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Ecologie théorique (2)

Par Le 31/03/2026

Léo, le benjamin de la famille, a un doctorat en écologie. Les vidéos qu'il produits ont pour but de présenter ce qu'est l'écologie théorique de manière ludique. Voilà la quatrième vidéo. Cette réflexion se nourrit d'études scientifiques et la modélisation permet d'en avoir une vision animée, ce qui pour des "non scientifiques" de formation, comme moi, est d'une aide précieuse.

Les précédentes vidéo sont disponibles dans la page "Ecologie théorique" 

Pascal Boniface

Par Le 28/03/2026

Pascal Boniface

Pascal Boniface

Directeur de l’IRIS

 

Pascal Boniface est le fondateur et directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

 

Pascal Boniface dirige également La Revue internationale et stratégique (parution trimestrielle depuis 1991) et L’Année stratégique (parution annuelle depuis 1985).

Il a écrit plus de quatre-vingt ouvrages ayant pour thème les relations internationales, les questions nucléaires et de désarmement, les rapports de force entre les puissances, la politique étrangère française, l’impact du sport dans les relations internationales (il a développé le concept de géopolitique du sport), le conflit du Proche-Orient et ses répercussions en France. Nombre d’entre eux sont devenus des classiques réédités régulièrement et traduits dans plusieurs langues.

Pascal Boniface publie de nombreux articles dans des revues internationales de géopolitique, intervient régulièrement dans les médias, nationaux ou internationaux, écrits ou audiovisuels et fait de nombreuses conférences et débats en France et à l’étranger. Il est l’un des géopolitologues les plus suivis sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, Facebook et TikTok. Il décrypte l’actualité internationale en vidéo sur sa chaîne YouTube et son podcast hebdomadaire « Comprendre le monde » où il est suivi par plus de 450 000 abonnés, ainsi qu’à travers ses différents blogs : IRIS, Mediapart et personnel.

Pascal Boniface est consultant pour les questions géopolitiques du Musée de l’Olympisme et consultant géopolitique pour l’ONG Peace and Sport.

Pascal Boniface est Chevalier de l’Ordre national du mérite, Officier de la Légion d’honneur et Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il a également reçu le prix Vauban en 2011.

 

 

L'accès barré au canal de Suez, là, on comprendrait vraiment ce qu'est un effondrement économique.

La force et la justice

Par Le 28/03/2026

 

C'est assurément la première fois que je poste une ITW d'un homme politique pour autre chose que de le critiquer ^^. Mais s'il y a bien un diplomate que j'aime encore écouter, c'est bien Dominique de Villepin.

"La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des méchants ; la force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste".

Blaise Pascal

Comprendre la guerre

Par Le 28/03/2026

Oui, je sais, le titre est quelque peu ambigu, car comment comprendre un évènement qui devrait être incompréhensible au regard de la folie qui le nourrit ? Il n'en reste pas moins que l'évènement lui-même peut passer par le filtre de l'analyse et par conséquent de la raison... Aïe, utiliser la raison pour comprendre la folie de la guerre... On est bien confronté là à la particularité de cette espèce connue sous le nom de "sapiens sapiens"...

"L'expression Homo sapiens sapiens désigne l'homme moderne, avec sapiens signifiant "sage" en latin, et le doublement de sapiens indiquant une sous-espèce de l'espèce Homo sapiens."

On doit donc chercher les personnes les plus compétentes pour l'usage de leur raison objective pour comprendre la folie de la guerre.

Julia Tomasso en fait partie. 

https://www.iris-france.org/chercheurs/julia-tomasso/

"Julia Tomasso est enseignante-chercheuse au sein des Programmes Industrie de défense et de haute technologie et Moyen-Orient / Afrique du Nord à l’IRIS. Elle est spécialisée dans les politiques industrielles de défense et les cultures stratégiques en Europe et au Moyen-Orient. Julia Tomasso s’intéresse notamment à l’industrie de l’armement iranienne et turque.

Elle est diplômée d’une double Licence en science politique et islamologie à l’Université McGill de Montréal, ainsi que d’un Master spécialisé sur le Moyen-Orient à l’Université SOAS de Londres. Durant ses études, elle s’est spécialisée sur la défense iranienne, les partenaires non-étatiques de l’Iran ainsi que les questions islamiques, notamment l’instrumentalisation de concepts théologiques coraniques par les groupes terroristes. Elle maîtrise le farsi et le turc à un niveau intermédiaire.

Avant de rejoindre l’IRIS, Julia Tomasso a réalisé des stages au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Équateur ainsi qu’auprès du ministère des Armées sur la doctrine militaire iranienne. Elle a ensuite travaillé pour le Cambridge Middle East and North Africa Forum, un think tank londonien, en tant que rédactrice spécialisée sur les enjeux de défense en Iran et en Syrie."

