Là-Haut

Articles de la-haut

Coronavirus : Ordre des médecins et ouverture des écoles

Par Le 16/04/2020

Je suis toujours autant consterné par la décidion du gouvernement d'ouvrir les écoles et tout autant par l'impréparation à cette annonce. Ils annoncent et ensuite ils se demandent comment ils vont faire. J'en suis à me demander s'ils ne le font pas justement pour qu'on leur explique que c'est infaisable...

Réouverture des écoles le 11 mai : l’Ordre des médecins s’y oppose et dénonce "un manque absolu de logique"

Réouverture des écoles le 11 mai : l’Ordre des médecins s’y oppose et dénonce "un manque absolu de logique"

 

Lien copié !

https://www.femmeactuelle.fr/enfant/news-enfant/reouverture-des-ecoles-le-11-mai-lordre-des-medecins-sy-oppose-et-denonce-un-manque-absolu-de-logique-2093792

Le président de la République a annoncé la réouverture progressive des établissements scolaires à compter du 11 mai prochain. Une décision que l’Ordre des médecins désapprouve. L’institution appelle le gouvernement "à la raison".

"À partir du 11 mai, nous rouvrirons progressivement les crèches, les écoles, les collèges et les lycées. Pour les étudiants de l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’à l’été", a annoncé le chef de l’État, lors de son allocution dédiée à l’épidémie de Covid-19 ce 13 avril, après avoir prolongé le confinement de quatre semaines. La déclaration du Président a été critiquée de part et d’autre ces derniers jours.

Le 12 mars dernier, Emmanuel Macron avait indiqué la fermeture de tous les établissements scolaires pour "protéger les enfants" et "réduire la propagation du nouveau coronavirus". La raison ? Le Covid-19 se transmet et se propage plus rapidement par l’intermédiaire des enfants, souvent porteurs sains du virus. Son annonce concernant la réouverture des écoles, mettant les enfants en première ligne, inquiète ainsi les parents et les enseignants indignés. Une incompréhension et une crainte partagée par l’Ordre des médecins.

Réouverture des écoles : une mauvaise idée pour l’Ordre des médecins

"Ce choix révèle un manque absolu de logique", a déclaré au Figaro ce 14 avril, le Dr Patrick Bouet, président du Conseil national de l’Ordre des médecins. Le praticien ne comprend pas la décision du président : "il y a une pression importante pour permettre une reprise économique rapide. Mais pour moi, ce qui prime, c’est la situation sanitaire. Et ce ne sont pas les 5 ou 6 semaines de temps scolaire restantes, qui vont régler le problème social et économique de la reprise du travail des parents".

Le praticien revient sur la première mesure prise par le gouvernement le mois dernier : la fermeture des écoles, des lycées et des universités. Cette décision, le Dr Patrick Bouet la juge raisonnable car les enfants sont "des vecteurs potentiels sans développer eux même l’infection". En outre, il affirme "qu’il est très difficile en milieu scolaire de respecter les gestes barrières""Et maintenant le premier milieu que le Président veut déconfiner est le milieu scolaire ! Comment ne porterait-il plus les mêmes risques ? Il faut qu’il y ait une logique entre les affirmations du gouvernement et celles des scientifiques, insiste le Dr Patrick Bouet. Il n’y a pas d’explication médicale, infectieuse ou épidémiologique à déconfiner dans le milieu scolaire en premier".

Réouverture précoce des écoles : les risques encourus par les Français

"Déconfiner le milieu scolaire reviendrait à remettre le virus en circulation", alerte le praticien. C’est l’inquiétude de nombreux parents. Ils considèrent que ce choix fait courir des risques aux plus jeunes et met en danger la santé publique. "Les enfants vont rencontrer des enseignants et des agents des collectivités locales, sans que les mesures barrières soient possibles, et pourront les contaminer. Le virus pourra également revenir dans les familles, restées confinées pendant deux mois, qui pourront se retrouver infectées par les contacts de leurs enfants à l’extérieur", déplore le président du Conseil national de l’Ordre des médecins.

 

 

Le Dr Patrick Bouet estime que la France n’a pas encore tous les moyens de protection nécessaires pour gérer la réouverture des établissements scolaires. "L’inquiétude des enseignants est justifiable car nous ne savons pas comment les tests PCR ou sérologiques seront effectués, comment les masques seront distribués etc. J’en suis moi-même encore à demander que tous les moyens de protection soient fournis aux soignants! Je ne voudrais pas qu’on se retrouve dans la même situation avec les enseignants", souligne-t-il.

"Mieux vaut préparer la rentrée" que de déconfiner en urgence

"Nous médecins, savons que cela ne va pas se compter en semaines et qu’il va falloir du temps face à un virus qui reste particulièrement dangereux". Selon le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, il faudrait prendre acte de cette fin d’année scolaire perturbée par la crise sanitaire et préparer la rentrée pour voir comment les enfants pourront recevoir un enseignement complémentaire afin de compenser ce qu’ils auront manqué."Nous avons tous la crainte, hospitaliers et libéraux, qu’un déconfinement précoce ne nous amène à connaître un rebond du virus. Personne ne sait quelle sera l’évolution de la courbe des hospitalisations, comment ce plateau va se comporter au fil du temps, et quelle sera la situation le 11 mai", signale le praticien.

Coronavirus : Immunité chez les enfants

Par Le 15/04/2020

 

Rien à ajouter... Si, en fait : on parle des enfants et pour moi, il est ABSOLUMENT INACCEPTABLE de s'accorder le droit à ces situations d'infections sévères provoquées par l'ouverture des écoles. Ou alors, il ne fallait faire aucun confinement, rien. D'autre part, je ne sais pas dans quelles conditions ont été contaminés les enfants décédés, sans parler de ceux qui vont garder des séquelles pulmonaires, mais si ça s'est produit pendant le confinement, je n'ose imaginer ce qui peut se produire dans le cadre de situation de regroupement dans les classes, les cantines, les couloirs, les réfectoirs, les toilettes, les salles de jeux en maternelle...

 

"On voit donc que la réponse à cette question de la faible sensibilité des enfants à la maladie, reste très largement en suspens. Mais faible sensibilité ne veut pas dire absence de sensibilité, voire immunité. Avec le développement du nombre de cas, il faut s'attendre à rencontrer d'autres cas isolés d'infections sévères chez des enfants en bas âge et donc ne pas relâcher les mesures de confinement et les gestes barrière, même avec les tout petits."

SCIENCES |Chaque jour, Nicolas Martin, producteur de la Méthode Scientifique, fait un point sur l'avancée de la recherche sur le Coronavirus. Il essaie aujourd'hui de comprendre pourquoi le Covid-19 est beaucoup moins virulent chez les enfants.

 

Les cas d'enfants âgés de moins de 10 ans qui développent les symptômes de la maladie seraient autour de 1%, voire moins.

Les cas d'enfants âgés de moins de 10 ans qui développent les symptômes de la maladie seraient autour de 1%, voire moins.• Crédits : pinstock - Getty

Nous vous parlions hier des cas sévères, qui peuvent conduire à la mort de patients jeunes, comme cette jeune fille de 16 ans décédée en France la semaine dernière. Ces cas, tragiques bien qu'extrêmement rares, ne doivent pas masquer une autre réalité épidémiologique : dans leur immense majorité, les enfants ne développent quasiment pas le Covid-19. Pourquoi ?

Commençons justement par les données épidémiologiques. Plusieurs études, dans différents pays, arrivent au même constat : les cas d'enfants âgés de moins de 10 ans qui développent les symptômes de la maladie seraient autour de 1%, voire moins. Selon le Journal of American Medical Association, en date du 24 février, sur un échantillon de 44 672 personnes contaminées en Chine, il n'y avait que 416 cas confirmés d'enfants de moins de 10 ans et 549 entre 10 et 19 ans, soit à peine plus d'1%.

En France, selon les chiffres de Santé Publique France, les moins de 15 ans représentent environ 2% des cas confirmés, avec 0 décès dans cette tranche d'âge. Idem en Italie et en Espagne où il n'existe aucune victime ni cas grave chez les enfants contaminés, et ainsi de suite.

La question est donc simple : pourquoi le Covid-19 ne touche pas, ou que marginalement les plus petits. Ce qui se passe pour le Covid-19 est par ailleurs bien connu pour plusieurs autres pathologies. La varicelle par exemple, bénigne chez l'enfant, et qui peut aboutir à des formes très graves quand elle est contractée à l'âge adulte. 

Mais si cette question semble simple, la réponse est, elle, complexe. Plusieurs hypothèses ont été posées.

La première est d'ordre immunologique. On sait, de façon diffuse, que le système immunitaire des enfants ne fonctionne pas tout à fait de la même façon que celui des adultes. De façon diffuse, parce que les études sur le sujet sont assez peu nombreuses. La première explication à cet état de fait, serait que pour les enfants, toute infection est une infection nouvelle, contrairement aux adultes qui développent, avec les années, une immunité acquise. Pour les enfants au contraire, chaque pathogène rencontré est strictement nouveau pour l'organisme. Les chercheurs estiment que pour être plus efficace, et compte tenu de l'importance des contacts avec tous ces nouveaux pathogènes qu'ils se transmettent par ailleurs allègrement dans les crèches ou les cours de récréation, leurs anticorps pourraient être, jusqu'à un certain âge, un peu moins spécifiques.

Les anticorps, c'est ce que l'on appelle la réponse immunitaire acquise : ils sont produits spécifiquement par le corps pour lutter contre un pathogène précis. Il suffit que le pathogène mute un peu pour que les anticorps ne soient plus efficaces – c'est notamment le cas de la grippe et de ses différentes souches, qui explique qu'il faille se faire vacciner chaque année pour faire correspondre le vaccin à la souche grippale précise qui est en circulation.

Avec des anticorps « à large spectre », les enfants auraient ainsi une réponse immunitaire acquise beaucoup plus efficace, leurs anticorps pourraient agir sur différentes variantes d'un même type de pathogène, et ainsi empêcher le développement de la maladie.  

Oui, la « tempête de cytokine » dont je vous parlais hier, c'est-à-dire ce moment où, après l'infection virale, le système immunitaire s'emballe et se met à produire en trop grande quantité des molécules pro-inflammatoires qui finissent par s'attaquer aux tissus, créer œdèmes, hémorragies jusqu'à un stade de défaillance des organes. 

Or, comme nous l'a signalé Thérèse Couderc, chercheuse Inserm dans l'Unité de Biologie des Infections de l'Institut Pasteur, une étude chinoise, publiée dans la principale revue médicale, The Lancet, le 25 mars dernier, semble indiquer qu'une protéine, la protéine C réactive qui augmente en cas d'infection et d'inflammation est exprimée de façon plus forte chez les adultes que chez les enfants. Ce qui laisserait entendre que chez les plus jeunes, le système immunitaire ne s'emballe pas de la même façon, ou en tout cas pas autant et donc, n'entraîne pas ou peu de complications sévères. Pendant l'épidémie de SRAS, en 2003, une étude montrait que les enfants avaient en effet une réponse inflammatoire moins forte que les adultes.

Dernière hypothèse : celle d'une légère différence dans les marqueurs ACE2, qui sont les portes d'entrée du virus dans l'organisme. Ce marqueur est exprimé dans de nombreux organes, et notamment chez l'adulte au niveau des poumons. C'est à cet endroit que le SARS-CoV2 s'accroche pour débuter l'infection. Or, chez les enfants, il est possible que ce récepteur soit exprimé de façon plus prononcée au niveau du tractus respiratoire supérieur, c'est-à-dire dans les voies aériennes supérieures, ou bien que les récepteurs soient de forme différente. Ce qui expliquerait, là aussi, l'absence de sévérité de la maladie au niveau pulmonaire. Mais cette hypothèse est à prendre avec beaucoup de précautions, tant il semble que la sévérité de l'infection ne soit pas dépendante du nombre de récepteurs ACE2 impliqués.

On voit donc que la réponse à cette question de la faible sensibilité des enfants à la maladie, reste très largement en suspens. Mais faible sensibilité ne veut pas dire absence de sensibilité, voire immunité. Avec le développement du nombre de cas, il faut s'attendre à rencontrer d'autres cas isolés d'infections sévères chez des enfants en bas âge et donc ne pas relâcher les mesures de confinement et les gestes barrière, même avec les tout petits.

Coronavirus : "On verra bien"...

Par Le 15/04/2020

Quand je lis cet article, ce que j'en retiens, c'est qu'il n'y a guère de certitudes et que les tests en cours n'ont pas donné pour l'instant de réponses claires. Ce qui signifie que l'ouverture des écoles, pour une intention soit-disant "égalitaire" ressemble surtout à un test grandeur nature, "pour voir ce que ça va donner."

Tu es très rassuré en sachant que tu sers de "cobaye"...

J'ai une collègue institutrice dont le mari est diabétique, 50 ans. Je vous laisse imaginer l'angoisse si elle reçoit une injonction de reprise de classe...Comme si l'école pouvait être un lieu de qualité sanitaire...J'ai connu des élèves qui passaient la moitié de la récré dans les toilettes...Allez comprendre...Et je connais l'état de "salubrité" des toilettes des écoles.

Et puis, un autre problème dont je n'entends pas parler sur la reprise du collège et des lycées : l'internat...Va falloir mettre les lits dans les couloirs pour respecter les distances ? Et les faire manger à heures différées pour qu'ils ne soient pas à cent dans la salle ? ... C'est du pur délire, imaginé par des branquignols, je n'ai pas d'autres mots.

Et par contre, on n'ouvre pas les cinémas et les restaurants ou les cafés. Non, on ouvre les écoles...C'est bien connu que les gamins sont hyper rigoureux sur l'hygiène... C'est dingue...

Ça m'a l'air d'être un sacré foutoir, genre les gars qui annoncent quelque chose et qui se demandent ensuite comment ils vont s'y prendre.... C'est juste hallucinant le niveau d'incompétence...

En tout cas, dans tous les commentaires que j'ai lus sur les réseaux sociaux, Blanquer et autres s'en prennent plein la tête...Et c'est mérité. A tous les niveaux d'ailleurs, populace, adversaires politiques, syndicats et même des journalistes à l'étranger...

Si, comme je l'ai écrit, l'objectif, inavoué, du gouvernement est de permettre à l'imunité collective de se développer plus rapidement, il est absurde d'ouvrir les écoles et pas les restaurants, les cafés, les médiathèques et tous les lieux publics dans lesquels des adultes, responsables et conscients, se croiseront, avec le respect des gestes barrières, tout en EXCLUANT, les personnes à risques ou au moins en les informant des risques encourus. Personnes âgées, au-delà de 70 ans, (une moyenne au regard de l'âge des personnes décédées), les personnes atteintes de maladies chroniques ou dans un état physique déjà dégradé. Le recul empirique des médecins et les statistiques déjà dévoilées permettent d'identifier ces individus. A eux, ensuite, de prendre la décision... On aurait de la part du gouvernement un discours clair dans lequel la responsabilité de chacun serait appelée. Et les gens arrêteraient de se dire qu'on les prend pour des crétins. Ce qui est le cas à ce jour.

De la même façon, le gouvernement devrait avoir l'honnêteté entière de clairement exprimer la nécessité de reprendre le travail pour éviter un effondrement économique total et durable. Toutes les études économiques de ces derniers jours expliquent à quel point le choc économique à venir est de très grande ampleur. Ok, on a compris. Alors qu'ils lancent un appel direct à la population, en expliquant la nécessité de rétablir le système au plus vite au lieu de nous dire que la réouverture des écoles, par exemple, c'est pour le bien des enfants et éviter les inégalités entre les familles déshéritées et celles qui ont une tablette par enfant. Ce qui d'ailleurs ne prouve en rien que l'enfant est accompagné...Il y a des familles de milieu ouvrier qui s'occupent bien mieux de leurs enfants que des familles de cadres ou de professions libérales avec des revenus cent fois supérieur à celle d'un ouvrier d'usine...

Quant à l'égalité au sein de l'école publique, ça fait bien longtemps qu'elle n'existe plus au regard du délabrement des conditions de travail, pour les élèves comme pour les enseignants. Ca, c'est juste du foutage de gueule...Et ça me hérisse considérablement...(d'où, vous l'aurez senti, un niveau de colère assez élevé...)

Je précise que dans l'article qui suit, l'usage du CONDITIONNEL est majoritairement employé...Ca donne une idée du niveau de connaissance actuel dans le milieu scientifique. Je ne leur jette aucunement la pierre. Je dis juste que quand on prend des décisions d'une telle importance, on se doit de les planifier en fonction de CERTITUDES et non d'hypothèses. Ou à défaut, on se doit de tenir un discours d'adulte à l'intention d'adultes. Et pas de "Père normatif" à son petit "enfant rebelle"...(Je renvoie aux travaux d'Eric Bern...)

 


 

Enfants, asymptomatiques : quelle contagiosité ?

 

SCIENCES |Chaque jour, Nicolas Martin, producteur de la Méthode Scientifique, fait un point sur l'avancée de la recherche sur le coronavirus. Il revient aujourd'hui sur la contagiosité des enfants et des personnes peu ou pas symptomatiques.

Plusieurs indices amènent à penser aujourd'hui que moins les symptômes sont prononcés, moins les risques de transmission sont importants.

Plusieurs indices amènent à penser aujourd'hui que moins les symptômes sont prononcés, moins les risques de transmission sont importants.• Crédits : andresr Getty

Beaucoup de questions et beaucoup d'inquiétudes des parents et des professeurs à l'annonce de la réouverture progressive des établissements scolaires le 11 mai, d'autant plus qu'on a beaucoup entendu que les enfants étaient des « réservoirs viraux », et qu'ils étaient potentiellement un gros foyer d'infection.

Alors, je ne vais pas revenir sur les raisons pour lesquelles les enfants développent essentiellement des formes légères de la maladie, je vous renvoie à la chronique qui y était consacré jeudi dernier et nous allons nous intéresser aujourd'hui à la contagiosité des enfants en particulier, et des personnes peu, ou pas symptomatiques en général. Pour l'heure, les pédiatres et infectiologues que nous avons contactés se veulent plutôt rassurants. 

Les enfants ne constitueraient pas un foyer infectieux important

A l'inverse de l'idée selon laquelle les enfants seraient un foyer infectieux important, aujourd'hui, le consensus va plutôt dans le sens inverse. A savoir que les enfants se contaminent a priori plus au contact des adultes qu'entre eux, ou que l'inverse.

Il y a encore peu de données pour soutenir cela, mais un certain nombre d'indices qui vont dans ce sens. Par exemple, l'enfant symptomatique qui a été contaminé en février en Savoie et qui a eu plus de 80 contacts plus ou moins proches n'a contaminé personne. On sait également que pour les enfants qui déclarent des symptômes, légers ou modérés, les prélèvements PCR positifs de ceux qui sont hospitalisés sont trois à cinq fois moins importants que chez l'adulte. 

Par ailleurs, plusieurs indices amènent à penser aujourd'hui que moins les symptômes sont prononcés, moins les risques de transmission sont importants et parce que l'on s'orienterait je parle avec beaucoup de précautions – vers une contagiosité qui serait « symptôme dépendante », c'est-à-dire plus on est malade, plus on est contagieux fort et longtemps, et inversement. 

Nous allons en savoir plus très vite, puisqu'une étude épidémiologique vient d'être lancée, hier sur 600 enfants en Île-de-France, qui présentent pour moitié des symptômes bénins, et pour l'autre aucune forme de symptômes, étude qui va durer un mois, jusqu'aux alentours du 11 mai (tiens donc, comme par hasard...) et qui devrait permettre non seulement d'estimer précisément le taux d'enfants asymptomatiques, mais également leur charge virale et la dissémination précise du virus dans ces populations plus jeunes.

Quelles données sur la contagiosité des adultes ?

La question c'est surtout, pour le déconfinement, quelle est la persistance de la contagiosité, après avoir contracté la maladie, y compris pour les asymptomatiques.

Commençons par eux : déjà, il faut dire que jusqu'à présent, on estimait leur nombre à environ 30% des cas. Une récente étude chinoise sur une cohorte, certes très petite, de 166 personnes infectées, a recensé 130 asymptomatiques, soit un taux de 78% - en grande partie des enfants et adolescents ! Alors c'est certainement trop élevé, mais cela ouvre le champ à ce que ce taux initial de 30% puisse être revu à la hausse.

Ensuite, le risque de contagion de ces personnes asymptomatiques a été revu et considéré, finalement, comme « très faible » - d'une part parce qu'il est très probable que leur charge virale soit elle-même plus faible, mais aussi parce qu'en l'absence de toux et d'éternuement, elles contribuent nettement moins à la dispersion du virus.

Qu'en est-il pour les personnes qui ont déclaré la maladie ? 

Des chiffres très disparates circulent selon les études. Selon une étude publiée dans The Lancet, la contagiosité serait en moyenne de 20 jours et pourrait aller jusqu'à 37 après la déclaration des signes cliniques mais ces chiffres sont très théoriques et restent difficiles à estimer.

D'autant que d'autres études, plus récentes et sur des panels plus importants tendent à les faire baisser. Une prépublication allemande indique que l'excrétion du virus est la plus importante au cours de la première semaine d'infection, et qu'elle chute au jour 10 des symptômes, pour des patients hospitalisés – à tel point que ces patients pourraient être renvoyés en auto-isolement chez elles au-delà du 10ème jour.

Quid des personnes qui n'ont pas été hospitalisées, et qui ont eu des symptômes légers ou moyens ? Une étude du 23 mars qui a suivi la cinétique temporelle de la clairance virale – c'est-à-dire de la faculté des tissus à se débarrasser d'une substance donnée – chez des patients atteints d'une forme légère montre que sur une durée de symptômes moyenne de 8 jours, la moitié d'entre eux restaient positifs à la fin de leurs symptômes, pour une durée médiane de 2 jours et demi pouvant aller jusqu'à 8. 

Si on prend en compte ces résultats avec une certaine marge de sécurité, on peut estimer raisonnable de s'estimer contagieux jusqu'à 14 jours après l'apparition des symptômes lorsque ceux-ci ont été relativement conséquents pendant plusieurs jours. Mais il manque encore des données pour être tout à fait certain de la durée exacte de contagiosité. 

Nicolas Martin

 

Immunité, symptômes, recherche... les réponses à vos questions sur le coronavirus

Pourquoi les enfants sont-ils moins touchés par le Covid-19 ?

Les 10 questions que vous vous posez sur le coronavirus

 

La trilogie abandonnée

Par Le 14/04/2020

Il y a quelques années, j'ai écrit "LES HEROS SONT TOUS MORTS", un polar qui détaillait toutes les dérives associées à l'argent et au pouvoir qu'il donne. Un roman court, pour une fois, sec, violent.

Et puis m'est venue l'idée que je ne devais pas m'arrêter là. Que cette analyse des travers de quelques individus pouvait être étendue à des entités bien plus vastes, des entités secrètes, le monde de la finance, celui qu'on ne connaît pas, celui qui agit dans des sphères qui ne nous sont pas accessibles. Certains ont peut-être entendu parler du "groupe Bilderberg". On en trouve quelques traces sur la Toile. Alors j'ai cherché à concevoir une entité supérieure à celle-là, celle organisée par un seul individu, un homme quasiment inconnu de tous, une "ombre" d'une puissance incommensurable. Walter Zorn.

