natu­rel, ce que la Banque mondiale ne dit pas, au contraire, puisqu’elle conti­nue, comme elle l’a toujours fait, à prétendre que les extrac­tions minières peuvent êtres respec­tueuses de l’en­vi­ron­ne­ment.)

    Étant donné que de toutes manières, une étude menée par l’in­gé­nieur Philippe Bihouix évoque trente à soixante ans de réserve pour la plupart des grands métaux indus­triels que sont le zinc, le cuivre, le nickel ou le plomb, et que les réserves acces­sibles d’in­dium, notam­ment utilisé dans les cellules photo­vol­taïques, se limi­te­raient, elles, à vingt ans, et celles de cuivre à trente ans. Cf., la vidéo suivante :

    Étant donné, rappe­lons-le encore, que les extrac­tions minières sont des acti­vi­tés parti­cu­liè­re­ment nuisibles pour l’en­vi­ron­ne­ment (avez-vous déjà vu à quoi ressemble et en quoi consiste une zone d’ex­ploi­ta­tion minière ? Prétendre que cette pratique puisse être respec­tueuse de l’en­vi­ron­ne­ment, c’est prétendre qu’une coupe rase puisse être respec­tueuse d’une forêt), parce qu’elles impliquent en premier lieu de détruire des écosys­tèmes entiers, et parce qu’elles rejettent ensuite d’im­por­tantes quan­ti­tés de déchets (pour exemple, voir cet article du Monde, inti­tulé « En Chine, les terres rares tuent des villages »). & étant donné que le travail dans les mines est un très bon exemple du carac­tère néces­saire et intrin­sèque des inéga­li­tés et de la hiérar­chie dans une société de masse (quel plai­sir d’al­ler travailler à la mine, n’est-ce pas ? Qui n’en rêve pas ? D’ailleurs on se demande pourquoi on n’y trouve pas plus de PDG, de million­naires et de milliar­daires).

    Étant donné que, comme le formule Philippe Bihouix, ingé­nieur centra­lien et auteur de « L’Âge des low tech », dans l’ou­vrage collec­tif « Crime clima­tique stop ! » (éd. du Seuil) :

    Avec la crois­sance « verte » […] ce qui nous attend à court terme, c’est une accé­lé­ra­tion dévas­ta­trice et morti­fère de la ponc­tion de ressources, de la consom­ma­tion élec­trique, de la produc­tion de déchets ingé­rables, avec le déploie­ment géné­ra­lisé des nano­tech­no­lo­gies, des big data, des objets connec­tés. Le saccage de la planète ne fait que commen­cer.

    (L’ar­ticle que Philippe Bihouix a écrit dans l’ou­vrage collec­tif « Crime clima­tique stop ! » est consul­table en ligne, en entier, et vaut le détour !)

    Étant donné que toutes les tech­no­lo­gies de produc­tion d’élec­tri­cité dite « verte », les barrages, les éoliennes, les panneaux solaires, etc., sont prin­ci­pa­le­ment déployées par des grandes multi­na­tio­nales (Vinci, Total, BP, etc. ; pour plus de détails, lire la Note de Traduc­tion en fin de cet article).

    Étant donné qu’une société en mesure de mettre en place tout ce système indus­triel de produc­tion de hautes tech­no­lo­gies est néces­sai­re­ment massive (c’est-à-dire que sa taille est exces­sive, qu’elle en devient inhu­maine), inéga­li­taire, coer­ci­tive, haute­ment hiérar­chi­sée et spécia­li­sée.

    Étant donné que toutes les tech­no­lo­gies de produc­tion d’élec­tri­cité dite « verte », les barrages, les éoliennes, les panneaux solaires, etc., qui sont des hautes tech­no­lo­gies, requièrent et dépendent donc égale­ment de ce type de société.

    Étant donné que la produc­tion d’éner­gie dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », issue des barrages, des éoliennes, des panneaux solaires, etc., ne remplace pas du tout l’uti­li­sa­tion des combus­tibles fossiles (on assiste actuel­le­ment au déve­lop­pe­ment de l’ex­ploi­ta­tion indus­trielle des hydrates de méthane, une nouvelle manière d’ex­ploi­ter des combus­tibles fossiles ; des centrales nucléaires sont en construc­tion dans plusieurs pays du monde, ainsi que des centrales au char­bon ; la frac­tu­ra­tion hydrau­lique pour l’ex­ploi­ta­tion du gaz de schiste se déve­loppe égale­ment, tout comme la produc­tion de pétrole à partir des sables bitu­mi­neux) ; étant donné qu’elle n’est qu’une nouvelle manière, supplé­men­taire, ou complé­men­taire, de produire de l’éner­gie indus­trielle.

    Afin d’illus­trer ce dernier point, quelques graphiques tirés d’un article publié le 13 juillet 2017 dans le Natio­nal Obser­ver :

    Étant donné que la produc­tion d’éner­gie dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », issue des barrages, des éoliennes, des panneaux solaires, etc., dépend de l’uti­li­sa­tion des combus­tibles fossiles (au mini­mum : au niveau des extrac­tions minières, de l’in­fra­struc­ture des trans­ports indus­triels, de la main­te­nance).

