KUNDALINI.

 

 

 

Mon 5 ème roman.

Je bénis le jour où j'ai croisé la route d'Anita BERCHENKO,  fondatrice des Editions du 38.

https://www.editionsdu38.com

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«Toute la matière n’existe qu’en vertu d’une force, derrière laquelle nous devons supposer un esprit conscient.»

Max Planck

 

 

Puisque nous pensons en fonction de nos expériences et des sensations éprouvées, qu'en est-il lorsque la sensation est irrationnelle ? Comment penser de façon rationnelle ce qui ne l'est pas ? A quelle objectivité peut-on prétendre ? Les perceptions extrasensorielles ou paranormales ne sont-elles pas plus simplement la mise en évidence de nos limites ? Par conséquent, que fait-on d'une émotion qui survient en dehors de toute expérience reconductible ? Une émotion qui n'a pas de raison d'être et qui en vient à briser toutes les certitudes et les modèles intégrés doit-elle être rejetée ou pleinement explorée ? Quitte à prendre des risques au regard d'une vie formatée...

Et si nos perceptions habituelles étaient en fait paranormales par leur insignifiance au regard de notre potentiel? Et si cette dimension extrasensorielle se révélait finalement l’expression exacte du Réel ?

 

Je n'avais pas le choix. Il fallait que j'écrive ce roman..... Je ne pouvais pas déposer simplement de telles questions dans un coin de ma tête au risque qu'elle se mette à pencher d'un côté.


                                                                                              

                                                          KUNDALINI

 

 Un an déjà. Un an sans lui, sans son corps, sans ses mots, sans sa présence.

 La dernière fois qu’ils s’étaient aimés.

 Il n’avait pas joui.

 

Elle avait eu peur. Il n’avait pas voulu parler. Un silence buté. Il avait juste dit que ça n’était pas grave. Mais ça l’était pour elle. Elle considérait qu’elle en était responsable, qu’elle n’avait pas su lui donner ce qu’elle avait reçu. Un orgasme bref mais au moins présent.

C’est lui qui s’était dégagé. Il s’était allongé sur le dos et il avait remonté la couette sur leurs corps. Fin des ébats.

Elle avait gardé en elle un mélange de déception et d’incompréhension, de tristesse et de surprise. La première fois que la sexualité de leur couple devenait explicitement un acte séparateur. Sans que rien ne l’explique.

Les jours suivants avaient contribué à gonfler cette pression dans sa poitrine. Elle avait initié une nouvelle tentative, des câlins incitateurs mais il n’avait pas donné suite. Un bloc froid et lointain.

Jour après jour, Laurent s’était retiré dans une sorte d’absence, une fuite mutique.

 

Cinq semaines plus tard.

Elle était rentrée après sa plus longue journée de travail. Dernier groupe. Fermeture de la salle à vingt-deux heures. Il aurait dû être là. Elle l’avait appelé à travers la maison.

Elle avait juste trouvé la lettre sur la table du salon.

« Maud. Je m’en vais. J’ai quelqu’un d’autre dans ma vie. Il faut que tu trouves un avocat pour le divorce. Je prendrai tous les torts. Je vais vendre mon entreprise pour partir m’installer à l’étranger. Tu pourras garder la maison. Je t’appelle demain. »

 

Elle en avait eu le souffle coupé. Les jambes qui ploient.

Elle avait pris son portable.

Messagerie immédiate, téléphone éteint. Il ne répondrait pas.

Le ventre révulsé, une contraction insupportable dans son bassin, une brûlure inconnue au bas de sa colonne, des spasmes d’air vicié. Elle s’était précipitée aux toilettes et elle avait vomi.

 

Un an déjà.

 

Elle n’avait rien vu, rien deviné, rien pressenti.

Elle n’avait même jamais rien su de l’homme de sa vie.

Et c’était comme si son existence s’effaçait elle-même, comme si de voir apparaître devant elle une personne désormais inconnue, elle en perdait sa propre existence.

« J’ai quelqu’un d’autre dans ma vie. »

Elle n’avait pas compris la tournure. Pourquoi n’avait-il pas employé le mot « femme » ?

Elle n’aurait jamais pu imaginer que l’homme de sa vie aimait les garçons.

Elle n’aurait jamais pu deviner que cela durait depuis des années, qu’il vivait une double vie chez un compagnon, que dans ses séminaires à l’étranger, il ne partait pas souvent seul.

Elle n’aurait jamais pu imaginer tout le reste.


                         

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KUNDALINI (23)

KUNDALINI (24)

KUNDALINI (25)

KUNDALINI : Point final

KUNDALINI : Un an

KUNDALINI : Evolution de l'écriture

KUNDALINI : étude et symptômes

KUNDALINI : réflexions. (1)

KUNDALINI : réflexions. (2)

KUNDALINI : réflexions. (3)

KUNDALINI : réflexions. (4)

KUNDALINI : préface de Nathalie Vieyra

KUNDALINI, dans l'attente.

KUNDALINI : "Ovni littéraire"

KUNDALINI dans un concours.

KUNDALINI : commentaire

KUNDALINI : un commentaire

KUNDALINI : Yoga nu.