J'ai imaginé que cet homme aurait créé un réseau militaire secret, des hommes et des femmes entièrement dévoués.

J'ai imaginé un plan : "Némésis". Les puissants de la planète, toutes nationalités confondues, se joindraient à Walter Zorn. Pour ne pas être détruits. Par peur et par fascination. Parce que ce plan relève de l'inimaginable, parce que son objectif dépasse l'entendement. 

J'ai donc écrit la suite de "LES HEROS SONT TOUS MORTS"  : "TOUS, SAUF ELLE". Trois cent trois pages.

Puis je me suis attaqué au tome 3 ; "Il FAUDRA BEAUCOUP D'AMOUR."

Entre temps ont été publiés "LA-HAUT" et "KUNDALINI".

Et les chiffres des ventes sont arrivés et c'était dérisoire au regard du temps que je passais à écrire, un temps que je prenais sur la vie de famille, sur la vie de couple, sur ma sérénité aussi, car on n'écrit pas un livre, on se donne à lui...

C'est une activité qui ne cesse réellement jamais. Alors, un jour, j'ai tout arrêté. J'avais écrit soixante-dix pages. Je n'y ai plus retouché depuis.

Mais ce qui m'interpelle aujourd'hui, c'est que cette crise du coronavirus, je l'avais plus ou moins écrite...Une autre épidémie, la plastisphère, une possibilité déjà évoquée par les scientifiques. L'alerte a déjà été lancée. dans le vide, une fois de plus. 

De mon côté, j'avais ajouté à ce fléau sanitaire un élément essentiel : la rupture de l'approvisionnement en pétrole et par conséquent l'arrêt total du fonctionnement des sociétés occidentales.

Imaginez la crise du coronavirus sans les services hospitaliers, dans un chaos social absolu, avec un réseau électrique détérioré, des connexions internet anéanties, l'accès à l'eau potable réduit à néant, les stocks alimentaires épuisés, une pénurie totale de médicaments, des groupes armés dans les villes, des combats de rues, des forces de l'ordre disséminées et sans plus aucun gouvernement en place...Et des groupes de paramilitaires éparpillés sur la planète et multipliant les destructions. Le plan "Némésis". 

C'était ça le projet.

J'ai été dépassé par l'actualité pendant l'écriture. La crise du coronavirus est survenue au même moment que mes doutes au regard de l'intérêt de continuer à écrire. C'était très déstabilisant de voir que d'un roman d'anticipation, je me retrouvais partiellement avec un roman "historique". 

Mais il n'en reste pas moins que mon scénario n'est pas encore celui en cours.  

Et aujourd'hui, je me dis qu'il faudra que je reprenne tout ça.

 

 

"TOUS, SAUF ELLE"

CHAPITRE 7

« Mes chers confrères, ma chère Fabiola, nous voici réunis à l’issue de ces trois jours intenses. Il est venu le temps de partager tous vos écrits et d’en établir un résumé le plus complet possible. »

Walter observa l’assemblée. Tous les cerveaux réunis dans cette salle représenteraient un jour prochain les éléments phares d'une nouvelle ère, une humanité sélectionnée par la force de vie. Tous, ici, vénéraient l'Ordre des Immortels. Et ils le vénéraient tous, lui, Walter Zorn, l'homme le plus puissant de la planète. Celui qui avait décidé et conçu l'impensable.

Walter se sentit heureux, un étrange pétillement dans son ventre, une douce chaleur comme lorsque son père venait l’embrasser le soir. Il trouva étrange le jaillissement de cette image infantile et teintée de dépendance affective alors qu’il était à l’instant, le guide suprême, celui qui n’avait besoin de personne pour gérer son existence. Ni celle de l’humanité entière. Il réalisa alors qu’il n’était plus cet enfant protégé mais le père protecteur, que son émotion n’était plus celle de l’enfant apaisé mais celle du guide encensé. La chaleur dans son ventre n’était plus celle du bonheur reçu mais celle qui émane de la force acquise. Il était le père de tous, ici.

« Je vais commencer par le travail de modélisation du groupe 1. Merci à vous tous, insista respectueusement Walter en inclinant la tête vers les personnes concernées. L’ensemble des travaux sociologiques sur l’impact du plan Némésis, reprit-il aussitôt, montre que les populations miséreuses seront bien évidemment les principales et premières victimes et qu’ensuite, les effets du chaos remonteront l’échelle sociale jusqu’aux personnes aisées. Il est par contre indiscutable que les gens de notre Ordre et tous les individus les plus fortunés disposeront des ressources nécessaires pour survivre. La population des pays en voie de développement est condamnée dans des proportions allant de 60 à 90 %. Nous ne pouvons que nous en réjouir. C’est une population principalement inapte au monde que nous souhaitons bâtir après le chaos. Il est évident que des migrations invasives auront lieu et elles serviront nos objectifs puisqu’elles contribueront aux tueries de masse et aux conflits armés entre communautés. Vous savez que nous ne privilégions aucun pays, ni aucun peuple. C’est l’ensemble de la planète qui est concerné. Les flots migratoires que nous avons favorisés ces dernières années nous serviront. Bien plus que des conflits militaires, ce sont les guerres civiles que nous visons. Elles n'affectent pas l'ensemble de la vie mais principalement les populations. Nous ne souhaitons et visons aucun conflit nucléaire, ni même aucun accident, qui condamnerait des territoires entiers et par conséquent leur exploitation. Quelle que soit la population, tous nos modèles sociologiques, sur la base de données historiques, culturelles, comportementales, psychologiques, donnent un résultat similaire. Dans le cas d’une anomie, terme désignant l’absence totale d’état gouvernant, la situation est hors de contrôle. L’anarchie, par contre, est une organisation horizontale qui est viable. Nous n’en voulons pas. L’anomie n’est que le chaos et c’est lui que nous visons. Personne ne sera épargné mais les survivants feront immanquablement partie des individus à très haut potentiel, physique et psychologique. C’est eux que nous recruterons. Je passe donc au deuxième groupe. Organisation des bases d’autonomie durable, nos chères et remarquables BAD. »

Walter arrêta son exposé et salua les membres du groupe avant de reprendre.

« Nous avons constitué deux BAD majeures. Celle où nous nous trouvons puis une sur l'île du Nord. Vous connaissez les raisons de ces choix. Nous avons avec la Nouvelle-Zélande le territoire le plus adapté à notre plan. Les modélisations de nos météorologistes indiquent pour les prochaines décennies une augmentation des moyennes de températures, des précipitations moins importantes mais suffisantes et des étés plus longs et plus ensoleillés. Sur un plan climatique, c’est exactement ce qu’il nous faut. La faible démographie et le niveau de vie relativement aisé des populations limiteront les dégâts sur les infrastructures les plus importantes. Une population habituée à la vie insulaire ne réagit pas comme un peuple continental. Le sens civique et surtout, ici, sa part historique ont encore une réelle valeur. La reconstruction des villes et la réorganisation des survivants en seront facilitées. Les survivants nous seront infiniment reconnaissants de gérer le retour à une vie normale. Les pollutions atmosphériques issues des autres États en guerre et de possibles contaminations nucléaires accidentelles ne devraient pas non plus impacter l’atmosphère de ces territoires. Les vents dominants nous sont relativement favorables. Aucun conflit armé avec un autre pays n’est envisageable. Il n’y a aucune ressource minérale d’importance. Des invasions de réfugiés, c’est certain. D’autres auront la même idée que nous. Vous savez d'ailleurs que de nombreux milliardaires se sont déjà implantés en Nouvelle-Zélande. Nous les contacterons le moment venu. Beaucoup sont issus de la Silicon Valley et leurs compétences nous seront utiles. Pour les migrations sauvages, nous pensons que la population locale, de par son histoire et cette culture insulaire, les contestera par la force. Nos hommes n’auront guère de nettoyage à effectuer lorsque l’heure sera venue de la reprise en main. Ces deux bases militaires que nous avons récupérées grâce à nos pouvoirs politiques et aux sommes distribuées accueilleront en totalité 15864 personnes, uniquement des familles déjà constituées ou de jeunes couples. Aucun individu célibataire. Nous voulons un esprit de corps et aucune individualité déstabilisante. Ils sont déjà tous identifiés. Une partie occupe les bâtiments militaires du domaine et les autres sont prêts à intégrer les lieux dès notre signal. Nous ne voulons pas attirer l'attention par des regroupements injustifiables en l'état. La discrétion reste indispensable. D’autres couples sont en liste d’attente pour d’éventuels remplacements ou renforts nécessaires. Tous nous seront fidèles. Nos critères de sélection ne comportent aucune faille. Nous disposerons avec ces bases d’un contingent d’individus intégralement acquis à notre cause. Ils nous devront d’être en vie, les soldats comme leurs familles et dans une situation très confortable. J’en viens par conséquent au troisième groupe. Celui de la reconquête. Et je vais laisser la parole à Fabiola, ce qui nous permettra de nous réjouir de la beauté de son accent espagnol. 

– Merci, cher Walter mais je ne serai que la porte-parole de mon groupe. Les principaux travaux étaient déjà finalisés. J’ai pris un immense plaisir à me joindre à vous et je vous en remercie. Il s’agit donc de la phase de reconquête post-chaos. Parmi les 15 000 individus qui seront à nos ordres dans nos deux bases, il faut ajouter environ douze mille soldats déjà disséminés par petits groupes sur la planète et dont la tâche sera de propager le chaos. Nos hommes sont des individus performants, militaires de formation, tous hautement gradés, intelligents, responsables, autonomes et déterminés. Des machines de guerre. Ils savent qu’ils ne survivront pas tous mais la pérennité de l’Ordre des Immortels leur est prioritaire. Ils devront par la suite recruter des individus susceptibles de participer à notre nouvel ordre mondial dans une obéissance totale et de trouver les lieux les plus propices à l’émergence de communautés sur les territoires les plus intéressants. Vous imaginez bien que le rôle de ces hommes est primordial et que l’évolution de notre plan dépendra de la situation dans chaque zone d’intervention. C’est en cela que les délais sont projectifs et nullement assurés. Pour que cela soit possible, que le traumatisme soit si vaste que notre puissance sera immanquablement vénérée, nous avons tous convenu de la nécessité d’éliminer les trois-quarts de l’humanité. Nos modélisations montrent que cette élimination n’aura besoin que de quelques mois, deux ans tout au plus. Nos commandos démarreront leurs missions de recrutement et d’organisation des communautés survivantes lorsque les zones concernées seront suffisamment apaisées. L’ampleur des guerres à venir, qu’elles soient civiles ou militaires, contribuera à notre réussite. Nous récolterons les derniers survivants comme les fruits les plus solides de l’arbre humain.»

Fabiola se tourna vers Walter et l’invita à prendre la suite.

« Merci, chère amie. Cette dernière phrase est emplie de poésie et c’est un plaisir de vous écouter. Je vais maintenant vous présenter les travaux du groupe chargé d’organiser les premiers jours du chaos. »

 

 

Coronavirus : Une analyse élargie...

Par Le 14/04/2020

 

Le Triangle de Karpman...J'en parlais avant-hier...C'est réjouissant pour moi de voir que je ne raconte pas "des délires de complotistes..." Je ne compte plus les gens qui ont disparu de mes contacts au fil des années et de ce que j'écris ici. Entre la souffrance animale, la manipulation des masses, le survivalisme, la simplicité volontaire, les puissances financières...J'ai réalisé avec les années à quel point il y a des discussions qu'il n'est même pas la peine d'entamer dans le cadre des relations sociales...Tant pis. Je les écris...

D'autre part, vu comment le compteur des visites et des pages lues, s'est mis à tourner comme un ventilateur, je me dis que ça intéresse quelque peu ce que j'écris ici. Tant mieux. 

 

Géopolitique du coronavirus I - entretien avec Valérie Bugault - Strategika

 

A la une Analyses Entretiens : géopolitique du coronavirus Géopolitique International Non classé Nouveautés 

Géopolitique du coronavirus I – entretien avec Valérie Bugault

 

   Strategika  117 Commentaires

Au cœur d’une crise mondiale inédite par son ampleur, Strategika vous propose l’éclairage d’analystes et de penseurs reconnus dans leur domaine d’expertise. Nous avons posé à chacun une série de questions qui portent sur les différents aspects de cette véritable crise de civilisation ainsi que sur ses répercussions politiques, géopolitiques et sociales.



Géopolitique du coronavirus I – entretien avec Valérie Bugault
1 avril 2020 Strategika


La première à nous répondre est Valérie Bugault.


Valérie Bugault est docteur en droit privé de l’université Panthéon-Sorbonne et avocate. Depuis 2009, elle a cessé ses activités d’avocate pour se consacrer à la diffusion auprès du public du résultat de ses nombreux travaux de recherches. Elle est aujourd’hui analyste de géopolitique (économique, juridique et monétaire) et conférencière. Ses sujets de recherche sont les institutions – nationales et internationales – la monnaie, l’entreprise, le droit et le fonctionnement de l’économie globale.

Elle est auteur de quatre livres, récemment publiés aux éditions Sigest :
– « Du nouvel esprit des lois et de la monnaie », co-écrit avec feu Jean Rémy, publié en juin 2017
– « La nouvelle entreprise », publié en juillet 2018
– « Les raisons cachées du désordre mondial », recueil d’articles, publié le 30 mars 2019
– « Demain dès l’aube… le renouveau », publié en septembre 2019

Strategika – On lit beaucoup d’éléments contradictoires selon les différentes sources d’information disponibles ou selon les avis des professionnels de la santé. Quelle est la réalité effective de cette pandémie selon vous ?

VB : Comme le dit très bien notre ami Lucien Cerise, il faut distinguer entre la réalité sensible dans le monde réel et la narration des faits qui est diffusée.

Voici, textuellement, ce qu’il dit :

« En France, et plus largement en Occident, la crise sanitaire du coronavirus présente un cas pratique d’ingénierie sociale et de gouvernance par le chaos. Nous retrouvons la même structure qu’avec la « menace terroriste » :
un mélange de réel et de fiction, combiné à deux stratagèmes bien connus qui sont 1) le pompier pyromane et 2) le triangle de Karpman. Sur le mélange réel/fiction, souligné dans son dernier livre par le professeur Raoult – qui se fait le disciple occasionnel de Jean Baudrillard : les partisans du « tout réel » ont tort, les partisans du « tout fiction » ont tort. Exemple : ce n’est pas parce que la « version officielle » de la crise coronavirus est fausse qu’il n’y a pas d’épidémie ; de même, ce n’est pas parce que la « version officielle » des attentats terroristes est fausse que les attentats n’ont pas lieu. Des événements ont lieu, et c’est la narration explicative qui est fausse, pas les événements en eux-mêmes. L’analyse de la crise actuelle révèle aussi l’application des techniques du pompier pyromane et du triangle de Karpman, c’est-à-dire le jeu de rôles bourreau/victime/sauveur. Le pouvoir laisse la situation de crise s’installer, voire l’aide à s’installer, volontairement ou involontairement. Dans le réel, le pouvoir occupe donc la place du pyromane, donc du bourreau. Puis, une fois que la crise est installée et en cours, le pouvoir se présente comme le sauveur, qui va donc nous sauver de la crise qu’il a lui-même installée furtivement, tel un pompier qui éteindrait l’incendie après l’avoir lui-même allumé discrètement. »

Nous sommes face à une sorte de dissonance cognitive globale parce que les phénomènes auxquels nous sommes confrontés reçoivent une ou plusieurs explications officielles partielles (dans le meilleur des cas), contradictoires et/ou erronées qui ne permettent pas un accès intellectuel à l’ensemble du phénomène. En réalité, la méthodologie suivie dans la couverture de cette crise du coronavirus est similaire à celle qui nous est imposée d’une façon générale pour orienter les processus intellectuels : un séquençage (puisque le mot est désormais à la mode) ou un émiettement des connaissances, une sorte de fordisme appliqué à toute l’échelle des connaissances. A cela s’ajoute un autre phénomène d’émiettement et d’isolement des populations : les milieux médicaux fréquentent peu ou pas d’autres milieux, chacun restant dans son pré carré par l’organisation même de la société. Ainsi, les constats et la vie que mènent les uns sont quasi hermétiques aux constats et à la vie que mènent les autres, leurs seuls points de contact étant leur façon (directe ou indirecte) de consommer.

Ainsi, nous recevons des retours en provenance du corps médical, d’autres en provenance d’organisations internationales, d’autres en provenance des différents pays du monde. D’autres sources d’informations sont inhérentes à la structuration de notre propre gouvernement (décret, lois…), d’autres sources d’informations encore proviennent de médias dits indépendants qui contredisent partiellement ou totalement les sources précédentes…

Finalement, pour y voir clair, il faut et il suffit de remettre de l’ordre, c’est-à-dire qu’il faut hiérarchiser et contextualiser les phénomènes ; encore faut-il que cette hiérarchisation soit pertinente.

Dans l’ordre nous avons : l’apparition peu préparée d’un virus en Chine, pays qui connaît historiquement cette typologie de virus. Ensuite, une série de nouvelles alarmistes en forme d’hécatombe. Ensuite, bien sûr, le virus se répand sur la surface du globe pendant que l’on apprend que la Banque mondiale (que je ne présente plus) avait prévu, dès 2017, des « bonds spécifiques aux pandémies ». Ensuite une litanie de pays touchés et d’innombrables populations confinées pour, prétendument, lutter contre la propagation dudit virus. Pendant que les « morts » se multiplient et que les services hospitaliers étouffent littéralement sous cette affluence de gens à détecter ou à traiter.

Le tout se produisant dans un contexte géopolitique très particulier où la puissance économique chinoise, aujourd’hui arrivée à maturité, s’est alliée à la puissance militaire russe pour contrer l’hégémonie américaine et Cie.


Ce qui n’est pas dit dans ce tableau est pourtant l’essentiel : les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXème siècle (au bas mot) gouvernés par ce que j’appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City of London. En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.

Si l’on veut bien prendre en compte l’ensemble de ces éléments, un tableau assez clair se dessine.

Dans ce tableau, d’un côté apparaît un virus très contagieux et qui devient dangereux lorsqu’il se fixe dans les poumons et les voies respiratoires. Les patients, à ce stade, n’ont quasi plus de virus dans le corps et il devient inutile de leur appliquer le traitement préconisé par le Professeur Didier Raoult, comme ce dernier l’indique très clairement lui-même. Hormis ces cas de complications qui, apparemment ne sont pas si rares que ça, ledit virus est relativement anodin, il procure des symptômes plus ou moins gênants mais ne met pas en jeu de prognostique vital des patients infectés. Didier Raoult, professeur français spécialiste mondialement réputé en virologie et infectiologie, a émis des hypothèses de travail qui ont été confirmées par des spécialistes chinois ayant eu à traiter le virus et par un professeur Sénégalais (Pr. Seydi) qui a eu à affronter le virus Ebola et qui est, à ce titre, reconnu comme une sommité dans son domaine.
Le traitement préconisé ne coûte pas cher (car les brevets très anciens sont tombés dans le domaine public) ; il n’est pas efficace à 100 % en fonction, notamment, du moment tardif ou non où il a été administré. Voilà, pour l’essentiel, ce qu’il importe de retenir.

De l’autre côté du tableau, on a des médecins stipendiés (la plus en vogue actuellement est la sulfureuse Karine Lacombe qui sévit sur les grandes ondes et est multi stipendiée des lobbies pharmaceutiques) ainsi que tout l’appareil d’Etat et les corps constitués (Inserm…), tous reliés, de près ou de loin, aux lobbies pharmaceutiques qui sont montés aux créneaux pour disqualifier les travaux des éminents spécialistes décrits ci-dessus. Sans oublier le fait que la campagne présidentielle de Macron a été partiellement financée par Big Pharma.

En outre, je ne fais qu’effleurer rapidement, car l’énumération en serait vraiment trop longue, toutes les décisions politiques actuelles prises en opposition ouverte à l’objectif officiel d’enrayement de l’épidémie, qui passent par la classification début 2020 d’un médicament en vente libre depuis des décennies en substance vénéneuse, par le refus d’octroyer des autorisations administratives à des chercheurs proposant des tests pour détecter l’infection au coronavirus, par le refus de l’aide proposée par des industriels pour la fabrication de respirateurs…
Ajoutons à cela, pour compléter le tableau, la déconstruction méthodique du service de santé publique, allant de la liquidation des stocks de matériels aux restrictions de lits et de personnels hospitaliers, aggravée depuis la présidence Sarkozy.

Cette crise sanitaire laisse ainsi apparaître les véritables acteurs politiques cachés derrière les oripeaux étatiques ! On perçoit, aujourd’hui mieux qu’hier, que l’Etat est tenu par des intérêts privés qui préconisent des remèdes très coûteux, voire peu efficients, en attendant le futur vaccin obligatoire. Sur la ligne d’arrivée pour gagner le cocotier des contrats publics et privés de commandes massives de vaccins : Johnson & Johnson qui annonce ce 31 mars qu’il sera prêt à tester son premier vaccin dès septembre 2020 ! D’autres laboratoires restent bien évidemment en lice pour la cagnotte du futur vaccin…


Il faut toutefois savoir deux choses. Premièrement, tous les vaccins rapidement fabriqués se sont historiquement révélés peu efficaces et même dangereux pour la santé humaine. Deuxièmement, un vaccin contre un virus par hypothèse mutant, comme l’est le coronavirus, a très peu de chance d’être efficace. Ce problème est aggravé par le fait que la maladie Covid-19 met en cause plusieurs souches différentes, dont l’une d’elle se subdivise encore en plusieurs variantes.

En conclusion, si les pouvoirs publics voulaient effectivement enrayer l’épidémie, ils décideraient de traiter, à moindre coût qui plus est, un maximum de gens en amont, comme le préconise le Dr. Raoult et d’autres grands spécialistes du monde entier. Cette aune du traitement médical préventif massif est la mesure exacte de l’honnêteté du gouvernement français.

En d’autres termes, si le gouvernement était honnête, il ne prendrait pas l’option dilatoire actuelle consistant à mettre tous les obstacles en place pour que les gens ne soient pas massivement traités selon les préconisations du Pr. Raoult ; pendant que les mesures de confinement ciblées sur les populations locales les plus normées deviennent de plus en plus rigoureuses alors même que ces mesures excluent les populations rebelles situées dans les zones de non droit, et les camps de migrants.


Par ailleurs, notons que le gouvernement français, qui a également récemment, sur préconisation de l’ONU, vidé massivement et prématurément les prisons de prisonniers de droit commun (ce qui a fait l’objet d’un communiqué officiel de professionnels de la magistrature), punira d’emprisonnement les contrevenants multirécidivistes qui auront dépassé leur heure de promenade quotidienne autorisée, qui auront dépassé leur périmètre de promenade autorisée, ou qui auront oublié leur laisser-circuler…


On se rend bien compte ici de deux choses :

Que la volonté affichée de protéger les populations cache une volonté sournoise de les mettre en état de choc et de les surveiller massivement ;
Que l’anarchie sociale en cours de développement, est consciencieusement organisée par les pouvoirs publics eux-mêmes, sous le faux prétexte d’enrayer une épidémie.

