Blog
-
Voyage en altitude : Johann Johannsson
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/01/2021
Voilà ce que j'aime. Cette ambiance, cette introspection, cette sérénité à travers la musique.
J'aime infiniment ce compositeur.
D'aucuns trouveront cela triste. Personnellement, je trouve cela empli de joie, d'énergie, de profondeur, de lumière.
C'est comme un séjour en altitude.
« L’homme sait beaucoup de choses, mais il ne se connaît pas lui-même. Trente ou quarante épaisseurs de peau, aussi dures que celle du bœuf ou de l’ours, couvrent son âme. Plonge-toi en toi-même et apprends-y à te connaître. » Maître Eckhart
-
Les réponses sont écrites depuis longtemps.
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/01/2021
"Ce ne sont ni la politique, ni les religions en place, ni l’accumulation de connaissances scientifiques qui vont résoudre nos problèmes — pas plus que les psychologues, les prêtres, les spécialistes.
La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité.
C’est là qu’est la crise.
L’esprit humain a évolué sur des millions et des millions d’années, il est conditionné par le temps et l’évolution.
Un esprit conditionné de la sorte, avec la conscience étroite, limitée, exclusive qui est la sienne — considérant la crise qu’il traverse dans le monde actuel — peut-il jamais être changé ?
Peut-il amener un changement radical au sein de ce conditionnement ?"
Krishnamurti à Ojai le 9 mai 1981.
-
Schémas de pensées
- Par Thierry LEDRU
- Le 26/01/2021
La façon de penser qui nous a mis dans la situation dans laquelle on est, est une façon de penser insuffisante pour s'en sortir. "
A.Einstein.
Voilà ce à quoi cette crise sanitaire doit nous servir.
La volonté de revenir au "monde d'avant" n'est aucunement constructive. Elle détruit ce que l'expérience peut nous enseigner.
Une nouvelle façon de vivre ne peut émerger qu'après y avoir pensé mais bien davantage après avoir analysé, autopsié, disséqué les cheminements de la pensée qui ont contribué à l'élaboration de cette vie "intellectualisée".
On ne peut rien créer de nouveau sans que l'état des lieux ait été au préalable effectué. Cette patience et ces efforts ne seront envisageables que si l'individu sait exactement quel est le niveau de connaissance personnelle dont il dispose. Imaginons une maison dont on souhaite renouveler l'aménagement intérieur. Il est indispensable d'en connaître les dimensions, l'architecture et la mesure de tous les meubles qui s'y trouvent. Inutile de vouloir entreprendre quelques travaux intérieurs tant que la constitution de cet espace intérieur n'est pas exactement cartographiée. Se lancer dans la tâche avant d'avoir réalisé cet état des lieux n'aboutira qu'au chaos.
Il convient par conséquent d'y penser. Une pensée à la fois. Et l'explorer jusqu'à son épuisement.
Tant que ce travail n'est pas devenu constant, sans aucun déni, sans aucun délai, l'individu parlera de liberté à atteindre et se constituera des chaînes. Les chaînes de ses intentions, de ses espoirs, de ses attentes alors qu'il n'est même pas au bord du quai et qu'il lui est impossible d'entamer le moindre voyage. Il est figé dans le chaos de ses pensées. Le seul voyage libérateur, c'est celui que l'on entreprend sans intention de liberté. Parce que le travail est déjà fait. Le voyage contribuera au saisissement de la plénitude. Non pas à son élaboration mais à sa validation. Elle est là parce que les pensées ne sont déjà plus des pressions mais juste des phénomènes identifiés qu'il est aisé de déposer lorsqu'ils n'ont aucune utilité.
Il est donc indispensable d'analyser nos habitudes parce qu'elles sont la jonction entre nos pensées et nos actes. Tant que ces pensées sont des flux inconsidérés de formatages répétés, il ne s'agit pas de pensées mais de phénomènes de pensées. La pensée appartient à l'individu alors que les phénomènes de pensées sont les conséquences de l'intrusion forcenée des systèmes éducatifs, historiques, sociaux, religieux, politiques, édiatiques, culturels.
"Ça pense en moi mais "Je" ne pense pas".