    Étant donné que toutes les tech­no­lo­gies de produc­tion d’élec­tri­cité dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », les barrages, les éoliennes, les panneaux solaires, etc., servent, entre autres, à alimen­ter en élec­tri­cité non seule­ment les proces­sus de fabri­ca­tion mais aussi l’usage des produits high-tech précé­dem­ment mention­nés (ceux dont 90% finissent dans des pays pauvres où ils détruisent l’en­vi­ron­ne­ment et tous ses habi­tants, ceux qui détruisent la santé mentale et physique de leur utili­sa­teur, ceux dont la consom­ma­tion va forte­ment croître mondia­le­ment, etc.), et parti­cipent ainsi de la conti­nua­tion du système écono­mique et tech­no­lo­gique en place (c’est-à-dire de la perpé­tua­tion du désastre écolo­gique et social en cours).

    Étant donné qu’ac­tuel­le­ment, d’après le dernier rapport de l’IEA(Inter­na­tio­nal Energy Agency, ou Agence inter­na­tio­nale de l’éner­gie) sur la produc­tion d’éner­gie dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable » (publié en 2016), celle-ci ne repré­sente qu’en­vi­ron 13.8% de l’éner­gie consom­mée par la civi­li­sa­tion indus­trielle (c’est-à-dire que les 86.2% restants proviennent des combus­tibles fossiles et du nucléaire), et qu’au sein de ces 13.8% d’éner­gie dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », les deux premières et prin­ci­pales sources de produc­tion sont :

    1. L’in­dus­trie des biocar­bu­rants et de la biomasse, qui désigne d’un côté le fait d’uti­li­ser des terres arables pour faire pous­ser des plantes qui pour­raient servir de nour­ri­ture (maïs, canne à sucre, soja, colza et palmiers à huile) de manière agro-indus­trielle (c’est-à-dire en détrui­sant les sols) afin de faire fonc­tion­ner des machines, et de l’autre, l’in­ci­né­ra­tion massive d’arbres, dont les forêts d’Eu­rope, d’Amé­rique et d’ailleurs (plus de détails par ici), et d’autres soi-disant « déchets » orga­niques (ou leur métha­ni­sa­tion), et qui repré­sente 72.8% de la produc­tion mondiale d’éner­gie quali­fiée de « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable ». (Un récent article de Libé­ra­tion explique d’ailleurs qu’aujourd’­hui, « à travers le monde et en France aussi, le bois est la première des éner­gies renou­ve­lables. Il repré­sente 40% du mix éner­gé­tique renou­ve­lable, loin devant l’hy­drau­lique (20%), l’éo­lien (8%) ou le photo­vol­taïque (3%) »).
    2. L’in­dus­trie des barrages et sa produc­tion d’hy­dro­élec­tri­cité (une autre catas­trophe écolo­gique et sociale, entre destruc­tions d’éco­sys­tèmes et dépla­ce­ments massifs de popu­la­tions, ce qui est détaillé dans cet article) qui compte pour 17.7% de la produc­tion mondiale d’éner­gie quali­fiée de « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable ».

    (En effet, toujours d’après les derniers chiffres publiés par l’IEA, le solaire et l’éo­lien repré­sentent envi­ron 1% de la produc­tion d’éner­gie mondiale, l’hy­dro­élec­trique 2.4% et les biocar­bu­rants et la biomasse 10.1%, ce qui signi­fie que lorsque vous enten­dez des poli­ti­ciens ou des patrons parler d’éner­gie « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », ou que vous lisez des articles à ce sujet dans les médias grand public, sauf préci­sion, ne pensez pas panneaux solaires et éoliennes, pensez inci­né­ra­teur, métha­ni­seur, biocar­bu­rants et barrages).

    Étant donné que le problème (vous l’au­rez proba­ble­ment compris) des tech­no­lo­gies produc­trices d’éner­gie soi-disant « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable » est non seule­ment lié à la faus­seté de ces quali­fi­ca­tifs (puisqu’en effet, toutes les indus­tries de produc­tion d’éner­gie soi-disant « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable » sont en réalité nuisibles pour le monde natu­rel, comme toutes les indus­tries qui s’ins­crivent dans le cadre de l’éco­no­mie high-tech mondia­li­sée) mais égale­ment à l’uti­li­sa­tion de l’éner­gie produite.

    Étant donné que tout ceci (plus ou moins) est expliqué par quelques personnes et dans quelques ouvrages que l’im­mense majo­rité des habi­tants de la civi­li­sa­tion indus­trielle ne connaissent pas et n’ont pas lu, et, pour l’im­mense majo­rité de cette majo­rité, dont ils n’ont pas même entendu parler (à ma connais­sance, en français, il existe en tout et pour tout trois livres qui traitent de cela : L’Âge des low tech de Philippe Bihouix, Comment tout peut s’ef­fon­drer : Petit manuel de collap­so­lo­gie à l’usage des géné­ra­tions présentes de Pablo Servigne et Raphaël Stevens, & Le soleil en face de Frédé­ric Gaillard, en anglais, il en existe davan­tage, comme Green Illu­sions: The Dirty Secrets of Clean Energy and the Future of Envi­ron­men­ta­lism d’Oz­zie Zehner, les ouvrages de Derrick Jensen, ceux de John Michael Greer, et d’autres encore).