Strategika – Cette pandémie précède-t-elle un effondrement économique et systémique ?

Plus de 3 milliards de personnes sont appelées à se confiner dans le monde. Pour la première fois de son histoire, l’humanité semble réussir à se coordonner de manière unitaire face à un ennemi global commun. Que vous inspire cette situation ?

Cette pandémie va-t-elle forcer l’humanité à se doter d’un gouvernement mondial comme le préconisait Jacques Attali lors de la pandémie de grippe A en 2009 ? En 2009 toujours, Jacques Attali expliquait que « l’Histoire nous apprend que l’humanité n’évolue significativement que lorsqu’elle a vraiment peur ». Que vous inspire cette idée ?

VB : Effectivement, de multiples informations montrent que l’existence d’une pandémie était prévue, pour ne pas dire attendue, par un certain nombre d’institutions et de personnages, au premier rang desquels on peut citer, pèle mêle, la fondation Bill et Melinda Gates, le centre John Hopkins pour la sécurité sanitaire, le Forum économique mondial, l’OMS, la Banque mondiale, Jacques Attali, le magazine « The Economist » (année 2019 et 2020) … Avec le britannique Gordon Brown qui appelle ouvertement à la constitution d’un gouvernement mondial pour faire face à cette pandémie de coronavirus.


Nous faisons donc globalement, ou mondialement, si vous préférez, face à une situation inédite dans l’histoire, dans laquelle un petit groupe de gens, cachés derrière l’anonymat des capitaux et des institutions internationales et menés par quelques banquiers privés, organisent des chocs ou tirent parti de chocs afin de faire avancer leur agenda global de prise de contrôle politique du monde en instituant un « gouvernement mondial ».


Pour réaliser ce gouvernement mondial, il faut avoir préalablement développé, chez les individus en général et chez les dirigeants politiques en particulier, le sentiment de la nécessité d’une régulation des évènements à l’échelle globale. Une pandémie est en effet le phénomène qui répond le mieux à ce type de besoin. Dès le départ, on peut et on doit suspecter une manipulation.


Par ailleurs, il devient en effet de plus en plus évident que ce coronavirus résulte de la combinaison, aidée, de deux virus naturels, combinaison qui aurait malencontreusement fuité d’un ou de plusieurs laboratoires. Nous ne saurons probablement jamais le véritable déroulement des évènements ayant abouti à la dissémination de ce type de virus.

Ensuite, et en raison de l’homogénéisation de la réponse politique apportée à cette crise sanitaire par différents pays, il est tout à fait nécessaire que les citoyens victimes aiguisent leur vigilance et se tiennent sur leur garde car la manipulation devient évidente dans le contexte de privatisation généralisée des Etats.

Toutefois, on ne saurait trop insister sur l’impérieuse nécessité de discriminer les informations reçues. Ainsi, à titre personnel, je ne pense pas qu’il faille mettre sur un même plan la réponse politique chinoise et la réponse politique des pays européens.

D’une part, il ne faut pas oublier que la Chine, actuel opposant victorieux à l’hégémonie économique du bloc de l’ouest sous l’égide de l’OTAN, a été le premier pays attaqué par ce virus.

D’autre part, les dirigeants chinois ont publiquement incriminé les GI’s américains dans la propagation du virus sur leur territoire.

Enfin, il faut se souvenir qu’aux USA, se sont produits, courant 2019, deux évènements extrêmement importants qui peuvent aisément être corrélés :

Une sorte d’épidémie pulmonaire grave avait été mise sur le dos des fabriquants de cigarettes électroniques et
Un laboratoire (Fort Detrick) a dû être fermé (Trump vient d’ailleurs récemment d’ordonner sa réouverture pour lutter contre le coronavirus !), durant l’été 2019, pour cause de fuites.
Il devient assez loisible d’imaginer que les conséquences de cette fuite de matériel bactériologique, volontaire ou non (nous ne le saurons jamais), a été artificiellement endossée par le puissant lobby du tabac – ce qui lui a permis d’éliminer un concurrent inoffensif naissant mais menaçant (l’industrie de la cigarette électronique) – avec la bénédiction des instances gouvernementales qui ont ainsi évité d’avoir à rendre des comptes publics.

Par ailleurs, il faut absolument toujours conserver à l’esprit que les gouvernements officiels sont privatisés mais que même dans ce cas de figure, il y a quantité de gens qui œuvrent quotidiennement dans ces structures et qui ne sont pas eux-mêmes corrompus. Ainsi, même en cas de fuite bactériologique issue d’un laboratoire secret on ne peut pas être sûr que cette fuite soit volontaire ; des individus infiltrés et aux ordres directs des puissances financières peuvent très bien avoir organisé ces fuites à l’insu de leurs collègues.

Par ailleurs, je voudrais revenir sur l’existence des laboratoires secrets de recherche bactériologiques. Il faut comprendre que le problème se pose dans les mêmes termes qu’il s’est déjà posé en matière d’armes nucléaires : beaucoup de pays disposent légitimement de ce type de laboratoires sans qu’il soit question de les utiliser à des fins offensives. De la même façon, beaucoup de pays disposaient et disposent de l’arme nucléaire, tandis que très peu les ont utilisées à des fins offensives. Nous connaissons par ailleurs depuis longtemps la propension des puissances anglo-saxonnes et de leurs affiliés à cibler les populations civiles, qui n’ont, à vrai dire, à leurs yeux, aucune espèce d’importance et seraient plutôt considérées comme étant surnuméraires (voir les Georgia Guidestones, les travaux du « Club de Rome », et ceux de tous leurs descendants).


A ma connaissance, la puissance chinoise n’a jamais utilisé de façon offensive ni la bombe nucléaire, ni toute autre arme de destruction massive. En revanche, les USA, et leurs affiliés, n’ont plus de preuves à apporter quant à leur capacité à utiliser ce type d’armes pour viser, en particulier (c’est devenu une sorte de spécialité) les populations civiles.

Une fois ces préalables explicités et le contexte rétabli, il devient possible de répondre à votre première question.


En effet, la mise en confinement des gens bien-portants porte un coup d’arrêt brutal à l’économie des pays. En fonction de la durée du confinement, ces pays, surtout lorsqu’ils sont endettés, ne pourront que très difficilement s’en remettre. Cette remise sur pied devra, à l’évidence, s’accompagner d’une remise en cause de leur fonctionnement interne. Par ailleurs, les bienfaits abondamment claironnés de la globalisation économique, qui a rendu chaque pays dépendant des autres, reçoivent, eux aussi, un énorme démenti par cette crise sanitaire qui rend visible l’extrême dénuement industriel des pays dits développés, lesquels ne sont plus autosuffisants en quoi que ce soit. On peut en effet en déduire, sans risque d’erreur, qu’il y aura un « avant la crise du coronavirus » et un « après la crise du coronavirus ».


Nous sommes collectivement sur une ligne de crête et les choses peuvent basculer, en fonction de la capacité de réaction des citoyens, soit dans le sens du globalisme intégral avec gouvernement mondial, soit dans celui d’une reprise en main politique des pays par leurs ressortissants.


Strategika – Comment voyez-vous l’évolution de la pandémie et ses conséquences politiques et sociales dans les semaines et les mois à venir ?

VB : Soit les citoyens cèderont à la peur, soit ils réfléchiront et comprendront que la peur est elle-même entretenue de façon contrôlée par leurs dirigeants qui prennent toutes les décisions permettant au coronavirus de se propager en toute tranquillité, ou plutôt, en toute facilité. C’est ainsi, qu’ils refusent à leur population l’accès aux soins et médicaments utiles à l’endiguement du processus de contamination pendant qu’ils mettent les gens en confinement suffisamment longtemps pour pouvoir leur imposer –
il s’agit ici de la mise en œuvre de la « servitude volontaire » – un futur vaccin miracle. Ce vaccin, outre son prix financier, sera sans doute agrémenté de sels d’aluminium (qui est devenu l’adjuvant obligatoire), d’arn messagers (qui permettront de faire, in vivo et à grande échelle, des expériences génétiques sur le génome humain), et surtout de puce RFID, qui permettront à tout un et chacun de recevoir ses rémunérations et d’avoir accès à son compte en banque.

Cette étape de la vaccination obligatoire sera tout à fait décisive pour assurer aux globalistes (banquiers, big pharma et consorts) le contrôle direct sur les populations. Chaque personne devra ainsi obéir sous peine de se voir retirer l’accès à tous ses moyens de subsistances.
Etant ici précisé qu’en raison de l’effondrement économique, il est fortement à craindre que les moyens de subsistances ne soient in fine aucunement reliés à un travail individuel productif mais plutôt à un subside universel reçu de l’Etat fantoche entièrement aux ordres des puissances financières.

Strategika – Existe-t-il une issue politique à la situation que vous venez de décrire et quelle forme pourrait-elle prendre selon vous ?

VB :
Il faut partir du principe naturel que chaque problème a une solution à la condition exclusive d’être bien posé. Dans le cas présent, bien sûr qu’il existe des issues politiques à ce problème, je dirai même que les seules issues favorables sont de nature politique au sens propre du terme. Autrement dit, seule une reprise en main politique de l’organisation des Etats par leurs ressortissants pourra aboutir à une issue favorable aux populations. Sinon, nous assisterons au basculement général souhaité par l’oligarchie supranationale vers un gouvernement mondial aux mains des puissances financières, les populations étant vouées à être fortement réduites puis mises en esclavage, pour la partie qui aura survécu.

J’ai, dans mes travaux, expliqué comment la Société pourrait être réorganisée pour devenir réellement politique, c’est-à-dire pour que les ressortissants des Etats puissent devenir acteurs à part entière des choix politiques de leur pays. Il suffit de consulter la partie « Le renouveau institutionnel » situé page 278 et suivantes de mon ouvrage « Les raisons cachées du désordre mondial », publié en mars 2019 aux éditions Sigest. Je ne reviendrai pas ici sur ce sujet qui requiert des développements trop long. Ces développements seront peut-être l’occasion d’un nouvel entretien pour Strategika ?

Strategika – Comment liez-vous la crise actuelle à votre domaine d’expertise et à votre champ de recherche ?

VB : En vérité, cette crise est liée à mes travaux à plusieurs égards. J’ai mentionné, ci-dessus, la question institutionnelle d’organisation des Etats. Mais ce n’est en effet pas le seul lien. L’autre lien très important est relatif aux évolutions en cours de la monnaie mondiale.

J’ai déjà expliqué à maintes et maintes reprises que le Brexit, dont on peut se féliciter en apparence, avait été initié par les banquiers de la City afin d’avoir toute liberté d’action, en étant libérés des lourdeurs institutionnelles de l’UE, pour piloter le changement de monnaie mondiale.

Comme prévu par Keynes au siècle dernier, le dollar, sous la double casquette de monnaie nationale et de monnaie mondiale, n’était, dès le départ, économiquement pas viable. Ainsi, sa fin prévisible pouvait être programmée. Elle a eu pour première étape sa décorrélation du standard or tandis que la seconde étape, à laquelle nous assistons en direct, est sa décorrélation du standard pétrole qui avait succédé au standard or.


Actuellement, la plupart des pays du monde sont convaincus de l’inanité de conserver le dollar comme monnaie de réserve internationale. Trump lui-même passe à l’action puisqu’il vient de prendre des mesures pour fusionner la Fed et le département du Trésor dans l’objectif de créer, sur le modèle du Yuan et du Renmibi, deux types de dollar : un dollar interne et un dollar devise qui circulera sur les marchés internationaux. Le reset monétaire approche donc à grands pas. Ainsi, une monnaie mondiale viable, contrôlée par les banquiers il va sans dire, pourra bientôt voir le jour, sous forme de panier de devises, qui circulera de façon entièrement dématérialisée.


Je ne détaillerai pas ici – car les développements y seraient trop longs – l’escroquerie bancaire originelle ayant consisté à identifier la monnaie avec un bien matériel (au départ un métal précieux) dans le commerce. Toute une histoire, que je raconte dans mon livre, co-écrit avec le banquier Jean Rémy, intitulé « Du nouvel esprit des lois et de la monnaie », publié en juin 2017 aux éditions Sigest.

J’ajoute que la fin du dollar en tant que monnaie internationale est la condition sine qua non pour qu’advienne une monnaie mondiale viable, du moins selon les critères de fonctionnement économiques et monétaires imposés par les banquiers internationaux. Or, la fin du dollar monnaie mondiale suppose la fin de l’hégémonie de l’empire américain. Dès lors, il devient facile de comprendre que certains membres décisionnaires de cet empire se sont violemment opposés, et s’opposent encore violemment, à ce projet qui aboutira à une disparition de leurs situation dominante. Cette partie des dirigeants américains qui se rebellent peut être qualifiée de patriote, il s’agit des gens qui étaient ouvertement impliqués dans la domination du monde par les américains eux-mêmes. A l’opposé, ces derniers ont pour pires ennemis internes les globalistes apatrides, dont la tête se situe à la City of London, et qui œuvrent en sous-mains pour l’avènement d’un gouvernement mondial, lequel suppose la disparition de l’empire US.

Cette distinction, essentielle à la bonne compréhension des choses, entre dirigeants patriotes et dirigeants apatrides existe également en Chine et en Russie où, par exemple, le gouvernement civil semble dirigé par les partisans des globalistes apatrides tandis que l’armée semble aux mains des dirigeants patriotes, Poutine faisant la jonction entre les deux factions opposées. Concernant la Chine, il faut garder à l’esprit le considérable nettoyage ayant eu lieu depuis des années, y compris dans les plus hautes instances dirigeantes, pour purger l’appareil d’Etat des élites compradores, lesquelles peuvent être reliées aux dirigeants apatrides siégeant à la City of London. Cette opposition entre dirigeants patriotes et dirigeants compradores existe également dans des pays comme l’Iran.

Ainsi, dans cette lutte de nature géopolitique, structurée autour des questions juridiques d’organisation du circuit de commandement, rien ne me semble encore acquis ni pour un camp, ni pour l’autre. Il est néanmoins possible de faire la prévision selon laquelle la victoire serait écrasante pour les patriotes, à la condition que ces derniers s’allient avec leur population et ne cherchent pas à la dominer, comme cela leur a été inculqué par leurs anciens alliés compradores.

Rien ne résisterait à l’alliance entre dirigeants patriotes et populations locales. C’est précisément cette alliance que redoutent les puissances globalistes. Notons à cet égard que les mesures restrictives de liberté ordonnées par les différents gouvernements pour lutter contre la propagation du coronavirus vont à l’encontre de cette alliance naturelle qui permettrait le succès des patriotes sur les globalistes. Vous voyez que les choses ne sont pas simples… et que, décidemment, cette « pandémie de coronavirus » arrive à point nommé pour soutenir la stratégie des globalistes alors que ces derniers étaient en situation de faiblesse…


D’un autre côté, cette pandémie permet des ouvertures inespérées dans la remise en cause générale de la stratégie globaliste. Encore faut-il avoir le courage de saisir cette occasion. Je terminerai mon exposé en disant que les cartes sont actuellement dans les mains des populations civiles : ces dernières ont enfin, phénomène unique dans l’histoire, la possibilité de reprendre leur destin en main ; ce qui signifie, très précisément, qu’elles ont la possibilité de réinstaurer des gouvernements politiques en lieu et place des ersatz actuels entièrement aux mains des puissances financières. Les peuples auront ce qu’ils méritent : ils recevront, s’ils acceptent de se prendre en charge – en contrepartie d’un peu de courage – des fruits extrêmement bénéfiques… mais l’accepteront-ils ? Là est la question… Je profite de ce texte pour rendre hommage au travail de structuration politique fait, en France, par les Gilets Jaunes constituants, qui ont pleinement compris et anticipé cette problématique de fond.

Finalement, les lois naturelles, tellement honnies des globalistes, reprennent le dessus et les choses vont entrer dans l’ordre
: soit on lutte collectivement pour survivre collectivement, soit on ne lutte pas collectivement et ce sera la fin de la civilisation et de la liberté, y compris celle de vivre et de mourir."

Coronavirus : ouverture des écoles

Par Le 14/04/2020

Bon, là, hier soir, j'ai vraiment été estomaqué, sidéré et révolté...

Ouvertures des écoles...

Incompréhensible.

Je n'ai rien écrit sur le coup parce que je voulais voir dans un premier temps les précisions que ne manquerait pas de donner le ministre et d'autre part pour essayer de comprendre l'intention inavouée. 

Ce matin, j'étais en forêt pour tronçonner le bois de chauffage...Pas vraiment le genre d'activités où on peut se permettre de ne pas être concentré. Et tout ça me tournait dans la tête en mode circulaire...

A un moment, je me suis assis, j'ai arrêté la tronçonneuse. Le silence immédiat de la forêt. Un ruisseau qui coulait à quelques mètres. Un oiseau qui chantait le printemps.

J'ai été instituteur pendant 37 ans. Je sais ce que c'est qu'un groupe d'enfants...En moyenne, dans mes dix dernières années, j'avais 26 élèves en classe, 32 au plus haut. Dans des classes nullement conçues pour accueillir autant d'enfants. Un espace vital digne d'un élevage industriel... Des couloirs bondés aux heures d'entrée et de sorties, des cours de récré ressemblant à un poulailler, la salle de cantine regroupant des dizaines d'enfants, serrés sur de grandes tables communes, le bus scolaire où tous les sièges sont occupés et où aucun enfant n'aime de toute façon rester seul sur sa banquette, les activités sportives avec la sueur, les postillons, les contacts en sport collectif, les vestiaires des gymnases etc etc etc...

Il est clairement IMPOSSIBLE d'éviter la propagation du virus dans des conditions pareilles.

Et je ne parle pas du stress que tout cela va générer entre les élèves, les enseignants, le personnel de cantine et tous les adultes intervenants dans les activités péri-scolaires... Un stress nullement compatible avec la qualité d'un travail.

Alors, quelle est est l'intention ? 

La reprise économique. C'est une évidence. Libérer les parents de leur situation de garde d'enfants et les renvoyer au travail. Bon, ça, c'est clair. Je l'avais déjà écrit.

Les économistes parlent d'une déflagration gigantesque à venir. J'ai déjà parlé des risques systémiques, de "l'effet domino". Le monde financier est un chaos inimaginable où même les économistes ont du mal à s'y retrouver. Tout ça est maintenu artificiellement en l'air par les banques centrales. Si le secteur bancaire vacille, tout s'écroule. 

Donc, chaque gouvernement veut relancer la "machine" et la machine a besoin de ses ouvriers. Qu'il s'agisse du directeur commercial ou du représentant de commerce, à n'importe quel étage, il s'agit d'ouvriers. La machine ne fait aucune distinction. Seul l'ampleur du salaire détermine la hiérarchie. Mais si le directeur commercial n'a plus de représentant de commerce, lui aussi disparaît. Tout est lié, imbriqué, interdépendant. L'effondrement économique est bien évidemment beaucoup plus douloureux pour "l'ouvrier de base" qui peine déjà à finir le mois depuis des années... Et ils sont très nombreux. Nos caissières, par exemple, qui sont toujours en poste et payées de quoi juste remplir le panier de course pour la famille...Et se réjouir quand il reste quelques billets à la fin du mois pour éventuellement se payer une semaine de camping en famille l'été prochain...Nos caissières qui font tourner les supermarchés...Non, non, Carrefour, Leclerc et autres pièges à caddie, ne les augmenteront pas. 

Bon...Reste calme...

 

Pourquoi ouvrir les écoles ?

L'immunité collective...Oui, c'est ça...L'immunité collective...Les enfants vont être contaminés mais ils ne seront pas fortement impactés (oui, je sais, pas tous...Il y a eu des décès chez les jeunes). Ces jeunes individus vont donc développer une immunité naturelle, affaiblissant d'autant la propagation du virus. 

J'avais quand même du mal à me dire que des dirigeants estimaient qu'un enfant revenant de l'école avec le virus et contaminant sa famille n'éprouverait aucun trouble...Si des parents ont accueilli la grand-mère, veuve, pendant le confinement et qu'elle se retrouve contaminée, le petit gars qui se dit : "C'est moi qui ai tué Mémé..."

La maman enceinte du troisième enfant et qui contracte le virus avec son premier enfant inscrit au CP...

La grande soeur qui contamine son petit frère, fortement asthmatique, et qui décède...

On peut imaginer des tas de situations du même ordre.

Oui, il sera impossible de déterminer l'origine du virus. De la même façon qu'il est impossible de présager des pensées d'un enfant ou d'un adolescent, ni même des parents...Tous les parents ne sont pas aimants...J'ai connu des enfants maltraités...

Assis au bord du ruisseau, je me suis dit que c'était ça le projet, malgré tous les risques...Favoriser l'immunité collective.

Ils ne le diront pas, ils ne l'avoueront pas. Ils trouveront des prétextes : le décrochage scolaire, les parties de foot dans les cités, la promiscuité dans les appartements, le retour au travail des parents etc etc... Ils n'avoueront pas qu'ils veulent se servir des enfants pour accélérer l'immunité collective.

Il n'y a pas de vaccin et il n'y en aura pas avant des mois.
Le pays reste sous le risque d'une "deuxième vague" comme ça semble se produire en Chine, à la frontière avec la Russie. 

Il faut donc trouver un autre moyen.

"On va réouvrir les écoles..."

Je suis rentré et j'ai allumé l'ordi. Et je suis tombé sur cet article.

Et voilà. Au Québec, un membre du gouvernement l'a dit. Se servir des enfants pour accélérer l'immunité...

 

 

Quand je lis également le sieur Blanquer qui affirme qu'il est hors de question de remettre les enfants dans "des classes bondées"...

Les classes bondées...Oui, comme si c'était nous, les enseignants qui avions décidé de les remplir de la sorte...Hallucinant de voir que lui-même reconnaît que c'est "bondé"...Il constate...Mais ça ne change rien, les classes continuent à être fermées, tous les ans. Toutes ces petites écoles de campagne qui ont disparu pour regrouper tout le troupeau dans des grandes étables et les mettre tous les matins dans des cars scolaires à 7h00 pour parcourir tout le secteur et ramasser tout le monde et les coller à la garderie...Bon, j'ai les nerfs...

Je vais aller fendre du bois...

 

 

 

Coronavirus : pourquoi les écoles et les crèches pourraient rouvrir dès le 11 mai ?

Emmanuel Macron a annoncé, lundi soir, la réouverture progressive des établissements scolaires et des crèches à partir du lundi 11 mai. Un choix vivement critiqué par les enseignants.