Les habitudes qui sont issues des pensées maîtrisées et non des phnéomènes de pensées ne sont pas des habitudes mais des constructions parce qu'elles sont évolutives. L'individu qui crée en lui la constance de l'analyse n'est pas dans une habitude répétitive et inconsciente mais dans un cheminement d'éveil. L'habitude convient à un mental perverti et soumis. Pas à un esprit qui s'éveille.
Celui qui médite quotidiennement n'est pas dans une habitude passive mais dans l'absorption d'une nourriture spirituelle dont la qualité ne pourra que se renforcer.
Celui qui est dans la répétition mécanique des schémas de pensées et d'actes n'est pas dans une démarche évolutive mais dans une extension horizontale dont le matérialisme servira d'étendard. A défaut de posséder une vie intérieure. La société de consommation se nourrit de ces individus-là. Et elle les "consomme..."
Il s'agit donc de cesser de penser à travers des schémas instaurés mais d'élaborer son propre axe vertical; Ni guide, ni gourou, ni ahsram, ni philosophie adorée. Krishnamurti, lui-même, n'a cessé de le répéter.
"Celui qui marche dans les pas d'autrui ne laisse pas ses propres traces". Denis Diderot.
-
Vaccination de masse et mutation.
- Par Thierry LEDRU
- Le 25/01/2021
Plusieurs fois déjà, je suis tombé sur cette problématique : la vaccination de masse amènerait le virus à muter encore davantage.
Je rappelle l'article sur l'éradication de la variole.
J'essaie de voir quels seront les effets de la vaccination de masse et Israël est le pays le plus actif.
Covid-19 : Israël redoute un nouveau variant résistant aux vaccins
La vaccination de masse pourrait « entraîner une “pression évolutive” sur le virus et générer des mutations », selon un rapport israélien.
Par L'Obs
Publié le 24 janvier 2021 à 11h18 Mis à jour le 24 janvier 2021 à 11h19
C’est l’un des effets collatéraux possibles de la vaccination massive dans ce pays : elle pourrait favoriser l’émergence d’un variant israélien du coronavirus résistant aux vaccins, signale un groupe de travail dirigé par l’armée israélienne, dans une étude relayée samedi 23 janvier par i24news et plusieurs médias.
« La campagne de vaccination de masse qui se déroule actuellement en même temps que l’épidémie active en Israël peut entraîner une “pression évolutive” sur le virus et générer des mutations », selon ce rapport du Centre national d’information et de connaissances sur le coronavirus.
Près de 3 millions de personnes ont reçu la première injection du vaccin Pfizer en Israël, soit près d’un tiers de ce pays de 9 millions d’habitants.
De nouveaux vaccins chaque année ?
Les vaccins devraient toutefois « rester en partie efficaces » face aux nouveaux variants, explique pour sa part le médecin Yves Lévy, directeur de l’Institut de recherche vaccinale (VRI) au CHU Henri-Mondor de Créteil (Val-de-Marne), dans une interview au « JDD ».
« Cependant, cela pose la question à long terme de la nécessité d’adapter les vaccins aux mutations déjà apparues ou à venir. Il faut donc nous préparer à l’éventualité de devoir revacciner de façon régulière. Et donc, sans doute, à mettre au point de nouveaux vaccins, comme nous le faisons chaque année pour la grippe », a-t-il ajouté.
Pour lui, l’idée d’atteindre une « immunité de groupe » est « illusoire ». Face aux variants, affirme ce spécialiste, « le confinement reste l’arme la plus efficace ».( Voilà pourquoi j'écrivais il y a peu que ce virus va considérablement bouleverser nos modes de vie, pas pendant un an mais bien plus longtemps.)
Plusieurs ont déjà été identifiés. Outre le variant anglais, plus contagieux, les scientifiques ont aussi distingué des souches, des mutations, sans compter la déclinaison sud-africaine ou japonaise venue du Brésil.
Naissance, mutation, disparition... Comment vit un virus ?
Si on tient compte de l'exemple de la variole, c'est "l'endiguement", c'est à dire l'isolement des personnes contaminées, qui a permis l'éradication de la maladie. La vaccination de masse n'a pas été l'élément déterminant. Elle y a contribué. La conclusion est simple: Si les gouvernements veulent en finir avec cette épidémie planétaire, c'est la fermeture totale des frontières qui devra intervenir, le confinement strict et prolongé, l'arrêt de la mondialisation commerciale, des vols touristiques, du brassage des populations. Il n'y aura pas d'autres solutions.