    Étant donné que l’ano­ny­mat rela­tif de ces ouvrages et de leurs auteurs s’ex­plique par la simple raison que l’ana­lyse et la pers­pec­tive qu’ils exposent ne plaisent pas aux indi­vi­dus les plus fortu­nés (à la classe diri­geante), puisqu’elles repré­sentent une menace pour la péren­nité de leur inté­rêts finan­ciers et de leur pouvoir/puis­sance, et qu’ils n’ont donc aucun inté­rêt à les promou­voir dans les grands médias et au sein de la sphère cultu­relle domi­nante, qu’ils contrôlent.

    Pensez-vous que les tech­no­lo­gies de produc­tion d’élec­tri­cité dite « verte » ou « propre » ou « renou­ve­lable », les barrages, les éoliennes, les panneaux solaires, etc., puissent résoudre les innom­brables problèmes extrê­me­ment graves auxquels nous faisons face ?

    Pensez-vous que leur déve­lop­pe­ment puisse résoudre le problème de la surex­ploi­ta­tion des ressources non-renou­ve­lables (et de la surex­ploi­ta­tion des ressources renou­ve­lables) ?

    Pensez-vous que leur déve­lop­pe­ment puisse résoudre le problème des inéga­li­tés sociales crois­santes ?

    Pensez-vous que leur déve­lop­pe­ment puisse résoudre le problème de la sixième extinc­tion de masse, prin­ci­pa­le­ment liée à l’éta­le­ment urbain de la société indus­trielle qui détruit les habi­tats natu­rels des animaux non-humains (et qui détruit tous les biomes et tous les habi­tats sains en géné­ral, donc ceux des humains) ?

    Ou pensez-vous que la seule solu­tion cohé­rente au conglo­mé­rat des problèmes que nous connais­sons relève avant tout d’une dimi­nu­tion dras­tique à la fois de la produc­tion (et donc de la consom­ma­tion) de produits indus­triels high-tech, de la produc­tion d’élec­tri­cité, des extrac­tions minières, et des extrac­tions de combus­tibles fossiles ?

    (Avec en ligne de mire un aban­don progres­sif de l’uti­li­sa­tion des — et de la dépen­dance aux — produits indus­triels high-tech et de l’élec­tri­cité indus­trielle ; un retour à un mode de vie simple, low-tech, basé sur un arti­sa­nat local, écolo­gique, permet­tant un maxi­mum d’au­to­no­mie, un respect complet des équi­libres biolo­giques, et des espèces vivantes non-humaines).

    Nico­las Casaux

     énergies renouvelables  extractivisme  illusions vertes

  • Permis de tronçonner

    Bon, si on suit leur logique de "sécurisation", il faudrait également posséder un permis d'utiliser une gazinière vu le nombre d'accidents de brûlés, puis un permis de marteau vu le nombre de doigts écrasés, un permis de visseuse-dévisseuse, de tondeuse, de sécateur, de sèche cheveu, un permis de ciseaux, un permis de monter et de descendre les escaliers...Et un permis pour avoir le droit de regarder la télévision, ça devrait exister aussi vu les dangers de la chose. En France, on n'a pas de pétrole mais on a une sacrée bande de tordus dans les sphères politiciennes. Et comme en plus ils viennent s'ajouter à ceux de l'UE, ça fait un sacré nid de coucous...

    J'ai discuté un bon moment avec le vendeur de tronçonneuses du secteur aujourd'hui et il m'expliquait que le permis de tronçonneuse, c'était une idée des assurances avec l'aval de l'Etat : Si je me blesse avec ma tronçonneuse et que je n'ai pas suivi la formation, l'assurance sera en droit de ne pas couvrir les frais. Gains financiers considérables pour elle au regard des accidents domestiques. Pour l'Etat, l'intérêt, c'est d'empocher la TVA sur le coût de l'intervention d'un professionnel. On parle de millions d'euros là, pas de l'argent de poche de la semaine...Pas question de payer en liquide par conséquent. 
    C'est déjà le cas, par exemple, avec le ramonage de la cheminée. C'est moi qui le fais depuis vingt ans. Si je venais à tomber du toit, l'assurance ne me couvrirait pas. C'est un professionnel qui doit le faire. Et si je le fais venir mais sans facture, ça sera pareil. On part bien évidemment dans un système ultra réglementé, non pas pour le "bien" de la population mais avant tout pour des intérêts financiers. 
    Ici, on a un bouleau immense au bord de la grange-garage et s'il venait à tomber sur la toiture, l'assurance pourrait me reprocher de ne pas avoir été assez prudent en l'abattant. Mais si je décide de l'élaguer moi-même et que je me blesse, elle me reprochera de ne pas avoir payé un professionnel... La déresponsabilisation des individus a un intérêt financier, c'est ça le nœud du problème et c'est un nœud camouflé sous de belles paroles.
    "On fait ça pour votre bien...".