 

51 520 vues Diffusée en direct le 24 mars 2026

Chaque mardi, je reçois un membre de l'équipe de recherche de l'‪‪ @institutiris  pour décrypter un fait d'actualité internationale. Aujourd'hui, échange avec Julia Tomasso, chercheuse à l’IRIS au sein des programmes Défense, Stratégie, Armement et Moyen-Orient / Afrique du Nord, autour de la stratégie iranienne dans le conflit qui l’oppose aux États-Unis et à Israël.

 

Casse-tête informatique

Par Le 28/03/2026

Comme vous avez pu le constater, le blog a changé et je n'en suis pas responsable. Je n'avais aucunement envie de changer le graphisme, les couleurs, la mise en page etc...

C'est l'hébergeur qui m'a envoyé un message pour me dire que le "thème" que j'utilisais allait disparaître et que je devais en choisir un autre...

Bon, pourquoi changer quelque chose qui convient, je n'en sais rien. Cette mode du changement me déplaît fortement. 

D'autant plus que je ne suis pas informaticien, que ça me saoule, que je n'aime pas passer des plombes à chercher comment faire ci, comment faire ça pour au final ne rien réussir. 

Donc, je suis désolé pour ce changement soudain. Personnellement, je n'aime pas du tout cette présentation.

J'ai demandé aux personnes responsables du site d'hébergement de m'aider mais la dernière fois que j'ai eu besoin d'une intervention, je n'ai rien compris à leur réponse... C'est pénible, et même très pénible, ces gens très compétents dans leur domaine et qui pensent que quand un néophyte comme moi a besoin d'aide, on peut lui répondre avec des termes et des phrases incompréhensibles. 

Je viens de passer une bonne partie de la matinée (qui du coup était une mauvaise partie) à essayer d'améliorer les choses mais sans succès. 

A voir la semaine prochaine quand j'aurai eu une réponse (si tant est qu'elle soit compréhensible et applicable...)

Les éditions au pluriel

Par Le 27/03/2026

Je partage parce que j'aime les gens passionnés, habités par la détermination, la foi dans leur travail et parce qu'en plus, il s'agit des livres, de la littérature, de cette création des esprits qui sans les maisons d'édition ne pourrait être partagé.

 

En Ardèche, une maison indépendante entre artisanat du livre et pari sur les auteurs

 

https://actualitte.com/article/130174/edition/en-ardeche-une-maison-independante-entre-artisanat-du-livre-et-pari-sur-les-auteurs

Aux Vans, en Ardèche méridionale, LEAP | Les éditions au pluriel avance à rebours des logiques industrielles du livre. Peu de titres chaque année, un catalogue hétérogène, des paris éditoriaux, une imprimerie à l’origine de l’aventure, et un ancrage local qui ne se confond pas avec une ligne de terroir. La maison dirigée par Fabienne De Dyn s’est construite au fil des rencontres, des manuscrits inattendus et d’un rapport très concret à l’objet imprimé. 

Publié le :

26/03/2026 à 12:06

Hocine Bouhadjera

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Fabienne De Dyn ne vient pas du sérail éditorial au sens classique. Son entrée dans le métier procède d’un désir ancien, longtemps différé, puis réactivé par une opportunité entrepreneuriale. « J’ai toujours eu une passion pour le livre et si j’avais pu choisir mes études, à l’époque j’aurais pu devenir prof en littérature, en lycée, ou à la fac. Voilà. C’est des rêves qui ne sont pas arrivés. »

De l’imprimerie à l’édition indépendante

Avant de créer sa propre structure, elle a travaillé dans des univers très différents, des mairies au privé, de la comptabilité à d’autres fonctions administratives. Puis, en 2014, la reprise d’une petite imprimerie lui ouvre enfin une porte vers ce qu’elle voulait faire depuis longtemps : « Quand j'ai la possibilité de reprendre une petite imprimerie, je me suis dit que c’était l’occasion de commencer ce boulot d’éditeur que j’avais touché auparavant en travaillant pour une autre maison d’édition, La Fontaine de Siloé. »

Cette reprise n’a pas seulement représenté un changement professionnel. Elle a constitué le point de départ d’une activité qui articule très étroitement indépendance, technique et goût du contact. « C’était à la fois l’envie d’être indépendante et de m’ancrer dans un univers qui me correspond : le papier, la création. Un travail très enrichissant, qui mêle le contact humain, une dimension créative forte, mais aussi un savoir-faire manuel et technique qui me plaît énormément. »

Dans cette configuration, la maison d’édition naît moins d’un « business plan » que d’une extension naturelle de l’atelier. Le premier livre ne sortira qu’en 2017, mais la logique est déjà là : faire du lieu de fabrication un espace de circulation des textes, des auteurs et des projets.