Et ça n'est pas une semaine de confinement qui y parviendra. C'est un mode de vie définitif qui prend forme. Même si ce virus finit par être éliminé, (ce qui semble très aléatoire vu le rythme d'apparition des variants,) l'état de la biodiversité et les zoonoses existantes un peu partout sur la planète contribueront à l'émergence du prochain virus.
Ca n'est pas un vaccin ni même un confinement prolongé qui sortira l'humanité de cette situation. C'est un bouleversement complet de son fonctionnement qu'il faut engager. Et c'est tant mieux. On peut appeler ça : les bienfaits de la crise"
Les bienfaits de la crise. (2)
https://www.lci.fr/international/video-covid-israel-premier-pays-a-fermer-son-espace-aerien-2176482.html
BOUCLAGE DU CIEL - La propagation accrue de l'infection au COVID et les inquiétudes autour des variants ont conduit Israël à fermer son espace aérien jusqu’au 31 Janvier pour tous les vols commerciaux internationaux.
25 janv. 15:57 - Delphine Xainte
C'est le premier pays à le faire... Fermer son espace aérien pour tenter de freiner la progression de la contagion, et se donner du temps pour vacciner. Après une semaine record en termes d'infections , dont 40% par des variants du coronavirus, le couperet est tombé : tous les vols internationaux de passagers de et vers Israël sont suspendus pour une semaine au moins. Seules quelques rares exceptions "humanitaires" sont admises : les soins programmés à l'étranger, le "travail essentiel ne pouvant être effectué à distance", les déménagements ou les funérailles familiales. Les liaisons cargos, elles ne sont pas concernées et le survol du pays reste autorisé.
CORONAVIRUS : LA PANDÉMIE QUI BOULEVERSE LA PLANÈTE
Vaccination des adolescents
L'objectif est de pouvoir poursuivre la campagne de vaccination, sans être affaibli par de potentielles entrées de nouveaux cas de variants connus ou inconnus. Cinq cas du variant dit de Los Angeles (le CAL.20C) ont en effet été diagnostiqués dans une même famille qui avait accueilli, il y a un mois, un parent résidant aux Etats-Unis. La forte contagiosité de cette version mutante du COVID a certainement pesé dans la balance, tout comme la présence de cas de variants britanniques et sudafricains.
Le pays compte vacciner 1 million de personnes supplémentaires pendant la fermeture de ses aéroports, pour tenter de contrer cette course contre "les"virus . Et depuis hier la vaccination s'est élargie aux jeunes et 300 000 d'entre eux auraient reçu leur première injection. Au total, quelques 2,5 millions d'Israéliens ont été vaccinés sur une population de 9 millions, ce qui place d'ailleurs le pays en tête dans la course à la vaccination. Mais la guerre contre la pandémie est loin d'être gagnée.
Selon les derniers chiffres officiels du ministère de santé : 4868 nouveaux cas de contamination au Covid-19 ont été enregistrés dimanche en 24h sur 54.109 tests de dépistage , soit un taux de contamination de 9.3%. Israel a recensé 70.836 cas actifs de la maladie dont 1140 patients dans un état grave.
A ce jour, 4.419 Israéliens sont décédés des suites de la maladie
-
Etat d'urgence sanitaire
- Par Thierry LEDRU
- Le 22/01/2021
Oufti...Là, c'est clair, on entre dans bien autre chose qu'une démocratie.
L'état d'urgence sanitaire, ça signifie que le Parlement n'a plus son mot à dire. Rien, nada, que dalle.Quand je dis que ce virus va bouleverser, à tous points de vue, le fonctionnement de l'humanité toute entière, je ne pense pas m'avancer de façon démesurée.
Ici et partout. Economie intérieure, politique, finances, démographie, situation sociale, pauvreté, échanges commerciaux internationaux, filtration très renforcée des frontières, etc etc etc etc...
https://www.vie-publique.fr/loi/278070-loi-prolongation-etat-durgence-sanitaire-jusqua-juin-2021
Dernière modification : 21 janvier 2021
Projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire
Qu'est-ce qu'une procédure législative ?