     

    "Le premier niveau, ECC1, est le certificat minimum pour tout utilisateur, particuliers, employés des espaces verts, pompiers… Il apporte les connaissances nécessaires au bon usage et à l’entretien d’une tronçonneuse. La formation dure une journée et s’y ajoute une matinée supplémentaire pour l’examen. Son coût est d’environ 250 €."

     

     

    Permis tronçonneuse en décembre, dans l’Hexagone

    permis tronçonneuse en france stiga magazine

    Obligatoire dans plusieurs pays européens, le permis tronçonneuse sera mis en place dès ce mois de décembre 2017 en France. La formation s’affiche déjà dans diverses chambres d’agriculture et établissements scolaires. Quatre niveaux de permis sont proposés selon l’utilisation et les responsabilités. Au cœur du dispositif, la sécurité de l’usager.

    Un certificat européen

    La mise en place du permis tronçonneuse a été confirmée par le décret d’application sur les travaux forestiers applicable au 5 décembre 2017. C’est le premier certificat commun à tous les pays d’Europe (9 y ont souscrit pour l’instant).

    A l’origine de cette formation, le souci de sécuriser le travail des bûcherons professionnels et amateurs. C’est dans cette optique que divers partenaires européens, centres de formation et d’entrepreneurs de travaux forestiers, ont créé en 2009 l’agence européenne EFESC (European Forestry and Environmental Skills Council). Cette agence a mis en place les standards de formation pour le permis tronçonneuse.  Ainsi, des centres de formation (une quinzaine à ce jour) ont été accrédités pour mener à bien ce projet. A la clef, une évaluation d’autant plus pertinente que formateurs et évaluateurs ne sont pas les mêmes.

    Ce permis tronçonneuse a valeur de certificat de qualification, reconnu dans tous les pays européens. Il garantit un niveau de formation standardisé et conforme aux obligations de sécurité (pour la France code du travail art L.4142-2). Il devrait ainsi faciliter la mobilité et l’employabilité des professionnels en Europe.

    permis tronçonneuse france stiga magazine

    Un permis tronçonneuse, quatre niveaux de formation

    Ce permis se décline en 4 niveaux de formation.

    Le premier niveau, ECC1, est le certificat minimum pour tout utilisateur, particuliers, employés des espaces verts, pompiers… Il apporte les connaissances nécessaires au bon usage et à l’entretien d’une tronçonneuse. La formation dure une journée et s’y ajoute une matinée supplémentaire pour l’examen. Son coût est d’environ 250 €.

    Ce niveau est exigible pour passer aux suivants qui se déroulent, le plus souvent, dans le cadre de la formation professionnelle. Soit ECC2, pour l’abattage de petits bois (1 300 euros pour le module pour 4 jours et demi de formation et une demi-journée d’évaluation); ECC3, pour l’abattage de gros bois ; ECC4 pour l’abattage des arbres difficiles, chablis. Quant aux titulaires du CAP ou du BPA de bûcheron, ils peuvent recevoir le permis tronçonneuse par équivalence (modules 1, 2 et 3).

    Le permis sera délivré dans les centres de formation accrédités par des agences nationales, elles-mêmes membres de l’agence européenne EFESC. Ainsi, dans l’Hexagone, onze centres de formation sont opérationnels, répartis sur tout le territoire. Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter le site internet Eduforest, qui regroupe la formation et qualification pour la gestion durable des forêts.

    Les titulaires du permis tronçonneuse recevront une carte, valable à vie, indiquant leur identité et le niveau du permis. De plus, un recyclage tous les 3 à 5 ans est conseillé pour mettre à jour connaissances et compétences.

  • La Croix

     

    L’image contient peut-être : montagne, ciel et plein air

    Essayez donc de l'enlever celle-là !...

    Je sens poindre chez moi une colère sourde... Elle a bon dos la loi sur les "lieux appartenant à l'espace public"... Je commence à la détester lourdement la "laïcité" française.

     

    La statue de Jean-Paul II est installée depuis fin 2006 sur une place publique de Ploërmel.

    La statue de Jean-Paul II est installée depuis fin 2006 sur une place publique de Ploërmel. — J. Gicquel / 20 Minutes

    • Le Conseil d’Etat a ordonné le retrait de la croix de la statue.
    • La décision a entraîné une polémique sur les réseaux sociaux.
    • Le maire de Ploërmel entend bien conserver le monument dans sa commune.

    D’ordinaire très calme, la place Jean-Paul II à Ploërmel (Morbihan) est devenue depuis quelques jours un véritable lieu de pèlerinage. Le smartphone à la main, de nombreux touristes sont venus immortaliser la désormais célèbre statue à l’effigie de l’ancien pape polonais. Cette soudaine notoriété du monument remonte à mercredi. Ce jour-là, le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, a ordonné le retrait de la croix qui surplombe l’édifice, au nom du respect de la loi de 1905 sur la laïcité qui « interdit d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public ».

    >> A lire aussi : #MontreTaCroix, le hashtag contre le retrait d’un signe religieux en Bretagne

    Cette décision a provoqué un véritable tollé sur Internet, avec un déferlement de photos de croix accompagnées du hashtag #MontreTacroix ce week-end sur Twitter.