Yoga tantrique.

KUNDALINI : "roman initiatique"

KUNDALINI :" un pur bijou"

KUNDALINI : un commentaire très particulier.

KUNDALINI : réflexions diverses.

KUNDALINI : Le territoire de l'amour

Faire l'amour.

 

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Commentaires (11)

Fabien
  • 1. Fabien | 19/09/2016
Si ce roman est de la même veine littéraire que "Là-Haut", je ne manquerai pas sa publication que j'espère prochaine.
Lucile
  • 2. Lucile | 03/11/2017
J"ai une furieuse impatience à attendre la publication de ce roman et je l'espère la plus proche possible. J'ai lu tous les extraits et le plus surprenant, c'est cette impression étrange que ce texte est écrit par une femme. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais les descriptions des pensées et des émotions ne relèvent pas, habituellement, de l'espace masculin. C'est en tout cas une écriture qui me réjouit. Merci
Thierry LEDRU
  • 3. Thierry LEDRU | 03/11/2017
Mille mercis Lucile. C'est un commentaire qui me touche beaucoup. Je ne manquerai pas de signaler ici la parution du roman si cela se fait un jour.
Lucile
  • 4. Lucile | 07/01/2019
Alors voilà, je l'ai acheté, un an d'attente après la lecture des premiers extraits, deux semaines de délai après l'achat en ligne, deux jours de lecture. Et je vais le relire car c'est impossible d'enregistrer tout ce qui est dit sur l'Amour, avec un A majuscule. Quant à l'écriture elle-même, je ne sais pas comment la décrire mais en tout cas, je n'ai jamais rien lu de tel. Vous avez une capacité incroyable à nous faire entrer dans la tête des gens et même dans leurs corps et c'est peu dire que les étreintes de Maud et de Sat sont des invitations brûlantes à nous aimer. Au final, ce roman devrait être enseigné comme un appel à la connaissance de soi, à la paix, à la tendresse, à l'écoute, à la parole juste, à tout ce qui fait l'Amour. Je ferai tout mon possible pour partager et faire connaître cette histoire.
Merci infiniment;
Thierry LEDRU
  • 5. Thierry LEDRU | 07/01/2019
Bonjour Lucile. Je suis très heureux de voir que votre patience est récompensée :) Je vous remercie infiniment de votre commentaire qui me touche et de votre volonté de faire connaître ce roman. Bien à vous. Thierry
Fabien
  • 6. Fabien | 17/01/2019
Beau, tendre, poétique, la nature, les corps, l'amour, la sexualité comme elle devrait toujours être. C'est impossible de résumer ce roman et encore moins imaginer l'incroyable découverte. Il ne faut rien dévoiler et pourtant l'envie d'en parler est immense tellement tout cela semble possible. C'est si bien raconté qu'on ne peut pas le contester. Oui, c'est un très grand roman avec une écriture qui ne ressemble à aucune autre. J'avais déjà lu là-haut et je sais que je pourrai reconnaître votre écriture parmi toutes les autres et ça c'est le signe d'un grand auteur. Merci monsieur Ledru.
Thierry LEDRU
  • 7. Thierry LEDRU | 17/01/2019
Waouh, mille mercis Fabien :) Le plus beau dans tout ça, c'est que mon écriture soit reconnaissable. C'est ce qu'il y a de plus puissant pour un auteur.
Philippe Renaissance
  • 8. Philippe Renaissance | 02/02/2019
Kundalini l’étreinte des âmes de Thierry Ledru me semble, à première vue, être un véritable OLNI (objet littéraire non identifié) pour celui ou celle qui n’a jamais lu ce genre d’ouvrages. Voilà un texte que la plupart des éditeurs actuels rejetteraient tant il est éloigné de ce que l’intelligentsia du monde de l’édition tente nous faire lire. Pas le moindre petit meurtre à l’horizon, aucune histoire d’amour entre une adolescente et un vampire, entre un vampire et un loup-garou, entre un loup-garou et une table à repasser. Pas de course-poursuite, ni de voyage intersidéral ou de voyage dans le temps. Pas un seul magicien, non plus que d’elfes ou d’orques. Aucune violence gratuite, aucune vulgarité, ni de jeux de mots graveleux. Ce n’est pas non plus un énième récit sirupeux à la sauce Arlequin. Vous ne trouverez aucune nuance de gris du genre chéri je t’aime donc fais-moi mal. L’auteur ne cause pas de son nombril, de ses problèmes existentiels, vous n’appendrez rien au sujet de sa mère et vous ne saurez définitivement pas s’il fume ou boit un café après l’amour.
Diantre ! Mais alors, dans ce cas-là, de quoi va-t-il s’agir ?
Facile, le sujet est dans le titre ami(e)s lecteurs et lectrices : Kundalini, l’étreinte des âmes.
Selon Lilian Silburn (1908-1993) une indianiste française, spécialiste de la question : « L’éveil de la kundḍaliniī est, en quelque sorte, l’éveil de l’énergie cosmique qui gît, latente, en chaque être humain. Une telle force étant à la source de tous les pouvoirs, de toute la force, de toutes les formes de vie dont il est capable. »
D’accord, me direz-vous, tout dubitatif que vous êtes. Dans ce cas, ce texte va deviser en long, en large, en travers et en diagonale d’énergie galactique et d’éveil. Ça va être rasoir et fatalement je vais m’assoupir après les premières lignes, reprendrais ma lecture les paupières entrouvertes parce que bon sang de bois ! je veux arriver à la fin pour saisir le sens caché, en tirer la substantifique moelle et… tomberais invariablement dans une profonde léthargie à la page 99, la fameuse page à l’origine de la non moins emblématique théorie éponyme chère à Ford Madox Ford, éminent auteur éditeur britannique.
Eh bien non ! Que nenni ! Pas du tout ! Absolument pas ! Walou ! Rien ! Macache comme disait mon oncle Anatole. Thierry Ledru aborde le sujet tout simplement, par l’intermédiaire d’une rencontre entre deux personnes :
Maud, une professeure de yoga de cinquante-deux ans quittée par son mari sans autre forme de procès. Un abandon aussi subit que destructeur pour cette femme qui est ballottée entre la détresse, les remords et les interrogations sans fin à propos de son couple et d’elle-même.
Sat, un homme plus jeune qui a eu quelques expériences sans lendemain, vivant presque en ermite et en autosuffisance. D’origine indienne, il a en sa possession une expérience de vie et un savoir qui seront à l’origine de l’éveil de Maud.
Ces deux-là n’auraient jamais dû se connaître, mais le bonheur emprunte parfois des chemins tortueux. Là où pour certains, cette rencontre ne serait que le fruit du hasard, je pencherai plutôt du côté de la théorie de la synchronicité de Carl Gustav Jung, en y voyant des éléments de causalité propre à chacun de leur parcours. Ces deux-là, au contraire, étaient faits pour se rejoindre. Leurs aspirations, leurs passions, leurs peines, leurs joies sont jumelles, comme si un effet miroir jouait sa partition. Ici et maintenant, au fil des mots, deux droites parallèles se rencontrent, faisant fi de toute explication mathématique. Sat et Maud, Maud et Sat, deux pièces manquantes d’un même puzzle qui finissent par s’assembler. Et l’image se révèle : « Naturisme, méditation, respect, silence, contemplation, libération, conscience, sexualité sacrée vers le couple divin, illumination totale, ultime révélation… »
Vous l’aurez compris, le roman de Thierry Ledru est une sorte de cheminement intérieur, un parcours, l’ascension d’une paroi vertigineuse, en pleine conscience, qui vous conduira vers des sommets où le soleil brille pour toujours.