Le projet de loi prévoit en particulier de prolonger jusqu’au 1er juin 2021 l’état d’urgence sanitaire en cours (au lieu du 16 février initialement). L'objectif est de contenir une reprise de l'épidémie de Covid‑19, à la suite de la découverte de nouveaux variants du coronavirus.
Où en est-on ?
ÉTAPE 1 VALIDÉE
13 JANVIER 2021
Conseil des ministres
ÉTAPE 2 VALIDÉE
13 JANVIER 2021
Dépôt au parlement
ÉTAPE 3 EN COURS
20 JANVIER 2021
Examen et adoption
1ère lecture
ÉTAPE 4 À VENIR
Promulgation
Le 20 janvier 2021, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture, avec modifications, le projet de loi.
Le texte avait été présenté au Conseil des ministres du 13 janvier 2021 par Jean Castex, Premier ministre.
Le gouvernement a engagé la procédure accélérée le 13 janvier 2021.L'examen du texte par les parlementaires
Le projet du gouvernement
Au regard de la circulation élevée de l’épidémie de Covid‑19 et de la forte pression qu'elle engendre sur le système de santé, le projet de loi prévoit de prolonger jusqu’au 1er juin 2021 au plus tard l’application de l'état d’urgence sanitaire en cours.
L'état d'urgence sanitaire est en vigueur pour la deuxième fois depuis l'automne 2020. Déclaré par un décret du 14 octobre 2020, à partir du 17 octobre, pour un mois, pour faire face à la seconde vague épidémique, la loi du 14 novembre 2020 avait autorisé sa prolongation jusqu'au 16 février 2021.
Le texte envisage également de repousser au 30 septembre 2021 la fin du régime de sortie de l’état d’urgence sanitaire.
Ce régime post-crise, destiné à prendre le relais de l’état d’urgence, a été institué par la loi du 9 juillet 2020 organisant la sortie de l'état d'urgence sanitaire. Autorisé initialement du 11 juillet au 30 octobre 2020, il avait été maintenu en vigueur jusqu'au 1er avril 2021 par la loi du 14 novembre 2020.
Selon le gouvernement, si la campagne de vaccination permettra la maîtrise de l’épidémie à moyen terme, il est nécessaire qu'il dispose pour plusieurs mois encore de prérogatives particulières pour répondre à la crise.Sont enfin reportées au 31 décembre 2021 :
la caducité des dispositions du code de la santé publique organisant le régime d’état d’urgence sanitaire. La loi du 23 mars 2020 pour faire face à l'épidémie de Covid-19, qui a créé ce régime à titre provisoire, avait initialement prévu qu'il cesse le 1er avril 2021 ;
la fin du cadre législatif concernant SI-DEP et Contact Covid. Ces deux systèmes d’information mis en place pour faciliter le suivi des malades et le traçage des contacts avaient été autorisés à l'origine jusqu'au 10 janvier 2021. La loi du 14 novembre 2020 les avait prolongés jusqu’au 1er avril 2021.
Le Conseil scientifique Covid-19 a donné un avis favorable le 8 janvier 2021 à la prorogation de l'état d'urgence sanitaire et du régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire.
À noter
L'examen par le Parlement du projet de loi instituant un régime pérenne de gestion des urgences sanitaires déposé le 21 décembre 2020, dont les dispositions avaient vocation à remplacer à partir du 1er avril 2021 les régimes actuels de l'état d'urgence sanitaire et de sortie de ce régime, a été repoussé par le gouvernement.
L'examen du texte par les parlementaires
En première lecture, les députés ont voté le projet de loi à 113 voix pour et 43 voix contre. Sur les 88 amendements déposés en séance publique, un seul a été adopté.
L'article 3 du texte qui rendait applicable le régime de sortie de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 30 septembre 2021(nouvelle fenêtre) est supprimé. Ce régime post-crise ne pourra donc être éventuellement réactivé au-delà du 1er avril 2021. Les députés souhaitent qu'un nouveau projet de loi et donc un nouveau débat au Parlement soit organisé au printemps pour permettre de choisir le dispositif le plus adapté à la situation sanitaire :
prolongation de l'état d'urgence ;
mise en oeuvre d'un régime transitoire ;
ou sortie de l'état d'urgence.