    Toi Neou @ToiNeou

    , fier d'être savoyard

    Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    Même la Première ministre polonaise Beata Szydlo a réagi à la polémique en se prononçant en faveur d’un rapatriement de la statue en Pologne et tenter ainsi « de sauver de la censure le monument de notre compatriote ».

    La télévision polonaise depuis deux jours sur place

    Preuve de l’agitation qui règne dans cette petite ville du Morbihan d’à peine 10.000 habitants, une télévision polonaise est sur place depuis deux jours pour couvrir l’affaire. « En Pologne, on ne touche pas à Jean-Paul II. Cette statue doit rester là et conserver sa croix », assure Jacques Kaszubski. Installé dans le Morbihan, ce jeune Polonais a fait un détour par Ploërmel ce lundi après-midi pour envoyer des photos de la statue à sa famille.

    >> A lire aussi : Bretagne: La Pologne veut récupérer la statue de Jean-Paul II, privé de sa croix par le Conseil d'Etat

    Comme lui, beaucoup de touristes sont scandalisés par la décision du Conseil d’Etat. « Des croix, il y en a partout en Bretagne et dans toute la France. Et cela n’a jamais embêté personne, c’est vraiment stupide », indique Loïc, originaire du nord de la France. « On dirait que la France a honte de ses racines chrétiennes », s’énerve un couple de retraités. « Un pape avec une croix, je ne vois pas ce qui choque », souligne Fontaine des Bouches-du-Rhône, qui se revendique comme « athée ».

    Le maire bien décidé à garder sa statue

    Dans toute cette agitation, Patrick Le Diffon, maire Les Républicains de la commune, tente jouer la carte de l’apaisement. « Tout le monde ici est surpris car cette statue fait partie de la commune et n’a jamais posé de problème. Mais je ne veux surtout pas que cette polémique serve à attiser les haines religieuses, bien loin du message de paix véhiculé par Jean-Paul II », indique l’élu.

    Sommé par le Conseil d’Etat de retirer la croix surplombant la statue dans les six mois, le maire se refuse pourtant à abandonner son monument. « Vous pouvez être sûr que je ne prendrai pas ma scie à métaux pour enlever la croix un bon matin. Cette statue est une œuvre d’art, elle est une et indivisible », assure le maire.

    Pour éteindre la controverse, l’élu pourrait d’ailleurs être tenté de vendre la place publique où se trouve la statue à un investisseur privé pour se conformer ainsi à la loi. « La croix serait alors dans un domaine privé et le problème serait réglé », souligne-t-il. Il pourrait également porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme. « J’ai six mois pour prendre une décision. Mais je veux la prendre dans un climat apaisé et serein ».

     

     

     

    •  

  • Les vaches maigres de l'éducation nationale

    Le retour des vaches maigres

    @Ervins Strauhmanis / Flickr / Creative Commons

    Publié le  / 0 commentaire

    Partager :

    Six mois après le début du quinquennat, le doute n’est quasiment plus permis. Les années qui viennent devraient bel et bien être marquées par une nouvelle baisse du pouvoir d’achat, pour les enseignants. Après la courte embellie des dernières années, qui n’a pas compensé la grisaille de la période précédente, plusieurs dossiers attestent que les enseignants ne sont pas une priorité pour le gouvernement.

    Gel du point d’indice

    A peine en place, le gouvernement annonçait le gel du point d’indice, qui règle la rémunération des fonctionnaires. Pour l’instant la mesure est prévue pour la seule année 2018, mais tout laisse à penser qu’elle se prolongera tout au long du quinquennat. En effet la loi de programmation financière prévoit la baisse de 3 points de la dépense publique d’ici 2022, et l’effort annoncé dans les domaines des armées, de l’intérieur et de la justice sera nécessairement compensé dans les autres domaines. L’heure étant à l’austérité et au serrage de ceinture, l’éventualité d’un dégel est quasi nulle.

    Rappelons que dans les faits, gel du point d’indice signifie automatiquement baisse du pouvoir d’achat, en raison de l’inflation. De 2010 à 2016, précédente période de gel du point d’indice, l’inflation a été de près de 7% pendant que les salaires stagnaient.

    PPCR reporté

    Technique, ce dossier est inconnu du grand public et même la plupart des enseignants ont du mal à en comprendre les enjeux. Le PPCR (Parcours Professionnels Carrières et Rémunérations) est un ensemble de mesures négociées en 2015 qui devait mener les salaires des enseignants français au niveau de celui des leurs homologues de l’OCDE. Le protocole prévoyait notamment une augmentation indiciaire en fonction de l’échelon et un avancement de grade plus rapide pour tous. Ces mesures devaient s’étaler sur plusieurs années jusqu’en 2020, mais seules celles prévues en 2017 et déjà budgétées par le précédent gouvernement échapperont à la coupe. Le gouvernement actuel a déjà annoncé le report du PPCR à 2019, là aussi on serait agréablement surpris qu’il ne soit pas enterré ensuite. A titre d’exemple, les professeurs des écoles et les certifiés devaient gagner 7 points d’indice au 1er janvier 2018. Ils peuvent oublier.