Une école fermée pour lutter contre l\'épidémie de coronavirus, à Lille (Nord), le 9 avril 2020.
Une école fermée pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, à Lille (Nord), le 9 avril 2020. (PASCAL BONNIERE / MAXPPP)

Faut-il rouvrir les écoles ? La France, comme d'autres pays touchés par l'épidémie de coronavirus, s'oriente dans cette voie. Emmanuel Macron a annoncé la réouverture "progressive" des écoles et des crèches à partir du 11 mai, dans une allocution, lundi 13 avril. Pour l'heure, les modalités restent floues. Elles devront être clarifiées dans les quinze prochains jours, a expliqué le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, sur France 2 et franceinfo.

La décision est cependant loin de faire l'unanimité. Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France, y voit un "risque inutile" et regrette un choix "prématuré", auprès de franceinfo. Même inquiétude du côté des syndicats de l'enseignement. "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles [...], il y a un manque de précautions", s'alarme Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, interrogée par l'AFP. Face à ces craintes, quels sont les arguments avancés pour justifier la réouverture des écoles ?

Pour éviter le décrochage scolaire

C'est la principale justification apportée par Emmanuel Macron dans son allocution. "Trop d'enfants, notamment dans les quartiers populaires et dans nos campagnes, sont privés d'école sans avoir accès au numérique et ne peuvent être aidés de la même manière par les parents", a déploré le président de la République.

Depuis la fermeture des écoles le 16 mars, quelque 12,5 millions d'élèves et 2,6 millions d'étudiants suivent les cours à distance. Mais dans les faits, les enseignants ont perdu le contact avec "5 à 8% des élèves"estime Jean-Michel Blanquer. Le ministre de l'Education juge que la fermeture des écoles contribue à "creuse[r] les inégalités" entre les familles qui ont la possibilité de faire la classe à la maison et les autres. Une crainte partagée sur le terrain. A Yerres (Essonne), Olivier Beaufrere, proviseur, s'inquiétait dans La Croix de "voir une partie des élèves – dont beaucoup présentent déjà des difficultés scolaires ou des problèmes d'absentéisme – décrocher complètement". Dans cette optique, Jean-Michel Blanquer a déclaré mardi au micro de franceinfo que la réouverture des classes concernerait d'abord "les publics les plus fragiles" pour permettre une "resocialisation".

En Allemagne, où la plupart des élèves n'ont plus cours depuis le 16 mars, le risque de décrochage scolaire est également avancé par l'Académie nationale des sciences Leopoldina. Les scientifiques recommandent une réouverture des écoles "aussi vite que possible" pour empêcher l'aggravation des "inégalités sociales", dans un avis rendu lundi (PDF en allemand). Ils préconisent de rouvrir d'abord les écoles primaires et les collèges, où l'enseignement à distance est plus difficilement adapté que pour les lycéens et les étudiants du supérieur. En revanche, les crèches resteraient d'abord fermées, au vu de l'incapacité pour les plus petits à respecter les gestes barrières. 

De son côté, Jean-Michel Blanquer concède la difficulté de faire respecter les gestes barrières auprès des populations les plus jeunes. Le ministre de l'Education martèle que la réouverture sera "progressive", esquissant la possibilité de mettre en œuvre des "petits groupes" de travail. "Il est hors de question d'avoir des classes bondées dans la situation actuelle, ça c'est une certitude", ajoute-t-il.

France 2

Pour relancer la machine économique

Dans son discours, Emmanuel Macron a conditionné la reprise de l'activité économique à la réouverture des écoles. "Le 11 mai, il s'agira aussi de permettre au plus grand nombre de retourner travailler, redémarrer notre industrie, nos commerces et nos services", a lancé le chef de l'Etat. L'épidémie de coronavirus plonge la France dans une situation économique historique. Le gouvernement français prévoit un recul de 8% du produit intérieur brut en France en 2020, a annoncé mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, tandis que le déficit et la dette se creuseront encore plus qu'anticipé. "Chaque jour, chaque semaine de confinement [...] fait effectivement aggraver les finances publiques", a affirmé Gérald Darmanin, ministre de l'action et des Comptes publics sur franceinfo

Fin du confinement le 11 mai : "Le président à mille fois raison de donner un objectif ", Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics

 

 

 

 

 

"On va passer de -7,6% de déficit à -9%" et "-115% de dette très certainement", indique Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics

Difficile de relancer la machine économique si les parents doivent garder leurs enfants. La réouverture des écoles semble donc être une condition de la reprise économique. Mais les enseignants craignent d'être exposés à des jeunes élèves, possiblement porteurs sains. "C'est tout sauf sérieux de rouvrir les écoles [...] alors que l'on sait que c'est un lieu de haute transmission, de haute contamination, il y a un manque de précautions, ça paraît être en contradiction totale avec le reste", a réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, auprès de l'AFP.

On a l'impression d'être sacrifiés sur l'autel de l'économie.Francette Popineauà l'AFP

Des échanges se tiendront dès mardi entre l'Education nationale et les syndicats enseignants pour préciser les modalités des réouvertures des classes, rapporte Le Monde"Le dispositif pourrait imiter ce qui est déjà en place pour les enfants de soignants. Un accueil partiel, par petits groupes et réservé aux plus jeunes, pour permettre aux parents d'aller travailler", anticipe Florence Delannoy, membre du syndicat SNPDEN-UNSA (majoritaire chez les chefs d’établissement), auprès du quotidien du soir.

Outre-Rhin, les considérations économiques sont également évoquées par l'Académie nationale des sciences d'Allemagne. Dans son avis, elle considère que 
"même si la pandémie continuera de façonner notre vie économique et sociale pendant les mois à venir, il est nécessaire de mettre au point des critères et des stratégies pour un retour progressif à la normale" 

 

Pour tenter de constituer une immunité collective

 

En l'absence de vaccin, il faudra s'assurer que la population a développé une immunité de groupe, seul moyen pour que l'épidémie disparaisse complètement. La réouverture des écoles pourrait être un moyen d'y parvenir. Si cette justification n'a pas été mise en avant par les autorités françaises, d'autres régions du monde l'ont évoquée. C'est le cas au Québec, où le Premier ministre François Legault s'est exprimé vendredi en faveur d'une réouverture des écoles d'ici le 4 mai, lors d'une conférence de presse commune avec le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda. Ce dernier estime que cela permettrait que les jeunes, considérés comme étant moins vulnérables, participent à l'immunisation de la population. 

Plus les enfants vont être immunisés par la maladie [...], moins ils vont devenir des vecteurs actifs pour les personnes plus âgées.Horacio Arrudadans une conférence de presse

"Il faut comprendre que les jeunes qui pourraient attraper la maladie, avec presque aucun symptôme, c'est comme si on les vaccinait. C'est la vaccination naturelle qui va s'installer"a-t-il illustré.

Des propos qui ont déclenché un tollé auprès d'une partie de la population, qui craint que les enfants contaminent les personnes les plus fragiles de leur foyer. Une pétition a également été lancée, vendredi, par les enseignants, qui s'inquiètent de contracter le virus au contact des enfants. En quatre jours, elle a récolté plus de 180 000 signatures. Une gronde qui a obligé le Premier ministre à faire machine arrière, quelques heures après sa déclaration. "Je ne donnerai pas le 'OK' pour ouvrir les écoles tant que je n’aurai pas le 'OK' de la santé publique et tant que je ne serai pas prêt à y envoyer mes propres enfants"a-t-il assuré.

En Australie, trois chercheurs ont également exploré cette piste controversée, qui "pourrait être la clé de la levée du confinement", écrivent-ils dans The Conversation (en anglais). Cette "option devrait être contrôlée avec prudence pour s'assurer que le virus ne se propage pas parmi les personnes âgées et vulnérables", mettent cependant en garde les scientifiques. Pour l'heure, il ne peut s'agir que d'une hypothèse, car il est indispensable de mieux comprendre les risques pour les plus jeunes, ainsi que la durée de l'immunité, avancent par ailleurs les chercheurs.

 

Le message prémonitoire des Indiens d'Amérique

Par Le 13/04/2020

Peut être une représentation artistique de 2 personnes

 

Je me suis souvent demandé ce que le monde serait aujourd'hui si ces peuples premiers, où qu'ils soient, avaient été entendus, écoutés, aimés, si leurs sagesses avaient été reconnues, si leurs modes de vies avaient été suivis, si les hommes blancs n'avaient pas agi de la sorte avec eux...J'aime infiniment les Indiens Kogis, j'ai souvent parlé d'eux ici. Les Indiens d'Amérique font également partie de ces peuples que j'estime immensément. Je sais que leurs relations entre tribus n'étaient pas toujours des plus amicales. J'ai lu une grande quantité d'ouvrages sur leur histoire. Je sais aussi combien leur attachement et leur respect de la Terre était remarquable. C'est cela que je retiens d'eux. C'est cela que nous aurions dû écouter et comprendre. 

4112cf15.jpg (600×449)

https://www.syti.net/MessageIndiens.html


Le message prémonitoire
des Indiens d'Amérique



Le destin des Indiens d'Amérique annonçait celui de l'ensemble des habitants de la planète qui assistent impuissants à la destruction de leur environnement, après la confiscation de leur espace et de leurs ressources.

Le message des Indiens est aussi une source de sagesse, fondée sur le respect de la nature et la compréhension de "l'Esprit qui est en toute chose"...

"Nous avons toujours eu beaucoup; nos enfants n'ont jamais pleuré de faim, notre peuple n'a jamais manqué de rien... Les rapides de Rock River nous fournissaient un excellent poisson, et la terre très fertile a toujours porté de bonnes récoltes de maïs, de haricots, ce citrouilles, de courges... Ici était notre village depuis plus de 100 ans pendant lesquels nous avons tenu la vallée sans qu'elle nous fût jamais disputée. Si un prophète était venu à notre village en ce temps-là nous prédire ce qui allait advenir, et ce qui est advenu, personne dans le village ne l'aurait cru."

Black Hawk, chef indien

 
"Nous aimons la tranquillité; nous laissons la souris jouer en paix; quand les bois frémissent sous le vent, nous n'avons pas peur."

Chef indien au gouverneur de Pennsylvanie en 1796

 
"Nous le savons: la terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la terre. Nous le savons: toutes choses sont liées. Tout ce qui arrive à la terre arrive aux fils de la terre.

L'homme n'a pas tissé la toile de la vie, il n'est qu'un fil de tissu. Tout ce qu'il fait à la toile, il le fait à lui-même."

Seattle, chef indien Suquamish

 
"Le Lakota était empli de compassion et d'amour pour la nature, et son attachement grandissait avec l'âge. 
(...) C'est pourquoi les vieux Indiens se tenaient à même le sol plutôt que de rester séparés des forces de vie. S'asseoir ou s'allonger ainsi leur permettait de penser plus profondément, de sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec une plus grande clarté les mystères de la vie et se sentaient plus proches de toutes les forces vivantes qui les entouraient.

Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le coeur de l'homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l'oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l'homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature."

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)
 


 
"Nous voyons la main du Grand Esprit dans presque tout: le soleil, la lune, les arbres, le vent et les montagnes; parfois nous l'approchons par leur intermédiaire. (...) Nous croyons en l'Etre Suprême, d'une foi bien plus forte que celle de bien des Blancs qui nous ont traité de païens... Les Indiens vivant près de la nature et du Maître de la nature ne vivent pas d'ans l'obscurité.

Saviez-vous que les arbres parlent? Ils le font pourtant ! Ils se parlent entre eux et vous parleront si vous écoutez. L'ennui avec les Blancs, c'est qu'ils n'écoutent pas ! Ils n'ont jamais écouté les Indiens, aussi je suppose qu'ils n'écouteront pas non plus les autres voix de la nature. Pourtant, les arbres m'ont beaucoup appris: tantôt sur le temps, tantôt sur les animaux, tantôt sur le Grand Esprit."

Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

"Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n'utilisons que le bois mort.

L'homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L'arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l'abat et le débite. L'esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu'à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l'homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l'homme blanc n'y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu... Comment l'esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc?... Partout où il la touche, il y laisse une plaie."

Vieille sage Wintu (Indiens de Californie)

 
"Je peux me rappeler l'époque où les bisons étaient si nombreux qu'on ne pouvait les compter, mais les Wasichus (hommes blancs) les ont tués tant et tant qu'il ne reste que des carcasses là où ils venaient paître auparavant. Les Wasichus ne les tuaient pas pour manger; ils les tuaient pour le métal qui les rend fous et ils ne gardaient que la peau pour la vendre. Parfois ils ne les dépeçaient même pas. Ils ne prenaient que les langues et j'ai entendu parler de bateaux-de-feu descendant le Missouri chargés de langues de bison séchées. Parfois ils ne prenaient même pas les langues; ils les tuaient simplement pour le plaisir de tuer. Ceux qui ont fait cela étaient des fous. Quand nous chassions le bison, nous ne le faisions que selon nos besoins."

Hehaka Sapa, grand chef Sioux

 

"Vous avez remarqué que toute chose faite par un indien est dans un cercle. Nos tipis étaient ronds comme des nids d'oiseaux et toujours disposés en cercle. Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'Univers agit selon des cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans l'ancien temps, lorsque nous étions un peuple fort et heureux, tout notre pouvoir venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé.

Tout ce que fait le pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Les oiseaux font leur nid en cercle parce qu'ils ont la même religion que nous. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle, la lune fait de même, et tous deux sont rond.

Même les saisons forment un grand cercle dans leur changements et reviennent toujours là où elles étaient. La vie de l'homme est dans un cercle de l'enfance jusqu'à l'enfance, et ainsi en est-il pour chaque chose où l'énergie se meut."

Hehaka Sapa, ou Black Elk, indien Oglala, branche des Dakotas (Sioux)

 

Peut être de l’art


"La vie dans un tipi est bien meilleure. Il est toujours propre, chaud en hiver, frais en été, et facile à déplacer. L'homme blanc construit une grande maison, qui coûte beaucoup d'argent, ressemble à une grande cage, ne laisse pas entrer le soleil, et ne peut être déplacée; elle est toujours malsaine. Les Indiens et les animaux savent mieux vivre que l'homme blanc. Personne ne peut être en bonne santé sans avoir en permanence de l'air frais, du soleil, de la bonne eau. Si le Grand Esprit avait voulu que les hommes restassent à un endroit, il aurait fait le monde immobile; mais il a fait qu'il change toujours, afin que les oiseaux et les animaux puissent se déplacer et trouver toujours de l'herbe verte et des baies mures.

L'homme blanc n'obéit pas au Grand Esprit. C'est pourquoi nous ne pouvons être d'accord avec lui."

Flying Hawk, chef Sioux du clan des Oglalas

 
"Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas « sauvages » à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Elle ne nous devint hostile qu'à l'arrivée de l'homme barbu de l'Est qui nous accable d'injustices insensées et brutales."

Standing Bear, chef Lakota (Sioux)

 
"Notre terre vaut mieux que de l'argent. Elle sera toujours là. Elle ne périra pas, même dans les flammes d'un feu. Aussi longtemps que le soleil brillera et que l'eau coulera, cette terre sera ici pour donner vie aux hommes et aux animaux. Nous ne pouvons vendre la vie des hommes et des animaux. C'est pourquoi nous ne pouvons vendre cette terre. Elle fut placée ici par le Grand Esprit et nous ne pouvons la vendre parce qu'elle ne nous appartient pas."

Chef indien Blackfeet (Pieds-Noirs)

 
 

 

"Mes jeunes gens ne travailleront jamais.
Les hommes qui travaillent ne peuvent rêver. Et la sagesse nous vient des rêves."

Smohalla, chef indien Sokulls

 
"Le Grand Esprit nous a donné une vaste terre pour y vivre, et des bisons, des daims, des antilopes et autres gibier. Mais vous êtes venus et vous m'avez volé ma terre. Vous tuez mon gibier. Il devient dur alors pour nous de vivre.
Maintenant vous nous dites que pour vivre, il faut travailler. Or le Grand Esprit ne nous a pas fait pour travailler, mais pour vivre de la chasse.

Vous autres, hommes blancs, vous pouvez travailler si vous le voulez. Nous ne vous gênons nullement. Mais à nouveau vous nous dites « pourquoi ne devenez-vous pas civilisés? » Nous ne voulons pas de votre civilisation ! Nous voulons vivre comme le faisaient nos pères et leurs pères avant eux."

Crazy Horse, grand chef Sioux du clan Oglalas

 
"Vous êtes déjà si misérables que vous ne pouvez le devenir plus. Quels genre d'homme doivent être les Européens? Quelle espèce de créature choisissent-ils d'être, forcés de faire le bien et n'ayant pour éviter le mal d'autre inspiration que la peur de la punition? (...) L'homme n'est pas seulement celui qui marche debout sur ses jambes, qui sait la lecture et l'écriture et montrer mille exemples de son industrie...

En vérité mon cher frère, je te plains du plus profond de mon âme. Suis mon conseil et devient Huron. Je vois clairement la profonde différence entre ma condition et la tienne. Je suis le maître de ma condition. Je suis le maître de mon corps, j'ai l'entière disposition de moi-même, je fais ce qui me plaît, je suis le premier et le dernier de ma nation, je ne crains absolument aucun homme, je dépends seulement du Grand Esprit.

Il n'en est pas de même pour toi. Ton corps aussi bien que ton âme sont condamnés à dépendre de ton grand capitaine, ton vice-roi dispose de toi. Tu n'as pas la liberté de faire ce que tu as dans l'esprit. Tu as peur des voleurs, des assassins, des faux-témoins, etc. Et tu dépends d'une infinité de personne dont la place est située au-dessus de la tienne. N'est-ce pas vrai ?"

Kondiarionk, chef Huron, s'adressant au baron de Lahontan, lieutenant français en Terre-Neuve

 

"Les hommes blancs annonçaient bien haut que leurs lois étaient faites pour tout le monde, mais il devint tout de suite clair que, tout en espérant nous les faire adopter, ils ne se gênaient pas pour les briser eux-mêmes.

Leurs sages nous conseillaient d'adopter leur religion mais nous découvrîmes vite qu'il en existant un grand nombre. Nous ne pouvions les comprendre, et deux hommes blancs étaient rarement d'accord sur celle qu'il fallait prendre. Cela nous gêna beaucoup jusqu'au jour où nous comprîmes que l'homme blanc ne prenait pas plus sa religion au sérieux que ses lois. Ils les gardait à portée de la main, comme des instruments, pour les employer à sa guise dans ses rapports avec les étrangers."

Pachgantschilhilas, chef des Delawares

 
"Chaque année notre envahisseur blanc devient plus avide, exigeant, oppressif et autoritaire... La misère et l'oppression, tel est le lot qui nous échoit... Ne sommes-nous pas dépouillés jour après jour du peu de liberté qui nous reste ?

A moins que les tribus ne se liguent unanimement pour modérer les ambitions et l'avidité des Blancs, ils nous auront bientôt tous conquis et désunis, nous serons chassés de notre pays natal et éparpillés comme les feuilles d'automne par le vent."

Tecumseh, chef Shawnee, en 1812

 
"Nous ne voulons pas des chariots de feu qui font du bruit (trains à vapeur) sur les terrains de chasse au bisons. Si les Visages Pâles s'avancent encore sur nos terres, les scalps de vos frères seront dans les wigwams des Cheyennes. J'ai dit !"

Roman Nose, chef-guerrier des Cheyennes, s'adressant au général Palmer en 1866 dans le Kansas

 

"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.

Cependant écoutez-moi mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui, elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. Ce peuple a fait des lois que les riches peuvent briser mais non les pauvres. Ils prélèvent des taxes sur les pauvres et les faibles pour entretenir les riches qui gouvernent. Ils revendiquent notre mère à tous, la terre, pour eux seuls et ils se barricadent contre leurs voisins. Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage."

Tatanka Yotanka, ou Sitting Bull, grand chef Sioux

 
"Frère, notre territoire était grand et le vôtre était petit. Vous êtes maintenant devenus un grand peuple, et il nous reste à peine l'espace pour étendre nos couvertures. Vous avez notre pays, mais cela ne vous suffit pas. Vous voulez nous forcer à épouser votre religion.

Frère, continue à écouter. Tu te dis envoyé ici pour nous apprendre à rendre le culte au Grand Esprit d'une manière qui lui soit agréable. Et tu prétends que si nous n'adoptons pas la religion que vous les Blancs vous prêchez, nous seront malheureux ici-bas. Tu dis être dans le vrai et que nous sommes perdus. Comment pourrions-nous vérifier la vérité de tes paroles? (...)

Frère, tu dis qu'il n'y a qu'une seule façon d'adorer et de servir le Grand Esprit. Si il n'y a qu'une religion, pourquoi le peuple blanc est-il si partagé à ce sujet? Nous savons que votre religion est écrite dans un livre. Pourquoi n'êtes-vous pas tous d'accord, si vous pouvez tous lire le livre?

Frère, nous ne comprenons pas ces choses. On nous dit que ta religion a été donnée à tes ancêtres, et s'est transmise de père en fils. Nous aussi nous avons une religion que nos ancêtres ont reçue et nous ont transmise, à nous, leurs enfants. Nous rendons le culte de cette manière. Il nous apprend à être reconnaissants pour toutes les faveurs que nous recevons, à nous aimer les uns les autres et à être unis. Nous ne nous querellons jamais à propos de religion parce que c'est un sujet qui concerne chaque homme devant le Grand Esprit."

Sa-go-ye-wat-ha, ou Red Jacket, chef Seneca (Iroquois) et grand orateur des Six Nations

 

 
"J'assiste avec tristesse au déclin de notre noble race. Nos pères étaient forts et leur pouvoir s'étendait sur tout le continent américain. Mais nous avons été réduits et brisés par la ruse et la rapacité de la race à peau blanche. Nous sommes maintenant obligés de solliciter, comme une aumône, le droit de vivre sur notre propre terre, de cultiver nos propres terres, de boire nos propres sources.

Il y a de nombreux hivers, nos sages ancêtres ont prédit qu'un grand monstre aux yeux blancs viendrait de l'Est, et qu'eu fur et à mesure qu'il avancerait il dévorerait la terre. Ce monstre, c'est la race blanche, et la prédiction est proche de son accomplissement."

O-no'-sa, chef indien

 
"Le changement du costume tribal pour celui de l'homme blanc fut brutal. Les effets sur la santé et le confort des enfants furent considérables. Notre premier grief fut d'avoir les cheveux coupés. Les hommes Lakotas ont toujours porté les cheveux longs. Plusieurs jours après avoir été tondus, nous nous sommes sentis bizarres et mal à l'aise. Si l'argument avancé était vrai, à savoir l'élimination des poux, pourquoi les filles n'avaient-elles pas subi le même traitement que les garçons?

La vérité, c'est qu'ils voulaient nous transformer. Les cheveux courts étant la marque distinctive de l'homme blanc, on nous l'imposa, alors que lui-même conservait sa propre coutume de se laisser pousser les poils du visage."

Standing Bear, chef indien Lakota

 
"Les Wasichus nous ont mis dans ces boites carrées (maisons), notre pouvoir s'en est allé et nous allons mourir parce que le pouvoir n'est plus en nous.

Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde."