Le titre du projet de loi(nouvelle fenêtre) a été en conséquence modifié.
Le texte doit désormais être examiné en séance publique par les sénateurs le 27 janvier 2021.
Le vote définitif sur le texte est prévu le 9 février 2021.
-
Le variant sud-africain
- Par Thierry LEDRU
- Le 22/01/2021
Loin de moi la volonté de sombrer dans le pessimisme. Je reprends juste une information. Qu'elle soit négative n'est pas de mon ressort. C'est juste factuel. Je préfèrerais amplement partager des nouvelles rassurantes. Je pense juste sincèrement que ce virus va considérablement bouleverser le fonctionnement de l'humanité toute entière. Et c'est ce qui m'intéresse.
Que des changements fondamentaux dans notre rapport à la Terre en découlent, c'est la source même de toutes les réflexions qui m'occupent l'esprit et que je partage ici.
Le variant sud-africain résisterait mieux aux vaccins et serait davantage propice aux réinfections
S’il reste peu répandu dans le monde, le variant sud-africain du coronavirus est désormais celui qui suscite le plus d’inquiétudes à moyen terme.
Par L'Obs avec AFP
https://www.nouvelobs.com/coronavirus-de-wuhan/20210121.OBS39147/le-variant-sud-africain-resisterait-mieux-aux-vaccins-et-serait-davantage-propice-aux-reinfections.html
Publié le 21 janvier 2021 à 08h07 Mis à jour le 21 janvier 2021 à 09h33
Temps de lecture 3 min
Plusieurs nouvelles études semblent confirmer les premiers indices des scientifiques : le variant sud-africain risque d’échapper au moins partiellement à la protection espérée des vaccins contre le Covid-19, contrairement au variant anglais, contre lequel le vaccin de BioNTech/Pfizer semble efficace.
Alors que les systèmes hospitaliers sont déjà surchargés dans de nombreux pays du monde, plusieurs variants plus transmissibles détectés au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil inquiètent depuis quelques semaines la communauté internationale. Avec une question cruciale : les vaccins existants, qui représentent le principal espoir de sortir de cette crise sanitaire, sont-ils efficaces contre ces variants ?
De premiers éléments semblaient montrer l’efficacité au moins du vaccin de BioNTech/Pfizer, le premier arrivé sur le marché, contre une des mutations partagée par les trois variants, la N501Y. Cette mutation se situe au niveau de la protéine Spike (spicule) du coronavirus, la pointe qui se trouve à sa surface et lui permet de s’attacher aux cellules humaines pour les pénétrer, jouant donc un rôle clé dans l’infection virale.
Mais les craintes venaient surtout de la mutation E484K, également située sur la protéine Spike, et partagée uniquement par les variants sud-africain et brésilien. Des tests en laboratoire ont déjà montré que cette mutation semblait capable de diminuer la reconnaissance du virus par les anticorps, et donc sa neutralisation.
Risque de réinfection « important »
Une étude de chercheurs sud-africains mise en ligne mercredi, et pas encore évaluée par d’autres scientifiques, va plus loin. Elle conclut que le variant sud-africain dans son ensemble « est largement résistant aux anticorps neutralisants provoqués en réponse à une infection par des souches en circulation précédemment ».
Ainsi, le risque de réinfection par ce variant est « important », souligne l’étude. Et ces données ont des « implications sur l’efficacité des vaccins », en particulier parce que les vaccins actuels sont « principalement basés sur une réponse immunitaire à la protéine Spike ».
« C’est un problème qui inquiétait beaucoup d’entre nous : que des nouveaux variants du Sars-Cov-2 échappent à la réponse immunitaire en plus de leur plus grande transmissibilité », a commenté sur Twitter Kristian Andersen, immunologiste à l’institut de recherche Scripps.
« Impossible d’édulcorer les choses : ce n’est pas une bonne nouvelle. »
Pour tenter de contrer ces menaces, les auteurs de l’étude sur le variant sud-africain appellent à identifier pour ces vaccins de nouvelles « cibles » qui seraient moins sujettes aux mutations que la protéine Spike, et à développer de façon « urgente » des plateformes pour adapter les vaccins si besoin.