Une maison façonnée par l’atelier

La particularité de LEAP | Les éditions au pluriel tient d’abord à leur lien organique avec l’Atelier Pluriel. Cette proximité ne relève pas seulement de l’image, mais détermine une manière de penser le livre depuis sa matérialité, ses contraintes et ses possibilités. Connaissance des papiers, des finitions, des coûts, des limites de fabrication : pour Fabienne De Dyn, cette compétence change la relation au texte comme au projet éditorial. 

L’atelier reçoit ainsi des particuliers venus avec des projets intimes, parfois destinés à rester dans un cercle familial ou amical. Il peut s’agir d’autobiographies, de témoignages ou de recueils personnels qui ne relèvent pas nécessairement du catalogue de la maison, mais qui bénéficient d’une véritable expertise.

« C’est un véritable travail d’édition, mais appliqué à des projets personnels, à plus petite échelle et avec une finalité différente. » Ce travail passe par la relecture, la mise en page, la présentation, parfois par un accompagnement plus substantiel sur le texte lui-même, afin d’éviter aux auteurs de se contenter d’un objet bricolé ou impersonnel.

Le point de départ d’une aventure

C’est aussi dans cet espace, à la frontière entre service, conseil et écoute, que surgissent certains livres publiés ensuite par la maison. Le premier titre édité est né de cette manière. Un homme arrive avec un classeur rempli de poèmes manuscrits, sans projet défini, sinon celui de ne pas laisser ces feuilles volantes se perdre. « Pendant des années, il avait accumulé des poèmes, sans vraiment savoir qu’en faire. Des feuilles volantes, éparses, qui risquaient de se perdre. Il voulait simplement leur donner une forme, en faire quelque chose. »

À mesure que les textes sont saisis à l’ordinateur, Fabienne De Dyn découvre une véritable qualité poétique. « On a découvert des textes d’une grande profondeur, d’une vraie beauté, avec une force poétique évidente - alors même que leur auteur menait une vie très précaire. Là, je me suis dit qu’on ne pouvait pas passer à côté : ces textes méritaient d’exister. »

Le livre ne fait plus partie du catalogue aujourd’hui, mais l’éditrice continue d’y voir un moment fondateur. « C’était un très beau livre qui a d’ailleurs bénéficié d’une préface de Hugues Aufray. C’est quand même un petit gage de qualité. »

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Le coin Des livres dans notre atelier.

Des rencontres qui deviennent des livres

Cette manière d’éditer par rencontre, plutôt que par construction de collection en chambre, se retrouve dans d’autres histoires de la maison. Le cas de Rémy Belhomme est emblématique. Devenu l’un des auteurs importants du catalogue, il s’est d’abord présenté à l’atelier avec une vingtaine de pages « de La maman de casa, une autobiographie. Il m’a dit : “On m’a parlé de toi comme d’une grande lectrice, d’une éditrice — je viens avoir ton regard”. »

La réponse de Fabienne De Dyn : « Oui, c’est très bien que tu écrives. Il m’a dit : “Je peux continuer ?” Tu peux continuer, tu dois continuer. »

Le manuscrit reviendra deux ans plus tard, retravaillé, puis retravaillé encore avec l’éditrice. Sorti pendant le Covid, le livre n’a pas bénéficié de l’exposition qu’elle espérait. « Dans d’autres conditions, le livre aurait sans doute rencontré un écho plus large : nous aurions pu l’accompagner en salons, lui donner une visibilité que le contexte ne permettait pas. »

Cette remarque dit aussi quelque chose du modèle des petites maisons : un livre ne vit pas seulement par sa publication, mais par la possibilité d’être porté, défendu, montré, mis en circulation dans des salons, des rencontres, des librairies et des médias.

Une ligne ouverte, mais pas sans boussole

Le catalogue de la maison est large : romans, imaginaire, essais, cuisine, poésie, art et voyage, polar avec la collection Ultra Violet. « Au départ, on avance forcément à tâtons : on a des envies, des intuitions, sans toujours savoir où elles vont nous mener. Certains projets séduisent, mais on ignore s’ils trouveront leur public. Alors j’ai choisi d’explorer, d’ouvrir plusieurs pistes plutôt que de me limiter d’emblée. »

Certaines expériences restent ponctuelles. Une bande dessinée locale a été publiée à petit tirage, sans ambition de diffusion large. Un livre de cuisine, né lui aussi d’une rencontre, a au contraire trouvé son public, avec 800 exemplaires écoulés, ce qui représente un très bon résultat pour une petite structure. D’autres voies ont été refermées. C’est le cas de la poésie, non par désintérêt, mais faute de moyens suffisants pour entrer dans les bons réseaux de librairies et de festivals. 