Hehaka, ou Black Elk (Wapiti Noir), indien Sioux

 
"Enfant, je savais donner. J'ai perdu cette grâce en devenant civilisé. Je menais une existence naturelle, alors qu'aujourd'hui je vis de l'artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux. Chaque arbre était un objet de respect. Aujourd'hui, j'admire avec l'homme blanc un paysage peint dont la valeur est exprimée en dollars !"

Chiyesa, écrivain indien contemporain

 
"Je suis allé à l'école des hommes blancs. J'y ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la bible. Mais j'ai découvert à temps que cela n'était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est l'ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en étudiant la nature.

Si vous preniez tous vos livres et les étendez sous le soleil, en laissant pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous faisons partie."

Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney (Canada)

"L'homme blanc, dans son indifférence pour la signification de la nature, a profané la face de notre Mère la Terre. L'avance technologique de l'homme blanc s'est révélée comme une conséquence de son manque d'intérêt pour la voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit. L'appétit de l'homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l'a aveuglé sur le mal qu'il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce qu'il appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d'Indiens qui ont choisi de suivre la voie de l'homme blanc.

Aujourd'hui, les terres sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des hommes qui cherchent du charbon et de l'eau dans notre sol, afin de créer plus d'énergie pour les villes de l'homme blanc. On ne doit pas permettre que cela continue. Sans quoi notre Mère la Nature réagirait de telle manière que presque tous les hommes auraient à subir la fin qui a déjà commencé. Le Grand Esprit a dit qu'on ne devait pas laisser cela arriver, même si la prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le Grand Esprit a dit de ne pas prendre à la terre, de ne pas détruire les choses vivantes.

Aujourd'hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des routes grandes comme des rivières traversent le paysage; l'homme parle à travers un réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil levant.

Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée sur la terre, beaucoup d'hommes mourraient, et que la fin de cette manière de vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans aucun autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des fins pacifiques, non pour la guerre.

Nous, les chefs religieux et porte-parole légitimes du peuple indépendant des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit d'envoyer au président des Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une invitation à nous rencontrer pour discuter du salut de l'humanité, afin que la Paix, l'Unité et la Fraternité règnent partout où il y a des hommes."

Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

 

 

Stan DAVIS est un peintre américain qui a nourri dès son plus jeune âge une grande fascination pour les Indiens. Davis peint dans un style photo-réaliste, spécialisé dans la représentation de scènes des Indiens Pieds-Noirs tels qu'ils vivaient au 19e siècle. Il a également représenté les Sioux et Cheyenne. Pour assurer la précision historique et culturelle de son travail, Davis confectionne à la main chaque costume présenté dans ses peintures.

Image associée

Image associée

Image associée

 

a song of light by stan davis

Image associée

Image associée

 

autumn morning by stan davis

Image associée

 

the warrior's prayer by stan davis

1586805917-93399374-2276566932646802-1077982550154018816-n.jpg

Confinement et économie locale

Par Le 13/04/2020

Dans toute crise, il y a des effets bénéfiques. C'est triste de devoir attendre que ça aille mal pour s'apercevoir qu'on peut vivre mieux. Disons que ça fait partie des caractéristiques de l'humain...

Ce qui me réjouit considérablement, c'est de voir les intiatives des mairies et communautés de communes. Ce qui va bien entendu dans le sens de ce que je soutiens depuis bien longtemps : l'autonomie régionale. Je suis convaincu qu'énormément de choses peuvent être initiées et organisées intégralement par les communes. Ce sont les élus qui connaissent le mieux leurs régions et leurs habitants.

Les technocrates de l'UE ne savent pas où se trouvent la Dordogne, ne savent rien des producteurs locaux, ni de la Dordogne, ni d'aucune région française. L'UE nous a conduit à un état de dépendance inimaginable. Cette crise permet aux gens engagés, volontaires et déterminés de mettre en place d'autres structures. Il reste à espérer que les consommateurs continueront dans cette voie...

 

En Dordogne, le confinement fait décoller la vente directe, la consommation locale, et les petits producteurs

La vente directe de produits locaux connaît un succès étonnant suite au coronavirus / © France 3 Périgords - Elsa Arnould La vente directe de produits locaux connaît un succès étonnant suite au coronavirus / © France 3 Périgords - Elsa Arnould

 

Après la sidération, les consommateurs ont compris qu'à côté des grandes surfaces saturées, ils disposaient d'une ressource alimentaire immédiate et abondante chez les producteurs locaux. Face à la fermeture de certains marchés, la filière se met en place, et les initiatives foisonnent

Par Pascal Faiseaux 

Relocaliser la production agricole alimentaire, aider les producteurs locaux à trouver de nouveaux débouchés (après les menaces qui pesaient sur les marchés ouverts en plein début de récolte), promouvoir  la vente directe collective et la consommation de produits de saison, favoriser le circuit direct entre producteurs,  petits commerces et consommateurs : autant de bonnes idées qui flottent dans l'air depuis longtemps. Aujourd'hui, confinement oblige, les bonnes intentions deviennent des nécessités. 

Céline Gaillard vends des produits locaux en direct depuis 12 ans à Périgueux. Depuis le confinement, les commandes explosent / © France 3 Périgords - Elsa Arnould

 Le département de Dordogne lance son "Drive Fermier"

 

Enchanté par le succès des opérations personnelles, le département veut lancer un Drive Fermier de toute la Dordogne : tous les détails ici

Il y a ceux qui n'ont pas attendu le confinement

« Les Paysans du Coin » est une plateforme de livraison de produits locaux et de saison tenue à Chancelade par Céline Gaillard depuis 12 ans ! Chaque mercredi, elle reçoit des légumes, des fruits, de la viande et du fromage. Les producteurs viennent de Payzac et Thiviers. Céline distribue les commandes le mercredi après-midi et le jeudi. Depuis le début du confinement, ses commandes ont doublé. Elle livre aussi bien des jeunes actifs et des personnes âgées dans Perigueux et son agglomération.
Les contacts se font par le bouche à oreille, elle n’a pas de site internet. Les gens l’appellent, lui demandent ce qu’ils souhaitent. Depuis l'arrivée du Coronavirus, elle respecte les règles sanitaires, dépose le colis devant la porte et récupère le chèque déposé sur le paillasson, pour éviter tout contact. Elle est joignable au 06 22 85 65 77

Chaque jour, Céline prépare ses colis pour vendre en direct une production locale... Une idée qu'elle a eu il y a maintenant 12 ans / © France 3 Périgords -Elsa Arnould


Les initiatives municipales

Les communes, sollicitées par les commerçant forains comme par leurs administrés, ont souvent demandé des dérogations préfectorales pour maintenir leurs marchés lorsque la sécurité sanitaire le permettait. Certaines communes en font plus en organisant leur propre plateforme alimentaire locale. Quelques exemples ci-dessous. Vous pouvez vous renseigner directement auprès de votre mairie pour voir si des initiatives ont été prises ou s'ils connaissent un réseau local.
 

Eymet lance son Relais Pays (ans)

Les marchés ayant été arrêtés, la municipalité lance la semaine prochaine sa plateforme de commandes et de distributions de produits fermiers « Relais PAYS(ans) d'EYMET ». Elle permettra aux clients de passer commande auprès des producteurs locaux et de récupérer leurs produits en une seule fois.
Pour le client, un seul interlocuteur, un seul paiement et un seul déplacement, pour les producteurs, livraison en une seule fois, moins de dérangement, plus de quantités tout en respectant les consignes de sécurité. Les commandes passées avant le mardi soir seront à retirer le jeudi matin à la Salle Polyvalente (Ancienne Gare) d'Eymet en dépôt de la commande directement dans vos voitures. Le règlement par chèque ou Carte Bancaire se fera à ce moment là.
Très enthousiaste, l'équipe espère pouvoir assurer une première distribution dès ce samedi. Le 
bon de commande devrait ressembler à ça (attention, ce n'est qu'une illustration, pas encore le vrai bon de commande).
Plus d'information aux contacts suivants : Mélanie Kleiber : 06 85 15 10 14 
melanieseb84@orange.fr; Tim Richardson : 06 62 68 58 96 tim.richardson@bbox.fr; J Paul Landat : 06 85 11 46 68 jeanpaul.landat@free.fr; Florian Fagette : 06 89 94 28 45 ; florianfagette@gmail.com

Sarlat active sa plateforme participative pour les producteurs et les petits commerces

© Ville de Sarlat-la-Canéda
Sarlat et la Communauté de communes Sarlat-Périgord Noir a transformé sa plateforme participative (traditionnellement employée pour le budget participatif)  en annuaire et marché alimentaire virtuel. Les producteurs et petits commerces peuvent référencer leur activité, détailler les produits qu’ils proposent à la vente et mettre en avant des solutions alternatives de commandes, de livraisons, ou de vente sur place dans le respect des consignes de protection.
De leur côté, les consommateurs peuvent continuer à faire leur marché et à consommer local, en groupant leur commande avec les habitants du quartier par exemple, et se faire livrer.
La plateforme est accessible directement par le site de la ville de Sarlat 
www.sarlat.fr . Pour les consommateurs, un clic sur l’image « Comment consommer local ? » permet d’accéder directement aux fiches des commerces référencés, de découvrir leurs produits, les modalités de commande et de les géolocaliser. 
Renseignements : Mairie de Sarlat – Service communication – Tél. 05 53 31 53 45 et  
info@sarlat.fr ou www.sarlat.fr 

Les sites traditionnels de vente directe (et souvent bio)

Agro Bio Périgord 
Bienvenue à la ferme
Terres de saveur
Manger bio Périgord
Drive Fermier
Les producteurs locaux de Bienvenue à la Ferme

Un numéro de téléphone pour vous guider mis en place par la Chambre d’agriculture pour les personnes vulnérables ou qui ont un accès restreint aux réseaux un numéro spécial, le 05 53 35 88 90 fait la connection entre consommateurs et producteurs ou boutiques de producteurs les plus proches

Coronavirus : Déconfinement en Europe

Par Le 13/04/2020

Les pays qui ont délcaré le début du déconfinement ont quelque peu précisé les modalités. 

La reprise de l'activité progressive de l'économie est le mot d'ordre attendu. 

A voir ce qui sera annoncé ce soir pour la France...

Plusieurs pays européens annoncent qu’ils commencent à lever certaines restrictions du confinement, sous conditions. Mais aucun ne s'estime tiré d'affaire pour autant. 

Les règles de confinement sont parfois moins restrictives ailleurs en Europe, comme ici à Berlin (Allemagne), le 5 avril 2020. 
Les règles de confinement sont parfois moins restrictives ailleurs en Europe, comme ici à Berlin (Allemagne), le 5 avril 2020.  (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

Emmanuel Macron doit prendre la parole lundi à 20h pour faire le point sur la crise du coronavirus en France, et évoquer - ou non - un éventuel déconfinement. Dans le reste de l'Europe, des pays ont annoncé dès la semaine dernière certaines levées de restrictions, comme en Espagne, en Autriche ou encore en Italie, sous conditions.

>> Coronavirus : suivez l'évolution de la situation à l'international dans notre direct

L’Espagne sort de "l’hibernation" économique

Après deux semaines d’arrêt de toutes les activités non-essentielles,
une partie des Espagnols est retournée au travail lundi 13 avril. Usines, chantiers et bureaux rouvrent, mais avec des précautions particulières : distanciation sociale obligatoire et masques de rigueur. Dix millions de masques ont ainsi été distribués par des policiers et des volontaires à la sortie des métros et des gares ce lundi.

Attention, ce n’est pas le début d’un déconfinement, prévient le gouvernement espagnol. Cette reprise économique était prévue. L’arrêt des activités non-essentielles, décidé pour stopper la propagation du virus, ne devait durer que deux semaines. Pedro Sanchez, le chef de l’exécutif a déjà annoncé que le confinement irait au-délà du 25 avril. "Nous sommes encore loin de la victoire, loin du moment où nous pourrons reprendre le cours normal de nos existences, mais nous avons franchi les premières étapes décisives sur la voie de cette victoire", a-t-il déclaré.

En Espagne, le confinement est plus strict qu’en France : les joggings sont par exemple interdits et la balade avec les enfants aussi, ce qui fait débat.

L’Italie rouvre ses librairies

En Italie, ce n’est pas encore la reprise partielle de l’activité, mais les habitants vont pouvoir souffler un petit peu. À partir de demain, les librairies et les magasins pour bébés vont rouvrir. Le confinement est prolongé jusqu’au 3 mai, une décision "difficile mais nécessaire dont j'assume toute la responsabilité politique", a déclaré le Premier ministre Giuseppe Conte lors d'une allocution solennelle.

Le déconfinement se fera de façon "graduelle", mais il n’y a pas plus de détails sur la feuille de route de déconfinement du gouvernement. "Nous ne pouvons nous permettre une reprise de la contagion" et "si on abandonne maintenant, on risque de devoir repartir de zéro", a prévenu Giuseppe Conte.

Le milieu des affaires veut pourtant des solutions et des dates, car les inquiétudes sont grandes concernant la crise économique. 80% des 19 899 décès (au 12 avril) ont eu lieu dans le Nord de l’Italie, dans des régions qui représentent 45% du PIB du pays.

L’Allemagne n’a pas encore pris de décision

En Allemagne, les autorités communiqueront mercredi 15 avril sur une prolongation ou non du confinement qui se termine théoriquement dimanche 19 avril. Selon un sondage YouGov, 44% des Allemands souhaitent qu’il soit prolongé et 32% que les restrictions soient assouplies.

L'Académie nationale des Sciences Leopoldina a rendu ses conclusions ce lundi 13 avril dans un rapport qui sera ensuite remis à Angela Merkel. L’institution prône un retour "par étapes" à la normale si les chiffres des nouvelles contaminations "se stabilisent à un bas niveau" et si les "mesures d’hygiène sont maintenues". Les scientifiques recommandent un assouplissement rapide du confinement, l’utilisation des masques et l’utilisation d’une application pour smartphones. Les écoles primaires devraient rouvrir "dès que possible" et le travail à domicile continuer de s'appliquer.

Le pays devrait connaitre une chute du PIB de 10% au second semestre. Des voix s’élèvent de plus en plus Outre-Rhin pour demander une levée du confinement.

En Autriche, des masques obligatoires

L’Autriche a été la première en Europe à annoncer l’assouplissement des restrictions. Le chancelier Sebastian Kurz a parlé début avril d’une "remise en marche par étape".

Dès ce mardi 14 avril, les petits commerces vont rouvrir, tout comme les magasins de bricolage et de jardinage. Pour acheter des vêtements et aller chez le coiffeur, ce sera à la fin du mois. Le port du masque sera obligatoire, et son absence sera sanctionné d'une amende de 50 euros. Même le chancelier en portait un lors de sa conférence de presse.

Le Danemark et la Norvège rouvrent les écoles

Deux pays du nord de l’Europe déconfinent également : le Danemark et la Norvège. En Norvège, le gouvernement parle d’un "optimisme prudent". Les crèches rouvrent dans une semaine et il sera désormais possible d’aller dans sa résidence secondaire.

Au Danemark, les enfants de moins de 11 ans retourneront à l’école dès mercredi 15 avril. Le pays a choisi cette stratégie pour permettre aux parents de retourner travailler. Les collégiens et les lycéens iront à nouveau étudier à partir du 10 mai.

Le pays a été relativement épargné par la pandémie, avec environ 200 morts, ce qui explique un début de déconfinement précoce par rapport aux autres pays. Cela s’explique parce que les Danois ont été très disciplinés et qu’ils se sont rapidement auto-confinés, sans attendre les annonces du gouvernement.

Ces réouvertures d’écoles sont cependant considérées comme un "test". Si les chiffres de contaminations sont stables après une semaine, le gouvernement envisagera de rouvrir les bars et restaurants, peut-être mi-mai.

Coronavirus et Triangle de Karpman

Par Le 13/04/2020

Comme je l'ai écrit dans un post précédent, il ne suffit pas de chercher à savoir si nous sommes manipulés, si les Etats sont en train de se servir du coronavirus pour instaurer des mesures qui ne passeraient pas autrement, si un complot est en cours ou si ce sont des opportunistes, etc etc etc... Il arrive un moment où il faut surtout se demander comment il est possible d'en arriver là. Comment il est possible de se retrouver aussi dépendants de structure étatique alors même qu'elles montrent en ce moment leurs incompétences et leur imprévoyance, leur manque d'anticipation, leurs idées fixes et leur incapacité à entendre d'autres discours que ceux qui vont dans leur sens... On peut identifier facilement aujourd'hui les trois entités du Triangle :

* Le virus est le bourreau

* la population est la victime

* le gouvernement est le sauveur. 

J'ai déjà posté des articles sur ce fameux Triangle de Karpman. Je les remets ici.

Triangle de Karpman

Triangle de Karpman (1)

Triangle de Karpman avec les enfants.

Le triangle de Karpman en vidéo.

Le Triangle dramatique

Le Triangle dramatique (1)

 

 Il est temps également de retourner vers les travaux d'Eric Bern et l'Analyse Transactionnelle.

La trilogie : Enfant / Parent / Adulte

L'Analyse Transactionnelle (1)

L'Analyse Transactionnelle (2)

L'analyse transactionnelle (3)

L'Analyse Transactionnelle (4)

L'analyse transactionnelle (5)

 

Comment un « Sauveur » peut nous manipuler…

Comment un « Sauveur » peut nous manipuler…

 

https://hexalto.com/coach/comment-un-sauveur-peut-nous-manipuler/

Publié par  | Psychologie | 6 commentaires

La personne qui vous apporte son aide veut-elle toujours votre bien ?

Pas toujours ! C’est ce que nous allons voir et essayer de décortiquer deux situations fréquentes qui laissent parfois désemparé.

Le Dr. Stephen Karpman, psychologue américain spécialisé en analyse transactionnelle, avait mis en exergue en 1968 le « triangle dramatique » : mode de fonctionnement relationnel préjudiciable pour chaque personne impliquée et pour l’entourage. Ce triangle, c’est la rencontre entre trois archétypes : Dark Vador, Calimero et Zorro, plus respectueusement dénommés le Persécuteur ou bourreau, la Victime et le Sauveur.

Chacun peut être à l’origine d’une manipulation car chaque rôle apporte l’illusion de certains avantages. Ainsi, le rôle de persécuteur donne du pouvoir et celui de victime permet d’attirer l’attention des autres. Quant au sauveur, il donne une image positive de soi et est donc perçu comme positif. Pourtant, il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique, notamment en posant la problématique du « faire le bien des autres malgré eux » ou, plus grave, « contre leur gré ».

Il n’est question ici d’analyser ce triangle mais de s’intéresser au sauveur dans deux types de situation que l’on pourrait dénommer le « sauveur-victime » et le « sauveur-persécuteur ».

Quelqu’un qui veut tellement vous aider !

Le « sauveur-victime » est une personne dont l’estime de soi et la confiance en soi sont très bas. Tellement bas qu’elle a un besoin maladif de reconnaissance. Pour l’obtenir, elle s’occupe des autres. Jusque là, rien de bien grave. Sauf que s’occuper des autres sans leur demander leur avis, prévenir leurs demandes, y répondre plus qu’il ne convient et ce continuellement, sans arrêt, eh bien ça devient agaçant, envahissant. Etouffant même jusqu’à en être insupportable et exaspérant.

C’est à ce moment là que la personne « aidée » revendique son autonomie, sa capacité à faire seule et en fait, recherche un peu d’oxygène. Elle va jusqu’à reprocher cette avalanche de trop bons sentiments devenue réellement étouffante.

C’est aussi à ce moment là que ce sauveur professionnel se transforme en victime et prend une tête de cocker car ne comprenant pas qu’on ne lui soit pas éternellement reconnaissant de tout ce qu’elle a fait. Mais ne comprenant pas surtout que trop, et bien … c’est trop, vraiment trop  !

Si cette personne sauveuse a en face d’elle quelqu’un de sain, le problème peut se résoudre par un bon recadrage expliquant que l’on est adulte et que l’on n’a pas besoin d’une « mère poule » à l’affut de chaque besoin qu’elle viendrait devancer et satisfaire de manière quasi obsessionnelle.

Il arrive hélas que se trouve en face un bon persécuteur qui va utiliser cette disposition à son entier profit. Pour le dire plus durement, ce « sauveur-victime », à force de se comporter en esclave finit par être tout bonnement considéré comme esclave, ce qui bien souvent renforce la problématique initiale.

A cause de cette attitude déséquilibrée, ce qui est fait « par amour » génère l’opposé de ce qui était attendu !

On veut de la reconnaissance, on obtient de la critique.

On veut recevoir l’amour qu’on ne sait pas se donner, on reçoit de la dureté et du rejet.

On est intimement persuadé d’agir au nom de belles valeurs et pour le bien de l’autre et on ne comprend pas que cet autre n’en veuille pas.

« Je suis là pour ton bien ! »

Le « sauveur-persécuteur »  est plus subtil. Infiniment redoutable, comme tout bon manipulateur.

Sa proie idéale : la personne en souffrance et en dépendance (affective, financière, relationnelle, etc) à qui il va apporter protection, aide et réconfort. Mais à une condition (jamais explicite mais toujours présente) : que la victime demeure victime, qu’elle demeure faible et dépendante, condition sine qua non pour que ce sauveur maintienne son contrôle, sa prise de pouvoir et sa domination.

Si la victime a l’outrecuidance de vouloir reprendre son indépendance et de relever la tête, un bon dénigrement là où ça fait mal plus une pincée de dévalorisation saupoudrée d’une humiliation recherchée doivent suffire à ramener l’impétrant dans le doit chemin.

S’il le faut, une arme plus fatale est brandie ou même utilisée : la peur. Peu importe la manière dont la peur est distillée, elle va agir comme un venin qui se répand dans tout l’organisme. Le « sauveur-persécuteur » fait tellement pour son bien, son confort, sa sécurité, etc, que la victime finit par se convaincre qu’elle n’a aucune qualité, aucune compétence et n’est capable de rien. Si elle se retrouve seule, elle est perdue !

Pour irrationnelle qu’elle soit, l’emprise peut devenir particulièrement puissante et tenace.

L’incompréhension des amis, de la famille…..

Il ne faut guère attendre d’aide de l’entourage qui ne connait que ce qu’on lui montre publiquement.

En effet, ce faux sauveur – bon manipulateur – est aux yeux des tiers charmant et prévenant, ne manquant pas une occasion de souligner son amour désintéressé de l’autre et tous les efforts incroyables qu’il accomplit pour aider une pauvre victime à ne pas sombrer. Du coup, on l’admire et on le remercie de son dévouement. Et du coup aussi, on reproche à la victime de se plaindre et de ne pas reconnaitre la « chance » qu’elle a ! La meilleure preuve, c’est qu’elle a toujours besoin de l’autre pour exister et ne peut s’assumer seule. La boucle est bouclée et le piège perdure.

Pour maintenir son emprise, ce faux sauveur n’hésite pas d’ailleurs à écarter, de façon parfois brutale, toute personne contestant son « humanité ». Soit il les dénigre auprès de sa victime jusqu’à ce qu’elle voit dans ses « amis » de dangereux profiteurs. Soit il les ramène à la porte en leur intimant l’ordre de disparaitre.