Les vaccins à ARN messager de BioNTech/Pfizer et de Moderna, qui ont reçu des autorisations de mise sur le marché dans plusieurs pays du monde, permettent a priori une adaptation relativement rapide. Le laboratoire allemand BioNTech a d’ailleurs assuré avoir la technologie pour produire si besoin un vaccin contre de nouveaux variants en six semaines.
Elevages, zoos, abattoirs… Face au Covid-19, il faut surveiller de près toute la filière animale
Si les résultats de l’étude sud-africaine sont confirmés, « nous devons déterminer un calendrier de production et les étapes réglementaires pour adapter la souche utilisée dans le vaccin », a commenté mercredi sur Twitter Trevor Bedford, du centre de recherche Fred Hutch.
Même si le variant 501Y.V2 est « encore largement circonscrit à l’Afrique du Sud », il « pourrait se répandre plus largement dans les mois qui viennent », a-t-il ajouté, pariant sur la nécessité d’adapter la « souche » du vaccin à l’automne 2021.
Le variant anglais a priori neutralisé par le vaccin
« Ça fait partie de la nature humaine d’aimer se faire peur, mais nous ne devons pas paniquer », a tempéré de son côté James Naismith, de l’université d’Oxford, cité par l’organisme Science Media Centre.
D’autant que de nouvelles données mises en ligne mercredi semblent confirmer que le variant anglais, qui a lui déjà largement franchi les frontières, serait bien réceptif au vaccin de BioNTech/Pfizer.
A Saint-Denis, 7 000 personnes âgées, beaucoup de volontaires mais pas assez de vaccins
Selon deux études séparées, une de chercheurs de BioNTech/Pfizer, l’autre de chercheurs d’universités britanniques et néerlandaises, les anticorps d’anciens malades du Covid-19 permettent largement de neutraliser le variant anglais, même si le pouvoir de neutralisation peut être légèrement réduit.
Il est ainsi « improbable » que le variant anglais « échappe à la protection » de ce vaccin, conclut l’équipe de BioNTech/Pfizer.
Contre le variant anglais, « les vaccins devraient être très efficaces et la couverture vaccinale est une priorité », a indiqué sur Twitter le Pr Ravi Gupta, de l’université de Cambridge, un des auteurs de l’autre étude.
Je me permets de renvoyer les lecteurs de ce blog à l'étude que j'ai postée hier sur l'histoire de l'éradication de la variole. Ca n'est pas la couverture vaccinale qui a permis de la faire disparaître : c'est l'endiguement.
-
Coronavirus : mise à jour des archives
- Par Thierry LEDRU
- Le 22/01/2021
J'ai commencé cette page en MARS 2020.
Je n'imaginais pas que presque un an plus tard, je continuerai à l'alimenter.
Il y a sans doute des articles que j'ai oubliés d'archiver mais ça commence déjà à faire.
Qu'en sera-t-il à la fin de l'année ?
THÈME : Coronavirus (13)
Par Thierry LEDRU
Le 22/03/2020
Commentaires (0)
MARS 2020
Inutile de présenter le thème...
Je me suis dit qu'il était temps que je compile avant de ne plus m'y retrouver. On est loin de la sortie...
Coronavirus : Mise en quarantaine
Coronavirus et les scientifiques
Coronavirus et baisse de la pollution
Coronavirus : Pénurie de médicaments
Coronavirus : juste une alerte de plus.
Coronavirus : vers un confinement total ?
Coronavirus : Détresse respiratoire sévère
Coronavirus : Une interrogation...
Coronavirus : masques de protection
Coronavirus : soutenir les scientifiques.
Coronavirus : le Professeur Raoult
Coronavirus : Concours Lépine gouvernemental...
Coronavirus : constat et état des lieux
Coronavirus : responsabilités de l'Etat.
Coronavirus : le milieu médical
Coronavirus : Le professeur Raoult contre l'ANSM.
Coronavirus : l'argent, le profit, la rentabilité...
Coronavirus : redistribuer les cartes
Coronavirus : un autre point de vue
Coronavirus : collaborateur du professeur Raoult.
Coronavirus : les héros de l'hôpital
Coronavirus : Raoult, Levy, Buzyn
Coronavirus : le savon et le lavage des mains
Coronavirus : chloroquine et les autres...