    Retour du jour de carence

    Rapidement, le gouvernement à réinstauré un jour de carence pour les fonctionnaires, selon des arguments connus : lutte contre l’absentéisme, économies, rééquilibrage avec le privé (3 jours de carence). Autant d’arguments discutables : on a dit ici même, s’agissant des enseignants, que leur taux d’absentéisme est moins élevé que pour la moyenne des salariés et dans tout le public il est à peine supérieur (3,9% contre 3,6%, source Dares). Côté financier, on se rappellera la déconvenue du gouvernement Sarkozy, instaurateur du jour de carence, qui comptait économiser 240 millions annuels et n’a engrangé dans les faits que 80 millions. Enfin s’agissant de rééquilibrer avec le privé, on se contentera de citer les propos d’un certain Emmanuel Macron, répondant au sénateur LR Roger Karoutchi en mai 2015 sur cette question : «Si l’on examine de près la situation des salariés du privé, on s’aperçoit que les deux tiers d’entre eux sont couverts par des conventions collectives qui prennent en charge les jours de carence. Donc, "en vrai", comme disent les enfants, la situation n’est pas aussi injuste que celle que vous décrivez ». De fait, d’après une étude menée par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé, 66% des salariés bénéficient d’une prise en charge du délai de carence par leur prévoyance entreprise, ainsi que le rappelle un article de Libération intitulé « rétablir le jour de carence pour les fonctionnaires est-il équitable et efficace ? ».

    Hausse de la CSG compensée sans gain de pouvoir d’achat

    Cela a été un dossier assez brûlant, cet été. La hausse prévue de la CSG sera compensée par la baisse des cotisations chômage et aura un impact positif pour la majorité des salariés (elle devrait permettre un gain de pouvoir d’achat de 1,45% de salaire brut en moyenne). Mais dès le départ, il est apparu que deux publics seraient les dindons de la farce : les retraités et les fonctionnaires. Concernant les premiers l’affaire est toujours mal embarquée puisque le Président s’est contenté de dire « je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, dans la grande majorité des cas la hausse de la CSG sera compensée par la baisse de la taxe d’habitation ». S’agissant des fonctionnaires, cela a été très confus durant tout l’été, pour être honnête ça sentait un peu le bricolage, mais finalement la compensation est annoncée, avec la suppression de la CES et la création d’une prime compensatoire aux contours encore flous. Mais il s’agit d’une simple compensation, pas d’un gain de pouvoir d’achat, contrairement aux salariés.

    Hausse des cotisations retraite

    Il faut également rappeler que depuis 2010, le mois de janvier est synonyme de fiche de paie en berne, pour les fonctionnaires. En effet leur cotisation retraire augmente régulièrement et ce jusqu’en 2020 : le but est de rattraper graduellement le taux des salariés (11%, contre 7,85% en 2010 pour les fonctionnaires). Une bonne chose en termes d’équité, il faut le dire. Une bonne chose aussi car ce sera un argument en moins pour ceux qui souhaite attaquer la retraite des fonctionnaires qui vont bientôt cotiser autant que les autres. Néanmoins, chaque mois de janvier le montant en bas de la fiche de paie diminue de quelques euros, qui deviennent des centaines d’euros sur la durée et contribuent à la baisse du pouvoir d’achat.

    La prime REP+, promesse non tenue

    On se souvient que c’était une des mesures phare du candidat Macron : afin d’attirer les enseignants en éducation prioritaire, il était prévu de leur accorder une prime de 3000 € annuelle. L’élection passée, l’affaire a été moins médiatisée, et pour cause : dans les faits on a le plus grand mal à financer la mesure, au ministère : pour l’instant, le versement est prévu « progressivement », 20 millions en 2018, de quoi payer moins de 6 700 profs sur 43 000.

    Le cout coup de la rigueur

    Ainsi donc, au nom de la rigueur budgétaire, les fonctionnaires et parmi eux les enseignants davantage encore, ont un faux air de vaches à lait du gouvernement – pendant ce temps-là, les conseillers ministériels sont augmentés de 20%, les 10% de français les plus aisés profitent de 46% des gains des mesures fiscales prévues (OFCE), les baisses d’imposition du capital coutent 8 milliards à l’état…

    Le dernier à avoir à ce point argué d’une nécessaire rigueur pour justifier les coupes sombres dans l’éducation nationale s’appelait Nicolas Sarkozy. Durant son quinquennat (l’actuel ministre JM Blanquer était alors numéro 2 de l’éducation nationale) 80 000 postes furent supprimés, la formation initiale des profs détruite, le point d’indice des fonctionnaires gelé, tout ceci au nom de la rigueur budgétaire. Bilan : entre 2012 et 2017, la dette publique de la France est passée de 1,253 milliards d’euros à 1,869 milliards, le déficit public s’est creusé de 51 milliards, la dette est passée de 64,4% à 89,6% du PIB.