Encore plus isolée, la victime est encore plus sous l’emprise de son effrayant bienfaiteur. Non seulement son droit à se plaindre est supprimé mais ses plaintes sont en plus fustigées comme étant de l’ingratitude.

« Après tout ce que j’ai fait pour toi ! »

L’une des phrases fétiches d’un manipulateur est vous rappeler tout ce qu’il a fait pour vous. Souvent amplifiée et exagérée mais si vous tentez de minimiser, sa colère vous ramène rapidement au silence et au doute. D’ailleurs, histoire de saper encore votre confiance en vous, il ne manquera pas de vous exposer combien vous être égoïste, indifférent aux autres, lâche, ingrat, méchant, cruel, etc. Bref, sacré retournement de situation : vous devenez un persécuteur et votre bourreau sauveur devient victime de votre absence de reconnaissance éternelle.

Si jamais vous osez évoquer le problème psychologique du bourreau, l’effet boomerang arrive aussitôt puisque c’est vous et vous seul qui devriez consulter. C’est vous qui avez un problème ! Le « Si je n’étais pas là pour toi…. », pendant du « Après tout ce que j’ai fait pour toi ! » vous persuade peu à peu que c’est dans votre tête à vous que ça ne tourne pas comme il faudrait.

Le triangle dramatique évoqué en début d’article trouve ici de quoi se manifester splendidement !

Soit dit en passant, ce faux sauveur manque aussi cruellement de confiance en soi. Jamais il ne l’admettra mais c’est pourtant pour cela qu’il a tellement besoin d’un plus faible que lui pour assoir son autorité et qu’il a tellement besoin que cette faiblesse perdure.

Pour qu’elle perdure, il sera parfois réellement gentil pour être sincèrement remercié et le reste du temps, il usera de violences sous tous les angles : psychiques, émotionnelles, relationnelle et pour les cas les plus graves, physiques. J’ai même reçu le témoignage d’une femme dont le conjoint était maitre dans l’art de frapper très durement mais sans que les coups ne laissent la moindre trace. Eut-elle voulu porter plainte, il n’y avait pas de preuves…..

Que faire ?

La première démarche essentielle est la prise de conscience. Que l’on soit un « sauveur victime » ou que l’on soit en proie à un « sauveur persécuteur », prendre conscience que la relation est profondément dysfonctionnelle et n’est pas normale est une étape déterminante même si elle n’est pas toujours aisée. Car il existe de multiples justifications, alimentée par la confiance en soi détruite et qui en bien des cas se termine par un « tu ne peux pas comprendre…. ».

Deuxième démarche, qui exige infiniment de tact, finesse, recul et professionnalisme, faire saisir qu’il existe dans son propre comportement une part (mais une part seulement !) de responsabilité, en ce sens qu’une attitude déterminée entraine une réaction déterminée. En conséquence, c’est son comportement à soi qu’il faut modifier. C’est là qu’une immense finesse est nécessaire pour accepter qu’une autre voie est possible, malgré toute l’absence de confiance en soi et sans se croire responsable et coupable de tout.

La troisième démarche est difficile mais réalisable : se mettre en route. Pour le « sauveur-victime », retrouver sa capacité à s’aimer pour enfin cesser de n’exister que dans le regard d’un autre et donc quitter cette dépendance mortifère.

Pour la personne victime d’un « sauveur persécuteur », la meilleure solution, c’est la fuite. Hélas, elle est parfois très difficilement réalisable, souvent du fait de diverses contingences matérielles. Et de la peur, immense et si présente !

Parfois, elle est quasiment impossible quand la victime, comme dans une sorte de syndrome de Stockholm, refuse son indépendance. Il faut alors soit revenir à la première étape, soit abandonner et ne pas devenir soi-même un deuxième « sauveur persécuteur ». Veut-on aider une personne parce qu’elle l’a demandé ? Ou parce qu’il y aurait non assistance à personne en danger ? Ou pour faire prédominer sa vision d’une relation ?

Dans toutes ces situations, il importe d’être vigilant pour ne pas tomber dans des extrêmes : ne jamais voir d’intention négative ou voir le mal partout et donc, éviter d’être une « bonne poire » ou tomber dans la paranoïa.

Mais toute relation, Dieu merci, n’est pas un gouffre abominable et nombre d’entre elles sont de formidables et merveilleuses possibilités d’épanouissement réciproques … à condition de les vivre dans un équilibre sain !"

Confinement et escalade

Par Le 13/04/2020

Lorsque les enfants étaient jeunes, j'ai construit un mur d'escalade dans la grange qui nous sert de garage. Un grand pan en dévers avec des panneaux de bois vissés sur des chevrons de 6 mètres de haut. Tout le mur en pierres de la grange est également équipé de prises que j'ai vissées. J'y ai passé pas mal de temps et d'énergie... J'avais acheté les prises soldées par une salle d'escalade à Grenoble. Ils les changent de temps en temps et au prix où ça coûte, c'était une bonne affaire.

Les enfants ont appris à grimper et à utiliser le matériel, à s'assurer, à descendre en rappel sur cette structure. En hiver, on grimpait avec les polaires :) J'avais équipé une poutre horizontale sous le toit en plaçant des sangles et on faisait la traversée en utilisant des étriers. Escalade artificielle. 

On a passé des sacrés bons moments sur ce mur. L'imagination nous plongeait dans les grandes parois ^^

Avec le confinement, le mur a trouvé une seconde vie...J'ai ressorti le matelas de réception et je m'abstiens d'aller jusqu'en haut...Pas le moment de finir à l'hôpital...

1586773096-p4130008.jpg (4288×3216)

1586773029-p4130013.jpg (4288×3216)

1586773053-p4130012.jpg (4288×3216)

Coronavirus : Une simulation en octobre 2019

Par Le 13/04/2020

En octobre 2019, une collaboration de plusieurs épidémiologistes, virologues, personnalités politiques, institutions de recherche publiques et privées et d’entreprises privées, se réunissaient dans le cadre d’un événement appelé Event 201. L’objectif : simuler une pandémie à coronavirus. Le résultat de ce scénario impliquant le coronavirus fictif CAPS a été sans appel : une pandémie généralisée au bout de six mois, et 65 millions de morts au bout de 18 mois. À ce moment, les membres de l’Event 201 ne se doutaient pas que, trois mois plus tard, une véritable épidémie à coronavirus se déclarerait depuis la Chine. 

Eric Toner, un épidémiologiste du Johns Hopkins Center for Health Security, n’a pas été choqué lorsque la nouvelle d’une mystérieuse épidémie de coronavirus à Wuhan, en Chine, a fait surface début janvier. Moins de trois mois plus tôt, Toner avait mis en scène une simulation d’une pandémie mondiale impliquant un coronavirus.

Les coronavirus affectent généralement les voies respiratoires et peuvent entraîner des maladies comme la pneumonie. Un coronavirus était également responsable de l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère en Chine, qui a touché environ 8000 personnes et en a tué 774 au début des années 2000.

« Je pense depuis longtemps que le virus le plus susceptible de provoquer une nouvelle pandémie serait un coronavirus » déclare Toner. L’épidémie à Wuhan n’est pas considérée comme une pandémie, mais le virus a été signalé en Thaïlande, au Japon, en Corée du Sud, à Taiwan, au Vietnam, à Singapour, en Arabie saoudite, aux États-Unis, en France et en Allemagne. Jusqu’à présent, il a tué plus d’une centaine de personnes et infecté plus de 4500 personnes.

 

 

Pandémie fictive à coronavirus : 65 millions de morts en 18 mois

La simulation de Toner d’une hypothétique pandémie mortelle de coronavirus a suggéré qu’après six mois, presque tous les pays du monde seraient infectés. En 18 mois, 65 millions de personnes pourraient mourir.

La simulation a imaginé un virus fictif appelé CAPS. L’analyse, réalisée dans le cadre d’une collaboration avec le Forum économique mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates, a examiné ce qui se passerait si une pandémie naissait dans les élevages de porcs du Brésil (le coronavirus de Wuhan est originaire d’un marché de fruits de mer qui vendait des animaux vivants).

Le virus de la simulation était résistant à tout vaccin moderne. Il était plus mortel que le SRAS, mais à peu près aussi facile à attraper que la grippe. La prétendue épidémie a commencé à très petite échelle : les agriculteurs brésiliens ont commencé à présenter des symptômes qui ressemblaient à la grippe ou à la pneumonie. De là, le virus s’est propagé dans des quartiers urbains surpeuplés et pauvres d’Amérique du Sud.

Les vols ont été annulés et les réservations de voyages ont chuté de 45%. Les gens ont diffusé de fausses informations sur les réseaux sociaux. Après six mois, le virus s’était propagé dans le monde entier. Un an plus tard, il avait tué 65 millions de personnes. De son côté, la pandémie de grippe espagnole de 1918 a coûté la vie à 50 millions de personnes.

Des conséquences économiques et financières

La pandémie simulée de Toner a également déclenché une crise financière mondiale : les marchés boursiers ont chuté de 20 à 40% et le produit intérieur brut mondial a chuté de 11%. « Le point que nous avons essayé de faire valoir lors de notre exercice en octobre, c’est qu’il ne s’agit pas seulement des conséquences sur la santé. Il s’agit des conséquences sur les économies et les sociétés ».

Il a ajouté que le coronavirus de Wuhan pourrait également avoir des effets économiques importants si le nombre total de cas atteignait les milliers. Mardi dernier, le marché boursier de Hong Kong a chuté de 2.8%. Cette baisse est attribuable aux secteurs du tourisme et des transports, notamment les compagnies aériennes, les agences de voyage, les hôtels, les restaurants et les parcs à thème.

 

L’absence de vaccin contre le coronavirus

Dans la simulation CAPS, les scientifiques n’ont pas pu développer un vaccin à temps pour arrêter la pandémie. C’est une hypothèse réaliste : même les vrais coronavirus comme le SRAS ou le MERS (un virus qui a tué plus de 840 personnes depuis 2012) n’ont toujours pas de vaccins.

« Si nous pouvions faire en sorte d’avoir un vaccin en quelques mois plutôt que des années ou des décennies, cela changerait la donne. Mais ce n’est pas seulement l’identification de vaccins potentiels. Nous devons réfléchir davantage à la façon dont ils sont fabriqués à l’échelle mondiale, distribués et administrés aux gens » explique Toner.

 

 

Les « acteurs » de la simulation de l’événement 201 comprenaient des experts en santé des Nations Unies et des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), ainsi que plusieurs universitaires et représentants d’entreprises privées. En d’autres termes, il s’agissait des mêmes types de personnes susceptibles de planifier la réponse du monde à une pandémie réelle de coronavirus.

Cela rend le résultat dévastateur de l’exercice particulièrement troublant. Mais selon les organisateurs de l’Event 201, le but de la simulation n’était pas d’attiser la peur. Au lieu de cela, ils espéraient que cela servirait d’expérience d’apprentissage, soulignant à la fois l’impact potentiel d’une pandémie ainsi que les lacunes actuelles dans notre préparation.

Après la fin de la simulation, ils ont créé une liste de sept actions que les dirigeants des secteurs public et privé pourraient prendre maintenant pour se préparer à un scénario comme l’Event 201.

 

 

 

Le scénario de l'événement 201

 

L'événement 201 simule une épidémie d'un nouveau coronavirus zoonotique transmis de chauves-souris à des porcs à des personnes qui finit par devenir efficacement transmissible d'une personne à l'autre, conduisant à une grave pandémie. Le pathogène et la maladie qu'il provoque sont largement calqués sur le SRAS, mais il est plus transmissible en milieu communautaire par les personnes présentant des symptômes bénins.

La maladie commence dans les élevages de porcs au Brésil, doucement et lentement au début, mais elle commence ensuite à se propager plus rapidement dans les établissements de santé. Lorsqu'elle commence à se propager efficacement d'une personne à l'autre dans les quartiers à faible revenu et densément peuplés de certaines des mégapoles d'Amérique du Sud, l'épidémie explose. Il est d'abord exporté par voie aérienne vers le Portugal, les États-Unis et la Chine, puis vers de nombreux autres pays. Bien qu'au départ certains pays soient capables de le contrôler, il continue de se propager et d'être réintroduit, et finalement aucun pays ne peut maintenir le contrôle.

Il n'y a aucune possibilité qu'un vaccin soit disponible la première année. Il existe un médicament antiviral fictif qui peut aider les malades mais ne pas limiter de manière significative la propagation de la maladie.

Étant donné que l'ensemble de la population humaine est sensible, au cours des premiers mois de la pandémie, le nombre cumulé de cas augmente de façon exponentielle, doublant chaque semaine. Et à mesure que les cas et les décès s'accumulent, les conséquences économiques et sociales deviennent de plus en plus graves.

Le scénario se termine au point de 18 mois, avec 65 millions de morts. La pandémie commence à ralentir en raison du nombre décroissant de personnes sensibles. La pandémie se poursuivra à un certain rythme jusqu'à ce qu'il existe un vaccin efficace ou jusqu'à ce que 80 à 90% de la population mondiale soit exposée. À partir de ce moment, il s'agit probablement d'une maladie endémique de l'enfant.

 

Événement 201  >  Événement 201 Recommandations

Coopération public-privé pour la préparation et la réponse à une pandémie

 

Téléchargez les recommandations (PDF)

Un appel à l'action

La prochaine pandémie grave entraînera non seulement de grandes maladies et des pertes de vie, mais pourrait également entraîner des conséquences économiques et sociétales en cascade importantes qui pourraient grandement contribuer à l'impact et aux souffrances mondiales. Les efforts visant à prévenir ces conséquences ou à y répondre au fur et à mesure qu’elles se dérouleront nécessiteront des niveaux de collaboration sans précédent entre les gouvernements, les organisations internationales et le secteur privé. Des efforts importants ont été déployés pour engager le secteur privé dans la préparation aux épidémies et aux flambées au niveau national ou régional. 1 , 2 Cependant, il existe d'importantes vulnérabilités mondiales non satisfaites et des défis du système international posés par les pandémies qui nécessiteront de nouvelles formes solides de coopération public-privé pour y faire face.

L'exercice pandémique Event 201, mené le 18 octobre 2019, a clairement montré un certain nombre de ces lacunes importantes dans la préparation à une pandémie ainsi que certains des éléments des solutions entre les secteurs public et privé qui seront nécessaires pour les combler. Le Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire, le Forum économique mondial et la Fondation Bill & Melinda Gates proposent conjointement ce qui suit:

  1. Les gouvernements, les organisations internationales et les entreprises devraient planifier dès maintenant comment les capacités essentielles de l'entreprise seront utilisées lors d'une pandémie à grande échelle.Pendant une grave pandémie, les efforts du secteur public pour contrôler l'épidémie sont susceptibles d'être débordés. Mais les actifs de l'industrie, s'ils sont déployés rapidement et de manière appropriée, pourraient contribuer à sauver des vies et à réduire les pertes économiques. Par exemple, les entreprises dont les opérations sont axées sur la logistique, les médias sociaux ou les systèmes de distribution seront nécessaires pour permettre aux gouvernements de répondre aux urgences, de communiquer sur les risques et de distribuer des contre-mesures médicales pendant une pandémie. Cela implique de travailler ensemble pour garantir que les produits stratégiques sont disponibles et accessibles pour les interventions de santé publique. La planification d'urgence pour un éventuel partenariat opérationnel entre le gouvernement et les entreprises sera complexe, avec de nombreux détails juridiques et organisationnels à régler. Les gouvernements devraient travailler maintenant pour identifier les domaines de besoins les plus critiques et atteindre les acteurs de l'industrie dans le but de finaliser les accords avant la prochaine grande pandémie. Le Global Preparedness Monitoring Board serait bien placé pour aider à surveiller et à contribuer aux efforts que les gouvernements, les organisations internationales et les entreprises devraient prendre pour la préparation et la riposte à la pandémie.
     
  2. L'industrie, les gouvernements nationaux et les organisations internationales devraient travailler ensemble pour améliorer les stocks de contre-mesures médicales (MCM) détenus au niveau international afin de permettre une distribution rapide et équitable pendant une grave pandémie.L'Organisation mondiale de la santé (OMS) dispose actuellement d'un stock virtuel de vaccins antigrippaux, avec des contrats en place avec des sociétés pharmaceutiques qui ont accepté de fournir des vaccins si l'OMS en faisait la demande. En tant qu'approche possible, ce modèle de stockage virtuel pourrait être élargi pour accroître la capacité de l'OMS à distribuer des vaccins et des produits thérapeutiques aux pays qui en ont le plus besoin pendant une grave pandémie. Cela devrait également inclure tous les stocks de vaccins expérimentaux disponibles pour tous les agents pathogènes du plan directeur de R&D de l'OMS à déployer dans un essai clinique pendant les flambées en collaboration avec le CEPI, GAVI et l'OMS. D'autres approches pourraient impliquer des stocks régionaux ou des accords bi ou multinationaux. Lors d'une épidémie catastrophique, les pays peuvent être réticents à se séparer de ressources médicales limitées. Un solide stock international pourrait donc contribuer à garantir que les ressources faibles et moyennes reçoivent les fournitures nécessaires, qu'elles produisent ou non de telles fournitures au niveau national. Les pays disposant de fournitures nationales ou de capacités de fabrication nationales devraient s'engager à faire don de certains approvisionnements / produits à ce stock virtuel. Les pays devraient soutenir cet effort en fournissant des fonds supplémentaires.
     
  3. Les pays, les organisations internationales et les sociétés de transport mondiales devraient travailler ensemble pour maintenir les voyages et le commerce pendant les pandémies graves. Les voyages et le commerce sont essentiels à l'économie mondiale ainsi qu'aux économies nationales et même locales, et ils devraient être maintenus même en cas de pandémie.Il faudra améliorer la prise de décisions, la coordination et les communications entre les secteurs public et privé concernant les risques, les avis aux voyageurs, les restrictions à l'importation et à l'exportation et les mesures aux frontières. La peur et l'incertitude vécues lors des flambées passées, même celles limitées à un niveau national ou régional, ont parfois conduit à des mesures frontalières injustifiées, à la fermeture d'entreprises en contact avec les clients, à des interdictions d'importer et à l'annulation de vols de compagnies aériennes et de la navigation internationale. Une pandémie particulièrement rapide et mortelle pourrait donc se traduire par des décisions politiques de ralentir ou d'arrêter la circulation des personnes et des biens, ce qui pourrait nuire aux économies déjà vulnérables en cas d'épidémie. Les ministères de la santé et d'autres agences gouvernementales devraient travailler maintenant avec les compagnies aériennes internationales et les compagnies maritimes mondiales pour développer des scénarios de réponse réalistes et démarrer un processus de planification d'urgence dans le but d'atténuer les dommages économiques en conservant les principaux itinéraires de voyage et de commerce pendant une pandémie à grande échelle. Pour soutenir le commerce et les voyages continus dans des circonstances aussi extrêmes, il peut être nécessaire de prévoir des mesures améliorées de lutte contre les maladies et des équipements de protection individuelle pour les travailleurs des transports, des subventions gouvernementales pour soutenir les routes commerciales essentielles et, dans certains cas, une protection contre la responsabilité civile. Les organisations internationales, dont l'OMS, l'Association du transport aérien international et l'Organisation de l'aviation civile internationale, devraient être partenaires dans ces efforts de préparation et d'intervention.
     
  4. Les gouvernements devraient fournir davantage de ressources et de soutien pour la mise au point et la fabrication accélérée de vaccins, de produits thérapeutiques et de diagnostics qui seront nécessaires pendant une grave pandémie.En cas de pandémie grave, les pays peuvent avoir besoin de fournitures de contre-mesures médicales sûres et efficaces au niveau de la population, y compris des vaccins, des thérapies et des diagnostics. Par conséquent, la capacité de développer, de fabriquer, de distribuer et de distribuer rapidement de grandes quantités de MCM sera nécessaire pour contenir et contrôler une épidémie mondiale. Les pays disposant de ressources suffisantes devraient accroître considérablement cette capacité. En coordination avec l'OMS, le CEPI, GAVI et d'autres mécanismes multilatéraux et nationaux pertinents, des investissements devraient être faits dans de nouvelles technologies et approches industrielles, qui permettront une fabrication distribuée concomitante. Cela nécessitera de surmonter les obstacles juridiques et réglementaires, entre autres questions.
     
  5. Les entreprises mondiales devraient reconnaître le fardeau économique des pandémies et lutter pour une meilleure préparation.En plus d'investir davantage dans la préparation de leurs propres entreprises et industries, les chefs d'entreprise et leurs actionnaires devraient s'engager activement auprès des gouvernements et plaider pour des ressources accrues pour la préparation à une pandémie. À l'échelle mondiale, il y a eu un manque d'attention et d'investissement dans la préparation aux pandémies à fort impact, et les entreprises ne participent généralement pas aux efforts existants. Dans une large mesure, cela est dû à une méconnaissance des risques commerciaux posés par une pandémie. Des outils devraient être créés pour aider les grandes entreprises du secteur privé à visualiser les risques commerciaux posés par les maladies infectieuses et les voies pour atténuer les risques grâce à la coopération public-privé pour renforcer la préparation. Une pandémie grave entraverait grandement la santé de la main-d'œuvre, les activités commerciales et la circulation des biens et des services. 3Une épidémie de niveau catastrophique peut également avoir des effets profonds et durables sur des industries entières, l'économie et les sociétés dans lesquelles les entreprises opèrent. Alors que les gouvernements et les autorités de santé publique constituent la première ligne de défense contre les épidémies en évolution rapide, leurs efforts sont chroniquement sous-financés et manquent de soutien durable. Les chefs d'entreprise mondiaux devraient jouer un rôle beaucoup plus dynamique en tant que défenseurs ayant intérêt à une préparation renforcée en cas de pandémie.
     
  6. Les organisations internationales devraient accorder la priorité à la réduction des impacts économiques des épidémies et des pandémies.Une grande partie du préjudice économique résultant d'une pandémie est probablement due au comportement contre-productif des individus, des entreprises et des pays. Par exemple, des actions qui entraînent une perturbation des voyages et du commerce ou qui modifient le comportement des consommateurs peuvent nuire considérablement aux économies. En plus d'autres activités d'intervention, une augmentation et une réévaluation du soutien financier en cas de pandémie seront certainement nécessaires dans une pandémie grave, car de nombreux secteurs de la société peuvent avoir besoin d'un soutien financier pendant ou après une pandémie grave, y compris les établissements de santé, les entreprises essentielles et les gouvernements nationaux. De plus, les façons dont ces fonds existants peuvent désormais être utilisés sont limitées. Le Règlement sanitaire international donne la priorité à la fois à la réduction des risques pour la santé publique et à l’évitement d’interférences inutiles avec le trafic et le commerce internationaux. Mais il sera également nécessaire d'identifier les nœuds critiques du système bancaire et des économies mondiales et nationales qui sont trop essentiels pour échouer - il y en a qui sont susceptibles d'avoir également besoin d'un soutien financier international d'urgence. La Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les banques régionales de développement, les gouvernements nationaux, les fondations et autres devraient étudier les moyens d'augmenter le montant et la disponibilité des fonds en cas de pandémie et de veiller à ce qu'ils puissent être utilisés de manière flexible en cas de besoin.
     