À l’inverse, la collection Ultra Violet est aujourd’hui clairement identifiée comme un axe fort. Son identité visuelle a été conçue par Florence Vandenbrouck, fille de l’éditrice et graphiste de la maison. Le choix du nom ? « Je ne voulais pas d’une collection “noire” », explique Fabienne De Dyn. « Ce n’est pas un univers qui me correspond. Alors on a cherché autre chose — quelque chose d’encore plus radical. Et on s’est dit : finalement, ce qui est plus noir que le noir, c’est l’ultraviolet. »

Et pourquoi les éditions « au pluriel » ? Le nom prolonge d’abord celui de l’atelier d’origine et reflète une structure aux activités multiples, tournée vers différentes manières d’accompagner les textes. Mais Fabienne De Dyn reconnaît ses limites, évoquant un nom difficile à mémoriser, d’où la mise en avant progressive du sigle LEAP. Au-delà de cette question d’identité, la maison se définit surtout par son approche humaine du métier, évoquant « les découvertes et les partages avec les auteurs » comme véritable cœur de son projet éditorial.

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Florence Vandenbrouck et Fabienne de Dyn. 

Une ruralité revendiquée, mais pas folklorisée

L’ancrage cévenol et ardéchois de la maison est réel. Il se traduit par la localisation, par la vie quotidienne de l’équipe - composée de Fabienne De Dyn et Florence Vandenbrouck, mais aussi de Stéphanie Geel, correctrice et traductrice, et d’Agnès Catet, commerciale - par les événements organisés sur place, par la relation avec les acteurs culturels des Vans.

Mais cet ancrage ne définit pas une ligne « locale » au sens où l’entendent beaucoup de petites structures régionales. Fabienne De Dyn insiste sur ce point : « J’aime profondément cette région, mais la maison n’a pas vocation à publier uniquement des auteurs locaux ni des textes ancrés dans le territoire. Ce n’est pas l’orientation que nous avons choisie. » Elle revendique néanmoins une implantation hors des centres culturels dominants, en valorisant ce que les territoires offrent de diversité et de liberté. 

Malgré l'afflux massif de manuscrits, la sélection repose sur une lecture approfondie, loin des jugements expéditifs. Fabienne De Dyn se méfie des premières impressions : « Il y a des auteurs qui sont très mauvais en début, même des bons auteurs. Il faut 50 à 80 pages pour se rendre compte, et s’il y a quelque chose, on a envie de continuer. » La maison publie entre trois et huit titres par an. Ce rythme reste modeste, mais s'appuie uniquement sur des nouveautés. 

Le nerf de la guerre : libraires, médias, temps long

Les livres sont accompagnés par la maison elle-même, avec le soutien d’une commerciale, mais Fabienne De Dyn juge cet accompagnement encore insuffisant. La place laissée aux petites structures dans les librairies s’est réduite, notamment sous l’effet des grands diffuseurs et de la multiplication d’ouvrages issus de l’autoédition, parfois déguisée. 

Dans cette masse, une maison sérieuse doit d’abord convaincre de son sérieux. Une fois ce cap franchi, la relation peut devenir durable. « Dès qu’on a un libraire qui nous suit, ils nous suivent. Une fois qu’ils ont lu deux ou trois livres de la maison, là, c’est bon. On sait qu’on aura une place et ils vendent très bien. »

Même diagnostic pour les médias. Sans relais, le livre existe mal. Sans événement, il circule peu. « Pour exister, un livre a besoin de visibilité médiatique. Une simple mention à la radio peut suffire : immédiatement, les commandes suivent. » Les dédicaces, les festivals, les lectures, les salons demeurent par ailleurs des outils décisifs.

À la question de l’équilibre financier, Fabienne De Dyn répond sans détour qu’une petite maison ne se juge pas à l’année. « Une telle initiative se construit dans la durée : son équilibre ne se mesure pas à court terme, ni en quelques années, mais dans une vision de long cours. » Dans cette temporalité longue, l’atelier joue un rôle décisif pour le financement global de la structure.

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Agnès Catet et l'auteur Frank Andriat.

Le salon comme vitrine, mais pas comme simple outil maison

L’autre grand chantier de LEAP | éditions au pluriel est le salon « Les livres & Les Vans », dont la troisième édition est annoncée du 24 février au 1er mars 2026. La manifestation est née d’un constat simple : malgré une forte demande culturelle locale, la région manque de salons généralistes hors des grandes villes. Les Vans, petite ville dotée de deux librairies, d’un bouquiniste, d’une médiathèque et d’un cinéma, offrait un terrain propice.