    Sous Hollande, la situation s’est tardivement mais sensiblement arrangée pour les enseignants. En 2016, le point d’indice a été dégelé de 1,2% (0,6% en juillet 2016 et 0,6% en février 2017, compensant à peine l’inflation), les accords PPCR ont été mis en place, un effort a été fait pour les enseignants de primaire avec la création de l’ISAE (une prime annuelle de 1200 € bruts que touchaient les profs de secondaires). Au final, un regain de pouvoir d’achat non négligeable, après des années de vaches maigres. En effet, de 2000 à 2010, le pouvoir d’achat des enseignants français avait baissé de près de 10% quand celui de leurs collègues de l’OCDE avait augmenté de près de 20%. Puis, de 2010 à 2016, lors du gel du point d’indice, la hausse des cotisations avait entrainé une perte de près de 2000 € nets.

    C’est ce type d’ère qui s’ouvre, à nouveau : une période de baisse continue du pouvoir d’achat des enseignants. Le ministre JM Blanquer a beau jeu de s'afficher en séducteur : « Les professeurs sont mal payés, et cela contribue à un manque de vocations, mais aussi de plaisir. Cela pose la question plus générale de la dignité des professeurs. Je me considère comme le ministre des professeurs (…). Je parle souvent d’une école de la confiance pour une société de la confiance. Cela passe par le pouvoir d’achat des professeurs ».

    Quel joli discours !

     

    Nota : afin de mieux comprendre l'important dossier du PPCR, il faut lire cet article du Café Pédagogique.

    Suivez l'instit'humeurs sur Facebook et sur Twitter @LucienMarboeuf.

  • Textes sur l'Amour

    J'ai entrepris de faire du "rangement" dans le blog et j'en suis venu à chercher les textes sur l'Amour.

    J'ai pu réaliser à quel point cette quête, son exploration, son vécu, son saisissement intégral occupaient largement mes réflexions et mes romans.

    En voici quelques liens parmi beaucoup d'autres :

    Smb5uaildbbqcgvbu0on5s5nudo

    L'amour dans mes romans

     

    Aimer

    Apprendre à ne plus s'aimer.

    Aimer l'amour. (roman)

    Aimer et ensuite apprendre (spiritualité)

    L'amour et le besoin (spiritualité)

    L'amour et le besoin (2) (spiritualité)

    L'amour et le besoin (3) (sexualité sacrée)

    L'Amour et le juste milieu. (spiritualité)

    Ma vision de l'Amour. (spiritualité)

    L'amour en otage (spiritualité)

    L'Amour véritable (spiritualité)

    L'amour de la Nature (spiritualité)

    L'amour du silence. (spiritualité) 

    L'amour des montagnes. (A CŒUR OUVERT)

    L'amour des âmes (spiritualité)

    L'Amour révélé

    L'amour inconditionnel (spiritualité)

    Dans le territoire de l'amour (spiritualité)

    "A COEUR OUVERT" : l'amour

    Le corps Sacré. (sexualité sacrée)

    Le Graal (sexualité sacrée)

    Le couple et l'amour conscient (sexualité sacrée)

    La réalité de l'amour (sexualité sacrée)

    Sur l'Amour

    En amour.

    Amour et séduction. (spiritualité)

    Amour et sexualité (sexualité sacrée)

    Etre en amour. (spiritualité/sexualité)

    Etre aimé. (spiritualité)

    Les âmes enlacées (sexualité sacrée)

    La raison et le couple.

    La sexualité censurée (spiritualité)

    Vélo, tantrisme et pleine conscience.

    Vertiges de l'Amour à vélo. (spiritualité)

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Aller aussi "haut" que possible

     

     

     

    "On consacre la première moitié de sa vie à se forger un ego solide, et la seconde moitié à s’en débarrasser."
    Carl Gustav Jung

     

    Si la seconde moitié consiste à s'en défaire, il est juste de s'en réjouir. Le drame serait de mourir avec un ego intact et tout puissant.
    Dans la première partie, nous sommes forgés, selon moi, à nous bâtir un ego, par mimétisme, par éducation, par conditionnement...Nous ne sommes responsables de rien étant donné que le "libre arbitre" ne nous est pas encore accessible. C'est parce que nous aurons donc été "socialisés" et autant que possible  « cultivés » que dans la deuxième partie, nous aurons la possibilité et le choix conscient de nous libérer. Là, nous serons pleinement responsables de la décision et de la détermination déployée. Il n'y aura aucune obligation, de qui que ce soit, aucune injonction, aucun diplôme à obtenir ou salaire à toucher, rien de tout ce qui aura empli notre existence sociale n'aura cours...Il ne restera que la conscience de l'individu.
    Cet "enfermement " premier est donc l'opportunité, une fois atteint l'âge nécessaire, d'apprendre à devenir Soi.
    Il faudra choisir entre l'inertie et l'Éveil.
    Et savoir ce qui est juste et bon. 

     

    Cela sera juste si c'est justifié.
    Cela sera bon si mes valeurs sont respectée et si ces valeurs sont expurgées des intentions égotiques.

     

    La socialisation ne doit pas être condamnée tant qu'elle est initiée et développée avec une intention juste et bonne. 
    C'est là qu'il convient d'être assez lucide ou clairvoyant pour distinguer entre l'Amour qui nous est proposé ou la manipulation sous-jacente. 
    Les "manipulateurs" n'ont pas nécessairement de mauvaises intentions. Ils sont juste des egos qui n'ont jamais déclenché en eux la deuxième phase du processus d'Éveil. 