C’est le moment de sortir des sentiers battus et de votre zone de confort, et de vous procurer Kundalini l’étreinte des âmes. D’abord parce que l’histoire est originale, ensuite parce que c’est très bien écrit et enfin parce qu’il n’y a pas de mal à vouloir se faire de bien.

Voici le lien vers l’éditeur : https://www.editionsdu38.com/hors-collection/kundalini/#cc-m-product-12382984326
Thierry LEDRU
  • 9. Thierry LEDRU | 02/02/2019
Qu'est-ce que je pourrais bien écrire après un tel commentaire ? Rien, en fait. Juste me réjouir, enlacer ce bonheur, cette chaleur dans mon ventre, cette joie dans mon âme.
Merci Philippe. Infiniment.
Anna et François
  • 10. Anna et François | 29/05/2019
Bonsoir cher Monsieur Ledru.
Nous écrivons à deux mains pour vous remercier de votre ouvrage. Sa lecture a été un révélateur. Nous savions qu'il manquait quelque chose à notre couple. Nous avons toujours été heureux de notre vie commune mais il manquait quelque chose. Vous nous avez offert sa révélation : le massage. C'est incroyable effectivement, c'est bien ce que vous avez si bien décrit. Et c'est incroyable aussi de penser que nous sommes passés à côté de ça aussi longtemps. Croire que le massage est soit médical, soit érotique, c'est ignorer sa dimension spirituelle. Il était impossible que nous ne saisissions pas ce cadeau. Nous avions entendu votre très court passage chez Brigitte Lahaie. Ma compagne avait noté le titre du livre parce que c'était sur la sexualité sacrée. Nous ne savons pas comment décrire cette histoire. C'est bouleversant, réjouissant, merveilleux. Votre écriture est un miracle.
Merci.
Thierry LEDRU
  • 11. Thierry LEDRU | 29/05/2019
Anna et François. Mille mercis pour ce retour, c'est un immense bonheur que vous me faites.
"Votre écriture est un miracle".
Je vais graver cette phrase dans ma tête.
Oui, le massage est bien au-delà de ce que beaucoup de gens pensent. C'est comme la montagne. Il faut y passer du temps pour en saisir l'immensité du territoire. Et c'est une découverte qui va bien au-delà de la dimension physique. Ce qui est magique, c'est lorsque la paix et la puissance des montagnes entre en soi. C'est là, vraiment, qu'on est en montagne.
On entre dans le massage lorsqu'on dépasse les limites du corps et que c'est l'âme qui agit.
Merci à vous. De tout mon cœur.

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