« Il y a un peu plus de 2500 habitants mais ça draine une population d’environ 15.000 habitants. » À partir de là, l’idée du salon s’impose comme une réponse à un manque, appuyée par la volonté de la municipalité et de la communauté de communes. « On s’est dit : nous sommes là, avec une maison d’édition, des librairies, un bouquiniste, et le soutien de la municipalité comme de la communauté de communes. Il fallait tenter. Et le succès a largement dépassé nos attentes. »

Aujourd’hui, l’événement occupe une place importante dans la vie de la maison. Il sert de vitrine, crée une échéance de publication, permet de mettre en avant certains auteurs, mais garde une vocation plus large, malgré l'absence de soutien au niveau régional.

Pour 2026, des animations ont été portées par différents acteurs culturels du village, et la présence annoncée de Laura Vazquez comme marraine, ainsi que celle d’invités comme Frank Andriat, Rémy Belhomme, Olivier Bertrand, Denis Infante, Gaëlle Perrin-Guillet ou Nelly Pons, marquent une montée en ambition.

Reste la contrainte majeure du lieu : faire venir jusqu’aux Vans. « Parce que c’est à deux heures de la première gare, du premier aéroport, de l’autoroute. » Mais l’éditrice le dit avec un sourire : ceux qui y viennent une fois reviennent.

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Avec Laura Vasquez sur le stand des éditions au pluriel au Salon Les Livres & Les Vans. 

Les livres du moment et la suite

Après le dernier salon, la maison a enchaîné plusieurs sorties marquantes. Fabienne De Dyn cite notamment Le musée de monsieur Marteau de Rémy Belhomme, qu’elle décrit comme « une farce électorale jubilatoire », L’Île aux fous de Jean-Marc Gibert, dans la collection Ultra Violet, ou encore Une vie sous le vent de Fabrice Sluys, roman d’aventure traversé par des questions d’insularité, d’écologie et de bifurcation intime.

Elle met aussi en avant Transhumance, un beau livre de photographies de Pierre Merle, accompagné de textes recueillis par Tassadite Favrie auprès de bergers.

Cette diversité résume assez bien la ligne de la maison : peu de titres, beaucoup de confiance dans les singularités, une attention constante à l’objet livre, et une capacité à accueillir des textes très différents dès lors qu’ils suscitent un véritable engagement.

À LIRE - Blitz et Blast ensemble pour reprendre le livre à l’extrême droite

Dans un paysage éditorial saturé, LEAP | Les éditions au pluriel avance sans recette ni accélération forcée. Ici, les livres prennent le temps de se faire - souvent à partir d’une voix, d’un texte, ou d’un classeur posé sur une table. Et c’est peut-être là que tout commence.

Quelques auteurs de la maison, en 2022.

Quelques auteurs de la maison, en 2022.

Crédits photo : Anniversaire des 10 ans de LEAP | Les éditions au pluriel, avec Fabienne De Dyn et Florence Vandenbrouck

L'historique sur le cadnium

Par Le 27/03/2026

Je commence par une ITW de l'ancien ministre de l'agriculture et ensuite un article dans les archives de l'INA.

A chacun d'en tirer ses conclusions. 

 

"Ne reprochons pas aux politiques de ne rien faire" : Marc Fesneau réagit aux alertes de l'Anses sur le cadmium

 

Publié le 25/03/2026 22:34 Mis à jour le 25/03/2026 22:52

Temps de lecture : 5min - vidéo : 23min

Article rédigé par franceinfo - Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Sur le plateau de l'émission "Tout est politique", Marc Fesneau, président du groupe Modem à l'Assemblée nationale et ancien ministre de l'Agriculture, s'exprime sur la surexposition des Français au cadmium.

Ce texte correspond à la retranscription d'une partie de l'interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour regarder l'entretien en intégralité.

Marc Fesneau, président du groupe Modem à l'Assemblée, a également été ministre de l'Agriculture entre 2022 et 2024. Face à Sonia Chironi et Nathalie Saint-Cricq, mercredi 25 mars, il réagit à l'alerte lancée par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses) sur une "imprégnation forte et croissante" des Français en cadmium(Nouvelle fenêtre), un métal lourd présent dans les sols et qu'on retrouve dans l'alimentation.

Sonia Chironi : Quand on mange tous les jours des pâtes, du pain, des céréales... Je crois que c'est le cas à peu près de tout le monde, on s'empoisonne au quotidien ? C'est un scandale de santé publique ?

Marc Fesneau : On ne veut pas dire que c'est à chaque fois un scandale de santé publique. Le sujet est posé depuis un certain temps, d'ailleurs on attendait des résultats de l'Anses. Je pense que ce qui est important, ce que vous avez dit d'une certaine façon, c'est qu'il faut se baser sur la science.