     

    J'ai pleinement conscience, depuis quelques mois, que tout ce que j'ai pu écrire depuis des années, que toutes mes réflexions et mes recherches sur la quête du Soi, je ne les ai pas appliquées suffisamment pour pouvoir me protéger des errances émotionnelles. J'ai pleinement conscience que tout ça n'était encore qu'une étape intellectuelle, rationnelle, même si je me plais à penser que la rationalité commune ne me fige plus. 
    Je remercie l'épreuve en cours. Rien n'est dû au Hasard. 

     

    Il fallait que j'aille beaucoup plus loin dans la démarche, que je l'associe à mon corps, à l'énergie, à l'Inconscient, il fallait que je valide les découvertes en les expérimentant moi-même. Plus profondément encore et encore et encore...Descendre pour s'élever, creuser pour remonter, déblayer les gravats jusqu'à ce qu'il ne reste rien. 
     

    Maîtriser les Pensées.
    Accueillir les Émotions.
    Garder à l'esprit que tout ce qui arrive est nécessaire.
    Faire confiance à mon Intuition.
    Explorer dans mon Corps les résidus fossilisés de mes émotions anciennes. 
    Les extraire et les remercier de l'exploration nécessaire qu'elles ont déclenchée. 
    Aimer la Vie autant qu'elle m'aime puisque je suis vivant, qu'elle a jugé juste et bon que je sois là. 

     

    Je ne crois ni au Hasard, ni aux Miracles. Juste parce que ces deux mots sont considérablement dérisoires au regard de l'infini bonheur d'être là. 
    Nous ne sommes pas là par hasard et ça n'est pas non plus un Miracle. 
    C'est une Décision. 
    Mais je n'en connais pas l'Instigateur. 
    Alors, je remercie l'élan vital, le souffle originel, la vibration.
    Je remercie, en aimant la femme que j'aime et en la bénissant de ce privilège de pouvoir l'aimer, en aimant les trois enfants qui ont jugé juste et bon de nous élever spirituellement en faisant de nous leurs Parents, je remercie les Montagnes, la lumière de l'altitude, le silence des sommets, l'immensité de Là-Haut.

     

    Je sais que je ne suis encore qu'un novice, un être empli de failles et de tourments. Mais je les accueille désormais avec bienveillance. Comme un Horizon lumineux qui se dessine, loin devant moi, un appel à grandir, encore et encore, à explorer inlassablement, à ne jamais me satisfaire de l'inertie. 
    J'irai jusqu'au bout de ce que la Vie m'accordera, au plus "haut" de moi-même.

  • Sur la chasse (7)

    Alors qu'il se trouvait dans son jardin, un homme blessé par des tirs de chasseurs

    Modifié le  | Publié le 

    Écouter

    • Alors qu'il jardinait dans sa serre, un homme de 52 ans a reçu 14 plombs dans le corps, dont un dans la tête.
      Alors qu'il jardinait dans sa serre, un homme de 52 ans a reçu 14 plombs dans le corps, dont un dans la tête. | Ouest-France

    Alors qu’il jardinait dans sa serre, un homme de 52 ans a reçu 14 plombs dans le corps, dont un dans la tête. Tous n’ont pas pu être enlevés par les médecins qui craignent des complications. L’ouvrier agricole, en arrêt maladie, a porté plainte.

    « Je m’occupais de mes plants de melon quand j’ai reçu deux coups de fusils » Il était 15 h 45, dimanche, lorsqu’un Plouescatais s’est fait tirer dessus par un chasseur, alors qu’il jardinait dans sa serre.

    L’homme, un ouvrier agricole âgé de 52 ans, a reçu quatorze plombs dans le corps. Quatre dans le bras gauche, autant dans la jambe gauche, un dans la tête, un dans la jambe droite et le reste dans la hanche et dans le bas du dos.

    « Je leur ai demandé de l’aide mais ils sont partis »

    « J’étais tout seul. Je leur ai montré mon bras en sang en leur disant qu’ils m’avaient tiré dessus. Je leur ai demandé de l’aide mais ils sont partis », témoigne le Plouescatais qui a porté plainte auprès de la gendarmerie de Saint-Pol-de-Léon, chargée de l’enquête.

    Contactée, sa femme est arrivée sur place et a contacté les gendarmes et les secours. Ces derniers ont transporté le jardinier à l’hôpital de la Cavale Blanche, à Brest, dont il est ressorti lundi soir.

    « Trop dangereux de les enlever »

    « Ils m’ont retiré les plombs qu’ils ont pu mais pas tous car certains sont trop profonds, comme celui qui est dans la tête. Les médecins ont jugé que c’était trop dangereux de les enlever », confie le Plouescatais, en arrêt de travail.

    Pour l’ouvrier agricole, inquiet pour son avenir professionnel, la coupe est pleine. « Ce n’est pas la première fois qu’ils tirent dans mon jardin. On a déjà retrouvé la serre criblée de balles ! Il faut que ça cesse ! »