  7. Les gouvernements et le secteur privé devraient accorder une plus grande priorité à l'élaboration de méthodes de lutte contre les erreurs et la désinformation avant la prochaine riposte à la pandémie.Les gouvernements devront établir des partenariats avec des sociétés de médias traditionnels et sociaux pour rechercher et développer des approches agiles pour lutter contre la désinformation. Cela nécessitera de développer la capacité d'inonder les médias d'informations rapides, précises et cohérentes. Les autorités de santé publique devraient travailler avec des employeurs privés et des dirigeants communautaires de confiance tels que les chefs religieux, pour diffuser des informations factuelles aux employés et aux citoyens. Des employeurs du secteur privé influents et fiables devraient créer la capacité d'augmenter facilement et de manière fiable les messages publics, de gérer les rumeurs et les informations erronées et d'amplifier les informations crédibles pour soutenir les communications publiques d'urgence. Les agences nationales de santé publique devraient travailler en étroite collaboration avec l'OMS pour créer la capacité d'élaborer et de diffuser rapidement des messages de santé cohérents. Pour leur part,

La réalisation des objectifs ci-dessus nécessitera une collaboration entre les gouvernements, les organisations internationales et les entreprises mondiales. Si ces recommandations sont suivies avec fermeté, des progrès importants peuvent être réalisés pour réduire l'impact potentiel et les conséquences des pandémies. Nous appelons les leaders du monde des affaires, les organisations internationales et les gouvernements nationaux à lancer un effort ambitieux pour travailler ensemble afin de construire un monde mieux préparé à une grave pandémie.


1 Sécurité sanitaire mondiale: accélérateur de préparation aux épidémies. Forum économique mondial. https://www.weforum.org/projects/managing-the-risk-and-impact-of-future-epidemics . Consulté le 19/11/19

2 Table ronde du secteur privé. Agenda mondial de la sécurité sanitaire. https://ghsagenda.org/home/joining-the-ghsa/psrt/ . Consulté le 19/11/19

3 Peter Sands. Préparation aux épidémies et impact sur les entreprises: protéger les vies et les moyens de subsistance dans l'économie mondiale. Forum économique mondial 2019. https://www.weforum.org/whitepapers/outbreak-readiness-and-business-impact-protecting-lives-and-livelihoods-across-the-global-economy . Consulté le 12/5/19

Coronavirus : Un autre message présidentiel

Par Le 12/04/2020

 Une toute autre dialectique, bien plus humaine et juste...

POLITIQUE

11/04/2020 17:40 CEST | Actualisé 11/04/2020 17:40 CEST

Coronavirus: la lutte contre l'épidémie, "pas une guerre" pour le président allemand

Frank-Walter Steinmeier prend le contre-pied d'Emmanuel Macron qui, martial, avait martelé à la télévision française mi-mars être “en guerre” contre l'épidémie.

  •  
  •  

 

“Non, cette pandémie n’est pas une guerre. Les nations ne s’opposent pas à d’autres nations, les soldats à d’autres soldats. C’est un test de notre humanité”, a assuré Frank-Walter Steinmeier lors d’une rare allocution télévisée. Cette crise “fait ressortir le meilleur et le pire des gens. Montrons aux autres ce qu’il y a de meilleur en nous”, a-t-il demandé à ses concitoyens.

“Et s’il vous plaît, montrez-le-nous aussi en Europe !”, a-t-il ajouté, car l’Allemagne ne pourra pas “sortir de la crise forte et saine” si ses voisins “ne deviennent pas eux aussi forts et sains”.

Appel à la solidarité
“Nous, Allemands, ne sommes pas seulement appelés à faire preuve de solidarité en Europe, nous sommes obligés de le faire!”, a-t-il estimé, alors que l’Europe commémore cette année les 75 ans de la fin de la Deuxième Guerre mondiale et de la victoire sur la tyrannie du régime nazi.

Frank-Walter Steinmeier Steinmeier prend ainsi le contre-pied du président français Emmanuel Macron qui, martial, avait martelé à la télévision française mi-mars être “en guerre” contre la pandémie et annoncé un confinement généralisé de sa population.

Une voie que n’a jusqu’ici pas suivi l’Allemagne qui n’applique pas un confinement strict. Avec un nombre de décès officiellement liés au Covid-19 contenus à ce stade à quelque 2500 morts, le pays semble pour le moment mieux faire face à la pandémie que nombre de ses voisins européens.

Cette solidarité devrait aussi être mise à l’oeuvre pour trouver un vaccin, a souligné le président allemand: “veillons, dans le cadre d’une alliance mondiale, à ce que les pays les plus pauvres, qui sont les plus vulnérables, y aient également accès”.


Steinmeier a également rendu un hommage appuyé aux “piliers invisibles” de la société allemande, notamment les caissières, chauffeurs de bus et routiers, boulangers, paysans ou encore les éboueurs. “

Le danger n’a pas encore été écarté. Mais nous pouvons déjà dire aujourd’hui que chacun d’entre vous a radicalement changé de vie, chacun d’entre vous a sauvé des vies et en sauve de plus en plus chaque jour”, a-t-il estimé.

Coronavirus : Medef et économie (2)

Par Le 12/04/2020

Bon, on commence à avoir une idée de la suite...
Le MEDEF est aux commandes...

Jours de congé, RTT, "ponts" de l'Ascension, 1er mai, et autres jours de congé calendaires, il ne va pas trop falloir compter dessus. 

Est-ce qu'il s'agira de décisions épisodiques ou prendront-elles une tournure durable ? On n'en sait rien.

Mais vu les milliards de dette qui vont venir s'ajouter sur les Etats, que ça soit ici ou ailleurs, le monde salarié va être fortement mis à contribution pendant "un certain temps".

Et si le gouvernement planche sur la question de la reprise économique alors que le pic épidémique n'est même pas validé, c'est que la situation financière est catastrophique et qu'on est loin, à notre niveau de connaissances, d'en évaluer l'énormité. 

Les demandes pour retarder le remboursement des crédits immobiliers sont en hausse de 1900% aux États-Unis d’après la MBA (Mortgage Bankers Association). Ici, ça sera bien évidemment identique. Et il en est de même pour tous les emprunts, pas uniquement sur l'immobilier. Je vous laisse imaginer le manque à gagner des banques...Et si les banques vacillent...Euh, alors là, on entre dans ce que la Grèce a connu il y a quelques années. 

Un virus...Et tout tombe comme une enfilade de dominos.

Il y a déjà une leçon à tirer de cette période : nous sommes très vulnérables. Et il va falloir sacrément réfléchir lorsque ça ira mieux pour ne plus se retrouver dans cette situation. Et là, la prise de tête va être conséquente...

Le Medef et le gouvernement veulent que les Français travaillent plus après le confinement

 

Le patron des patrons et la secrétaire d'Etat à l'Economie estiment qu'il faudra mettre "les bouchées doubles" à la fin du confinement. Le premier envisage même un report des congés et des RTT.

Le ministre de l\'Economie, Bruno Le Maire, et sa secrétaire d\'Etat, Agnès Pannier-Runacher, reçoivent le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, le 3 mars 2020 à Paris.
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, et sa secrétaire d'Etat, Agnès Pannier-Runacher, reçoivent le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, le 3 mars 2020 à Paris. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

Plusieurs responsables économiques, comme le patron du Medef et la secrétaire d'Etat à l'Economie, ont incité, samedi 11 avril, les travailleurs français à mettre "les bouchées doubles" pour permettre un sursaut économique une fois que l'activité reprendra à la sortie du confinement imposé par la pandémie de coronavirus. Les Français sont invités à rester chez eux depuis le 17 mars.

>> Covid-19 : suivez l'évolution de la situation dans notre direct

"Il faudra bien se poser tôt ou tard la question du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise économique et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire", explique Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au Figaro.

L'important, c'est de remettre la machine économique en marche et de reproduire de la richesse en masse, pour tenter d'effacer, dès 2021, les pertes de croissance de 2020.Geoffroy Roux de Bézieuxdans "Le Figaro"

D'après le président du Medef, "c'est la création de richesses qui permettra d'augmenter l'assiette des impôts et donc les recettes, et ainsi de rembourser la dette accumulée pendant la crise".

"Reprendre le travail plein pot"

La secrétaire d'Etat à l'Economie, Agnès Pannier-Runacher, a également prévenu qu'"il faudra probablement travailler plus que nous ne l'avons fait avant" pour "rattraper" la perte d'activité induite par le confinement. "L'enjeu est de reprendre le travail plein pot", a-t-elle insisté sur franceinfo. Pour soutenir les entreprises face à l'impact de la pandémie sur l'économie, le gouvernement a mis en place un plan d'urgence à hauteur de 100 milliards d'euros. "Cela ne veut pas dire que dans la durée on peut vivre à crédit lorsque la situation économique est normale", a-t-elle souligné. "L'enjeu est de donner de l'oxygène aux entreprises pour qu'elles survivent et passent le cap, mais derrière, il faudra mettre les bouchées doubles pour créer de la richesse collective."

Ceci peut changer votre façon de voir les banques

 

Par Oswald MidekorMarchés boursiers

07/04/2020 (La date est importante) 

 


Le monde entier a complètement «mésestimé» le virus Corona.
En termes de malentendu - c'est évident. Il y a tellement de choses que nous ne savons pas sur le virus (officiellement connu sous le nom de SRAS-CoV-2) et la maladie qu'il provoque (COVID-19).

Par exemple, un groupe de chercheurs a publié un article de recherche «évalué par des pairs» plus tôt le mois dernier indiquant que le virus s'était divisé en plusieurs souches. (La revue par les pairs est un type d'autorégulation parmi les universitaires; cela signifie que le document avait été évalué par d'autres experts avant sa publication.)

Mais d'autres spécialistes du domaine étaient fortement en désaccord avec les conclusions du document.

Le biologiste suisse Richard Neher a qualifié la recherche de «fausse, trompeuse...interférences carrément dangereuses », tandis que le virologue australien Ian Mackay l'a qualifié de« papier faible et de science médiocre ».

Une autre étude évaluée par des pairs publiée dans le Journal de virologie medicale a conclu que le virus provenait de serpents. Mais de nombreux experts étaient également en désaccord avec cette affirmation. La communauté scientifique a beaucoup appris sur le SRAS-CoV-2 depuis sa première apparition il y a quelques mois.

Mais il y a encore tellement de choses inconnues - et cela est parfaitement logique étant donné que ce virus est tout nouveau. Ils essaient de comprendre le plus rapidement possible, mais cela va naturellement conduire à des désaccords et à des conclusions contradictoires.

Mais alors Internet prend le dessus, et soudain tout le monde est un expert. Les gens qui n'ont aucune formation en médecine et en biologie Tweetent avec un niveau de certitude sur le virus qui est tout simplement stupide.

Jimmy Kimmel, personnalité de la télévision américaine, a plaisanté à ce sujet en disant: «Je parle [du virus] comme si j'étais professeur d'immunologie à Stanford depuis 35 ans…»

Il y a encore tellement de choses que les experts ne comprennent pas ou ne sont pas d'accord avec. Les réponses arrivent, mais c'est encore tôt. Mais en plus des malentendus, le monde a également totalement sous-estimé ce virus… et continue de le faire.

Cela a commencé en Chine en décembre, le gouvernement essayant de garder la flambée silencieuse et prenant des mesures pour faire taire le premier lanceur d'alerte.

Alors que le virus a commencé à se propager, les pays occidentaux l'ont ignoré avec complaisance et ont supposé qu'il resterait en Asie. Même l'Organisation mondiale de la santé a refusé d'appeler cela une «pandémie» jusqu'au 11 mars… Les investisseurs du monde entier l'ont ignoré pendant des mois, sous-estimant complètement l'impact économique mondial massif que le virus aurait.

Même maintenant, après l'un des pires krach boursiers de l'histoire, les gens sous-estiment encore terriblement les effets. Et je ne parle pas du marché boursier (bien qu'il pourrait facilement y avoir plus de pertes à venir). Je parle de quelque chose de bien plus grave: les banques.


Les banques sont sur le point de se noyer dans un océan de défauts de paiement:

.Il y a actuellement 250 billions de dollars de dette mondiale - hypothèques, dette de carte de crédit, prêts aux entreprises, dette publique, etc.

.Et les banques détiennent une grande partie de cette dette.

.Cette crise de virus va déclencher une vague de défauts de paiement de la part des consommateurs, des entreprises et même des gouvernements.

.Pensez-y: le tourisme représente à lui seul 10% du PIB mondial.

Les revenus de tout ce secteur - hôtels, compagnies aériennes, bateaux de croisière, etc. - se sont effondrés et bon nombre de ces entreprises ne survivront pas.

.De nombreuses grandes chaînes de vente au détail, qui étaient déjà en difficulté à l'ère du commerce électronique, vont probablement déclarer faillite.

.D'innombrables entreprises dans le monde ont fermé «temporairement» en raison de politiques de santé publique, et nombre d'entre elles cesseront complètement leurs activités.

.La plupart de ces entreprises doivent beaucoup d'argent aux banques, que ce soit les petits montants des petites entreprises ou les 34 milliards de dollars de dette d'American Airlines (NASDAQ: AAL ). Les défauts de paiement vont donc être massives.

.En plus de cela, des millions de personnes vont perdre leur emploi et ne seront pas en mesure d'effectuer des paiements sur leur dette de carte de crédit, leurs prêts automobiles et même leurs hypothèques.

.Encore une fois, il y a actuellement 250 billions de dollars de dette mondiale. Le capital bancaire total dans le monde est inférieur à 10 000 milliards de dollars.

.Donc, si les défauts de paiement à venir entraînent une perte de 4% de la dette totale, elle dépassera la totalité du capital bancaire mondial.

Mésestimation? absolument. Cette vague imminente de défauts de paiement au cours des prochains mois pourrait déclencher une crise du système financier mondial qui éclipserait complètement ce qui s'est produit en 2008.

Je veux désespérément me tromper. Et il est possible que les responsables de la santé publique changent radicalement de position au cours des prochaines semaines et disent à tous les jeunes et en bonne santé du monde de retourner au travail, d'être infectés et de commencer à développer l'immunité.

Ils peuvent être contraints de le faire pour éviter de détruire l'économie mondiale. Mais à ce stade, tous les scénarios possibles sont sur la table. Rien n'est hors de question… surtout quand l'arithmétique est si évidente.

Et continuer à sous-estimer les effets de ce virus pourrait être bien plus dangereux que le virus lui-même."

Coronavirus : Fermeture des écoles

Par Le 12/04/2020

On sait que des enfants et adolescents sont morts ces derniers jours après avoir été contaminés. Même s'il ne s'agit pas d'instaurer une hiérarchie dans le drame vécu au regard de la mort de personnes âgées, il est clair que la mort des enfants nous touche encore plus...

Je pense que le gouvernement ne réouvrira pas les écoles avant l'été et que le retour en classe ne se fera "au mieux" qu'en septembre.

Se pose dès lors l'impossible disponibilité des parents, mère ou père, chargés de la garde des enfants et dès lors le manque de salariés dans n'importe quel secteur économique, principalement, sur des postes majoritairement occupés par des femmes. 

On peut supposer que des "roulements d'enseignants" seront obligatoirement instaurés dans les écoles pour accueillir ces enfants dont les deux parents travaillent à l'extérieur. Cela se fait déjà mais il s'agirait de le rendre incontournable, ce qui signifie que les parents ne pourront pas user de leur droit de retrait pour garde d'enfants dès lors que les structures scolaires sont ouvertes. Cela impliquerait donc que tous les enseignants et les personnels scolaires et que tous les enfants soient porteurs de masques.

Mais il n'y en a pas assez...

Et chose plus invraisemblable, l'administration se révèle particulièrement "lourde" quand des solutions sont proposées.

Exemple : 

https://www.valeursactuelles.com/societe/un-entrepreneur-propose-15-millions-de-masques-par-mois-letat-bloque-lhomologation-118062

Un entrepreneur propose 15 millions de masques par mois... l'Etat bloque l'homologation

Par 

Auteur

valeursactuelles.com

 / Vendredi 10 avril 2020 à 09:1028

Image d'illustration © GILE MICHEL/SIPA

Une entreprise spécialisée dans la papeterie médicale s’est fait recaler par la Direction générale de l’Armement, habilitée à tester le matériel sanitaire, sous prétexte que les masques sont en papier. 

Depuis le début de la crise du coronavirus, la pénurie de masques de protection met en péril le personnel soignant et les forces de l’ordre, particulièrement exposés, mais aussi toute la population française. Dépassé par les événements, l’Etat a bien commandé des millions de protections à la Chine, mais ces dernières arriveront… d’ici fin juin. Pourtant, ce ne sont pas les solutions alternatives qui manquent. L’entreprise Damiron, par exemple, spécialisée dans la papeterie médicale, a proposé de fabriquer et de livrer 15 millions de masques par mois, rapporte Capital. Seulement, les services de l’Etat ont refusé de les homologuer… 

Rejetés par la DGA parce qu’en papier

Plutôt que de mettre son entreprise au chômage partiel, Laurent Chatin, le patron de Damiron, a voulu se rendre utile et mettre à profit les machines et le savoir-faire que son équipe possède pour fabriquer des masques et « en faire profiter le pays ». Avec ses huit salariés, il a donc travaillé pendant une quinzaine de jours pour concevoir un masque de protection anti-coronavirus qui réponde aux normes. Son produit, livrable en kit, se présente comme un cône en papier, parfaitement adaptable aux différentes formes de visages. Actuellement, l’entreprise est capable d’en produire 15 millions par mois, au prix unitaire de 50 centimes. Seulement, les prototypes n’ont, dans un premier temps, même pas été examinés par la Direction Générale de l’Armement (DGA), qui s’occupe (étrangement) de tester l’efficacité des nouveaux modèles. Débordés, les fonctionnaires de la DGA ont simplement envoyé un mail à Laurent Chatin, lui expliquant qu’ils ne testeront pas ses modèles parce qu’ils sont… en papier. Pourtant, comme l’explique Capital, les masques en papier sont plus intéressants que ceux en tissu, pour la simple et bonne raison que le virus ne survit que trois heures sur du papier, contre deux jours sur du tissu. 

SUR LE MÊME SUJET

Masques : trois quarts des Français pensent que le gouvernement a “caché la réalité”

Rejetés par l’Apave parce que jetables

Devant l’insistance du patron de Damiron, la DGA accepte finalement de tester les masques. Deux jours plus tard, ils sont à nouveau refusés, cette fois parce qu’ils ne collent pas bien au visage. Pour justifier leur décision, les fonctionnaires envoient une photo d’un des cônes pendant, et ce devant la bouche d’un mannequin. Problème : « Ils n’avaient pas compris que c’était un kit et qu’il fallait fixer l’attache », explique Laurent Chatin, stupéfait. Il leur signale immédiatement leur bévue, leur demandant de refaire un test, mais sa requête reste sans réponse. Loin de se laisser abattre, le patron de Damiron se tourne alors vers le principal organisme privé de certification, l’Apave, sur les conseils de la secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher. Mais il y reçoit le même accueil. Cette fois, on lui adresse un refus parce que son masque est jetable et à usage unique, et que « cela n’entre pas dans [leur] processus ». D’une ténacité à toute épreuve, Laurent Chatin écrit alors directement au directeur général de l’Apave. D’après Capital, ce dernier aurait, semble-t-il, débloqué la situation et les masques pourraient enfin être testés. 

 

 

JUSQU'AU BOUT : Méditation à la plage

Par Le 12/04/2020

Image 3

"Il suivit longuement les vagues du large et leurs grandes ondulations, élégantes et répétitives, comme une respiration profonde. Il crut discerner dans ces soulèvements majestueux des regards d’enfants curieux. Il se sentit observé. Le monde nous étudiait, il en était certain désormais, c’était évident. Nous étions regardés comme le monde regardait les insectes éphémères et les arbres majestueux, les brins d’herbe légers et les baleines bleues, les oiseaux pélagiques et les enfants rieurs. Et toutes les choses du monde se regardaient les unes les autres.

Yolanda posa une main sur son épaule. Il tourna la tête. Des yeux, elle lui désigna Birgitt.

Elle avait posé les mains sur son ventre, elle avait fermé les yeux, sa poitrine montait et descendait doucement. Rien d’autre ne bougeait.

« Elle est dans le calme, murmura Yolanda penchée sur son épaule. Tu veux faire aussi ?

- Oui, indiqua-t-il de la tête.

- Allonge-toi, je vais t’expliquer. »

Elle colla sa bouche à son oreille, il suivit ses indications. Sa voix, comme des souffles câlins, glissait en lui et l’envahissait. Elle parlait par phrases courtes lui permettant de s’installer dans chaque période, d’abandonner peu à peu les sournoises résistances, les pudeurs éducatives. Nu, les yeux fermés, allongé sur une plage, aux côtés d’une jeune fille dévêtue, il se laissa pleinement guider, sans aucun autre intérêt que la délicieuse petite voix dans son oreille.

Elle lui avait dit de poser les mains le long de son corps. Elle lui avait appris à respirer. Il n’y parvint pas tout de suite mais elle l’avait prévenu, il ne devait pas s’en inquiéter. Il lui obéit et ne s’en affola pas. Il continua comme elle le disait, avec la même patience. Quand il ne ressentit plus le moindre désir d’y parvenir, ni la moindre volonté de réussir, quand il atteignit l’oubli de tout sauf de son souffle, et que la petite voix s’était retirée en toute confiance, en lui conseillant une dernière fois de « laisser partir », alors il put suivre dans son être le souffle de la vie. Une présence inconnue. C’était partout et impossible à placer, ni dedans, ni dehors. Partout.

Puis ça disparut.

Il pensa à la petite voix et recommença à compter, comme elle le lui avait appris. Premier souffle, un, deuxième souffle, deux, troisième souffle, trois, quatrième souffle, quatre. Il recommença encore puis de nouveau, puis ne sut plus quand il recommençait, puis ne pensa plus qu’il comptait, puis ne reconnut que le souffle répété. Longtemps répété. Et la présence réapparut. C’était comme une lumière qui ne cessait de s’étendre dans un espace clos, tout était déjà rempli mais la lumière continuait à s’éloigner et faisant cela elle semblait toujours plus proche. Simultanément, elle gagnait en densité. Cette densité étrangement légère le suspendit à l’intérieur de lui-même, ni dans son crâne, ni dans son corps. Elle le maintenait hors de tout contact et à la fois il ressentait la lumière comme si elle le touchait, s’étendait sur lui comme une eau apaisante. Il pensa qu’il s’agissait peut être de sa conscience…Sa conscience seule, sans les apparats habituels, les camouflages grotesques, les substitutions ordinaires, les déviances quotidiennes…

Ce rappel brutal de la faiblesse des hommes effaça tout et la présence disparut.