Le mieux, c'est qu'on laisse la science dire et qu'après, en fonction de ce que dit la science de l'exposition, du facteur de risque... qu'on prenne les décisions qui s'imposent. On savait que c'était un produit cancérogène, la question, c'était la dose, comme dans des tas de choses.

Le sujet principal, c'est que les engrais phosphatés, un certain nombre contiennent une teneur en cadmium qui est importante. On a besoin de phosphate pour faire pousser des plantes. C'est juste la dose de cadmium à l'intérieur du phosphate qu'il faut essayer de réduire. C'est là-dessus qu'il va falloir travailler, qu'on enlève du cadmium aux engrais phosphatés, ce qui va renchérir le coût quand même. C'est ça le sujet sur lequel il faut qu'on travaille.

Sonia Chironi : Mais en attendant, plus de la moitié de la population a un niveau supérieur aux limites ?

Marc Fesneau : Ne reprochons pas aux politiques de ne rien faire. L'important, c'est qu'on ait des données sur lesquelles on puisse se baser. Ce n'est pas pour perdre du temps. Le mieux, c'est que la science nous dise. Et qu'après, avec ce qu'on sait, ce que dit l'Anses, c'est l'utilité des autorités scientifiques.

Nathalie Saint-Cricq : Vous savez très bien qu'il y a des choses que la science a pu dire et qui n'ont pas été forcément suivies d'effets, parce qu'on disait soit qu'il n'y avait pas de substituts. Regardez pour le glyphosate...

Marc Fesneau : Si vous écoutez l'Anses et si vous écoutez l'Agence européenne, on dit que sur le glyphosate, justement, il n'y a pas les effets que certains, en particulier certains internautes (dénoncent)...

Nathalie Saint-Cricq : Mais dans certains cas, on nous dit également qu'il y a eu une surestimation en France pour protéger la population et que dans d'autres pays européens on est beaucoup plus laxistes.

Marc Fesneau : Mais ce n'est pas laxiste. Je ne peux pas remettre en cause une autorité sanitaire européenne parce que si je commence à dire je ne suis pas d'accord avec l'autorité sanitaire européenne, il y aura beau jeu de dire aussi je ne suis pas d'accord avec l'autorité sanitaire française. Ce sont les mêmes autorités sanitaires, enfin les mêmes. Ce sont dans les deux cas des scientifiques.

Nathalie Saint-Cricq : Vous comprenez que les Français, ou les gens, ou l'opinion, ou nous, soient inquiets en se disant, d'abord il faut attendre qu'il y ait une étude, deuxièmement qu'elle soit sérieuse, troisièmement qu'elle soit confirmée, quatrièmement qu'elle soit sûre, et ensuite après que ça passe à l'échelon européen. Comment faire quand on dit aussi que l'eau en bouteille est dangereuse, que l'eau filtrée est dangereuse, que l'eau du robinet est dangereuse...

Marc Fesneau : J'essaie de mettre un peu de rationalité dans ce monde. La rationalité, c'est quand même les faits. Et les faits, c'est la science. Je sais que la science, parfois, a besoin de démontrer, et c'est long de démontrer. La science, ce n'est pas les réseaux sociaux. La science, ce n'est pas le fil Twitter. La science a besoin de démontrer des choses. À partir de là, il faut avancer.

Nathalie Saint-Cricq : Le chlordécone, par exemple, ça a mis du temps.

Marc Fesneau : En vérité, la science l'avait dit. Ce sont des décisions politiques à l'époque, sous pression d'un certain nombre de gens, y compris des élus locaux, qui ont laissé faire. Alors que le chlordécone était déjà interdit dans un pays dont on dit qu'il est laxiste sur le sujet : les États-Unis.

Donc la question c'est une fois que la science dit des choses, l'objectif c'est de prendre les décisions puis de trouver une trajectoire. Parce qu'on ne peut pas sortir non plus du jour au lendemain. Donc après, c'est de trouver une trajectoire.

 

Le cadmium en 1982 : «Une chose certaine, on ne peut pas continuer comme ça»

 

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/alerte-cadmium-pollution-sante

Une nouvelle étude de l'Anses alerte sur une surexposition de la population française au cadmium, un métal toxique présent dans l'alimentation. Début juin 2025, des médecins libéraux avaient déjà alerté sur la contamination massive des Français au cadmium, notamment issu des engrais phosphatés. Cette prégnance dans notre environnement est une préoccupation ancienne.

Par Romane Laignel Sauvage - Publié le 12.06.2025 - Mis à jour le 25.03.2026

Alain Bombard sur la pollution de la mer Méditerranée par les métaux lourds - 1982 - 02:29 - vidéo

L'ACTU.