Coronavirus : refus pour des tests
Coronavirus : l'état et la chloroquine
Coronavirus : Surveiller les ordonnances
Coronavirus : dette des Etats.
Coronavirus : "Monsieur le Président"
Coronavirus : crise écologique
Coronavirus : immunité collective
Coronavirus : USA, diabète, NASH...
Coronavirus : confinement et emprisonnement des animaux
Coronavirus : à propos des masques...
Coronavirus : la guerre des masques
Coronavirus : confinement et vie sauvage
Coronavirus : Méditation planétaire
Coronavirus : l'immunité collective
Coronavirus : Chine, le risque de deuxième vague.
Coronavirus : Du sang sur les mains.
Coronavirus : pénurie de médicaments
Coronavirus : tuto pour un masque maison
Coronavirus : le savoir-faire français.
Coronavirus : un confinement particulier
Coronavirus : Justice populaire
Coronavirus : Immunité collective (3)
Coronavirus : Marie Tabarly et le confinement
Coronavirus : Simplicité volontaire
Coronavirus : Le système bancaire
Coronavirus : statistiques des personnes à risques.
Coronavirus : Medef et économie
Coronavirus : P4 et autres centres secrets
Coronavirus : Témoignage de Jane Goodall
Coronavirus : déconfinement des personnes à risques
Coronavirus : Fermeture des écoles
Coronavirus : Medef et économie (2)
Coronavirus : Un autre message présidentiel
Confinement : Amazon et librairies.
Confinement et économie locale
Coronavirus : Une simulation en octobre 2019
Coronavirus : Déconfinement en Europe
Coronavirus et Triangle de Karpman
Coronavirus : ouverture des écoles
Coronavirus : Une analyse élargie...
Coronavirus : "On verra bien"...
Coronavirus : Immunité chez les enfants
Coronavirus : Ordre des médecins et ouverture des écoles
Coronavirus : "Négligences, mensonges et désinvolture"
Coronavirus : Budget des hôpitaux
Coronavirus : "Autorisé / Interdit
Coronavirus : Sport et système immunitaire
Coronavirus : Professeur Raoult suite et resuite...
Coronavirus : Complexité du déconfinement.
Coronavirus : Une seule certitude
Coronavirus : le savoir-faire français
Coronavirus : Pétition pour la montagne
Processus démocratique pour le monde d'après
Coronavirus : Quelle consommation pour demain ?
Coronavirus : Ecole (3) : Refus d'ouverture
Coronavirus : Ecole (4) : Comité scientifique
Coronavirus : Ecole (6). Les maires réfractaires
Coronavirus : L'avis d'un anthropologue : Jean-Dominique Michel
"Propositions pour un retour sur Terre"
"La dangerosité de l’hydroxychloroquine: une fable politico-médiatique?"
Coronavirus : L’administration française
Les prédictions de Didier Raoult
Coronavirus : état des lieux officiel
Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Hôpital et contraintes budgétaires
Impact de la crise sur les enfants
Défenses immunitaires et industrie agroalimentaire
Zoonoses et dérèglement climatique
La croissance sans la croissance
Intervention d'une généticienne.
"Il vaut mieux prévenir que guérir"
Coronavirus : info gouvernement
-
Coronavirus : info gouvernement
- Par Thierry LEDRU
- Le 22/01/2021
Cette vidéo issue des services du gouvernement explique les difficultés de lutte depuis le début jusqu'à la vaccination. Et la suite...Et c'est là que ça prend une tournure vraiment intéressante.
Point essentiel : le vaccin a pour objectif prioritaire d'éviter aux personnes vaccinées de développer une forme grave de la maladie. En aucune façon, le vaccin n'empêcherait que la personne vaccinée ne soit contaminée par le virus. Le gain du vaccin, c'est qu'elle ne devrait pas en mourir, ni en garder de séquelles graves. L'objectif second étant bien entendu d'éviter l'engorgement du service hospitalier.
Il y a une phrase qui m'interpelle à 1mn 30 lorsqu'est expliqué "l'effet indirect" du vaccin : "D'autre part, il y a un effet indirect : les malades ne peuvent plus contaminer les personnes (qui ont été vaccinées) et le virus ne peut plus circuler."
Désolé, mais ça, pour l'instant, aucune étude n'est venu le confirmer. On le suppose. Et on peut effectivement le souhaiter.