Il n’aurait pas dû laisser la colère revenir. Il le comprit immédiatement. Oui, il y avait des mensonges, il ne fallait plus s’en préoccuper, c’était le mal, il devait penser au bien, uniquement au bien.

Il ramena les yeux à la lumière extérieure. Ébloui, il posa une main en visière. Il tourna la tête. Birgitt était toujours allongée, les yeux fermés. De l’autre côté, Yolanda le regardait.

« C’est bien, très bien, murmura-t-elle ravie. Tu es resté longtemps. C’est beaucoup pour une première fois.

- Tu n’as pas fait comme nous ?

- Non, je t’ai regardé tout le temps, j’ai pensé à ton calme, pour t’aider à le trouver. On ne sait pas si ça fait quelque chose mais on fait ça avec Birgitt. Tu as vu comment c’était ?

- J’ai perdu le contact une fois et puis en comptant c’est revenu. Je ne saurais même pas dire ce que c’était. J’ai pensé à ma conscience et là tout est parti.

- Il ne faut rien se dire, juste compter et puis après vivre sa respiration. Si tu fais venir une pensée, même si c’est une bonne pensée, tu perds tout. » 

Birgitt avait ouvert les yeux et les regardait murmurer.

« J’avais besoin de ça », dit-elle au bout d’un moment.

Pierre tourna la tête.

« J’ai fait comme toi tu sais ! dit-t-il enthousiaste. Yolanda m’a expliqué et j’ai trouvé quelque chose de calme, une sensation étrange, comme du vide mais ce n’était pas vide. Je voyais par-dedans, ça grandissait tout le temps. »

Birgitt sourit à son amie.

« Tu apprends vraiment vite, affirma-t-elle.

- Je suis certaine que tu as déjà vécu des moments comme ça mais tu ne contrôlais rien alors c’était moins fort, ajouta Yolanda. Tu es rapidement resté calme. »

Il pensa à ces séances de cannabis pendant lesquelles il tombait dans une absence étrange. Ça n’avait été qu’une fuite, une dérive de plus. Maintenant, il allait apprendre à maîtriser ce voyage.

Il ferma la porte de la geôle et n’en dit rien."

 

THÈME : Méditation (14)

Par Le 12/04/2020

En ces temps de confinement, la pratique de la méditation est une méthode particulièrement efficace de ressourcement, d'instrospection, de suspension des pensées anarchiques ou anxiogènes. Elle apporte la sérénité que le monde extérieur nous confisque...

Je ne sais plus quand j'ai commencé de façon méthodique, avec ma propre pratique. Je sais par contre, qu'enfant, lorsque je m'asseyais face à la mer ou quand je me cachais au fond des bois et que j'écoutais le silence, j'étais déjà en méditation. Sans en connaître le terme. 

Je n'ai jamais vraiment "accroché" avec les méditations guidées même si j'en reconnais les bénéfices. J'ai besoin de "liberté", je n'aime pas la contrainte. Avec le temps, j'ai donc établi mes propres cheminements, en puisant certainement dans tout ce que j'ai lu ou vécu en sophrologie (Merci Audrey Steinmetz), en méditation de pleine conscience ( merci Nathalie Hannart) ou dans les séances de yoga (Merci Béatrice Creux). 

Je n'ai plus besoin d'un "cadre" et j'éprouve un besoin si fort de vivre ces moments qu'il ne m'est plus nécessaire d'avoir un planning avec l'obligation de sortir et d'aller dans un lieu où un professeur m'amènera à l'état méditatif. 

Je pense par conséquent que la méditation peut être accompagnée pendant un certain temps, c'est une aide indiscutable mais que l'objectif final, c'est d'atteindre sa propre liberté de méditer.

 

Méditation (1)

Méditation et enfance (2)

Méditation et enfance (3)

Méditation et cohérence cardiaque (4)

Méditation (5)

Méditation à l'école (6)

Démystifier la méditation (7)

Méditation (8)

L'habitude de la méditation (9)

Méditation : un art de vivre (10)

Méditation danger économique. (11)

Méditation pédagogique (12)

Méditation : Vers la cohérence cardiaque. (13)

LSD ou Méditation ? (14)

Vertus de la méditation (15)

Méditation et 3 ème âge. (16)

Méditation du haut des cimes (17)

Méditation pour enfants. (18)

Méditation et bienveillance (19)

Méditation et nudité. (20)

Méditation, pourquoi ? (21)

Méditation et thérapie

Méditation zen : le blog

Coronavirus : Méditation planétaire

JUSQU'AU BOUT : Méditation à la plage

KUNDALINI (16) : méditation

 

 

 

Coronavirus : déconfinement des personnes à risques

Par Le 12/04/2020

 

J'écrivais il y a peu que le déconfinement ne concernerait pas les personnes à risques. 

C'est ce dont on parle dans les bureaux...De façon plus "cynique", ces personnes n'apportent rien à la bonne marche de l'économie et elles coûteront moins cher en étant confinées qu'en engorgeant les services hospitaliers...On en arrive donc à une forme d'exclusion et de perte de liberté, d'un isolement au regard des familles et d'une détresse psychologique. Un cauchemar pour tous les "Anciens". 

 

Coronavirus : l'Union européenne redoute un confinement jusqu'à ce qu'un vaccin existe pour les personnes âgées

 

"Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux", estime la présidente de la Commission européenne dans un entretien au journal "Bild".

Une personne âgée ravitaillée à domicile pendant le confinement, le 29 mars à Nice (Alpes-Maritimes).
Une personne âgée ravitaillée à domicile pendant le confinement, le 29 mars à Nice (Alpes-Maritimes). (ARIE BOTBOL / HANS LUCAS)

>> Suivez les dernières informations sur le Covid-19 dans notre direct

"Je sais que c'est difficile et que l'isolement pèse mais c'est une question de vie ou de mort, nous devons rester disciplinés et patients, a-t-elle dit. Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement que les personnes âgées et celles avec des antécédents médicaux." Ursula von der Leyen a dit "espérer" le développement d'un vaccin par un laboratoire européen "vers la fin de l'année""Pour qu'on puisse ensuite rapidement vacciner nous sommes déjà en discussion avec des fabricants sur des capacités de production mondiales", a-t-elle dit.

Coronavirus : Zoonose (1)

Par Le 11/04/2020

 

Après l’épidémie, la fin de la viande?

Ajouter l'article à vos favorisRetirer l'article de vos favoris

ALIMENTATION 

 

https://www.letemps.ch/societe/apres-lepidemie-fin-viande

Alors que le Covid-19, comme d’autres épidémies, s’est transmis aux hommes par l'intermédiaire des animaux, des voix s’élèvent pour repenser notre consommation de viande. Pour le biologiste Raphaël Arlettaz, «cette pandémie nous renvoie une image de ce qu'on a fait de notre biosphère»

Elevage de poulets dans une ferme zurichoise équipée de lampes LED orange — © Keystone

Publié mardi 7 avril 2020 à 17:13
Modifié mercredi 8 avril 2020 à 11:31

Le Covid-19 va-t-il modifier notre rapport aux animaux et, par extension, notre consommation de viande? C’est l’une des questions qui émergent de la crise sanitaire actuelle. Comme près de 75% des épidémies, le nouveau coronavirus est une zoonose, autrement dit une maladie qui se transmet de l’animal à l’homme. Selon toute vraisemblance, c’est sur le marché aux poissons de Wuhan, en Chine, qu’il a été identifié pour la première fois en décembre dernier. Alors que Pékin a interdit la consommation d’animaux sauvages, que les contours du «monde d’après» se dessinent, des voix s’élèvent pour repenser notre consommation de viande. En première ligne, les antispécistes saisissent l’occasion pour marteler leur message: «Pour éviter les prochaines crises, il est urgent de changer de modèle alimentaire.»

Pour Yves Bonnardel, militant animaliste de longue date et contributeur régulier des Cahiers antispécistes, la crise sanitaire actuelle est un «moment charnière» pour reconsidérer notre consommation de viande. «Cela fait un siècle que l’humanité subit des vagues d’épidémies toujours plus graves liées à la consommation de produits d’origine animale», déplore-t-il, égrenant une longue liste, de la grippe espagnole à l’épidémie de vache folle, en passant par Ebola et toutes les grippes de type H1. «On est arrivé à un stade où ceux qui mangent de la viande mettent les autres citoyens en danger», n’hésite pas à affirmer l’antispéciste.

Prédation et cannibalisme

Yves Bonnardel enfonce le clou. Selon lui, l’épidémie actuelle prouve la contradiction inhérente à la consommation de viande: «Les animaux sont des êtres sensibles, extrêmement proches des humains sur un plan évolutif et mental. Ce n’est pas pour rien que l’on pratique l’expérimentation animale en médecine. Dès lors, leur prédation s’apparente à une forme de cannibalisme qui doit cesser.»

Vivre ensemble au temps du Covid-19

Pour la sociologue Marianne Celka, spécialiste des mouvements animalistes et enseignante à l’Université de Montpellier, l’épidémie offre un terrain de choix à l’idéologie antispéciste. «Face au manque de sens qui taraude la société, beaucoup de moralistes interprètent l’épidémie comme le retour de bâton légitime d’une nature poussée à bout. Ils s’engouffrent dans cette faille et prônent des changements radicaux. Pour les défenseurs de la cause animale, c’est la consommation de viande, cause de tous les maux, qu’il faut à tout prix cesser.»

 

Virus et hôtes intermédiaires

Faut-il voir, à travers les épidémies, des fléaux qui viendraient sanctionner des siècles de domination humaine sur le règne animal? Sous l’œil du médecin, l’argument antispéciste ne tient pas. «Il n’y a pas de rapport scientifique évident entre le coronavirus et la consommation de viande en général», affirme Didier Pittet, épidémiologiste aux Hôpitaux universitaires de Genève. Selon lui, c’est la vie en contiguïté avec les animaux, davantage que leur consommation, qui facilite la capacité des virus à «s’humaniser». De fait, depuis le néolithique et la domestication, la proximité avec le bétail a favorisé la propagation de micro-organismes, dont des virus, de l’animal à l’homme. «Certains sont bénins et permettent de développer des anticorps, d’autres, comme le nouveau coronavirus, sont plus nocifs parce que la population n’est pas immunisée», souligne Didier Pittet.

Lire également:  Pourquoi ai-je arrêté de manger de la viande?

«Redémarrer autrement»

Autre certitude: même si le monde entier arrêtait de manger des protéines animales, il y aurait toujours de nouveaux virus et ceux-ci infecteraient la population par simple contact ou par l’intermédiaire des déjections animales. «Nous vivons actuellement avec quatre familles de coronavirus, auxquelles s’ajoute désormais le Covid-19, souligne Didier Pittet. D’autres se développeront à l’avenir. Dans le cadre de l’épidémie actuelle, le pangolin est l’hôte intermédiaire identifié, mais ce n’est peut-être pas le seul. En 2003, le SRAS avait élu domicile chez des chauves-souris, puis s’était déplacé sur la civette, qui n’est pas un animal consommé en Chine. Idem en 2012, où, après la chauve-souris, c’est le dromadaire qui a servi d’hôte intermédiaire à l’épidémie de MERS qui a frappé l’Arabie saoudite.»

Les conditions d’élevage des bovins locaux ne sont pas comparables à la vente d’animaux sauvages sur les marchés chinois

Denis Duboule

Professeur de génétique et de génomique à l’Université de Genève, Denis Duboule estime lui aussi qu’en Suisse l’argument animaliste n’est pas pertinent. «Les conditions d’élevage des bovins locaux ne sont pas comparables à la vente d’animaux sauvages sur les marchés chinois», juge le biologiste. En revanche, il reconnaît les méfaits de l’agriculture industrielle et de l’élevage intensif sur l’environnement. «La déforestation détruit des barrières naturelles et perturbe les écosystèmes, cela favorise la propagation d’animaux vecteurs en milieu urbain, détaille-t-il. On voit par exemple déferler sous nos latitudes des moustiques et des tiques beaucoup plus dangereux qu’auparavant.»

 

Si elle n’éradiquera pas les steaks des étals de supermarché, quels changements la crise actuelle pourra-t-elle engendrer? Samia Hurst, bioéthicienne à l’Université de Genève, analyse la «redéfinition de l’essentiel» à l’œuvre ces dernières semaines. «Face à une menace imminente, la société a pris des mesures radicales qui auraient été considérées comme impossibles il y a encore quelques mois, rappelle-t-elle. L’économie est à l’arrêt, les avions ne volent plus et la consommation de viande a, il est vrai, baissé notamment à cause de la fermeture des restaurants. Alors qu’on parle déjà de déconfinement, la tentation est grande de redémarrer autrement.»

Initiative populaire à venir

De plus en plus présente, la question du bien-être animal dans l’élevage pourrait en ressortir gagnante. «A l'échelle mondiale, on sait que de mauvaises conditions d’hygiène dans les élevages peuvent accroître les risques d’épidémie, souligne Samia Hurst. Dès lors, la demande pour des exploitations plus petites, moins intensives, où les bêtes sont moins stressées, moins poussées vers la rentabilité, se fait plus pressante.»

Lire aussi: L'initiative «Non à l’élevage intensif» a été déposée à Berne

Un point de vue partagé par la conseillère aux Etats verte Adèle Thorens. «En Suisse, la population est déjà très sensible aux conditions dans lesquelles vivent les animaux de rente», estime-t-elle, rappelant l’émoi suscité par des scandales de maltraitance dans des porcheries vaudoises en 2018. «Alors qu’une initiative populaire contre l’élevage intensif a été déposée par le collectif Sentience Politics, il sera intéressant de voir si la crise sanitaire aura un impact sur la votation.» Soutenu par les Verts, le texte vise à imposer les conditions de production biologique à l’ensemble de la branche.

A lire aussi:  Peut-on déjà penser le monde de demain?


Raphaël Arlettaz: «Nous avons créé une bombe à retardement»

Professeur de biologie de la conservation, le Valaisan Raphaël Arlettaz alerte sur l’état du monde depuis quarante ans et, notamment, sur les conséquences d’une consommation animale déraisonnée. Il livre ici au Temps son analyse de la situation actuelle dans le contexte de la pandémie qui fait rage à travers le monde.

Quel lien peut-on établir entre la destruction de la biodiversité et le risque de pandémie?

Il existe quatre liens principaux. Premièrement, l'espèce humaine, encore relativement rare il y a quelques dizaines de milliers d'années, a connu une explosion démographique hyper-exponentielle depuis la Renaissance. Notre espèce est désormais super abondante et omniprésente, impactant tous les écosystèmes. Homo sapiens est donc devenu un super hôte pléthorique, extrêmement attractif pour de nombreux pathogènes (parasites, bactéries et virus).

Deuxièmement, on a drastiquement appauvri la biodiversité sauvage en détruisant les habitats naturels et en surexploitant la faune, ce qui a entraîné la raréfaction du nombre d'espèces pouvant être infectées, déséquilibrant les systèmes complexes qui régissent les relations entre hôtes et pathogènes.

A ce sujet: Qui abat un arbre récolte un virus

Troisièmement, notre envahissement de la biosphère augmente d'autant les opportunités de contact entre les espèces sauvages, réservoirs de pathogènes, et les races animales que nous élevons.

Enfin, l'industrialisation agricole et la globalisation des échanges ont réduit dramatiquement le nombre de races animales domestiquées, au profit des plus rentables, ainsi que leur diversité génétique. Conséquence: le potentiel de recombinaison génétique, qui est essentiellement une parade des organismes pour faire face aux pathogènes, s'est fortement dégradé avec le temps. On réduit donc à portion congrue les chances d'adaptation des hôtes aux nouveaux pathogènes via les processus évolutifs classiques qui régissent le vivant. En ce sens, nous avons créé de toutes pièces une bombe à retardement...

Chauves-souris et pangolins ont été pointés du doigt ces dernières semaines... Le problème s'arrête-t-il là?

Certaines espèces de chauves-souris sont sans conteste le réservoir originel du coronavirus actuel, tandis que le pangolin, même si cela est encore débattu, serait l'hôte intermédiaire qui a permis la transmission du virus à l'homme, lui permettant de franchir la barrière des espèces qui en principe prévient ce genre de «fuite». Il faut savoir que le pangolin, comme beaucoup d'autres espèces sauvages, est la cible d'un trafic ignoble sur les marchés alimentaires traditionnels chinois. Dans ce sens, le trafic de la «viande de brousse» (bush meat) favorise le transfert de pathogènes du monde sauvage vers les humains. On peut évoquer les primates en vente libre sur les marchés traditionnels africains (Ebola, etc.). Nous avons donc la responsabilité première de ces épidémies et pandémies; notre façon de traiter et maltraiter les animaux, notamment sauvages, a des conséquences funestes. Tout cela crée un vaste champ qui laisse libre cours à toutes les infections possibles et imaginables: nous avons créé un authentique pays de cocagne pour les pathogènes!

Chez nous aussi, on chasse et consomme des animaux sauvages. Dans quelle mesure devrions-nous craindre ce genre de passage d'une espèce à l'autre, en Europe?

Les animaux sauvages européens sont bien sûr aussi des réservoirs de pathogènes potentiels, par contre aucune espèce chassée ne subit le genre de trafic que l'on rencontre pour la viande de brousse (Afrique) ou n'est élevée dans des conditions d'élevage catastrophiques (Chine). Par ailleurs, la venaison ne fait pas l'objet d'un marché de la viande aussi colossal que les animaux de rente. Le danger est donc infime en comparaison. Même si les grippes porcine et aviaire sont toujours des menaces latentes qui pourraient éventuellement emprunter ce chemin...

Quels gardes-fous devrait-on mettre en place, selon vous?

Selon les modèles démographiques, la population atteindra 9 à 10 milliards de Terriens en 2070. Les risques ne peuvent donc que s'accroître. Cette pandémie nous renvoie une image de ce qu'on a fait de notre biosphère et pose frontalement la question de notre expansion démographique et économique. Les ressources de la planète sont limitées et limitantes: les effets négatifs vont de plus en plus impacter nos activités et notre santé, nous invitant à repenser notre relation à la nature, et particulièrement aux animaux. L'actuelle pandémie de coronavirus nous offre une occasion unique de réflexion: serons-nous assez intelligents pour saisir cette opportunité pour changer nos paradigmes sociétaux? (propos recueillis par Simon Gabioud)

Coronavirus : Témoignage de Jane Goodall

Par Le 11/04/2020

Juste une précision : je sais que le mot "coronavirus" est pesant et que je l'utilise à chaque article qui concerne cette crise mais c'est pour m'aider à gérer les archives du blog lorsque je compile les articles pour les classer. Il y a plus de 4000 articles à ce jour et lorsque je fais des classements, c'est long et fastidieux...

 

Je compile régulièrement dans la rubrique "Archives" et dans les rubriques à "Thème"

THÈME : Coronavirus (13)

 

 

 

 

 

 

Coronavirus : les humains doivent cesser de "mépriser" la nature, alerte l'anthropologue Jane Goodall

 

Alors qu'un nouveau documentaire produit par National Geographic lui est consacré, la célèbre primatologue, éthologue et anthropologue appelle l'humanité à tirer les leçons de ses erreurs.

Jane Goodall le 22 janvier 2020 au Forum économique de Davos, en Suisse, durant une conférence de presse 
Jane Goodall le 22 janvier 2020 au Forum économique de Davos, en Suisse, durant une conférence de presse  (ALESSANDRO DELLA VALLE / AP / SIPA)

C'est le "mépris" de notre environnement qui est à l'origine de la crise du Covid-19, estime Jane Goodall, 86 ans, célèbre scientifique britannique qui a consacré sa vie à la défense des animaux - notamment les chimpanzés - et de l'environnement.

Pour la primatologue, éthologue et anthropologue, le moment est venu d'apprendre de nos erreurs et de tenter d'éviter de futures catastrophes, plaide-t-elle dans un entretien accordé à l'Agence France Presse (AFP), à l'occasion de la sortie prochaine d'un nouveau documentaire produit par National Geographic, 
Jane, un message d'espoir.

 

Comment percevez-vous cette pandémie ?

Jane Goodall : C'est notre mépris pour la nature et notre manque de respect pour les animaux avec lesquels nous devrions partager la planète qui ont causé cette pandémie, qui avait été prédite de longue date. Car à mesure que nous détruisons, par exemple la forêt, les différentes espèces d'animaux qui l'habitent sont poussées en proximité forcée et des maladies passent d'un animal à un autre, et un de ces animaux, rapproché par force des humains, va probablement les infecter.

Ce sont aussi les animaux sauvages chassés, vendus sur des marchés en Afrique ou en Asie, notamment en Chine, et nos élevages intensifs où nous parquons cruellement des milliards d'animaux, ce sont ces conditions qui donnent l'occasion aux virus de faire le saut entre les espèces vers les humains.

Concernant ces marchés animaliers, que faire ?

C'est une très bonne chose que la Chine ait fermé les marchés d'animaux vivants. C'est une interdiction temporaire dont nous espérons qu'elle deviendra permanente et que d'autres pays asiatiques vont suivre. Mais en Afrique il sera très difficile de stopper la vente de viande de brousse, car tant de gens en dépendent pour leur subsistance. Il faudra penser très attentivement à comment faire, car on ne peut empêcher quelqu'un de faire quelque chose quand il n'a absolument pas d'argent pour vivre ou faire vivre sa famille. Mais que cette pandémie nous apprenne au moins quoi faire pour en éviter une prochaine.

Tout le monde peut avoir un impact chaque jour, si vous pensez aux conséquences des petits choix que vous faites.Jane Goodall



Et il y a de quoi espérer ?

Nous devons comprendre que nous faisons partie du monde naturel, que nous en dépendons, et qu'en le détruisant, en fait, nous volons l'avenir de nos enfants. J'espère qu'en raison de cette riposte sans précédent, ces confinements partout dans le monde, plus de gens vont se réveiller, commencer à penser des façons dont ils pourraient vivre différemment leurs vies.

Tout le monde peut avoir un impact chaque jour, si vous pensez aux conséquences des petits choix que vous faites : ce que vous mangez ; d'où ça vient ; est-ce que ça a causé de la cruauté envers les animaux ; est-ce que ça provient d'une agriculture intensive, ce qui est le cas en général ; est-ce que c'est bon marché grâce à du travail forcé d'enfants ; est-ce que sa production a nui à l'environnement ; combien de kilomètres a-t-il fallu le faire voyager ; avez-vous pensé à marcher au lieu de prendre la voiture ; comment pourriez-vous lutter contre la pauvreté, parce que les gens pauvres ne peuvent pas faire ce genre de choix éthiques, ils doivent faire ce qu'ils peuvent pour survivre, ils ne peuvent pas se poser ces questions sur ce qu'ils achètent, ça doit être le moins cher et ils abattront le dernier arbre parce qu'ils sont au désespoir de trouver de la terre pour faire pousser quelque chose à manger... Ce que nous pouvons faire chacun dans notre vie dépend de qui nous sommes, mais nous pouvons tous faire une différence, tous.

  • 74
  • 75
  • 76
  • 77
  • 78
  • 79
  • 80
  • 81