Dans une nouvelle expertise publiée le mardi 24 mars, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) confirme une surexposition de la population française au cadmium dans l’alimentation. Dans son étude, l'Anses a évalué « l'ensemble des sources et voies d'exposition à ce métal tout au long de la vie ». Le cadmium est un métal lourd présent naturellement dans les sols et dont la présence peut être augmentée par l'activité de l'homme. l'étude souligne que « les données les plus récentes témoignent d'une situation préoccupante » et d'une « exposition diffuse touchant une grande variété d’aliments de notre quotidien ». L'alimentation représente 98% de l'imprégnation de la population. Parmi les aliments « les plus contributeurs » l'étude pointe les produits céréaliers : les céréales du petit-déjeuner, les viennoiseries ainsi que les gâteaux et biscuits sucrés. Mais le cadmium est aussi présent dans les pâtes, le riz ou encore les pommes de terre et certains légumes. L'Anses conseille de limiter ces produites et d'introduire plus de légumineuses dans les repas en substitution au blé.

LE CONTEXTE.

« L’État ne peut plus ignorer ce problème. » Début juin 2025, les Unions régionales de professionnels de santé-médecins libéraux (URPS) adressaient une lettre pour alerter l’exécutif sur la prégnance du cadmium, un métal lourd notamment issu de l’épandage d’engrais phosphatés, dans l'alimentation. « Une explosion de la contamination des jeunes enfants existe bel et bien, en rapport avec leur alimentation – en particulier les céréales, pains et dérivés et les pommes de terre et apparentés, qui sont des aliments de la vie courante », explique l'URPS.

Le collectif appelait à adapter l'alimentation, à soutenir l'agriculture biologique et à faciliter le dépistage de la contamination au cadmium. Et de conclure : « L’augmentation de la contamination au cadmium n’est pourtant pas une fatalité comme en atteste l’imprégnation des Américains qui a baissé régulièrement entre les années 1960 et 2020, grâce notamment à une meilleure gestion des boues d’épuration dans les sols agricoles. » Le 10 juin 2025, le ministre chargé de la Santé Yannick Neuder annonçait le remboursement des dépistages du cadmium « à l'automne en médecine de ville ».

En février 2026, un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) relevait déjà un « risque sanitaire » pour trois métaux dont le cadmium.

Le cadmium se trouve de manière naturelle dans l'environnement, mais sa présence est accrue par les activités humaines, en particulier par les rejets de certaines industries et l'utilisation d'engrais phosphatés en agriculture. C'est la raison pour laquelle il est aujourd'hui retrouvé en grande quantité dans l'eau et l'alimentation. L'exposition prolongée à ce métal peut induire une atteinte rénale, une fragilité osseuse, des effets sur l’appareil respiratoire, des troubles de la reproduction ainsi qu’un risque accru de cancer. Il a été classé par le Circ en 2012, cancérogène de groupe 1, c'est-à-dire cancérogène certain pour l’humain.

Les autres grandes causes de l'exposition à ce métal sont le tabagisme et certains secteurs professionnels comme les industries de la métallurgie du zinc ou de la production de pigments. L'intoxication au cadmium (par inhalation) est par ailleurs reconnue comme maladie professionnelle en France depuis 1973. À la télévision, les premières alertes concernant une prégnance toxique du cadmium dans l'environnement datent des années 1980.

LES ARCHIVES.

« Le grand problème, c'est de savoir comment va se terminer cette accumulation dans la chaîne alimentaire. En tout cas, il y a une chose certaine, on ne peut pas continuer comme ça. » 1982, dans l'émission scientifique « Planète bleue » s'intéressait aux risques alimentaires. Alain Bombard, médecin et homme politique brièvement secrétaire d'État à l'environnement en 1981, alertait sur les conséquences des rejets de métaux lourds comme le cadmium en mer Méditerranée. Ceux-ci étaient ensuite retrouvés dans les poissons de grande consommation.

Dans l'archive en tête d'article, il notait l'urgence à agir. « Notre travail à l'heure actuelle doit se centrer sur la diminution de la quantité de métaux lourds qui entre dans l'eau, dans le milieu où va se développer cette chaîne alimentaire. (...) Premièrement, arrêter l'injection de poison. Donc faire des stations d'épuration qui soient des stations d'épuration efficaces. Et ensuite, nettoyer, c'est-à-dire restituer les lieux. »

Au moment où Bombard s'exprime, les rejets de cadmium dans l’environnement et l’alimentation étaient déjà sous surveillance depuis plusieurs années. En 1976, Le Monde rapportait les conclusions d'une enquête sur les quantités de substances toxiques ingérées par les Français. Grâce aux données « analysées par l'ordinateur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale », le Comité interministériel d'action pour la nature et l'environnement concluait à une alimentation peu polluée, les quantités moyennes ingérées de cadmium correspondant à moins de la moitié des « doses journalières acceptables » déterminées par la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Conclusion « rassurante ».