Autre point essentiel à 10mn : "Combien de temps les personnes vaccinées restent-elles immunisées ?"
C'est effectivement sacrément important si on veut pouvoir se projeter sur les mois et les années à venir. Plusieurs paramètres entrent en compte mais il faut bien réaliser en tout cas que le vaccin aura un effet à durée limitée.
Si, par conséquent, la vaccination de masse n'atteint pas son objectif final d'éradiquer le virus, il faut envisager que les périodes de vaccination devront être renouvelées.
Mais même si l'éradication du virus venait à être réussie en France ou dans un autre pays, encore faudra-t-il qu'il ne soit pas réintroduit et de nouveau propagé. Il est clair que ce virus va entraîner des effets collatéraux très importants durant une période indéterminée.
Je rappelle au passage que la Chine est de nouveau confrontée à une reprise de l'épidémie.
On peut s'attendre à des restrictions drastiques des "voyages non essentiels ".
La "mondialisation" est clairement visée.
Pour en revenir à la durée d'immunité post vaccinale, si celle-ci n'est que de un an et que la vaccination de masse a besoin d'un an pour atteindre un niveau suggérant que l'immunité collective est efficace, on sera à peine sortie de la vaccination qu'il faudra la recommencer.
A 7 mn, on aborde la question de la priorité : "Qui faut-il vacciner en priorité ?"
A 8mn10, je fais partie des gens qui sont représentés vivant dans un phare :) D'où ma décision de ne pas aller me faire vacciner.
Je considère d'ailleurs, en dehors de mon aversion pour ce vaccin, que je ne suis aucunement prioritaire et que vu les difficultés d'approvisionnement en vaccins, il est bien plus judicieux que je laisse ma dose à quelqu'un qui en a réellement besoin. (dans le cas, bien évidemment où il se porte volontaire)
L'emploi du conditionnel est largement prioritaire durant cette vidéo et vraiment, vraiment, si on rajoute les mutations du virus et notamment celui d'Afrique du sud, comme dit la Reine Guenièvre dans Kamelott, "on n'est pas sorti du sable"...
Covid-19 : le vaccin ne va pas nous sauver tout de suite, voici pourquoi
548 737 vues
•27 déc. 2020
958 k abonnés
S'ABONNER
Pfizer, Moderna, AstraZeneca… les vaccins de ces laboratoires vont-ils assurer une immunité globale suffisante pour arrêter la transmission du coronavirus ? Chacun d’entre eux affiche en tout cas des taux d’efficacité prometteurs oscillant entre 70 % et 95 %. Et en l’absence de traitement contre la maladie, la vaccination qui débute dimanche 27 décembre en France constitue un espoir important. Il reste néanmoins de nombreux paramètres à prendre en compte pour évaluer l’impact qu’ils auront dans les mois qui viennent. Leur efficacité dans la vie réelle sera-t-elle à la hauteur de celle mesurée lors des essais cliniques ? Assureront-ils une immunité suffisamment longue ? Combien faudra-t-il vacciner de personnes pour freiner l’épidémie ? Ces incertitudes nécessitent de réfléchir à des campagnes de vaccinations pertinentes pour mieux déterminer qui il faut vacciner en priorité et à quel rythme. L’espoir étant de revenir un jour à une « vie normale ». ==========
Sources : Calcul de l’immunité de groupe et contrôle de l’épidémie de COVID-19 : http://covid-ete.ouvaton.org/Rapport2...
Taux de vaccination nécessaire en fonction de la durée de l’immunité et de l’efficacité du vaccin : https://www.thelancet.com/journals/la... Taux de vaccination nécessaire en fonction des répartitions d’âges et d’activités professionnelles dans la population : https://science.sciencemag.org/conten...
Evolution du nombre de reproduction R0 en France (page 28) : https://www.santepubliquefrance.fr/ma...
Plateforme de partage de données scientifiques sur les paramètres de l’épidémie : https://midasnetwork.us/covid-19/ «
Comparez l’avancée des différents vaccins contre le Covid-19 » : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/...
« Un Français sur dix aurait déjà eu le Covid-19, selon les calculs de l’Institut Pasteur » : https://www.lemonde.fr/planete/articl...