À peu près à la même époque, le journal rapportait des négociations européennes ayant pour vocation de « limiter la pollution des eaux », notamment par le cadmium. Quelques années plus tard, en 1983 on cherchait à dépolluer le Rhin où se trouvent de nombreux résidus de l'industrie, dont des métaux lourds comme le cadmium.

Des rejets sur le littoral

C'est d'abord cette pollution industrielle que la télévision montre. En 1988, un documentaire intitulé « Pitié pour la Méditerranée », dont un extrait est disponible ci-dessous, montrait les conséquences de la pollution au cadmium sur les fonds marins du proche littoral italien. Sur les images, un « désert » écologique : « Dans cette zone, il faut bien constater que le milieu a pratiquement cessé d'exister », détaillait un plongeur italien. À la place des prairies de posidonie, poumon de la Méditerranée, « le cadmium permet la prolifération de ces petites algues rousses typiques de la pollution industrielle ». Un enjeu méditerranéen qui n'est aujourd'hui pas entièrement réglé, en témoigne une enquête récente de Radio France sur une usine de Gabès en Tunisie.

Pollution de la Meditérranée au Cadmium
1988 - 02:28 - vidéo

Le responsable de cette pollution : les résidus industriels, comme le phosphogyspe notamment issu de la production de l'acide phosphorique et des engrais phosphatés. En 1989, France 3 Normandie alertait sur une pollution du genre dans l’estuaire de la Seine. Les usines havraises incriminées assuraient que l'impact sur l'écosystème était circonscrit à la zone de rejet et faire le nécessaire pour diminuer leur volume.

Présent, donc, en grande quantité dans les eaux à proximité de ces zones industrielles, le cadmium était ensuite retrouvé dans les produits pêchés. En août 1990, une nouvelle alerte concernait les huitres sauvages de l'estuaire de la Gironde, comme le dévoilait l’archive ci-dessous. Une pollution découverte en 1983 par les scientifiques de l'Ifremer : « Il s'agit d'une pollution par un métal industriel qui provient de la région du Lot, ce sont des mines qui produisent du zinc, et il y a un sous-produit de cette activité, ce métal le cadmium qui a été déversé dans l'eau de la Garonne et le Lot ». Le préfet envisageait de dynamiter les gisements naturels d'huitre « pour empêcher toute cueillette sauvage ».

Huîtres sauvages polluées dans l'estuaire de la Gironde
1990 - 02:05 - vidéo

Concernant la persistance de métaux lourds sur le littoral français, l'État assurait en 2019 : « La teneur en cadmium dans les mollusques, indicateurs quantitatifs de contamination du milieu marin, décroit globalement depuis les années 1980, du fait du durcissement des réglementations, voire de l’arrêt de certains de ses usages. Localement, l’estuaire de la Gironde et les pertuis charentais sont toutefois marqués par de fortes contaminations provenant d’anciens rejets industriels sur le bassin du Lot. »

Les engrais phosphatés

Désormais l'inquiétude porte sur les conséquences de l'utilisation d'engrais phosphatés. D'une part, leur fabrication peut impliquer de nouveaux rejets industriels toxiques, comme le montre l'enquête à Gabès de Radio France précédemment citée. D'autre part, ce fertilisant peut lui-même contenir du cadmium en grande quantité et passer dans les produits alimentaires qui font le quotidien des Français. Cet aspect apparait beaucoup plus tard dans les archives. Exemple en 2020, en Bretagne avec l'archive ci-dessous.

Etude sur les pommes de terre au cadmium
2020 - 02:14 - vidéo

Du cadmium était retrouvé dans des pommes de terre bretonnes. L'enquête de France 3 sur un petit échantillon de Bretons dévoilait une quantité plus importante que celle recommandée par l'ANSES de ce métal lourd chez 21 % des sondés. Le commentaire se montrait cependant rassurant : « Le seuil de toxicité du cadmium est de cinq microgrammes par gramme de créatinine, soit dix fois plus que la norme recommandée par l'ANSES. »

Une première étude de Santé publique France avait estimé l'imprégnation du cadmium dans la population française en 2006-2007, puis une seconde fois en 2014-2016. « Une sur-imprégnation était observée dans la population de l’étude Esteban par rapport aux autres pays européens et nord-américains. Les niveaux d’imprégnation par le cadmium en France en 2014-2016 en population générale chez les adultes étaient plus élevés par rapport aux niveaux en 2006-2007 », concluait Santé publique France. C'est notamment sur cette base que les médecins appellent aujourd'hui à une action de l'État.